Tag: grève

  • Avocats et magistrats font bloc contre la réforme

    Avocats et magistrats font bloc contre la réforme

    Les dysfonctionnements entourant l’affaire Lyhanna ont remis un coup de projecteur sur une institution en souffrance. L’Assemblée nationale examine, ce mardi, le projet de loi Sure (« Sanction utile, rapide et effective ») portant sur la justice criminelle et le respect des victimes, défendu par Gérald Darmanin, sur lequel le gouvernement a engagé une procédure accélérée.

    Voilà plus d’un an que le garde des Sceaux tente de faire passer ce texte, critiqué de toutes parts. Il a d’ores et déjà été contraint à retirer sa mesure phare et la plus controversée : le plaider-coupable criminel pour les infractions les plus graves. Mais les articles restants, comme l’allongement de la détention provisoire et la réforme des cours criminelles départementales, scandalisent.

    Avocats, magistrats

    et police judiciaire

    Des rassemblements se sont tenus partout en France, de Brest à Cayenne en passant par Angers, Paris, Toulouse, Montpellier, Aix-en-Provence, Marseille et Ajaccio, ce lundi devant les tribunaux (lire ci-contre), afin d’exiger le retrait du texte. Une large part des 78 000 avocats de France étaient en grève. « Abandon de la cour d’assises, éloignement du jury populaire, extension du fichage génétique, recul des droits fondamentaux, tel est le projet aberrant du garde des Sceaux », fustige, dans un communiqué, le Syndicat des avocats de France (SAF), qui dénonce un « projet dévastateur pour la justice et les libertés fondamentales ».

    De son côté, l’Union syndicale des magistrats (USM), qui représente 60% de la profession, a appelé à des débrayages. Son secrétaire général adjoint, Aurélien Martini, s’est livré vendredi à une violente charge contre son ministre de tutelle, lors d’une réunion à la Chancellerie : « Vous avez perdu la confiance des magistrats, elle est aujourd’hui brisée », a-t-il lancé en l’absence de Gérald Darmanin. Dans un long texte, le procureur adjoint de la République de Meaux prévient : « Nos moyens, vos directives, notre environnement institutionnel et juridique ne permettent pas à l’institution de prévenir de telles situations. Il y aura d’autres drames. Malgré tout l’engagement des magistrats, il y a dans les stocks de procédures, à l’évidence, des dossiers semblables. Et il faudra plus que des mesures démagogiques laissant croire que l’on peut traiter efficacement 70 000 procédures en un mois ou dématérialiser toutes nos procédures en six mois pour que le problème soit derrière nous. »

    L’association nationale de la police judiciaire (ANPJ) s’est jointe à la mobilisation : « Après avoir perdu la confiance des policiers quand vous étiez ministre de l’Intérieur, vous avez désormais aussi perdu celle des magistrats », écrit-elle dans une lettre. « Il est accablant d’éluder la question du manque de moyens (…) qui contraint les services de police et de la justice à fonctionner avec des process et des modes dégradés, au détriment des victimes, et sous la pression d’orientations politiques et opportunistes qui varient au gré de l’actualité », dénonce-t-elle.

    Gérald Darmanin

    en difficulté extrême

    À la fronde des professionnels s’ajoute celle des parlementaires. Le texte a été rejeté le 10 juin dernier lors de son examen en commission des Lois, par 16 voix contre, celles de la gauche, et 10 voix pour, celles du bloc central, tandis que le Rassemblement national s’est abstenu. Sur les 72 députés que compte cette commission, la plupart ont déserté, favorisant la mise en échec du texte. Un camouflet pour Gérald Darmanin, mis en extrême difficulté depuis le début de l’affaire Lyhanna. Les appels à sa démission s’enchaînent. L’avenir de ce texte pourrait remettre en question sa place au sein du gouvernement.

  • Vers un « juillet noir » à l’hôpital de Clermont

    Vers un « juillet noir » à l’hôpital de Clermont

    « Tant que nos revendications ne seront pas entendues, juillet sera noir ! », affiche un tract de la CGT du centre hospitalier de Clermont-l’Hérault appelant à la grève et à un rassemblement le 2 juillet à 14h devant l’établissement. « Depuis 10 mois, les agents subissent une dégradation continue de leurs conditions de travail », alerte Elie Mazzarone, secrétaire général CGT de l’hôpital clermontais, qui pointe notamment « l’augmentation du nombre d’accidents du travail ». Une situation qui, selon lui, n’est pas nouvelle mais se serait aggravée depuis la signature, en juin 2025, d’une convention de direction commune avec le CHU de Montpellier. « On a moins de cadres sur le terrain, donc les décisions sont prises un peu plus haut. Par ailleurs, on avait davantage d’intérimaires que ça auparavant. Ça fait plusieurs années que la CGT demande un véritable pôle de remplacements pour soulager les équipes. Là, les personnels se remplacent entre eux encore plus souvent qu’avant », dénonce le cégétiste.

    Globalement, les agents font face à une baisse des effectifs, souligne-t-il, laquelle se répercute sur leurs conditions de travail. « En 2022, il y avait 208 agents, aujourd’hui on est 195. Ça veut dire qu’on a perdu au moins 13 équivalents temps plein (ETP). La charge de travail en a été considérablement augmentée », assure Elie Mazzarone.

    Des demandes

    de renforts d’effectifs

    « Les après-midi, quand les personnels sont en effectifs réduits, c’est 1 soignant pour 17 résidents », illustre-t-il. « En effectif normal, on est autour des 1h07 d’accompagnement par résident de 6h30 du matin à 21h, sachant que cela comprend un petit déjeuner, un goûter, un repas, deux toilettes, des changes… Je ne sais déjà pas comment elles font. Mais en effectifs réduits, on passe sous la barre des 1h », alerte le syndicaliste pour lequel « la qualité des soins et le respect des agents n’y sont pas ».

    Les agents mobilisés réclament donc en priorité des renforts d’effectifs : « La création d’un poste de nuit pour alléger la prise en charge, plus lourde et chronophage car les personnes qu’on reçoit sont de plus en plus grabataires ; un poste d’aide soignant supplémentaire par jour dans chaque service le matin ; un véritable pôle de remplacements ; et la création d’un poste de secrétaire médicale pour l’Ehpad, car actuellement le travail administratif détourne les soignants de leur cœur de métier », liste Elie Mazzarone.

    Une entrevue a bien eu lieu avec la direction le 19 juin, « mais elle ne nous a pas donné satisfaction. On a donc décidé de se mobiliser le 2 juillet et il risque d’y avoir d’autres dates par la suite. D’où l’annonce d’un “juillet noir” jusqu’à ce que nous ayons obtenu gain de cause. »

  • À Toulon, les employés de Brico Dépôt suivent le mouvement de grève national

    À Toulon, les employés de Brico Dépôt suivent le mouvement de grève national

    Comme dans tout ou partie des 124 magasins de l’enseigne, les employés de Brico Dépôt Toulon ont fait part de leur colère vendredi. « Nous sommes tous en grève, le magasin tourne avec des intérimaires », indique Christophe Laurent, vendeur et secrétaire CSE. En cause, des salaires qui ne suivent pas l’inflation et l’augmentation du SMIC de 2,41 % réalisée en juin. « Le SMIC a rattrapé les salaires les plus bas. Il n’y a plus de différence entre un nouvel arrivant et certains qui ont cinq à dix ans d’expérience et qui sont encore sur de bas coefficients bas », dénonce-t-il.

    Négociations nationales en cours

    Les conditions de travail sont aussi pointées du doigt, avec de nouveaux plannings « très aléatoires, gérés par un logiciel, qui suivent la fréquentation. Avant, on avait des équipes du matin et de fermeture, là on peut faire un matin, une journée, une fermeture dans la même semaine. Même les congés sont gérés par un logiciel, ça nuit à la liaison vie privée-vie professionnelle », souligne Nicolas Thibault, responsable CGT Brico Dépôt.

    Mis en cause également le manque de personnel, les démissions se succédant, et la charge de travail augmentant inexorablement, faute de remplacement. « Ça commence à faire beaucoup dans la même année. C’est pour ça que ça mobilise quasiment tout le monde », appuie Nicolas Thibault.

    En conséquence, plusieurs demandes ont été faites au niveau national par les syndicats : une revalorisation de 5%, une prime d’intéressement annuelle de 1 000 euros, une prime carburant et des embauches immédiates. Si les négociations, qui doivent être finalisées d’ici la semaine prochaine, n’aboutissaient pas, le mouvement pourrait être reconduit.

  • Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    « Depuis le 1er juin, le Smic horaire a augmenté de 2,41%, soit 44 euros bruts par mois. [Faute d’augmentation], des milliers de salariés sont passés sous le salaire minimum. Ce n’est pas normal ! », s’indigne la CGT, qui exige « une augmentation immédiate de la valeur du point pour toutes les grilles. Si le Smic augmente mais que nos grilles ne s’adaptent pas, c’est la reconnaissance de nos métiers qui baisse ».

  • Les salariés d’Adil Logistique inquiets d’un projet de reprise

    Les salariés d’Adil Logistique inquiets d’un projet de reprise

    La mobilisation a porté ses fruits. Ce jeudi 25 juin, 80% des quelque 110 salariés des entrepôts Adil Logistique, situés dans la zone d’activités Clesud à Miramas (qui stockent notamment les marchandises des magasins Gifi), étaient en grève. « La direction nous a convoqués hier lors d’un Comité social et économique extraordinaire pour nous annoncer une possible reprise par Katoen Natie », affirme le délégué syndical CGT Jean-Baptiste Guimard. La multinationale belge a récemment racheté Bils-Deroo, qui gérait déjà la logistique de Gifi dans le Nord.

    « D’ici le mois de juin 2027 maximum, les quatre dépôts pourraient être fermés et on serait obligés de partir dans ceux de Saint-Martin-de-Crau, à 30 minutes d’ici », poursuit le représentant CSE Mohammedi Hakli.

    Des négociations sur

    les transferts de contrats

    La CGT a immédiatement posé un préavis pour exiger l’ouverture de négociations autour des indemnités de départ et des transferts de contrats de travail. « Des avancées ont été obtenues sur le taux horaire, s’ils sont repris, rien ne garantit que ces acquis suivent, plaide Jérémy Zucchelli, secrétaire général de l’UL CGT de Miramas. Il faut que les salariés qui viennent de loin puissent avoir le choix de ne pas être envoyés à Saint-Martin-de-Crau. Une de nos revendications c’est par exemple une indemnité de trois mois de salaire par année d’ancienneté

    Les représentants des salariés ont été reçus par la direction dans la matinée. Elle devrait leur transmettre un calendrier de négociations incessamment. La grève n’est donc pas reconduite. De son côté, Adil Logistique assure que rien n’est signé. « C’est un projet de cession, rien ne change aujourd’hui. »

  • Face à l’urgence sociale, la CGT 13 passe à l’offensive

    Face à l’urgence sociale, la CGT 13 passe à l’offensive

    « On a l’obligation d’élever le niveau : le 25, il y aura des actions de grève partout dans le département. » Ce lundi, à la Bourse du travail de Marseille, Marc Pietrosino, secrétaire général de l’Union départementale CGT 13, tape du poing sur la table. « Il y a 30 000 emplois qui sont menacés dans les Bouches-du-Rhône, des services publics qui se dégradent, des camarades criminalisés », tonne-t-il, le ton grave. Une référence aux multiples entreprises et industries menacées à plus ou moins court terme, à la multiplication des plans sociaux et à l’austérité qui fait tant de dégâts dans la fonction publique : « Il y a une urgence sociale. »

    Autour de lui, on retrouve des représentants de plusieurs secteurs : énergéticiens, finances publiques, agents portuaires, hospitaliers ou encore postiers… Tous sont réunis pour annoncer « une journée d’actions et de grève » qu’ils espèrent d’ampleur pour jeudi prochain.

    Concrètement, l’organisation table sur « des préavis dans plusieurs entreprises du privé », différentes actions, mais aussi un « arrêt de travail sur le Grand Port Maritime de Marseille [GPMM, Ndlr.] qui est prévu, de 9h à 15h ». Car c’est à la porte 2C qu’un « meeting » est prévu à 11h30 comme « point d’orgue » de cette journée de mobilisation.

    Tout un symbole dans la période. « La criminalisation de l’action syndicale s’intensifie. Pendant les retraites, c’était les camarades de l’énergie. Aujourd’hui, ce sont les camarades du GPMM qui sont attaqués », tempête le secrétaire général de l’UD CGT. Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT GPMM, justement concerné directement puisque visé par une procédure en justice, abonde : « Au port, on est à la croisée des chemins. Il y a des sites industriels historiques menacés par un manque d’investissement du patronat. Ce dernier n’a de cesse de s’alimenter des fonds publics : ArcelorMittal, Kem One… » Condamné en première instance dans l’affaire de la gestion des comptes du Comité d’entreprise du port, il rappelle : « On a fait appel, il est suspensif. On va continuer le combat : ceux qui pensaient qu’on allait être diminué, c’est le contraire. Et c’est pour cela qu’on fait ce rassemblement sur le port, un lieu symbolique. »

    Plus globalement, ce sont les militants de tous le département qui seront dans l’action. « On a une journée de mobilisation régionale sur la question des salaires. On veut vivre dignement de nos salaires et lutter contre la précarisation de nos emplois », explique Renaud Henri, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille, évoquant une action « choc sur un poste de transport gaz qui alimente Marseille », ce jour-là. Les agents de différents services publics seront aussi dans l’action. « La fédération des services publics organise une semaine d’action sur les salaires, avec un appel à la grève le 25 justement », explique Johnny Benoit, pour la Coordination syndicale départementale des agents territoriaux, aux côtés de Frédéric Larrivée, pour la CGT Finances Publiques 13, et de Greg Fontaine pour la CGT AP-HM ou encore de Sabrina Manca pour la CGT Activités Postales. C’est d’ailleurs Baptiste Talbot, ancien secrétaire général de la fédération des Services publiques, qui va prendre la parole pour la CGT, au niveau confédéral, lors du meeting.

    Même principe à l’autre bout du département : « La CGT est menacée d’expulsion de la Bourse du travail d’Arles par le maire. Le tribunal administratif va juger l’affaire justement ce 25 juin. C’est une atteinte grave aux libertés syndicales et c’est en lien avec les discriminations dont sont victimes les camarades du GPMM », conclut Claude Mas, pour la CGT arlésienne. De quoi boucler la boucle.

  • [Disparition] Isabelle Zaragoza nous a quittés

    [Disparition] Isabelle Zaragoza nous a quittés

    L’épouse de notre « expert » pétanque, Robert Zaragoza, avec qui elle avait eu un enfant, Thomas, était âgée de 67 ans. Ces deux compagnons de route de La Marseillaise s’étaient rencontrés à la RTM, où ils travaillaient comme chauffeurs de bus. Délégués syndicaux CGT, en première ligne lors du grand conflit social qui avait secoué la régie en 2005, ils avaient, cette année-là, scellé leur amour en se mariant sur le piquet de grève.

    Jusqu’en 2024, alors trop affaiblie par la maladie, Isabelle avait été une des plumes de la rédaction engagées à Borély pour couvrir Le Mondial. Sa gentillesse, son énergie débordante, son humour et son franc-parler vont nous manquer.

    à sa famille, à Robert, à ses enfants, Elodie, Nathalie, Christophe et Thomas, la rédaction et la direction du journal adressent leurs plus sincères condoléances.

    Les obsèques auront lieu le mercredi 1er juillet à 17h15 au crématorium du cimetière de Saint Pierre au 380 Rue Saint-Pierre, 13005 Marseille
  • [Maj] Pas de grève de Force ouvrière sur le métro marseillais

    [Maj] Pas de grève de Force ouvrière sur le métro marseillais

    Coup de chaud et rififi sur le métro marseillais, ce jeudi. Car le syndicat Force ouvrière de la RTM avait déposé un préavis de grève, qui devait débuter ce vendredi. Un préavis concernant les agents d’exploitation du métro, mais qui n’était pas forcément suivi d’un franc appel à la grève puisque des négociations étaient prévues dans la journée. Et qui portait sur l’organisation du centre de commande. De quoi rappeler le conflit qui avait eu lieu l’année dernière, à la même époque, et qui avait privé la ville de métro pendant plusieurs jours.

    Il n’en fallait pas plus pour que la RTM crie au loup avec un étonnant communiqué de presse, dès le matin, à propos dudit préavis. Et que nos confrères multiplient les articles évoquant, sans conditionnel pour certains, un impact sur les lignes de métro à venir. Après le premier round de discussions de la matinée, FO jugeait les réponses de la RTM non satisfaisantes… Puis est venu le second round de négociations, l’après-midi, durant lequel direction et syndicat ont finalement trouvé un terrain d’entente. « Notre organisation syndicale demandait la formalisation de garanties claires concernant l’organisation du Centre Métro et les conditions de travail des agents. Les réponses apportées permettent aujourd’hui de répondre à plusieurs revendications », justifie le syndicat. Avant de conclure : « Dans ces conditions, Force ouvrière a décidé de lever son préavis de grève. »

    Même retour de la RTM : « Le dialogue engagé ces derniers jours, et plus particulièrement aujourd’hui, a permis de trouver une issue constructive, garantissant la qualité du service public de transport. En conséquence, aucune perturbation n’est à prévoir demain et l’ensemble du réseau fonctionnera normalement. »

  • Un accord sur l’organisation du travail entre FO et la direction du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne

    Un accord sur l’organisation du travail entre FO et la direction du Centre hospitalier de Toulon – La Seyne

    « C’est comme ça qu’il faut faire ! Il faut parler à la direction quand on n’est pas d’accord ! » Jessica Michel, secrétaire générale FO CHITS, lève le poing, devant une foule d’environ 200 salariés massés devant l’hôpital Sainte-Musse, jeudi midi, après l’appel à la grève lancé par le syndicat. Raisons de la colère, « la démolition de l’hôpital public et le mépris des personnels », et « un dialogue social devenu une illusion », malgré des « lits fermés par manque d’effectifs, des services d’urgences saturés, le sous-effectif quotidien, l’épuisement généralisé des équipes et la perte de sens au travail ».

    Une mobilisation qui a porté ses fruits et provoqué un immense soulagement chez les soignants, dont les nombreuses embrassades à l’intention de leurs représentants syndicaux étaient à la hauteur de leur reconnaissance. « Je leur ai dit que c’était eux qu’il fallait remercier, car sans eux, la direction n’aurait pas répondu comme ça », salue Jessica Michel, qui loue aussi l’implication de Josée Massi, maire (SE) de Toulon et présidente du conseil de surveillance de l’hôpital : « Elle nous a entendus et écoutés. Elle connaissait le dossier, la vie des agents lui tient à cœur. »

    Un cycle de négociations va débuter

    Trois des revendications émises par les travailleurs ont été entendues. Tout d’abord, la prise en compte de la pause méridienne dans le temps de travail. Deuxièmement, le passage de 35 à 37h30 de travail hebdomadaires, alors que de nombreuses heures supplémentaires n’étaient ni récupérées, ni payées. « Le passage aux 35 heures au sein de l’hôpital en 2002 s’est fait sans moyen », évoque Gilles Manchon, secrétaire régional Paca-Corse FO Santé. « Les agents hospitaliers ont absorbé la surcharge de travail depuis maintenant 24 ans. Ils doivent avoir leur repos compensateur par rapport à la surcharge de travail qu’ils ont. »

    Un point sur lequel FO CHITS restera particulièrement vigilant, certains agents cumulant « plus de 300 heures non payées, ni récupérées », ajoute Gilles Manchon. Cela, grâce à la troisième avancée obtenue, à savoir l’implication des salariés dans la construction des cycles de travail (gestion des horaires, des temps de repos).

    Mais le secrétaire régional FO Santé tempère : « On a gagné un match contre la direction, mais le championnat est long et d’autres matches s’annoncent. » Car, désormais, place à un cycle de négociations entre les deux parties, qui concernera les cycles de travail, donc, et les moyens matériels et humains accordés aux services.

    Yann le Bras, directeur du CHITS, se place lui aussi dans une logique d’ouverture : « Il faut une méthode pour porter un dialogue social constructif, qui prenne en compte le vécu des agents, mais aussi les réalités de l’établissement. » Dans cette perspective, la question du temps de travail fera l’objet d’une attention particulière : « Il y a parfois des sujets à modifier, notamment quand le rapport à la loi est en jeu, et c’est un des sujets qui est sur la table », promet-il aux 4 000 agents hospitaliers de l’établissement.

  • Pas de grève sur le métro marseillais

    Pas de grève sur le métro marseillais

    Force Ouvrière a décidé de lever son préavis de grève», annonce le syndicat ce jeudi après-midi après une réunion de négociation avec la direction de la RTM. « À l’issue des dernières négociations, Force Ouvrière prend acte des engagements écrits obtenus sur les principaux points à l’origine du conflit. […] Les réponses apportées permettent aujourd’hui de répondre à plusieurs revendications portées par Force Ouvrière », développe l’organisation syndicale.

    Pour rappel, FO avait déposé un préavis de grève qui devait débuter ce vendredi pour le métro marseillais. FO demandait « la formalisation de garanties claires concernant l’organisation du Centre Métro et les conditions de travail des agents ».