Tag: France insoumise

  • À Carpentras : une marche contre l’extrême-droite sous tension

    À Carpentras : une marche contre l’extrême-droite sous tension

    La France Insoumise souhaite organiser, ce jeudi 17 septembre à 16h place de la Mairie, une manifestation sous la forme d’une marche intitulée « Six mois de RN à Carpentras, ce que ça change vraiment ». Le maire RN Hervé de Lépinau tente de la faire annuler.

    Dans un communiqué, le premier édile demande « à l’État de prendre ses responsabilités en interdisant cette manifestation afin de prévenir tout trouble à l’ordre public », évoquant les profils des parlementaires insoumis présents, Thomas Portes (Seine-Saint-Denis) et Raphaël Arnault (Vaucluse). Le membre du parti à la flamme se permet même de faire un lien entre « la montée de l’antisémitisme » et la présence de la plus vieille synagogue de France dans la capitale du Comtat Venaissin, pour inciter le préfet à interdire le rassemblement. L’élu d’extrême droite évoque aussi des « affichages sauvages et tags d’extrême gauche » dans la ville où un conseil municipal se tient le soir même.

    « Ce n’est pas un motif d’ordre public. C’est une opinion sur les opinions de ceux qui devaient parler », rétorque la France insoumise. Qui ajoute ne pas commenter les attaques personnelles envers les députés et que les procédures de demande ont été respectées.

    Un refus « illégal »

    Une partie du programme a tout de même été rabotée, le premier édile ayant refusé de prêter une salle où les insoumis souhaitaient tenir un débat. Le mouvement politique de Jean-Luc Mélenchon annonce que le juge des référés a été saisi à propos de ce refus, assurant « qu’un refus de salle n’est légal que si la réunion présente “des dangers auxquels les autorités de police ne seraient pas en mesure de faire face“ ». Une décision est attendue « sous 48 heures ». Le débat pourrait donc finalement se tenir ce jeudi à 19h30.

  • [Sénatoriales] Le candidat LFI Michel Pons souhaite conforter la place des communes

    [Sénatoriales] Le candidat LFI Michel Pons souhaite conforter la place des communes

    « Je n’ai pas forcément rêvé d’être sénateur », amorce Michel Pons, le candidat de La France insoumise (LFI) pour les élections sénatoriales. Originaire de la commune de Manteyer, ce fils d’agriculteurs a travaillé près de quarante ans en tant que physicien. Il a rejoint LFI à sa création en 2016 et a été à plusieurs reprises conseiller municipal à Manteyer, poste qu’il occupe aujourd’hui dans l’opposition. Il a également été maire de la commune de fin 2024 à 2026.

    S’il se présente aux élections, avec comme suppléante Andrée Resterenko, c’est parce qu’il trouve important de faire progresser LFI dans ce territoire où le parti « n’est pas implanté », mais aussi parce qu’à 72 ans, il estime n’avoir « rien à perdre ». Il ne se fait pas d’illusion : « On ne va probablement pas gagner ! C’est un peu un système féodal, certains maires peuvent avoir peur de penser différemment des barons locaux, et de perdre ainsi des subventions ».

    « On souhaite répondre à l’urgence écologique, sociale et démocratique », explique-t-il. Concrètement, il aimerait remettre les communes au centre de l’action publique, renforcer le statut des élus, développer les transports en commun ou encore rapprocher les citoyens des élus en créant le référendum d’initiative citoyenne. Il considère « l’attelage des Écologistes, du PCF et du PS », porté par le candidat Jean-François Baudin, comme « un ovni », même s’il admet avoir des engagements communs avec les Écologistes et le PCF. Quant au grand favori, le sénateur sortant centriste Jean-Michel Arnaud, il ne lui « donne pas la moyenne ».

    Agathe Di Lenardo

  • [Tribune] Expulsions des familles roms, tsiganes et des gens du voyage : mettre fin à une politique de relégation

    [Tribune] Expulsions des familles roms, tsiganes et des gens du voyage : mettre fin à une politique de relégation

    À Marseille comme partout en France, les expulsions en série qui frappent les familles roms, tsiganes, les gens du voyage, les personnes exilées et les sans-abri participent d’une véritable politique de relégation, où la répression se révèle depuis trop longtemps comme seule modalité d’action, piétinant les droits fondamentaux.

    Le racisme systémique, qui motive ces politiques, est un outil de domination et de division dans l’ordre capitaliste. En désignant les populations les plus précaires comme responsables des difficultés sociales, elles détournent le débat des seules causes de la crise du logement : la spéculation foncière, la financiarisation de l’immobilier, la pénurie de logements accessibles et le désengagement de l’État. Elles opposent les classes populaires entre elles au lieu de s’attaquer aux inégalités qui les frappent.

    À Marseille, plusieurs lieux de vie roms sont aujourd’hui menacés d’expulsion. Le cas le plus emblématique est celui du 156 route de la Valentine, terrain appartenant à M.Frey, dirigeant de Retail Prodev, classé parmi les 500 plus grandes fortunes de France, où vivent près de350 personnes, dont de nombreux enfants. Des millions d’euros d’argent public pourraient être consacrés à une opération policière d’expulsion, qui ne ferait que déplacer la misère, une fois de plus, sans apporter aucune solution durable. L’État se révèle comme gestionnaire de la valeur immobilière et foncière et non comme garant du droit fondamental au logement.

    Depuis plusieurs années, les expulsions de lieux de vie roms se succèdent, programmées, à intervalles réguliers. Saint-Just (2020, expulsion du squat d’un bâtiment de l’évêché),Maison Blanche (2021, évacuation brutale et enfants déscolarisés), La Parette (2022,destruction du lieu de vie sans relogement), Le Mail (expulsion d’un bâtiment sécurisé parles habitant·es), La Madrague / La Cabucelle ((2023-2024, opérations policières répétées)ou encore Saint-Marcel (2024-2025) et Air Bel démolition de 400 logements(2026). À chaque fois, les conséquences sont les mêmes : enfants déscolarisés, emplois perdus, ruptures des suivis sociaux, destruction des parcours d’insertion et aggravation de la précarité. L’État expulse l’été, quand les familles ne peuvent pas se défendre. En Haute-Savoie, cinq familles avec de jeunes enfants ont reçu fin juillet un arrêté préfectoral d’expulsion.

    L’été, les tribunaux fonctionnent au ralenti, les avocats sont moins disponibles, les associations disposent de moins de moyens et les mobilisations sont plus difficiles. Expulser lorsque les familles sont les plus vulnérables limite les possibilités de recours et de défense. L’Etat doit faire des propositions de relogement avant toute expulsion .À Marseille, les familles n’ont pu résister pour l’instant que grâce à la solidarité des associations, des collectifs, des syndicats, des habitantes et habitant·es mobilisés à leurs côtés. Les injonctions du préfet dans l’hébergement d’urgence marquent une nouvelle étape dans la répression des plus vulnérables. En ordonnant au SIAO 13 de sortir des familles de l’hôtel sans solution de relogement, l’État viole le droit à la continuité de la prise en charge et teste sa capacité à imposer des remises à la rue en pleine pénurie de places. Le refus unanime des associations rappelle que ces pratiques ne relèvent pas d’erreurs administratives mais d’une stratégie de gestion répressive de la pauvreté, qui fragilise les familles, alimente les réseaux d’exploitation et participe à la même logique de division et de contrôle que les expulsions de lieux de vie.

    Face à cette politique du chaos et de relégation, les familles roms montrent qu’une autre politique est possible. Dans le 15ᵉ arrondissement de Marseille, des familles roms ont créé la première association rom de la ville et développé un projet d’agriculture urbaine pour entretenir et valoriser leur lieu de vie. Elles démontrent leur capacité à s’organiser collectivement, à produire et à contribuer à la vie du quartier. Au lieu d’accompagner cette dynamique, une procédure d’expulsion a été engagée. Cette contradiction montre combien l’autonomie des classes populaires, en particulier lorsqu’elle émane de populations racisées, vient bousculer les logiques d’exclusion. Les gens du voyage subissent la même stigmatisation.

    Dans le 6ᵉ secteur de Marseille, le maire Rassemblement national a fait de la dénonciation des occupations dites « illégales »un axe central de son action politique et a récemment pris pour cible des familles venues participer à un rassemblement traditionnel. La Métropole Aix-Marseille-Provence n’avait pourtant toujours pas réalisé les aires d’accueil et l’aire de grand passage prévues par la loi, malgré les condamnations prononcées par la justice administrative. On ne peut pas refuser de respecter ses obligations légales puis faire porter aux familles la responsabilité de cette carence.

    Nous appelons les organisations antiracistes, les collectifs de défense du droit au logement, les syndicats, les associations, les habitant·es des quartiers populaires, ainsi que toutes les personnes attachées aux droits humains, à unir leurs forces pour défendre le droit au logement, la dignité et toutes les familles victimes de ces politiques de relégation.

    Aux stratégies de division, opposons une mobilisation unitaire des classes populaires. Un toit est un droit. La dignité n’est pas négociable. Le racisme systémique est un outil de domination et de division dans l’ordre capitaliste. Nous le combattons.

    Signataires. l’inter orga : association ZOR (association de roms.) DAL France, ANC13, POI, VAI, Forces Vives, La France Insoumise 13, Faisons Front Commun, NPA a , Attac Marseille, soutien 59 Saint Just, Collectif 113, un Centre Ville Pour Tous, Comité antifasciste du 4è, Syndicat des associations de proximité, La Penne Insoumise, Insoumis de la Vallée de l’Huveaune, Insoumis.es de Saint Marcel, Arte Chavalo, Riposte Anti Fasciste, Collectif du 5 Novembre, Collectif contre les Violences d’état, Extinction Rébellion, Anti Cra Marseille, Collectif Al Manba, Afroqueer Revolution-R, ASCM, Sai13, UCL Marseille, Syndicat du Logement.

  • À Avignon, les insoumis s’activent dans les quartiers pour 2027

    À Avignon, les insoumis s’activent dans les quartiers pour 2027

    « Bonjour, c’est Jean-Luc Mélenchon » lance joyeusement le député Insoumis de Vaucluse Raphael Arnault à l’interphone d’un immeuble de la « Coupo », quartier situé sur la Rocade Charles de Gaulle. Un porte à porte à l’occasion du passage de la caravane du parti ce mardi 28 juillet dans la Cité des Papes.

    Quelques groupes se séparent pour quadriller l’ensemble de la dizaine de bâtiments que compte le quartier. Dont un qui comprend donc le député et le conseiller municipal d’opposition Khalid El Yousoufi. « On demande d’abord aux gens s’ils sont inscrits sur les listes, et puis après on donne nos arguments » détaille l’élu d’opposition. « C’est très important car il y a un gros risque que ce soit le Front National (sic), les fascistes, qui passent » argumente ainsi une militante qui accompagne les deux personnalités politiques locales.

    « Les racistes votent »

    En moins de dix minutes, ils arrivent à présenter à une demi-douzaine d’habitants d’un immeuble les grandes lignes du programme. Pour garder une trace, un décompte précis est même fait par les militants.

    « Nous avons toqué à 527 portes, 182 ont été ouvertes, et avons rencontré plus de 200 personnes dont 29 qui n’étaient pas inscrites sur les listes électorales » précise le parti après coup. Mais laissent systématiquement un petit prospectus sur le pas de la porte. Ainsi qu’un QR code au-dessus de la sonnette de la porte d’entrée du bâtiment qui renvoie vers une page web permettant l’inscription sur les listes électorales. « Il y a beaucoup de gens en vacances et qui sont dehors à cette heure » ajoute Khalid El Yousoufi. « Les racistes votent donc ne passez pas à côté » lâche à une mère de famille le député insoumis.

  • À Marseille, plusieurs dizaines de familles menacées d’expulsion

    À Marseille, plusieurs dizaines de familles menacées d’expulsion

    « On est fatigués d’être expulsés chaque année. Nos enfants, ils sont fâchés parce que bientôt, ils vont recommencer l’école. » Réunis ce mardi soir, hommes, femmes et enfants sont inquiets. Installés depuis un peu moins de deux ans sur la friche de l’ex-usine Procida, route de la Valentine (11e), ils craignent d’être évacués au cœur de l’été.

    Le camp de 250 personnes est sous le coup d’une ordonnance d’expulsion en date du 24 décembre 2025, explique leur avocat Me Borie, portée par le propriétaire des lieux, Retail Prodev. Une filiale du groupe Frey, spécialisée dans le développement de centres commerciaux. Pour mémoire, l’entrepreneur imaginait implanter là, fin 2024, un vaste centre de logistique, au grand dam des habitants, dénonçant un afflux de poids lourds dans un quartier déjà saturé. Ces derniers imaginant plutôt de laisser la place à un espace vert alors que coule l’Huveaune non loin, ce genre d’équipement étant réduit comme peau de chagrin dans le secteur. La Ville de Marseille refusera finalement de délivrer le permis de construire quelques mois plus tard.

    Solidarité à tous les étages

    Aux côtés des familles roms, des représentants de la CGT Interim, de la Confédération générale du logement, des riverains, des membres d’ATD Quart Monde, Michel Pruvost (PCF), conseiller d’arrondissement des 11e et 12e arrondissements, et Jean-Marc Guéris, animateur du groupe d’action La Penne insoumise. « Nous sommes là si vous avez besoin d’aide », assure ce dernier. De son côté, l’élu communiste, accompagné de Jean-Pierre Breda, secrétaire de la section PCF du 11e, estime que tout le monde doit rester « tant qu’il n’y a pas de solutions de relogement » et indique avoir « fait remonter le problème » à la mairie centrale. « Le jour où vous devrez quitter ce camp, c’est avec des alternatives, pour pouvoir être relogés, et notamment pour que les enfants, qui sont scolarisés, gardent une stabilité », insiste-t-il.

    Un squat à Saint-Just en 2020, une évacuation « brutale » à Maison Blanche en 2021, une destruction de lieu de vie à la Barasse en 2022, puis en 2023 et 2024 à la Madrague, à la Cabucelle… Laurent Sapin, riverain, revient sur les expulsions à répétition qui bouleversent le quotidien de familles dont les parents travaillent et dont les enfants sont inscrits dans les établissements scolaires alentours, comme en attestent les certificats remis ce jour-là à Me Borie. Certains petits ont un parcours brillant, précise Agnès, qui anime avec ATD Quart Monde des ateliers livres tous les samedis.

    « Un recours a été déposé auprès de la cour d’appel d’Aix-en-Provence », ajoute l’avocat, une audience étant prévue en février 2027. D’ici là, il espère une sortie négociée, pour permettre aux enfants de suivre une année scolaire complète.

  • Surpopulation carcérale : une norme à la française

    Surpopulation carcérale : une norme à la française

    Accompagné d’Andrée Taurinya, députée LFI de la Loire, le député de la 8e circonscription de l’Hérault Sylvain Carrière, a tiré la sonnette d’alarme après leur visite au centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone le vendredi 17 juillet.

    « Ce centre pénitentiaire a un taux d’occupation de 180%, ce qui est énorme, mais qui est un petit peu en deçà de la moyenne nationale, qui, elle, se situe autour de 205% », souligne Sylvain Carrière, dénonçant une norme aberrante bien française. Avec 170 matelas empilés au sol, des cellules à 35 degrés, infestées de punaises de lit, ces conditions jugées indignes valent à l’État d’être « régulièrement condamné par le juge administratif et le juge européen des droits de l’Homme », rappelle le député héraultais.

    Un terrain fertile

    à la récidive

    « Dans les discussions qu’on avait avec le directeur adjoint, il nous disait qu’il y avait de plus en plus de cas de troubles psychiatriques », précise Sylvain Carrière. « Toutes ces conditions font qu’on va en plus accentuer ces troubles et quand les personnes sortent, effectivement, cela accentue le risque de récidive. »

    Un dramatique constat qui favorise également des incidents plus fréquents dans l’enceinte du centre pénitentiaire, comme le rapportent les députés après leur visite : « Les incidents se multiplient au sein de ces “bouilloires thermiques” où la promiscuité génère conflits et frustrations au quotidien. » Les députés de la France insoumise rappellent plus que jamais la nécessité de faire adopter par le gouvernement des systèmes pérennes de régulation carcérale.

  • La caravane LFI en campagne à Marseille

    La caravane LFI en campagne à Marseille

    « Réveillez-vous, sinon, rien ne va bouger ! » Depuis son adhésion récente à La France insoumise, Daouiya encourage ses voisins à voter. Ce vendredi, cette habitante de la cité Jean-Jaurès a participé à l’unique étape marseillaise de la caravane populaire.

    Comme chaque été depuis 2016, l’opération sillonne la France. « L’objectif est de faire du porte-à-porte pour inciter les gens à s’inscrire sur les listes électorales et présenter le programme pour la présidentielle 2027 », résume Juliette, l’une des caravanières.

    Lutter contre l’abstention

    En 2022, selon l’Insee, plus de 10 millions de Français étaient mal ou non inscrits. Pour Manuel Bompard, député LFI de Marseille et coordinateur du mouvement, « une démocratie où 20 % des citoyens ne peuvent pas voter, c’est une démocratie qui ne marche pas ».

    Les militants sont allés frapper aux portes des immeubles, formulaires d’inscription en mains. « Vérifiez que toute la famille soit inscrite, c’est important ! », lance Manuel Bompard à un habitant. Plus loin, une habitante explique être toujours inscrite à Félix-Pyat, où elle vivait auparavant : un exemple de « mal-inscription » que les militants cherchent à éviter.

    Pour Philippe, militant des 13e et 14e arrondissements, le choix de Jean-Jaurès ne doit rien au hasard. « La clé pour 2027, ici comme ailleurs, c’est la mobilisation des quartiers populaires, assure-t-il. C’est ici que l’abstention est la plus forte. » Une conviction partagée par Krissi, membre du collectif des habitants du quartier : « J’encourage les jeunes à aller voter parce que, sans eux, rien ne pourra bouger ».

  • La France insoumise fait le bilan des 100 premiers jours de mandat

    La France insoumise fait le bilan des 100 premiers jours de mandat

    Cent jours après le début de leur mandat, les élus insoumis de secteur ont tenu une conférence de presse ce jeudi pour faire le bilan. Ils dénoncent notamment un manque de débat au sein des conseils d’arrondissement.

    « Nous avons besoin d’une exigence démocratique et de partage des informations », exige Paola Hartpence, élue dans les 2e et 3e arrondissements. Ils demandent notamment le rétablissement de la captation vidéo des conseils d’arrondissements, arrêtée par manque de moyen, selon la Ville. Présents dans quatre mairies de secteur : les 1e et 7e arrondissements, les 2e et 3e, les 4e et 5e, et le 15e et 16e et non à la mairie centrale suite au désistement de Sébastien Delogu, les élus veulent faire de leur mandat de secteur un moyen de porter leur programme. « Nous avons décidé de porter conjointement dans ces conseils trois vœux », explique Aurélien Bourneuf, élu dans les 1-7.

    Dans tous les secteurs où ils sont élus, ils ont réclamé la fin du jumelage avec la ville d’Haïfa. Ils ont également demandé la mise en place d’un plan local de réduction des risques pour les consommateurs de drogues avec notamment l’ouverture d’une halte soin addiction et de nouvelles places d’hébergement pour les personnes addicts. Et enfin, ils ont demandé la mise en place d’une campagne d’inscription sur les listes électorales. Des propositions parfois débattues, mais qui selon les insoumis n’ont jamais été soumises au vote.

    S’ils reconnaissent que les façons de faire diffèrent selon les mairies de secteur, les élus dénoncent des « conseils d’arrondissement verrouillés où les habitants ne sont pas présents », affirme Charlotte Deweerdt, élue dans les 1-7.

  • En Vaucluse, LFI s’attelle aussi à composer sa liste pour les sénatoriales

    En Vaucluse, LFI s’attelle aussi à composer sa liste pour les sénatoriales

    Absente du scrutin en 2020, la France insoumise compte cette fois bien prendre le train du Sénat en présentant une liste en vue du scrutin du 27 septembre. Le parti qui, en parallèle structure son réseau d’élus en ayant créé fin mai l’association départementale du réseau des élus insoumis et citoyens de Vaucluse, a désigné ses co-chefs de file : Mathilde Louvain, élue d’opposition à Avignon après avoir porté la liste La nouvelle Avignon populaire aux municipales, et Julien Gautier, conseiller municipal minoritaire à la Tour d’Aigues.

    « On a une mission, celle de préparer une liste insoumise et citoyenne, prête à être déposé », fait valoir Julien Gautier, prévoyant de partir en campagne à la fin du mois. Pas question pour autant d’assurer avec certitude que LFI mènera à terme ce dessein. « Toutes les hypothèses sont ouvertes aujourd’hui », précise le nouvel élu de la Tour d’Aigues. Une décision sera prise au national qui pilote le dossier et les éventuelles discussions avec des partenaires. En Vaucluse à gauche, le sénateur PS sortant Lucien Stanzione est de nouveau sur la ligne de départ (notre édition du week-end) pour conduire une liste DVG sans forcément additionner les partis politiques et encore moins avec LFI.

    La base de grands électeurs pouvant accorder leurs voix à la liste insoumise reste très en deçà d’une possibilité de siège. « On ne se voit pas encore dans les jardins du Luxembourg », concède Julien Gautier, qui réfute toute « candidature de témoignage ». « C’est un combat pour les idées, dans le temps de la campagne présidentielle qui s’amorce déjà, et c’est important d’avoir une adresse politique en direction des grands électeurs. » Ce que les autres candidats ne feraient pas ou peu. « Je ne veux pas être désobligeant, mais des politiciens qui cherchent leur réélection en expliquant qu’il ne faut pas faire de politique, c’est vraiment ne pas prendre au sérieux les grands électeurs », dénonce-t-il.

    Cet avocat pénaliste, militant actif de LFI depuis sa création, tance aussi les ambitions du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD) qui a lancé son mouvement « Le bon sens des territoires » et présentera Anaïs Hausmann en candidate (notre édition de vendredi). « Cette formule creuse du bon sens me fait penser à l’expression « La terre, elle, ne ment pas » [employée par le maréchal Pétain en 1940] », compare Julien Gautier. La France insoumise compte mettre la focale sur ses thèmes de prédilection des biens communs (eau, logement), lutte contre la pauvreté et « rénovations de nos institutions par une VIe République ».

  • Vaucluse : la France insoumise a ses chefs de file

    Vaucluse : la France insoumise a ses chefs de file

    C’est chose faite. LFI 84 a annoncé vendredi avoir désigné un binôme composé de Mathilde Louvain, conseillère municipale à Avignon et Julien Gautier, élu d’opposition à La Tour d’Aigues. Une liste est dans les tuyaux mais avec un nombre de grands électeurs favorables restreint, difficile d’imaginer glaner un siège. En parallèle, les insoumis du 84 ont créé l’association départementale du réseau des élus insoumis et citoyens de Vaucluse (ADREIC 84), qui a pour but de créer un réseau inter-élus.