Tag: Gard

  • [Etoile de Bessèges] Tom Crabbe les a tous pincés à Bellegarde

    [Etoile de Bessèges] Tom Crabbe les a tous pincés à Bellegarde

    Un début en fanfare pour cette nouvelle édition de l’Etoile de Bessèges ! Une équipe s’est directement placée au sommet à l’issue de cette première étape et ce n’est pas l’une que l’on attendait. Les Belges de la Team Flanders Baloise ont tout simplement raflé tout ce qui était possible de rafler. À 20 ans, Tom Crabbe s’est offert la première victoire pro de sa carrière en triomphant en haut de la côte de la Méditerranée, au-dessus de Bellegarde.

    La pluie comme invitée de la journée

    Le jeune coureur a résisté au redoutable champion de Slovaquie Lukas Kubis et a levé les bras sur la ligne d’arrivée. Vainqueur d’étape, leader des classements par points, des jeunes et du général, le compte est bon. La formation flamande est aussi rentrée à l’hôtel avec le maillot de la montagne grâce au numéro de Victor Vercouillie, impérial toute la journée. Un torrent d’émotions pour les Belges membres de la deuxième division mondiale.

    L’une des actrices principales de cette ouverture de l’Etoile 2026 a été la pluie. Un va-et-vient incessant, le ciel attendant même que la course se lance, à 12h30, pour s’énerver. Hormis une accalmie pour les 25 derniers kilomètres, la plupart des coureurs ont passé leur après-midi avec un K-way noir sur les épaules. Bref, dès le kilomètre 0, quatre hommes ont pris la poudre d’escampette. Cette échappée était déjà la bonne puisque le peloton a laissé champ libre rapidement. Quelques-unes des plus petites équipes alignées étaient représentées avec Léandre Huck (Van Rysel Roubaix), Jaakko Hänninen (Nice Métropole Côte d’Azur), Nils Aebersold (Elite Fondations) et Victor Vercouillie (Team Flanders Baloise).

    Ces quatre-là vont donc passer du temps ensemble puisque le peloton a choisi de laisser filer. Plus d’une minute après quelques bornes, une autre supplémentaire à mi-course et même près de quatre minutes après 100 kilomètres. Que l’échappée aille au bout était une réelle possibilité sur ce circuit autour de la commune de Bellegarde. L’entente était excellente entre les fuyards, qui roulaient et se relayaient de manière coordonnée. Ils savaient que seule cette manière de faire pourrait leur offrir un succès lors de cette première étape. Samuel Leroux, de la Total Energies, a bien tenté de partir en contre et rejoindre ce premier groupe, en vain. Ce dernier ne reprenait pas assez de temps et ses efforts étaient trop importants pour espérer quoi que ce soit dans le final.

    Il a manqué 400 mètres à l’échappée

    En quelque sorte, le peloton a joué avec le feu sous ce fort crachin. Deux minutes, c’était encore l’écart à 25 kilomètres. Il fallait s’activer et s’entendre en tête du groupe de chasse pour revenir sur ce quatuor. La Decathlon – CMA CGM et Unibet Rose Rockets ont finalement pointé le bout de leur nez. Un peu aidé par la Groupama – FDJ United, les trois équipes françaises ont réduit la marge des échappées. La vingtaine de secondes dans le final a été rapidement comblée. Le trio – puisque Jaakko Hänninen a lâché prise un peu plus tôt – s’approchait de la dernière bosse quand il a commencé à sentir le souffle de leurs poursuivants.

    Justement, ce dernier kilomètre était difficile et a permis ce retour rapide. La côte de la Méditerranée, c’est 700 mètres à près de 8% de moyenne et un pic à 15%, impressionnant même lors d’un passage en voiture. Le plan de cette échappée est tombé à l’eau à 400 mètres du but. Passé en tête des deux premières montées ici-même, Victor Vercouillie a longtemps cru à la victoire, mais a été rattrapé.

    Dans son sillage, c’est son coéquipier Tom Crabbe qui a jailli pour sortir du groupe et prendre l’avantage. Le jeune belge a été suivi par Lukas Kubis, le Slovaque des Rockets, mais le premier cité a été plus fort sur le replat au sommet. Une joie forcément contagieuse après son arrivée, lui qui l’emporte pour la toute première fois au plus haut niveau. Une sacrée première. Dans ce bazar, le duo a terminé devant sept coureurs français. Les Bucco-Rhodaniens Clément Izquierdo et Maxime Decomble finissent 3e et 4e. Paul Lapeira, déjà en vue, dimanche, à Marseille, est 5e, juste devant Sandy Dujardin.

    Tom Crabbe succède au palmarès, à Bellegarde, à Paul Magnier et Arnaud De Lie, deux hommes qui sont devenus des pointures après leur passage dans le Gard. Journée pluvieuse, journée victorieuse pour la Team Flanders Baloise, le maillot corail de leader du classement général est bien pour leur équipe après le premier des cinq jours de course.

  • [Étoile de Bessèges] Une arrivée en côte dès le premier jour

    [Étoile de Bessèges] Une arrivée en côte dès le premier jour

    Un doux apéritif avant de s’attaquer à l’entrée, au plat de résistance, à l’assiette de fromages et au dessert. Ce mercredi, l’Étoile de Bessèges se lance avec une première étape sans trop de relief entre Bellegarde et Bellegarde (150 km). Le peloton réalisera une quarantaine de kilomètres sur un parcours légèrement bosselé. Les coureurs traverseront d’abord les communes de Redessan et Aramon. Ensuite, les 17 équipes au départ entreront dans un circuit puisque trois passages par la ligne d’arrivée sont prévus. Les villages de Beaucaire et Fourques accueilleront la course avant un premier retour vers Bellegarde.

    Si la majeure partie de cette étape est donc plate, le final semble vouloir offrir du spectacle. 700 mètres à 7,9% de moyenne, c’est ce qui attend les coureurs dans le dernier kilomètre. Cette côte de la Méditerranée, classée en troisième catégorie par les organisateurs, sera à franchir deux fois. Des points seront donc attribués au classement de la montagne avant que les principaux intéressés ne se disputent pas le premier maillot de leader de l’Étoile de Bessèges 2026.

    Un sprinteur ou un puncheur pour la victoire

    L’avenue de la Méditerranée sera donc l’hôte des derniers hectomètres de la première journée. Elle est située au sud-ouest de Bellegarde, à la sortie de la ville, dans un quartier plutôt pavillonnaire. Il y a de l’incertitude autour de cette arrivée car 700 mètres, c’est court, mais 7,9%, c’est raide. Est-ce que les sprinteurs pourront être amenés dans un fauteuil par leurs équipiers ? La victoire se jouera-t-elle entre puncheurs ? Plusieurs questions se posent sur le profil du potentiel vainqueur. Est-ce qu’un Dylan Groenewegen peut s’imposer ou alors, dans les derniers mètres, nous retrouverons plus des Paul Lapeira, Ewen Costiou, Dylan Teuns ou encore Sandy Dujardin ?

    Ce mercredi soir, nous saurons quelle équipe a le mieux géré ce final particulier et qui sera donc le premier leader de l’Étoile de Bessèges. Le classement général ne se jouera sans doute pas ici, mais certains peuvent perdre gros d’entrée de jeu en cas d’incidents ou de méforme immédiate.

    1ère étape entre Bellegarde et Bellegarde (150 km). Départ à 12h30, arrivée prévue à 16h

  • Ce que cachent ces listes dites « sans étiquette, apolitiques »

    Ce que cachent ces listes dites « sans étiquette, apolitiques »

    « Apartisanes, apolitiques, transpartisanes, citoyennes ». À deux mois des municipales, on ne compte plus les listes qui se prétendent « sans étiquette ». À première vue, c’est un non-sens. Pourquoi se présenter au suffrage universel si l’on n’a pas d’idées politiques à défendre ? Autant ouvrir une boucherie vegan.

    En creusant un peu le sujet, on vous répond qu’il s’agit de « défendre de l’intérêt général des habitants ». Encore une lapalissade. Qui oserait candidater en expliquant vouloir défendre des intérêts personnels ? Se servir plutôt que servir. « C’est une façon de ne rien dire, de n’effaroucher personne », explique Michel Crespy. Le politologue montpelliérain confirme la multiplication de ces dénominations fourre-tout. Il explique essentiellement le phénomène par la défiance grandissante des citoyens vis-à-vis des partis politiques, quelle que soit leur tendance. « Ce sont les institutions dans lesquelles les Français ont le moins confiance, à peine 15%. S’afficher, c’est se couper d’emblée d’une partie de l’électorat ». Michel Crespy ajoute que « plus la commune est petite, moins les listes sont étiquetées ». Au contraire des villes, on y vote moins pour des logos que pour des personnalités locales connues.

    En apparence vide de sens, ces absences d’étiquette sont donc calculées. Une stratégie de « faux nez » le plus souvent utilisée par la droite et de plus en plus l’extrême droite jusque dans des petites villes. Si la gauche n’y échappe pas complètement c’est parce que « souvent les partis ne présentent plus de candidats », observe Michel Crespy. Néanmoins l’étiquette divers gauche ou union de la gauche reste plus assumée que divers droite ou extrême droite. Quoi qu’il en soit, toutes les listes déposées (avant le 26 février) seront a priori catégorisées, comme en 2020, dans les communes de plus de 3 500 habitants. Pour des besoins de statistiques nationales, les préfectures apportent une « nuance » : écologiste, divers centre, divers droite, extrême droite… Laquelle « diffère de l’étiquette déclarée librement par le candidat sur le Cerfa »… Et la préfecture de l’Hérault de préciser : « La nuance est attribuée unilatéralement par l’administration, en fonction de critères objectifs. » Aux électeurs d’être attentifs pour savoir pour qui ils votent vraiment.

  • [Étoile de Bessèges] À Bellegarde, l’amour du vélo toute l’année

    [Étoile de Bessèges] À Bellegarde, l’amour du vélo toute l’année

    À l’extrémité du plateau des Costières, au sud-est du Gard, la commune de Bellegarde, un peu plus de 8 000 habitants au compteur, n’est pas seulement une terre de bons vins et de randonnées pour les amateurs de marche. On y cultive aussi depuis longtemps l’amour du sport et celui du cyclisme en particulier. Signe de cet attachement profond à la petite reine, Bellegarde accueille ce mercredi la première étape de l’Etoile de Bessèges-Tour du Gard, Créée en 1971, la course par étapes est inscrite au calendrier UCI Europe Tour. Un monument du cyclisme sur une terre de cyclistes !

    Plus de 40km de pistes cyclables

    En effet, sous l’impulsion du maire de Bellegarde, Juan Martinez, depuis 2018, la Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence* (CCBTA), qu’il préside, a investi « fortement pour développer la pratique du vélo sur son territoire. Plus de 8,1 millions d’euros ont été mobilisés pour aménager plus de 40 km de pistes cyclables, notamment dans le cadre du tracé de la ViaRhôna », explique-t-on à la CCBTA qui a su mobiliser collectivités et autres acteurs publics. Les résultats sont là : la ViaRhôna en Terre d’Argence a été dotée de trois tronçons structurants dédiés au cyclisme. Le premier relie Beaucaire à Bellegarde sur 11,4 km. Réalisé en 2022, le tronçon longe du canal du Rhône à Sète et a été inauguré le 22 juin 2022. En 2023, sa fréquentation a été de 55 610 passages au port de Bellegarde. Une réussite.

    Le 2e tronçon relie Beaucaire à Fourques sur14,6 km et a été réalisé en 2023, en partie en crête de digue. Inauguré le 21 juin 2023, sa fréquentation s’est établie en 2024 à 26 379 passages à la chapelle de Saujan.

    Quant aux travaux de Bellegarde à Saint-Gilles du troisième tronçon, sur 15,6 km ils se sont déroulés en 2025, en bordure du canal du Rhône à Sète. Ces trois tronçons ont bénéficié des subventions du fonds européen Feder géré par la Région Auvergne Rhône Alpes pour un million d’euros. L’État a financé 939 644 euros dans le cadre du contrat de plan et 300 000 euros grâce au Fonds national d’aménagement et de développement du territoire (FNADT). La Région Occitanie a accordé une subvention de 500 000 euros et le Conseil départemental du Gard, un financement de 861 507 euros. Autres financeurs, la Compagnie nationale du Rhône, dans le cadre du Plan Rhône Saône, a apporté 616 000 euros de subventions et les Voies navigables de France, 53 756,64 euros tandis que la mairie de Saint-Gilles a financé 498 182 euros. Et parce qu’on ne s’arrête pas en si bon chemin, la CCBTA a lancé en 2024 son Plan Vélo « pour construire un territoire cyclable cohérent et durable ».

  • L’Etoile de Bessèges revient dans la danse pour une 56e édition

    L’Etoile de Bessèges revient dans la danse pour une 56e édition

    Historiquement, c’est ici que tout commence. Le passage à la nouvelle année permet de remettre les compteurs à zéro et de se concentrer sur le début de la saison suivante. Arrive le mois de février et petites et grandes formations du peloton mondial sont encore en pleine préparation avant les importantes échéances du printemps puis de l’été. En France, les coureurs ont l’habitude, depuis plusieurs décennies, de mettre le cap vers le sud pour trouver les premières chaleurs. 72 heures seulement après le Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, première course du calendrier hexagonal, les équipes sont au départ de l’Étoile de Bessèges.

    Le Gard accueille la première épreuve par étapes de l’année et 2026 ne déroge pas à la règle. Pour cette 56e édition, 150 coureurs répartis dans 17 équipes seront au départ, ce mercredi, à Bellegarde. Cinq jours de compétition sont au programme dans les Cévennes. 650 kilomètres au total avec, en bouquet final de la semaine, un contre-la-montre dans les rues d’Alès qui pourrait décider du vainqueur final de ce Tour.

    Teuns pour succéder à Vauquelin ?

    Directrice historique de l’Étoile, Claudine Fangille garde en tête le traumatisme de Bessèges 2025. Une voiture était entrée en sens inverse sur le tracé, causant une pagaille monstre. Révolté par ces problèmes de sécurité, plus de la moitié du peloton avait plié bagage lors de la troisième étape. « 70 à 80% des routes seront fermées bien au-delà du parcours et presque une heure avant le passage. Seules les voitures qui rouleront dans le sens de la course pourront être autorisées à circuler », précise Patrick Herse, chargé de l’organisation de l’Étoile. Des mesures plus conséquentes cette fois, alors que l’épreuve était bien allée à son terme l’an passé.

    Il était l’un des grands favoris avant même les premiers tours de roues et Kévin Vauquelin avait confirmé sur le vélo. Leader de la défunte Arkea – B&B Hôtels, le Normand s’était nettement imposé au classement général, devançant le Belge Dylan Teuns (Cofidis) d’une minute et 22 secondes. Le Tricolore, désormais chez le mastodonte britannique Ineos Grenadier, ne sera pas aligné cette année, contrairement à Teuns. Le cycliste de 33 ans est un multiple vainqueur sur les Grands Tours et le Gard est incontestablement un terrain à sa convenance. Toujours sous contrat avec les Français de Cofidis, il fait partie des noms à surligner pour la victoire finale.

    Les équipes World Tour, la première division mondiale, sont au nombre de quatre cette année. Ce sont elles qui devraient se disputer cette première place au global et plusieurs coureurs sortent du lot. La Groupama – FDJ United aligne plusieurs redoutables Français avec Ewen Costiou, Cyril Barthe mais aussi le coureur de La Ciotat Maxime Decomble. Alpecin – Premier Tech a décidé d’emmener le Canadien Hugo Houle dans le sud de la France, lui qui possède un beau palmarès. Il est également à l’aise dans l’exercice du contre-la-montre et la bosse finale, à Alès, pourrait aussi lui correspondre.

    Autre nom connu mondialement, celui de Dylan Groenewegen. Le Néerlandais a signé cet hiver chez Unibet Rose Rockets, écurie néerlandaise sous licence française. Le sprinteur aux 78 victoires en carrière (!) peut être un vainqueur d’étape sur l’Étoile. Dans la même équipe, nous retrouvons le champion de Slovaquie Lukas Kubis, toujours tranchant sur un profil vallonné. Ce dernier n’a pas dû cocher qu’une seule étape sur son roadbook.

    Bref, Bessèges est toujours une épreuve atypique dans le paysage du cyclisme mondial. Un événement fonctionnant grâce à la volonté de la famille Fangille, orpheline de Roland depuis cinq ans, mais portant encore l’Étoile à bout de bras. « Heureusement qu’il y a encore des courses comme l’Étoile de Bessèges, organisées par des bénévoles, avec des gens qui ont vraiment envie de faire des choses », nous disait Bernard Hinault il y a quelques jours.

    La liste des engagés

    MBH BANK CSB TELECOMFORT

    Samuele ZOCCARATO

    Christian BAGATIN

    Lorenzo MASCIARELLI

    Davide PERSICO

    Nicolo’ BURATTI

    Matteo AMBROSINI

    Edoardo CIPOLLINI

    TEAM FLANDERS-BALOISE

    Victor VERCOUILLIE

    Siebe DEWEIRDT

    Dylan VANDENSTORME

    Milan LANHOVE

    Tom CRABBE

    Ward VANHOOF

    Vincent VAN HEMELEN

    GROUPAMA-FDJ UNITED

    Ewen COSTIOU

    Lorenzo GERMANI

    Blake AGNOLETTO

    Maxime DECOMBLE

    Victor LOULERGUE

    Cyril BARTHE

    Axel HUENS

    VAN RYSEL-ROUBAIX

    Arnaud TENDON

    Joes OOSTERLINCK

    Joppe HEREMANS

    Kévin AVOINE

    Killian THÉOT

    Daniel Smajkic ARNES

    Léandre HUCK

    UNIBET ROSE ROCKETS

    Wessel MOURIS

    Ronan AUGÉ

    Niklas LARSEN

    Elmar REINDERS

    Dylan GROENEWEGEN

    Lukas KUBIS

    Tomas KOPECKY

    DECATHLON CMA CGM

    Noa ISIDORE

    Jordan LABROSSE

    Kasper HAUGLAND

    Rasmus Søjberg PEDERSEN

    Nate PRINGLE

    Sander DE PESTEL

    Paul LAPEIRA

    CIC PRO CYCLING ACADEMY

    Lenaic LANGELLA

    Léandre LOZOUET

    Similien HAMON

    Mathias SANLAVILLE

    Maël GUÉGAN

    Axel MARIAULT

    Victor GUERNALEC

    ELITE FONDATIONS CYCLING TEAM

    Guillaume BAGOU

    Nils AEBERSOLD

    Arnaud TISSIÈRES

    Valentin DARBELLAY

    Victor JEAN

    Alfred GEORGE

    Jan SOMMER

    ALPECIN-PREMIER TECH

    Ramses DEBRUYNE

    Lennert BELMANS

    Simon DEHAIRS

    Noah RAMSAY

    Hugo HOULE

    Henri UHLIG

    Tobias BAYER

    SOLUTION TECH-NIPPO-RALI

    Franklin ARCHIBOLD

    Matteo REGNANTI

    Ben GRANGER

    Yukiya ARASHIRO

    Alessandro IACCHI

    Alexandre BALMER

    Kamiel BONNEU

    TEAM POLTI VISITMALTA

    Javier SERRANO RODRIGUEZ

    Gabriele RACCAGNI

    Tommaso BESSEGA

    Francisco MUNOZ LLANA

    Dario GIULIANO

    Davide BAIS

    Manuel PENALVER ANIORTE

    PINARELLO-Q36.5 PRO CYCLING TEAM

    Walter CALZONI

    Joseph PIDCOCK

    Kamil MALECKI

    Aimé DE GENDT

    Nicolò PARISINI

    Nickolas ZUKOWSKY

    Xabier Mikel AZPARREN IRURZUN

    LOTTO-INTERMARCHÉ

    Lorenz VAN DE WYNKELE

    Matys GRISEL

    Mathieu KOCKELMANN

    Lorenzo ROTA

    Sébastien GRIGNARD

    Liam SLOCK

    Shunsuke IMAMURA

    COFIDIS

    Oliver KNIGHT

    Clément IZQUIERDO

    Jan MAAS

    Dylan TEUNS

    Paul OURSELIN

    Jenthe BIERMANS

    Alexis RENARD

    TOTALENERGIES

    Nicola MARCEROU

    Alexandre DELETTRE

    Sandy DUJARDIN

    Alexys BRUNEL

    Samuel LEROUX

    Thomas GACHIGNARD

    Valentin RETAILLEAU

    ST-MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER 93

    Axel BOUQUET

    Morne VAN NIEKERK

    Simon GUGLIELMI

    Romain CARDIS

    Jérémy LECROQ

    Yohann SIMON

    Théo DELACROIX

    NICE MÉTROPOLE CÔTE D’AZUR

    Victor PAPON

    Baptiste GILLET

    Clément DAVY

    Laurens HUYS

    Alexander KONIJN

    Jaakko HANNINEN

    Tom MAINGUENAUD

    Palmarès

    • Course d’un jour

    1971 Jean-Luc MOLINERIS (FRA)

    1972 Jean-Luc MOLINERIS (FRA)

    • Course sans classement général

    1973 Jean-Claude MEUNIER (FRA)

    Cyrille GUIMARD (FRA)

    Robert MINTKIEWICZ (FRA)

    • Courses avec classement général

    1974 Jacques ESCLASSAN (FRA)

    1975 Patrick BEON (FRA)

    1976 Maurice LE GUILLOUX (FRA)

    1977 Willy PLANCKAERT (BEL)

    1978 Dietrich THURAU (ALL)

    1979 Jacques MICHAUD (FRA)

    1980 Francky DE GENDT (BEL)

    1981 Jan RAAS (NED)

    1982 Cees PRIEM (NED)

    1983 Bert OOSTERBOSCH (NED)

    1984 Eddy PLANCKAERT (BEL)

    1985 Guy NULENS (BEL)

    1986 Niki RUTTIMANN (SUI)

    1987 Ronan PENSEC (FRA)

    1988 Adri VAN DER POEL (NED)

    1989 Etienne DE WILDE (BEL)

    1990 Frans MAASSEN (NED)

    1991 Adri WIJNANDS (NED)

    1992 Beat ZBERG (SUI)

    1993 Armand DE LAS CUEVAS (FRA)

    1994 Jean-Paul VAN POPPEL (NED)

    1995 Sergueï OUTCHAKOV (UKR)

    1996 Jan SVORADA (CZE)

    1997 Patrice HALGAND (FRA)

    1998 Jo PLANCKAERT (BEL)

    1999 David LEFEVRE (FRA)

    2000 Jo PLANCKAERT (BEL)

    2001 Nico EECKHOUT (BEL)

    2002 Robbie MC EWEN (AUS)

    2003 Fabio BALDATO (ITA)

    2004 Laurent BROCHARD (FRA)

    2005 Freddy BICHOT (FRA)

    2006 Frederik WILLEMS (BEL)

    2007 Nick NUYENS (BEL)

    2008 Yuri TROFIMOV (RUS)

    2009 Thomas VOECKLER (FRA)

    2010 Samuel DUMOULIN (FRA)

    2011 Anthony RAVARD (FRA)

    2012 Jérome COPPEL (FRA)

    2013 Jonathan HIVERT (FRA)

    2014 Tobias LUDVIGSSON (SUE)

    2015 Bob JUNGELS (LUX)

    2016 Jérome COPPEL (FRA)

    2017 Lilian CALMEJANE (FRA)

    2018 Tony GALLOPIN (FRA)

    2019 Christophe LAPORTE (FRA)

    2020 Benoît COSNEFROY (FRA)

    2021 Tim WELLENS (BEL)

    2022 Benjamin THOMAS (FRA)

    2023 Nelson POWLESS (USA)

    2024 Mads PETERSEN (DAN)

    2025 Kévin VAUQUELIN (FRA)

  • Budget : les chantiers d’insertion sur la sellette dans le Gard

    Budget : les chantiers d’insertion sur la sellette dans le Gard

    C’est ce qui s’appelle un sacré coup de rabot. Dans le cadre du projet de loi de finances 2026, le gouvernement prévoit une baisse de 11% du budget alloué aux chantiers d’insertion. Face à ces économies réalisées sur le dos des plus vulnérables, le Département du Gard a réaffirmé « son soutien indéfectible aux Ateliers et chantiers d’insertion (ACI) » par courrier le 22 janvier, et alerté le Premier ministre sur les conséquences à venir.

    « J’ai écrit à l’ensemble des structures pour les informer de la situation, et leur dire qu’on n’était pas en adéquation avec cette décision », confirme Rémi Nicolas, conseiller départemental délégué à l’insertion. Dans le Gard, la perte est estimée à un million d’euros sur une année, l’État fléchant sept millions d’euros vers ces chantiers, contre trois millions pour le Département. Un budget qui finance 1 200 postes par an au total, répartis dans les 37 chantiers d’insertion et les 26 structures (publiques ou privées) présentes dans le département.

    Des structures à flux tendu

    Destinés aux personnes bénéficiaires du RSA les plus éloignées de l’emploi ou en lutte contre les freins à l’emploi, ces chantiers sont considérés « comme un levier stratégique de cohésion sociale », souligne le Département.

    « Nous, nous avons maintenu tous nos financements dédiés à l’insertion », précise encore Rémi Nicolas, qui déplore l’impact néfaste de ce genre de coupes sur un territoire en proie à la précarité. « Ici, 28 000 personnes bénéficient du RSA, et une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté », ajoute encore l’élu, qui espère que les députés arriveront à faire marche arrière.

    D’autant que la situation financière de ces associations est déjà très fragile. « Beaucoup de nos chantiers sont aujourd’hui à flux tendu. Les financements ne suivent pas l’évolution des charges. Nous avons des inquiétudes vis-à-vis de deux ou trois structures qui pourraient être durement impactées… » Pour l’heure, le courrier au Premier ministre est resté lettre morte.

  • Un tribunal pour enfants bientôt créé à Alès

    Un tribunal pour enfants bientôt créé à Alès

    C’est une annonce attendue depuis des années par les acteurs judiciaires et les élus cévenols. Dans un courrier daté du 19 janvier, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a confirmé au maire d’Alès, Christophe Rivenq, sa décision de créer un tribunal pour enfants de plein exercice dans la capitale des Cévennes. Une avancée qui vise à rapprocher la justice des familles et à améliorer le traitement des dossiers concernant les mineurs.

    Jusqu’ici, l’ensemble des affaires pénales et éducatives impliquant des mineurs du ressort d’Alès étaient traitées à Nîmes. Une organisation qui impliquait de nombreux déplacements pour les familles, les avocats, les éducateurs et les forces de l’ordre, et qui allongeait les délais. Le ministre reconnaît lui-même que ces contraintes « nourrissent légitimement un sentiment d’éloignement du service public de la justice des mineurs pour les Alésiennes et les Alésiens ». Dans sa lettre, Gérald Darmanin souligne le « contexte territorial spécifique » du bassin alésien, marqué par l’étendue du ressort couvrant également l’arrondissement du Vigan, et par des difficultés d’accès à la juridiction nîmoise pour une part importante de la population.

    Un combat qui aboutit

    La décision intervient aussi dans un contexte local tendu. Depuis 2023, les affaires impliquant des mineurs se sont multipliées dans le bassin alésien, avec des faits de violence, de trafic et plusieurs dossiers très médiatisés. Pour les avocats du barreau d’Alès, qui réclamaient cette création depuis longtemps, l’engorgement du tribunal pour enfants de Nîmes et les délais de traitement nuisaient à la prévention et à la réinsertion.

    Sur ses réseaux sociaux, le maire d’Alès s’est félicité de cette annonce, estimant qu’elle permettra de rendre « une justice encore plus efficace sur notre territoire ». Il évoque « une belle victoire pour le territoire » après « plusieurs années de rencontres et d’échanges avec de nombreux ministres ».

    Si le feu vert politique est donné, la mise en œuvre reste conditionnée à la disponibilité de locaux adaptés et l’évaluation des moyens humains nécessaires. Darmanin a d’ailleurs interrogé la commune sur sa capacité à proposer rapidement un site opérationnel. En attendant, pour de nombreux professionnels, cette annonce marque déjà un tournant vers une justice des mineurs mieux ancrée dans les réalités locales.

  • À Anduze, Geneviève Blanc l’humain pour fil rouge

    À Anduze, Geneviève Blanc l’humain pour fil rouge

    En 2020, elle a été la toute première femme à devenir maire de la cité cévenole. Militante auprès d’EELV à l’époque, Geneviève Blanc est aussi issue d’une formation d’assistante sociale et d’un parcours dans l’insertion par l’économique. Une sensibilité pour « l’humain » dont elle affirme avoir voulu imprimer son premier mandat.

    « Nous avons créé une vraie politique culturelle sur la commune, avec des festivals de jazz, d’humour et de chansons. Nous avons une programmation de théâtre, beaucoup de résidences d’artiste, du cinéma… La culture pour tous est un axe fort de ce mandat », insiste l’élue cévenole, qui a aussi misé sur les équipements publics, la création d’un city stade en cœur de ville, désimperméabilisé la cour d’école, et aidé à l’installation d’agriculteurs…

    En mars prochain, celle qui a aussi œuvré en qualité de conseillère départementale au côté de Jean-Michel Suau (PCF) affrontera à nouveau Bonifacio Iglesias, son adversaire de 2020, détrôné après deux mandats. Si les deux candidats s’affichent sans étiquette, Geneviève Blanc a toujours assumé son appartenance à une gauche « écologiste et sociale ». « Me représenter, c’était une évidence parce que je ne veux pas qu’on retrouve le style de gestion qu’on avait auparavant. Moi, je travaille pour le lien social et le vivre ensemble », poursuit Geneviève Blanc. À l’occasion d’un deuxième mandat, la candidate et ses colistiers – renouvelés aux deux-tiers – souhaitent poursuivre les projets engagés, dont l’implantation d’un tiers-lieu culturel en centre-ville, la construction d’un habitat inclusif dédié aux personnes âgées, ou le développement du nouveau quartier de la gare…

    « Les gens de ma liste sont issus de toute la gauche, et de la société civile. Avec eux, je suis claire sur les questions identitaires, sur le partage des richesses, sur la notion de bien commun… Une fois qu’on partage tout cela, ça me convient », confie Geneviève Blanc, dont les premiers engagements étaient associatifs, au côté d’Amnesty international, pour la défense des droits de l’Homme.

  • Espaces « no kids » dans les trains : « Mauvaise idée ! »

    Espaces « no kids » dans les trains : « Mauvaise idée ! »

    La plupart du temps, les plus petits voyagent avec leur mère. Donc c’est encore sur les mères que cela retombe », déplore Anne-Marie Skora, présidente de l’association des usagers de la SNCF dans le Gard et dans les départements limitrophes.

    Depuis le 8 janvier, la SNCF a lancé deux nouvelles classes (Optimum et Optimum Plus) interdites à la réservation pour les enfants de moins de 12 ans. Circulant au départ de Paris, elles se destinent à une clientèle professionnelle à qui la SNCF promet une tranquillité… optimale. Mais depuis quelques jours, cette offre est sous le feu des critiques. Comme de nombreuses associations, celle qui regroupe les usagers du Gard a accueilli la nouvelle avec scepticisme. « Cela crée de la discrimination. Pourquoi vouloir faire des espaces réservés à certaines personnes et en exclure d’autres ? Je pense que c’est l’inverse de ce qu’il faut faire. Dans les trains, les gens se mélangent, et ceux qui sont gênés s’éloignent  », poursuit Anne-Marie Skora, qui juge cette proposition « extravagante  ». « Ces classes ouvrent la porte à tout et à n’importe quoi. Quelle sera la prochaine étape ?  », questionne encore la présidente.

    Si l’UFC-Que-Choisir n’a pas encore officiellement pris la parole, le responsable de l’antenne de Montpellier partage la critique générale. « Si la SNCF offre un service personnalisé à certains types de passagers qui veulent de la tranquillité, qu’elle offre aussi un service personnalisé aux jeunes enfants ! », propose Claude Gaubert. « Des solutions de ce type existent dans d’autres pays… Je pense que la SNCF, trop obnubilée par son chiffre d’affaires, aurait dû réfléchir autrement.  »

    Cette offre s’inscrit dans la tendance plus large du « No kids », qui voit de plus en plus d’espaces et de restaurants interdits aux enfants. Un mouvement qui suggère que le confort des adultes passe forcément par l’absence d’enfant, et que la haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïri a jugé « choquant » lors d’une intervention sur BFM…

    Via son compte X, la directrice des offres TGV de la SNCF a tenté de relativiser en précisant que ces offres ne représentent « que 8% des trains qui voyagent du lundi au vendredi  ». Mais pas sûr que ça suffise à convaincre l’opinion publique. Question de philosophie sans doute…

  • « Le chemin de Stevenson continuera biende passer par Saint-Jean-du-Gard »

    « Le chemin de Stevenson continuera biende passer par Saint-Jean-du-Gard »

    La Marseillaise : D’où vient l’origine du problème ?

    Isabelle Jouve : Il y a six ans, suite à plusieurs épisodes cévenols et à l’augmentation de la circulation sur la route départementale qui n’a fait qu’empirer depuis, le Département du Gard a signalé au maire de Saint-Jean-du-Gard, que le tracé du chemin de Stevenson à partir d’en endroit appelé Pied de Côte jusqu’au village, ne pouvait plus se faire comme avant et qu’il fallait trouver un autre tracé, c’est-à-dire sur 2 ou 3 kilomètres. Le maire a alors sollicité Mme Bourrély, propriétaire de toute la montagne en rive gauche qui a donné l’autorisation de passer sur son terrain – et pas dans son jardin, comme j’ai pu le lire car elle habite de l’autre côté – sur trois ans qui se sont renouvelées trois ans de plus. Une étude a alors été mise en place sur un cheminement qui suivrait la Départementale. Ce parcours demande un million d’euros d’investissement, donc c’est très onéreux et les points dangereux ne sont pas réglés. Un autre tracé a donc été trouvé pour contourner les terrains de Mme Bourrély qui sont très grands, mais ça ne convenait pas.

    C’est à partir de ce moment que le maire, Pierre Aiguillon, a sonné l’alerte ?

    I.J. : Oui, il a alarmé tout le monde, sauf que j’avais acté que personne n’était d’accord avec ce tracé et que nous allions continuer à travailler. J’avais bien compris que ce tracé, qui faisait un important détour, allait pousser les marcheurs à continuer de prendre l’ancien tracé non sécurisé ou à ne plus passer par Saint-Jean. Cette solution n’a donc jamais été actée. Le maire veut la sécurisation sur la Départementale mais le rapport remis par les services souligne bien que les points dangereux ne seraient pas réglés. Ça, le maire ne voulait pas l’entendre. Le Département est très attaché au Stevenson qui doit passer à Saint-Jean-du-Gard parce que c’est une étape historique mais nous sommes aussi attachés à la sécurité des marcheurs. Il n’a jamais été question que le Stevenson ne passe plus par Saint-Jean.

    Qu’a apporté la réunion du 25 novembre avec les différentes parties ?

    I.J. : Elle a été très constructive et a permis de dégager de nouveaux tracés qui n’avaient pas été envisagés jusqu’ici. Il va maintenant y avoir une évaluation de ces nouveaux éléments techniques sur le terrain jusqu’en janvier. On a tracé des chemins sur une carte mais il faut voir la faisabilité et le nombre de propriétaires concernés. La réunion a surtout permis de rassurer le maire sur le fait que le Stevenson continuera bien de passer par Saint-Jean.