Tag: France insoumise

  • Vaï ! veut aller plus vite, plus loin et plus fort à Marseille

    Vaï ! veut aller plus vite, plus loin et plus fort à Marseille

    Rallié à la France insoumise en vue des élections municipales, le collectif écologiste et citoyen, Vaï !, présentait ses vœux et de futurs candidats, jeudi sur le toit de l’Artplex aux Réformés (1er). Ils étaient cinq autour de Sébastien Barles, adjoint (ex-EELV) au maire de Marseille en charge de la transition écologique, à pointer le bilan du Printemps marseillais.

    Pas assez vite, pas assez radical, pas assez démocratique. C’est en substance le fond de la critique ouvertement formulée ici. « Avec en plus à Marseille une approche conservatrice du pouvoir », pousse Sébastien Barles déplorant le manque de « vision et de volonté de transformation de la ville ». Pour lui l’arrivée d’un nouvel acteur (La France insoumise) qui avait enjambé les dernières élections municipales change la donne.

    Maria Mouries Estevens, « artiste-performeuse curatrice et facilitatrice », Lisa-Dounai Soncin, neuropsychologue dans les quartiers Nord, Antoine Bennahmias, enseignant en urbanisme et « fils » de l’ancien député européen (Les Verts), Pierre Brechet, professeur d’occitan, et Elise Méouchy, militante associative engagée dans le Donut Infolab ou le Collectif des écoles de Marseille, l’ont suivi dans son aventure.

    Le programme insoumis dévoilé le 15 janvier

    Tous seront candidats dans un secteur. À l’instar de celle-ci, portée sur les questions d’ouverture des données qu’elle met en lien avec l’engagement citoyen, tous ont fait part de leur sensibilité et décliné la trame de propositions programmatiques devant figurer dans le programme de La France insoumise. Il sera présenté le 15 janvier après une plénière qui permettra aux insoumis, vaïstes et citoyens engagés sur la campagne, de se « l’approprier » a expliqué Hedi Bounouar, directeur de la campagne de LFI, venu assister au point presse.

  • Un rassemblement pour soutenir le Venezuela

    Un rassemblement pour soutenir le Venezuela

    « Donald Trump, casse-toi ! Le Venezuela n’est pas à toi ». Devant la préfecture à Marseille, samedi soir, quelques centaines de personnes se sont rassemblées pour dénoncer « l’impérialisme américain » au Vénézuela. Une mobilisation organisée à l’appel de diverses structures, comme le Parti communiste, la France Insoumise, l’Union départementale de la CGT ou encore des collectifs antimilitaristes. Tous sont venus réclamer une action de la France et de la communauté internationale pour contrer les états-Unis.

    «  Je suis venu parce que c’est une invasion. ça me révolte autant que quand Vladimir Poutine a envahi l’Ukraine, ou que Benyamin Netanyahou a attaqué Gaza », s’indigne l’un des manifestants. « Mais on est pas assez je trouve », se désole-t-il. Pour Ivan, être là ce samedi soir est important « pour montrer que l’on est pas d’accord. Car j’ai peur des conséquences que cette intervention peut avoir ».

    Pascal Galéoté, au nom de l’UD CGT des Bouches-du-Rhône, estime que l’attaque américaine et l’enlèvement de du président Nicolás Maduro « rappellent les heures les plus sombres de l’impérialisme américain. Sous fond de lutte contre le contre le narcotrafic, c’est une vraie dérive fasciste et c’est une remise en cause de la paix ».

    « L’impérialisme ne se cache même plus et il s’approprie les ressources d’un pays », s’indigne Mathilde Lanté, du mouvement Révolution Permanente. Les manifestants réunis réclament également que la souveraineté du Venezeuela soit laissée à ses habitants. « Quoi qu’on pense du président Nicolás Maduro, c’est à son peuple de choisir et pas à Donald Trump, s’exclame au microphone Lil, du collectif Guerre à la guerre, sous les applaudissements. Nous sommes pour une réelle souveraineté populaire. »

    Enfin, certains exigent des sanctions rapides de la part des instances internationales contre le président américain Donald Trump, la libération de Nicolás Maduro et la fin des politiques impérialistes menées en Amérique latine et partout dans le monde.

    Un rassemblement de soutien au Venezuela est également organisé à Martigues, ce lundi à 18h place Jean-Jaurès, à l’initiative du PCF, LFI, du collectif Palestine, de l’Union locale CGT et du Mouvement de la paix.

  • Jecilla Regad candidate insoumise à la mairie d’Arles

    Jecilla Regad candidate insoumise à la mairie d’Arles

    Jecilla Regad était en 2e position de la liste de la France insoumise en 2020, elle en est désormais la tête de liste pour les élections municipales de 2026. Candidate insoumise « mais pas que, dans une liste ouverte à tout le monde et pour une nouvelle vision de l’action communale », affirme la postulante, pour une « candidature résolument à gauche » avec « la révolution citoyenne, la planification écologique et un plan communal de lutte contre la précarité et des logements dignes » comme ébauche de programme, dont le contenu sera dévoilé « prochainement ».

    L’insoumise place la commune au centre de « nombreux changements » et appelle à « mettre en place de nouveaux outils » pour permettre « l’intervention populaire, abolir les privilèges et la corruption par l’argent », car selon la candidate, « trop souvent les citoyens ne sont pas consultés ou leurs avis ne comptent pas ».

    Exigence programmatique

    Dans une ville qui a vu élire un député d’extrême droite à 48% des voix en 2024, Jecilla Regad rappelle avoir « milité tous les jours pour le Nouveau front populaire », mais affirme « ne pas avoir eu besoin de Bardella pour connaître l’extrême droite, avec les politiques de Sarkozy ou Hollande et sa déchéance de nationalité ». « L’union des partis n’est pas forcément la solution pour combattre l’extrême droite. La solution ne se décidera pas sans des citoyens portant une exigence programmatique », assène la candidate.

    Quant à l’union de la gauche, « nous n’y sommes pas opposés » juge Jecilla Regad, « nous l’avons quitté et ne l’attaqueront pas », rappelant que « les municipales ne sont pas une présidentielle et il suffit de faire 10% pour accéder au second tour ». Présentation de la campagne jeudi 8 janvier à 19h à la salle des fêtes d’Arles.

  • Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Par une décision signée ce vendredi de la main de sa présidente (DVD) Martine Vassal, la Métropole Aix-Marseille est allée poursuivre en justice le candidat Insoumis aux municipales dans la cité phocéenne, « compte tenu des propos tenus par monsieur Sébastien Delogu et notamment lors de son interview du 21 novembre 2025 à 7h44, diffusée à l’occasion de l’émission “ici matin Ici Provence” ».

    Dans la foulée de sa candidature pour les municipales, le député LFI des quartiers Nord, invité de la matinale de la radio publique, s’en était pris à « un système à faire tomber ». « On a vu un système clientélaire corrompu : pour avoir un appartement, il faut donner de l’argent, pour avoir un travail à la Métropole ou à la mairie, il faut donner de l’argent », lâchait-il. Sans mettre en cause la présidente de la Métropole elle-même : « Ce n’est pas elle directement, c’est tout le système qui est corrompu. » Un discours dégagiste assumé : lors de son premier meeting, le 6 décembre, il annonçait avec des accents sarkozystes vouloir « nettoyer au Kärcher ce système corrompu » (notre édition du 08/12).

    S’il assurait, sur Ici Provence, avoir fait plusieurs signalements au parquet, il ne citait néanmoins pour exemple que l’attribution d’un logement social par l’ex-présidente (SE) évincée de 13 Habitat, Nora Preziosi, à sa mère, et l’embauche présumée de son conjoint comme directeur de cabinet par la présidente de la Métropole. Des faits à chaque fois déjà visés par une enquête. « Vous allez dans les quartiers de Marseille, tout le monde va vous dire on m’a proposé un emploi et il faut que je donne de l’argent », argumentait aussi le candidat.

    Une enquête préliminaire a bien été ouverte en juin 2022 visant un ancien cadre de FO à la Métropole, Alain Nobili, qui percevait plusieurs milliers d’euros pour des promesses d’embauche, comme le révélait le site d’information Marsactu. Il avait été révoqué et la Métropole elle-même avait signalé ses agissements au parquet.

    Sollicitée, l’équipe de campagne de Sébastien Delogu n’a pas donné suite tandis que l’entourage de la présidente de la Métropole ne fait pas de commentaires sur cette plainte. L’avocat désigné par l’intercommunalité Me Pierre Bruno indique de son côté qu’une communication sera faite « en temps voulu ».

  • Barles et LFI ont lancé leur campagne dans les 1er et 7e arrondissements de Marseille

    Barles et LFI ont lancé leur campagne dans les 1er et 7e arrondissements de Marseille

    Souffrant, Sébastien Delogu n’était pas là. Mais le portrait du député-candidat LFI à la mairie de Marseille trônait partout, vendredi, pour le lancement de campagne de la liste insoumise dans le 1er secteur où Sébastien Barles (Vaï) sera la tête de liste. à ses côtés, le député Manuel Bompard et Charlotte Deweerdt, la cheffe de la France insoumise sur ces 1er et 7e arrondissements.

    Suppléante d’Allan Popelard, candidat LFI du NFP lors des législatives de 2024 sur la 5e circonscription remportée par Hendrik Davi, le député sortant purgé de la France insoumise, la jeune femme est médiatrice culturelle, programmatrice, notamment sur le festival Aflam consacré au cinéma arabe, et historienne. Elle a travaillé sur le volet école de l’enquête « Marseille en vrai », réponse de la France insoumise au Plan Marseille en grand.

    Face à une cinquantaine de militants réunis au Theatri Afriki Djigui, au cœur de Belsunce, le duo a livré les grandes lignes de leur campagne, sur fond de réquisition des logements vacants et de lutte contre Airbnb. LFI vise l’ouverture d’une école au cœur de Noailles, et celle, au public, du toit terrasse des Galeries Lafayette transformés en vitrine des associations. Les candidats portent aussi la création d’un conseil de quartier, d’une halte soins addictions et entendent débaptiser le boulevard Dugommier pour le nommer Louise Michel.

    En janvier, une agora populaire permettra de décliner le programme municipal à l’échelle du secteur. Ce sera le cas dans d’autres arrondissements. Samedi à Frais Vallon, LFI lance la campagne de Mohamed Bensaada, candidat sur les 13-14 en 2020, et dimanche, celle de Léa Bijaoui dans les 4-5. Autre nom dévoilé, celui de Victoire Diethelm dans les 6-8.

  • Frédéric Grimaud tête de liste du Collectif martégal

    Frédéric Grimaud tête de liste du Collectif martégal

    « Il n’y a pas de faux suspense », lance Frédéric Grimaud (LFI) aux quelque 70 participants à l’agora du Collectif citoyen martégal de mardi soir, salle Dufy, quelques instants avant d’être désigné à la tête d’un « quatuor tête de liste » avec Barbara Brouchos (SE), professeure agrégée de SES au lycée Lurçat en deuxième place.

    « C’est une double tête de liste pour deux campagnes, l’une municipale et l’autre métropolitaine », avance l’enseignant « candidat pour être maire ». Barbara Brouchos indique « expérimenter » la politique et pense que « la Métropole est sous estimée par le maire actuel, qui la présente en opposition comme une excuse ». « Il faut se battre au sein de la Métropole pour améliorer le ramassage des déchets et l’adaptation au changement climatique qui se fera avec » et pas sans, selon la candidate.

    Quatuor de tête

    En plus du binôme de tête, le Collectif a désigné Jérôme Druilhe (EELV) et Ada Benouri (SE) comme troisième et quatrième de liste. Et revendique une indépendance vis-à-vis des partis. Frédéric Grimaud affirme que « les candidats défendent le collectif et pas un parti », « LFI et EELV prendront leur décision » pour un soutien ou non. « Nous sommes une alternative à gauche pour les déçus de l’équipe en place », assume le candidat, « car nous craignons la montée du RN depuis la défaite de Pierre Dharréville » aux législatives de 2024. Barbara Brouchos confirme : « Nous n’étions pas là aux législatives et on a perdu sans nous. »

    Ambivalence.

  • [Entretien] Aurélie Trouvé : « Pas d’autre alternative que la nationalisation d’Arcelor »

    [Entretien] Aurélie Trouvé : « Pas d’autre alternative que la nationalisation d’Arcelor »

    Ce jeudi, l’ordre du jour de l’Assemblée nationale est consacré à la France insoumise, qui porte huit textes : une résolution sur le Mercosur, l’égalité d’accès au service public postal en Outre-mer, la nationalisation d’ArcelorMittal, la défiscalisation des pensions alimentaires perçues, la gratuité totale des parkings des établissements publics de santé, une résolution pour faire respecter le droit international à Gaza, l’exonération des apprentis de la CSG et enfin l’abrogation de la retraite à 64 ans. Le texte sur ArcelorMittal, soutenu par la CGT, sera particulièrement scruté.

    La Marseillaise : Comment abordez-vous cette niche parlementaire durant laquelle vous défendrez la nationalisation d’ArcelorMittal

    Aurélie Trouvé : De manière combative, optimiste et déterminée. Il y aura 500 travailleurs d’ArcelorMittal devant l’Assemblée, c’est quand même leur outil de production mais aussi notre souveraineté industrielle qui est en jeu. Il n’y a pas d’autre alternative, ce qui fait que cette nationalisation est légale. Personne n’a avancé une autre solution, à part d’espérer peut-être un jour qu’ArcelorMittal accepte d’investir, aucun élément probant permet de le penser. La stratégie de la famille Mittal, depuis qu’elle a récupéré Arcelor en 2008 est d’étouffer la production européenne, le principal concurrent de leur propre production en Inde, au Brésil et aux États-Unis.

    Le PDG d’ArcelorMittal France estime que la nationalisation « ne changera en rien les problèmes structurels ». Que répondez-vous

    A.T. : Cela ne peut pas expliquer tout le désinvestissement parce que les difficultés elles sont partout, pas seulement en Europe. Par ailleurs, il y a des perspectives de demandes importantes. ArcelorMittal a fortement diminué sa dette et augmenté sa trésorerie. La productivité en Europe qui est à peu près équivalente à celle des États-Unis. Il n’y a aucune raison qu’ArcelorMittal sous-investisse à ce point-là en Europe alors qu’il investit bien davantage dans les autres pays.

    Cette nationalisation est estimée à 3 milliards d’euros ?

    A.T. : Ce montant de 3 milliards d’euros n’a pas été démenti en commission des Finances, puisque même M. Ferracci, l’ancien ministre de l’Industrie, a dit qu’il se reposait sur l’Institut de La Boétie qui a chiffré cette nationalisation à 4,4 milliards. Je lui ai répondu qu’effectivement, j’avais participé à ce chiffrage. Sauf qu’ici, évidemment, on est plutôt sur 2/3 de la production qu’on avait chiffrée, puisqu’ArcelorMittal France, c’est 2/3 de la production française. Donc c’est tout à fait cohérent avec les chiffres de La Boétie. Ces trois milliards, ce n’est rien à côté du coût de la suppression de 15 000 emplois directs et 80 000 indirects. Ce n’est rien à côté de la perte d’un actif aussi stratégique que l’acier car tout est fait d’acier quasiment autour de nous. Cette perte signifierait une dépendance énorme à tout risque, à toute rupture d’approvisionnement, à toute envolée des prix des marchés internationaux. C’est une dépendance aux pays tiers qui est inacceptable pour l’économie française, et qui serait catastrophique.

    En commission des Finances, les macronistes et la droite ont voté contre ce texte, l’extrême droite s’est abstenue, ce qui a permis son adoption. Ces stratégies ont changé ?

    A.T. : Pour les macronistes, non. Ils continuent à s’y opposer avec leurs arguments dogmatiques qui ont mené à la situation économique qu’on connaît en France, c’est-à-dire une chute des investissements productifs, de la balance commerciale et une productivité du travail en berne. Que les macronistes continuent dans leur logique mortifère pour la production française, soit. Là, par contre, les masques tombent pour le RN parce qu’ils se sont abstenus en commission des Finances. Comme ils n’osent pas voter contre, ils ont décidé de nous empêcher de voter, tout simplement. Ils ont déposé 285 amendements sur les 335, pour ce qui concerne RN et UDR. C’est une vengeance en jouant avec la vie des salariés d’ArcelorMittal. En réalité, je pense qu’ils sont très gênés par ce texte. Parce qu’il se trouve que, par exemple, Frédéric Weber, qui est député RN, a défendu la nationalisation de Florange il y a 10 ans, alors qu’il était à la CFDT d’ArcelorMittal. La question est de savoir s’ils sont définitivement sur la ligne Bardella, qui est « vive les grands patrons, vive la grande finance, quitte à brader notre production française », ou pas. Donc, ils nous empêchent de voter, ce qui est une façon de trancher.

    Quels autres textes pourraient obtenir une majorité ?

    A.T. : La résolution sur le Mercosur peut être adoptée car c’est une manière de s’opposer fermement à la position actuelle du président de la République, qui est en train de trahir le monde agricole et l’économie française. Le président de la FNSEA a lui-même parlé d’une rupture du contrat avec l’agriculture française. Le texte sur les colis aux Outre-mer, pourrait trouver une majorité car c’est une anomalie hallucinante. C’est-à-dire que nos concitoyens d’Outre-mer payent des colis à des prix faramineux, la mission de service public postal ne s’y applique pas, c’est une discrimination honteuse. Et cela risque d’empirer vu que le gouvernement a décidé de couper encore dans les budgets de La Poste.

  • Avignon : LFI s’inscrit en faux après les accusations de Faryssy

    Avignon : LFI s’inscrit en faux après les accusations de Faryssy

    En dévoilant sur la place publique, ce qui couvait depuis plusieurs mois en privé au sein de la France insoumise à Avignon, Farid Faryssy a jeté un pavé dans la mare des municipales à gauche. En attendant d’en connaître les conséquences en termes d’alliances ou d’affaiblissement du score des Insoumis [en 2020, la liste LFI conduite par Farid Faryssy avait récolté (5,36%)], la France insoumise a tenu à démentir les vifs reproches proférés par l’ancien candidat.

    « Ses récentes déclarations publiques, contenant des propos mensongers et diffamatoires à l’encontre de notre mouvement et de ses membres, notamment la tête de liste, Mathilde Louvain, et le député Raphaël Arnault, sont inacceptables, estime dans un communiqué le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon. Ces attaques personnelles ne traduisent en rien la réalité du fonctionnement de la France insoumise et visent à nuire à la crédibilité du travail collectif mené dans le département, et en particulier à Avignon. »

    Il y a une semaine, Farid Faryssy (notre édition du 13/11) avait annoncé « se mettre en retrait » de LFI, parlant de « dérives » et d’un « climat local gravement dégradé ». En cause ? « Les comportements autoritaires, les pratiques d’intimidation et les violences verbales qui s’y sont installés ont rendu impossible tout travail collectif sincère et apaisé », accusant Raphaël Arnault d’être « devenu le principal vecteur de ces violences et de cette division ». En réponse LFI parle « d’ambitions personnelles à assouvir ».

    Lors des législatives de 2024, Farid Faryssy, qui pensait obtenir l’investiture comme deux ans plus tôt, n’avait que peu goûté voir débouler Raphaël Arnault, sans toutefois s’en ouvrir publiquement. Désigné co-chef de file des municipales en juin avec Mathilde Louvain, il pensait, là encore, pouvoir être promu tête de liste. En vain. Face à l’impossibilité de se mettre d’accord localement, le national avait opté pour Mathilde Louvain. Farid Faryssy vient de lancer son collectif, Humains libres et égaux et compte bien encore jouer un rôle pour le scrutin de mars. À ce stade, un rapprochement avec David Fournier (PS) est plausible. Un parti dans lequel Farid Faryssy a été encarté jusqu’au début des années 2010.

  • Les forces de gauche concluent un accord pour les municipales

    Les forces de gauche concluent un accord pour les municipales

    De l’aveu de Bruno Leclerc, chef de file du NPA d’Arles, la gauche avait « regretté » d’être partie en ordre dispersé aux élections de 2020, consacrant la victoire de Patrick de Carolis (Horizons), qui avait remporté au second tour 57,2% des suffrages exprimés contre 42,8% pour Nicolas Koukas, le successeur désigné du maire communiste sortant Hervé Schiavetti. Pour les prochaines municipales, les forces progressistes ne referont pas la même erreur. Après des mois de travail de processus unitaire initié par l’Appel d’Arles, elles officialisent un accord électoral et présenteront publiquement leur candidat le 27 novembre.

    La future liste « l’Union pour Arles » intégrera des personnalités issues de toutes les formations politiques (PCF,
    PS, Génération écologie, Génération.s, Place publique, NPA, l’Après, Debout !, Gauche républicaine et socialiste) et de la société civile. La France insoumise a quant à elle quitté le navire, suite à des dissensions locales sur fond de politique nationale.

    Le programme dévoilé

    en février

    L’objectif est clair : « Proposer un programme de rupture avec la politique portée par Patrick de Carolis » et « faire tout ce qu’il faut pour que le Rassemblement national ne passe pas », expliquent Bruno Leclerc et Françoise Rouzies, la cheffe de file de Place publique. Pour le moment, l’extrême droite n’a désigné aucun candidat à Arles. Mais « les idées nauséabondes » du parti de Marine Le Pen « seront de la partie », assure le représentant du NPA, « que ce soit dans une liste à part entière ou en en intégrant une ».

    Depuis mars, des propositions ont déjà émané du travail de concertation mené par les forces de l’Appel d’Arles. Le programme sera dévoilé au début du mois de février 2026, mais certaines priorités sont déjà connues. « Les priorités sont le retour de la gestion des quartiers, l’aide à la culture populaire et associative qui a beaucoup fléchi pendant le mandat de Patrick de Carolis », détaille Françoise Rouzies.

    « Dans le cadre de la campagne qui va s’ouvrir, on va continuer à élaborer le projet à partir des rencontres qu’on va mettre en place dans les quartiers et les villages, précise Bruno Leclerc. Nos thématiques sont la culture, la jeunesse, les quartiers, la participation citoyenne, l’écologie et les services publics. On veut recoudre la ville qui a été fracturée socialement. Et il y a du travail. Le mandat en cours est à l’image de la politique macroniste actuelle : tout pour le pognon, rien pour le social. » Une dynamique à laquelle la gauche unie compte bien mettre un terme.

  • LFI rompt avec Toulon en Commun et lance sa propre liste

    LFI rompt avec Toulon en Commun et lance sa propre liste

    Après la droite, éclatée entre les candidatures du sénateur (LR) Michel Bonnus et celle probable de la maire sortante (SE) Josée Massi, la division gagne la gauche, à Toulon. Vendredi, la France insoumise (LFI) a annoncé sa candidature aux élections municipales 2026, avec comme chefs de file Isaline Cornil, candidate du Nouveau Front populaire (NFP) aux législatives 2022 dans la 2e circonscription du Var, et Pierre-Yves Denis, l’un des responsables locaux du mouvement. LFI se retire ainsi de la candidature commune à gauche menée par Toulon en Commun (TEC), avec la socialiste Magali Brunel (PS) en tête de liste.

    Alors que cette dernière estimait, il y a trois semaines, que « la balle (était) dans le camp de LFI », les insoumis ont choisi de faire cavalier seul. La faute, en premier lieu, selon eux… à la tête de liste elle-même : « Notre seule ligne rouge était de ne pas avoir une tête de liste socialiste. On parle d’union, mais il y a la réalité des engagements. Je ne pense pas que ce soit un bon signal, pour les électeurs, de s’unir derrière des gens qui négocient ce qu’ils sont en train de négocier à Paris », martèle Pierre-Yves Denis.

    L’union encore possible ?

    Un cas qui n’est pas sans rappeler celui de La Seyne-sur-Mer, où LFI a également annoncé ne pas soutenir la candidature commune de gauche, menée par Stéphane Sacco (GRS), « autoproclamé tête de liste, alors que les discussions n’avaient pas été menées à bout, avec le soutien du PCF. Cela avait même été critiqué par le PS et les Écologistes », détaille Isaline Cornil.

    Dans la seconde ville du Var, comme dans la première, la question de la légitimité demeure centrale, en plus des désaccords programmatiques : « En juin, nous avons proposé une liste commune dotée d’un programme de rupture et représentative de ce qu’est la gauche à Toulon. LFI devait y tenir la place qui correspond à ce qu’elle représente électoralement depuis 2022, sachant qu’à Toulon, nous sommes la première force politique au sein du NFP. Lors de notre dernière réunion, TEC a rejeté toutes nos propositions en bloc », soutient Isaline Cornil.

    TEC livre une autre version : « LFI est partie de TEC, est revenue, puis repartie. Ils connaissent notre fonctionnement, notamment pour le choix de la tête de liste, et n’ont pas voulu participer. TEC prend ses décisions en assemblée populaire et élabore démocratiquement un programme depuis 7 ans. LFI, dont le programme est celui en neuf points envoyé par Paris, voulait en discuter après coup. Les décisions de l’assemblée pouvaient ainsi être remises en cause. C’est l’ADN démocratique de TEC qui disparaîtrait », réagit la liste de gauche, affirmant qu’il n’y a « qu’à la présidentielle que LFI est devant ».

    Dans ces conditions, le combat contre l’extrême droite peut-il encore être gagné ? « L’idée que la division alimente le RN est fausse. Ce qui l’alimente, c’est le manque de projet politique capable de lui faire face », estime Pierre-Yves Denis, qui mise aussi sur la mobilisation « du bloc abstentionniste », très présent dans les quartiers populaires, pour arriver à ses fins. Même si à LFI, comme à TEC, on n’exclut pas de reprendre des discussions. « Si TEC a besoin de l’électorat LFI sur un programme de rupture, nos propositions restent valables. Nous ne sommes pas une liste anti-TEC », pose Isaline Cornil.

    S’ils partent seuls comme annoncé, les insoumis présenteront une liste dite d’union populaire, composée d’au moins 25% de citoyens non encartés. Avec, comme lignes fortes évoquées, participation citoyenne, lutte contre la pauvreté et l’habitat indigne, adaptation au changement climatique, transports en commun (création d’un tramway comme pour TEC), gestion démocratique des services publics, avec un accent sur la rénovation des écoles et l’accessibilité, police de proximité, amélioration de l’offre de santé ou lutte contre les discriminations. Un programme construit avec les citoyens, « en allant taper aux portes pour changer la vie des Toulonnais », annonce Isaline Cornil.