Tag: festival

  • La mandoline continue de faire vibrer ses cordes à Marseille

    La mandoline continue de faire vibrer ses cordes à Marseille

    Instrument au fort ADN méditerranéen, la mandoline a connu son apogée entre les XVIII et XXe siècles à Marseille, notamment avec « l’immigration massive des Napolitains et Siciliens ». Un essor couronné par la création en 1921, a coutume de rappeler le fondateur du Mandol’in Marseille festival, Vincent Beer-Demander, « de la première classe de
    mandoline au monde au conservatoire de Marseille
    ». Une riche histoire réactivée par cette manifestation
    dont la 6e édition offre, le 30 juin, un prélude aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône, théâtre de Concertos en folie. Assurés par des solistes de l’Académie de mandoline et de guitare de Marseille, un répertoire aussi bien irrigué par Vivaldi, que Richard Galliano ou du compositeur Vladimir Cosma. « Nous allons fêter » ce musicien, 86 printemps et toujours actif, « dernier des grands dinosaures de la musique à l’image », prévient le directeur artistique du festival. Au menu, une soirée prévue le 3 juillet au conservatoire Pierre-Barbizet, en présence de ce chef d’orchestre et compositeur de musiques de films comme Le grand blond avec une chaussure noire, Les aventures de rabbi Jacob, ou encore L’as des as. Après une « conversation » avec le public à 19h, Vladimir Cosma assistera ensuite à un programme de trois de ses « créations récentes pour la mandoline », interprétées par l’Orchestre de chambre de Marseille ainsi que des élèves et professeurs des conservatoires de Marseille et d’Aubagne. Ce même conservatoire sera officiellement baptisé, le lendemain, du nom du compositeur de la musique de La gloire de mon père.

    Sauvée par une impro

    « Avec un succès populaire qui s’étoffe d’années en années », estime Maxime Vagner, directeur délégué de la compagnie VBD & Co qui porte le festival, « le pari de faire de Marseille une capitale de la mandoline est réussi ». Parmi les autres propositions de cette manifestation attendant « 2 500 spectateurs », on notera une « carte blanche » donnée au trio de Sam Karpienia, qui répand son répertoire occitan et français au rythme de la mandole algéroise. Le Musée d’histoire de Marseille abritera quant à lui, le 6 juillet, 1789. « Entre humour et virtuosité », situe Laure Soutenet, administratrice du festival, une création mettant aux prises le mandoliniste Vincent Beer-Demander et la violoncelliste Marine Rodallec. Tous deux font revivre une correspondance entre « Louis-Philippe d’Orléans, duc de Chartres et grand protecteur des mandolinistes » qui « vota la mort du roi et fut lui aussi guillotiné pendant la Révolution française » et la marquise Hélène de Montgeroult, « brillante musicienne et compositrice qui n’échappa à la guillotine qu’en improvisant au pianoforte des variations sur la Marseillaise devant le tribunal révolutionnaire ».

  • Le Printival enchante Pézenas

    Le Printival enchante Pézenas

    Concerts de jour ou de soirée, spectacles jeune public, vitrines artistiques… Durant 4 jours, du 22 au 25 avril, Pézenas va vivre au rythme bouillonnant du Printival. Créé en 2000 par Jackie Lapointe, le fils de Boby, et Sam Olivier, ce festival dédié à la chanson francophone, aujourd’hui piloté par la petite-fille du célèbre chanteur à la marinière, a conservé son esprit d’ouverture, d’éclectisme et de fantaisie. La recette d’un succès qui ne se dément pas, puisque la manifestation attire quelque 7 000 participants chaque année.

    Du solo intimiste à la transe collective, de la pop électro à la chanson engagée, la diversité est au rendez-vous de cette nouvelle édition qui propose, c’est une nouveauté, des pass festival 2 jours (50€ – 6 artistes) et 3 jours (75€- 9 artistes) permettant de composer un parcours à la carte.

    4 grandes soirées concert

    Comme chaque année, quatre grandes soirées ponctueront le festival. C’est la pop de Zaza Fournier qui ouvrira le bal mercredi 22 avril à 20h30 avec son nouveau spectacle « Fièvre humaine », dans lequel « elle raconte son parcours de femme  », décrit Dany Lapointe. Elle sera précédée du « parcours chanson » : 9 artistes sélectionnés sur un appel à candidatures présenteront des chansons qu’ils auront écrites et composées collectivement au terme de 6 jours de collaboration.

    Jeudi 23 avril à 21h, le Montpelliérain Dimoné dévoilera son nouveau spectacle en trio accompagné de Jean-Christophe Sirven et Alban Barate, avant de laisser la place à David Walters qui tisse, entre beats électroniques et folk acoustique, un univers métissé où s’entrelacent ses racines afro-caribéennes et ses inspirations modernes.

    Vendredi 24 avril à 21h, soirée féminine avec Alma Rechtman, « dont les textes sont des poèmes écorchés, des confidences, parfois des coups de griffes », qui assurera la première partie de Mathilde, « une artiste à la voix magnifique qui a fait The Voice en 2015, qui vient du chant lyrique et qui est très engagée dans les luttes féministes », présente Dany Lapointe.

    Samedi 25 avril à 21h, enfin, bouquet final avec le groupe montpelliérain Full Tükan, qui fait se croiser la techno et les sonorités latines, suivi de Vaudou game, « du funk dansant qui emmène dans une sorte de transe collective et joyeuse. »

    Mais le festival battra également son plein en journée, avec des concerts à midi (gratuits) puis à 19h, des spectacles jeune public ou encore des vitrines artistiques*.

    Enfin, moment emblématique du Printival à ne pas rater  : le fameux « concours de marinières » (samedi 25 avril à 17h) en hommage à Boby Lapointe, qui a réuni 3 400 personnes sur le cours Jean Jaurès l’an dernier !

    * Infos et billetterie : printivalbobylapointe.com

  • Arles et le dessin, l’aventure continue

    Arles et le dessin, l’aventure continue

    Des mal connus, des oubliés et de grandes signatures – Giacometti, Goya, Pasolini, Piranèse et Richier côtoient Louise Michel, Desmazières, Palézieux et Ceija Stojka – une dizaine de lieux dans la ville, du renouvellement et des inattendus, plus de mille dessins proposent des découvertes merveilleusement imprévisibles.

    Plus de 159 000 entrées l’an dernier ! Rester curieux et désirant, accepter « les marges et l’inquiétude » ce seront les dangers et les bonheurs à quoi s’exposeront les visiteurs de ce quatrième Festival. Commencer l’itinéraire par la place de l’Hôtel de ville avec la Chapelle Sainte-Anne et l’Archevêché ensuite marcher par les ruelles vers les musées petits ou grands chez Réattu et Lee Uffan ou bien au Méjean près d’Actes-Sud, aller jusqu’en bordure de boulevard Emile-Combes pour retrouver la fraîcheur sous les voûtes de Saint-Blaise : les joies et les défis seront permanents.

    À la faveur d’un portrait d’un grand cinéaste-producteur, pour paraître en magazine samedi 25 avril on reviendra sur le point culminant de cette manifestation, une émouvante sélection opérée dans la collection de Martin Karmitz, en dialogue avec Antoine de Galbert. Ces découvreurs se sont finement associés au trio inspirateur du Festival Julie Bouvard, Vera Michalski et Frédéric Pajak qui poursuivent une irréductible et précieuse aventure parallèle, commencée en 2002, les éditions des Cahiers Dessinés.

    Aller vers ce qui « ne va pas de soi »

    Parce qu’on craindrait d’énumérer des listes de noms prestigieux ou bien inconnus, on désignera trois coups de cœur dans ce très riche programme : la vitalité et l’humour d’Armand Avril, l’assembleur de Cotignac décédé en novembre 2025, les vérités terrifiantes des encres de Louis Soutter ainsi que les inédits de Steinlen, ses sauvages Danses macabres jamais encore montrées. Ces noms choisis parmi les multiples propositions de l’équipe (une centaine de personnes passionnées et compétentes) de Frédéric Pajak pointent son inflexible ligne de conduite : fureter et glaner par-delà la tendresse, la sensualité ou la violence, entrevoir et puis aimer ce qui « ne va pas de soi ».

    En ligne sur le site du Festival d’autres séquences et rendez-vous, jusqu’au 17 mai. En off, deux Marseillais, Gérard Traquandi dans la galerie Laurent Godin établie depuis un an près du Pont Trinquetaille et l’écrivaine Liliane Giraudon chez Corinne Dumas, place Voltaire.

    Festival du dessin d’Arles, jusqu’au 17 mai en centre-ville. Programme complet sur le site de la Ville ou festivaldudessin.fr

  • À la Plaine, la danse comme plaidoyer d’hospitalité

    À la Plaine, la danse comme plaidoyer d’hospitalité

    Mêlant performances artistiques, ateliers danse et plaidoyer pour l’accueil des personnes exilées, ce festival militant, porté par Swag (Share what art gives) studio souffle un air frais dans un contexte marqué par le repli et les discours réactionnaires. « C’est un événement qui fait exister la danse comme un outil politique », résume Pauline Terestchenko, cofondatrice de Swag Studio et coorganisatrice du festival. Sur scène danseurs et artistes sont professeurs du Swag studio. Ils viennent du Mali, de Guinée, d’Ukraine, de Russie, du Mexique, du Brésil…

    « Changer le narratif autour de la migration »

    « L’idée de l’événement est d’être au centre de l’espace public pour leur donner l’occasion de montrer leur talent en public et de changer le narratif autour de la migration. On y porte aussi une parole de plaidoyer par des acteurs engagés sur les thématiques d’accueil, des militants associatifs ou des artistes qui livrent eux-mêmes un témoignage d’exil », poursuit Pauline Terestchenko au moment où Sidibé, venu de Guinée, livre un récit rappé de son parcours.

    Autour de la scène, un village rassemble une douzaine de structures engagées pour l’accueil et la lutte contre le racisme : SOS Med, Sol en Si, Le Refuge, Singa, Réseau Hospitalité, The Baobab Project ou l’Auberge marseillaise. « Hébergement citoyen, accès aux droits, loisirs, culture… Les formes d’engagement sont multiples », explique l’organisatrice pointant un immense totem où le public peut se porter volontaire pour une mission bénévole pour ces assos en glissant celle de son choix dans une urne. Une manière de transformer l’émotion artistique en mobilisation citoyenne. « C’est en ça que cet événement fait de la danse un levier d’engagement sur les questions d’accueil », conclut Pauline Terestchenko.

  • Le Printival enchante Pézenas

    Le Printival enchante Pézenas

    Concerts de jour ou de soirée, spectacles jeune public, vitrines artistiques… Durant 4 jours, du 22 au 25 avril, Pézenas va vivre au rythme bouillonnant du Printival. Créé en 2000 par Jackie Lapointe, le fils de Boby, et Sam Olivier, ce festival dédié à la chanson francophone, aujourd’hui piloté par la petite-fille du célèbre chanteur à la marinière, a conservé son esprit d’ouverture, d’éclectisme et de fantaisie. La recette d’un succès qui ne se dément pas, puisque la manifestation attire quelque 7 000 participants chaque année.

    Du solo intimiste à la transe collective, de la pop électro à la chanson engagée, la diversité est au rendez-vous de cette nouvelle édition qui propose, c’est une nouveauté, des pass festival 2 jours (50€ – 6 artistes) et 3 jours (75€- 9 artistes) permettant de composer un parcours à la carte.

    4 grandes soirées concert

    Comme chaque année, quatre grandes soirées ponctueront le festival. C’est la pop de Zaza Fournier qui ouvrira le bal mercredi 22 avril à 20h30 avec son nouveau spectacle « Fièvre humaine », dans lequel « elle raconte son parcours de femme  », décrit Dany Lapointe. Elle sera précédée du « parcours chanson » : 9 artistes sélectionnés sur un appel à candidatures présenteront des chansons qu’ils auront écrites et composées collectivement au terme de 6 jours de collaboration.

    Jeudi 23 avril à 21h, le Montpelliérain Dimoné dévoilera son nouveau spectacle en trio accompagné de Jean-Christophe Sirven et Alban Barate, avant de laisser la place à David Walters qui tisse, entre beats électroniques et folk acoustique, un univers métissé où s’entrelacent ses racines afro-caribéennes et ses inspirations modernes.

    Vendredi 24 avril à 21h, soirée féminine avec Alma Rechtman, « dont les textes sont des poèmes écorchés, des confidences, parfois des coups de griffes », qui assurera la première partie de Mathilde, « une artiste à la voix magnifique qui a fait The Voice en 2015, qui vient du chant lyrique et qui est très engagée dans les luttes féministes », présente Dany Lapointe.

    Samedi 25 avril à 21h, enfin, bouquet final avec le groupe montpelliérain Full Tükan, qui fait se croiser la techno et les sonorités latines, suivi de Vaudou game, « du funk dansant qui emmène dans une sorte de transe collective et joyeuse. »

    Mais le festival battra également son plein en journée, avec des concerts à midi (gratuits) puis à 19h, des spectacles jeune public ou encore des vitrines artistiques*.

    Enfin, moment emblématique du Printival à ne pas rater  : le fameux « concours de marinières » (samedi 25 avril à 17h) en hommage à Boby Lapointe, qui a réuni 3 400 personnes sur le cours Jean Jaurès l’an dernier !

    * Infos et billetterie : printivalbobylapointe.com

  • Dernière ligne droite pour la 10e édition d’Impulsion

    Dernière ligne droite pour la 10e édition d’Impulsion

    À l’origine de ce festival se trouve la compagnie En Phase. Créé en 2007, ce groupe de danse hip-hop « est axé sur la transmission, avec des ateliers sur l’année, auprès des jeunes. Mais on est également dans la création de spectacles », explique Mathilde Wallard, membre et chargée de communication de la compagnie. Elle révèle : « Ce qui nous a motivés à lancer le festival, c’est le partage de la culture hip-hop, avec toutes ses valeurs : c’est le faire ensemble, c’est l’échange. Un festival, c’est la meilleure occasion de pouvoir échanger avec le public. »

    S’il s’agit déjà la 10e édition, c’est notamment grâce à la Ville d’Aubagne, qui « a toujours très bien accompagné, en fournissant différents lieux pour le festival comme l’espace des Libertés ou l’espace Art & Jeunesse ».

    Après une « grosse soirée » vendredi 10 pour ouvrir l’événement et célébrer les 10 ans d’existence du rendez-vous, la semaine s’est déroulée entre plusieurs stages. Tous les jours, les inscrits pouvaient suivre un stage de hip-hop avec Miguel Nosibor et un atelier breaking avec Bboy Harry. Ce stage se terminait avec Loïc Elice qui partageait sa maîtrise de la house. Pour les plus friands de dessin, un stage de graff était également proposé par l’artiste Kista. Un événement qui se veut centré sur les plus petits, acceptés dès 6 ans sur la majorité des ateliers. Dimanche dernier, à l’espace des Libertés, on a pu retrouver un cours d’éveil à la danse pour les 3-6 ans, suivi d’un atelier hip-hop en duo adulte/enfant, proposé gratuitement.

    Trois spectacles

    au menu dimanche

    Mais le festival est loin de se conclure, avec encore trois jours de festivités jusqu’à ce week-end. On débute ce vendredi 17 avril avec la soirée-concert gratuite, où sept artistes vont s’enchaîner pour animer de 19h à 23h. L’occasion de retrouver des artistes locaux comme Ekloz, Falzar ou encore Typhee.

    Samedi, un vent de compétition soufflera, avec un « battle break’n down » rassemblant les meilleurs danseurs de la région dans un format un contre un électrique. Des phases de qualification ouvertes à tous ont lieu avant la compétition pour celles et ceux qui veulent tenter leur chance. Pour assister à l’événement, il faudra débourser la somme de 5 euros en réservant en ligne ou de 7 euros sur place.

    Le clou du spectacle est prévu ce dimanche 19 avril, avec les élèves de la compagnie En Phase, qui présenteront leurs shows réalisés dans l’année. Au total, « plus de 200 danseurs âgés de 6 à 30 ans monteront sur scène ». Une belle manière de terminer en réunissant parents, enfants et amis devant le travail de leurs proches. Trois spectacles de 2 heures chacun se succéderont à partir de 15h. Pour y assister, la réservation est obligatoire en ligne pour la somme de 5 euros, gratuit pour les moins de 10 ans.

    Programme complet du festival sur festival-impulsion.com

  • À Marseille, le festival de Flamenco confirme son succès

    À Marseille, le festival de Flamenco confirme son succès

    Cela fait plus de trente ans que Maria Pérez dirige le centre Solea situé rue Sainte. Passionnée de Flamenco, elle ouvre son école de danse en 1994 avec son mari Marc Bamoudrou pour transmettre la culture andalouse. En cette 8e édition, son festival reçoit, cette année, une attention particulière. « Le maire de la Union, en Espagne, Joaquin Zapata, animera la soirée de samedi. C’est un honneur ainsi qu’une grande marque de reconnaissance de l’accueillir en nos lieux », annonce-t-elle fièrement.

    Populaire et solidaire

    Le maire et directeur du Festival international espagnol du Cante de las Minas prendra la parole à 18h30, pour une conférence sur l’histoire, l’identité et l’évolution du Flamenco. Intervention qui sera suivie d’un concert du guitariste Joaquín Muñoz Fernández. Plus de place disponible pour cette soirée, qui promet d’être « explosive », selon la directrice.

    Un engouement qui s’accélère depuis trois ans et se confirme une fois de plus cette année. Une réussite due, selon Maria Pérez, aux « valeurs populaires et solidaires » que prône le Centre. « Nous avons à plusieurs reprises travaillé avec T’Cap 21, pour les jeunes trisomiques. Mais aussi pour A Pulso, un cycle d’ateliers de danse flamenca avec des femmes réfugiées ou en difficulté sociale, à Marseille et à Arles. » Une volonté donc d’unir à travers la danse, mais aussi de « combattre les préjugés », selon Claude Freissinier, directeur de la société Arts et Musiques. « La programmation de vendredi est aussi une manière de valoriser le Flamenco de nos quartiers. Mettre en lumière la communauté gitane de notre région avec, par exemple, l’intervention de Manuel Gomez, un guitariste de Martigues », confie-t-il.

    Quelques places sont encore disponibles pour la soirée de vendredi, qui s’ouvrira sur un bal sévillan à 19h. Au menu : des spectacles de Flamenco traditionnel puis la projection d’un film dédié au guitariste Yerai Cortés.

    Renseignements sur festivalflamenco-azul.com

  • La Roque d’Anthéron ouvre la billetterie au public

    La Roque d’Anthéron ouvre la billetterie au public

    La 46e édition du festival international de piano de La Roque d’Anthéron se déroulera du 16 juillet au 16 août, mais les activités commenceront dès le 6 juin avec des Préludes dans différentes villes de la région, comme Aix-en-Provence, Gordes, Lambesc, Manosque, Marseille, Miramas ou Rognes. Il faut se préparer à être très occupés pendant toute cette période.

    Car le trio qui à la demande du président Jean-Louis Blanc a pris en charge les destinées du Festival a concocté des programmes qui vont inciter les amateurs de l’instrument roi à passer des journées entières entre Auditorium, allée de séquoias et salle de concerts, depuis les rencontres ou d jusqu’aux… découvertes à faire dès le matin, jusqu’aux soirées, voire Nuits du piano. Claire Désert, Nelson Goerner et Victor Julien-Laferrière, par des choix cooptés, assurent brillamment la continuité en recevant les grands noms des habitués, les incontournables de demain et même les amateurs les plus doués. D’ailleurs eux-mêmes seront aussi amenés à se produire S’il y a peu de jazz, la musique française trouve une large place, Messiaen fait un grand retour et Phil Glass lui-même se glisse entre Mozart, Beethoven, Schubert, Brahms ou Satie. On vous propose aussi des concerts sous les séquoias, pour animer le parc en plus des soirées, de passer une heure avec… De quoi faire des festivaliers des amateurs très occupés.

    La billetterie est ouverte. Pour toute information 33(0)4.42.50.51.15 et info@festival-piano.com

  • Arlette ton cirque plante son chapiteau à la Mosson

    Arlette ton cirque plante son chapiteau à la Mosson

    Arlette ton cirque ! » fait son retour avec le printemps pour proposer, le 18 avril, une après-midi et une soirée de cirque et de son dans le parc Sophie-Desmarets*, quartier de la Mosson.

    Les « cabarets-jardin » impulsés en 2018 par une bande de copains sont devenus un rendez-vous attendu, qui accueille environ 2 000 personnes chaque année pour une journée festive. Entièrement gratuit et porté par une équipe bénévole, le festival a tissé des liens avec les acteurs associatifs du quartier où il est désormais implanté, lesquels participent à la manifestation à travers de nombreux stands de restauration ou d’animations.

    Nouveauté cette année, outre une scène extérieure en plein air sous les arbres, Arlette étrenne son nouveau chapiteau, acquis grâce au budget participatif de la Ville en 2024. C’est là, à partir de 14h, que débutera le traditionnel « Cab’arlette », cabaret-cirque où se succèdent des formats courts mêlant du clown, de la danse, des acrobaties et autres surprises, proposés par des artistes émergents ou amateurs rémunérés au chapeau.

    Se succéderont ensuite, le reste de l’après-midi, trois spectacles de cirque de compagnies professionnelles. De 16h à 16h40, la compagnie Das Arnak proposera, en extérieur, « Bakana », un spectacle de danse et mât chinois sur une musique bien rock n’roll ; entre 17h10 et 18h, la compagnie Shreu présentera sous le chapiteau « Imbroglio », porté par « une acrobate loufoque et bourrée de vie » ; enfin de 18h30 à 19h15, place à « Vilain chien », concert acrobatique et gesticulé de la Générale Posthume.

    Concerts et boum !

    À partir de 19h30, la musique prendra le relais pour une soirée en plein air, éclectique, festive et ouverte à toutes les générations. Au programme : un concert afrobeat d’Ina’timbô (19h30-20h45) ; un show case rap avec Taliano (21h-21h30), artiste d’origine italo-marocain « qui transforme les galères en lumière et les langues en passerelles » ; un concert afro-rock du quintet Saf Feh, soudé autour de la voix de sa chanteuse Sabrina (21h45-22h45) ; la soirée musicale se clora sur le DJ set de Marina Rabita (23h-00h), à la fois DJ, danseuse et chorégraphe.

    Les plus jeunes pourront eux aussi se déhancher sur la piste, avec, pour la première, une boum proposée à 18h. Tout au long de la journée, ils pourront également profiter des ateliers de découverte des arts du cirque (dès 3 ans) encadrés par des animateurs de l’école Balthazar (15h30-18h). Un atelier écologie « Au fil de l’eau de la Mosson » sera également proposé de 14h à 19h, sous une forme ludique. Sans oublier le concert participatif de la violoncelliste Sara Valero, à 16h40, accessible dès le plus jeune âge.

    * Tram ligne 1 direction Mosson, arrêt Halles de la Paillade

  • Les cerfs-volants ont le vent en poupe

    Les cerfs-volants ont le vent en poupe

    Tout juste arrivée sur la plage du Verdon, une petite fille pointe le doigt vers le ciel pour montrer son cerf-volant préféré à sa tatie. « Regarde, elle est là ma raie ! » s’exclame-t-elle, ravie. D’autres animaux marins sont sortis de la Méditerranée pour rejoindre les airs. Un banc de requins flotte au-dessus du sable, accompagné de crevettes, d’un bernard-l’ermite et d’un poulpe.

    Pour cette 19e édition du festival du cerf-volant, une quarantaine de passionnés des quatre coins du monde se sont réunis à La Couronne à l’initiative de l’association Coup de Vent et de la Ville de Martigues pour trois jours, du 11 au 13 avril. Et le succès est au rendez-vous. Parents et enfants se pressent aux ateliers de fabrication. Pour Frédérique Riquier, à l’origine de cet événement, ça s’explique facilement : « C’est une activité qui est simple à pratiquer, écologique, et qui est familiale et intergénérationnelle ! »

    Sylvie, venue tout droit de Savoie avec son compagnon Marc pour présenter leurs créations, précise : « Il y a plusieurs écoles de cerf-volant. Il y a ce qu’on appelle le mono-fil, c’est ce qu’on a là : on fixe des animations faites maison sur un porteur. Il y a aussi du pilotable avec des manettes, qui trouve plus son public. »

    Une bulle pour rêver

    Le couple regrette l’absence de « relève » pour la pratique qu’ils affectionnent. Pour eux, le plaisir réside dans la création des structures et les voyages pour aller de festival en festival et sillonner l’Europe à la rencontre de personnes qui partagent la même passion. Marc développe : « 25% c’est la fabrication, 25% c’est le plaisir de faire voler et 50% c’est la joie d’être avec les copains. » Sylvie approuve : « C’est un prétexte. On se réunit autour d’une table et on partage des choses de nos régions et de nos pays respectifs. »

    « Le cerf-volant c’est quelque chose qui se partage, confirme Frédérique Riquier. Il y en a un qui a quelque chose en tête, un deuxième qui a un bout de solution et hop ! quelque chose de nouveau naît. Et puis il y a de la convivialité, on se connaît tous à force de traîner dans ces événements. On est des gens très différents mais on a tous à cœur de partager. On ne parle plus d’actualité, ni de religion, ni de politique, c’est une bulle qui nous protège un peu du monde extérieur et qui nous permet de rêver. »

    Et puis, au quotidien, « c’est une détente », reprend Marc. « De la même manière que les gens qui font du tricot, sauf que le tricot ça vole moins bien », plaisante-t-il.

    Leur ami Jean-Philippe, Marignanais de 52 ans passionné depuis ses 8 ans, préfère quant à lui l’aspect « modélisme ». Il assure : « Les éléphants roses, ça vole. Il suffit juste de trouver comment. » Lui n’a qu’une obsession : les airs. « C’est simple, je fais du kite, du parapente, de l’aviation… Y’a que ça qui me plaît. Il y a quelque chose de méditatif, on est pénard. »