Tag: festival

  • Une Armada de la paix pour boucler l’odyssée du Bel espoir

    Une Armada de la paix pour boucler l’odyssée du Bel espoir

    « L’aventure s’enracine dans la vocation de Marseille, ville méditerranéenne où la diversité culturelle et sociale forme une unité », explique Alexis Leproux, vicaire épiscopal en charge des relations méditerranéennes. C’est lui qui a fait émerger ce projet fou : embarquer des jeunes de nationalités, religions et cultures différentes sur un navire-école pour partir à l’abordage des ports du pourtour méditerranéen. L’association diocésaine de Marseille a trouvé de précieux complices dans les associations Mar Yam et Bel-Espoir-AJD.

    Adoubée par le cardinal Jean-Marc Aveline suite à la visite du Pape François à Marseille, en septembre 2023, cette odyssée pour la paix a levé l’ancre le 1er mars 2025 de Barcelone. Huit équipages de 25 matelots âgés de 18 à 30 ans, de toutes nationalités, cultures et religions, ont pris la barre pour sillonner la Méditerranée, reliant ses cinq rives et faisant escale dans une trentaine de ports. À chaque étape, ils ont partagé avec des acteurs locaux des initiatives en faveur de la paix. Un voyage placé sous le signe de l’ouverture et du partage.

    Toutes voiles dehors

    « L’idée est de permettre à des jeunes de vivre une expérience unique de rencontres et de navigation sur de beaux voiliers, pas des navires de guerre, en particulier dans des pays où il est difficile de circuler », précise Alexis Leproux. Pour ce final dans la rade marseillaise, le diocèse a souhaité un accueil « en mer ouvert à tous, festif et populaire ».

    Une vingtaine de voiliers de tradition viendront à la rencontre du fameux trois-mâts. Une mission dans les cordes de l’association Svan, créée en 2023, qui « ambitionne d’utiliser le yachting comme passerelle sociale. C’est un loisir magnifique qui mobilise des compétences techniques et comportementales, mais cher », explique Nathalie Demaret. La chorégraphie des vieux gréements partira de la Pointe Rouge à 10h, longera la corniche Kennedy, les Catalans et le Pharo « pour que le spectacle soit visible par tous depuis la rive », indique Guillaume Wattinne. À 12h30 le Bel espoir devrait rejoindre le J4, « si le temps le permet. En cas contraire, il accostera au quai de la Fraternité ».

    L’arrivée du navire marquera l’ouverture du festival de la paix Med 25, le 25 octobre. Après les prises de parole officielles, une scène ouverte accueillera témoignages, flashmob, pièce de théâtre, danses traditionnelles méditerranéennes et diverses animations. La clôture reviendra au cardinal Jean-Marc Aveline, qui célébrera une messe à la Major, dimanche à 10h30.

  • L’envers du décor tisse sa toile au Canebière film festival

    L’envers du décor tisse sa toile au Canebière film festival

    Appartenant depuis plus d’un an aux mêmes propriétaires, Philippe Dejust et Alexis Dantec, les cinémas les Variétés et l’Artplexe lancent la première édition du Canebière film festival. « On voulait créer un événement commun entre les deux salles pour que les spectateurs de l’un puissent se familiariser à l’autre », rappelle Emmanuelle Meilhoc, coordinatrice de cette manifestation qui démarre mercredi 8 octobre.

    Piochant aussi bien du côté des films d’art et essai que grand public, le festival entend souligner « le travail des techniciens de cinéma. Des postes rarement valorisés. En plus, après l’Ile-de-France, on est la deuxième région en termes de jours de tournage. Ce vivier de compétences, il fallait le mettre en avant », constate-t-elle.

    Chaque édition se focalisera sur un métier en particulier. Pour la première, place aux décorateurs, avec une invitation particulière faite à Katia Wyszkop. Les spectateurs auront l’occasion d’échanger avec cette cheffe décoratrice ayant notamment travaillé avec Maurice Pialat pour Sous le soleil de Satan, Palme d’or controversée du festival de Cannes 1987. Ou, plus récemment, Vie privée, film réalisé par Rebecca Zlotowski, avec Jodie Foster et Daniel Auteuil au casting, projeté en avant-première aux Variétés. « Katia Wyszkop a commencé à travailler dans les années 1980. Elle avait fait
    les Beaux-Arts ainsi que des études d’architecture
     », situe Emmanuelle Meilhoc. « Elle a vécu des débuts difficiles auprès de Maurice Pialat, qui n’était pas si simple que ça », euphémise-t-elle. « D’autant plus que les femmes décoratrices se faisaient rares à l’époque. »

    De « Météors »

    à « L’Engloutie »

    En ce qui concerne les longs-métrages en compétition au Canebière film festival, chaque projection sera accompagnée de techniciens ayant officié sur l’œuvre. Parmi ceux-ci, le réalisateur Hubert Charuel ainsi que le chef décorateur Thomas Grézaud pour Météors, fruit d’un « travail incroyable pour reconstituer un site de déchets nucléaires », ou encore Louise Hémon et Anna Le Mouël pour L’Engloutie. « Un film qui parle d’une jeune institutrice au XXe siècle qui vient enseigner dans un village reculé des Alpes françaises. C’est presque un huis clos qui a été tourné à plus de 2 500 m d’altitude, dont les décors ont nécessité beaucoup de neige et d’éléments naturels. Le décor est encore plus important dans ce genre de dispositif », éclaire Emmanuelle Meilhoc. « Et avant chaque séance », précise son alter ego Antoine Bertrand, « on projettera un court-métrage réalisé par des élèves d’écoles de la région, issus du master d’écriture documentaire d’AMU, de la CinéFabrique, de Kourtrajmé, de la classe préparatoire cinéma du lycée Marseilleveyre, et de la Satis, à Aubagne ».

  • [Quoi de neuf] « Ce festival n’est pas du cinéma sorti de l’industrie »

    [Quoi de neuf] « Ce festival n’est pas du cinéma sorti de l’industrie »

    À Sète, l’association Salsa (Sète Amérique latine semaine artistique) organise chaque année les Rencontres du cinéma latino-américain. Son président Americo Bollati et Robert Chaluleau, programmateur, nous livrent les dessous de cette 19e édition qui se déroule du 4 au 10 octobre.

    Louis Dupin : Pouvez-vous nous parler de votre association, Salsa ?

    Americo Bollati : Salsa a été créée par Michel Maillet en 2006. C’est parti de sa passion pour l’histoire des pays d’Amérique latine, notamment Cuba. À l’origine, il est allé à Cuba plusieurs fois où il a fait deux documentaires. Il est revenu à Sète avec l’envie de faire une association autour de Cuba puis, finalement, l’idée s’est élargie sur
    toute l’Amérique latine. Malheureusement, Michel Mailly nous a quittés en 2016 et à ce moment-là, qu’on m’a mis la casquette de président.

    Louis Dupin : Vous organisez les Rencontres qui proposent 14 projections de films, dont cinq qui seront
    en compétition ?

    Americo Bollati : Pendant des années, notre festival ne donnait pas de prix. On a commencé l’année dernière avec le prix du public. Ça a très bien fonctionné, aussi bien comme une façon d’intégrer le public dans la dynamique de la projection que comme un moyen pour le réalisateur de mettre en valeur son film. Cette année, c’est tout nouveau, nous avons fait appel à des cinéastes, des réalisateurs pour constituer un jury qui remettra son prix.

    Louis Dupin : Comment s’opère cette sélection ?

    Robert Chaluleau : Ça prend du temps. Nous faisons notre marché en quelque sorte, parce qu’il faut quand même savoir d’où viennent les films. On va sur le festival Cinélatino à Toulouse, on prend des idées au Viva Mexico de Paris, le festival de Biarritz. On prend des contacts avec des réalisateurs, des acteurs ou des distributeurs, ce qui nous facilite souvent les choses. Il y a quelques années, on courait toujours, nous, pour aller chercher des films et maintenant il y a des distributeurs qui nous les proposent. Donc pour nous c’est quand même un gage de reconnaissance, de notoriété du festival.

    Olivier Nottale : Ces Rencontres permettent aussi de faire venir des acteurs, réalisateurs à Sète pour parler de leur travail et de leur pays ?

    Americo Bollati : Absolument. Cette année, on a deux réalisateurs invités, Jean-Louis Gonterre et Victor Excoffier, qui viennent à la médiathèque de Sète pour présenter leurs films dans un registre tout à fait inattendu. Il y a un documentaire sur la pomme de terre, réalisé par Jean-Louis Gonterre. Victor Excoffier a réalisé Apapachar, documentaire sur la Colombie, sur la quête du bonheur, comment être heureux. Ce sont des pièces uniques, parfois un peu fait à la main donc ce n’est pas le cinéma qui nous sort de l’industrie.

    Olivier Nottale : Il y a également d’autres événements autour du festival, de la musique, des rencontres littéraires…

    Robert Chaluleau : Pour la musique, on fait l’ouverture du festival avec un groupe cubano-français, Chamacos. Et pour la soirée de clôture, nous avons prévu un quatuor à cordes avec une cinquième personne qui jouera du bandonéon, instrument emblématique de l’Argentine.

    Americo Bollati : À Salsa, il n’y a pas que du cinéma. Mais aussi un club de lecture où des amateurs de la littérature latino-américaine se réunissent pour commenter des auteurs qu’ils ont lus. Chaque année, ils sélectionnent un invité pour une rencontre littéraire. Cette année, l’auteur argentin Diego Mucio présentera son dernier livre, L’œil du Goliath. Un livre non seulement très bien écrit, mais très intéressant, très original.

    Louis Dupin : L’Amérique latine a connu grand nombre de dictatures
    au cours du XX
    e siècle, impliquant un devoir de mémoire qui doit occuper une grande place dans
    le cinéma
     ?

    Robert Chaluleau : Oui, il y en a eu beaucoup. Et ça continue. Donc il nous semble important de faire reconnaître d’une part l’Histoire, mais d’apporter par ce biais-là aussi un soutien. Il y a des pays comme la Colombie ou même le Mexique, dirigés par des gens de gauche qui ont quand même besoin d’un soutien populaire chez eux, mais aussi vu de l’extérieur. Ils ont besoin d’une reconnaissance internationale. Donc ça nous semble en fait important de parler de tout ça et d’appuyer et de supporter ça.

    Louis Dupin : Le retour
    de l’extrême droite dans certains pays d’Amérique latine met-il en danger
    la culture ?

    Americo Bollati : Ça fait beaucoup de dégâts. L’Argentine avait créé l’Institut cinématographique des arts audiovisuels, l’INCAA. [Le président] Milei l’a tout simplement démantelé.

    Or, c’était une référence non seulement pour la création et la réalisation de films argentins, mais qui finançait aussi beaucoup de travaux de post-production, des films de l’Amérique latine en général. Des réalisateurs chiliens, mexicains, colombiens profitaient de cette expertise. Et pour l’Argentine, même dans une logique économique purement capitaliste, c’était un avantage.

    À écouter sur divergence-fm.org

  • Navig’arts, ou l’odyssée fantastique

    Navig’arts, ou l’odyssée fantastique

    « Avec Navig’arts, on navigue entre les arts et les époques », résume Nathalie Lainé, adjointe à la culture, aux fêtes et événements.

    Si, en raison de coupes budgétaires, la manifestation, co-financée par la Ville et l’office de tourisme de La Ciotat, se déroule cette année sur un jour au lieu de deux l’an dernier, elle ne paraît rien perdre de sa superbe. Ni de son foisonnement. Ni de son ambition. « Le principe, c’est de mettre les artistes et associations ciotadens en avant », précise Nathalie Lainé. Cette machine à remonter le temps, ou l’anticiper, qu’est Navig’arts nécessite en effet, pour animer ses rouages, « près de 530 artistes et membres associatifs ciotadens », indique l’élue, auxquels il faut ajouter les près de 110 artistes de 22 compagnies artistiques (essentiellement en théâtre de rue) extérieurs à la ville.

    Foisonnement festif

    L’événement va se concentrer*, cette année, essentiellement vers le Port-Vieux, « même s’il y aura des déambulations dans la ville », note Nathalie Lainé. À chaque lieu, est liée une époque. Chaque fois, des ateliers sont proposés et des artistes présents. La Préhistoire a, par exemple, élu domicile rue Bouronne. Le cinéma, au Baromètre. Le pop art, place Esquiros. La Renaissance, place Kranj. Depuis le Port-Vieux jusqu’au Baromètre et à l’église Notre-Dame, le XVIIIe, avec une référence à Napoléon Bonaparte « qui séjourna à La Ciotat lors du siège de Toulon en 1793 » sera représenté, tout comme le XIXe siècle. De l’église vers la galerie du Port, le futur régnera en maître (drones…). À la Chaudronnerie, le disco déchaînera les corps vêtus d’habits de paillettes. De la place de l’Escalet à la mairie, la Grèce, l’Égypte antique et les Vikings se côtoieront… Et toute la journée, les artistes tiendront le haut du pavé. On pourra par exemple croiser Anubis. Ou bien la drôle de machine de Zi Omnibus Cirk. Le génial Rodafonio (Espagne), immense roue tournante dans laquelle jouent cinq musiciens… Et bien d’autres rêveries faites réalité. Jusqu’au point d’orgue**, le spectaculaire et coloré Color Wheels, de la compagnie Off, emblématique des arts de la rue. « Un DJ, dix roues, 10 000 leds. Un spectacle techno monumental. Une chorégraphie urbaine. »

    * De 11h à 22h. Entrée libre. ** À 20h, départ office de tourisme, final sur l’esplanade de la Capitainerie du Port-Vieux.

  • Un festival de l’animation pour sortir du « creux de la vague »

    Un festival de l’animation pour sortir du « creux de la vague »

    Un autre type de festival s’implante à Avignon. Ce mardi 7 octobre, la Villa créative va recevoir l’ensemble des acteurs de la filière d’animation (cinéma, web séries…) : studios, producteurs, formateurs, plateformes ou diffuseurs seront réunis toute la journée pour la 1ère édition du Loop festival. « L’idée est née de la volonté partagée des acteurs de l’animation du territoire que d’ouvrir des pistes d’amélioration pour la formation, la production et la fabrication afin de valoriser les talents et favoriser le renouvellement de la création animée », brosse Gilles Boussion, directeur du Loop festival, déjà à la manœuvre sur le Frames festival, dédié, lui, à la web création.

    Pour l’occasion, Jacques Bled, co-président d’Illumination Studios Paris (Moi, moche et méchant, Les Minions, Super Mario Bros), sera présent en tant que parrain. Il aura peut-être de précieux conseils à distiller autour d’une table ronde sur la formation et « rééquilibrer l’arrivée des talents et les besoins des studios ». Car après des années de forte croissance, le secteur traverse « une crise conjoncturelle, pas structurelle », veut rassurer Alexandre Cornu, producteur et président de Sud Anim, association qui regroupe 238 membres des acteurs régionaux de la filière. Rappelons qu’Avignon abrite plusieurs studios (Circus, Chromatik, station animation, etc.) et une école des nouvelles images. Le tout avec un fort soutien des collectivités locales (Région, Département, Grand Avignon).

    Depuis près de deux ans, la production décline alors que le nombre de professionnels formés explose. Quelque 12 000 personnes travaillent dans ce secteur quand, en cinq années, 10 000 personnes ont été ou seront fraîchement diplômés. « Avant, les studios embauchaient avant même la fin des études, 80% des étudiants avaient du boulot 3 mois après la sortie d’étude et 100% à un an, c’est plus compliqué désormais », constate Alexandre Cornu.

    Être plus intelligent que l’IA

    La raison est assez simple : la fin de l’appel d’air post-Covid, où les Netflix et autres Amazon se sont massivement lancés dans la production en tous genres. « La bulle a explosé, on est dans le creux de la vague qu’on n’avait pas vu venir tout de suite », analyse Alexandre Cornu. « L’animation est le format le plus apprécié des spectateurs en salle, c’est un genre qui marche bien », reste positif Loïc Etienne, directeur du studio Circus et vice-président de Sud Anim.

    « Il n’y a pas de saturation du marché, il y a de l’espace pour une reprise car on manque de contenus », abonde Alexandre Cornu, pas « inquiet ». Et ce malgré la place de plus en plus prégnante prise par l’intelligence artificielle. « L’enjeu est que l’IA ne prenne pas le travail aux jeunes mais au contraire qu’elle soit un support pour savoir en jouer », conclut le président de Sud Anim.

  • Un festival de l’animation pour sortir du « creux de la vague »

    Un autre type de festival s’implante à Avignon. Ce mardi 7 octobre, la Villa créative va recevoir l’ensemble des acteurs de la filière d’animation (cinéma, web séries…) : studios, producteurs, formateurs, plateformes ou diffuseurs seront réunis toute la journée pour la 1ère édition du Loop festival. « L’idée est née de la volonté partagée des acteurs de l’animation du territoire que d’ouvrir des pistes d’amélioration pour la formation, la production et la fabrication afin de valoriser les talents et favoriser le renouvellement de la création animée », brosse Gilles Boussion, directeur du Loop festival, déjà à la manœuvre sur le Frames festival, dédié, lui, à la web création.

    Pour l’occasion, Jacques Bled, co-président d’Illumination Studios Paris (Moi, moche et méchant, Les Minions, Super Mario Bros), sera présent en tant que parrain. Il aura peut-être de précieux conseils à distiller autour d’une table ronde sur la formation et « rééquilibrer l’arrivée des talents et les besoins des studios ». Car après des années de forte croissance, le secteur traverse « une crise conjoncturelle, pas structurelle », veut rassurer Alexandre Cornu, producteur et président de Sud Anim, association qui regroupe 238 membres des acteurs régionaux de la filière. Rappelons qu’Avignon abrite plusieurs studios (Circus, Chromatik, station animation, etc.) et une école des nouvelles images. Le tout avec un fort soutien des collectivités locales (Région, Département, Grand Avignon).

    Depuis près de deux ans, la production décline alors que le nombre de professionnels formés explose. Quelque 12 000 personnes travaillent dans ce secteur quand, en cinq années, 10 000 personnes ont été ou seront fraîchement diplômés. « Avant, les studios embauchaient avant même la fin des études, 80% des étudiants avaient du boulot 3 mois après la sortie d’étude et 100% à un an, c’est plus compliqué désormais », constate Alexandre Cornu.

    Être plus intelligent que l’IA

    La raison est assez simple : la fin de l’appel d’air post-Covid, où les Netflix et autres Amazon se sont massivement lancés dans la production en tous genres. « La bulle a explosé, on est dans le creux de la vague qu’on n’avait pas vu venir tout de suite », analyse Alexandre Cornu. « L’animation est le format le plus apprécié des spectateurs en salle, c’est un genre qui marche bien », reste positif Loïc Etienne, directeur du studio Circus et vice-président de Sud Anim.

    « Il n’y a pas de saturation du marché, il y a de l’espace pour une reprise car on manque de contenus », abonde Alexandre Cornu, pas « inquiet ». Et ce malgré la place de plus en plus prégnante prise par l’intelligence artificielle. « L’enjeu est que l’IA ne prenne pas le travail aux jeunes mais au contraire qu’elle soit un support pour savoir en jouer », conclut le président de Sud Anim.

  • La daube s’invite dans les rues de la ville

    La daube s’invite dans les rues de la ville

    Mars à table est de retour à Marseille pour une nouvelle édition marquée cette fois-ci par la daube. Ode à la terre avec la traditionnelle daube de bœuf, ou à la mer avec la daube de poulpe, c’est ce plat savoureux empreint du patrimoine gastronomique provençal qui est à l’honneur lors de ce festival qui débute ce samedi, à l’Estaque, avec un grand banquet ouvert à tous.

    « La cuisine se partage, c’est un moment convivial où ceux qui cuisinent prennent plaisir à régaler ceux qui en profitent », souligne Rébecca Bernardi, adjointe au maire en charge du commerce et de l’artisanat. Pour débuter les festivités, c’est le restaurant Sage, mené par Loris de Vaucelles, qui est aux commandes. Un « honneur » pour ce jeune restaurant implanté rue Sainte. Daube de poulpe, daube de bœuf… Le client, ce samedi, est roi et profite des différents mets préparés par ces premiers hôtes. « C’est un événement que nous voulons accessible à tous et populaire. Pour que le plus grand nombre puisse venir profiter de ce moment de convivialité, nous avons mis en place des prix attractifs », confie le cofondateur de Sage.

    Sur place, pas de chichi, les premiers arrivés seront les premiers servis et ce jusqu’à épuisement des stocks. Mais, si vous n’avez pas la chance de vous attabler ce jour-là, les commerces et restaurateurs aux alentours se feront un plaisir de vous accueillir. « Nous n’avons pas pour objectif de mettre en concurrence les professionnels, au contraire, c’est une journée qui fait rayonner un quartier et souvent, les terrasses aux alentours du banquet sont elles aussi pleines », précise Jean-Pierre Cochet, président de l’office de tourisme.

    Tout au long de cette journée, vous aurez également la possibilité de profiter de visites guidées du quartier dispensées par l’office de tourisme de la ville. Il y aura de nombreuses animations musicales et les enfants y trouveront aussi leur compte avec des jeux installés pour eux.

    Prochaines sessions du grand banquet prévues le 11 octobre à l’Escale Borély et le 18 sur la place Bargemon. Et s’il vous est impossible d’y assister, plus de 70 restaurants sont partenaires de l’événement et mettent, eux aussi, à l’honneur les daubes sur leur carte.

    A.Lh.

  • À Actoral, Lia Rodrigues transperce les frontières

    À Actoral, Lia Rodrigues transperce les frontières

    Après son ouverture mercredi au Théâtre des Calanques avec Puff, d’Alice Ripoll et Hiltinho Fantastico, la 25e édition du festival Actoral poursuit son tropisme brésilien en invitant la chorégraphe Lia Rodrigues samedi 27 et dimanche 28 septembre au Théâtre Joliette. Elle célèbre à cette occasion les 35 ans de sa compagnie avec Borda, mot revêtant aussi bien le sens de frontière que de rêve et fantasme, spectacle qui « fait renaître sur scène des costumes et des objets d’archives issus de ses spectacles emblématiques », indique le programme. « Avec la notion de fête, de réunion et de partage », précise Hubert Colas directeur d’Actoral.

    Casser la « borda »

    « Lia Rodrigues a créé en 2009 un centre d’art avec l’ONG Redes dans la favela de Maré, l’une des plus grandes de Rio de Janeiro avec 100 000 habitants. Comme il n’y avait pas de services publics, elle a pris le relais du pouvoir dans le quartier », situe Nathalie Huerta. La directrice du Théâtre Joliette développe avec admiration : « Les habitants se sont approprié ce lieu où il y a une école de danse, un accompagnement vers un diplôme en université. Et en parallèle, quand elle montre ses spectacles dans le centre d’art, c’est le tout Copacabana qui se presse dans la favela, alors que les gens du centre-ville n’y mettent jamais les pieds d’habitude. Et cela, malgré la présence des trafiquants et de l’armée qui tirent. »

    P.A.
  • What a trip festival : l’invitation au voyage

    What a trip festival : l’invitation au voyage

    « L’objectif est de favoriser l’ouverture au monde et aux autres cultures. Le voyage, sous toutes ses formes, offre l’opportunité de rencontrer l’autre, de comprendre la richesse de ses différences et de cultiver plus de tolérance et de respect. On veut que les gens n’aient pas peur les uns des autres », livre Romain Tarrusson, fondateur du What a trip festival.

    Porté par l’énergie de 350 à 400 bénévoles, ce festival associatif dédié au film de voyage et d’aventure reprend ses quartiers à Montpellier du 22 au 28 septembre, pour une neuvième édition.

    31 projections seront proposées au public à la salle Rabelais* :12 films en compétition officielle, que sera chargé de départager un jury de professionnels présidé par la célèbre alpiniste Catherine Destivelle, seule femme à avoir obtenu le piolet d’or, Graal de l’alpinisme, et 19 autres hors compétition. Des glaciers de l’Arctique aux routes africaines, de la forêt tropicale au désert, ils offrent, au travers d’images à couper le souffle, un véritable panorama du monde.

    31 films, 9 expos, 5 concerts

    Le What a trip festival, c’est également 9 expositions photos réparties dans 5 lieux (maison des relations internationales, salle Pétrarque, place royale du Peyrou et base Alpha à Montpellier, ainsi que galerie des halles de Castries).

    Comme chaque année, le cœur battant du festival se situera sur la place du Peyrou, qui accueillera le village du voyage. Aventuriers et réalisateurs invités y rencontreront le public à travers de nombreuses animations : conférences, ateliers, salon du voyage, librairie du voyage… Les enfants ne seront pas oubliés avec la création, cette année, du « bivouac des juniors », zone où leur seront proposés ateliers et animations.

    Enfin, à partir de 19h jeudi 25, vendredi 26 et samedi 27, des concerts en plein air enflammeront la scène installée devant le temple des eaux de la place royale du Peyrou (5 euros l’entrée, gratuit le jeudi). L’accessibilité est une autre composante de l’ADN de ce festival, dont 80% des activités proposées sont gratuites.

    À noter également cette année, pour favoriser l’inclusion, la gratuité totale pour les personnes accompagnant des personnes en situation de handicap et l’instauration, au sein du village, d’une zone de tranquillité spécialement conçue pour les personnes autistes.

    A.G.

    * Les films peuvent également être regardésen replay du 29 septembre au 8 octobre.

    ** Toute la programmation sur www.watmontpellier.fr

  • La culture gitane à l’honneur à la Halle Tropisme

    La culture gitane à l’honneur à la Halle Tropisme

    Quatre jours pour découvrir la culture gitane et l’histoire de ce peuple à l’origine nomade, qui a traversé des siècles d’histoire et de discriminations. C’est ce que propose le festival international Mosaïque Gipsy Bohème. Portée par l’association du quartier gitan de Montpellier Cap Gély Figuerolles, la manifestation, a été lancée en 2021 pour « fêter la fin du Covid, qui avait fait des ravages dans la communauté gitane ». Forte du succès immédiat de cette première édition, elle s’est ensuite ancrée à la Halle Tropisme, lieu culturel voisin qui « fait le lien entre les bobos et les quartiers populaires », résume Stéphane Hernandez, de l’association Cap Gély Figuerolles.

    « Notre objectif est de faire connaître notre culture et de montrer que les gitans font partie du patrimoine de la ville comme de celui de la France », explique l’organisateur. « On estime que Montpellier accueille la deuxième communauté gitane de France, après Perpignan. » Manitas de Plata, « l’artiste français qui a vendu le plus de disques dans le monde » ou les Gipsy Kings, notamment, ont porté les couleurs de la capitale héraultaise à l’international.

    « On se sert aussi de ce festival pour parler des discriminations que ce peuple a subi durant l’histoire à travers des expositions. C’est un axe important pour nous. On accueille d’ailleurs à chaque édition des scolaires autour de ces expos », poursuit Stéphane Hernandez.

    La rumba catalane célébrée

    Comme chaque année, Cap Gély Figuerolles invite donc, durant 4 jours, à un grand voyage culturel entièrement gratuit, à travers des expositions, des concerts, de la danse, un spectacle équestre, des conférences…

    La rumba catalane sera une fois de plus mise à l’honneur, car l’association porte le projet de faire inscrire cette musique au patrimoine culturel et immatériel de la France. Une exposition lui est dédiée et une table ronde sur le sujet sera organisée vendredi 26 septembre à 18h.

    À ne pas manquer également, l’exposition de tableaux de Gabi Gimenez, peintre et plasticien français d’origine gitane, qui œuvre pour la mémoire des Tsiganes persécutés pendant et après la Seconde Guerre mondiale. De son côté, Ana Gimenez, première femme gitane docteure en anthropologie en Espagne, présentera son travail pour la défense des droits culturels Roms et la promotion de la langue romani. Nouka Maximoff présentera quant à elle en avant-première un livre totalement inédit de son père Matéo Maximoff.

    Côté musique, des concerts seront proposés tous les soirs. Miguel Kimbeo and friends, artistes montpelliérains de la gipsy pop, ouvriront le bal jeudi 26 (20h30). Le lendemain, Los Kémados groupe de Gipsy Rumba, se produira à 19h avant un concert exceptionnel de Titi Robin et son quartet « Retour aux sources gitanes » (20h30). Samedi, place à « une troupe spécialement formée pour notre festival », avec « les meilleurs artistes de rumba catalane d’Espagne, sous la houlette de “El Nen” et “Pépé” » (20h30). Enfin le dimanche 28 septembre, on termine en douceur et en gastronomie avec un brunch gitan animé par le groupe « Soy », spécialisé dans la rumba camarguaise.

    À noter, samedi 27 à partir de 15h, une scène ouverte avec les écoles de danse venues de toute la région suivie, à 18h, d’un apéro DJ Set animé par « Cathy Claret », de Barcelone. Et à 19h30, avant le concert du soir, Olivier Estrugo proposera un spectacle équestre.