Tag: Fos-sur-Mer

  • Rémi Esnault en droite ligne de l’action de René Raimondi à Fos-sur-Mer

    Rémi Esnault en droite ligne de l’action de René Raimondi à Fos-sur-Mer

    Il se pose en héritier de René Raimondi (ex-PS). Rémi Esnault, désigné par le maire sortant pour prendre la suite de l’action municipale menée depuis 2004, a présenté ce samedi le bilan du mandat qui s’achève, dont il espère prendre la relève en mars 2026. « C’est cet ADN fosséen d’ambition, de service public qui a été plébiscité par la population, et à juste titre, affirme-t-il. On gardera toujours cette ligne de protection. »

    Pas de rupture brutale, donc, et des dossiers bien connus du directeur de cabinet, qui compte s’appuyer sur son expérience acquise dans les coulisses de la mairie pour poursuivre certains projets, tels que la construction de la cuisine centrale dédiée aux seniors ou de la nouvelle piscine métropolitaine, l’enfouissement des lignes à très haute tension dans le secteur des carabins et le sud de la commune ou encore la création d’un réseau de chaleur à destination des équipements publics à partir des pipes de l’ancienne raffinerie Esso.

    Dans son programme, Rémi Esnault souhaite apporter une attention toute particulière au dynamisme du centre-ville. « Il faut préempter et acheter un maximum de bâtiments, les rénover, faire en sorte de choisir nos locataires, ce qui nous permettra d’avoir une vraie stratégie de déploiement commercial et d’habitat social », présente-t-il, en prenant pour exemple la Poste du centre ancien, où une esthéticienne est désormais installée.

    Une liste à moitié renouvelée

    « N’oublions pas que nous sommes une ville de gauche avec des valeurs de solidarité et de proximité et que tout ce qui se présente en face de nous ne va pas dans le même sens, on a des gens qui veulent casser le service public, qui veulent virer les employés communaux, qui veulent moins dépenser et ça, ça se ressentirait au quotidien », pose-t-il, dans une attaque à peine voilée à l’encontre de Philippe Maurizot, conseiller municipal d’opposition adoubé par l’extrême droite via le label « La Provence qu’on aime ».

    Si Rémi Esnault ne prend pas la menace RN à la légère, il assure néanmoins : « La personne qui s’est affublée de l’étiquette a perdu X et X élections. Si elle avait une quelconque crédibilité auprès des Fosséennes et des Fosséens on s’en serait aperçus depuis le temps. »

    Quant à la candidature dissidente de Jean-Michel Leroy (PS), le dauphin de René Raimondi prévient : « C’est un épiphénomène très regrettable puisque ces gens vont devoir assumer la responsabilité de leur déloyauté dans un contexte ou le RN a des appétits sur de nombreux territoires, dont le nôtre. Leur geste de rupture est encore plus grave qu’il ne l’aurait été sans la menace de l’extrême droite. »

    Rémi Esnault présentera sa liste, dont la moitié sera composée de personnes issues de la majorité actuelle, ainsi que son programme lors d’une réunion publique dont la date sera prochainement annoncée.

  • Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    La petite visite à Marseille valait le détour. Les basketteurs de Fos Provence Basket, qui restaient sur trois contre-performances d’affilée en championnat, ont retrouvé le chemin de la victoire face à Saint-Vallier (111-98), samedi soir au Palais des Sports de la cité phocéenne, à l’occasion de la 17e journée de Nationale 1. « C’est une très belle victoire », se réjouit Emmanuel Schmitt, entraîneur de la formation provençale. « On avait déjà à cœur de casser cette série de défaites, surtout face à une équipe qui va sûrement se qualifier pour la poule haute et devant un beau public pour lequel on se devait de montrer un beau spectacle », enchaîne le technicien suisse, conscient que les rencontres des « Marseille Basket Series », dont ce premier acte a fait « sold-out », sont des occasions pour ses joueurs de sortir de leur routine à la Halle du Dr Henri Giuitta. Sous les yeux du récent président et ancien entraîneur des BYers, Rémi Giuitta, les Fosséens ont atteint pour la première fois de la saison la barre des 100 points. Au-delà de l’apport habituel du meneur international bahamien Dominick Bridgewater, l’ailier américain Kareem Thompson a su tirer son épingle du jeu avec ses 30 points. « Il a été agressif beaucoup plus que ses derniers matchs », remarque Emmanuel Schmitt. « C’est un garçon qu’on a choisi pour qu’il amène de l’agressivité, de l’intensité et de la percussion. On attend de lui qu’il prenne davantage ses responsabilités », ajoute-t-il, fier de l’état d’esprit de ses protégés après une première partie du mois de décembre compliquée. « La saison est très longue en Nationale 1, il y a donc forcément des hauts et des bas », souligne l’arrière provençal Tom Dary-Sagnes. « Après, on est au courant qu’on a une cible dans le dos, donc forcément toutes les équipes vont vouloir nous faire déjouer. Mais à nous de rester concentrés, de continuer à travailler sur notre jeu, sur les attitudes et ne jamais se relâcher. Et je pense que si on est dans ce mindset-là, on va être difficile à prendre », poursuit le natif de Lyon, lucide sur la rude concurrence autour de la troisième place au sein de la poule B. Fos-sur-Mer a pour l’instant l’avantage, mais Mulhouse et Berck se rapprochent dans leur rétroviseur.

    FOS-SUR-MER 111 (53) SAINT-VALLIER 98 (46)

    17e journée – Nationale 1

    Au Palais des Sports de Marseille.

    1/4 temps : 30-28, 23-18, 30-27, 28-25. FOS-SUR-MER : Merignat, Bridgewater (25 pts, 2 rebs et 10 pass), Thompson (30 pts, 5 rebs et 2 pass), Dary-Sagnes (11 pts, 3 rebs et 3 pass), Doucouré (13 pts et 2 rebs), Bernaoui (14 pts, 10 rebs et 3 pass), N’Goli, Mendy (9 pts, 6 rebs et 1 pas), Karabi (8 pts, 6 rebs et 2 pass), Bourama (1 pt et 2 rebs). 23 fautes personnelles, dont 2 exclusions (Karabi et Bridgewater).

    Entraîneur : E. Schmitt

    SAINT-VALLIER : Archinard (15 points, 3 rebonds et 4 passes décisives), Hoyaux (7 pts et 6 rebs), Derradji (7 pts, 2 rebs et 7 pass), Sidibe (4 pts et 5 rebs), Thimon (3 pts, 1 reb et 1 pas), Jogminas (21 pts, 6 rebs et 3 pass), Rasolonjatovo (16 pts, 3 rebs et 6 pass), Bosc (2 rebs et 2 pass), Houblon, Yao-Delon (20 pts, 1 reb et 2 pass), Neree (5 pts et 1 reb). 32 fautes personnelles, dont 3 exclusions (Yao-Delon, Bosc et Hoyaux). Entraîneur : A. Casimiri

  • Basket : Fos-sur-Mer doit stopper l’hémorragie au Palais des Sports

    Basket : Fos-sur-Mer doit stopper l’hémorragie au Palais des Sports

    Avant d’entrer dans le mois de décembre, Fos Provence Basket vivait un rêve éveillé avec un magnifique bilan de onze victoires pour deux défaites. Des résultats qui plaçaient la formation provençale au sommet du classement de la poule 2 en Nationale 1. Mais les hommes d’Emmanuel Schmitt sont en train de gâcher l’excellent début de saison qu’ils venaient de produire. Désillusion contre Metz, défaite face à Lyonso et surtout revers subi face à leur voisin du Pays Salonais Basket 13, avant-derniers du championnat. Trois contre-performances qui ont fait chuter les Fosséens à la 3e place, fortement menacés par les Mulhousiens dans leur rétroviseur. Les BYers doivent absolument arrêter l’hémorragie. Le premier match des « Marseille Basket Series » arrive au meilleur moment.

    Dominick Bridgewater, 3e meilleur scoreur de Nationale 1 avec 19,4 points par match, et ses coéquipiers vont disputer leur 17e journée, face à Saint-Vallier, positionné dans le milieu de tableau, samedi à 20h, sur le parquet du Palais des Sports de Marseille. Ils devront se méfier notamment de l’ailier fort lituanien Justinas Jogminas, auteur d’un solide double-double (18 points et 10 rebonds) au match aller.

    FOS – SAINT-VALLIER

    17e journée – Nationale 1

    À 20h, au Palais des Sports de Marseille

    Groupe Fos-sur-Mer : Bernaoui, Diallo, Doucouré, Mendy, Igbanu, Thompson, Bouraima, Dary-Sagnes, Mutuale, Bridgewater.

    Entraîneur : Emmanuel Schmitt

  • [Comment préparez-vous les fêtes ?] À Fos-sur-Mer, le coup de pouce d’un chèque municipal

    [Comment préparez-vous les fêtes ?] À Fos-sur-Mer, le coup de pouce d’un chèque municipal

    La mairie n’est pas encore ouverte qu’une file se forme devant ses baies vitrées. À 8h20, le 1er décembre, une trentaine de Fosséennes et de Fosséens patientent déjà dans le vent glacial pour obtenir leurs bons d’achat d’une valeur de 100 euros.

    Lancée en 2014, l’opération « Je défends ma commune, je soutiens mes commerces » est devenue une tradition de fin d’année. Le principe est simple : « Juste avant les fêtes de Noël, on offre un chéquier à chaque foyer de la commune à dépenser en proximité », explique Pascale Brémond, conseillère municipale (SE) déléguée à la dynamisation du commerce et de l’artisanat, soit un budget de près de 650 000 euros pour la Ville. « À ce jour, on a 87 commerces partenaires, ça va de la grande surface à l’offre de service », précise Magali Laurent, cheffe de service en charge du dispositif.

    Bénéfique pour l’économie locale, ce dispositif est aussi, et avant tout, pensé comme un coup de pouce aux habitants, alors que le pouvoir d’achat des Français est en berne. « C’est une priorité pour nous, affirme Pascale Brémond. Tout le monde n’a pas de 13e mois ni de prime de fin d’année, or on sait que c’est une période où on dépense beaucoup. »

    Une aide pour la vie quotidienne

    Assise sur un siège en attendant son tour, une main sur la poussette de son enfant qu’elle est en train de bercer, Malvina, 26 ans, ne se servira pas de ces 100 euros pour acheter des cadeaux. Elle a anticipé tout au long de l’année pour ne pas avoir de trou dans la trésorerie. En revanche, « ces sous m’aident pour le repas de Noël, ça me permet d’aller en boucherie acheter des produits de bonne qualité pour faire plaisir à ma famille que je reçois. Ça fait vraiment la différence par les temps qui courent, où la viande est devenue chère ». Une tendance qui n’est pas isolée. En lien avec les commerces partenaires, Magali Laurent confirme : « Les bénéficiaires se servent de ces sous plus pour la vie quotidienne que pour acheter des cadeaux. »

    Stéphanie, arrivée à Fos-sur-Mer des Alpes-de-Haute-Provence en 2023, compte aussi utiliser ces bons d’achat « pour les courses de Noël » ce mois-ci, en sachant très bien qu’elle peut les dépenser dans les commerces jusqu’au 31 mai 2026. Décembre a beau être synonyme de chaleur humaine et de retrouvailles en famille, c’est bien souvent un mois compliqué. « Pour les personnes qui ont un budget serré, comme moi, c’est un bon coup de pouce », confie cette célibataire maman de trois enfants. « Toutes les villes ne mettent pas en place ce dispositif, loin de là, et franchement on a de la chance », salue-t-elle.

    Jusqu’en 2022, Joëlle n’allait pas chercher son chèque. « Je n’en avais pas forcément besoin, je n’y pensais pas », explique-t-elle sans rentrer dans les détails. Désormais, « les choses ont changé » et cette aide est « vraiment la bienvenue » pour limiter les dépenses.

  • Amiante à Arcelor : la CGT interpelle l’État

    Amiante à Arcelor : la CGT interpelle l’État

    La CGT d’ArcelorMittal Fos passe la seconde. Après avoir demandé le classement du site comme amianté, le syndicat avait été reçu au ministère du Travail le 17 novembre et avait obtenu un délai pour apporter des pièces justificatives supplémentaires prouvant l’exposition « quasi quotidienne » de près de 600 travailleurs au matériau cancérogène.

    Ces documents ont été envoyés le 2 décembre. « Ils ont accusé réception le 5 décembre par mail », détaille Stéphane Martins De Araujo, représentant CGT de l’aciérie.

    En attendant la décision, l’organisation syndicale n’est pas restée les bras croisés. Elle a adressé une lettre au ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, lue dans l’hémicycle par la députée LFI Alma Dufour lors des questions au gouvernement, mardi 9 décembre.

    Des preuves

    Elle rappelle que, « depuis près de trente ans », les travailleurs du site « ont œuvré dans l’ignorance du danger, contraints par la nécessité de faire fonctionner l’usine, tandis que la protection élémentaire qui aurait dû leur être garantie était systématiquement absente », accusant : « Aucune cartographie fiable n’a été produite avant 2025, aucun repérage systématique avant 2019, les documents techniques dérayent et sont incomplets et les fiches d’exposition n’ont été délivrées que très tardivement et à trop peu de salariés. »

    La CGT affirme que les éléments remis à la direction générale du Travail « comprennent des attestations de salariés, des rapports de désamiantage lourds, des données médicales attestant d’expositions intermédiaires répétées, ainsi que des constats établis par l’inspection du travail ». « Si, malgré ces preuves, le ministère devait s’orienter vers une décision défavorable, elle ne pourrait reposer ni sur le droit, ni sur l’expertise technique », et serait « en opposition complète avec l’avis favorable de l’inspection du travail (…) à classer notre site », prévient-elle, arguant : « Elle ne pourrait être que
    politique.
     »

  • [Entretien] Emmanuel Schmitt : « Les victoires nous permettent de travailler sereinement »

    [Entretien] Emmanuel Schmitt : « Les victoires nous permettent de travailler sereinement »

    La Marseillaise : Quel bilan faites-vous de cette première partie de saison ?

    Emmanuel Schmitt : Le bilan chiffré est plutôt conforme à ce qu’on espérait puisqu’on est en tête du classement. Je crois qu’on est là où on voulait être. C’est important d’être dans cette position-là, parce que notre équipe est totalement reconstituée, avec des nouveaux joueurs, un nouveau coach, un nouveau staff. Les victoires nous permettent de travailler sereinement.

    Dominick Bridgewater et Martins Igbanu sont deux joueurs clés, comment les jugez-vous ?

    E.S. : Ce sont des joueurs qui ont un statut un peu différent. Dominick Bridgewater est un joueur qui a été formé au club, qui a passé de longues années ici quand il était plus jeune, qui avait réussi la transition vers la Pro B l’année dernière. C’est un joueur un petit peu symbole du club. Igbanu a un gros problème de genou. Il a manqué beaucoup d’entraînement, beaucoup de matchs. L’équipe a beaucoup progressé quand il était absent et c’est maintenant à lui de se mettre au niveau de l’équipe.

    Un mot sur le match du 20 décembre au Palais des Sports de Marseille, ce sera un rendez-vous important pour le club.

    E.S. : C’est clairement un événement important. J’ai eu l’occasion de jouer au Palais des Sports lorsque j’étais à Aix-Maurienne. C’est un événement parce que c’est important d’être dans ce cadre-là qui est différent de notre cadre habituel. C’est un match qu’on veut gagner à la fois pour l’image qu’on donne et pour donner encore plus envie aux Marseillais de venir nous soutenir.

  • 107 millions à trouver pour réindustrialiser le golfe de Fos

    107 millions à trouver pour réindustrialiser le golfe de Fos

    L’ambition est posée d’emblée : « Faire du golfe de Fos-étang de Berre le premier pôle industrialo-portuaire décarboné de la zone Euro-Méditerranée-Afrique, tout en préservant et valorisant ses atouts environnementaux. » Cinq mois après la fin d’une concertation XXL sur l’avenir de la zone, le conseil régional doit adopter, ce jeudi, le contrat de projet partenarial d’aménagement, afin d’accompagner l’installation de 30 projets industriels majeurs sur le territoire avec 10 000 emplois créés et de 15 à 20 milliards d’euros d’investissement sur dix ans. Un contrat qui doit être aussi validé en conseil départemental le lendemain, puis métropolitain lundi.

    Au total, 679,5 millions d’euros doivent être investis d’ici 2030 pour créer les infrastructures nécessaires, entre lancement d’études et réalisation des premiers travaux. Des financements fléchés en majorité sur les transports, en particulier sur la réalisation, attendue depuis cinquante ans, du contournement de Martigues et Port-de-Bouc avec 228 millions d’euros prévus, mais aussi pour la modernisation de la ligne de la Côte bleue en étudiant un possible rapprochement de la gare de Fos avec sa zone industrielle, à hauteur de 93 millions d’euros, pour la réalisation de pôles d’échanges multimodaux à Miramas, au Rove, Vitrolles et Rognac avec en plus une piste cyclable de Port-Saint-Louis à Distriport, pour 54 millions d’euros… Et puis il y a les études de la liaison Fos-Salon, la requalification de la D268 qui dessert les terminaux.

    S’ajoutent d’autres gros dossiers : la modernisation depuis longtemps réclamée de l’hôpital de Martigues pour 60 millions d’euros, le développement des réseaux d’eau industrielle pour 42,5 millions, auquel s’ajoutent des études pour prélever l’eau du canal d’Arles à Fos, se connecter au réseau du canal de Provence voire se pencher à plus long terme sur la dérivation de l’eau de l’usine hydroélectrique de Saint-Chamas vers le Rhône. La zone de la Fossette, à Fos-sur-Mer, doit de son côté être aménagée avec un investissement de 40 millions d’euros pour accueillir des services sur mesure pour la zone industrielle, avec espaces tertiaires, aires de services pour poids lourds, ainsi que future cité de l’industrie et du port.

    5 600 logements à créer

    Le document se penche aussi longuement sur la question du logement. Des zones prioritaires sont identifiées, sur le secteur nord canal à Port-Saint-Louis, autour du contournement de Martigues – Port-de-Bouc, sur la friche Rassuen à Istres. Au total, ce sont 5 600 logements qu’il faut livrer en cinq ans. Pour faciliter la maîtrise foncière, une opération d’intérêt national doit être mise en place, une société publique locale d’aménagement d’intérêt national (Spla-in) créée.

    Mais, sur l’enveloppe prévue, 107 millions d’euros restent à trouver. « Quand on a le projet, on trouve les fonds, je ne suis pas très inquiet », tient à rassurer le président (Ren.) de Région, Renaud Muselier. Qui rappelle que sur les fonds européens, « on est éligibles à tout ».

    Un cap, surtout, reste à passer, celui de la ligne très haute tension qui doit assurer le doublement de la demande en électricité, et sur laquelle une décision du préfet est attendue pour samedi. « Le conseil que je lui donne, c’est de le faire après les municipales pour ne pas déclencher de conflits qui n’existent pas », glisse Renaud Muselier, qui veut rassurer les industriels. Rappelant que l’ancien préfet, favorable au projet, est maintenant directeur de cabinet à l’Élysée.

    Pour Muselier, le RN a peu de chances aux municipales

    Interrogé par la presse, ce mercredi, sur la menace de l’extrême droite aux municipales, le président (Ren.) de Région Renaud Muselier se montre optimiste. « Je ne crois pas à la victoire du RN dans la région », assure-t-il. Avec même l’espoir de refaire basculer Rognac, un an après la victoire surprise du RN. Cela ne l’empêche pas d’être inquiet pour Toulon, où « il y a de la division sur la ligne », tandis qu’à Arles, il a œuvré pour l’union de Cyril Juglaret avec Patrick de Carolis face au risque de défaite. Prudent sur la situation à Marseille avec l’évolution du mode de scrutin, il n’en rappelle pas moins que « le national ce n’est pas le local », taclant le candidat RN. Et d’écarter les craintes sur une alliance avec l’extrême droite : « Il faut bien qu’on récupère les électeurs RN et, en même temps, il ne faut pas qu’on perde les électeurs du centre. » Quant à Sabrina Agresti-Roubache, qui s’était émue des propos de Martine Vassal, « elle a sa place, mais ça ne peut fonctionner que si on est une équipe. »

  • Un accord stratégique signé pour l’extension de Fos 2XL Nord

    Un accord stratégique signé pour l’extension de Fos 2XL Nord

    Une extension de 120 mètres linéaires de quai et 3,3 hectares de terre-pleins permettant l’accostage simultané de deux navires porte-conteneurs parmi les plus longs du monde, soit 400 mètres…

    Hervé Martel, président du directoire du port de Marseille Fos, et David Elbez, directeur des investissements des terminaux France et Afrique du groupe MSC/TIL, ont signé ce mardi 25 novembre, à Fos-sur-Mer, un accord sur le lancement de l’extension du terminal Fos 2XL Nord, exploité par Seayard, indique dans un communiqué le Grand port maritime de Marseille (GPMM).

    Cet aménagement fait partie du projet Fos 3XL, qui « intègre la création d’un quai public de 330 mètres et 16 hectares de terre-pleins, dédié au traitement des barges fluviales conteneurs et à l’accueil de navires car-carrier sur le même linéaire exploité par Seayard et sous convention MSC », précise le GPMM.

    À l’horizon 2031, ces aménagements permettront d’augmenter la capacité d’accueil, de réduire l’impact environnemental en favorisant le report fluvial et de soutenir la croissance des trafics de conteneurs, détaille la direction du GPMM, qui se félicite d’un « partenariat inédit » s’appuyant « sur un montage financier novateur associant fonds publics et privés ».

  • Des Fosséens ambitieux reprennent les commandes de la Nationale 1

    Des Fosséens ambitieux reprennent les commandes de la Nationale 1

    Les victoires s’enchaînent et s’accumulent chez les basketteurs fosséens. Ces derniers, relégués en Nationale 1 à l’issue d’une saison passée calamiteuse en Pro B, ont repris du poil de la bête. En ayant totalement reconstruit l’effectif, sous la houlette de l’Alsacien Emmanuel Schmitt, ancien sélectionneur de la Suisse entre 2004 et 2008, les BYers se sont clairement donné les moyens de revenir sur le devant de la scène. Le retour du meneur de jeu bahamien Dominick Bridgewater (18,2 points de moyenne), formé au sein de la maison provençale, sans compter le recrutement de joueurs expérimentés comme le pivot Mounir Bernaoui (9,3 pts et 8 rebonds) et l’arrière Tom Dary-Sagnes (11,6 pts), ou d’anciens universitaires américains à l’instar du Nigérian Martins Igbanu (16,7 pts et 6,8 rebs) et de l’Américain Kareem Thompson (11,8 pts et 5 rebs), ont permis à Fos-sur-Mer d’être un sérieux concurrent pour la montée en Pro B.

    Invaincus à domicile

    Leurs deux seules défaites de la saison ont eu lieues à l’extérieur sur le parquet de Lyon SO lors de la deuxième journée, puis à Boulogne-sur-Mer pour le compte de la neuvième journée. Ils restent donc pour le moment invaincus à domicile, dans la Halle du Dr Henri Giuitta, avec une série de sept matches sans défaite. À mi-chemin de la saison régulière, les protégés d’Emmanuel Schmitt vont devoir rééditer la même partition s’ils veulent entrevoir le chemin qui leur fera remonter en Pro B.

  • La CGT dévoile sa vision pour l’avenir de l’outil portuaire

    La CGT dévoile sa vision pour l’avenir de l’outil portuaire

    Un port à la croisée des chemins

    Comme un symbole, c’est dans l’espace « Les Rotatives » du journal La Marseillaise que la CGT du Grand Port Maritime de Marseille (GPMM-Fluxel) a dévoilé sa feuille de route pour l’avenir de l’activité portuaire, ce vendredi. Une présentation qui ne vient pas de nulle part : l’outil industriel incontournable de la cité phocéenne est en pleine mutation au niveau des trafics traités (voir chiffres ci-contre). Et les « discours hostiles aux activités portuaires » refont surface à l’approche des élections municipales. D’où un « document travaillé » avec le cabinet d’expertise comptable Secafi, d’une quinzaine de pages avec des analyses « par bassin » et qui aborde tous les aspects du GPMM : Du J4 à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Objectif in fine : « Redonner une perspective industrielle et sociale au port, avec une politique ambitieuse. On refuse que son avenir se décide sans les travailleurs », campe Pascal Galéoté, le secrétaire général de l’organisation. Avant de prévenir : « On partage l’idée de la décarbonation, mais les enjeux environnementaux doivent être inscrits dans un calendrier qui ne pénalise pas l’emploi. » Le tout, alors que le projet stratégique du port doit être validé la semaine prochaine au conseil de surveillance du port. En bref, une CGT à l’offensive pour un port sur le devant de la scène industrielle, « loin des orientations du tout tourisme ou d’une transformation en port-musée ». Avec une première revendication majeure : « Pour une tonne industrielle perdue, une tonne d’un relais de croissance doit pouvoir émerger. »

    Un pont entre

    les peuples

    Dans le viseur de l’organisation syndicale : « La préservation d’activités dans les bassins Est » et la « sanctuarisation du domaine maritime ». « Il faut maintenir des espaces pour que les bateaux, notamment de passagers, puissent continuer à arriver », développe Pascal Galéoté. Il met en garde contre « la concentration des activités dans le nord » et une forme de « congestion des flux », par exemple autour de la porte 4. D’où un rappel que le GPMM est « un pont entre les peuples » symbolisé par les traversées vers la Corse et le Maghreb. Autre position de l’organisation sur un sujet plus qu’épineux : les croisières. Une activité que la CGT appelle à « encadrer » mais « pas à supprimer ». « Cela représente plus de 250 millions d’euros de retombées pour la ville », insiste Pascal Galéoté. Et pour les croisières comme le transport de passagers : « Ces activités doivent s’appuyer sur des infrastructures modernisées, on doit améliorer l’accueil », insiste le secrétaire général. Dans ce cadre, la CGT GPMM rappelle son attachement aux délégations de services publics (DSP), notamment pour la desserte de l’île de beauté. Et donc son soutien aux marins dans ce combat.

    La réparation navale

    et la roro essentielles

    « L’activité remorque, c’est-à-dire la roro, est essentielle. Il y a là une opportunité qu’on doit saisir pour les bassins est », explique Pascal Galéoté. Pour rappel, il vise là un type d’activité où la marchandise est chargée en roulant par une rampe à l’arrière, notamment pour les remorques de camions, appelé la roro dans le jargon (pour roll on et roll off). Autre sujet majeur pour la CGT : « L’évolution de la réparation navale depuis 15 ans. Aujourd’hui, on a un outil brillant et performant. » De quoi rappeler que le maintien, et le développement, de la réparation navale vient directement des mobilisations des travailleurs et de la CGT. Et elle est toujours à l’ouvrage : « Il faut mieux intégrer la réparation navale dans les enjeux maritimes internationaux afin d’en faire un véritable hub méditerranéen. »

    Un besoin de report modal et de branchements

    En lien avec l’acheminement des remorques, la CGT insiste sur le besoin vital « d’un report modal avec des voies ferrées ». Un point « qui demande des investissements mais qui permettrait d’améliorer la circulation sur le port et la qualité de l’air ». Et qui est en lien direct avec les questions de la place du port dans la ville : « La fermeture de la gare du Canet a précipité l’arrivée de trains sur Miramas mais le dernier kilomètre se fait par camion jusqu’au port. » Et Pascal Galéoté hausse le ton : « Il faut contraindre les entreprises et opérateurs à utiliser ce moyen de transport. » Concrètement, la CGT revendique le maintien de cinq faisceaux ferroviaires. Dans cette lignée, l’organisation note aussi l’importance des branchements à quai : « On s’en réjouit : Cela montre que parfois la décarbonation peut amener des améliorations techniques et créer de l’emploi. » Mais elle précise que, là encore, ça nécessite « des recrutements supplémentaires et des formations ».

    Un avenir « serein » pour les bassins Ouest

    Autre point de vigilance de l’organisation : l’avenir industriel des bassins Ouest. « Ils doivent envisager l’avenir dans la sérénité, il faut une accélération significative des projets structurants destinés à renforcer les activités portuaires », tonne Pascal Galéoté. Son organisation revendique notamment « la création de la Zone de service portuaire 2 » et le développement de la plateforme logistique Distriport 2 en vue d’accueillir au mieux les projets en lien avec la décarbonation industrielle de la zone de Fos. La CGT fait aussi part de « son inquiétude » pour l’avenir d’ArcelorMittal à Fos-sur-Mer. Et de sa volonté de la finalisation de la ligne Très haute tension qui « conditionne » l’avenir du bassin d’emploi. Dans cette lignée, la CGT appelle à « redéfinir la feuille de route » de Fluxel, la filiale hydrocarbure du GPMM, par exemple en « diversifiant l’activité avec la filière de la chimie verte ». Mais Pascal Galéoté insiste : « Avec un maintien du statut public de Fluxel. » Tout un programme donc.