Tag: Gauche

  • A Avignon, David Fournier pose une petite première pierre vers l’union

    A Avignon, David Fournier pose une petite première pierre vers l’union

    Sans faire offense à Génération écologie, ce n’est pas un partenaire de poids qui vient d’officialiser son soutien, ce vendredi, à David Fournier, chef de file PS pour les municipales des 15 et 22 mars 2026. Mais, dans le match à distance qui oppose, pour l’heure, le candidat assumé au poste de maire aux autres prétendants de gauche à l’Hôtel de ville, chaque ralliement est bon à prendre. « C’est le premier acte d’un rassemblement, il y en aura d’autres dans les prochaines semaines », assure David Fournier.

    Alors qu’en milieu de semaine, Joël Peyre (PRG), conseiller municipal en charge des finances et également candidat, se targuait d’un soutien important au sein de la majorité, David Fournier veut sortir de cette logique comptable. « Je n’attaquerai personne, mais j’ai au moins trois fois plus de soutiens que les cinq ou six prétendus », prend-il quand même le soin de préciser. Une manière aussi de préserver un climat apaisé en vue d’une unité que chacun appelle de ses vœux, mais qui reste difficile à concrétiser. D’autres adjoints, à l’instar d’Éric Deshayes (lire ci-dessous), pressent ses camarades à s’entendre.

    Plus d’un mois après un point presse de rentrée où David Fournier appelait à l’unité derrière lui au nom de la continuité socialiste, voilà donc avec Génération écologie (GE) un soutien presque d’ouverture. « Pas du tout, GE était déjà inscrit dans un rassemblement écologiste en 2020 autour de Jean-Pierre Cervantès [actuel élu d’opposition, Ndlr.] », défend David Fournier. Onzième de cette liste lors des dernières municipales, Mazy Djezzar, référent GE 84, se range cette fois derrière le candidat PS.

    « Pas un bricolage tactique »

    Ce jeune professeur de maths, originaire des Grands-Cyprès, défend « une écologie sociale et solidaire qui ne peut pas être qu’un luxe pour quelques urbains éclairés ». Ce ralliement « n’est pas un bricolage tactique, David incarne une vision verte et solidaire pour Avignon et il aime les gens », plaide Mazy Djezzar. « Nous avons beaucoup de points d’accords programmatiques, que nous dévoilerons plus tard, et il y a aussi l’objectif commun de maintenir une gauche dynamique en responsabilité », revendique David Fournier. Bien que dirigé actuellement par l’ancienne ministre (ex-PS) Delphine Batho et soutien du NFP, GE s’est parfois associée à la droite. Comme France Gamerre, adjointe à Marseille sous Jean-Claude Gaudin entre 2001 et 2008. « Je me fous de la droite ou de la gauche, je suis une écologiste non dogmatique », assume la présidente d’honneur de GE. À ses côtés, vendredi, Cécile Vignes, co-référente régionale et élue à Marseille sur une liste de droite dont elle est revenue aujourd’hui. « À Avignon, les forces de gauche portent un projet qui défend le vivant, je suis de leur côté », conclut-elle.

  • La démocratie, cheval de bataille de « Renouveau pour Sanary »

    La démocratie, cheval de bataille de « Renouveau pour Sanary »

    Seul représentant de la gauche au conseil municipal depuis 2020, Jean-Pierre Meyer repart pour un tour. L’élu communiste de 70 ans, tête de liste de « Renouveau pour Sanary », compte poursuivre son projet progressiste d’union, dans la continuité du précédent, avec des bases solides : « Nous avions une liste de citoyens pas forcément engagés, mais qui avaient le cœur à gauche, et l’engagement des Écologistes, du PS et du PCF. Nous avions la ferme volonté de ne pas partir masqués, car c’est un élément d’efficacité et de démocratie. Nous avons besoin des partis, de lieux où les gens peuvent réfléchir ensemble. Nous avons en partage un projet humaniste », soutient-il.

    Projet participatif

    Un projet dont chaque composante se veut marquée du même sceau : celui de la démocratie, qui a montré ses défaillances au niveau local, notamment sur la question de l’eau et la cession polémique de la compétence par la communauté de communes Sud-Sainte-Baume à deux Délégations de service public (DSP) tenues par Veolia et Suez : « Les gens ont découvert le passage en DSP à la lecture de leur facture. Il aurait été si simple de les prévenir. Il faut que les citoyens puissent s’exprimer à tout moment. C’est pour cela que nous sommes attachés au référendum d’initiative citoyenne », annonce Jean-Pierre Meyer.

    Cette question de l’eau sera l’un des enjeux centraux de la future mandature, alors que les DSP courent jusqu’en 2031 : « Les profits de ces entreprises leur permettent de donner des dividendes aux actionnaires. Et c’est vous qui payez des services qui sont plus chers », fustige-t-il, remettant en cause les raisons invoquées par les responsables politiques : « On a justifié cela par le manque de compétences et de moyens. 28% de l’eau est distribuée par des régies publiques en France. De nombreuses collectivités y reviennent. Avec ce format, il n’y a pas à payer d’actionnaires. En 2026, on va élire des conseillers communautaires qui auront à se prononcer sur l’avenir de la DSP. Veut-on continuer à payer des actionnaires ou prendre nos responsabilités d’élus, pour le meilleur au meilleur prix, sur un produit qui va devenir de plus en plus rare ? »

    La question du logement a également été abordée, dans une commune où « plus de la moitié de la population a 60 ans et plus. Le marché immobilier est très élevé, la jeunesse ne peut pas rester. Ça nous pousse à mettre l’accent sur le locatif et le logement social, où on n’est qu’à 7%. Il faut retrouver un équilibre générationnel », avance le communiste, mettant également en avant le concept « d’accession sociale à la propriété, sur des terrains qui appartiennent à la municipalité, ce qui permet de vendre des appartements 30 à 40% moins chers. Nous avons permis de faire voter cela en 2024, avec un élu sur 33. Il faut que cela soit mis en œuvre désormais. »

    Attirer la jeunesse

    Mais aussi, toujours dans l’optique d’attirer la jeunesse, « une offre de mobilité plus importante, en réfléchissant à la gratuité comme le fait Toulon en commun » et « une crèche municipale. On n’a que des crèches associatives tenues par des bénévoles, qui passent leur temps à courir après les subventions. »

    Enfin, l’écologie n’est pas en reste, « ne serait-ce que par rapport aux inondations. Il ne suffira pas de rehausser les quais. Et de lister : l’isolation, des dispositifs prenant en compte les changements de conditions climatiques, l’utilisation de certains matériaux, la création d’espaces pour produire de l’énergie renouvelable… Tout une somme de petites mesures mises bout à bout qui peuvent changer les choses », conclut Jean-Pierre Meyer. Et d’inviter les personnes partageant son projet à le rejoindre, il reste des places sur la liste !

  • À gauche, une union pas gagnée des forces en lice pour les municipales

    À gauche, une union pas gagnée des forces en lice pour les municipales

    « Où est l’unité à gauche ? Si on l’a pas au 1er tour, je n’irai pas voter ! », lance, le 19 septembre au Charrel café, un homme à la chevelure blanche. Ce soir-là, le député insoumis des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, est aux côtés de la jeune Élodie Malek, et du retraité Christian Six, désignés en juillet dernier comme les chefs de file de LFI pour les municipales à Aubagne. Il s’agit de lancer de façon officielle la campagne de Changer d’ère. « La tête de liste sera désignée après que le programme soit élaboré », a précisé auparavant Christian Six, tout en assurant qu’il ne serait pas candidat. Avant les questions du public, Élodie Malek (LFI) a donné son point de vue sur l’existence pour l’heure de deux forces à gauche pour les municipales, Aubagne en commun (Écologistes, PCF, PS, Place publique, des citoyens, des membres de LFI… ) étant déjà partie en campagne depuis février dernier. « On nous dira que nous divisons la gauche, en réalité ce sont les compromis et le manque de transparence qui créent des divisions. Nous refusons de rechercher des alliances à tout prix. Nous ne gagnerons pas cette ville en faisant des compromissions », a-t-elle déclaré.

    Une histoire de portes

    Un peu plus tard dans la soirée, Sébastien Delogu explique la méthode LFI et enfonce le clou : « Les chefs de file vont parler de tous les sujets, transports, hôpital (…), établir un programme, et ensuite nous irons voir les forces de gauche pour dire voilà ce qu’on défend, on ne veut pas y déroger. » Si LFI consent à négocier, dans l’entrebâillement de la porte, Jean-Pierre Squillari, joint hier par téléphone, rappelle sa ligne de conduite : « Depuis qu’on a créé le Printemps des Aubagnais, puis Aubagne en commun, nous avons dit que la porte était ouverte à toutes les forces de gauche et les écologistes. Si LFI nous contacte, nous répondrons et puis on discutera. » Il ajoute : « L’union fait la force. La désunion amoindrit la force. » Le militant NPA Hugues Alexis, qui fut trésorier du NPA 13 de 2012 à 2015 et assiste aux réunions à la fois à Changer d’ère et Aubagne en commun, tient lui ce discours : « Personne ne veut dire que la porte est fermée, mais l’impression que ça donne est que personne ne veut vraiment faire un pas vers l’autre… »

  • Le PCF à la rencontre des Cuersois en vue des élections

    Le PCF à la rencontre des Cuersois en vue des élections

    Alors qu’aucune liste de gauche n’avait été présentée en 2020, la section PCF de Cuers, menée par Alain Bolla, son responsable, et Amaryllis Cimbron, tous deux membres de la direction de la Fédération du PCF Var, comptent y remédier en 2026. Sur un territoire où la gauche a une « légitimité importante » puisqu’« aux législatives, le NFP est arrivé deuxième derrière le RN », rappelle Alain Bolla, l’idée n’est pas d’imposer un programme, mais de le construire avec les forces de gauche et les citoyens partageant la volonté d’ériger « un projet nouveau pour Cuers, alternatif aux projets libéraux du national au local, une alternative de gauche, sociale, écologique et démocratique. »

    Les deux meneurs se disent ainsi « convaincus que face à la droite et à l’extrême droite, un autre chemin est possible. » Un chemin qui doit passer par l’échelon communal : « la commune est le cœur de la démocratie de proximité, mais elle est asphyxiée par les coupes budgétaires et les transferts de compétences. Les citoyens sont de plus en plus éloignés des décisions et des pouvoirs financiers », constatent les communistes. « Pour autant, elle peut être un pôle de résistance, de construction d’une alternative par des projets novateurs, solidaires, écologiques, répondant aux besoins sociaux et aux enjeux sociétaux. »

    Dans cette optique, de nombreuses questions se posent : « Comment la commune pourrait rendre du pouvoir d’achat aux citoyens ? Comment la repenser dans sa transition écologique et solidaire ? Comment aborder les questions liées à la santé ? Comment développer les services publics et reprendre la main sur les biens communs ? » Une liste non exhaustive à laquelle les Cuersois sont invités à réfléchir mardi 30 septembre à 18h30.

    Informations par mail : gauchecuers2026@gmail.com

  • « Les soldats ont fait la guerre en la maudissant »

    « Les soldats ont fait la guerre en la maudissant »

    La Marseillaise : Que s’est-il passé à la Courtine en 1917 ?

    Jean-Yves Le Naour : C’est un événement un peu exceptionnel, une sorte de prolongement de la révolution russe en pleine Creuse. En 1914, la France a moins d’hommes que l’Allemagne et demande donc au tsar russe des hommes contre des fusils. La Russie envoie donc 40 000 hommes, bien que la France en ait voulu 500 000. Ces hommes se sont bien comportés mais lorsque la révolution russe survient en février 1917, ils n’ont qu’une envie, rejoindre la Russie pour participer au partage des terres. Ils n’ont plus du tout envie de faire la guerre. Ils commencent alors à s’organiser en soviet et à questionner l’autorité. On les retire donc du front et on les met dans une caserne au centre de la France, à la Courtine, en Creuse. On les oublie un peu, mais ils s’organisent et prennent le contrôle de leur caserne. Pour les soumettre, la France va les encercler et les bombarder, faisant une dizaine de morts en septembre 1917. Quand ils se sont rendus, ils ont été envoyés dans un bagne en Algérie.

    Y a-t-il eu d’autres mutineries de cette ampleur lors de la Grande Guerre ?

    J.-Y.L.N. : Il y a eu des Tunisiens qui ont refusé d’obéir en décembre 1914, parce qu’ils sont épuisés. C’est l’hiver, il fait froid, ils pataugent dans l’eau, ils ne dorment pas. Quand on leur a demandé d’attaquer, ils n’ont pas pu. Il y a donc eu plusieurs fusillés, pour l’exemple, mais peut-on parler de mutinerie ? Je ne sais pas. Il y a aussi les mutineries de 1917 des poilus qui sont très documentées.

    Quels sens ont ces mutineries ?

    J.-Y.L.N. : Il y a le désir de paix. Mais pour les Français, le désir de paix est inatteignable, en dehors d’un renversement de l’ordre politique. Ils se replient donc vers des revendications acceptables : comme davantage de permissions. Les Français ne veulent pas la défaite de la France. Lénine lui, prône le défaitisme révolutionnaire, qu’il a théorisé. Mais ce défaitisme révolutionnaire n’est pas porté par les socialistes français. Ils veulent sortir de la guerre, mais pas au prix de la défaite de leur pays. Ils sont donc coincés. Les soldats français ont fait la guerre tout en la maudissant, mais ils l’ont faite. À gauche, on a consenti à la guerre en imaginant que c’était la dernière et qu’on allait tuer la guerre en renversant les trônes, les Kaisers, les Césars, l’impérialisme. Mais on s’est aperçus, trop tard, que c’était la guerre elle-même, la barbarie. Ces mutineries elles disent une part de résistance à cela.

  • « Je veux combattre cette politique de droite »

    « Je veux combattre cette politique de droite »

    La Marseillaise : Les communistes vous ont désigné mardi comme tête de liste pour les prochaines municipales. Qu’est-ce qui vous a motivée à vous engager ?

    Aurélie Grach : C’est une suite logique de mon engagement depuis 2008 à Port-Saint-Louis, au niveau associatif, sportif, éducatif et politique. À l’époque j’étais conseillère municipale déléguée aux seniors, c’est à ce moment-là que j’ai voulu m’investir dans ma ville. Nous avons pu redéfinir l’action sociale, répondre à tous, être au plus proche de la population. Ce travail de terrain est très important pour moi. Aujourd’hui, je veux transmettre mes valeurs militantes, humaines, rassembleuses, m’impliquer.

    Quels projets avez-vous réussi à concrétiser lors de ce premier mandat ?

    A.G. : À l’époque, le centre communal d’action sociale était dans les locaux de la mairie, il n’y avait aucun secret professionnel. Nous l’avons déménagé, pour respecter les personnes. Et nous avons lancé le projet de la crèche, de la maison de retraite… Même si nous ne les avons pas inaugurés nous-mêmes. C’est cette équipe rassemblée qui m’a donné le goût. Toutes les meilleures réalisations historiques de Port-Saint-Louis étaient les nôtres, et elles venaient répondre aux besoins de la population, de la petite enfance jusqu’à nos aînés.

    Et vous aviez ces engagements associatifs…

    A.G. : Sans associations la ville ne vit pas. C’est un appui pour Port-Saint-Louis, qu’elles soient culturelles, sportives… C’est ce qui fait son attractivité en partie.

    Vous étiez dans l’opposition lors du dernier mandat, comment l’avez-vous vécu ?

    A.G. : On a fait avec ! [rires] C’est une des raisons qui me pousse à être volontaire pour les prochaines municipales. Je veux combattre cette politique de droite et ce soutien à Emmanuel Macron dans une ville ouvrière. Des sujets essentiels ont été trop souvent oubliés ou insuffisamment portés, comme la santé, l’éducation, la sécurité, le bien-vivre. Martial Alvzarez a oublié les besoins de la population, il ne les a pas tous écoutés ou accompagnés alors qu’il disait qu’il allait être le maire de tous les Port-Saint-Louisiens. Il n’a été le maire que d’une partie de la population. Toutes les fêtes se passaient sur le port de plaisance, en oubliant les quartiers de la ville qui meurent à petit feu, et les commerces avec.

    C’est une ville où l’extrême droite est arrivée en tête lors des derniers scrutins, ça vous inquiète ?

    A.G. : Je le vis mal, j’ai des enfants métis en plus… Il faut combattre l’extrême droite, elle ne devrait pas exister autant à Port-Saint-Louis qui est une ville ouvrière, avec toute son histoire, avec toute la population qui y habite. On y a oublié le bien-vivre ensemble. Parfois, le partage, la solidarité se perdent. Martial Alvarez lui ne s’est pas positionné pendant les législatives contre le candidat du RN, Emmanuel Fouquart. La seule fois où il s’est positionné c’était en soutien à Macron ! Alors qu’il est ouvrier ! Il faut faire barrage, il faut lutter contre ce racisme. Le bien-vivre se vit ensemble, pas autrement.

    C’est une ville où se pose aussi la question de la réindustrialisation.

    A.G. : Nous serons attentifs à ces sujets, à la décarbonation de l’industrie. Il faut développer l’emploi industriel et ce port qui grandit, qui est un poumon économique pour notre ville et les populations. Mais en restant vigilants à l’amélioration du trafic routier, à la santé des populations, aux répercussions que cela peut engendrer.

    Quelles seraient vos premières mesures si vous l’emportez en mars prochain ?

    A.G. : Agir pour la santé, l’éducation… Tout tourne autour du bien-être et du bien-vivre à Port-Saint-Louis, à ces thématiques de la vie quotidienne qui touchent chaque habitant. Et la sécurité aussi, c’est important face à des incivilités qui augmentent. Il faut pouvoir arrêter ces agressions, ces dégradations que les habitants peuvent connaître.

    Maintenant que vous êtes désignée pour mener l’union à gauche, quelles seront les prochaines étapes pour vous ?

    A.G. : Constituer l’équipe ! Parce que seule, je ne suis rien ! Je veux rassembler les forces de gauche, qu’on ait des personnes engagées, politiquement ou non, des Port-Saint-Louisiens qui ont à cœur de travailler pour leur ville, et que ce soit une équipe intergénérationnelle. On a besoin de tout le monde, quel que soit leur statut, leur profession ou qu’ils soient privés d’emplois, que cela représente Port-Saint-Louis et toutes ses richesses.

  • Une asso pour préparer le terrain des municipales

    Une asso pour préparer le terrain des municipales

    « On va l’annoncer officiellement dans très peu de temps », informe Patrick Ducôme. Militant socialiste ciotaden, il a constitué, le 2 septembre dernier, avec Jean-Pierre Freani, secrétaire, et Jérôme Assier, trésorier, l’association loi 1901 « La Ciotat en commun ». Lui en sera le président. Si « La Ciotat en commun » porte un nom similaire à Aubagne en commun, elle n’en a pas la même nature. La première se présente en effet comme une coalition de forces politiques de gauche et de citoyens en vue des municipales à Aubagne. « La Ciotat en commun », elle, « est un groupe composé de membres de la société civile et de membres de partis politiques. C’est une initiative citoyenne », insiste Patrick Ducôme. « La Ciotat en commun veut regrouper toutes les forces progressistes qui souhaitent travailler en commun sur l’expertise des grands dossiers de la ville comme sur les enjeux métropolitains liés à la commune », poursuit-il.

    « Force de propositions »

    L’état d’esprit est « d’être une force de propositions sans minorer ni dénigrer pour autant le travail effectué par l’exécutif actuel de la ville ou par les associations résidentes ». Patrick Ducôme détaille : « On est partis de l’idée : qu’avons-nous en commun nous les Ciotadens et que voulons-nous sauvegarder et enrichir. » Par exemple, « La Ciotat en commun préconise de sauvegarder l’espace public, notre site urbain central ou décentralisé, le logement accessible à tous, la défense des intérêts vitaux de la commune que sont l’eau, l’énergie partagée, la mer défendue, la sécurité des habitants et la lutte pour sortir des précarités et des discriminations, l’école et les lieux de formation et d’éducation, la défense de tous les services publics, la culture pour tous… » Vis-à-vis des partis politiques à La Ciotat, l’asso se positionne ainsi : « La Ciotat en Commun pourrait éventuellement proposer sous cette appellation une liste des colistiers progressistes, groupe des forces de gauche pour les prochaines élections, selon les accords qui découleront des négociations en cours entre partis et mouvements politiques. » Le temps citoyen n’est pas le même que le temps des appareils politiques, on le sait. « Pour l’heure, il n’y a à La Ciotat, à gauche, que des souhaits d’accord d’appareils. Or nous souhaitons surtout un accord sur le programme. Bien sûr on est contre la droite et l’extrême droite, mais ça ne fait pas un programme. Or c’est sur celui-ci qu’on pourra convaincre les électeurs », plaide-t-il.

  • Une ébauche de programme pour le Printemps biterrois

    Une ébauche de programme pour le Printemps biterrois

    À Béziers, la gauche se met en ordre de bataille pour les municipales. Réunies sous la bannière du Printemps de Béziers, les principales formations (le PCF, les Écologistes, le PS, l’Après, Génération.S, Place publique, seule LFI n’ayant pas rejoint le mouvement pour le moment ont dévoilé leurs axes pour le scrutin des 15 et 22 mars, après avoir désigné le 7 septembre l’écologiste et élu d’opposition Thierry Antoine pour mener la campagne.

    Bien que tête de liste, le candidat insiste sur le caractère collectif du Printemps. « Nous sommes avant tout une équipe de militants, de citoyens investis dans la vie locale. Des gens qui ont les pieds sur terre, ici, il n’y a pas d’ego surdimensionné. On n’aura pas de show à l’américaine, il n’y a pas d’obsession pour les caméras et les projecteurs », souligne Thierry Antoine. En ligne de mire, l’édile d’extrême droite Robert Ménard, « le maire de BFM qui ne s’occupe plus que de son image, persuadé qu’il a un destin national ». Ainsi, pour se démarquer, la liste de gauche entend « proposer tous les quinze jours des mesures qui répondent aux urgences des Biterrois ». Première priorité affichée, l’emploi. « Ou plutôt le manque d’emplois et son corollaire, la pauvreté. Nous aurons l’occasion de présenter prochainement un projet qui va générer la création de plusieurs centaines d’emplois », poursuit Thierry Antoine.

    Kits gratuits à l’école

    Vient ensuite la santé, dans un territoire s’apparentant de plus en plus à un désert médical. « La moitié des généralistes sur le Biterrois a plus de 65 ans et va donc bientôt partir à la retraite. Des gens n’ont pas de rendez-vous, pas de médecin traitant. Nous allons donc offrir un service de soins municipal avec des médecins salariés », insiste Évelyne Coulouma, représentante de Place publique.

    Côté éducation, alors que 52% des enfants de moins de 11 ans vivent sous le seuil de pauvreté à Béziers, le Printemps de Béziers s’engage à lutter contre la précarité. « La mixité sociale n’existe plus ou trop peu à Béziers. Un uniforme [mesure introduite par Robert Ménard, Ndlr] ne nourrit pas un enfant. Nous voulons donc lever le frein du coût de la scolarité en distribuant gratuitement des kits pour chaque enfant, ce qui représente 192 000 euros, un montant moindre que les uniformes distribués à quatre écoles », soutient Marie Laloma, cheffe de file du PS dans le Biterrois. Et de promettre également le recrutement d’une Atsem par classe.

    À ces trois chantiers s’ajoute celui des transports. « Nous portons la remise en cohérence d’un réseau adapté à ce qu’est Béziers. C’est une ville qui a connu un développement exponentiel sans gagner beaucoup de population. Aujourd’hui, la ville n’est pas que l’hypercentre, sur lequel est concentré l’ensemble de notre réseau en commun », souligne le communiste Nicolas Cossange.

    La campagne municipale est bel et bien lancée à Béziers.

  • Populaire et déterminé

    Populaire et déterminé

    Avant même que les centaines de cortèges s’élancent partout en France ce jeudi 18 septembre à l’appel d’une intersyndicale soudée pour la justice sociale et fiscale et contre les projets d’austérité du énième gouvernement de la Macronie, le monde du travail a d’ores et déjà gagné les cœurs et les têtes.

    Selon un sondage rendu public mercredi par Elabe pour BFMTV, 56% des Français « soutiennent » l’appel de l’intersyndicale.

    Une large majorité (66%) estime aussi que la politique du nouveau Premier ministre sera « dans la continuité de celle menée par
    les gouvernements précédents d’Emmanuel Macron
    ». Le mot de « rupture » avancé par Sébastien Lecornu ne fait pas illusion, pas plus que son auteur n’a convaincu les représentants de gauche qu’il a reçu mercredi à Matignon.

    Changer de cap

    Les Français veulent du changement dans leur vie et un cap clair. Cela passe par de bons salaires, de bons emplois, de bons services publics et une fiscalité juste avec la taxation des ultra-riches. Bref, ils exigent que l’orientation politique menée depuis huit ans par Emmanuel Macron s’arrête et que notamment l’inique réforme des retraites soit abrogée.

    les professions intermédiaires sont d’ailleurs 64% à soutenir la mobilisation du mouvement social, et 60% des employés et ouvriers également. Nombre de ces travailleurs seront soit en grève soit en manifestation.

    Face à la puissance de ce mouvement, le gouvernement démissionnaire et minoritaire, panique. Signe de sa fébrilité, le déploiement des forces de l’ordre est à un niveau inégalé alors qu’il est désormais éclatant que le rapport de force est du côté des travailleurs, rassemblés dans un élan populaire et déterminé.

  • Le Medef Sud combat LFI mais « discute » avec le RN

    Le Medef Sud combat LFI mais « discute » avec le RN

    En conférence de presse, ce mercredi à Marseille, le président du Medef Sud, Stéphane Benhamou, a décidé d’envoyer les pieds à l’encontre de différents partis de gauche, sur fond de débat autour du budget et des consultations du Premier ministre, Sébastien Lecornu. « La démagogie, le clientélisme, l’incurie et l’inculture des politiques, notamment LFistes, m’insupportent de plus en plus. Raconter à ce point des bêtises, ce n’est pas possible ! », entame-t-il, visiblement remonté. Il fait notamment référence au passage d’Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, sur BFMTV, le 11 septembre dernier, qui s’était pour le moins emmêlé les pinceaux à propos du fonctionnement de la taxe Zucman. « LFI, Mélenchon, Coquerel… Ils surfent sur les angoisses des gens qui ne voient pas de perspectives et qui considèrent que faire payer les riches peut apporter des réponses à leurs difficultés, ce qui est totalement faux », développe Stéphane Benhamou. Il s’attaque également à l’économiste Gabriel Zucman et ses soutiens. « Ce nouvel économiste… Un pikettyste punaise ! [sic, référence à l’économiste classé à gauche Thomas Piketty] Il n’a jamais vu une entreprise. Il ne sait pas faire la différence entre un résultat d’exploitation et le patrimoine virtuel. » En passant, le PS en prend aussi pour son grade puisque l’entrepreneur varois dénonce ses « gesticulations ». « On ne peut pas se revendiquer élu de la république et tenir des propos clientélistes comme ça », tacle-t-il, accusant les socialistes de « surfer à 6 mois des municipales ». En bref, Stéphane Benhamou suit les traces de Patrick Martin, président du Medef, dans sa montée au créneau contre une potentielle reprise de mesures proposées par la gauche par le nouveau Premier ministre.

    « Ils veulent la stabilité fiscale »

    Mais il va bien plus loin dans son raisonnement, dressant un cordon sanitaire à l’encontre de LFI : « Je reconnais le travail des élus locaux et régionaux, de toutes couleurs politiques confondues, à l’exception de LFI. » Par contre, il n’a visiblement aucun problème à tendre l’oreille en direction d’élus d’extrême droite. « Je discute très régulièrement avec des députés du RN, tous me disent qu’ils veulent la stabilité fiscale, qu’ils demandent à ce que les entreprises ne soient pas davantage taxées », explique-t-il sans sourciller. De quoi contraster avec la position de son prédécesseur, Jean-Louis Maurizi, qui pointait un « programme économique vide et [qui] n’a aucun sens » du côté du RN lors des dernières élections européennes. Après l’invitation de Jordan Bardella à l’université d’été de l’organisation patronale, espérons que le grand patronat ne reprenne pas des positions que l’on croyait révolues depuis 1944…