Tag: Gauche

  • [Municipales] le premier adjoint d’Avignon ouvre une autre voie

    [Municipales] le premier adjoint d’Avignon ouvre une autre voie

    Le séminaire de rentrée des élus de la majorité, qui s’est tenu ce mercredi, avait une saveur particulière à plus d’un titre. D’abord, il est l’ultime du genre du mandat, alors que les prochaines élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars, a précisé mercredi le gouvernement. La réunion a donné le cap de la grosse demi-année de travail restante à la majorité de Cécile Helle (PS), qui ne se représentera pas. Une reprise où il a fallu rester soudé alors que plusieurs membres de la majorité rêvent de reprendre le flambeau de la maire sortante.

    Si les intentions de candidatures de David Fournier, adjoint (PS) à l’administration générale, de Joël Peyre, élu (PRG) aux finances, et, dans une moindre mesure de Paul-Roger Gontard, adjoint (la Convention) à l’urbanisme, sont connues, celles du premier adjoint (DVG) Claude Nahoum l’étaient moins. L’hypothèse d’une candidature avait été brièvement évoquée, en février, lors du choix de Cécile Helle de ne pas se représenter. Les choses se clarifient : « Mon travail en tant que chef de file de la majorité municipale a été de travailler au rapprochement, je n’ai pas réussi à faire cette unité-là, constate Claude Nahoum, joint par La Marseillaise. Je reprends ma liberté en rejoignant Place publique, qui a investi Benoît Belvalette avec la ferme intention d’aller au bout de la logique. »

    La 2e adjointe Catherine Gay est sur la même ligne

    Une décision communiquée en début de semaine, d’abord à Cécile Helle, puis dans un courriel commun aux élus de la majorité, dont La Provence s’est fait l’écho. « Pour bien clarifier, notre objectif est de faire entendre une voix différente avec Place publique, mais je ne coupe pas les ponts et ne renonce pas [à l’idée de parvenir à l’union, Ndlr] », expose Claude Nahoum, qui a été suivi dans cette démarche par Catherine Gay, 2e adjointe en charge de la sécurité. Le premier adjoint assure avoir rencontré David Fournier et Joël Peyre avec Benoît Belvalette. « Pour l’instant, chacun est sur son axe de campagne, mais avec la volonté de se parler », insiste le premier adjoint, qui n’avait jusque-là jamais adhéré à un parti.

    Alors que lundi, David Fournier affichait sa confiance quant à l’unité, cette troisième voie ouverte au sein de la majorité montre que le combat de l’union est loin d’être gagné. Le mois de septembre, avec le positionnement des autres partis de gauche, sera déterminant.

  • Municipales à Aubagne : Jean-Pierre Squillari veut rassembler la gauche contre le bétonnage de la ville

    Municipales à Aubagne : Jean-Pierre Squillari veut rassembler la gauche contre le bétonnage de la ville

    La Marseillaise : Vous organisez, ce 27 août, un apéro de rentrée. Ce rendez-vous marque-t-il une accélération dans votre campagne pour les municipales ?

    Jean-Pierre Squillari : Cet apéro convivial, à partir de 17h au Parc des Trois Diamants à La Tourtelle, où chacun amène ce qu’il veut, va marquer la reprise de ce que nous avons entrepris depuis mes vœux. Bien entendu, je vais dire deux mots, peut-être trois en préambule, pour remobiliser les gens après les deux mois de congé, bien que, pendant ces vacances, je n’ai pas été inactif. L’autre réunion importante aura lieu à l’occasion de l’assemblée plénière d’Aubagne en commun, le 9 septembre à 18h au Cercle de l’Harmonie, cours Beaumond. Il est sûr qu’il y aura une accélération, étant donné que nous sommes à huit mois de l’échéance électorale.

    Pouvez-vous rappeler quelles forces politiques ont rejoint Aubagne en commun ?

    J-P S : En dehors de l’équipe citoyenne qui compose 50% de la liste globale, nous avons les écologistes depuis le début, Place publique avec Christophe Albertini, le PCF depuis juillet, le PS, puisqu’Arthur Salone, délégué départemental, nous rejoint dans le projet.

    LFI, par contre, a fait savoir qu’elle n’en serait pas. Un commentaire ?

    J-P S : Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Mais il y a des Insoumis à Aubagne en commun. Ils ont été mis de côté de leur parti pour cela.

    Depuis mars, vous sillonnez les quartiers. Où êtes-vous allé ?

    J-P S : J’ai sillonné la campagne aubagnaise et le centre-ville d’Aubagne. Je suis allé dans toutes les écoles élémentaires des quartiers et j’ai rencontré les parents.

    Quelles sont les principales préoccupations des habitants d’Aubagne concernant leur vie quotidienne ?

    J-P S : Dans toutes les écoles, les mamans ou les papas se plaignent de ne pas pouvoir amener leur enfant dans des parcs ou dans des jardins, qui diminuent comme peau de chagrin. Ils sont obligés d’aller à Gémenos, à Carnoux, à La Ciotat ou à Marseille. Le square Henri-Barbusse, par exemple, n’existe plus. On construit des bâtiments à la place… Aux Défensions, il y avait un square, maintenant le tram y passe… Ensuite, les gens se plaignent de la culture, qui est abandonnée. Les festivals ont disparu. Alors, c’est vrai que ces deux derniers mois d’été, juste avant les élections, la municipalité a fait des manifestations tous les vendredis soir. Mais, pendant des années, il y en a eu très peu. Les gens se plaignent aussi beaucoup de la désertification du centre-ville, de la fermeturedes commerces. De la spéculation foncière, du béton. Ils voient leur ville se bétoniser, vendue au privé par le maire (LR) Gérard Gazay, comme le stade Mouren pour faire des stades de padel et des petits bassins de nage. Moi, je dis : on vend les bijoux de famille !

    Vous parle-t-on des problèmes de logement ?

    J-P S : Oui. Parce que les opérations de bétonnage, c’est surtout pour des personnes aisées. Et puis on se rend compte que deux logements sur trois sont achetés ou loués par des non-Aubagnais. J’ai rencontré pas mal de gens qui me disent : « On n’a pas les moyens de se loger ». C’est un problème qu’on doit prendre à bras-le-corps. On s’y attelle.

    Quel a été le déclic pour vous investir dans cette campagne ?

    J-P S : L’amour de ma ville. Avant de construire, il va falloir réparer. Ce qui me meurtrit le plus, c’est que je m’aperçois qu’Aubagne devient une ville-dortoir. On est le 17e arrondissement de Marseille pratiquement, et ça fait mal.