Tag: Festivals

  • La prévention du sexisme est un sujet pour les Fadas

    La prévention du sexisme est un sujet pour les Fadas

    La base nautique de Tholon s’est mise aux couleurs du village des Fadas du monde depuis mardi. Chaque jour, concerts, spectacles, ripaille les pieds dans l’eau et trinquées à la buvette des Amis de la fête ponctuent les jours comme les nuits. Au cœur de la fête, habillées d’une chasuble sur lequel figure un œil bleu, certaines personnes vont à la rencontre des festivaliers pour parler prévention.

    Il s’agit des bénévoles du dispositif Safer, ou « plus sûr ». Sur leur stand, des informations et des outils pour comprendre, prévenir et traiter les violences sexistes et sexuelles. « On est une organisation spécialisée dans le milieu festif pour répondre au sentiment d’insécurité des femmes » explique Ange, coordinatrice du dispositif sur le village des Fadas. Sur la table, il y a notamment le violentomètre. « C’est un outil qui fonctionne très bien pour sensibiliser les victimes et les auteurs de violences » explique la coordinatrice, prenant l’exemple d’« un garçon venu nous voir sur un autre festival, persuadé que c’était de sa faute de s’être fait violer car il avait trop bu ». « Il a réalisé que ça n’était pas normal », insiste Ange.

    Liberté ou non-droit ?

    Selon la militante, la fête n’est « pas forcément plus propice aux violences que le travail ou la rue », mais reste pour beaucoup « un moment ou un espace synonyme de liberté, voire de zone de non-droit ». Selon l’étude menée avec l’institut Gece sur 7 festivals et leurs 10 000 participants, « 75 % des personnes interrogées estiment que les violences, discriminations et VSS se produisent fréquemment en festival », resitue la coordinatrice.

    Ce sentiment de liberté est notamment renforcé par la consommation d’alcool. « Cela crée une désinhibition et la foule peut aussi indure ce sentiment d’impunité » appuie Ange. Pour répondre à ces situations, plusieurs solutions. Comme des petites cartes en papier, marquées « t’es relou » ou « quand c’est non c’est non ». Ces cartes ont au verso une explication simple de pourquoi elles ont été données et renvoient vers un site internet contenant des fiches pédagogiques. L’idée étant de « ne pas faire reposer la charge éducationnelle sur les victimes » selon le site internet.

    Au besoin, le dispositif peut aussi et surtout accueillir les victimes. « On peut venir discuter au stand, ou bouger ailleurs. On est une bulle de bienveillance et de repos pour redescendre de ses émotions et envisager un après, comme plainte ou pas », décrit Ange.

    Le dispositif est en lien étroit, comme la Ville de Martigues, avec Solidarité femmes 13. « Ce sont des professionnels capables de sécuriser les personnes au plan psychologiques et assurer un suivi », détaille la coordinatrice, également « formée aux premiers secours en santé mentale », utile en cas « de crise d’angoisse » notamment.

    Le dispositif Safer sensibilise aussi les autres acteurs du festival. « Ils nous ont proposé une mini-formation avec la Ville en tant que responsables de la buvette », indique Marianne Bocca, de l’association des Amis de la fête. « Nous sommes attentifs à l’exagération sur l’alcool, mais il n’y en a pas encore eu » remarque-t-elle. Sur le comptoir en bois, des autocollants aux couleurs du dispositif ont été posés. « L’ambiance est bon enfant, je ne me sens pas en insécurité. Mais ça peut quand même arriver et on a été formés pour savoir quoi faire et à qui s’adresser », affirme la responsable. La Ville de Martigues a également distribué des tracts sur lesquels figurent des numéros de services d’urgence et d’accompagnement. « Toutes ces initiatives contribuent à dissuader les mauvais comportements » assure Ange, de Safer. Et que la fête profite à tout le monde.

    « Safer dissuade
    de mal
    se comporter »

  • L’organisation des Estivals provoque des débats houleux au conseil municipal des Pennes Mirabeau

    L’organisation des Estivals provoque des débats houleux au conseil municipal des Pennes Mirabeau

    À quelques jours des Estivals, l’événement festif de l’été, après le refus du Comité des fêtes, organisateur historique de la manifestation, de signer la convention, la Ville a proposé le Club de rugby des Cadeneaux pour le remplacer. Un revirement qui a provoqué de houleux débats au conseil municipal convoqué en urgence lundi soir. « Notre volonté est de réintroduire de l’ordre, de la légalité et de l’égalité », a justifié le maire (LR), Romain Amaro.

    Un argument que l’opposant Jean-Philippe Musso (DVG) rejette en bloc : « Refuser cette convention ne rend pas les procédures antérieures illégales. On peut changer de méthode mais on peut pas jeter le discrédit sur une association et ses bénévoles qui, pendant des années, ont fait vivre des événements populaires, attendus et appréciés des Pennois ». Selon lui, le texte vise sciemment à écarter le Comité des fêtes et son représentant, Jean-Marc Léonetti, ex-premier adjoint sous Michel Amiel. Il dénonce une convention qui retire à l’association le choix de ses partenaires, met en péril son équilibre financier et impose un suivi jugé abusif de sa communication avec la presse. « Aux Pennes-Mirabeau, on n’est pas dans une dictature », ajoute-t-il, dénonçant une « chasse aux sorcières » visant les associations favorables à l’ancienne majorité.

    Autre point de tension, jusqu’à la veille du conseil, l’organisation revenait au Sporting Club Police Marseillais, présidé par Romain Vesperini, élu aux côtés du maire actuel. Une proximité soulevant « l’hypothèse d’un conflit d’intérêts » selon l’opposition. « Peut-être parce que ce choix devenait difficilement défendable, vous avez rétropédalé et confié l’organisation au club de rugby des Cadeneaux », a lancé Jean-Philippe Musso, disant avoir appris ce nouveau changement d’organisateur par la presse, le matin même du conseil. En fin de débat, le maire tente un ultime coup de théâtre pour espérer remporter la partie en sous-entendant un conflit d’intérêts. Il fait distribuer un formulaire d’inscription destiné aux food-trucks des Estivals. Le document exige une caution de 40 euros à l’ordre du Comité des fêtes, à envoyer à l’adresse de Jean-Marc Léonetti, accompagnée du contact e-mail de sa propre cave à vin.

    L’affaire délicate

    du Data Center

    Le reste du conseil n’a pas échappé à cette tension notamment quand la question du Data Center – projet de l’ancienne mandature que le maire Romain Amaro disait vouloir abandonner – arrive au menu. « On passe d’un extrême à l’autre », relève Jean-Philippe Musso. Le maire présente un accord en cours de négociation avec l’entreprise Telehouse, pour enrichir le projet de panneaux solaires et de redistribution de la chaleur fatale de l’infrastructure qui permettrait « une réduction des factures d’électricité » assure Romain Amaro. Des avantages jugés insuffisants pour Jean-Philippe Musso qui pointe « des coûts exorbitants par rapport aux bénéfices ».

    Devant la mairie, les opposants se sont fait entendre. Christine Muscat, présidente du Comité d’intérêt de quartier Pallières, dénonce « des mensonges » sur la promesse d’un accès gratuit des habitants à l’énergie produite et réclame des preuves.

  • Sensibiliser les festivaliers à la santé des femmes

    Sensibiliser les festivaliers à la santé des femmes

    Bingo des règles, quiz sur les stéréotypes liés aux menstruations, cartographie des appareils génitaux, présentation du violentomètre… Au festival Marsatac les 12, 13 et 14 juin derniers, la mutuelle marseillaise Solimut, en partenariat avec l’association Règles élémentaires, a sensibilisé les festivaliers aux différents enjeux autour de la santé des femmes et son inégal accès. Un stand qui se tiendra aussi du 23 au 26 juillet, lors du Delta Festival.

    « L’idée est de faire de la prévention autour de la santé menstruelle avec des activités un peu ludiques », explique Florence Lépine, responsable de l’antenne Paca de l’association Règles élémentaires. L’association, créée en 2016 pour l’égalité, l’éducation et la justice menstruelle, participe pour la première fois à un stand de prévention aux côtés de Solimut. L’objectif est également de rediriger des personnes vers des associations de référence sur d’éventuelles pathologies ou des troubles liés aux règles.

    Inégal accès à la santé

    Si la thématique de la santé menstruelle est centrale, le stand de sensibilisation de Solimut permet également d’aborder le sujet plus large de la santé des femmes. « à Marsatac, avec le violentomètre [outil permettant de mesurer le degré de violence] on a pu voir que tout le monde n’a pas la même échelle de valeurs sur les violences ce qui a permis de discuter et d’ouvrir la discussion à ce sujet », relate Magali Planas, coordinatrice prévention et promotion de la santé chez Solimut.

    La mutuelle a également distribué un questionnaire sur les inégalités genrées de la prise en charge médicale, et en particulier des maladies cardiovasculaires. De nombreuses études montrent en effet que les infarctus sont moins bien pris en charge chez les femmes que chez les hommes, car les symptômes les plus connus sont moins fréquents chez les femmes.

    Sensibiliser les plus jeunes

    Un travail de sensibilisation des festivaliers important pour Solimut. « Si on vient dans ces deux festivals, c’est parce qu’il y a un public cible : ce sont des jeunes », soutient Pierre Méry, vice-président de Solimut Mutuelle France. Ce dont témoigne Florence Lépine : « on a pu échanger avec pas mal de préados ou d’ados qui avaient très peu de connaissances sur les règles. »

    Des stands de préventions sur les inégalités entre hommes et femmes au niveau de la santé qui s’inscrivent dans une ambition plus large de la part de la mutuelle. « Ces actions sont la continuité de notre approche politique et féministe de la santé », affirme Pierre Méry, vice-président de Solimut Mutuelle France.

    Déjà au niveau de leur structure, Soli mut a mis en place « l’arrêt menstruel », qui permet aux femmes souffrant de règles particulièrement douloureuses de bénéficier de jours de repos. Mis en place l’année dernière, la société a été accompagnée pour cela par l’association Règles élémentaires. « C’est une mesure qui fonctionne bien pour les personnes qui en ont besoin, mais aussi avec les managers, car il y a eu un bon accompagnement », se félicite Pierre Méry qui ajoute cependant « même si on peut sans doute progresser ». Une expérimentation d’autant plus importante qu’elle pourra servir d’exemple pour élargir le dispositif au niveau national. « ça nous permet d’avoir des exemples concrets et qui fonctionnent pour porter des plaidoyers », explique la responsable de l’antenne Paca de l’association Règles élémentaires.

    Un engagement politique et féministe en lien avec le rôle social que veut porter Soli Mut pour « agir sur les inégalités d’accès et sur la santé des femmes », rappelle Pierre Méry.

    « Ces actions sont la continuité de notre approche politique
    et féministe
    de la santé »

  • [Quoi de neuf] « Nous espérons créer une émulation autour du jazz »

    [Quoi de neuf] « Nous espérons créer une émulation autour du jazz »

    Françoise Verna : Diriez-vous, dans le contexte où nous sommes et après l’annulation par la mairie d’extrême droite RN de Vauvert du festival Jazz à Vauvert, que les festivals sont entrés en résistance ?

    Sébastien Cabrié : Oui, c’est sûr. C’est compliqué depuis quelques années. Il y a festival et festival. Nous, on représente des festivals portés par des associations loi 1901 à but non lucratif, portés par une centaine de bénévoles. Moi, je suis salarié, seul à l’année, avec une collègue à mi-temps. Forcément la question économique pèse chaque année et tout est remis en question chaque année malgré que nous sommes, pour notre part, conventionnés avec l’État, la Région, le Département du Gard, la communauté de communes du Pays de Sommières et la mairie de Junas. C’est une chance de pouvoir discuter avec tous les partenaires publics autour d’une même table avec le même projet, en tout cas l’idée de défendre ce que l’on fait tout au long de l’année. Parce qu’il y a les festivals mais aussi les actions auprès des scolaires, en école, collège, lycée. Il y a aussi du cinéma. On essaie de parler du jazz le plus possible et dans tous les domaines.

    Olivier Nottale : Mais vous devez résister de plus en plus ?

    Sébastien Cabrié : On résiste déjà depuis de nombreuses années au fur et à mesure des différents gouvernements, c’est au-delà du jazz, cela concerne la culture en général. La culture, on sait que c’est la dernière roue de la charrette, celle qui est sacrifiée en premier. Et là se sont rajoutées les élections municipales. On en a vécu, cela 33 ans que jazz à Junas existe. Mais là la tendance nationale est assez alarmiste puisque le RN a progressé fortement dans plein d’endroits.

    Françoise Verna : Il y a eu des conséquences très concrètes puisque la mairie RN de Vauvert a décidé de supprimer le festival Jazz à Vauvert. Cela vous a surpris ?

    Sébastien Cabrié : On savait que le maire actuel ne nous aimait pas trop. Il nous l’a redit cordialement lors de notre rendez-vous. Il votait déjà contre la subvention quand il était dans l’opposition. Pour vous résumer l’historique du festival, il y a eu onze ans de festival porté par d’autres personnes et notamment par la mairie de Vauvert en place à l’époque il y a 23 ans. On est arrivé à la 12e édition.

    Olivier Nottale : Le festival a trouvé refuge à Vergèze. Comment on passe d’une commune à l’autre ?

    Sébastien Cabrié : Il y avait deux choses. D’abord l’aspect financier. L’association ne devait pas être mise en grande difficulté parce que la subvention supprimée était de 65 000 euros, deux mois avant le festival. On s’est appuyé sur une convention, votée par l’ancienne mairie, jusqu’en 2026 mais il manquait le vote au conseil municipal. Face au nouveau maire, on avait la convention mais pas les sous. Quand on a rencontré le nouveau maire, il nous a dit qu’il ne nous portait pas dans son cœur, que nous étions une association hors Vauvert. On ne pensait pas faire 2027 mais l’édition 2026, oui, mais il dit nous a dit qu’il l’annulait. On aurait pu couler et avec nous les emplois. C’était une question financière mais liée à une question artistique : on ne pouvait pas annuler. Nous avons téléphoné à tous les artistes, les agents, etc. et essayé de rebondir, trouver une solution de repli. Les musiciens étaient tous d’accord pour continuer et ont baissé leur cachet. Il y a eu la mairie de Vergèze qui a réagi très rapidement pour nous accueillir.

    Françoise Verna : La maire de Vergèze, Pascale Fortunat-Deschamps, a dit oui sans hésiter ?

    Sébastien Cabrié : Elle a fait preuve d’une rapidité de réaction et d’engagement. Parce que ce n’est pas un engagement neutre. Elle a assumé ça et on la remercie. On a aussi été aidé par le Département du Gard et de la Région Occitanie.

    Olivier Nottale : Il y a aussi une question de fond : la conception de la culture par l’extrême droite. Or, le jazz c’est l’ouverture à l’autre ?

    Sébastien Cabrié : Les mots qui ont été donnés lors de ce rendez-vous, c’était « élitiste » au moins 25 fois ! On touche pourtant 1 000 élèves chaque année ! Nous, on programme des musiciens vivants qui font la musique d’aujourd’hui.

    Françoise Verna : C’est un faux débat cette opposition entre culture élitiste et populaire ?

    Sébastien Cabrié : Nous n’avons pas essayé de les convaincre, ce n’est pas notre but mais, si on veut, tout peut être une niche : le rock, la chanson…

    Olivier Nottale : Les dates approchent pour jazz à Vergèze. Êtes-vous optimiste sur le niveau de fréquentation ?

    Nous avons remboursé très peu de personnes. On a eu plutôt des soutiens avec des personnes qui ont pris le pass deux jours au lieu de ne venir qu’un soir, et nous les remercions. Après de changer de lieu, c’est compliqué. Mais on va gagner un nouveau public, à la fois des gens qui soutiennent la culture mais qui viendront aussi pour les musiciens de très haut niveau. La fréquentation est plutôt pas trop mal.

    Jazz à Vergèze les 26 et 27 juin

    33e édition du festival Jazz à Junas du 22 au 25 juillet

    Écoutez l’émission en cliquant sur le lien.

  • À Avignon, un plan de sécurité et de santé pour les Festivals

    À Avignon, un plan de sécurité et de santé pour les Festivals

    « Les dispositifs ne sont pas fondamentalement différents, mais la vague de chaleur ajoute des enjeux particuliers », résume le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, lors de la conférence de presse de présentation des dispositifs de sécurité lors des Festivals Off et In, du 4 au 25 juillet.

    « Un événement qui reste exceptionnel et qui, en dépit de son âge, continue d’attirer énormément de monde », poursuit le préfet. Une période lors de laquelle 100 000 personnes arpentent chaque jour la ville. Cinquante policiers nationaux seront mobilisés en plus des policiers municipaux à l’occasion de la 80e édition du In et de la 60e du Off. Le plan Vigipirate « Alerte attentat » étant toujours activé, des militaires vont également patrouiller dans les rues de la Cité des Papes. La circulation sera également fortement réduite, avec un filtrage à l’entrée des remparts. Quatre portes seront même réservées aux secours.

    Un focus a également été fait sur la sécurisation des lieux de spectacles eux-mêmes. Les services des pompiers et de la Ville sont ainsi en train de contrôler chaque théâtre sur les normes incendie. Un sujet particulièrement surveillé depuis le drame de Crans-Montana, en janvier dernier.

    Vigilance canicule

    Un centre de secours va également être installé en intra-muros, avec la Croix-Blanche, et sera déployé de 12h à 2h chaque jour. Face aux craintes liées aux vagues de chaleur qui arrivent, Harold David, directeur délégué du Off, se veut rassurant en rappelant que « 95% des salles ont la climatisation ». L’ARS et à la préfecture soulignent que « les bons gestes à adopter en cas de fortes chaleurs seront rappelés systématiquement, comme porter une casquette, éviter l’alcool et boire beaucoup d’eau ».

  • Fernande, vitrine de la chanson française actuelle

    Fernande, vitrine de la chanson française actuelle

    Pour cette 24e édition le festival revendique encore cette année une programmation tournée vers la transmission. Du 22 au 26 juin, le Théâtre de la Mer accueillera Julien Clerc, Benjamin Biolay, Sébastien Tellier ou encore Jeanne Cherhal. Ils partageront l’affiche avec plusieurs artistes émergents comme Solann, Sam Sauvage ou Coline Rio, tandis que Makja, Archipol et Les Sans Pattes assureront les premières parties.

    Brassens, l’ADN du festival

    Cette édition porte une attention particulière à la jeunesse et aux artistes féminines, à l’image de Sam Sauvage et Solann, tous deux sacrés aux dernières Victoires de la Musique. Le festival veut avant tout créer un dialogue entre les générations : « Artistes confirmés et jeunes talents se croiseront sur la scène », soulignent les organisateurs.

    Le festival, qui doit son nom à une chanson de Georges Brassens, revendique depuis plus de vingt ans son héritage. Il donne ainsi rendez-vous chaque été aux amoureux de la chanson française dans toute sa diversité.

    amelia siapo

    * Du 22 au 26 juin 2026 à 21h au Théâtre de la Mer, à Sète. Réservations sur festival-fernande.com ou tourisme-sete.com.

  • Ça va encore swinguer partout cet été dans le Port du Levant

    Ça va encore swinguer partout cet été dans le Port du Levant

    Du monde, jeudi matin, derrière et devant le pupitre du salon Clemenceau de la mairie d’honneur pour mettre en avant la politique culturelle de la Ville de Toulon pour la saison estivale. Avec, comme temps fort de la programmation, le festival Jazz à Toulon, qui revient du 26 juillet au 8 août faire swinguer le Port du Levant au rythme des sonorités du monde. Et ce sur les places, en ville comme dans les quartiers, de Saint-Jean du Var au Pont du Las.

    Pour cette 36e édition, parmi les invitations au voyage proposées, on retient le projet New Sketches of Spain, avec le retour d’Erik Truffaz aux côtés d’Antonio Lizana, « qui signe un mariage audacieux entre jazz classique et flamenco ». Pour les rythmes endiablés puisant aux sources de la salsa et du jazz afro-cubain, cette fois, place à Spanish Harlem Orchestra, Orquesta Akokán et le collectif El Comité. « Tandis qu’Alfredo Rodríguez et Fabiola Mendez sublimeront leurs racines latines par une approche soliste d’une grande finesse poétique », comme le décrit la maire de Toulon (SE), Josée Massi, dans son édito.

    En tout, dix soirs de concerts gratuits transformeront Toulon en une scène de jazz à ciel ouvert. Sans oublier « les Off » du festival, qui prendront place dans les quartiers de la ville, à l’heure de l’apéritif.

    Morceaux choisis

    Pas de bel été non plus sans lecture. L’occasion donc de « Partir en Livre » jusqu’au 20 juillet, avec une 11e édition riche aussi en ateliers, rencontres et jeux. Le jeune public étant invité à venir exercer son imaginaire dans les médiathèques. Mais aussi en plein air.

    Sous les arbres du parc, bien installés dans l’herbe, les enfants pourront par exemple découvrir, avec « À l’ombre des pages », de nombreuses histoires partagées par les bibliothécaires. Comme les 9 et 11 juillet de 9h30 à 11h, au parc du Pré Sandin.

    Sur le parvis du Zénith revient également, du 12 au 25 juillet, le festival Son By Toulon. Avec de grosses pointures, telles que Ben Harper, Bigflo & Oli et Mika.

    Côté expo, le Musée d’art de Toulon propose de découvrir Man Ray avec « Magie de l’image ». Près de 200 œuvres, photographies, peintures… retraçant le parcours de l’artiste. Et du côté de la Maison de la photographie, jusqu’au 19 septembre, place au travail de Martin Parr, de ses premiers reportages en noir et blanc réalisés dans le nord de l’Angleterre dans les années 70, jusqu’à ses gros plans d’objets de consommation, à la fin de son parcours.

    Mais aussi de l’opéra, de la musique classique et de la danse à Châteauvallon. Ou encore du chant a cappella avec les Voix Animées et leur répertoire de la musique vocale de la Renaissance. Le tout se déroulera à la Tour Royale.

    Et pour se mettre dès dimanche soir dans l’ambiance, 94 groupes seront présents dans les rues de la cité pour la Fête de la musique, sur 33 scènes.

    La Marseillaise ne pouvait pas non plus faire l’impasse sur la pièce Les Résistantes, consacrée au rôle longtemps invisibilisé des femmes dans le combat contre le nazisme. Ce projet participatif retrace l’engagement de ces héroïnes entre 1940 et 1944. Elle sera jouée le 4 juillet, à Châteauvallon.

    Retrouver le programme complet dans le magazine de l’été sur le site toulon.fr

  • Barjac m’en chante : un festival toujours plus ouvert

    Barjac m’en chante : un festival toujours plus ouvert

    Toujours soutenu par les collectivités, Barjac m’en chante porte la chanson française dans le nord du Gard. Dans un contexte où la culture est attaquée par les mairies d’extrême droite et où les subventions fondent comme neige au soleil dans de nombreux départements, le festival garde son identité et revendique sa capacité à ouvrir les consciences. « J’ai vraiment la chance d’être dans un endroit très privilégié car on est très soutenus par nos tutelles publiques. Par les temps qui courent, c’est assez rare », confirme Julie Berthon, directrice artistique du festival. « Maintenant, il faut que nous arrivions à donner envie au public de venir, de susciter la curiosité, de bien montrer que ce n’est pas un festival qu’on fait entre nous. La chanson est un vecteur populaire donc il faut franchir le premier pas pour ceux qui ne connaissent pas, et à coup sûr, ils reviendront. »

    Pour confirmer ce pari cette année, Julie Berthon s’est appuyée sur une programmation toujours aussi riche avec 30 concerts prévus tout en gardant les changements opérés ces dernières années qui ont bien fonctionné comme la dernière journée organisée exclusivement sous le chapiteau avec un concert surprise suivi d’un concert debout.

    Une édition féminine

    Côté programmation, c’est donc Vincent Dedienne qui ouvrira la première soirée samedi 25 juillet. L’acteur et humoriste, vainqueur de deux Molières de l’humour pour ses spectacles, s’est en effet essayé à la chanson en sortant un album l’an dernier intitulé Un lendemain soir de gala. « La démarche de Vincent Dedienne s’inscrit parfaitement dans l’histoire de Barjac m’en chante. Avec lui, la chanson a plein d’affinités avec le théâtre, avec l’écriture, avec la poésie. Cela montre aussi qu’il n’y a pas de frontières et que la chanson, c’est un moyen d’expression comme un autre. Vincent Dedienne parle beaucoup entre les chansons en y emmenant tout son savoir-faire d’homme de théâtre », précise Julie Berthon. Pour cette soirée d’ouverture, il sera accompagné de l’autrice compositrice et bassiste franco-québécoise, Marion Cousineau, qui allie chanson et slam.

    La directrice artistique du festival est aussi très fière pour cette 31e édition d’avoir pu composer une « programmation féminine » : « Il y avait la volonté d’arriver au moins à la parité concernant les artistes principaux. Mais l’équilibre homme-femme chez les musiciens est une catastrophe. Les femmes sont encore nettement minoritaires et ça va encore mettre des années avant que les musiciennes se sentent légitimes. »

    Lundi 27 juillet, Romain Didier, un habitué du festival, partagera la scène avec Alissa Wenz, « une chanteuse que j’aime beaucoup », reconnaît Julie Berthon. « Elle est aussi autrice, puisqu’elle a déjà écrit deux romans, dont un qui est paru assez récemment et que je conseille à tout le monde, qui s’appelle “Le désir dans la cage” ». La veille, Nicolas Moreau propose un spectacle original en reprenant les chansons les plus populaires du cinéma.

    Mardi 28 juillet, c’est au tour d’Hélène Piris d’occuper l’espace Jean-Ferrat, pour un spectacle engagé qui révèle l’absurdité de notre monde ultra-libéral et capitaliste. Cette critique se poursuivra avec le groupe « Les Goguettes, en trio mais à quatre », qui s’est fait connaître sur internet avec des reprises très politiques. Le 29, le double plateau accueillera l’univers musical et poétique de Louise O’sman puis le groupe Bonbon Vaudou, qui chante en français et en créole. « C’est une petite entorse mais on reste dans la francophonie. Je suis vraiment très contente qu’on ouvre tous nos oreilles à ces chansons », explique Julie Berthon.

    En plus de cette programmation d’artistes connus et reconnus, dix artistes « découverte » joueront sous le chapiteau durant les six jours du festival avec des styles éclectiques comme le slam de Lémofil ou la pop de Melba (les deux programmés le mercredi 29 juillet). Trois spectacles jeunes publics auront aussi lieu dans la salle Anne-Sylvestre de l’école municipale.

  • Un programme estival entre culture, musique et traditions à La Ciotat

    Un programme estival entre culture, musique et traditions à La Ciotat

    C’est devant un parterre d’élus et de représentants associatifs que la mairie de La Ciotat a présenté, mardi soir, le programme des festivités estivales 2026. Une saison qui s’étire du 21 juin au 21 septembre et qui, selon le maire Alexandre Doriol (DVD), « s’articulera entre fêtes, culture, musique et tradition ».

    Au total, 150 manifestations sont au programme, accompagnées d’un guide de l’été gratuit tiré à plus de 10 000 exemplaires. « Notre ville est animée, voire un peu trop animée », a glissé le maire avec une pointe d’autodérision.

    La saison s’ouvrira avec la Fête de la Musique avant d’enchaîner sur un mois de juillet particulièrement festif : le Ciotat Jazz Festival du 5 au 9 juillet au Théâtre de la Mer, Musique en Vacances du 16 au 26 juillet avec I Muvrini, le festival Créole Karaïb Plage du 23 au 26 juillet, ainsi qu’Ibrahim Maalouf les 11 et 12 juillet. L’humour sera aussi de la partie avec Faut Rigoler le 6 août et la tournée Get up stand up le 18 août.

    Les traditions ciotadennes resteront au cœur du programme. Les fêtes votives des 15, 16 et 19 août proposeront bénédictions de bateaux et feu d’artifice tiré depuis la mer. Le 22 août, le Port-vieux accueillera la finale des Championnats de France de joutes nautiques.

    Côté sport, une nouvelle discipline fera son apparition cet été : le sandball, dérivé du handball qui sera représenté aux prochains JO. « Sans notre tissu associatif, nous ne serions pas la même ville », a conclu Alexandre Doriol, saluant les partenaires qui co-construisent chaque année cette programmation.

  • La lecture et le jeu à l’honneur de la première édition de Festi’Livres

    La lecture et le jeu à l’honneur de la première édition de Festi’Livres

    Lundi 9h, école Simone-Veil, à Ollioules. En amont de la première édition de Festi’Livres qui se déroulera le 13 juin dans la ville, auteurs et illustrateurs viennent à la rencontre des élèves pour leur faire partager le fruit de leur travail, leur passion. Et titiller par le récit leur imagination pour leur donner le goût de la lecture.

    Rien de mieux pour cela que de leur raconter une histoire. Celle de Tinicane et le Trèfle à Quatre Feuilles, pour commencer. L’autrice, Laetitia Durbec, qui est également l’organisatrice de l’événement culturel, tient ainsi en haleine une classe de CP.

    Sophrologue spécialisée chez l’enfant, elle écrit des petits livres qui leur permettent de mettre des mots sur leurs émotions. « Ils vont se reconnaître. et dire, moi aussi, j’ai les mains qui se serrent, j’ai le cœur qui fait boum boum, j’ai dans la tête des pensées », confiait-elle avant son intervention. Et ça marche.

    Les gamins écoutent la bouche ouverte et les yeux bien ronds l’aventure de ce petit lapin parti chercher des légumes au marché. Et chemin faisant rencontre des copains qui ont trouvé un de trèfle à quatre feuilles. Échouant dans sa quête pour en cueillir une lui aussi, un fort sentiment de colère s’empare de lui. Et pour l’évacuer met en pratique des techniques de respiration pour se sentir mieux. Guidés, les élèves s’y emploient eux aussi. À la fin, l’un d’eux intervient :

    « C’est mieux d’avoir sa mère que d’avoir un trèfle à quatre feuilles », commente-t-il. Et d’ajouter : « Et peut-être que c’est sa mère son trèfle à quatre feuilles. » Pour lui en tout cas cela ne fait aucun doute.

    Pour bien grandir

    « J’ai voulu que les enfants, ceux qui aiment lire comme ceux qui n’aiment pas lire, soit aussi des acteurs de Festi’Livres », reprend Laetitia Durbec. Ils ont tous été amenés à travailler sur une œuvre collective ou individuelle sur le thème : « 1 001 façons de lire ».

    Textes, peintures, collages, photos, documents sonores… Un jury remettra un prix le jour du festival aux artistes en herbe.

    Mais pour l’heure, les minots ne sont pas au bout de leurs surprises. Surtout lorsque l’illustratrice Nawal Farhat leur explique que son métier consiste à dessiner. Les voilà à nouveau embarqués, dans le monde des carottes, ce coup-ci.

    Dans la salle de la bibliothèque les CE1 sont aux anges également. Les animateurs de la future médiathèque d’Ollioules les font participer à un jeu. Sur la culture, bien sûr.

    « On essaie d’inscrire dans les habitudes des enfants la visite à la médiathèque », explique Véronique Tullio, la responsable du futur équipement culturel. L’objectif étant qu’« ils reproduisent ensuite cette habitude avec les parents ». Et que le moins d’enfants possible soient tenus éloignés du livre.

    En milieu de matinée est arrivée Virginie Peyré autrice de Chut, c’est un secret, un outil pédagogique utilisé pour sensibiliser les enfants aux violences sexuelles. Avec des textes, dessins et chansons qui parlent aux enfants et font écho à leur histoire.

    Des échanges qui ont permis aux jeunes de poser des tas de questions, sur la création des personnages ou encore sur les différentes étapes de l’écriture d’un livre. Avec pourquoi pas l’émergence de nouveaux talents ou tout du moins d’une soif inextinguible pour la lecture et les livres. De ceux qui font grandir, voyager, donnent à vivre de multiples vies voire le désir de s’émanciper.

    Cette quinzaine littéraire va se poursuivre dans les établissements scolaires de la ville jusqu’au jour J. Histoire d’ouvrir les esprits à cette journée du 13 juin où, outre les nombreux auteurs présents pour rencontrer les lecteurs et présenter leurs ouvrages, de nombreuses activités seront proposées aux familles : ateliers d’écriture, d’illustration et de calligraphie, jeux autour de la lecture, spectacles vivants, concours, expositions et espaces de découverte.

    Le marque-page à placer tout de suite dans son agenda.