Tag: Gauche

  • Le RN parachute Julien Sanchez pour faire main basse sur Nîmes

    Le RN parachute Julien Sanchez pour faire main basse sur Nîmes

    « Le prochain maire de Nîmes sera communiste ou Rassemblement national ». C’est par cette prophétie destinée à siphonner une droite en fin de règne et divisée que Julien Sanchez (RN) a officialisé, samedi 17 janvier à l’hôtel Imperator, sa candidature à la mairie de Nîmes.

    Après avoir (en vain) tendu la main à Franck Proust (LR-UDI-Horizons) pour constituer une liste d’union des droites, Julien Sanchez, le vice-président du RN qui est aussi le directeur de la campagne pour le parti d’extrême droite, s’est auto-adoubé candidat RN en se parachutant à Nîmes avec le soutien de l’Union des droites pour la République (UDR), du Rassemblement pour la République (RPR) et de l’Avenir français. Si l’actuel président de l’Agglo Franck Proust (soutenu par le maire sortant Jean-Paul Fournier) et l’ex-premier adjoint Julien Plantier s’étaient entendus, « je n’y serais pas allé », prétend Julien Sanchez, opportuniste. « Avec deux listes, c’est fini pour eux, ils ont perdu », estime celui qui espère faire main basse sur la capitale gardoise.

    Sans rien dévoiler de son programme, Julien Sanchez a indiqué que deux députés seraient sur sa liste : Yoann Gillet et Sylvie Josserand. Actuel député européen, le vice-président du RN serait lui-même touché par le cumul des mandats si il venait à s’emparer de Nîmes. Un appétit qui confirme qu’il n’avait que faire des Beaucairois qu’il avait délaissés en 2024 pour aller se faire élire au Parlement européen.

    Dans un département qui est tombé dans le piège de l’extrême droite aux législatives 2024 (6 circonscription raflées sur 6), Julien Sanchez sera une menace majeure pour le camp des progressistes incarné par la liste « Nîmes en commun » de Vincent Bouget. Réalisé en novembre par l’institut Quorum pour Le Réveil du Midi, un premier sondage (à la méthodologie critiquée par la commission des sondages) donnait Vincent Bouget (en tête au premier tour dans 2 configurations sur 3), au coude-à-coude avec le RN et la droite en fonction du nombre de listes en lice.

    Depuis, l’offre politique s’est éclaircie et la campagne s’apprête à entrer dans le sprint final. Outre Vincent Bouget (Nîmes en commun), Franck Proust (LR-UDI-Horizons), le dissident Julien Plantier associé à la macroniste Valérie Rouverand (Renaissance) et donc l’extrême droite avec Julien Sanchez, la France Insoumise mènera une liste portée par Pascal Dupretz. L’ancien gilet jaune Jean-Marc Philibert entend lui aussi présenter une liste citoyenne « Vivons Nîmes ».

  • Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Lundi 19 janvier à 15h30, à l’auditorium du centre Pablo Neruda, le collectif Nîmes en Commun franchira une nouvelle étape de sa campagne municipale. À l’occasion d’une conférence de presse, ses représentants présenteront officiellement le programme qui portera la liste conduite par Vincent Bouget en mars prochain. Un programme dont la particularité tient moins à l’accumulation de propositions qu’à la méthode qui a présidé à sa construction. Depuis un an, le collectif a multiplié les temps d’écoute et de débat à travers la ville : réunions publiques, rencontres d’appartement, entretiens vidéo, et surtout un vaste questionnaire auquel près de 3 000 habitants ont répondu. Sécurité, jeunesse, logement, transports, considération : les priorités exprimées par les Nîmois ont progressivement structuré le projet.

    Cette démarche a trouvé un prolongement éditorial avec la parution du livre Si je vous dis Nîmes, coécrit par Vincent Bouget et Clément Luy, publié aux éditions Au Diable Vauvert. Un ouvrage qui restitue la matière brute de cette consultation et assume une ambition : redonner une place centrale à la parole citoyenne. « Ce qui compte d’abord, c’est le sens, le projet collectif », résume le candidat, qui revendique une inversion de la logique politique traditionnelle : non plus « faites-moi confiance », mais « on vous fait confiance ».

    Le programme dévoilé lundi se voudra ainsi la traduction concrète de ce travail patient. Parmi les thématiques appelées à structurer les propositions : justice sociale, transition écologique, place de la jeunesse, rééquilibrage des quartiers, démocratie locale et accès aux services publics.

  • Le PCF local et Génération.s font le choix de LFI à Avignon

    Le PCF local et Génération.s font le choix de LFI à Avignon

    Il fallait bien un restaurant de l’intra muros pour officialiser ce qui mijotait depuis plusieurs semaines dans le cadre de l’union à gauche en vue des municipales. Ce vendredi, à deux mois du premier tour, c’est un choix fort qu’ont opéré deux partis de l’actuelle majorité sortante. Plutôt que de suivre le candidat qui apparaissait comme le plus naturel, David Fournier (PS), les militants et responsables locaux de Génération.s et du PCF ont opté par la liste insoumise de Mathilde Louvain.

    « Avignon est un laboratoire, à rebours d’autres élections », reconnaît Julien De Benito, secrétaire départemental du PCF 84. Sans être brouillé avec David Fournier, l’actuel adjoint au maire juge la méthode de Mathilde Louvain plus pertinente : « On a mené un travail de terrain, en parlant d’abord de programme avec les citoyens, cela a créé une dynamique qu’on a voulu préserver alors que David a démarré sa campagne de manière très traditionnelle. » Autrement dit, chercher d’abord à recueillir les soutiens des partis. Malgré les remontrances du national, conduisant, mercredi soir, les militants locaux à un nouveau vote, qui a confirmé le choix initial. « On nous a fait remarquer que dans les villes à direction communiste, il y avait en face des listes insoumises mais l’enjeu local a primé », poursuit Julien De Benito.

    À ses côtés, Éric Deshayes est dans la même démarche. Référent Génération.s 84 et adjoint au maire, il indique avoir « d’abord cherché à privilégier l’écoute des habitants dans une démarche d’ouverture citoyenne plutôt que d’aller ajouter notre logo à la collection de partis ». Depuis plusieurs semaines, le PCF et G.s font partie intégrante du mouvement citoyen Avignon collectif qui rejoint également LFI. « On n’est pas dans le rejet des partis mais pour de nouveaux visages et de nouvelles pratiques », abonde l’artiste Thomas Pitiot, membre actif d’Avignon collectif.

    « Tout faire » pour n’avoir qu’une liste au 2nd tour

    Tout comme Zinèbe Haddaoui, adjointe aux sports, devancée en avril par David Fournier pour représenter le PS aux municipales. Désormais en dehors du PS, l’élue considère qu’Avignon collectif « a permis aux citoyens hors partis d’être acteurs » d’une démarche programmatique et de renouveau. « La ville s’est transformée pendant deux mandats, c’est une base sur laquelle s’appuyer pour impulser un nouvel élan », complète Rémy Blanc, conseiller départemental PCF.

    « On est ravis que nos énergies se rejoignent et que, pour une fois, le national ne vient pas miner une situation locale », se satisfait Mathilde Louvain, mettant en avant « le fond plutôt que les personnes ». « Ça bouillonne à Avignon, si certains nous pensaient petits, on est plus grands qu’on ne le croit », se délecte le député (LFI-NFP) Raphaël Arnault, fort soutien de campagne et possible candidat seulement en position non éligible. Ce nouvel attelage espère arriver en tête à gauche au 1er tour et « tout faire pour qu’il ne reste qu’une liste au second tour », conclut Mathilde Louvain.

  • Mario Martinet candidat à Berre-l’Étang pour « terminer les projets »

    Mario Martinet candidat à Berre-l’Étang pour « terminer les projets »

    « La mayonnaise a pris. » Mario Martinet, maire (DVG) de Berre-l’Étang, a donné une conférence de presse, vendredi matin à la salle Alain-Bombard, pour annoncer le lancement de sa campagne pour les élections municipales de mars 2026, avec sa liste Berre avenir.

    « Personne n’a envie de partir », indique d’emblée le maire-candidat, qui a dressé un rapide bilan. S’il devait retenir une chose, Mario Martinet tranche : c’est le centre médical. « Berre était un désert médical », selon le mairel, tout en soulignant « en même temps la réanimation du centre mutualiste Gabrielli », anciennement Oxance. Si la Ville cherche encore un spécialiste, « nous avons récupéré les médecins et on fait en sorte que les Berrois puissent se soigne,r car c’est essentiel », affirme le maire. Et ce n’est pas tout : « Nous allons l’accompagner pour qu’il bénéficie d’un IRM », annonce le candidat.

    « Dans la vie, il y a trois piliers que sont la santé, le logement et l’emploi », estime l’élu. Sur ce dernier point, l’édile craint pour le complexe pétrochimique LyondellBasell de Berre, actuellement en vente, « normalement réglée à la fin du premier semestre 2026 avec un groupe d’investisseurs allemands », avance-t-il.

    « Mon cœur est à gauche »

    La raison qui pousse Mario Martinet et son équipe à rempiler est simple. « Nous n’avons pas terminé certains projets », en particulier la piste cyclable de la coopérative vinicole à la plage. Mais, aussi, la réhabilitation de la chapelle Notre-dame de Caderot, dont le plancher s’effondrait, retardée par des fouilles archéologiques. « Les travaux devraient débuter en 2026 », d’après l’élu.

    L’ambition du maire est de « changer l’image de Berre », cette ville « où on venait pour travailler » et où l’on vient désormais aussi vivre et se divertir. Festives de Berre, Nuits de Berre, concerts gratuits de Gims ou Vitaa, mais aussi les sports constituent une offre que le maire veut continuer à développer. Notamment avec l’aménagement d’un gymnase au quartier Fernand-Léger pour le club de basket ou encore des anciens hangars avec quatre salles de sport pour le taekwondo et la boxe, entre autres.

    Mario Martinet, ancien socialiste, présente sa gestion comme politiquement neutre, même s’il affirme que « [s]on cœur est à gauche ». Et reste fidèle à cet engagement : « Mon adversaire essentiel est à l’extrême droite. »

    Le prochain rendez-vous de la campagne sera celui du bilan face à la population, vendredi 6 février à 18h30, salle Alain-Bombard. Liste et programme seront annoncés le 27 février à la salle polyvalente.

  • Daniel Barrière se pose en seul véritable candidat de gauche à Bollène

    Daniel Barrière se pose en seul véritable candidat de gauche à Bollène

    Fort des échos positifs rencontrés auprès de la population lors de ses différents échanges, l’équipe de « Bollène, à gauche » avait pris soin de demander l’interdiction de circulation devant son local de campagne, ce mardi soir, à l’occasion de l’inauguration de ce lieu qui, depuis déjà plusieurs semaines, accueille débats et réflexions sur le programme municipal en cours d’élaboration. La salle s’est en effet avérée trop petite pour contenir la foule de sympathisants.

    C’est un Bollénois de fraîche date et encore plus récemment père de famille, Théo Falques, qui prenait la parole en premier afin d’expliquer son engagement sur la liste. Pour ce professeur, membre de la France insoumise, Bollène est une ville très bien située et dotée d’un fort potentiel, mais plombée par une urbanisation trop éparpillée où la place de la voiture est trop importante. Il souhaite développer en priorité les déplacements doux. Autre colistière jeune maman et bollénoise de toujours, Reine Bougrine, appuie sur la jeunesse, se rappelant avoir bénéficié de centres de vacances aujourd’hui fermés. Enfin, Patricia Ramière Baumann, membre de l’Anacr et jeune retraitée, plaide pour apaiser les relations entre les élus, la direction et le personnel communal, afin de redonner tout son sens à ce service public.

    Déjà candidat en 2020 (10,5%), Daniel Barrière (PCF) s’est placé comme le candidat de la gauche, alors que le maire-candidat sortant Anthony Zilio (SE) en était issu en 2020 et mène une majorité très diverse. Plus de justice sociale, de paix, d’écologie, de culture, et d’actions envers la jeunesse ont été les orientations énoncées par Daniel Barrière.

  • Les soutiens pluralistes de Michaël Delafosse à Montpellier

    Les soutiens pluralistes de Michaël Delafosse à Montpellier

    A deux mois du 1er tour des municipales, dimanche 15 mars, le faux suspense est sur le point de s’achever à Montpellier. Après avoir « pris le temps de la réflexion en famille » durant les fêtes, Michaël Delafosse devrait révéler sa décision dans les tous prochains jours.

    C’est en tout cas le souhait de l’ensemble de ses compagnons de route du mandat qui s’achève ainsi que des nouveaux soutiens fraîchement ralliés. « Nous avons besoin de Michaël Delafosse pour nous mener à bon port. Nous l’appelons à se porter candidat pour un nouveau mandat », déclare, mercredi 14 janvier, l’adjoint Sébastien Cote qui sera son directeur de campagne.

    En réalité, tout est déjà dans les tuyaux. Depuis septembre, pendant que les opposants critiquent une ville en travaux, les partisans du maire distribuent des tracts et peaufinent le futur programme « apaisé » rassurent-ils. Ne manque à l’appel que le capitaine qui devrait s’exprimer en début de semaine.

    D’ici là, tous expliquent pourquoi ils poursuivent l’aventure. Le satisfécit autour du bilan en priorité. 5e ligne de tramway, 50 000 arbres plantés, police des transports et brigade du logement social créées… « Les engagements pris en 2020 ont été tenus », salue la présidente du groupe PS, Julie Frêche. Hervé Martin (PCF) n’oublie pas les mesures du bouclier social : « On a fait la gratuité des transports, la tarification sociale des cantines, le coup de pouces pour les inscriptions sportives et culturelles… C’est la preuve qu’on peut transformer la vie des gens ». Sans oublier la gratuité des 15 premiers m3 d’eau, la création d’une mutuelle communale ou d’une unité mobile pour le dépistage dans les quartiers. « En matière de santé, il y a un avant et un après. Montpellier a encore besoin de Michaël Delafosse », complimente Élodie Brun-Mandon. Issue de la société civile, elle assure que le maire est à l’écoute. « Ça m’horripile d’entendre qu’il déciderait seul ».

    Si les militants Verts ont majoritairement voté pour une liste du député Jean-Louis Roumégas, les élus écolos de la majorité soutiennent toujours Michaël. Delafosse. « Les gens ne veulent pas que les écologistes soient divisés. Ce bilan est une grande fierté. On n’a pas d’ennemi à gauche », affirme Marie Massart. Un temps fâché après le gazage de chauve-souris, Eddine Ariztegui (Parti animaliste) poursuit lui aussi, saluant le financement d’un « hôpital pour la faune sauvage ».

    Une campagne « digne »

    Attaché à la défense de la laïcité et au développement économique, Michel Aslanian (PRG) devrait lui aussi être sur la liste. De même que Radia Tikouk (Génération Écologie) et bien d’autres. Parmi les ralliés récents, Nelly Lacince (GRS) explique avoir été « bluffée par la construction de la ligne 5 en 5 ans ». Membre de l’Engagement d’Arnaud Montebourg, Olivier Andrieu estime que « Michaël Delafosse a une vision pour Montpellier » qui doit être « réindustrialisée ». Quant à Muriel Ressiguier, elle se dit prête à œuvrer pour le logement. L’ex-députée Insoumise, éjectée par Jean-Luc Mélenchon, a tourné la page LFI. « Laissons la haine aux haineux. Dans un monde qui change, essayons de faire de Montpellier une ville qui résiste à l’obscurantisme. On doit résister plutôt que discuter des virgules dans un tract. Je veux parler aux cerveaux et aux cœurs, miser sur l’intelligence et l’humanité ».

    Les listes devant être déposées le vendredi 26 février au plus tard, il reste quelques semaines pour constituer celle de la majorité sortante. « On va trouver un équilibre politique, chacun doit trouver sa juste place », promet Sébastien Cote.

    « On est fort d’un bilan »

    En charge des négociations avec les partenaires, le Christian Assaf se dit enthousiaste. « Cela n’a jamais été aussi simple, on est fort d’un bilan ». L’élu socialiste espère juste ne pas revivre les coups bas de 2020 lors de la campagne « la plus folle » de France. « On voit avec la colère des conchyliculteurs dirigés par le RN que le désordre du monde est aussi à Montpellier. L’heure n’est pas à la revanche ». Et S. Cote de souhaiter une campagne « digne ». « En 2020, Michaël Delafosse avait dû aller voter sous escorte policière. »

  • La gauche organise sa première réunion à Aix-en-Provence

    La gauche organise sa première réunion à Aix-en-Provence

    L’union de gauche, rangée derrière le candidat aux élections Marc Pena (député PS) a tenu, ce mercredi soir, une réunion publique autour de la thématique du logement. Associations, soutiens de listes, mais surtout les chefs de file des partis de gauche (hors LFI) se sont retrouvés au local de campagne dédié aux élections, 13, rue Granet. « Le logement est une question qui touche à la dignité humaine (…), ce n’est pas une variable d’ajustement des politiques publiques », a lancé Marc Pena. Nous reviendrons sur cette rencontre dans nos colonnes, ce vendredi.

  • Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    « Dans ce combat, les communistes doivent être en première ligne. » L’opération de tractage a été décidée voilà quelques jours dans toutes les sections communistes marseillaises. Pour Anthony Gonçalves, chef de file PCF aux municipales, le sondage La Marseillaise /Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié dans nos colonnes ce 13 janvier, qui met à égalité au premier tour le maire sortant, Benoît Payan (DVG), et le candidat du RN avec 30% d’intentions de vote, a renforcé la nécessité de s’engager dans la bataille. À l’aune de l’histoire des communistes dans la ville, « acteurs majeurs de la Libération, les armes à la main », il s’agit pour lui d’un « coup de tonnerre » : « On est saisi par l’effroi que cette dynamique RN fait peser sur la ville. »

    Faire s’exprimer les quartiers populaires

    Saluant l’entrée en campagne de Benoît Payan, il ajoute que cette opération va permettre de « rappeler que le rassemblement à gauche, des citoyens, des écologistes, du monde du travail autour de [cette] liste doit se faire maintenant, de la façon la plus large possible et dès le premier tour ». Un rassemblement où le PCF a son rôle à jouer.

    « On doit être à l’avant-garde du dialogue avec les quartiers populaires, celles et ceux qui ne veulent pas revenir à cette ville de classes construite pendant 25 ans de gestion de droite », assène Anthony Gonçalves. Pour convaincre là où, souvent, on ne va plus aux urnes, les communistes comptent sur leurs propositions qui ont « infusé » le programme, mais aussi sur leur bilan au sein du Printemps marseillais : « Je pense au combat pour l’accès aux soins, le logement, l’égalité homme-femme. Il y a aussi ce qui a été fait par nos adjoints, Audrey Garino dans le domaine de la solidarité, Jean-Marc Coppola à la culture. »

    Et d’insister aussi sur le développement du port, inquiet de ce que « certains veulent en faire, y compris d’où on ne l’attendrait pas »… En clair, des insoumis. « Nous sommes partisans de lier de façon indissoluble développement économique et exigences écologiques. Ce n’est pas en les opposant qu’on va avancer », estime-t-il.

  • Compte à rebours

    Compte à rebours

    Dans deux mois exactement, le premier tour des élections municipales aura lieu. Le compte à rebours est lancé pour une campagne qui se déroule dans un contexte inédit à bien des égards.

    Dans les différentes communes, la campagne ne fait que commencer. Écrasé par la crise politique nationale, la menace constante d’une dissolution et l’actualité internationale anxiogène, le débat démocratique local peine à se déployer.

    Et pourtant, les municipales sont un enjeu majeur pour le quotidien que nous allons vivre durant les six et peut-être les sept prochaines années car le grand nombre de scrutins à venir pourrait bien conduire à la prolongation du mandat des maires élus en 2026.

    Expériences positives

    Elles détermineront l’état des services publics, les politiques d’urbanisme et de logement, les actions de solidarité, de protection de la biodiversité et la manière d’associer ou non la population aux choix qui seront faits.

    Dans ce contexte, les gauches, à la peine au niveau national depuis le mandat de François Hollande, font face à un double défi. D’une part, convaincre à nouveau dans les grandes villes qu’elles dirigent malgré la poussée du RN et la stratégie solitaire de LFI, d’autre part reprendre pied dans les petites communes dans lesquelles son influence s’est réduite comme peau de chagrin.

    Pour y parvenir, elles doivent être unies, parler simple et vrai, renouer avec la relation de proximité et les préoccupations quotidiennes des habitants. C’est la condition pour contrer l’extrême droite.

    Dans notre région, où les rapports de forces sont très contrastés, elles ne partent pas de rien, les expériences municipales progressistes qui mettent au cœur de leur action les services publics, la justice sociale, la défense de l’environnement et la démocratie de proximité sont là pour en témoigner.

  • LFI porte un projet de « rupture » sans tout jeter de l’existant à Avignon

    LFI porte un projet de « rupture » sans tout jeter de l’existant à Avignon

    Plus de trois mois après avoir été désignée tête de liste de la France insoumise pour les municipales (15 et 22 mars), Mathilde Louvain a lancé officiellement sa campagne, ce mardi soir, dans un restaurant de l’intra muros. Entourée de plusieurs colistiers et militants, celle qui travaille dans une structure de théâtre avignonnaise a présenté la philosophie de son programme et quelques premières mesures. « C’est un projet de rupture et de radicalité concrète autour des biens communs et du vivre-ensemble », introduit la candidate.

    Par rupture, il ne faut pas y voir une opposition frontale au bilan des 12 années de la majorité sortante de Cécile Helle (PS). Mais plutôt sur les politiques nationales « et un budget aride avec moins de ressources alors que les besoins vitaux augmentent ». Contrairement aux candidats de droite et d’extrême droite qui brossent un portrait calamiteux et outrancier d’Avignon, Mathilde Louvain n’est pas là pour pointer des défaillances. Le nom de sa liste « Faire mieux pour Avignon » résonne aussi comme un message à l’adresse des partenaires de gauche. « Il y a déjà des choses qui se font », reconnaît sans fard la candidate, notamment sur le bâti scolaire quand LFI propose un plan pluriannuel sur le sujet.

    Une seule liste de gauche souhaitée au second tour

    Comme « base structurante », Mathilde Louvain parle de « démocratie locale » avec la proposition d’instaurer un référendum d’initiative citoyenne communale. Il est beaucoup question de logement comme « l’encadrement des loyers » ou la création d’une « brigade contre le logement insalubre ». « Nous souhaitons une régie publique de l’eau et la gratuité des 15 premiers m3 », revendique la candidate. Des prérogatives revenant au Grand Avignon, où « il faudra créer un rapport de force », admet-elle. Question tranquillité publique, LFI entend « revoir les missions de la police municipale qui ne doit pas être un supplétif de la nationale ». Médiation, proximité avec brigade à vélo sont prévues en répartissant mieux les effectifs.

    Créditée de 14% dans un sondage paru fin décembre dans La Provence, Mathilde Louvain garde « la porte ouverte » à d’éventuels renforts. « Les discussions vont bon train », confie-t-elle au sujet notamment du collectif Avignon citoyen. Les choix finaux de Génération.s et du PCF, dont les militants revotent ce mercredi, sont aussi attendus. Quant au second tour ? « On fera tout pour qu’il n’y ait qu’une seule liste. On prendra nos responsabilités face à l’extrême droite », assure Mathilde Louvain. « Si on est premiers, bien évidemment on ouvrira la discussion [avec la liste de David Fournier], s’il y a un autre scénario, ce n’est pas à nous de répondre… », complète Bruno Launay, un des colistiers. Bien d’autres questions vont animer les deux prochains mois.