Tag: FSU

  • Fleurs et chants sur le canal de Martigues

    Fleurs et chants sur le canal de Martigues

    Les violences lesbophobes isolent et tuent » martèle Fabienne Baroni, de la FSU de Martigues, face aux participantes – et quelques participants – au rassemblement en hommage – ou « femmage » – à Caroline Grandjean-Paccoud, directrice d’école du Cantal s’étant suicidée, le 1er septembre.

    « Elle a été poussée au suicide après des mois de harcèlement lesbophobe débutés en 2023 par des insultes et des menaces sur les murs de l’école où elle exerçait son métier » relate la militante, qui rappelle que Caroline Grandjean-Paccoud « avait alerté l’Éducation nationale qui, en ne proposant rien d’autre qu’un changement d’affectation ». « Elle n’a pas été écoutée. Ce drame témoigne de la persistance silencieuse de la lesbophobie dans notre société. Car être lesbienne en France en 2025, c’est encore être en danger. Les violences lesbophobes isolent et tuent. Le silence et l’inaction des institutions y contribuent largement » juge Fabienne Baroni, rappelant à la mémoire le suicide de Dinah, lycéenne de 14 ans, « après des mois de harcèlement, de menaces de mort et d’insultes racistes et homophobes » en octobre 2021

    La chorale féministe des Meutes rieuses entonne « À la gloire des femmes en deuil » puis l’hymne du MLF, pendant que des fleurs sont jetées dans le canal Baussengue. « Nous exigeons que l’État protège et accompagne les élèves et les personnels contre la lesbophobie et toutes formes de discriminations » conclut Fabienne Baroni.

  • L’école Daugey conserve sa classe d’ajustement

    L’école Daugey conserve sa classe d’ajustement

    La mobilisation pour le maintien de la 8e classe d’ajustement de l’école élémentaire Robert Daugey de Martigues s’est soldée cette semaine par une victoire. « L’ouverture a été actée par le directeur académique » annonçait le rectorat dans une réponse laconique à nos sollicitations mercredi 3 septembre dernier.

    Pour les parents d’élèves, la nouvelle a été synonyme de soulagement. « Nous sommes ravis » souligne Magali Raymond, déléguée des parents d’élèves de l’école. Le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux, également mobilisé depuis l’année dernière pour l’ouverture et le maintien de la classe, parle d’une « excellente nouvelle » dans un communiqué ce jeudi, « pour notre commune de Martigues, pour la communauté éducative et surtout pour nos élèves qui méritent d’apprendre dans les meilleures conditions », plaide l’édile.

    « Nous restons vigilants »

    Cette 8e classe d’ajustement avait été ouverte au regard de la situation à sept classes, conduisant au doublement des niveaux dès le CP et des effectifs à 27 enfants par classe, alors que « les recommandations ministérielles préconisent 24 élèves pour les niveaux CP CE1 » pour assurer de bonnes conditions d’apprentissage comme le rappelait la secrétaire de la FSU de Martigues, Valérie Zikka Dussol avant la rentrée. Dès lors, les effectifs préconisés sont à nouveau atteints.

    Gaby Charroux a « salué » la décision du rectorat, en même temps que de « remercier toutes celles et tous ceux qui se sont engagés sur ce dossier ». Pour autant l’édile martégal affirme qu’« à l’avenir, nous continuerons à être vigilants et attentifs pour protéger nos écoles Martégales qui demeurent des piliers de notre vie locale ».

  • L’intersyndicale en ordre de marche

    L’intersyndicale en ordre de marche

    Doublement des franchises médicales, gel des prestations sociales, suppression de deux jours fériés, gel des salaires et des pensions, suppressions de postes… En réaction à des mesures « d’une brutalité sans précédent », le ton du communiqué de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires) s’est révélé particulièrement grave le 29 août. « Ensemble, nous alertons solennellement sur ce contexte et la situation de notre pays. Depuis le passage en force du Président de la République sur la réforme des retraites, notre pays s’enfonce dans une profonde crise sociale et démocratique », prévient-elle.

    Depuis, les organisations départementales se sont regroupées les unes après les autres ces derniers jours. En ligne de mire : se positionner en soutien pour le 10 septembre, et préparer la grève du 18. Avant la pause estivale, il était déjà question de poser une date en septembre, mais l’ambiance explosive du mouvement citoyen « Bloquons tout » et les annonces de Bayrou ont accéléré la cadence. « Cet été, l’intersyndicale a repris du poil de la bête, et c’est une très bonne nouvelle », constate Serge Ragazzacci, secrétaire général de la CGT de l’Hérault, qui partage sans détour l’humeur du texte collectif. « Le mot d’ordre, c’est le rejet des mesures de François Bayrou. Ce projet de budget vient confirmer les politiques de rigueur et d’austérité que nous subissons depuis longtemps et qui ont conduit à creuser les inégalités du pays. La fortune des plus riches a progressé trois fois plus vite que la richesse nationale », rappelle-t-il.

    Convaincue « qu’un autre budget est possible », Myriam Vermale abonde : « Les annonces du 15 juillet sont inadmissibles. Nous nous opposons à toutes ces propositions. Ça va être catastrophique », réagit encore la co-secrétaire de la FSU-Snuipp du Gard. « Surtout au regard de tous les cadeaux fiscaux offerts aux entreprises… Comme les 211 milliards d’aides publiques proposées sans contrepartie. Il est injuste de demander aux plus petits salaires de payer la dette ! »

    Pour le 10 et le 18, des préavis de grève à dispo

    Très concrètement, l’intersyndicale n’appelle pas à la grève le mercredi 10 septembre, mais elle soutient l’initiative du blocage citoyen. « Notre mode d’action, c’est l’entreprise, explique Serge Ragazzacci, à la CGT. Il y aura des préavis à disposition pour ceux qui le souhaitent. Nous sommes en train de contacter les bases syndicales pour les encourager à se réunir et à prendre la température. Et puis on va utiliser cette mobilisation pour réussir la grande journée de grève en intersyndicale le 18 », détaille-t-il.

    Pas question de mettre les deux journées en concurrence en somme : dans leur esprit, la deuxième journée tentera de profiter de l’émulation populaire suscitée par la première. En réunion, Solidaires a également plaidé pour démarrer les tractages intersyndicaux sur le 18 juste après la mobilisation du 10. Histoire de ne pas semer la confusion…

    Secrétaire départemental de l’Unsa 34, Elian Bourgade s’avoue très optimiste. « Les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit ! Et ce n’est pas qu’un mot… Je pense qu’il y a un vrai terreau, j’ai le sentiment que nous allons réussir à organiser une belle mobilisation », confie-t-il.

    Dans l’optique d’une démission de François Bayrou au lendemain d’un « vote de confiance » qui devrait bel et bien le conduire à sa perte, pas question non plus de faire marche arrière. « On est engagé sur un processus qui porte sur la défense des salariés, pas sur un changement de casting », poursuit Serge Ragazzacci (CGT).

    Ensemble, les huit syndicats réclament des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services publics, des mesures pour lutter contre la précarité, des investissements au profit de la transition écologique, plus de justice fiscale, une protection sociale de haut niveau et l’abandon de la retraite à 64 ans… Des revendications à l’opposé des orientations gouvernementales actuelles. C’est dire l’enjeu et l’ampleur de la tâche.

    * À Montpellier, pour la manif
    du 18, l’intersyndicale appelle
    à se réunir dès 10h30 sur la place Albert-1
    er.

    à Nîmes, rendez-vous à 14h30 aux Jardins de la Fontaine.

    L’intersyndicale a également
    mis en ligne une pétition via le site «
     Stop budget Bayrou »
    et la plateforme Change.org.
    Elle a atteint plus de 370
     000 signatures.

  • Les syndicats prêts à en découdre, quel que soit le Premier ministre

    Les syndicats prêts à en découdre, quel que soit le Premier ministre

    L’annonce du vote de confiance, le 8 septembre prochain, et du potentiel départ de François Bayrou n’ébranle pas le calendrier des organisations syndicales en Provence.

    « Il y a de très fortes chances que ce vote de confiance scelle son avenir, mais pour nous, ça ne va rien changer », campe Étienne Raoul, secrétaire général de Force Ouvrière dans le Vaucluse. Avant de développer : « La chute de Bayrou ne réglera pas les problèmes : on sait pertinemment que son successeur appliquera la même politique. Et si ça ne prend pas exactement la même forme, on sait que ce seront les travailleurs, les retraités et les plus précaires qui en feront les frais ». Franck Bergamini, son homologue pour les Bouches-du-Rhône, a peu ou prou la même analyse : « Ils ont prévu ce vote de confiance, qui envoie ce gouvernement dans le mur, deux jours avant la date du 10, en espérant dégoupiller quelque chose. Mais un autre Premier ministre qui serait issu du camp présidentiel aura à peu près la même feuille de route ». Comprenez par-là que c’est bien le fond politique qui pose problème et non François Bayrou. Reste que les deux syndicalistes FO renvoient vers la réunion intersyndicale nationale des confédérations, qui a été avancée à ce vendredi, pour y voir plus clair côté calendrier, sans exclure la date du 10 et les appels au blocage associés (lire ci-dessous).

    Les instances se réunissent

    Le refrain est similaire, ou presque, pour la FSU 13. « Ce qui compte pour nous, ce n’est pas qui est Premier ministre, ce sont les orientations qui sont prises. Notre opposition aux politiques d’austérité reste d’actualité, les instances de nos syndicats se réunissent cette semaine », explique Virginie Akliouat, co-secrétaire départementale. Du côté de la CFDT, difficile de se positionner clairement également, puisque les militants sont à l’université d’été du syndicat. « Il n’y a pas d’expression officielle pour l’heure, justement car nous en débattons à l’université d’été. Il n’y a pas encore de décision tranchée sur les mobilisations, même avec les changements qu’implique la conférence de presse du Premier ministre », élude Stéphane Mollet, secrétaire général de la CFDT Paca, présent à l’université. Là encore, le syndicat renvoie vers la réunion intersyndicale comme le cap à venir.

    Mais la CGT devrait communiquer largement, ce mercredi 27 août, à la suite de son comité confédéral national, débuté ce mardi. « Un processus de mobilisation sortira demain, y compris avec le 10 et une future date. La seule solution pour changer les politiques de casse social, c’est la construction d’une mobilisation la plus forte possible », explique Jessica Jaadé, secrétaire de l’Union départementale CGT 13, présente au CCN. Preuve que ce vote de confiance ne change pas tant les plans que ça, la coordination syndicale départementale CGT des syndicats territoriaux des Bouches-du-Rhône (CSD CGT 13) a déposé un préavis de grève, qui débute le 10 septembre jusqu’au 30 septembre.