Tag: Gaby Charroux

  • Jean-Claude Cheinet, précurseur de l’écologie, honoré vendredi

    Jean-Claude Cheinet, précurseur de l’écologie, honoré vendredi

    Pionnier de l’écologie populaire, Jean-Claude Cheinet est décédé samedi 29 août, à l’âge de 82 ans. Une cérémonie d’hommage aura lieu ce vendredi 4 septembre, au centre funéraire du Réveilla.

    Professeur d’histoire-géographie au lycée Jean-Lurçat, ancien conseiller municipal puis adjoint au maire de Martigues, il a consacré sa vie à l’engagement politique, syndical et associatif. « C’est une grande émotion d’apprendre sa disparition », réagit Gaby Charroux (PCF), qui avait travaillé à ses côtés « dans les diverses majorités de Paul Lombard, de 1989 à 2008 ».

    « Il était adjoint à l’écologie quand on ne parlait pas encore d’écologie, poursuit-il. Lui déjà était un acharné, un expert défenseur de notre environnement. Il soulignait à la fois la richesse de notre patrimoine tout en attirant l’attention sur les risques majeurs et les dangers du changement climatique. » Dans les années 1980 déjà, Jean-Claude Cheinet « nous alertait sur ce que nous vivons aujourd’hui et sur l’impératif de préserver notre mer de Martigues, l’étang de Berre », témoigne le conseiller départemental Gérard Frau (PCF). « Il pensait et proposait déjà ce qu’aujourd’hui, près de 40 ans après, on est en train de ressortir des cartons : la réouverture du canal du Rove et la dérivation de l’eau après la centrale EDF de Saint-Chamas », souligne Gaby Charroux, qui y voit un « clin d’œil extraordinaire » et espère que ces projets aboutiront.

    Pour le maire de Martigues, Jean-Claude Cheinet était un « expert et un précurseur ». « Il construisait scientifiquement un argumentaire pour une écologie populaire qui a pu s’exprimer à de nombreuses occasions, en particulier à propos de l’étang de Berre, dont il a porté sa candidature à l’Unesco en présidant nos séances de travail », relate-t-il. Jean-Claude Cheinet laisse un héritage immense. De nombreuses personnes en témoigneront vendredi.

  • À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    « J’ai pas les mots », reconnaît Aurélia Gomez. C’est un grand jour pour beaucoup, ce mardi matin, surtout pour cette mère de famille. Dès 8h, les rayons du soleil filtrant à travers les feuilles des arbres illuminent les visages, tout aussi rayonnants, des enfants et de leurs parents pour cette rentrée à l’école maternelle Di Lorto.

    Les émotions se mélangent à l’heure des grands chamboulements. « Joseph est calme, mais François est tout excité », illustre Aurélia Gomez à propos de ses garçons de 5 et 3 ans, qui entrent respectivement en grande et en petite section de maternelle. « Ça fait un petit pincement au cœur », reconnaît-elle, mais « on souffle un peu », plaisante son mari, Jean Gomez, avec cinq enfants scolarisés.

    « Depuis trois ou quatre jours, elle me dit : on y va, on y va, on y va ! », se réjouit une autre mère en évoquant l’impatience de sa fille. Dès le portail franchi, un panneau donne le ton de ce qu’est la scolarité à la sauce martégale : « Ici, pour les écoliers, l’accueil du soir, les sorties au cinéma et au musée, la musique, la danse, le sport, c’est gratuit. » Et ce ne sont pas les seules décharges pour les familles, car tous les élèves reçoivent, lors de ce jour de rentrée, un kit de fournitures choisies par leurs professeurs.

    Fournitures gratuites

    « On évite aux parents de payer les fournitures, normalement, ils en ont assez pour toute l’année », affirme le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, venu à la rencontre des parents et enfants avec l’adjoint (PCF) à l’éducation, Gilles Picard. Une politique indispensable pour l’édile : « Notre ambition est la même pour les tout-petits comme leurs parents, celle de pouvoir s’émanciper », insiste Gaby Charroux. Cela implique 4 659 élèves dans l’enseignement primaire, répartis dans 205 classes, dont plus d’un tiers sont des maternelles. Un budget de 230 000 euros y est consacré comme chaque année.

    La maternelle Di Lorto a également fait l’objet de travaux de rénovation durant l’été, à l’image des autres établissements de la Ville. « Nous avons fait de gros efforts sur les cours de récréation, pour la protection du soleil et pour créer de l’ombre », rappelle Gaby Charroux. « Chaque classe et réfectoire dispose d’un brasseur d’air et chaque dortoir est climatisé », complète-t-il. De plus, la maternelle Di Lorto dispose désormais d’un cabinet de toilettes accessible dans le hall d’entrée, ainsi que d’un éclairage à LED.

    La présence du maire et de son équipe devant cette école, située au centre du quartier prioritaire de Notre-Dame-des-Marins, accompagné de la police municipale, prend un sens singulier pour cette rentrée. « Aucun mauvais lien ne doit empêcher l’émancipation de tous », reprend Gaby Charroux, citant notamment la pression du trafic de drogue dans cette cité quasi sexagénaire. « Le principe dans ce quartier est d’inscrire l’école au cœur, à côté le centre social (…). Nous travaillons dans l’ombre pour maintenir le service public et social », affirme l’édile, rappelant la lutte pour le maintien du bureau de poste de Ferrières ou encore celle pour la réhabilitation tant attendue du quartier. « Cela fait plus de dix ans que la réhabilitation doit être engagée », rappelle Gaby Charroux.

    La présence policière est aussi un enjeu. « La police municipale n’est pas là parce que le maire aussi, mais parce qu’elle a été réorganisée. Il y a cinquante agents, dont une brigade de quartier, qui sont en opération tous les jours, car je demande de la tranquillité pour les habitants du quartier », conclut le maire.

    La quiétude observée ce mardi matin lors de cette rentrée, tout comme l’attitude détendue des parents et des enfants rencontrés, semble témoigner des effets positifs de cette approche globale.

  • Le choix du pouvoir d’achat

    Le choix du pouvoir d’achat

    Si les collectivités
    ne se mêlent pas des contenus pédagogiques, elles ont en revanche la responsabilité des conditions de travail des enfants et des personnels éducatifs. C’est là que se mesurent les différents choix politiques. Ainsi, alors que la Ville d’Avignon et son nouveau maire divers droite ont mis fin à la distribution gratuite de fournitures scolaires, celui divers gauche de Marseille maintient le dispositif à l’ensemble des écoles publiques et privées. Idem sur la cantine, dont la gratuité est étendue dans la cité phocéenne tandis que le nouvel édile avignonnais ne cache pas son intention d’augmenter le prix du repas dans les prochaines années.

    À Martigues, l’adaptation au climat prioritaire

    Quant aux locaux, les travaux d’Hercule continuent à Marseille pour en finir avec l’indignité des conditions d’accueil dans les écoles publiques, héritage de la gestion passée.

    Du côté de l’ouest du département, la Ville de Martigues se distingue par son choix d’adapter les écoles au changement climatique et d’améliorer l’accès des locaux pour les personnes à mobilité réduite. Ce choix se traduit par un investissement de 1,5 million d’euros.

    Les Départements et la Région participent fortement aux conditions d’accueil des élèves en collèges et en lycées et facilitent ainsi leur scolarité. Ainsi chaque élève de 6e, dans les Bouches-du-Rhône, reçoit de la part du Département un kit de fournitures qui comprend notamment un ordinateur et une calculatrice scientifique. C’est aussi un choix, celui du pouvoir d’achat des familles alors que les salaires stagnent et l’inflation persiste.

  • Des travaux pour des écoles plus fraîches et plus accessibles à Martigues

    Des travaux pour des écoles plus fraîches et plus accessibles à Martigues

    Il y a des choses qui ne changent pas : les affiches d’Arcimboldo placardées au mur, les pages de définition expliquant où se trouvent l’étymologie, les différents sens du mot ou les exemples, les tableaux blancs… Et puis il y a des choses qui évoluent. Face aux vagues de chaleur qui se multiplient, les écoles sont contraintes de s’adapter. À Martigues, sur l’année scolaire 2025/2026, la Ville a investi 1,52 million d’euros dans ses 28 établissements, principalement pour améliorer leur résilience face au changement climatique et leur accessibilité.

    À quelques jours de la rentrée, les ouvriers et agents municipaux s’affairent dans l’école élémentaire Antoine Tourrel pour installer les derniers brise-soleil électriques orientables au premier étage. « On est plein sud, donc ça va servir », souligne Christophe Logerot, chargé d’opérations. En plus de la pose de ces stores extérieurs, le désamiantage, l’étanchéité et l’isolation de la toiture, ainsi que le remplacement des menuiseries ont été réalisés en seulement sept semaines pour 250 000 euros. « C’est la complémentarité de ces actions qui permet d’avoir des résultats en termes de baisse des températures, souligne Gilles Picard, adjoint au maire à l’éducation (PCF). Chaque classe de chaque école et les restaurants scolaires bénéficient d’un ou plusieurs brasseurs d’air, et dans les maternelles chaque dortoir a la climatisation. » Pour l’élu, « la clim n’est pas l’alpha et l’omega de la lutte contre la canicule, à la fois parce que l’installation et l’entretien représentent un coût certain, mais aussi parce qu’on préfère avoir une perspective de long terme ».

    Deux ascenseurs créés

    Dans l’école Lucien Toulmond, la cour a bien changé entre la fin de l’année scolaire et la rentrée. 230 000 euros ont été fléchés pour la création d’îlots de fraîcheur et le changement de l’enrobé, qui est passé d’un noir qui emmagasinait la chaleur à une couleur beige clair, avec un matériau plus perméable. Ce lundi, les 400 élèves du groupe scolaire ne trouveront que des reliefs recouverts de copeaux, mais dès les vacances de la Toussaint (selon les conditions climatiques), 42 arbres seront plantés.

    Un travail topographique a été mené pour plus de continuité dans les espaces, et les marches extérieures sont devenues des pentes douces. À Antoine Tourrel, les sanitaires sous le préau ont bénéficié d’une réfection totale et une rampe pour les personnes à mobilité réduite a été aménagée. Mais ce sont les écoles Robert Desnos et Laure Moulin (à Canto-Perdrix) qui ont connu les plus gros chantiers d’accessibilité, avec la création de deux ascenseurs, dont les travaux seront prochainement achevés. Quatre autres groupes en sont déjà équipés. « Je pense qu’on peut dire que la rentrée est réussie », se félicite le maire Gaby Charroux (PCF).

  • La mémoire de la Libération implique la vigilance

    La mémoire de la Libération implique la vigilance

    Les véhicules militaires d’époque défilent le long de la côte, dans les rues de Carro. Ce vendredi 21 août, Martigues commémore sa libération. Dans la parade, Pierre est au volant d’un camion américain. Comme chaque année depuis 8 ans, ce Suisse est descendu avec son association History on wheels pour « transmettre la mémoire de cette partie de l’histoire ».

    Il y a 82 ans, au débarquement de Normandie succède celui de Provence le 15 août. Les Alliés prennent les Allemands en tenaille. À Martigues, l’armée ennemie maintient en permanence une garnison de 2 000 soldats tant la ville occupe une position stratégique pour la défense du littoral, de la Camargue jusqu’à Marseille. « C’était un site très important au niveau radio et radar », détaille Jean-Pierre Jehan, président de l’association HM2P (Histoire, Mémoire, Patrimoine Provence).

    Les bombardements alliés s’intensifient dans la région. Le 11 août, un raid sur Carro fait trois victimes. Dans la nuit du 20 au 21, finalement, les Allemands s’enfuient en faisant exploser le viaduc ferroviaire et le port de Jonquières. Martigues est libérée.

    Mais derrière cette liberté retrouvée, « il y eut des années d’épreuve, des engagements clandestins, des actes de courage, des arrestations et des vies brisées », rappelle le maire Gaby Charroux (PCF).

    Un legs de la Résistance

    En 1942, alors que la France est à genoux, « certains refusent de se soumettre ». Au printemps 1944, « chacune et chacun comprend que la guerre entre dans une phase décisive. (…) C’est précisément à ce moment que la résistance martégale va être frappée avec une violence terrible. Les 7 et 8 juin, plusieurs de ses membres sont arrêtés. Ces arrestations préludent au drame qui survient quelques jours plus tard, le 13 juin, dans la clairière du Fenouillet, dont les martyrs ne verront pas le 21 août 1944 ».

    Après la libération vient le moment de la reconstruction, portée par le Conseil national de la Résistance. « La Résistance nous lègue ainsi une certaine idée de la société, de la République et de la France, poursuit Gaby Charroux. Et ce legs, 82 ans après, doit continuer de nous animer, car la mémoire n’a de sens que si elle nous aide à regarder le présent avec lucidité. À Martigues, au fil du temps, les témoins de cette période ont disparu, et notre responsabilité n’a cessé de grandir pour transmettre leur héritage et leurs enseignements. Cette mission est une nécessité parce que le monde dans lequel nous vivons nous rappelle avec une douloureuse constance que la paix reste encore à construire. »

    Avec un avertissement : « La Résistance combattait aussi ce que l’occupation représentait : une idéologie fondée sur le nationalisme exacerbé, sur le racisme, l’antisémitisme, la hiérarchie entre les êtres humains, la haine de l’autre et sur le rejet de la démocratie. Nous ne devons évidemment jamais confondre les époques, mais nous aurions tort de croire que l’histoire n’a plus rien à nous apprendre, car aujourd’hui encore, dans notre pays comme ailleurs en Europe et dans le monde, ces idées nauséabondes progressent et se banalisent portées par les héritiers de cette idéologie ».

  • Cinquante ans de droit aux vacances à Martigues

    Cinquante ans de droit aux vacances à Martigues

    Un peu plus de 200 kilomètres séparent Martigues de la commune d’Ancelle et pourtant, le centre de vacances La Martégale qui s’y trouve n’a jamais été loin du cœur pour des générations de martégaux qui y sont passés en classe de neige ou en colonies de vacances d’été.

    Il y a cinquante ans, les premières colonies de vacances d’été s’y déroulaient, après les premières classes de neige à l’hiver 1976 et l’inauguration le 18 janvier de la même année. Un an et demi et la modique somme de 945 millions d’anciens francs ont été nécessaires pour réaliser ce projet selon les élus de l’époque, lors d’une visite de chantier en août 1974. Cela représenterait 8 742 000 euros de 2025 selon le convertisseur Insee.

    « Ce centre a un caractère social » affirmait le maire (PCF) Paul Lombard, dans La Marseillaise du 20 janvier 1976. Et il l’a conservé. « La Ville avait un projet très précis pour les vacances » explique Joëlle Fabre, ancienne animatrice au début des années 1980 puis responsable du service vacances de la Ville. « Le but est de sortir de Martigues, de connaître d’autres horizons et de vivre la vie collective dans le partage et la camaraderie », détaille-t-elle, assurant que c’est encore le cas aujourd’hui. Un projet éducatif mené de concert avec la Fédération des œuvres laïques du Rhône (FOL 69).

    « Nous avons tenu bon »

    Il n’y a pas que le côté camp de scouts dans les séjours à Ancelle. « On y propose depuis toujours des découvertes d’activités que les enfants ne peuvent pas faire chez eux », reprend Joëlle Fabre. Par exemple, la via ferrata ou le rafting, typiques de la montagne. Chacun s’entraide en activité et dans les tâches du quotidien. « On est complètement à contre-courant de ce qu’on peut voir dans certains catalogues, avec parcs d’attractions, façon tourisme de consommation », précise celle qui programmait les activités des années durant.

    Si la journée type des colos n’a « fondamentalement pas changé » selon la retraitée, les comportements oui. « Le rapport à la colo, l’inquiétude des parents font que j’ai l’impression qu’ils ne voient plus les bénéfices d’une séparation avec l’enfant alors que ça les fait grandir », estime Joëlle Fabre. « C’est un reflet des difficultés à se projeter dans l’avenir et des angoisses de tout le monde » complète-t-elle. Mais comme souvent, Martigues donne dans la résistance. « Les colonies de vacances ont connu une forme de désaffection et beaucoup de villes y ont renoncé », rappelle Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues. « Mais nous avons tenu bon et continué à les proposer. Nous avons même retrouvé un certain engouement après le Covid », poursuit-il.

    Cela s’inscrit dans une certaine conception du droit aux vacances pour tous selon l’édile, « comme le droit aux congés payés », compare-t-il. « C’est un choix. Nous tenons à permettre à ceux qui sont les moins bien nantis d’exercer ce droit », reprend Gaby Charroux, « cela fait partie de l’épanouissement personnel que nous faisons commencer dès la crèche, et que l’on veut offrir comme pour la culture, le sport… pour grandir et s’épanouir comme citoyen ».

  • À Martigues, un village sportif pour se dépenser les pieds dans l’eau

    À Martigues, un village sportif pour se dépenser les pieds dans l’eau

    À une vingtaine de mètres du rivage, un petit groupe de personnes sillonne la plage de Ferrières, de l’eau jusqu’à la taille. « Ce n’est pas du longe-côte, mais de la gym aquatique », précise Salim Boumezzou, responsable du service animation de la Ville de Martigues. Bien que ce dispositif estival existe depuis quatre ans, Christiane y participe pour la première fois ce lundi 13 juillet.

    En sortant de l’étang de Berre, la retraitée confie : « J’avoue que j’ai beaucoup apprécié, ça faisait un moment que je ne bougeais plus. Ça fait du bien en temps de canicule. On combine le rafraîchissement et le sport. »

    Sans oublier le vivre-ensemble. Le maire Gaby Charroux (PCF) y met un point d’honneur : « L’entretien physique est important, certes, mais surtout la rencontre : parler, échanger, évoquer ses difficultés, ses bonheurs et ses plaisirs aussi. C’est l’un de nos leitmotivs. L’Homme est un animal social, donc c’est important. »

    Christiane, de retour sur la Côte Bleue depuis peu après une vingtaine d’années passées dans les Landes, se réjouit d’avoir pu rencontrer du monde : « J’ai discuté avec quelques personnes, ça m’a permis d’anticiper le forum des associations de septembre et d’en savoir plus sur les activités proposées par le tissu associatif local. »

    Accueil des enfants

    Cette année, Martigues a prolongé le dispositif avec un village sportif, qui restera installé jusqu’à la mi-août. Le programme d’activités fourmille : disque golfe, slack line, jeux d’adresse, water-polo, water-basket ou encore parcours de motricité aquatique… L’infrastructure et les dix encadrants qui l’animent resteront en place jusqu’au 14 août. « Ce qui est nouveau, c’est qu’on a matérialisé l’espace, qu’on a organisé l’accueil des enfants », explique Pierre Dharréville (PCF), adjoint au maire délégué aux services publics et à la jeunesse.

    Salim Boumezzou détaille : « Les créneaux du matin sont réservés aux centres sociaux, aux centres aérés, aux Maisons de quartier et aux clubs sportifs. L’après-midi, de 11h30 à 14h30, c’est un temps libre pour les autres jeunes publics. Pour les plus âgés (10 ans et plus), on propose aussi du kayak et du paddle. On accueille environ 400 enfants par semaine. »

    Animatrice au centre social de Canto-Perdrix, Lilya trouve l’initiative « top », « surtout avec cette chaleur, ça leur fait du bien de se baigner ». « C’est bien organisé et ça leur fait découvrir des activités », affirme-t-elle. À côté d’elle, Alya se « régale ». La petite martégale va encore passer deux semaines au centre social, alors elle est contente de cette journée : « Ça change, même si on fait plein de jeux tous les jours. »

    Organiser, faciliter

    et inciter

    Gaby Charroux résume : « C’est un centre aéré d’extérieur et de centre-ville permanent, jusqu’au 14 août. » L’édile se satisfait de voir la population profiter de « cet endroit privilégié ». « On voit tout l’intérêt que la réhabilitation de l’étang de Berre peut avoir en ces périodes de chaleur, avec une lagune en bien meilleure santé que les années passées et d’une plage de centre-ville comme Ferrières. Cet aménagement est une opportunité pour les habitants qui peuvent venir à pied ou se garer aisément, tout est organisé pour ça. »

    « Je pense que nous sommes dans notre rôle, en tant qu’élus municipaux, de gestion communale, poursuit-il. Permettre, autoriser, faciliter, inciter nos populations… Organiser la vie générale, sur tous les plans, ici sur le plan de la détente et de l’activité de physique et de loisir, jusqu’à hier avec les Fadas sur le plan de la réflexion, de l’accès à la culture… Ça va s’enchaîner tout l’été encore. »

    Informations auprès
    de la direction des sports

    04.42.44.37.19 / 04.42.44.36.54

  • À Martigues, le fragile équilibre des comptes de l’association des centres sociaux

    À Martigues, le fragile équilibre des comptes de l’association des centres sociaux

    « La direction a fait preuve d’une gestion prudente et rigoureuse en respectant les engagements pris en 2025 » restitue Mathieu Lucchesi, l’expert-comptable de l’Association pour l’animation des centres sociaux et des maisons de quartier de Martigues (AACS) lors de l’assemblée générale de mercredi soir, à l’hôtel de Ville.

    Avec 6,25 millions d’euros de charges et 6,27 millions d’euros de produits pour l’année 2025, l’AACS génère un excédent de 25 000 euros « grâce au développement de Miss », le chantier d’insertion sociale de l’AACS, comme l’explique le trésorier Jean-Louis Richard. Mais aussi en raison de « petites subventions qui arrivent en fin d’année » complète Sébastien Clauzel, directeur de l’AACS. Un contexte bienvenu pour compenser les 4 000 euros de déficit des centres sociaux et maisons de quartier. Pour l’exercice 2026, dont l’assemblée générale aura lieu en 2027, le trésorier avance un budget à l’équilibre de 5 millions d’euros : « L’AACS devra poursuivre ses efforts de maîtrise et pérenniser ses ressources. Nous abordons 2026 sur une situation saine mais restons vigilants sur les contraintes budgétaires à venir » prévient Jean-Louis Richard.

    La Ville en soutien

    Le directeur Sébastien Clauzel nuance : « Le budget prévisionnel 2026 n’est pas impacté. Mais notre gestion plus rigoureuse est obligée par le contexte économique », notamment des collectivités. Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues, rassure « les subventions municipales ne baissent pas et même avec les nuages au-dessus de nos têtes, les centres sociaux et maisons de quartiers restent une priorité ».

  • Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Le conseil municipal de jeudi soir a examiné une cinquantaine de propositions, dont celle d’une participation financière de la commune à l’entretien des espaces extérieurs des principaux quartiers de logements sociaux. Une initiative de la Ville depuis 1999 dans le cadre d’une convention avec quatre associations syndicales libres (ASL). Ces associations perçoivent respectivement 40 303 euros pour le quartier de Mas de Pouane, 81 762 euros pour Canto-Perdrix, 95 967 euros pour Paradis-Saint-Roch et 26 302 euros pour les 4 Vents, ainsi que d’une plus petite enveloppe de 2 000 euros pour le bailleur 13 Habitat et 1 500 euros pour Erilia.

    En tout, la participation annuelle de la commune pour l’entretien des espaces extérieurs est de 247 834 euros pour l’année 2026. Ce qui pose question pour la conseillère d’opposition Amandine Gide (RN), qui demande de justifier la raison pour laquelle « depuis 2025 vous avez baissé la dotation des ASL de 200 000 euros ». L’adjoint (PCF) Pierre Dharréville explique que « la baisse de subvention a été contrainte au regard des difficultés budgétaires que l’on connaît, en raison de choix répétés du gouvernement qui diminuent les ressources des communes ».

    « Mettre les bailleurs face à leurs responsabilités »

    Dans ce contexte, l’enjeu est également pour l’adjoint de « mettre les bailleurs en face de leurs responsabilités, qu’ils prennent mieux en charge ce qui relève de leurs prérogatives ». Jean-Luc di Maria (LR), approuvant cette aide, estime néanmoins qu’il y a « des aides pour certains quartiers et pas d’autres qu’il faut expliquer aux Martégaux, il y a un souci d’équité devant les dépenses alors que tout le monde l’est face à l’impôt ». Pierre Dharréville répond que « la baisse de cette subvention va dans le sens de l’équité dont vous parlez ». « Ce choix vise à s’occuper des espaces communs, traversés par d’autres que les habitants des quartiers. La Ville contribue à l’aménagement de ces espaces qui sinon se dégraderaient » conclut-il. Le maire (PCF) Gaby Charroux rappelle que « la rénovation matérielle incombe d’abord aux bailleurs ».

    Autre sujet d’actualité brûlante de ce conseil, la proposition d’une gratuité d’accès pour les habitants de Martigues à la piscine Avatica durant les périodes en vigilance canicule. « Une mesure de santé publique et de protection des habitants » pour Pierre Dharréville, également rapporteur. Une fois n’est pas coutume, l’extrême droite s’inquiète d’à qui profite cette proposition : « Comment est contrôlé le lieu de résidence ? L’accès est pour tous les bassins sur toute l’amplitude d’ouverture ? », questionne Didier Rattier (RN), bien qu’approuvant l’idée. « Le personnel municipal demandera aux habitants de justifier leur lieu de résidence et l’ensemble des bassins seront ouverts à la baignade » répond Pierre Dharréville.

  • À Martigues, les collégiens rendent hommage à Rosalie Solitude

    À Martigues, les collégiens rendent hommage à Rosalie Solitude

    « Cette fresque passe un message aux générations futures qu’aucune justice n’est immuable », lance le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux lors de l’inauguration de cette peinture murale mardi après-midi. Sur le parking de la pharmacie du 8 mai 1945, les élèves du collège Gérard Philipe et deux artistes dont Pierre Maes ont réalisé une fresque toute en longueur rendant hommage à Rosalie Solitude, figure métisse de la lutte anticoloniale noire de Guadeloupe, après le rétablissement de l’esclavage par Napoléon en 1802. Le choix du nom est une collaboration avec le club humanitaire du lycée Lurçat.