Tag: FSU

  • Pas prête à battre en retraite, la FSU veut une « rupture claire »

    Pas prête à battre en retraite, la FSU veut une « rupture claire »

    Du côté de la FSU, l’éventualité de la suspension de la réforme des retraites est aussi vue comme une bonne chose, sans être pour autant un fin en soi. Caroline Chevé, la secrétaire générale, rappelle que le texte promulgué en 2023 est le fruit d’un « passage en force ». Cet épisode, poursuit-elle, est « à l’origine de la crise politique qui culmine aujourd’hui », et « ceux qui veulent en sortir doivent comprendre qu’il n’est plus possible d’opposer une fin de non-recevoir aux attentes du monde du travail ».

    L’extrême droite

    en embuscade

    En ce sens, le syndicat appelle, dans un communiqué sans ambiguïté, à une « rupture claire avec les politiques économiques, sociales et environnementales » et un « changement de méthode ». La FSU pointe aussi la promulgation de la loi Duplomb, l’absence de réponses aux mobilisations des dernières semaines, ou la répression policière des manifestations, et n’envisage rien d’autre qu’une alternative fondée sur la justice sociale, l’égalité et la solidarité.

    Critiquant la « pratique verticale du pouvoir » d’Emmanuel Macron qui, « ignorant délibérément les organisations syndicales, a aussi fragilisé la démocratie sociale, aggravant de fait la crise démocratique », la FSU se dit prête à assumer « toutes ses responsabilités dans la séquence de crise politique et institutionnelle pour faire valoir les intérêts du monde du travail » et s’engager « pour porter des alternatives de justice et de progrès social partout sur les lieux de travail comme dans des initiatives publiques ».

    Dans un contexte de crise politique qui « ne peut que renforcer la crise de confiance dans les institutions et la démocratie », la FSU alerte aussi « solennellement » sur le risque d’une arrivée au pouvoir de l’extrême droite « qui, une nouvelle fois, peut tirer profit de cette crise en se nourrissant du désespoir social et politique né de sept ans de macronisme ».

    « Raciste et xénophobe par nature », l’extrême droite attise les divisions qui peuvent exister dans le monde du travail pour privilégier les intérêts du patronat et « s’oppose à la conception que promeut la FSU d’un service public fort, fondé sur l’égalité et la solidarité ». La FSU y réaffirme sa détermination à poursuivre et amplifier ses mobilisations syndicales pour l’empêcher de parvenir au pouvoir.

    Pour « dénoncer et déconstruire l’imposture du discours d’extrême droite qui (…) se développe sur la misère, le sentiment d’abandon et d’injustice », le syndicat appelle chacun à s’engager.

    Et d’inviter l’ensemble de ses partenaires à construire ces dynamiques dans l’unité avec plusieurs objectifs : faire la démonstration de la nécessité de services publics forts ; Convaincre que d’autres choix de financement sont possibles par un autre partage des richesses ; Prendre des initiatives pour construire des mobilisations dans des cadres intersyndicaux larges et rassembleurs; Peser pour imposer des alternatives politiques répondant aux aspirations du monde du travail ; Et enfin préserver l’État de droit et les libertés fondamentales.

  • De l’amiante dans le sol d’une école maternelle de Cuges-les-Pins

    De l’amiante dans le sol d’une école maternelle de Cuges-les-Pins

    « Le droit de retrait des deux collègues a finalement eu l’effet escompté… » Pour Charlotte Bourgougnon, cosecrétaire départementale de la FSU-SNUipp, la situation de l’école maternelle de Cuges-les-Pins est inquiétante : un rapport réalisé par le groupe Apave en date du 20 juin, mais « transmis seulement » le 2 octobre, pointe la présence d’amiante dans les dalles du sol des classes 2 et 3. Au niveau « AC2 », qui implique « que le matériau ou produit ne soit plus soumis à aucune agression ni dégradation ».

    Une enquête sanitaire ouverte

    L’amiante a été repéré « dès 2019, mais la mairie n’a rien fait », s’indigne la responsable syndicale, malgré les alertes répétées des enseignantes en conseil d’école, assure-t-elle. Après une nouvelle demande d’information de la commune, sans succès, ces dernières se sont repliées dans les autres salles, ce mardi 7 octobre. On ne sait pas ce qu’il en est « dans le reste de l’école et dans les autres bâtiments de la commune », ajoute Charlotte Bourgougnon se félicitant, néanmoins, que l’Éducation nationale ait pris le problème à bras-le-corps.

    Une enquête F3FCT (Formation spécialisée en matière de Santé, de Sécurité et de Conditions de Travail), dont la syndicaliste est membre, a été ouverte avec une visite dans l’après-midi.

    De son côté, la Ville s’adresse aux habitants et aux parents sur les réseaux sociaux. « Oui certaines dalles de sol de l’école contiennent de l’amiante, comme cela avait été identifié dès le diagnostic réalisé en 2019. Ces deux matériaux avaient été placés en évaluation périodique, c’est-à-dire qu’ils étaient en bon état de conservation et ne présentaient aucun risque immédiat, tant qu’ils n’étaient ni dégradés ni altérés », affirme-t-elle. Précisant que « le nouveau rapport recommande une action corrective de niveau 2, ce qui implique la réalisation de mesures d’empoussièrement afin de vérifier la qualité de l’air », elle promet que « ces mesures seront effectuées dans les plus brefs délais par un laboratoire agréé ».

  • Alès. Une justice fiscale pour sauver les services publics

    Alès. Une justice fiscale pour sauver les services publics

    Dans la capitale des Cévennes comme ailleurs dans la ruralité, les services publics se font de plus en plus rares. Malgré une mobilisation, la Poste de Tamaris a par exemple fermé. Le nombre de médecins diminue. L’attente aux urgences reste insupportable. Les écoles manquent toujours cruellement d’Accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH). Les fonctionnaires continuent donc de dénoncer une baisse des moyens. Ils étaient d’ailleurs nombreux à descendre dans la rue ce 2 octobre pour crier leur ras-le-bol et s’opposer aux premières lignes du budget annoncées.

    « Il est toujours prévu une baisse des financements à hauteur de 5 milliards d’euros pour l’ensemble du système de santé, dont 850 millions d’euros rien que pour l’hôpital public. L’absentéisme commence à remonter parce que les gens n’en peuvent plus et ne sont pas remplacés. C’est dans ce contexte qu’on nous annonce une nouvelle coupe. C’est insensé », s’agace Romain Sabran, de la CGT de l’hôpital d’Alès, qui réclame « l’embauche massive de soignants avec la fin de la taxe sur les salaires  », « l’ouverture de maisons de santé publique » et « l’augmentation des salaires ».

    Reçue en début de matinée par le sous-préfet d’Alès, Martine Sagit, la secrétaire CGT de la section locale, a également fait remonter un certain nombre de revendications au représentant de l’État : « Nous demandons que la sécurité sociale soit à 100% et d’arrêter avec toutes ces mutuelles. L’éducation manque de professeurs, tout comme il manque du monde chez les territoriaux. Il faut aussi arrêter les cadeaux fiscaux au grand patronat. » En effet, dans le cortège alésien, de nombreuses pancartes fustigent les 211 milliards d’aide aux entreprises sans contrepartie. La taxe Zucman ou la taxation des plus hauts revenus sont également souvent évoquées.

    « L’école publique est particulièrement malmenée depuis Blanquer », ajoute Myriam Vermale de la FSU. « Un tas de propositions ministérielles sont complètement à côté du terrain. Il y a un parlementaire qui a enquêté sur les financements de l’Éducation nationale et en réalité, il y a énormément d’argent reversé aux écoles privées. »

    Dans la sous-préfecture gardoise, de nombreux retraités sont également venus battre le pavé. S’ils ont des revendications propres, ils se mobilisent aussi pour le service public et notamment celui de la santé. « Nous demandons une revalorisation immédiate de 300 euros pour les petites pensions et de 10% en général. Sauf que là, nous sommes très inquiets parce qu’ils annoncent dans le prochain budget un gel des pensions. Nous défendons aussi le service public, qui est très attaqué. Je suis ancien postier et je vois que la privatisation arrive au bout. En ce moment, nous faisons signer une pétition pour protéger la sécurité sociale », explique Gilbert Pucheral, de la CGT des retraités.

    Qu’ils soient fonctionnaires ou non, les manifestants alésiens placent la défense du service public au centre de leurs revendications.

  • à Aix, les travailleurs mobilisés pour les salaires

    à Aix, les travailleurs mobilisés pour les salaires

    Ils étaient un peu moins nombreux à défiler, ce jeudi, au départ du rectorat. 350 selon la police, 1 000 selon l’intersyndicale. Mais dans une démarche « tout aussi unitaire », prévient la CGT. Rejoints par des étudiants davantage mobilisés pour la libération de la Palestine, les corps de métiers du privé, du public, mais aussi les indépendants, aux salaires minimums ou plus élevés, ont battu le pavé.

    Certains par « ras-le-bol » de leur précarité, d’autre part solidarité, à l’image de Thierry, contrôleur aérien proche de la retraite. « Je le fais pour mes copains, ma famille, mes enfants. C’est une vision du monde sur l’avenir qui m’inquiète. Si je ne me plains pas de ma situation personnelle, je suis en grève pour le collectif. Je suis inquiet sur tout, notamment la précarité financière. Il y a un problème de partage de richesse », se désole-t-il.

    « Ce qu’il se passe aujourd’hui ne va pas. Les fonctionnaires ne sont plus reconnus ni valorisés, puisqu’on se retrouve avec aucune augmentation du point d’indice des grilles indiciaires. Il faut arriver à trouver une solution pour que ce ne soit pas toujours les mêmes qui trinquent de cette politique qui se met en place », souligne de son côté Alain Capus, responsable FSU des territoriaux pour la mairie d’Aix. La question des salaires, revient régulièrement dans le cortège.

    « Désespérant »

    « Le mien n’a pas augmenté depuis la nuit des temps ! Difficile, de boucler les fins de mois », résume simplement Linda, gestionnaire. « Nos salaires n’ont pas évolué de manière satisfaisante sur les 20 dernières années (…). Le gel d’indice qu’on nous annonce est encore un coup de rabot sur nos salaires, nos conditions de travail qui ne s’améliorent pas… C’est très compliqué », confie Aurélie Zanutto, déléguée CGT pour l’hôpital de Montperrin.

    Même constat pour Linda et Valérie, assistantes sociales, syndiquées CGT et FSU : « On a eu droit, l’an passé, à une réorganisation de notre service : résultat, on a toutes les collègues avec un établissement supplémentaire, une surcharge, des conditions pas satisfaisantes. (…) Plus rien n’a de sens. Notre salaire n’a pas augmenté, on a réussi à avoir, en 2024, des primes. On est démunis, on accueille les élèves, mais on n’a plus de fonds sociaux pour les aider. C’est désespérant. » Des prises de paroles ont conclu la mobilisation.

  • À Marseille, la défense du modèle social dans le viseur

    À Marseille, la défense du modèle social dans le viseur

    On veut des augmentations de salaires, on veut des services publics, on veut que les écoles puissent accueillir nos enfants dans de bonnes conditions, on veut des moyens pour les hôpitaux. » Micro à la main et sur le toit du fameux camion bleu des énergéticiens qui écume les pavés marseillais à chaque manifestation, Renaud Henry, le secrétaire général de la CGT Énergie, donne le ton du « deuxième round » du mouvement social, qui se déroulait ce jeudi.

    Une deuxième journée de grève et d’action à l’appel de l’intersyndicale qui a rassemblé moins de monde dans les rues de la cité phocéenne, avec 80 000 manifestants contre 120 000 le 18 septembre, dénombrés par la CGT. Mais avec une détermination intacte à l’image des discours enflammés proclamés au niveau de la banderole des énergéticiens, en grève reconductible depuis le 2 septembre dernier, entre deux clappings et fumigènes : « On ne les laissera pas faire : La rue est rouge, l’ambiance est rouge ! » Devant le camion bleu, on retrouve des centaines de gilets fluos des dockers de Fos et de Marseille, venus en nombre et à grand renfort de pétards assez bruyants pour réveiller des morts. Et juste derrière la banderole unitaire qui ouvre le cortège marseillais, ce sont les travailleurs des services publics qui sont mis à l’honneur. Un ordre bien à propos au regard de ce que prépare le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour le budget à venir.

    Ce dernier ayant annoncé « une amélioration de la retraite des femmes » sans en dévoiler plus sur le reste de ses intentions pour le prochain budget. « Pour la retraite des femmes, c’est insuffisant. Et les récentes réunions entre nos organisations et le Premier ministre laissent entendre que les coupes budgétaires de François Bayrou sont reconduites », analyse Rendy Dichri, secrétaire général de l’Union départementale Unsa 13. Franck Balliot, co-secrétaire départemental de la FSU 13, anticipe un autre mauvais coup en préparation du côté du gouvernement, qui entend mener une « réforme d’ampleur du financement de la protection sociale ». « La diminution de l’écart entre le salaire brut et net, c’est du vol pour l’ensemble des travailleurs. Cet écart, ce sont les cotisations sociales. Cela veut dire qu’ils vont s’en prendre à la sécurité sociale, un bien commun », développe-t-il. En clair, l’exact inverse des demandes de l’intersyndicale : « Au contraire, il faudrait étendre les services publics à l’énergie, l’eau, le numérique, les médicaments avec un pôle public. » Un avis partagé par la secrétaire de l’Union départementale CGT 13, Jessica Jadé : « Pour pouvoir poursuivre leur politique de casse sociale, tout est bon ! Quand ils disent rapprocher le salaire brut du net, c’est en réalité réduire la part de cotisations des patrons sur nos salaires, encore un cadeau au patronat ! »

    À l’instar des pancartes bien senties des manifestants, comme « Du pognon, pas des canons » ou encore « L’éducation et la culture ne sont pas des marchandises », la syndicaliste rappelle « qu’il y a d’autres choix à faire ». Et appelle surtout à « travailler à ancrer la grève pour monter le rapport de force ».

    Reste à savoir comment la suite du mouvement se dessinera. Au niveau des Bouches-du-Rhône, l’UD CGT 13 appelle à une journée de mobilisation, le 9 octobre prochain. Nul doute que d’ici là, les militants en sauront plus sur le budget et le gouvernement que prépare Sébastien Lecornu.

  • Un travail de terrain à Marseille

    Un travail de terrain à Marseille

    Le calcul de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône est simple. « Plus on construit la mobilisation et la grève, plus on sera en capacité de faire reculer les politiques de casse sociale et de mettre en échec le gouvernement sur ce budget », explique Jessica Jadé, secrétaire de l’organisation. D’où la volonté de maintenir la pression et de « monter le rapport de force », alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, tergiverse sur des annonces concrètes pour son budget : « On travaille à ancrer la grève dans la lignée du 18, elle est en débat dans les assemblées générales, dans les entreprises et dans les administrations ». Concrètement, la CGT prévoit une mobilisation d’un bon niveau. « On a des remontées d’appels à la grève dans tous les secteurs, on est un peu sur les mêmes taux que lors du 18. On est sur un travail de terrain pour mobiliser les salariés, avec des diffusions de la part des Unions locales, des syndicats ».

    S’il sera difficile de faire mieux que le 18, Jessica Jadé juge « qu’il y a la volonté d’avoir un processus de lutte pour aller à la gagne ». L’avis est partagé par Franck Balliot, co-secrétaire de la FSU 13 : « On a marqué des points en imposant un débat sur les recettes fiscales, en particulier sur les aides non contrôlées pour les entreprises et les taxes sur les plus riches. On se place donc sur une mobilisation sur le temps long ». Un temps long qui n’empêche pas de faire « un boulot de terrain dans les établissements et une tournée des services » en vue de ce jeudi.

    Reste que le syndicaliste n’anticipe pas un raz-de-marée de grévistes du côté des services publics et dans les collectivités territoriales pour cette date : « Les taux ne seront sans doute pas exceptionnels, il y a une forme d’attentisme puisque le gouvernement n’annonce rien de concret ».

  • Les syndicats enseignants appellent à l’abandon des sanctions contre les lycéennes de Dumont d’Urville

    Les syndicats enseignants appellent à l’abandon des sanctions contre les lycéennes de Dumont d’Urville

    La manifestation du 18 septembre a réuni plus de 6000 personnes à Toulon. Un mouvement suivi au sein de certains établissements scolaires, comme au Lycée Dumont d’Urville, devant lequel élèves et enseignants se sont retrouvés tôt le matin, « afin d’exiger un autre avenir pour la jeunesse, d’affirmer leur opposition aux idées d’extrême droite et d’appeler à une rupture avec les politiques économiques, sociales et environnementales menées jusqu’ici », souligne l’intersyndicale FNEC-FP-FO – FSU – SUD éducation – CGT Educ’action dans une lettre ouverte.

    Un mouvement achevé en fin de matinée et qui s’est « très bien passé », jusqu’à ce qu’une « étudiante qui préparait sa pancarte [pour la manifestation de l’après-midi] a été interpellée par les forces de l’ordre (en civil et sans brassard) de manière violente, sans explication. […] Refusant cette interpellation arbitraire, elle est traînée au sol et menottée, ainsi que sa camarade qui voulait la protéger, sans savoir qu’il s’agissait des forces de l’ordre », s’indignent les syndicats.

    La première avait été placée en garde à vue pour violences et outrages sur personne dépositaire de l’autorité publique, la seconde pour rébellion. Convoquées début octobre devant le délégué du procureur pour des stages de citoyenneté, ainsi qu’une composition pénale et une obligation d’indemniser un policier pour la première des deux, elles ont reçu le soutien des syndicats qui disent « partager l’indignation face à ces mesures de répression brutale contre des jeunes qui exercent leur liberté d’expression et d’opinion », rappelant « les conditions d’études dégradées » auxquelles sont sujets les élèves du secondaire et du supérieur, dont « plus de 100 000 étaient sans affectation après la première phase d’admission Parcoursup. » Ils fustigent « la volonté de criminaliser les revendications » et exigent « l’abandon de toute répression administrative, judiciaire et d’État ».

    Note

  • Où manifester jeudi 2 octobre dans le Gard et l’Hérault ?

    Où manifester jeudi 2 octobre dans le Gard et l’Hérault ?

    Pas moins de 12 rassemblements ou manifestations sont au programme de la deuxième journée de grèves et mobilisations dans le Gard et l’Hérault, jeudi 2 octobre.

    A l’appel des 8 formations qui composent l’intersyndicale, 5 cortèges sont prévus dans le Gard. Dès 10h à Alès (sous-préfecture), Bagnols-sur-Cèze (monument aux morts), et Uzès (mairie). La manifestation de Nîmes s’élancera à 14h30 du quai de la Fontaine. Enfin, Le Vigan donne rendez-vous à 18h (sous-préfecture).

    Dans l’Hérault, 7 mobilisations sont prévues. Trois à l’appel de l’intersyndicale à 10h30 à Montpellier (place Albert 1er), Sète (bourse du travail) et Béziers (place de la mairie). Quatre autres rassemblements sont prévus à l’appel de la CGT à 10h30 à Bédarieux (maison des syndicats), à 11h à Lodève (sous-préfecture) et enfin à 11h30 à Ganges (mairie) et Lunel (place de la République).

    Dans l’Hérault, Stéphane Audebeau (FSU 34) appelle à « continuer à mettre la pression au gouvernement pour faire valoir les intérêts du monde du travail : salariés, fonctionnaires, retraités et demandeurs d’emplois ». Lesquels seront, avec les services publics, « les premiers touchés par la politique d’austérité » à venir. « Nous réclamons plus de justice fiscale et sociale », insiste l’enseignant qui déplore le manque de profs et d’AESH.

    A la CGT 34, Sébastien Boudesocque rappelle que 1,1 million de personnes (près de 40 000 dans le Gard et l’Hérault) ont défilé lors du premier round intersyndical le 18 septembre. Face à la « langue de bois » du Premier ministre qui n’a eu que faire de « l’ultimatum », le secrétaire départemental de la CGT 34 rappelle que d’autres choix existent. Le cégétiste souhaite mettre à contribution les grandes fortunes et les grosses entreprises. « La France est championne d’Europe du versement des dividendes et dans le top 5 mondial pour le nombre de milliardaires ». Il rappelle que les 35 heures ont créé 350 000 emplois et le CICE seulement 100 000. « La théorie du ruissellement ne fonctionne pas. L’Espagne a fait d’autres choix en taxant les capitaux des banques », illustre-t-il.

    A la CFE-CGC 34, on alerte sur « la souffrance au travail », les cas de « burn-out » et de « dépression » qui se multiplient chez les cadres. Chez l’Unsa 34, Jean-Robert Biggio déplore « qu’aucune mesure de l’intersyndicale n’ait été retenue » par le Premier ministre et « qu’aucune recette fiscale supplémentaire n’ait été trouvée » alors même que 211 milliards d’euros annuels sont octroyés par l’État aux grandes entreprises « sans aucun contrôle ». Quant à la CFDT 34, Glawdys Klapka insiste sur le pouvoir d’achat et « les fins de mois difficiles à boucler » pour bon nombre de salariés.

    Enfin, du côté de FO 34, Franck Mary-Montlaur déplore que la rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu n’ait absolument « rien donné ». « Les salariés en ont marre d’attendre », s’agace le responsable héraultais. Il est pour l’heure le seul à émettre des réserves sur la stratégie des journées de mobilisation « saute-moutons ». « Elles coûtent trop cher. Soit on y va pour de bon…»

  • La rue maintient la pression sur Lecornu

    La rue maintient la pression sur Lecornu

    « Pour la rupture, on reviendra ! », a résumé la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, ce 28 septembre, dans La Tribune Dimanche, réagissant aux premières orientations exposées par Sébastien Lecornu, nouveau Premier ministre, vendredi, dans Le Parisien.

    Après deux grosses journées de mobilisation les 10 et 18 septembre qui ont rassemblé jusqu’à 1,1 million de personnes dans le pays et vu le retour d’une intersyndicale CGT-CFDT- FO-CFTC-CFE-CGC-UNSA-FSU et Solidaires, la nouvelle mobilisation, organisée ce jeudi 2 octobre, entend maintenir la pression pour plus de justice sociale. Sur le pavé, salariés du privé et du public, jeunes ou retraités, ils ont rappelé massivement leur volonté de pouvoir vivre dignement de leur travail, de leur pension, d’entrevoir un avenir, d’enrayer la casse du service public…

    Mais, après avoir été reçus à Matignon le 24 septembre, les syndicats ont été plus que déçus devant l’incapacité de Sébastien Lecornu à revoir sa copie. « Sans rupture réelle de sa part, il rejoindra à son tour le cimetière des Premiers ministres d’Emmanuel Macron », a mis en garde Sophie Binet.

    Car les pistes esquissées par le nouveau Premier ministre ne laissent guère d’illusion sur les orientations de sa future politique. Pas question de remettre l’impôt sur la fortune, ni de suspendre la réforme des retraites. Une réforme de l’assurance chômage est également dans les tuyaux, avec, dans le viseur, les ruptures conventionnelles.

    Quant au projet de budget pour 2026, que le gouvernement doit présenter d’ici mi-octobre pour respecter les délais constitutionnels, pas « d’austérité et de régression sociale », a assuré Lecornu. Tout en souhaitant réduire le déficit, fidèle aux fondamentaux de la doctrine macroniste et soucieux de le ramener sous la barre des 3% du PIB en 2029,

    Peser sur le parlement

    Sébastien Lecornu aura essayé de gagner du temps, en jouant dans un premier temps la carte du mutisme, ajoutant aux blocages, mais le calendrier politique s’accélère. Rencontre ce lundi avec les chefs de parti et de groupe du « socle commun », en clair la droite et le centre, nouvelles consultations politiques, RN compris, rencontre « de la dernière chance » avec les socialistes, vendredi… La session ordinaire de l’Assemblée s’ouvre également mercredi, alors que le nouveau locataire de Matignon devrait faire connaître son gouvernement. Et les oppositions attendent de pied ferme sa déclaration de politique générale, peut-être le 6 ou le 7, même si un proche envisageait qu’il puisse s’en passer. De quoi conduire tout droit à une motion de censure quand l’entretien accordé au Parisien a déjà crispé les oppositions…

    Côté syndicats, on espère maintenir la pression jusqu’à la fin des débats parlementaires en décembre, a déjà annoncé Sophie Binet.

  • À Aix-en-Provence, l’intersyndicale va revendiquer « la dignité » des travailleurs

    À Aix-en-Provence, l’intersyndicale va revendiquer « la dignité » des travailleurs

    Les syndicats battront aussi le pavé de la capitale de Provence : l’intersyndicale locale a annoncé répondre à l’appel national à la grève, ce jeudi. À Aix, le rendez-vous est donné à 10h30, devant le rectorat, lieu de départ « symbolique » pour les syndicats. Puis le cortège s’élancera vers la sous-préfecture. « On continue à mettre la pression sur le gouvernement, rappelle Fabienne Allard, représentante syndicale CFDT. Arrivé à un moment, il ne suffit pas de nous écouter ou de nous regarder, mais de nous entendre ».

    Parmi les revendications listées par l’intersyndicale, l’abrogation de la réforme des retraites, une justice fiscale, et la répartition des richesses. « Preuve terrible : visiblement, Lecornu part sur le même budget. Il est clair qu’ils n’ont rien compris », insiste Céline Peccini, co-secrétaire FSU-Snuipp 13. « La mobilisation est de plus en plus forte. On a réussi à faire abandonner la suppression de deux jours fériés, comme le décret des doubles bandes franchises médicales, pointe de son côté François Canu, secrétaire de l’union locale CGT. La CGT pense qu’il y a moyen que le 2 soit un tournant dans la mobilisation. C’est dans les boîtes que ça va se jouer. »

    Entre les appels nationaux à la mobilisation, les syndicats continuent de mener les actions locales. Ils seront par exemple ce mardi, aux Milles, pour tracter et encourager les salariés de la zone commerciale à rejoindre le mouvement.