Tag: Gard

  • Ce que cachent ces listes dites « sans étiquette, apolitiques »

    Ce que cachent ces listes dites « sans étiquette, apolitiques »

    « Apartisanes, apolitiques, transpartisanes, citoyennes ». À deux mois des municipales, on ne compte plus les listes qui se prétendent « sans étiquette ». À première vue, c’est un non-sens. Pourquoi se présenter au suffrage universel si l’on n’a pas d’idées politiques à défendre ? Autant ouvrir une boucherie vegan.

    En creusant un peu le sujet, on vous répond qu’il s’agit de « défendre de l’intérêt général des habitants ». Encore une lapalissade. Qui oserait candidater en expliquant vouloir défendre des intérêts personnels ? Se servir plutôt que servir. « C’est une façon de ne rien dire, de n’effaroucher personne », explique Michel Crespy. Le politologue montpelliérain confirme la multiplication de ces dénominations fourre-tout. Il explique essentiellement le phénomène par la défiance grandissante des citoyens vis-à-vis des partis politiques, quelle que soit leur tendance. « Ce sont les institutions dans lesquelles les Français ont le moins confiance, à peine 15%. S’afficher, c’est se couper d’emblée d’une partie de l’électorat ». Michel Crespy ajoute que « plus la commune est petite, moins les listes sont étiquetées ». Au contraire des villes, on y vote moins pour des logos que pour des personnalités locales connues.

    En apparence vide de sens, ces absences d’étiquette sont donc calculées. Une stratégie de « faux nez » le plus souvent utilisée par la droite et de plus en plus l’extrême droite jusque dans des petites villes. Si la gauche n’y échappe pas complètement c’est parce que « souvent les partis ne présentent plus de candidats », observe Michel Crespy. Néanmoins l’étiquette divers gauche ou union de la gauche reste plus assumée que divers droite ou extrême droite. Quoi qu’il en soit, toutes les listes déposées (avant le 26 février) seront a priori catégorisées, comme en 2020, dans les communes de plus de 3 500 habitants. Pour des besoins de statistiques nationales, les préfectures apportent une « nuance » : écologiste, divers centre, divers droite, extrême droite… Laquelle « diffère de l’étiquette déclarée librement par le candidat sur le Cerfa »… Et la préfecture de l’Hérault de préciser : « La nuance est attribuée unilatéralement par l’administration, en fonction de critères objectifs. » Aux électeurs d’être attentifs pour savoir pour qui ils votent vraiment.

  • [Étoile de Bessèges] À Bellegarde, l’amour du vélo toute l’année

    [Étoile de Bessèges] À Bellegarde, l’amour du vélo toute l’année

    À l’extrémité du plateau des Costières, au sud-est du Gard, la commune de Bellegarde, un peu plus de 8 000 habitants au compteur, n’est pas seulement une terre de bons vins et de randonnées pour les amateurs de marche. On y cultive aussi depuis longtemps l’amour du sport et celui du cyclisme en particulier. Signe de cet attachement profond à la petite reine, Bellegarde accueille ce mercredi la première étape de l’Etoile de Bessèges-Tour du Gard, Créée en 1971, la course par étapes est inscrite au calendrier UCI Europe Tour. Un monument du cyclisme sur une terre de cyclistes !

    Plus de 40km de pistes cyclables

    En effet, sous l’impulsion du maire de Bellegarde, Juan Martinez, depuis 2018, la Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence* (CCBTA), qu’il préside, a investi « fortement pour développer la pratique du vélo sur son territoire. Plus de 8,1 millions d’euros ont été mobilisés pour aménager plus de 40 km de pistes cyclables, notamment dans le cadre du tracé de la ViaRhôna », explique-t-on à la CCBTA qui a su mobiliser collectivités et autres acteurs publics. Les résultats sont là : la ViaRhôna en Terre d’Argence a été dotée de trois tronçons structurants dédiés au cyclisme. Le premier relie Beaucaire à Bellegarde sur 11,4 km. Réalisé en 2022, le tronçon longe du canal du Rhône à Sète et a été inauguré le 22 juin 2022. En 2023, sa fréquentation a été de 55 610 passages au port de Bellegarde. Une réussite.

    Le 2e tronçon relie Beaucaire à Fourques sur14,6 km et a été réalisé en 2023, en partie en crête de digue. Inauguré le 21 juin 2023, sa fréquentation s’est établie en 2024 à 26 379 passages à la chapelle de Saujan.

    Quant aux travaux de Bellegarde à Saint-Gilles du troisième tronçon, sur 15,6 km ils se sont déroulés en 2025, en bordure du canal du Rhône à Sète. Ces trois tronçons ont bénéficié des subventions du fonds européen Feder géré par la Région Auvergne Rhône Alpes pour un million d’euros. L’État a financé 939 644 euros dans le cadre du contrat de plan et 300 000 euros grâce au Fonds national d’aménagement et de développement du territoire (FNADT). La Région Occitanie a accordé une subvention de 500 000 euros et le Conseil départemental du Gard, un financement de 861 507 euros. Autres financeurs, la Compagnie nationale du Rhône, dans le cadre du Plan Rhône Saône, a apporté 616 000 euros de subventions et les Voies navigables de France, 53 756,64 euros tandis que la mairie de Saint-Gilles a financé 498 182 euros. Et parce qu’on ne s’arrête pas en si bon chemin, la CCBTA a lancé en 2024 son Plan Vélo « pour construire un territoire cyclable cohérent et durable ».

  • L’Etoile de Bessèges revient dans la danse pour une 56e édition

    L’Etoile de Bessèges revient dans la danse pour une 56e édition

    Historiquement, c’est ici que tout commence. Le passage à la nouvelle année permet de remettre les compteurs à zéro et de se concentrer sur le début de la saison suivante. Arrive le mois de février et petites et grandes formations du peloton mondial sont encore en pleine préparation avant les importantes échéances du printemps puis de l’été. En France, les coureurs ont l’habitude, depuis plusieurs décennies, de mettre le cap vers le sud pour trouver les premières chaleurs. 72 heures seulement après le Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, première course du calendrier hexagonal, les équipes sont au départ de l’Étoile de Bessèges.

    Le Gard accueille la première épreuve par étapes de l’année et 2026 ne déroge pas à la règle. Pour cette 56e édition, 150 coureurs répartis dans 17 équipes seront au départ, ce mercredi, à Bellegarde. Cinq jours de compétition sont au programme dans les Cévennes. 650 kilomètres au total avec, en bouquet final de la semaine, un contre-la-montre dans les rues d’Alès qui pourrait décider du vainqueur final de ce Tour.

    Teuns pour succéder à Vauquelin ?

    Directrice historique de l’Étoile, Claudine Fangille garde en tête le traumatisme de Bessèges 2025. Une voiture était entrée en sens inverse sur le tracé, causant une pagaille monstre. Révolté par ces problèmes de sécurité, plus de la moitié du peloton avait plié bagage lors de la troisième étape. « 70 à 80% des routes seront fermées bien au-delà du parcours et presque une heure avant le passage. Seules les voitures qui rouleront dans le sens de la course pourront être autorisées à circuler », précise Patrick Herse, chargé de l’organisation de l’Étoile. Des mesures plus conséquentes cette fois, alors que l’épreuve était bien allée à son terme l’an passé.

    Il était l’un des grands favoris avant même les premiers tours de roues et Kévin Vauquelin avait confirmé sur le vélo. Leader de la défunte Arkea – B&B Hôtels, le Normand s’était nettement imposé au classement général, devançant le Belge Dylan Teuns (Cofidis) d’une minute et 22 secondes. Le Tricolore, désormais chez le mastodonte britannique Ineos Grenadier, ne sera pas aligné cette année, contrairement à Teuns. Le cycliste de 33 ans est un multiple vainqueur sur les Grands Tours et le Gard est incontestablement un terrain à sa convenance. Toujours sous contrat avec les Français de Cofidis, il fait partie des noms à surligner pour la victoire finale.

    Les équipes World Tour, la première division mondiale, sont au nombre de quatre cette année. Ce sont elles qui devraient se disputer cette première place au global et plusieurs coureurs sortent du lot. La Groupama – FDJ United aligne plusieurs redoutables Français avec Ewen Costiou, Cyril Barthe mais aussi le coureur de La Ciotat Maxime Decomble. Alpecin – Premier Tech a décidé d’emmener le Canadien Hugo Houle dans le sud de la France, lui qui possède un beau palmarès. Il est également à l’aise dans l’exercice du contre-la-montre et la bosse finale, à Alès, pourrait aussi lui correspondre.

    Autre nom connu mondialement, celui de Dylan Groenewegen. Le Néerlandais a signé cet hiver chez Unibet Rose Rockets, écurie néerlandaise sous licence française. Le sprinteur aux 78 victoires en carrière (!) peut être un vainqueur d’étape sur l’Étoile. Dans la même équipe, nous retrouvons le champion de Slovaquie Lukas Kubis, toujours tranchant sur un profil vallonné. Ce dernier n’a pas dû cocher qu’une seule étape sur son roadbook.

    Bref, Bessèges est toujours une épreuve atypique dans le paysage du cyclisme mondial. Un événement fonctionnant grâce à la volonté de la famille Fangille, orpheline de Roland depuis cinq ans, mais portant encore l’Étoile à bout de bras. « Heureusement qu’il y a encore des courses comme l’Étoile de Bessèges, organisées par des bénévoles, avec des gens qui ont vraiment envie de faire des choses », nous disait Bernard Hinault il y a quelques jours.

    La liste des engagés

    MBH BANK CSB TELECOMFORT

    Samuele ZOCCARATO

    Christian BAGATIN

    Lorenzo MASCIARELLI

    Davide PERSICO

    Nicolo’ BURATTI

    Matteo AMBROSINI

    Edoardo CIPOLLINI

    TEAM FLANDERS-BALOISE

    Victor VERCOUILLIE

    Siebe DEWEIRDT

    Dylan VANDENSTORME

    Milan LANHOVE

    Tom CRABBE

    Ward VANHOOF

    Vincent VAN HEMELEN

    GROUPAMA-FDJ UNITED

    Ewen COSTIOU

    Lorenzo GERMANI

    Blake AGNOLETTO

    Maxime DECOMBLE

    Victor LOULERGUE

    Cyril BARTHE

    Axel HUENS

    VAN RYSEL-ROUBAIX

    Arnaud TENDON

    Joes OOSTERLINCK

    Joppe HEREMANS

    Kévin AVOINE

    Killian THÉOT

    Daniel Smajkic ARNES

    Léandre HUCK

    UNIBET ROSE ROCKETS

    Wessel MOURIS

    Ronan AUGÉ

    Niklas LARSEN

    Elmar REINDERS

    Dylan GROENEWEGEN

    Lukas KUBIS

    Tomas KOPECKY

    DECATHLON CMA CGM

    Noa ISIDORE

    Jordan LABROSSE

    Kasper HAUGLAND

    Rasmus Søjberg PEDERSEN

    Nate PRINGLE

    Sander DE PESTEL

    Paul LAPEIRA

    CIC PRO CYCLING ACADEMY

    Lenaic LANGELLA

    Léandre LOZOUET

    Similien HAMON

    Mathias SANLAVILLE

    Maël GUÉGAN

    Axel MARIAULT

    Victor GUERNALEC

    ELITE FONDATIONS CYCLING TEAM

    Guillaume BAGOU

    Nils AEBERSOLD

    Arnaud TISSIÈRES

    Valentin DARBELLAY

    Victor JEAN

    Alfred GEORGE

    Jan SOMMER

    ALPECIN-PREMIER TECH

    Ramses DEBRUYNE

    Lennert BELMANS

    Simon DEHAIRS

    Noah RAMSAY

    Hugo HOULE

    Henri UHLIG

    Tobias BAYER

    SOLUTION TECH-NIPPO-RALI

    Franklin ARCHIBOLD

    Matteo REGNANTI

    Ben GRANGER

    Yukiya ARASHIRO

    Alessandro IACCHI

    Alexandre BALMER

    Kamiel BONNEU

    TEAM POLTI VISITMALTA

    Javier SERRANO RODRIGUEZ

    Gabriele RACCAGNI

    Tommaso BESSEGA

    Francisco MUNOZ LLANA

    Dario GIULIANO

    Davide BAIS

    Manuel PENALVER ANIORTE

    PINARELLO-Q36.5 PRO CYCLING TEAM

    Walter CALZONI

    Joseph PIDCOCK

    Kamil MALECKI

    Aimé DE GENDT

    Nicolò PARISINI

    Nickolas ZUKOWSKY

    Xabier Mikel AZPARREN IRURZUN

    LOTTO-INTERMARCHÉ

    Lorenz VAN DE WYNKELE

    Matys GRISEL

    Mathieu KOCKELMANN

    Lorenzo ROTA

    Sébastien GRIGNARD

    Liam SLOCK

    Shunsuke IMAMURA

    COFIDIS

    Oliver KNIGHT

    Clément IZQUIERDO

    Jan MAAS

    Dylan TEUNS

    Paul OURSELIN

    Jenthe BIERMANS

    Alexis RENARD

    TOTALENERGIES

    Nicola MARCEROU

    Alexandre DELETTRE

    Sandy DUJARDIN

    Alexys BRUNEL

    Samuel LEROUX

    Thomas GACHIGNARD

    Valentin RETAILLEAU

    ST-MICHEL-PREFERENCE HOME-AUBER 93

    Axel BOUQUET

    Morne VAN NIEKERK

    Simon GUGLIELMI

    Romain CARDIS

    Jérémy LECROQ

    Yohann SIMON

    Théo DELACROIX

    NICE MÉTROPOLE CÔTE D’AZUR

    Victor PAPON

    Baptiste GILLET

    Clément DAVY

    Laurens HUYS

    Alexander KONIJN

    Jaakko HANNINEN

    Tom MAINGUENAUD

    Palmarès

    • Course d’un jour

    1971 Jean-Luc MOLINERIS (FRA)

    1972 Jean-Luc MOLINERIS (FRA)

    • Course sans classement général

    1973 Jean-Claude MEUNIER (FRA)

    Cyrille GUIMARD (FRA)

    Robert MINTKIEWICZ (FRA)

    • Courses avec classement général

    1974 Jacques ESCLASSAN (FRA)

    1975 Patrick BEON (FRA)

    1976 Maurice LE GUILLOUX (FRA)

    1977 Willy PLANCKAERT (BEL)

    1978 Dietrich THURAU (ALL)

    1979 Jacques MICHAUD (FRA)

    1980 Francky DE GENDT (BEL)

    1981 Jan RAAS (NED)

    1982 Cees PRIEM (NED)

    1983 Bert OOSTERBOSCH (NED)

    1984 Eddy PLANCKAERT (BEL)

    1985 Guy NULENS (BEL)

    1986 Niki RUTTIMANN (SUI)

    1987 Ronan PENSEC (FRA)

    1988 Adri VAN DER POEL (NED)

    1989 Etienne DE WILDE (BEL)

    1990 Frans MAASSEN (NED)

    1991 Adri WIJNANDS (NED)

    1992 Beat ZBERG (SUI)

    1993 Armand DE LAS CUEVAS (FRA)

    1994 Jean-Paul VAN POPPEL (NED)

    1995 Sergueï OUTCHAKOV (UKR)

    1996 Jan SVORADA (CZE)

    1997 Patrice HALGAND (FRA)

    1998 Jo PLANCKAERT (BEL)

    1999 David LEFEVRE (FRA)

    2000 Jo PLANCKAERT (BEL)

    2001 Nico EECKHOUT (BEL)

    2002 Robbie MC EWEN (AUS)

    2003 Fabio BALDATO (ITA)

    2004 Laurent BROCHARD (FRA)

    2005 Freddy BICHOT (FRA)

    2006 Frederik WILLEMS (BEL)

    2007 Nick NUYENS (BEL)

    2008 Yuri TROFIMOV (RUS)

    2009 Thomas VOECKLER (FRA)

    2010 Samuel DUMOULIN (FRA)

    2011 Anthony RAVARD (FRA)

    2012 Jérome COPPEL (FRA)

    2013 Jonathan HIVERT (FRA)

    2014 Tobias LUDVIGSSON (SUE)

    2015 Bob JUNGELS (LUX)

    2016 Jérome COPPEL (FRA)

    2017 Lilian CALMEJANE (FRA)

    2018 Tony GALLOPIN (FRA)

    2019 Christophe LAPORTE (FRA)

    2020 Benoît COSNEFROY (FRA)

    2021 Tim WELLENS (BEL)

    2022 Benjamin THOMAS (FRA)

    2023 Nelson POWLESS (USA)

    2024 Mads PETERSEN (DAN)

    2025 Kévin VAUQUELIN (FRA)

  • Budget : les chantiers d’insertion sur la sellette dans le Gard

    Budget : les chantiers d’insertion sur la sellette dans le Gard

    C’est ce qui s’appelle un sacré coup de rabot. Dans le cadre du projet de loi de finances 2026, le gouvernement prévoit une baisse de 11% du budget alloué aux chantiers d’insertion. Face à ces économies réalisées sur le dos des plus vulnérables, le Département du Gard a réaffirmé « son soutien indéfectible aux Ateliers et chantiers d’insertion (ACI) » par courrier le 22 janvier, et alerté le Premier ministre sur les conséquences à venir.

    « J’ai écrit à l’ensemble des structures pour les informer de la situation, et leur dire qu’on n’était pas en adéquation avec cette décision », confirme Rémi Nicolas, conseiller départemental délégué à l’insertion. Dans le Gard, la perte est estimée à un million d’euros sur une année, l’État fléchant sept millions d’euros vers ces chantiers, contre trois millions pour le Département. Un budget qui finance 1 200 postes par an au total, répartis dans les 37 chantiers d’insertion et les 26 structures (publiques ou privées) présentes dans le département.

    Des structures à flux tendu

    Destinés aux personnes bénéficiaires du RSA les plus éloignées de l’emploi ou en lutte contre les freins à l’emploi, ces chantiers sont considérés « comme un levier stratégique de cohésion sociale », souligne le Département.

    « Nous, nous avons maintenu tous nos financements dédiés à l’insertion », précise encore Rémi Nicolas, qui déplore l’impact néfaste de ce genre de coupes sur un territoire en proie à la précarité. « Ici, 28 000 personnes bénéficient du RSA, et une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté », ajoute encore l’élu, qui espère que les députés arriveront à faire marche arrière.

    D’autant que la situation financière de ces associations est déjà très fragile. « Beaucoup de nos chantiers sont aujourd’hui à flux tendu. Les financements ne suivent pas l’évolution des charges. Nous avons des inquiétudes vis-à-vis de deux ou trois structures qui pourraient être durement impactées… » Pour l’heure, le courrier au Premier ministre est resté lettre morte.

  • Un tribunal pour enfants bientôt créé à Alès

    Un tribunal pour enfants bientôt créé à Alès

    C’est une annonce attendue depuis des années par les acteurs judiciaires et les élus cévenols. Dans un courrier daté du 19 janvier, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a confirmé au maire d’Alès, Christophe Rivenq, sa décision de créer un tribunal pour enfants de plein exercice dans la capitale des Cévennes. Une avancée qui vise à rapprocher la justice des familles et à améliorer le traitement des dossiers concernant les mineurs.

    Jusqu’ici, l’ensemble des affaires pénales et éducatives impliquant des mineurs du ressort d’Alès étaient traitées à Nîmes. Une organisation qui impliquait de nombreux déplacements pour les familles, les avocats, les éducateurs et les forces de l’ordre, et qui allongeait les délais. Le ministre reconnaît lui-même que ces contraintes « nourrissent légitimement un sentiment d’éloignement du service public de la justice des mineurs pour les Alésiennes et les Alésiens ». Dans sa lettre, Gérald Darmanin souligne le « contexte territorial spécifique » du bassin alésien, marqué par l’étendue du ressort couvrant également l’arrondissement du Vigan, et par des difficultés d’accès à la juridiction nîmoise pour une part importante de la population.

    Un combat qui aboutit

    La décision intervient aussi dans un contexte local tendu. Depuis 2023, les affaires impliquant des mineurs se sont multipliées dans le bassin alésien, avec des faits de violence, de trafic et plusieurs dossiers très médiatisés. Pour les avocats du barreau d’Alès, qui réclamaient cette création depuis longtemps, l’engorgement du tribunal pour enfants de Nîmes et les délais de traitement nuisaient à la prévention et à la réinsertion.

    Sur ses réseaux sociaux, le maire d’Alès s’est félicité de cette annonce, estimant qu’elle permettra de rendre « une justice encore plus efficace sur notre territoire ». Il évoque « une belle victoire pour le territoire » après « plusieurs années de rencontres et d’échanges avec de nombreux ministres ».

    Si le feu vert politique est donné, la mise en œuvre reste conditionnée à la disponibilité de locaux adaptés et l’évaluation des moyens humains nécessaires. Darmanin a d’ailleurs interrogé la commune sur sa capacité à proposer rapidement un site opérationnel. En attendant, pour de nombreux professionnels, cette annonce marque déjà un tournant vers une justice des mineurs mieux ancrée dans les réalités locales.

  • À Anduze, Geneviève Blanc l’humain pour fil rouge

    À Anduze, Geneviève Blanc l’humain pour fil rouge

    En 2020, elle a été la toute première femme à devenir maire de la cité cévenole. Militante auprès d’EELV à l’époque, Geneviève Blanc est aussi issue d’une formation d’assistante sociale et d’un parcours dans l’insertion par l’économique. Une sensibilité pour « l’humain » dont elle affirme avoir voulu imprimer son premier mandat.

    « Nous avons créé une vraie politique culturelle sur la commune, avec des festivals de jazz, d’humour et de chansons. Nous avons une programmation de théâtre, beaucoup de résidences d’artiste, du cinéma… La culture pour tous est un axe fort de ce mandat », insiste l’élue cévenole, qui a aussi misé sur les équipements publics, la création d’un city stade en cœur de ville, désimperméabilisé la cour d’école, et aidé à l’installation d’agriculteurs…

    En mars prochain, celle qui a aussi œuvré en qualité de conseillère départementale au côté de Jean-Michel Suau (PCF) affrontera à nouveau Bonifacio Iglesias, son adversaire de 2020, détrôné après deux mandats. Si les deux candidats s’affichent sans étiquette, Geneviève Blanc a toujours assumé son appartenance à une gauche « écologiste et sociale ». « Me représenter, c’était une évidence parce que je ne veux pas qu’on retrouve le style de gestion qu’on avait auparavant. Moi, je travaille pour le lien social et le vivre ensemble », poursuit Geneviève Blanc. À l’occasion d’un deuxième mandat, la candidate et ses colistiers – renouvelés aux deux-tiers – souhaitent poursuivre les projets engagés, dont l’implantation d’un tiers-lieu culturel en centre-ville, la construction d’un habitat inclusif dédié aux personnes âgées, ou le développement du nouveau quartier de la gare…

    « Les gens de ma liste sont issus de toute la gauche, et de la société civile. Avec eux, je suis claire sur les questions identitaires, sur le partage des richesses, sur la notion de bien commun… Une fois qu’on partage tout cela, ça me convient », confie Geneviève Blanc, dont les premiers engagements étaient associatifs, au côté d’Amnesty international, pour la défense des droits de l’Homme.

  • Espaces « no kids » dans les trains : « Mauvaise idée ! »

    Espaces « no kids » dans les trains : « Mauvaise idée ! »

    La plupart du temps, les plus petits voyagent avec leur mère. Donc c’est encore sur les mères que cela retombe », déplore Anne-Marie Skora, présidente de l’association des usagers de la SNCF dans le Gard et dans les départements limitrophes.

    Depuis le 8 janvier, la SNCF a lancé deux nouvelles classes (Optimum et Optimum Plus) interdites à la réservation pour les enfants de moins de 12 ans. Circulant au départ de Paris, elles se destinent à une clientèle professionnelle à qui la SNCF promet une tranquillité… optimale. Mais depuis quelques jours, cette offre est sous le feu des critiques. Comme de nombreuses associations, celle qui regroupe les usagers du Gard a accueilli la nouvelle avec scepticisme. « Cela crée de la discrimination. Pourquoi vouloir faire des espaces réservés à certaines personnes et en exclure d’autres ? Je pense que c’est l’inverse de ce qu’il faut faire. Dans les trains, les gens se mélangent, et ceux qui sont gênés s’éloignent  », poursuit Anne-Marie Skora, qui juge cette proposition « extravagante  ». « Ces classes ouvrent la porte à tout et à n’importe quoi. Quelle sera la prochaine étape ?  », questionne encore la présidente.

    Si l’UFC-Que-Choisir n’a pas encore officiellement pris la parole, le responsable de l’antenne de Montpellier partage la critique générale. « Si la SNCF offre un service personnalisé à certains types de passagers qui veulent de la tranquillité, qu’elle offre aussi un service personnalisé aux jeunes enfants ! », propose Claude Gaubert. « Des solutions de ce type existent dans d’autres pays… Je pense que la SNCF, trop obnubilée par son chiffre d’affaires, aurait dû réfléchir autrement.  »

    Cette offre s’inscrit dans la tendance plus large du « No kids », qui voit de plus en plus d’espaces et de restaurants interdits aux enfants. Un mouvement qui suggère que le confort des adultes passe forcément par l’absence d’enfant, et que la haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïri a jugé « choquant » lors d’une intervention sur BFM…

    Via son compte X, la directrice des offres TGV de la SNCF a tenté de relativiser en précisant que ces offres ne représentent « que 8% des trains qui voyagent du lundi au vendredi  ». Mais pas sûr que ça suffise à convaincre l’opinion publique. Question de philosophie sans doute…

  • « Le chemin de Stevenson continuera biende passer par Saint-Jean-du-Gard »

    « Le chemin de Stevenson continuera biende passer par Saint-Jean-du-Gard »

    La Marseillaise : D’où vient l’origine du problème ?

    Isabelle Jouve : Il y a six ans, suite à plusieurs épisodes cévenols et à l’augmentation de la circulation sur la route départementale qui n’a fait qu’empirer depuis, le Département du Gard a signalé au maire de Saint-Jean-du-Gard, que le tracé du chemin de Stevenson à partir d’en endroit appelé Pied de Côte jusqu’au village, ne pouvait plus se faire comme avant et qu’il fallait trouver un autre tracé, c’est-à-dire sur 2 ou 3 kilomètres. Le maire a alors sollicité Mme Bourrély, propriétaire de toute la montagne en rive gauche qui a donné l’autorisation de passer sur son terrain – et pas dans son jardin, comme j’ai pu le lire car elle habite de l’autre côté – sur trois ans qui se sont renouvelées trois ans de plus. Une étude a alors été mise en place sur un cheminement qui suivrait la Départementale. Ce parcours demande un million d’euros d’investissement, donc c’est très onéreux et les points dangereux ne sont pas réglés. Un autre tracé a donc été trouvé pour contourner les terrains de Mme Bourrély qui sont très grands, mais ça ne convenait pas.

    C’est à partir de ce moment que le maire, Pierre Aiguillon, a sonné l’alerte ?

    I.J. : Oui, il a alarmé tout le monde, sauf que j’avais acté que personne n’était d’accord avec ce tracé et que nous allions continuer à travailler. J’avais bien compris que ce tracé, qui faisait un important détour, allait pousser les marcheurs à continuer de prendre l’ancien tracé non sécurisé ou à ne plus passer par Saint-Jean. Cette solution n’a donc jamais été actée. Le maire veut la sécurisation sur la Départementale mais le rapport remis par les services souligne bien que les points dangereux ne seraient pas réglés. Ça, le maire ne voulait pas l’entendre. Le Département est très attaché au Stevenson qui doit passer à Saint-Jean-du-Gard parce que c’est une étape historique mais nous sommes aussi attachés à la sécurité des marcheurs. Il n’a jamais été question que le Stevenson ne passe plus par Saint-Jean.

    Qu’a apporté la réunion du 25 novembre avec les différentes parties ?

    I.J. : Elle a été très constructive et a permis de dégager de nouveaux tracés qui n’avaient pas été envisagés jusqu’ici. Il va maintenant y avoir une évaluation de ces nouveaux éléments techniques sur le terrain jusqu’en janvier. On a tracé des chemins sur une carte mais il faut voir la faisabilité et le nombre de propriétaires concernés. La réunion a surtout permis de rassurer le maire sur le fait que le Stevenson continuera bien de passer par Saint-Jean.

  • Khadija Aoudia : « Que 2026 soit l’année du réveil des consciences »

    Khadija Aoudia : « Que 2026 soit l’année du réveil des consciences »

    La Marseillaise : Quels sont vos vœux pour l’année qui s’ouvre ?

    Khadija Aoudia : Je souhaite que 2026 soit l’année du réveil des consciences. Qu’elle nous pousse à regarder sans détour les rapports de force qui structurent le monde, à comprendre que les crises, les guerres et les inégalités ne sont pas des accidents de l’Histoire, mais les symptômes d’un ordre fondé sur une domination économique oligarchique. Un ordre qui, pour servir ses propres intérêts, fragmente les nations, attise les peurs, détourne les colères légitimes et les oriente vers des ennemis désignés… pendant que, dans l’ombre, les mêmes concentrent toujours davantage les richesses et creusent sans relâche les inégalités sociales. Jamais une poignée d’oligarques n’a autant accaparé de richesses à l’échelle transnationale. Je fais le vœu d’un renversement des valeurs, où la dignité humaine deviendrait hiérarchiquement supérieure à la richesse économique. Je fais le vœu que le droit international soit réellement au service des peuples.

    Vous êtes engagée de longue date dans la défense des droits des détenus dans une ville, Nîmes, dont la maison d’arrêt souffre d’une surpopulation chronique parmi les plus élevées de France (+ de 200%)… Où en est ce combat ?

    K.A. : Lorsque j’étais bâtonnier en exercice, j’ai visité l’ensemble des lieux de privation de liberté, à l’issue de quoi j’ai rédigé un rapport. J’ai constaté une atteinte à la dignité et aux conditions de détention ou de rétention tant au niveau de la maison d’arrêt que du commissariat et des geôles du tribunal judiciaire de Nîmes.

    S’agissant des conditions de détention à la maison d’arrêt, nous avons obtenu, le 30 janvier 2020, une condamnation par la CEDH (Cour européenne des droits de l’Homme), qui n’a débouché sur aucune mesure pour éradiquer cette surpopulation et les conditions de détention insalubres qui en découlent. Nous avons donc saisi le tribunal administratif (TA) pour faire constater la persévérance de ces conditions indignes, lequel a rejeté notre demande. Décision confirmée par le Conseil d’État. J’ai donc saisi à l’automne, avec l’accord du bâtonnier en exercice et sur mes propres deniers, la CEDH. Nous sommes dans l’attente de sa décision.

    Concernant les conditions de détention au commissariat de Nîmes, le TA a fait droit à nos revendications et condamné l’État, en juillet 2023, à réaliser les travaux nécessaires à hauteur de 150 000 euros. Les cellules étaient dans un état de délabrement inimaginable, avec odeur nauséabonde, absence de luminosité, absence d’aération… En outre les geôles n’étaient pas dimensionnées pour accueillir plus de 10 personnes en garde à vue.

    Il est question de construire
    un nouvel établissement pénitentiaire à Nîmes.
    Qu’en pensez-vous
     ?

    K.A. : Ça fait plus de 10 ans qu’on nous l’annonce… On peut construire des centaines de prisons : si on ne change pas radicalement la politique pénale, on va les remplir. Non seulement c’est une fuite en avant, mais ça a un coût considérable. La moitié du budget du ministère de la Justice est affectée à l’administration pénitentiaire… Des peines alternatives à la prison sont possibles, et moins coûteuses. Il faut que l’incarcération soit l’exception, pas la règle. À mon sens, le seul critère qui vaille, c’est la dangerosité de la personne. Et fort heureusement le nombre des détenus concernés est relativement limité.

    Où en est la plainte pour provocation à la haine et discrimination que vous avez déposée en août dernier contre Bruno Retailleau devant la Cour de justice de la République (CJR) ?

    K.A. : Comme je l’avais annoncé, seules 0,24% des plaintes sont transmises à la commission d’instruction de la CJR… Donc sans surprise la plainte a été classée sans aucune motivation, si ce n’est de dire que je ne justifiais pas d’un préjudice.

    Comment cette plainte était-elle motivée ?

    K.A. : En septembre 2024, Bruno Retailleau arrive au ministère de l’Intérieur. Très rapidement et de façon crescendo, il n’a eu de cesse de distiller de la provocation à la haine et de la discrimination à l’endroit de la communauté musulmane, des immigrés en général et des ressortissants franco-algériens en particulier. En 2025, on a assisté à une augmentation massive des actes islamophobes, +200%, sans qu’il y ait eu d’événement traumatique qui l’explique, comme en 2015 après les attentats terroristes à Paris, par exemple. Je l’ai donc rattaché directement à cette politique menée par Bruno Retailleau.

    L’extrême droite est particulièrement implantée
    dans le Gard…

    K.A. : En effet… Quand j’ai déposé plainte contre Bruno Retailleau, j’ai subi un déferlement de propos sexistes, avec notamment des appels au viol, mais aussi de propos fascistes liés à ma couleur de peau. Nous assistons à une radicalisation de la pensée. La crise sociale est contenue dans la division. On amène nos concitoyens à rejeter leurs frustrations sur l’étranger… hélas il n’y a rien de nouveau. Ça permet de lutter contre la fraternité et d’empêcher que les colères ne se fédèrent sur les inégalités liées à l’enrichissement toujours massif de quelques oligarques.

  • Gard : Domessargues, la petite commune qui voit grand

    Gard : Domessargues, la petite commune qui voit grand

    À Domessargues, on comprend vite que le mot « ruralité » ne rime pas avec sommeil. Ici, ça bouge, ça s’organise, ça s’entraîne, ça répète, ça se retrouve. « Le mercredi, le village grouille d’activité », sourit Bernard Clément, maire depuis 1989. À 800 habitants, la commune nichée entre Nîmes et Alès a le tempo d’une petite ville. Une énergie qui ne doit rien au hasard.

    À Domessargues, on compte plus de 400 adhérents associatifs, soit la moitié de la population. Foot, danse, musique, arts martiaux, pétanque, chasse, théâtre… « Toutes les associations sont subventionnées, sans exception. Et elles disposent gratuitement de tous les locaux », souligne l’édile. Résultat : des habitants des villages voisins viennent s’inscrire ici, faute d’équipements chez eux. Et des équipements, Domessargues en regorge. Deux stades éclairés, un city stade, un court de tennis flambant neuf, trois foyers communaux, une bibliothèque rénovée, une école de musique, une maison des jeunes, une maison des chasseurs. Une école maternelle neuve, une crèche communale, un centre de loisirs en régie publique. « Sur les vingt dernières années, nous sommes la commune de notre taille qui a réalisé le plus gros volume d’investissement… avec une dette quasi nulle », insiste Bernard Clément.

    « Chaque projet est un combat »

    Le cœur ancien a été entièrement réaménagé : rues pavées, plantations d’oliviers, abords de la chapelle romane du XIe siècle soigneusement valorisés. En flânant, on traverse la rue Jean-Jaurès, on longe Louis-Aragon, on coupe par la rue du 21 septembre 1792, comme un fil républicain inscrit dans l’espace public. Autour du village, la ceinture verte de 11 hectares -rebaptisé parc Ghyslaine Papa, du nom d’une ancienne adjointe disparue- forme un véritable écrin. Théâtre de verdure, parcours de santé, aires de jeux pour enfants, plantations récentes… « Des urbanistes étrangers sont venus voir notre démarche. Le dernier en date est un néerlandais », affirme le maire, pas peu fier. Côté transition écologique, tous les bâtiments communaux, dont les 28 logements sociaux de la commune, sont désormais équipés de pompes à chaleur. L’éclairage public passe intégralement en LED. Les réseaux seront entièrement enfouis d’ici fin 2026.

    Mais le chantier le plus stratégique est invisible au premier regard : l’eau potable. Président de deux syndicats intercommunaux, Bernard Clément pilote un investissement de 3 millions d’euros, qu’il qualifie lui-même de « chantier du siècle ». Nouveau forage, sécurisation de l’alimentation, modernisation des réseaux, futurs châteaux d’eau… « Nous venons de recevoir les analyses ARS : pas de PFAS. C’est une très bonne nouvelle. » Dans un contexte de sécheresses à répétition, plusieurs communes voisines pourraient rejoindre le dispositif.

    Rien de magique, selon lui : « Chaque projet est un combat. On a passé un temps fou à aller chercher les subventions, à monter les dossiers. » Une ténacité qui porte ses fruits : Domessargues figure même, selon ses calculs, parmi les toutes premières communes de France en part de budget consacrée à la politique enfance-jeunesse. À 72 ans, après un cancer dont il est aujourd’hui guéri, Bernard Clément a choisi de se représenter. « La fonction rime avec passion. Si on n’a pas la passion, ce n’est pas la peine. » À Domessargues, la passion a laissé des traces très concrètes dans le paysage.

    Maxime Clément, éducateur football au FCOD

    « Je suis originaire du village et le club fait partie de mon histoire familiale. Mon grand-père, Raymond Barlaguer, a fondé le club en 1970, et mon père faisait partie des premiers joueurs. J’ai repris le flambeau en 2020, après l’arrêt des équipes seniors, en relançant le club autour des jeunes. Aujourd’hui, nous comptons près d’une centaine de licenciés. Tous les éducateurs sont bénévoles, personne ne touche d’argent ici, et c’est une valeur à laquelle on tient. Le FCOD organise aussi la fête de Paquettes, la plus grande festivité du village, ce qui permet de faire vivre le club. Ici, le foot, c’est d’abord une histoire de transmission, de lien et de village. »

    Frédéric Dumont, président de la STE de chasse « La Protectrice »

    « On chasse sur la commune, gros et petit gibier, et on est aussi très attentifs à ce qui se passe dans les bois. Quand on voit quelque chose d’anormal, on le signale. On travaille avec l’ONF, on participe aux réunions sur l’aménagement du territoire. La mairie nous a prêté un local et nous a aidés à l’aménager : salle de découpe, chambres froides, sanitaires. On partage même le matériel avec d’autres assos. Il y a un vrai respect entre tout le monde. On s’est aussi regroupés avec quatre autres villages pour mieux gérer les battues, renforcer la convivialité. Ici, il y a une bonne mentalité. Si le village est aussi vivant, c’est aussi grâce au boulot du maire et de son équipe. »

    Marie-Madeleine Ranc, asso de sauvegarde de la chapelle St-Étienne

    « Je fais partie de l’association depuis mon arrivée au village, il y a une quarantaine d’années. Notre église romane du XIe siècle a une particularité rare : elle est partagée entre protestants et catholiques. Une fois par an, nous organisons une célébration œcuménique qui rassemble les fidèles des paroisses voisines. L’offrande est intégralement reversée à l’entraide œcuménique, qui soutient aujourd’hui près de soixante familles. Le mot d’ordre ici, la solidarité entre toutes les assos impulsée par le maire : on se soutient, on participe aux événements des autres, on partage les locaux quand il le faut. »