Tag: festival

  • La justice passe sur le grand écran

    La justice passe sur le grand écran

    Pendant trois jours, la justice s’invite sur grand écran à Alès. Du 23 au 25 septembre, la ville cévenole accueille le premier Festival du film judiciaire, une initiative inédite portée par le tribunal judiciaire et son président, Simon Lanes. Objectif : ouvrir les portes d’un monde souvent jugé opaque. « L’institution doit être plus visible si elle veut être comprise. Et si ce festival permet de susciter des vocations, il aura rempli sa mission », souligne le magistrat.

    Le programme s’annonce riche : huit longs et trois courts-métrages aborderont les droits des mineurs, la justice restaurative, les violences intrafamiliales, mais aussi la vie carcérale ou les dilemmes éthiques des procès. Parmi eux : Je verrai toujours vos visages de Jeanne Herry, La tête haute d’Emmanuelle Bercot, ou encore Borgo de Stéphane Demoustier. Les projections, organisées au Capitole et au CinéPlanet d’Alès, ainsi qu’au lycée André-Chamson du Vigan, seront systématiquement suivies de débats avec des professionnels du droit : avocats, magistrats, mais aussi greffiers ou directeurs de prison. Plus de 1 100 collégiens, lycéens et étudiants du bassin alésien participeront aux séances scolaires, quand trois soirées grand public, gratuites et ouvertes à tous, viendront compléter l’événement.

    « Rendre la justice plus lisible »

    Pour Abdelkrim Grini, procureur de la République d’Alès, ce festival est une manière de « battre en brèche les clichés » qui entourent le monde judiciaire. Une conviction partagée par le bâtonnier Guillaume Garcia : « C’est un temps de pédagogie indispensable, qui rend la justice plus lisible. » Ce projet est le fruit d’un large partenariat associant la Ville, Alès Agglomération, le Département, l’Éducation nationale, le barreau d’Alès, le Centre départemental d’accès au droit et le festival Itinérances. « La justice est une exigence, la culture une valeur », résume le maire Christophe Rivenq.

  • Le Ciné plein air finit de tisser sa toile à Marseille

    Le Ciné plein air finit de tisser sa toile à Marseille

    En sa fin de marathon, le 30e Ciné plein air maintient la cadence. « Malgré les aléas climatiques » de l’été et de la rentrée, indique l’association qui le porte, Les écrans du Suds, il a sillonné depuis début juillet Marseille, mais aussi La Ciotat, de ses projections gratuites et à la belle étoile. Et voilà le festival qui remet un dernier coup de collier dans la cité phocéenne jusqu’au 26 septembre. À commencer, vendredi 19 septembre à 20h15, avec la diffusion d’Alamar au Muséum d’histoire naturelle. Une fiction-documentaire initiatique réalisée en 2008 par Pedro Gonzales-Rubio, autour d’un jeune garçon et son père qui renouent leurs liens, la barrière de corail de Chinchorro, au Mexique, en toile de fond.

    Des films exquis

    Le lendemain, le Ciné plein air met le cap vers le Jardin du musée d’Histoire de Marseille, où sera projeté L’heure exquise, de René Allio (1981). Le maestro y narre ses souvenirs de jeunesse et de famille qui s’inscrivent dans les pas de la ville, le triptyque Bon Secours – Belle de Mai – Panier, bille en tête. Un héroïsme du quotidien des années 1920-1950 qui prend aux tripes. Dans le même temps, le Palais Lumière de La Ciotat abritera la projection de la comédie dramatique French Cancan (1955) de Jean Renoir. Clap de fin du Ciné plein air prévu le 26 septembre avec No de Pablo Larrain, au Musée d’Histoire de Marseille. Une œuvre dans les pas d’un des travaux d’un publicitaire pour le compte de l’opposition, afin de libérer le Chili du joug de Pinochet.

  • Autour du plus grand orgue en région, le festival forme orchestre

    Autour du plus grand orgue en région, le festival forme orchestre

    « On se trouve à Roquevaire comme si on était dans une salle de concert », assure Jean-Robert Cain. Directeur artistique du festival, lui-même organiste de l’église des Réformés à Marseille, il explique : « L’organiste, à Roquevaire, ne se trouve pas en tribune, caché du public, mais à proximité. » Inauguré en 1997, « et constitué à partir de l’orgue personnel de Pierre Cochereau, qui était organiste titulaire à Notre-Dame de Paris », le grand orgue roquevairois, installé dans l’église St-Vincent « constitue, avec sa console mobile de 5 claviers qui commande les 5 000 tuyaux en tribune, déjà un orchestre à lui tout seul », présente le musicien. Celui qui est aussi président de l’association des Amis du grand orgue de Roquevaire (Agor) observe : « le grand orgue de Roquevaire est le plus grand orgue de France, juste après ceux de Notre-Dame et Saint-Eustache à Paris. »

    Vincent Fernandel dira Claudel

    « À cette symphonie de tuyaux, cette 29e édition propose d’ajouter des instruments solistes : percussions, trombones, flûte, clarinette, saxophones et même un orgue Hammond… Ils dialogueront dans des œuvres originales, mais également des pièces de répertoire parfois revisitées pour séduire un large public toujours friand d’adaptations insolites car uniques à Roquevaire », poursuit l’organiste. Après un « trio percussions et orgue », ce vendredi 19 septembre, avec Alexis Grizard, organiste de 23 ans, le festival proposera « une première», dimanche 21, avec Frédéric Isoletta à l’orgue, et 11 musiciens de trombone. Le dimanche 5 octobre par exemple, Sophie-Véronique Cauchefer-Choplin, organiste du grand orgue de St-Sulpice à Paris depuis 1985 se confrontera « aux élites du jazz à la batterie, à la clarinette, à l’orgue Hammond pour servir les thèmes cultes des musiques de films des grands cinéastes des cinquante dernières années ». Autre « temps fort », Le Chemin de la croix, texte de Paul Claudel, musique de Marcel Dupré, avec Vincent Fernandel comme récitant, le 10 octobre. Destiné « à mettre en valeur un patrimoine, le grand orgue, mais aussi les interprètes, et les compositeurs », le festival, soutenu pour l’instant par la seule Ville de Roquevaire, vise aussi à entretenir l’orgue et notamment la transmission numérique*.

  • « Soutenir la culture scientifique, c’est donner les moyens d’une pensée démocratique et critique »

    « Soutenir la culture scientifique, c’est donner les moyens d’une pensée démocratique et critique »

    La Marseillaise : Pourquoi la Ville soutient-elle le festival des sciences et des arts ?

    Aurélie Biancarelli : Face à la complexité du monde et des crises, soutenir la culture scientifique, c’est donner les moyens d’une pensée démocratique et critique. Cela passe par des actions comme ce festival qui s’adresse d’abord à la communauté universitaire mais qui va aussi permettre de l’émulation entre Aix-Marseille Université, ses étudiants, enseignants, chercheurs et tout un monde de la culture marseillais qui vit en interaction avec notre université.

    Que vous inspire le thème « Science et croyances » ?

    A.B. : On vit une période où l’équivalence stricte des discours conduit à une crise de la démocratie. Je pense qu’il ne faut pas opposer les croyances et les savoirs. Ce sont des champs qui peuvent s’affronter mais aussi qui, au fil de l’histoire, ont évolué. Au-delà de cette tension, la science est une forme de recherche du vrai, du réel. Et ça, ce n’est pas le système de valeurs des croyances. Si on veut qu’une démocratie éclairée puisse s’exercer pour tous, il faut créer les conditions de partage des savoirs, et ne pas l’opposer au vécu des gens, quel qu’il soit.

    À l’heure du retour décomplexé des fanatismes religieux et politique, estimez-vous qu’il y a un recul de la raison ?

    A.B. : J’aurais tendance à dire que ça montre surtout que le capitalisme nous mène une bataille très dure sur la place des savoirs et de la pensée critique. L’appropriation démocratique des savoirs est profondément un outil d’émancipation des masses populaires. Si on n’est pas capable de comprendre le monde dans lequel on vit, à quel moment comprend-on qu’on est dominé ?

    Ces fanatismes sont des outils de domination en cours : patriarcale, capitalistique, sociale… Ces moments de partage des savoirs sont donc profondément émancipateurs. Le sociologue Pierre Bourdieu expliquait que les classes sociales populaires sont exclues du débat politique parce qu’elles ne savent pas qu’elles en sont exclues. C’est ça, la guerre politique qu’ils nous font.

  • Les arts de la rue s’assoient à Port-de-Bouc

    Les arts de la rue s’assoient à Port-de-Bouc

    Tourbillon » artistique en ligne de mire, samedi 13 septembre, pour les badauds du centre-ville de Port-de-Bouc. Une tempête portée par le souffle vibrant des arts de la rue, dès 15h, dans le parc de la Presqu’île, à l’angle de la rue Marceau et de l’avenue du Golfe, où le collectif BIM déploiera sa création Place assise, autour d’un banc. « Un théâtre gestuel » lors duquel ses cinq interprètes burlesques et poétiques « racontent la ville à travers ce qu’il peut se passer sur un banc. Cela peut être des amoureux, une personne âgée qui s’y assoit, quelqu’un qui se fait chourer son sac… », illustre Laurence Cabrol, à propos de ce spectacle de 40 minutes, premier jalon de la 6e édition de Sem’art rue !, petit festival aux grandes idées. Selon la directrice du théâtre du Sémaphore qui porte la manifestation, « avec son bord de mer, ses espaces dégagées et ses belles places, Port-de-Bouc se prête bien à ce type de format. C’est aussi un moyen de voir la ville sous un autre jour ».

    En suspension

    Pour les promeneurs, direction ensuite l’avenue du général de Gaulle et place au cirque avec la compagnie La Fauve. Le fildefériste Arthur Sidoroff et le guitariste Thomas Caillou mettront leurs talents respectifs en commun pour « donner à voir ce qu’est la prise de risques pour un circassien », résume Laurence Cabrol. Tissée autour de sa relation avec le musicien, une mise à nu « tout en mouvement, fragile et en suspension ».

    À 17h, la place Lazzarino sera quant à elle le théâtre d’Immobiles. Mené par la compagnie aixoise Les hommes de main, un duo de danse et de cirque à l’œuvre sur un tapis roulant. « Une histoire d’amour, physiquement engagée, métaphore du temps qui passe », souligne élégamment celle qui est à la tête du Sémaphore. Une heure plus tard, c’est au Port Renaissance que Les filles du renard pâle égaieront les rétines des spectateurs avec Roue giratoire. Avec, au centre, une « double roue cyr » – ce cerceau dans lequel on se love pour l’animer – « lancée à toute vitesse » par les performeurs.

    Clap de fin de la 6e édition en musique sur le parvis du Sémaphore, assuré par le groupe Les rustines de l’ange qui, au rythme de leurs six accordéons, revisitent les styles et les genres, « de Led Zeppelin à Marc Perrone, en passant par Madness et Bourvil ».

    www.theatre-semaphore-portdebouc.com

  • Un festival d’initiatives salées

    Un festival d’initiatives salées

    Une zone humide littorale d’environ 550 ha constituée de mosaïque de plans d’eau de profondeur, de surface et de salinité variables, qui abritent une biodiversité exceptionnelle : le salin des Pesquiers. Ce week-end, le site prodigieux accueille une nouvelle édition de la Fête des Salins organisée par la Métropole Toulon Provence Méditerranée. Une manifestation poétique et festive qui met à l’honneur la nature, le sel et la culture. De 10h à 18h, expositions, spectacles, ateliers, marché de producteurs, visites guidées, animations et concerts sont proposés en entrée libre. Ainsi, « Les ailes du désir » au Hangar de la Mouture, une exposition où une quinzaine d’artistes interrogent le rêve insistant de l’humanité de s’arracher à la pesanteur, d’imiter l’oiseau dans son envol. Des installations, peintures, sculptures ou dispositifs in situ convoquent Icare et ses ailes brûlées, le souffle poétique du film de Wim Wenders… Dans la même veine, est également présentée la série photographique de River Dillon intitulée Birdmen, les hommes oiseaux.

    La parade du sel emballera tous les volontaires dans son sillage, samedi 13 à 17h30 avec les ânes d’Hippothera, la Cie de Danse Lyken (Camille Vergnaud, Mae. Forte, Benoit Le Bars et Chloé Henneman), la musique de la Guinguette à roulettes et le Saint-Antoine (bateau traditionnel) de Sylvain Renard, port de la Capte où la fête se prolongera dans la soirée.

    Entre temps, chacun aura pu goûter aux nombreuses animations proposées comme une distribution de fleur de sel à la Cabane du saunier, un escape game, du cirque, des manèges… Sans oublier des stands artistiques, scientifiques et ludiques proposés par la LPO Paca, le Parc national de Port-Cros, Conservatoire du littoral, CPIE Côte provençale…

    Car l’événement est aussi l’occasion de célébrer les 10 ans de la marque Esprit Parc avec le parc national de Port-Cros. Pour l’occasion, l’équipe a concocté animations et visites particulières pour découvrir les salins, être sensibilisé sur la tortue Caouanne avec les écoguides du Parc national, ou rencontrer les bénéficiaires Esprit Parc national autour de produits locaux.

    Infos au 04.94.01.36.33

  • La 25e édition d’Actoral sous le signe de la métamorphose

    La 25e édition d’Actoral sous le signe de la métamorphose

    Incarnation du credo d’Actoral – télescoper les disciplines artistiques – le musicien pop Julien Perez donnera le ton de la 25e édition du festival lors de son prélude, samedi 13 septembre, avec un live, mais aussi une lecture de son premier roman Hommages. Irriguée par d’autres concerts et DJ sets, une ouverture à voir à La Cômerie, ancien couvent perché en haut de la rue Breteuil dans lequel l’association et centre culturel Montevideo a déménagé, après s’être fait expulser en 2024, par son propriétaire, de l’impasse éponyme où elle était implantée. Cette mouture entrera dans le vif du sujet les 24 et 25 septembre au Théâtre des Calanques avec Puff. Conçu par Alice Ripoll et interprété par Hiltinho Fantastico, un solo qui montre comment une danse de la diaspora africaine au Brésil « peut avancer masquée pour exprimer des revendications », plante Hubert Colas, directeur de la manifestation. « À travers des formes intimes et ancestrales », résume-t-il, « beaucoup d’artistes interrogent le futur, la nécessité d’une liberté d’expression des minorités qui peut craindre des représailles d’un monde où capitalisme et masculinisme pourraient éteindre ces lumières ».

    Le masque et la plume

    Parmi d’innombrables propositions (théâtre, danse, performance, cinéma, lecture, arts visuels), le « diablotin angélique » Alberto Cortès évoquera au Ballet national de Marseille dans Analphabet « la violence intra-genre que le patriarcat lègue aux relations queer ». Avec Good Luck, Amit Noy détourne, lui, dans un solo, « les danses et musiques traditionnelles israéliennes pour mettre en scène une critique de la violence d’État ». Réfugiée en France, la peintre et performeuse afghane Kubra Khademi racontera pour sa part son chemin émancipateur dans La fille et le dragon à La Criée. À l’image de son nouveau départ à La Cômerie, Actoral et sa mouture 2025 seront traversés par la métamorphose. Dans cette veine, le cabaret à la fois tendre et acerbe de Latifa Laâbissi et Antonia Baehr, Cavaliers impurs, à la Friche Belle de Mai, « la figure mutante » de Mercedes Dassy dans Spongebabe in L.A au BNM, ou encore Cherish Menzo qui, dans Frank, « s’attache à l’archétype du monstre, non pas pour l’éloigner ou l’exorciser, mais pour s’en approcher, l’habiter et l’incarner », et « sonder les représentations du corps noir, du féminin et de l’altérité ».

  • Les musiques improvisées en toute liberté à Marseille

    Les musiques improvisées en toute liberté à Marseille

    Le festival Les Émouvantes continue de diffuser les musiques improvisées et attaque sa 13e édition à partir du jeudi 11 septembre, au Conservatoire Pierre Barbizet. Toujours avec le directeur artistique Claude Tchamitchian aux manettes, mais qui s’enrichit d’un alter ego en la personne de Fabrice Martinez.

    Les musiques improvisées, ces musiques de création au croisement du jazz et des traditions populaires, et très codifiées malgré leur appellation, résonneront au Conservatoire Pierre Barbizet trois soirs durant.

    Croisements

    Ses deux chevilles ouvrières invitent à « explorer des créations profondément ancrées dans notre temps, nourries par l’histoire et les multiples cultures qui la traversent », indique le programme, lancé sur les chapeaux de roues par le solo du contrebassiste Claude Tchamitchian, « In Spirit », « suite impressionniste hommage à Jean-François Jenny-Clark », maestro fugace (1944-1998) du plus grave des instruments. La deuxième partie de la soirée permettra d’écouter ICI, création du guitariste Marc Ducret « née du confinement, ancrée dans un paysage de bord de mer et de rivière soumis aux marées », accompagné par le gars sûr des cuivres, Fabrice Martinez, Samuel Blaser au trombone et Christophe Monniot au saxophone.

    Les jours suivants, le public verra un quartet mené par Juliette Meyer et ses « miniatures jazz », La naissance du soleil et de la lune, projet de Jean-Pierre Jullian qui « s’inspire d’un conte tiré de la mythologie aztèque », la création de Robinson Khoury, MŸA, qui « puise dans les chants grégoriens, les rythmes sur peaux et les maqâmat de la musique arabe », ainsi que celle du bassiste Sylvain Daniel, Slydee, « plongée dans la great black music ».

  • Nîmes : le Jazz Festival fait danser l’automne

    Nîmes : le Jazz Festival fait danser l’automne

    Chaque automne, l’Agglomération nîmoise se met au diapason. Du 12 septembre au 18 octobre, le Nîmes Métropole Jazz Festival reprend son itinérance, de Nîmes à Sernhac, de Bouillargues à Caissargues, avec une programmation toujours plus audacieuse.

    Cette 19e édition a choisi pour fil rouge les zazous, dandys frondeurs des années 40, amoureux fous du jazz, qui défiaient l’ordre établi en dansant swing « sous le nez des oppresseurs ». « Les zazous, c’est sérieux », rappelle Stéphane Kochoyan, directeur artistique du festival. Leur esprit joyeux et libre irrigue toute la programmation : un jazz sans frontières, festif et insolent. Le festival s’ouvrira par un grand concert gratuit aux Jardins de la Fontaine, le 12 septembre, avec Cimafunk, groupe cubain en pleine ascension internationale mêlant funk et héritage latino. Une mise en bouche explosive avant un mois de découvertes.

    « Conquérir un nouveau public »

    « Le but est de conquérir un nouveau public », souligne Gaël Dupret, élu en charge de la culture à Nîmes Métropole. L’édition 2025 ne manque pas de nouveautés : le Vallon d’Escaunes à Sernhac se transformera le 14 septembre en scène musicale et familiale, avec fanfares locales, installation sonore dans le tunnel romain et un concert du duo 20Syl & Christophe Panzani.

    Les amateurs de grands noms retrouveront Dee Dee Bridgewater (2 octobre à La Calmette), le contrebassiste Henri Texier (4 octobre à Sainte-Anastasie), le chanteur malien Salif Keita (11 octobre à Milhaud) ou encore les moustachus de Deluxe (14 octobre à Paloma). L’esprit swing ne sera pas oublié avec les Pink Turtle et leur bal participatif (27 septembre à Cabrières), ou la trompettiste Bria Skonberg, l’une des révélations internationales de cette édition (9 octobre à Saint-Chaptes).

    Comme chaque année, la scène locale aura voix au chapitre, via les premières parties et les concerts du festival OFF coordonné par l’association Jazz 70. Conférences, projections, bals swings et rencontres viendront compléter l’événement, pensé comme une fête intergénérationnelle. En un mois, ce sont plus de 30 rendez-vous qui feront voyager le public, entre traditions jazz et métissages modernes. Swing contagieux garanti, car comme le chantait Andrex, « méfiez-vous, c’est contagieux ! »

    * Programme et billetterie sur nmjf.fr

  • Dans le sillage de Lumexplore, images et récits d’une planète en mutation

    Dans le sillage de Lumexplore, images et récits d’une planète en mutation

    Le photographe, plongeur et biologiste naturaliste Laurent Ballesta. L’astrophysicien Jean-Pierre Luminet. L’astronaute Jean-François Clervoy. Ivan Griboval, navigateur autour du monde (…). Lumexplore, initié et organisé par la Ciotadenne Vera Frossard, porté par la prestigieuse Société des Explorateurs Français, en partenariat avec l’association Les Lumières de l’Eden et la Ville de La Ciotat, s’apprête, à nouveau, à accoster à La Ciotat. Au premier sens du terme. Tout illuminée, mardi soir, la goélette « Expédition 7e continent » fera en effet son entrée dans le Port-Vieux.

    Non, tout n’est pas foutu

    Basé « sur l’échange du réalisateur ou d’un invité avec le public », renseigne Lili Le Gall, directrice adjointe de Lumexplore, le festival* « présente 12 films en compétition et 18 hors compétition ». Si l’essentiel des longs-métrages est diffusé au cinéma l’Eden théâtre, « plus vieux cinéma du monde », un petit hors les murs est programmé à la médiathèque Simone-Veil. Autre nouveauté : en plus de la goélette, le public pourra visiter le catamaran Love the Ocean et le voilier Jonathan III, quai Berouard.

    Divers univers sont à découvrir. Monde sous-marin avec Cap Corse, le mystère des anneaux, archéologie avec Liban, les secrets de Byblos, préhistoire avec Chauvet, voyages aux origines, film sur l’une des plus belles grottes ornées au monde découverte il y a trente ans dans le sud de l’Ardèche, films sur des animaux, sur l’agriculture… à noter que le 10 septembre, le festival programme une « journée de la mer », avec entrée gratuite à toutes les séances.

    « Les films sélectionnés à Lumexplore posent une question, tentent d’y répondre, avec une réponse porteuse d’espoir », commente Lili Le Gall.Par exemple, le film Plastic Odyssey 2, diffusé le 12, relate le périple du navire qui a voyagé pendant trois ans autour du monde, le long des côtes les plus frappées par la pollution plastique. à son bord, de jeunes marins, des ingénieurs, des scientifiques qui imaginent des solutions concrètes et simples à mettre en œuvre pour transformer les déchets plastiques en une ressource pour les populations. De même, Sols couverts d’espoir, diffusé le 13, donne à voir les solutions de paysans européens pour régénérer les sols, restaurer la biodiversité et préserver l’eau.

    « Lumexplore a une vocation, celle d’éclairer la jeune génération sur le monde qui l’entoure », complète Lili Le Gall. Lumexplore junior a sélectionné 7 films réalisés par des collégiens et lycéens du monde entier. Une dizaine de jeunes ont été invités. La relève est assurée.

    * Tarif une séance : 3 euros, 12 euros la journée, 40 euros les six jours. Au cinéma l’Eden théâtre.