Tag: groupe

  • [Entretien] « Notre volontéest d’être inclusif pour tous les types de handicap »

    [Entretien] « Notre volontéest d’être inclusif pour tous les types de handicap »

    La Marseillaise : En 2026, vous avez obtenu le label Tourisme et Handicap. Qu’a-t-il permis dans la prise en charge des personnes en situation de handicap
    à la mer
     ?

    Sophie Guérard : Ils nous ont guidés dans les équipements à mettre en place et de mon côté, j’ai rencontré les usagers et les associations afin de connaître leurs besoins. Aujourd’hui, notre volonté c’est d’être inclusifs pour tout type de handicap, donc on a différentes prises en charge. Si vous êtes en perte de mobilité, c’est essentiellement de l’aide humaine, puis le tapis rigide posé sur la plage permet d’aller jusqu’à l’eau sans s’enfoncer dans le sable. Pour les utilisateurs de fauteuil roulant, il y a l’hippocampe quand le handicap est léger. Il permet de s’immerger, puis la personne peut se lever grâce à la légèreté qu’apporte l’eau. Si le handicap moteur est plus lourd, c’est le tiralo qui va être utilisé. Il flotte et permet donc de se baigner. Pour les personnes déficientes visuelles, on a un dispositif qui émet des sons afin de savoir quand on s’éloigne de la plage. C’est un dispositif mobile qu’on installe sur demande.

    « À nous la mer » a été lancé en 2022 à la Pointe Rouge. Quel bilan en tirez-vous aujourd’hui ? Envisagez-vous d’étendre le dispositif en dehors de la saison estivale ?

    S.G. : L’année dernière, on a tenté septembre et on a eu très peu de fréquentation. C’est un dispositif très coûteux donc cette année, on a préféré se concentrer sur les moments où on a vraiment du public. Le budget « À nous la mer » est de 360 000 euros pour cette saison. On a concentré les efforts sur juin, juillet et août, avec une augmentation de fréquentation très importante par rapport à l’année dernière. En juin, on a fait 76% d’augmentation avec 172 utilisateurs sur les trois plages, particuliers et établissements confondus. En juillet, on a eu une augmentation de 300% avec 623 personnes qui ont bénéficié du dispositif. On n’a que des retours positifs, les gens sont contents de pouvoir se baigner et aussi de pouvoir venir en groupe. Les saisonniers qui les accueillent sont formés au levage, au transfert, à la prise en charge des différents types de handicap. La plupart sont des étudiants, une grande partie en école de kiné. Ils font ça sur plusieurs années, donc ils sont vraiment investis sur le sujet. Les agents peuvent rester dans l’eau et donner leur main pendant 40 minutes si besoin. J’étais présente lors d’une visite d’un IME à Corbière en juillet. Ils étaient douze adolescents en situation de handicap. Ils ont été accompagnés au cas par cas dans l’eau. C’est rassurant pour eux d’être accompagnés humainement, sinon, ils ne se baignent pas. Cet été, on s’est aussi rendu compte, que ceux qui viennent pour la première fois se régalent et reviennent. Par exemple, une dame de 93 ans qui est venue en juillet avec sa petite-fille, en partant, elle a dit : « Je vais venir tous les jours. »

    Aujourd’hui, seulement trois plages sont équipées pour tout
    le littoral marseillais, d’autres ouvertures sont-elles prévues
     ?

    S.G. : On tente de mettre à disposition gratuitement toutes les aides dont les personnes en situation de handicap ont besoin pour pouvoir se baigner comme tout le monde. Pour l’instant, on est sur ces trois plages-là parce qu’il y a énormément de contraintes pour installer le dispositif et qu’on a pu le faire que sur ces plages. Il faut qu’il y ait un parking PMR, que ce soit facile d’aller jusqu’au dispositif, que ce soit des plages surveillées… Pour l’instant, on se concentre sur ces trois-là et on va renforcer leur capacité d’accueil au vu de la fréquentation importante de cet été.

    Une fois à la plage, l’accès est pensé pour les personnes en situation de handicap, mais ce n’est pas toujours le cas pour les transports en commun qui y mènent. Est-ce un sujet sur lequel vous travaillez ?

    S.G. : On sait que c’est éminemment compliqué quand on est une personne en situation de handicap moteur d’utiliser les transports en commun aujourd’hui. C’est un des axes d’amélioration prioritaire. On a déjà fait une réunion sur ce sujet avec Samia Ghali, la présidente de la RTM, pour mettre Mobil Métropole en corrélation avec le dispositif « À nous la mer » pour l’été prochain.

    Entretien réalisé
    par Andréa Goyard de Castro

  • [C’est l’été] Bouquet final de la tournée d’été de La Marseillaise au parc Font Obscur

    [C’est l’été] Bouquet final de la tournée d’été de La Marseillaise au parc Font Obscur

    Le public pourra danser une dernière fois lors de l’ultime concert de la tournée d’été de La Marseillaise, ce vendredi 28 août, dès 20h15, au parc Font Obscur, dans le 14e arrondissement.

    La soirée débutera avec le groupe Sabotaaaage. Originaires du Sud de la France, ils font des mashups de grands tubes français et internationaux.

    Get The Beatles Back, composé de quatre musiciens et chanteurs, rendra hommage pendant deux heures au fameux groupe britannique en faisant revivre au public la révolutionnaire épopée musicale des Beatles. Ils interpréteront les grands standards des quatre garçons de Liverpool, en passant de « Yesterday » à « Help! ».

    Les événements de

    La Marseillaise continuent

    La soirée sera clôturée par DJ Bobzilla à partir de 23h20. Le DJ, habitué de la tournée d’été La Marseillaise, « s’adapte à ce que les gens aiment ». « S’ils passent une bonne soirée, je le vois à leurs sourires, je les vois danser et c’est ce qui me fait plaisir », nous confiait-il.

    La tournée d’été se termine mais les événements ne s’arrêtent pas pour autant. La Marseillaise retrouvera son public lors de la 5e édition de La Marseillaise Breaking Cup. Dès le 7 septembre, il sera possible de venir voir les danseurs s’affronter.

  • Les supporters entre inquiétude et espoir

    Les supporters entre inquiétude et espoir

    Tic-tac. Une trentaine de supporters attendent devant le centre d’entraînement de l’Olympique de Marseille, ce mercredi, sous un soleil brûlant. Ils espèrent rencontrer les joueurs, une fois leur séance terminée, pour leur demander autographe et photo. « Kondogbia m’a donné son maillot il y a trois ans », se vante un jeune homme, arborant fièrement le drapeau de la Centrafrique, pays d’origine du milieu de terrain olympien. D’autres supporters patientent à l’ombre, assis ou adossés contre un mur tagué aux couleurs de l’OM. Mais ce qu’attendent surtout ces fans, venus des quatre coins de la France, c’est la reprise de l’OM en Ligue 1. Le club phocéen débute le championnat ce vendredi à 20h45 contre Strasbourg. Après « une saison catastrophe », les attentes pour la saison prochaine sont grandes. « J’aimerais qu’on se qualifie en Europe », exprime Angelo, 12 ans, vêtu d’un maillot de l’OM, lunettes de vitesse bleues sur le nez et casquette jaune fluo vissée sur la tête.

    Les impératifs raisonnent aussi dans les discussions et sur les réseaux sociaux. « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre. Dans l’histoire du club, il y a rarement eu deux mauvaises saisons consécutives. Nous venons d’en vivre une », souligne Gilbert Deukmedjian, ancien membre du Club Central des Supporters, la plus ancienne association de supporters de l’OM, qui n’est plus un groupe officiel depuis 2016. « Pour le moment, c’est la grande expectative. ajoute de son côté l’ultra marseillais Thierry Mode, plus connu sous le nom de Titi c’est toi le boss. Les résultats vont dépendre du groupe qui va rester. S’il reste en l’état, je pense que cela peut tenir la route en Ligue 1 », considère-t-il. « Comme à chaque inter-saison, je ne lis pas et n’écoute pas ce qui se passe à l’OM. Mais cette fois, je dois reconnaître que je m’inquiète un peu. Il n’y a pas eu le moindre recrutement », se désole Gilles, supporter de la Vieille Garde Ultra, premier groupe d’ultras français.

    L’absence de recrue inquiète

    À dix jours de la fin du mercato, qui se clôture le 1er septembre, l’Olympique de Marseille n’a en effet recruté aucun joueur. Une première dans l’histoire du club, qui inquiète les supporters. « J’ai peur de la saison qui arrive. On vend tout le monde, on achète personne. Il y a un problème », regrette Adonis, 14 ans, devant les grilles de la Commanderie, pour qui son meilleur souvenir restera une victoire contre l’OL, il y a deux ans. De son côté, Soraya, 50 ans, supportrice de l’OM « depuis toujours », relativise. « Faisons avec l’équipe qu’on a. N’essayons pas encore d’acheter pour acheter et derrière, creuser la dette. Essayons d’être à l’équilibre et après on verra », soutient celle qui se souvient encore des papinades de Jean-Pierre Papin.

    L’attente s’éternisant, deux petits garçons en survêtement du club se réfugient sous l’ombre du seul palmier de l’entrée du centre d’entraînement. « Weah, Weah ! » s’écrient les supporters. La voiture du défenseur phocéen passe mais ne s’arrête pas. Seuls Ange Lago, attaquant réserviste et Jelle Van Neck, deuxième gardien, s’arrêtent pour passer un moment avec leurs supporters.

    Genesio inspire confiance

    Cette saison marque aussi l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc phocéen. Et il a déjà gagné le cœur de certains supporters. « J’ai confiance en Genesio. Il va faire du bon travail, si les dirigeants lui laissent le temps. Cette saison, l’OM paye les erreurs de l’ancienne direction. Il faut faire avec et laisser Genesio travailler », assure Gilbert Deukmedjian. Un sentiment partagé par Thierry Mode. « C’est un très bon entraîneur, qui a déjà réalisé de bonnes choses avec Rennes et Lille. » Mais il est aussi attendu au tournant par certains. « Je dois avouer que j’ai du mal avec Genesio. J’ai le sentiment que l’OM passe d’un extrême à l’autre. J’attends de voir ce que cela peut donner », avance Gilles, de la Vieille Garde Ultra. Malgré une saison « très difficile » l’an dernier, la passion demeure chez les supporters. « En 1993, la ville s’est transformée, elle était bleu et blanc. Il y a un petit bout de tout ça qui est toujours là. C’est aussi pour ça qu’on continue à supporter l’OM, cette ferveur existe toujours », s’émerveille Soraya qui a vécu le sacre européen à Marseille.

    « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre »

  • [Entretien] MagicQueen, «On est très heureux de participer à cette Tournée d’été»

    [Entretien] MagicQueen, «On est très heureux de participer à cette Tournée d’été»

    Le groupe, présent depuis cinq ans dans le Sud de la France, interprétera mercredi des chansons de Queen, groupe de rock anglais des années 1970 emmené par son emblématique chanteur Freddie Mercury. Un programme prometteur pour l’avant-dernière soirée de la Tournée d’été La Marseillaise avant une dernière date le vendredi 28 août au parc de Font Obscure, avenue Prosper Mérimée dans le 14e arrondissement à Marseille.

    La Marseillaise : Quel show allez-vous présenter ?

    Lesly Mantei : C’est un hommage entièrement dédié au groupe Queen qui dure 1h45. On s’est inspiré des concerts live, mais on essaie de rendre un hommage propre et subtil au groupe. Durant ce concert, on va interpréter tous les grands tubes de Queen : «I Want To Break Free», «A Kind of Magic», «Bohemian Rhapsody», «We Are The Champions».

    Comment avez-vous connu le groupe Queen ?

    L.M. : Je les ai connus quand j’étais enfant, grâce à mon père. Il m’a montré le concert de Wembley en 1986, c’était l’un de ses derniers concerts avant que Freddie Mercury ne meure en 1991. Je n’arrêtais pas de me dire : « Qu’est-ce que c’est que ça ? » Ça m’a estomaqué, depuis, je suis resté fan.

    Est-ce qu’il y a une musique que vous préférez interpréter ?

    L.M. : « Bohemian Rhapsody », parce qu’on a fait en sorte que tout soit en live. On a vraiment travaillé pour avoir une identité musicale assez marquée. On chante tous les cinq, on a arrangé les voix, on a bossé sur beaucoup de morceaux, mais celui-là plus que les autres. Et personnellement, c’est la première que j’ai essayé de chanter quand j’étais plus jeune.

    Qu’est-ce qui vous a motivé à participer à la tournée d’été de La Marseillaise ?

    L.M. : On est tous du Sud de la France, entre Toulon et Marseille. Pour nous, c’était important de chanter dans notre région. Le sonorisateur connaissait La Marseillaise, on a appris que c’était une sacrée scène. On est très heureux de participer à cette tournée.

    Est-ce qu’interpréter des chansons de Queen permet de tisser un lien particulier avec le public ?

    L.M. : Le groupe aurait eu plus de 70 ans aujourd’hui. Mais grâce au film qui a permis de faire connaître Queen aux plus jeunes, les chansons continuent de toucher toutes les générations. Quand on fait un concert, c’est toujours agréable de constater qu’on arrive à rassembler des gens de tous âges.

    Propos recueillis par Gabrielle Cartellier

    Tournée d’été La Marseillaise à Martigues, quai Jean Verandy, le mercredi 12 août, à partir de 20h30.

  • Les années 80 à l’honneur pour la tournée d’été La Marseillaise à L’Estaque

    Les années 80 à l’honneur pour la tournée d’été La Marseillaise à L’Estaque

    C’est avec la vue sur la mer que se fera le prochain show gratuit de la tournée d’été de La Marseillaise, ce lundi 3 août au Parc Mistral à l’Estaque à partir de 20h15.

    Le groupe Jukebox entrera en premier sur scène à 20h30. Le concert de 45 minutes s’adapte aux préférences du public. Grâce à des QR codes distribués avant le show, le public choisit dans le répertoire proposé les titres qui vont être joués par le groupe. L’idée et le nom du groupe proviennent de l’époque où était glissé un franc dans un jukebox pour choisir sa chanson.

    « On s’inspire de cet esprit des années soixante-dix : “faites l’amour et pas la guerre“. On veut donner aux gens l’occasion de sortir de l’actualité pesante pour faire la fête ensemble », avait expliqué à La Marseillaise Éric Navarro, le chanteur du groupe, lors de leur premier concert pour la tournée d’été de La Marseillaise.

    Tout pour le public

    C’est le groupe Fahrenheit, nom inspiré du degré Fahrenheit et du parfum Dior, qui poursuivra le concert avec des reprises des chansons françaises et anglaises des années 1980. « On va jouer du Eddy Mitchell, Laurent Voulzy, Barry White, etc. », raconte Philip Sanders, fondateur et batteur-choriste du groupe. Il sera accompagné du chanteur Jean-Luc Portero, du guitariste Gabriel Carillo et de l’ancien pianiste de Gilbert Montagné Hervé Cosentino. « Je dansais sur ces musiques quand j’étais jeune et aujourd’hui, on continue de le faire, même avec les 18- 20 ans », se réjouit-il. Philip Sanders met en avant le chanteur Jean-Luc Portero, affirmant « qu’il sait faire une très belle animation, parler aux gens, pour qu’ils s’éclatent ».

    « Quand je mixe, je ne le fais pas pour moi seulement, je le fais avant tout pour le public », confie DJ Bobzilla qui poursuivra la soirée jusqu’à minuit au parc Mistral à l’Estaque. « Ce que je veux, c’est m’adapter à ce que les gens aiment. S’ils passent une bonne soirée, je le vois à leurs sourires, je les vois danser et c’est ce qui me fait plaisir », conclut-il.

    Au mois d’août, La tournée d’été La Marseillaise se poursuit encore. À Martigues, le 12 août, joueront Sabotaaage, MagicQueen, et DJ Bobzilla. L’été se terminera le 28 août au parc Font Obscure. Sur la scène, se produira Sabotaaage, Get the Beatles Back qui reprendra les tubes du groupe britannique et DJ Bobzilla.

    Gabrielle Cartellier

  • Le Cercle de silence persévère à Aix

    Le Cercle de silence persévère à Aix

    « Nous avons pu compter sur la force de notre présence et de notre volonté de ne pas nous laisser intimider » affirme Philippe Sénégas, coprésident de la section du pays d’Aix de la Ligue des droits humains. Le rassemblement du Cercle de silence, en solidarité avec les migrants et les étrangers, s’est tenu sans perturbation de l’extrême droite ce samedi matin à l’entrée des Allées provençales.

    Une mobilisation pacifique et silencieuse pour rappeler « la solidarité avec les migrants à une époque où le système législatif français et européen se durcit », selon Philippe Sénégas. Même son de cloche pour le député (PS) Marc Pena, présent aux côtés d’élus du groupe d’opposition de gauche dont David Tessier (PCF). « Nous exprimons notre solidarité avec les personnes étrangères et rappelons que la fraternité, la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux ne sont pas négociables », écrit sur ses réseaux le député.

    Car l’extrême droite sévit

    L’initiative du 13 juin avait été perturbée par un groupuscule de jeunes hommes d’extrême droite, avec banderole « Lola, Philippine : face aux massacres, plus de silence », mégaphone en main pour scander « ne plus vouloir des assassins […] ceux que les gauchistes nous imposent » sous les caméras du média Frontières. Une scène à rapporter à un premier raid du collectif Nemesis en novembre, toutes deux condamnées et signalées au sous-préfet par le député Pena. « Ces gens dangereux nous poussent à continuer le cercle », affirme le responsable de la Ligue.

  • [Entretien] Ezra Collective : « Le jazz a toujours été un genre fondé sur la collaboration »

    [Entretien] Ezra Collective : « Le jazz a toujours été un genre fondé sur la collaboration »

    Ezra Collective est aujourd’hui l’un des ensembles les plus populaires et influents de sa génération. Figure de proue du renouveau du jazz britannique, le quintet londonien poursuit une ascension fulgurante depuis sa victoire au Mercury Prize en 2023, couronnée par son sacre comme « Groupe de l’année » aux Brit Awards, porté par le succès de son dernier album, Dance, No One’s Watching.

    La Marseillaise : Comment définiriez-vous votre approche du jazz ?

    TJ Koleoso : Quand je suis arrivé au club de jeunes [Tomorrow’s Warriors], où nous avons appris le jazz, j’avais toujours eu l’impression que cette musique n’était pas faite pour des gens comme moi. C’est une question de découverte. Il suffit qu’on vous fasse écouter cette musique, qu’on vous la présente. C’est cette introduction qui vous permet ensuite d’en tomber amoureux. Le jazz a toujours été un genre fondé sur la collaboration et l’improvisation, à travers toutes sortes d’autres musiques. Il y a toujours ce dialogue qui doit exister entre les instruments. Et c’est cette philosophie que nous avons intégrée à notre musique.

    Cette année marque les dix ans de Chapter 7. Comment avez-vous évolué depuis, dans quelle direction vous tournez-vous à présent ?

    TJ.K. : En une phrase, nous sommes le même groupe avec un sens des responsabilités beaucoup plus important. Aujourd’hui, quand nous jouons ou que nous prenons des décisions, nous ne pensons plus seulement à nous. Nous réfléchissons à ce que cela représente pour un public plus large, mais aussi pour toutes les personnes autour de nous qui souhaitent évoluer dans le monde de la musique. Même au-delà. Nous partons en tournée avec toute une équipe. Il y a une responsabilité de continuer à bien jouer et à faire de bons concerts parce qu’il y a des gens qui en dépendent financièrement.

    Avec trois albums et trois EP à votre actif, est-ce que vous savez déjà à quoi ressemblera la setlist au MJ5C ?

    TJ.K. : Non, mais il y aura un mélange de chansons qu’on a déjà jouées de nombreuses fois et d’autres qu’on n’a encore jamais interprétées sur scène. On a notamment hâte de se plonger dans une bonne partie du nouveau répertoire cet été.

    Votre nouvel album sort en septembre, quelle en était l’inspiration ?

    TJ.K. : Le nouvel album s’intitule Here Because of Hope, et il s’articule autour du chemin qui mène de la douleur à la joie. Historiquement, on a toujours beaucoup parlé de la joie en tant que groupe, avec cette idée que la joie est davantage une manière de voir les choses qu’une simple émotion. Je pense que l’espoir est ce qui vient combler l’espace entre la douleur et la joie. Voilà le socle philosophique de cet album. Musicalement, ce qui en ressort est un album beaucoup plus vulnérable, plus réfléchi et peut-être plus émotionnel qui traverse différents genres musicaux comme Ezra à l’habitude de le faire.

    Le premier single est sorti. Une collaboration avec Pa Salieu.

    Ife Ogunjobi : Ce qui est intéressant chez lui, c’est sa polyvalence. Ce n’est pas un rappeur cliché. Il est capable d’évoluer dans plein de registres différents et il puise dans énormément d’influences. Pour un groupe comme le nôtre, qui ne vient pas du rap au sens traditionnel mais qui cherche à le mêler à l’afrobeats, au jazz et à d’autres styles, c’était la collaboration idéale.

    Interview traduite de l’anglais. Concert le 9 juillet, au Parc Aurélien Fabre. De 15 à 40 euros.

  • Dernière séance pour Renaud Muselier

    Dernière séance pour Renaud Muselier

    « C’est sûrement ma dernière plénière... » Après dix ans passés à la tête de la Région, Renaud Muselier (Ren.) se prépare à laisser la place après la séance de ce vendredi 26 juin, en élu fier de son bilan et gonflé à bloc pour l’après, sa candidature aux sénatoriales.

    « Nous avons bien géré, avec une capacité de désendettement de 7,4 ans contre 9,5 prévus, une épargne brute de 420 millions d’euros, un taux d’épargne brut de 17,5 millions. Des indicateurs meilleurs que dans le budget primitif », se félicite-t-il à la veille des discussions sur le budget dans l’hémicycle ce vendredi 26 juin. Et ce alors qu’il « a fallu faire des efforts importants pour assumer 140 millions d’euros de baisse de dotations », ajoute-t-il. Et de citer des délibérations sur le pouvoir d’achat avec l’aide à l’acquisition de kit éthanol, l’environnement avec le plan canicule ou les transports avec un financement pour de nouvelles études sur la ligne nouvelle.

    Deuxième sur la liste

    Pour la suite, prévient-il, « je ne pars pas, je quitte la présidence, ici je resterai conseiller régional spécial sur les Bouches-du-Rhône, les affaires européennes, je serai à une place différente », sans « interventionnisme » mais avec une « envie de transmettre », promet-il. Estimant que la « mère des batailles se mène là-haut » à Paris, il précise : « Je vais aller vers le Sénat en essayant d’avoir le plus d’élus possible sur ma liste » pour « peser et ne pas laisser le pays à l’extrême droite ».

    Une liste d’union de la droite et du centre, sur laquelle il sera finalement en deuxième position derrière la sénatrice sortante Brigitte Devésa (UDI) et devant Valérie Boyer (LR) candidate elle aussi à sa succession. « Cela a été validé par le président M. Larcher, le président de la commission d’investiture, et M. Retailleau », assure Renaud Muselier. On ne saura rien pour l’instant d’un ou une quatrième…

    S’il assure être capable de mettre de côté son ego, rappelant qu’aux régionales de 2004, largement battu par le socialiste Michel Vauzelle, il se positionnait à la suite de Viviane Spagnolo (UDF), tête de liste dans les Bouches-du-Rhône, « par contre c’est moi qui pilote la campagne, hein », balance-t-il. Il disposera aussi d’un « directeur de campagne avisé », en la personne de son directeur de cabinet durant 6 ans, Jean-Philippe Ansaldi.

    Il part confiant, fort de sa méthode, « j’ai montré dans mon histoire politique que j’ai fait l’UMP avant l’UMP, le bloc central avant le bloc central, j’ai montré qu’il fallait additionner pour gagner », et il a fait ses calculs, « en l’état des blocs en présence, on aurait plutôt trois sénateurs pour nous, je pense qu’on va les faire ». Il n’a pas peur d’une éventuelle liste concurrente de maires non plus. « J’ai assisté à trois sénatoriales avec Jean-Claude [Gaudin] et Jean-Noël [Guérini], très souvent les maires votaient pour Jean-Noël parce que, Jean-Claude le disait avec élégance, il a le chéquier et le revolver, nous, on n’a que le charme et tous les chéquiers », se targue-t-il. Enfin pour sa succession, « François de Canson est le meilleur de très loin », estime-t-il.

  • Après une saison décevante, le RC Toulon veut apprendre de ses erreurs

    Après une saison décevante, le RC Toulon veut apprendre de ses erreurs

    L’anecdotique défaite (38-21) sur le terrain de Castres, samedi, a sonné le glas d’un exercice 2025/2026 délicat pour le RC Toulon. « Je n’aurais qu’une envie, c’est que la saison redémarre dès maintenant pour changer les choses », confie Pierre Mignoni. Mais le manager devra malheureusement rester sur ce qu’il définit comme « une saison clairement pas aboutie ». Avec 12 victoires, un match nul et 13 défaites, pour une 9e place finale, on est effectivement loin des ambitions affichées de top 4, voire mieux. « C’est un échec que j’assume complètement. Mais, si tu regardes la saison dernière, il n’y a qu’une équipe du top 6 qui se qualifie à nouveau. Ça montre la difficulté de notre championnat », souligne l’entraîneur varois.

    Pour expliquer cette déconvenue, ce dernier invoque « le sort. Sans chercher d’excuse, on n’a pas été épargnés, avec des joueurs importants blessés de longue durée ». Le staff médical n’est pas mis en cause, malgré les changements qui vont y être opérés pour la reprise, « liés à des choix de vie ». Les choses avaient pourtant plutôt bien démarré « On a eu un début de saison correct, voire plus à domicile, on a très bien démarré à l’extérieur à Montpellier, retrace l’homme fort du RCT. Puis on a manqué de beaucoup de consistance dans certains secteurs. La saison d’avant, on prenait un point par-ci par-là, quatre parfois. Là, on en a énormément perdu, ce qui fait qu’il en manque beaucoup. »

    Notamment avec un début d’année 2026 compliqué : « On a eu 19 blessés à partir de janvier. J’ai dû utiliser les mêmes joueurs. De suite après, on a été vraiment dans le dur. On a perdu des matches à domicile comme celui de Clermont qui nous éclate. » Ce qui lui fait dire qu’« il faudra mieux gérer la période du Tournoi, l’an prochain, en espérant moins de blessés. Ça a été des semaines très difficiles. »

    Un staff remodelé, les jeunes au cœur du projet

    Elles l’ont aussi été sur le plan personnel, avec ce burn-out déclaré après le revers contre l’ASM Clermont : « J’ai beaucoup appris. Ça a été une accumulation de plusieurs années où je n’ai pas bien fait les choses. Ce n’était pas confortable pour les joueurs, mais ça leur a permis de se resserrer. Ensuite, on a fait un beau parcours européen, ça nous a redonné du carburant. »

    Une nouvelle énergie qui a mené le RCT jusqu’en demi-finale de Champions Cup, l’une des rares satisfactions de la saison : « Ça faisait une dizaine d’années qu’on n’était pas arrivés là. On était là, dans le dernier carré des meilleures équipes d’Europe, en sortant d’une poule très difficile, puis en battant les Stormers et Glasgow. »

    S’il regrette la non-qualification pour la saison prochaine, Pierre Mignoni voit en la Challenge cup « une compétition qui demande moins d’énergie et permet plus de rotation, une gestion différente ». Dans cette optique, même s’il aurait préféré un meilleur équilibre avec « des leaders trop peu souvent alignés ensemble », mais qui ont « pris la mesure des choses », la progression des jeunes joueurs, qui « ont beaucoup joué, tenu la baraque dans des moments difficiles et pris beaucoup d’expérience », est une autre satisfaction. Pour poursuivre dans cette direction, le club a constitué des groupes de performance, à savoir « une cellule des joueurs rouges, composée d’éléments très proches de l’équipe pro, et une cellule rouge minot, pour des plus jeunes également très suivis ». Avec la promesse « de revenir avec des jeunes qui ont la dalle. Ils ont un état d’esprit incroyable », salue le directeur du rugby du RCT.

    Un poste qu’il continuera d’occuper dans un staff remodelé, marqué par l’arrivée déjà annoncée de Franck Azéma, de retour dans un rôle d’entraîneur principal en charge des trois-quarts, et celle d’Alex Codling, en provenance du Munster, dans le rôle d’entraîneur des avants. Côté joueurs, Huw Jones, Rabah Slimani, Apete Narogo, Gaël Fickou, Judicaël Cancoriet, les frères Luka et Tana Keletaona, et Junior Kpoku, transféré définitivement, seront les nouveaux visages d’un groupe qui reprendra le chemin du RCT Campus le 16 juillet, avant la grande reprise du top 14, le 5 septembre.

  • À Port-de-Bouc, des ateliers pour aborder la retraite en toute sérénité

    À Port-de-Bouc, des ateliers pour aborder la retraite en toute sérénité

    « Pour parler de retraite, on aurait pu rester au rez-de-chaussée », plaisante cette néoretraitée, au moment de gravir les escaliers de la maison des services au public de Port-de-Bouc.

    La structure a accueilli un petit groupe de cinq personnes, mardi après midi, pour aborder en douceur les questionnements, craintes voire appréhensions du passage à la retraite. « Le but de ces ateliers est de vous faire réfléchir différemment sur cette période de vie qui doit être investie à fond », pose Céline Jauras, sophrologue et intervenante de Neosilver. Cinq séances d’accompagnement sont programmées jusqu’au 16 juin pour mieux cerner les enjeux du bien-être à la retraite, dans le cadre du dispositif « Pour bien vieillir », créé par l’ensemble des caisses de retraite.

    « On n’est pas juste vieux »

    Cette première séance pose les bases d’une méthode. Les retraités présents sont invités à livrer leurs moindres états d’âme, à la manière d’un groupe de parole. Si tous partagent l’idée d’un nouveau départ, Arielle, coiffeuse durant 48 ans, remarque « qu’il faut s’imposer quand même pour ne pas être mis en retrait. On a des choses à apporter, on n’est pas juste vieux », estime-t-elle.

    En filigrane, la crainte de l’isolement est présente. « Tout ce qu’on avait envisagé pour la retraite est tombé à l’eau lorsque je me suis retrouvée veuve », relate Marie-Paule, retraitée depuis deux ans. Même écueil pour Jeanine, « c’est compliqué d’être toute seule », confie-t-elle. Michel, retraité de l’industrie, trouve son compte malgré une maladie de 10 ans et une greffe. « Le sport m’apporte beaucoup et amène des connaissances. Le foyer de personnes âgées aussi, comme l’office de tourisme », partage-t-il.

    Le partage est un premier rempart à la peur.