Tag: Femmes

  • Une soirée pour financer les IVG hors délais

    Une soirée pour financer les IVG hors délais

    Passé trois mois et demi de grossesse, les Françaises sont obligées d’avorter à l’étranger. Des déplacements qui entraînent des coûts de transport et d’hébergement que toutes les femmes ne peuvent pas se permettre.

    C’est pour aider ces femmes, que le Planning familial 13 organise une journée de soutien pour les avortements hors délais, ce samedi de 16h à minuit, à la Dar. La journée débutera avec la projection d’un documentaire puis de spots de prévention, avant un échange avec des bénévoles. Un goûter à prix libre et un stand de prévention seront également mis en place. à partir de 20h et jusqu’à minuit, des DJ sets sont prévus. Tous les revenus de cette journée seront reversés à la caisse de solidarité IVG du Planning familial 13.

    En France, les interruptions volontaires de grossesses sont limitées à 16 semaines d’aménorrhée, c’est-à-dire sans règles. Pour les femmes ayant dépassé ce délai, pour diverses raisons, il faut donc se rendre en Espagne ou aux Pays-Bas, où les délais sont plus longs, respectivement 22 et 24 semaines. Pour les Marseillaises, l’Espagne est l’option privilégiée car plus proche, mais les frais peuvent aller de 700 à 2 200 euros.

    « Nous recevons au planning beaucoup de femmes qui n’ont pas les moyens de s’offrir cela entièrement. Nous les aidons à réunir cette somme grâce à cette caisse de solidarité », explique Laurence Buffet, directrice du Planning familial. Depuis 2025, deux personnes ont déjà sollicité cette caisse, dans les Bouches-du-Rhône.

  • Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    « Ce banc, c’est une invitation à la rencontre, à s’asseoir côte à côte, comme un premier pas vers la paix », sourit Laura Sahin, co-responsable de la section sud de l’association Les Guerrières pour la paix. Sur la corniche Kennedy, à côté de la plage du prophète, une cinquantaine de personnes se sont réunies, ce jeudi, pour inaugurer la mosaïque de l’association. Un banc de la paix qui a d’autant plus de sens qu’il fait face à la Méditerranée, « une mer témoin des conflits qui frappent ses rives, en Israël, en Palestine, en Ukraine, en Syrie, au Liban », insiste la responsable.

    Débuté en octobre, le projet a été porté par l’association Les Guerrières de la paix, fondée en 2022 par Hanna Assouline, qui rassemblent des femmes juives et musulmanes pour promouvoir un discours de paix et la place des femmes dans ces processus. C’est en partenariat avec l’artiste Paola Cervoni, qui réalise les mosaïques de la corniche, et les élèves de l’école de la Seconde chance que ce banc a été réalisé.

    Pendant 2 mois, tous les mardi, élèves et bénévoles de l’association se sont retrouvés pour discuter de la paix et créer ce dessin de pierre, qui représentent une femme qui souffle les colombes de la paix. « ça fait chaud au cœur de voir le résultat », sourit Fadela Omari, guerrière de la paix.

    C’est donc un message d’apaisement et de solidarité que les guerrières de la paix et Ali Abu Awwad ont voulu porté, ce jeudi, jour du 10e anniversaire des attentats de Paris. « Dans un moment de grande fracture, où le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie montent, on a voulu recréer un espace commun et de dialogue », insiste Hanna Assouline, fondatrice de l’association. Un message de paix partagé par le fondateur de l’association palestinienne Taghyeer : « il faut que l’on soit pro-solution, pour que les Israéliens et les Palestiniens puissent vivre libres, dignes et en sécurité. »

    L’inauguration de ce banc a été suivi par la projection du film Résister pour la paix, au musée d’art contemporain de Marseille. Un film co-réalisé par Hanna Assouline, avec Sonia Terrab, sur des hommes et des femmes qui résistent pour la paix en Israël et dans les territoire palestiniens.

    Le pacifisme comme solution

    Militant pacifiste palestinien, Ali Abu Awwad lutte pour une solution à deux états.

    Une des façons d’agir de manière la plus juste pour nous [les Palestiniens], c’est en faisant de la non-violence notre identité, car nous n’avons pas d’état et le monde entier nous critique si l’on résiste militairement. » C’est la conviction d’Ali Abu Awwad, fondateur de l’association palestinienne pacifiste Taghyeer. Né près de Hébron, en Cisjordanie, il y habite toujours « entouré de grillages et de checkpoints où personne ne peut se déplacer librement ou travailler ».

    C’est pour lutter contre cette réalité qu’il crée Taghyeer (changement en arabe), pour promouvoir une solution non-violente à la guerre Israélo-palestinienne. « Je ne veux pas résister à l’occupation, je veux y mettre fin. Pour cela, il faut une action stratégique qui donnera à mon peuple sa liberté. » Il défend donc une solution à deux états, avec une reconnaissance mutuelle et la libre circulation des populations « pour que les deux peuples puissent vivre libres et en sécurité sur cette terre ».

  • Ebrahim Mokhtari : « J’ai beaucoup appris des femmes »

    Ebrahim Mokhtari : « J’ai beaucoup appris des femmes »

    Ebrahim Mokhtari est né en 1947 en Iran et y vit toujours, bien qu’il ait fait une partie de ses études de cinéma à la Sorbonne « avant la révolution », précise-t-il. C’est-à-dire avant 1979, et la transformation de l’Iran en république islamique.

    Principalement réalisateur de films documentaires, Ebrahim Mokhtari s’est intéressé aux difficultés de vie de la population, aux problèmes de logement, aux expulsions locatives, aux difficultés des pêcheurs… mais il a surtout aimé filmer les femmes. Il s’en explique : « Les femmes savent résoudre les nombreuses difficultés qui se présentent à elles. J’ai appris d’elles pour affronter les problèmes que je rencontre en tant qu’homme de culture. » Il compare d’ailleurs le manque de liberté des femmes « dans la société traditionnelle » avec celui des cinéastes.

    Non qu’il parle de censure – « à condition de ne pas franchir de ligne rouge, ni d’attaquer frontalement le régime » – mais la difficulté en Iran, précise-t-il, est de trouver le moyen de diffuser les films. « La télévision est un peu fermée quand il s’agit de films documentaires, surtout sociaux. » Comme beaucoup de ses confrères cinéastes, il contourne la difficulté grâce aux plateformes, qui sont un des moyens pour leurs films d’exister à l’international.

    Ceux d’Ebrahim Mokhtari l’ont fait avec succès, puisque Zinat, son premier long-métrage de fiction réalisé en 1994, fut sélectionné à la Semaine de la critique à Cannes et présenté dans de nombreux festivals dont le Fica de Vesoul en 1996, où il a remporté le prix du public.

    Zinat, le courage fait femme

    Il faut dire que Zinat est une jeune femme qui se bat pour garder son métier d’infirmière après son mariage. C’est aussi la première femme de l’île du golfe persique où elle habite à avoir osé enlever le voile traditionnel de cette région. Plusieurs années plus tard, cette fois pour un documentaire, le cinéaste a suivi Zinat qui se présente, à l’occasion de l’élection d’un Président plus modéré, aux élections communales. La rencontre savoureuse entre la jeune femme tenace et son opposant à l’élection est une caricature des arguments du patriarcat.

    Réaliser un film est évidemment difficile, mais Ebrahim Mokhtari a pu trouver un producteur qui habite en France pour ses trois films sur les femmes. « Maintenant j’essaie de faire avec des budgets très bas », sourit-il. « Le cinéma commercial marche bien en Iran et le cinéma indépendant trouve son budget », analyse-t-il assurant que le cinéma iranien se trouve dans une situation double : « Beaucoup de problèmes et beaucoup de succès. ». « Je crois que la société iranienne est une société vivante. On dit chez nous que 1 000 films documentaires sortent chaque année. » En réalisera-t-il un sur le mouvement « Femme, vie, Liberté » ? « Je n’ai pas de scénario, confie-t-il mais il est possible que je fasse quelque chose. »

    * Le 14 novembre à 16h30 projection de « Zinat » ; à 20h30 projection de « Zinat, une journée particulière » au cinéma Kinépolis (Polygone de Béziers). Entre les deux séances débat avec les deux invités, Ebrahim Mokhtari et Laurent Cambon, critique de cinéma.

  • Douleurs chroniques : « J’ai dû apprendre à vivre avec la douleur »

    Douleurs chroniques : « J’ai dû apprendre à vivre avec la douleur »

    « Je pensais être douillette », commence Claire, 36 ans, aujourd’hui suivie dans un centre spécialisé à Montpellier. Dès ses premières règles, à 13 ans, elle ressent des douleurs violentes au ventre et au bas du dos. « Je vomissais, je faisais des malaises. Mais on me disait que c’était normal, que toutes les femmes ont mal pendant leurs règles. » Pendant quinze ans, elle enchaîne les consultations sans réponse. Les échographies sont « parfaitement normales », les traitements hormonaux se succèdent, sans jamais calmer la douleur. « À 25 ans, je devais parfois m’allonger dans les toilettes de mon travail. J’ai dû apprendre à vivre au quotidien avec la douleur. »

    C’est seulement à 28 ans, après un déménagement et un nouveau gynécologue, qu’un diagnostic tombe : endométriose profonde, avec des kystes sur les ovaires et des lésions digestives. « C’était vraiment un drôle de sentiment. D’abord, j’ai pleuré de soulagement. Enfin, quelqu’un me croyait. Enfin, j’ai pu mettre des mots sur ce mal qui me rongeait de l’intérieur, littéralement. Et puis il y a eu la réalisation du combat qui allait m’attendre. C’était dur. »

    « Ce n’est pas

    une maladie honteuse »

    Depuis, Claire a subi deux opérations et suit un traitement hormonal lourd. « Les effets secondaires sont terribles : fatigue, sautes d’humeur, bouffées de chaleur. Parfois, je ne me reconnais plus. » Mais le plus difficile reste l’invisibilité de la maladie : « On ne voit rien, alors les gens ne comprennent pas. Certains collègues pensent que j’exagère. » Mariée depuis trois ans, elle et son compagnon rêvent d’un enfant. « On a dû se tourner vers la PMA. Chaque échec est un déchirement, mais je garde espoir. »

    Claire s’investit désormais dans une association de patientes, EndoZen Occitanie : « On échange, on rit, on pleure. Ce réseau m’a sauvée. C’est bon de savoir que l’on est pas seule au monde. » Elle espère avant tout que les jeunes filles d’aujourd’hui n’auront pas à attendre aussi longtemps qu’elle. « Il faut parler, témoigner, former les médecins. Ce n’est pas une maladie honteuse, c’est une maladie réelle, invalidante, et on a besoin d’être entendues. »

  • Les Soudanais exilés appellent à l’arrêt des massacres

    Les Soudanais exilés appellent à l’arrêt des massacres

    « La communauté internationale, elle est où ? » Rassemblés aux Réformés, à l’appel de l’Association des Soudanais des Bouches-du-Rhône, du Var, ou encore de l’association de la Cantine soudanaise en France, ils sont venus rendre visible « le massacre. »

    « On essaie de faire en sorte que le monde tourne ses yeux vers le Soudan pour trouver une solution de paix car les victimes sont des femmes, des enfants, ce n’est pas une guerre mais un génocide », alerte Tamzain, un des manifestants. Pas plus tard que vendredi, l’ONU a mis en garde contre des « préparatifs en vue d’une intensification » des hostilités dans un Soudan déchiré par une guerre entre l’armée et les paramilitaires, malgré l’annonce par ces derniers de leur accord à une proposition de trêve humanitaire.

    Le troisième plus grand pays d’Afrique est ensanglanté depuis avril 2023 par une lutte pour le pouvoir opposant l’armée du général Abdel Fattah Al-Burhane aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ancien adjoint, Mohamed Hamdane Daglo, tous deux accusés d’exactions.

    Des milliers de morts

    « En juin 2023, 15 000 membres de la population masalit d’El Geneina, dans l’Ouest du Darfour, ont été tués et des milliers d’autres ont été contraints de fuir vers le Tchad voisin », indiquent les manifestants marseillais, rapportant le récit d’une humanitaire sur place, en date du 6 novembre. Depuis le 26 octobre, la FSR a pris le contrôle de la ville d’El Fasher après un siège complet de 18 mois empêchant l’entrée de toute nourriture, ajoutent-ils évoquant des viols, tueries de civils, de journalistes, d’activistes. Des « horreurs » constatées dans des vidéos postées par les combattants de la FSR eux-mêmes. Sur leurs pancartes, les Soudanais exilés ont d’ailleurs apposé des images terribles d’enfants pendus, de corps ensanglantés. Des atrocités auraient été aussi commises dans la ville de Bara, dans la région du Nord-Kordofan.

    Le conflit a déjà fait des milliers de morts, forcé le déplacement de 12 millions de personnes et plongé le pays dans la plus grande crise humanitaire au monde selon l’ONU.

    Pour les manifestants marseillais, le soutien des Émirats arabes unis à la FSR lui permet de disposer d’« armes en nombre et récentes » en échange d’accès aux richesses du sol, « de l’or dans l’Ouest ». Pour Tamzain, les Émirats visent une scission du pays pour s’emparer définitivement de cette manne économique. Des mobilisations ont été organisées aussi à Paris ou Mulhouse, toujours « pour faire parler du conflit. » D’autres rassemblements ne sont pas exclus, « il faut que ça s’arrête, qu’on envoie des vivres et des médicaments », intime-t-il.

  • Le duo varois des Dames Gazelles rayonne sur le Rallye Roses des Sables

    Le duo varois des Dames Gazelles rayonne sur le Rallye Roses des Sables

    Ce n’était au préalable « qu’une » aventure sportive et humanitaire. C’est devenu un souvenir impérissable et une performance qui impose le respect. Annie Méjan et Marie Payan, deux amies originaires de Néoules et La Seyne-sur-Mer, ont participé au Rallye Roses des Sables, une course 100% féminine et caritative dans le désert marocain, du 16 au 25 octobre. Dix jours de compétition qu’elles ont achevée à une magnifique deuxième place, à seulement 387 mètres des vainqueures.

    Les deux femmes, qui se sont rencontrées en 2023, avaient déjà concouru sur le Rallye des Gazelles 2024 : « Je vis avec un homme issu du rallye-raid. J’avais déjà cet univers dans la peau. Ça n’a pas été évident de trouver une partenaire et j’ai trouvé Annie au bout d’un an. On avait connu une panne. Ça avait été formateur et ça nous a donné une énergie pour le deuxième », détaille Marie, qui est gérante d’un garage auto.

    « Toutes les femmes devraient faire un rallye »

    Après ces premiers pas difficiles, les Dames Gazelles étaient loin d’imaginer ce qui les attendait : « On espérait le top 30 mais on voyait le podium d’un peu loin. Au bout du premier jour on était 7e, donc on a commencé à le regarder. Le deuxième jour on était à 20 m de la 3e place, ça nous a vraiment titillées. On a compris qu’on pouvait monter sur ce podium et on n’a plus rien lâché », déroulent-elles. Elles auraient même pu accrocher la première place, leurs concurrentes étant tombées en panne. Mais se souvenant de leurs galères sur le Rallye des Gazelles, elles ont décidé de les secourir : « C’est le reflet de ce rallye, qui est solidaire. Elles méritaient d’être premières », reconnaît Annie, alliant le fair-play à la performance.

    Au-delà de cet aspect sportif, les deux amies retiennent « une aventure humaine formidable. On a vraiment été touchés par la solidarité des participantes. Et niveau organisation c’était incroyable. Le directeur de course nous a menés dans des endroits magiques, des plateaux désertiques aux cols montagneux. » Cela, sans oublier l’aspect humanitaire de ce rallye, qui soutient plusieurs associations (le Club du petit-déjeuner, les Enfants du désert, l’Estelada, en faveur des enfants défavorisés, et Ruban Rose, qui lutte contre le cancer du sein). De leur côté, les Dames Gazelles ont soutenu « l’association des enfants de la baie de Bandol, qui vient en aide aux enfants et adolescents porteurs de handicaps très lourds et à leurs familles », précise le duo, qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : « On a d’autres projets à venir sur un autre rallye. On a plusieurs idées mais on n’est pas arrêté. Je pense que toutes les femmes devraient faire un rallye, c’est vraiment quelque chose qui change votre vie », soutient Annie.

  • Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Le rendez-vous a été fondé en 2001 suite à la rencontre de deux militants féministes, Luc Patentreger, médecin, dessinateur, et entrepreneur social, et Loutcha Dassa, ancienne déportée à Auschwitz décorée de la médaille de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2012 et de la Légion d’Honneur en 2021 pour sa lutte pour l’inclusion des femmes dans la société et le milieu artistique.

    Le festival Femmes ! revient pour une 24e édition, du 5 au 24 novembre. Six salles dans quatre villes s’en feront le relais : Théâtre Liberté et cinéma Le Royal à Toulon, cinéma Six n’étoiles à Six-Fours, Casino Joa et centre culturel Tisot à La Seyne-sur-Mer et cinéma Le Rocher à La Garde.

    44 films en compétition

    Ce festival se définit comme « œuvrant pour l’égalité entre femmes et hommes », avec « une conviction : l’art peut et doit être un levier d’émancipation, d’égalité et de liberté. Nous portons un féminisme universaliste qui réunit toutes les femmes, quels que soient leurs origines, leurs parcours ou leurs frontières, et qui invite les hommes à être pleinement partenaires de ce combat ». Cette année, la thématique « Duo », centrée sur la question « que raconte une femme quand elle parle d’elle à travers l’autre ? », invite à porter « ce féminisme du lien, de l’altérité, du respect, qui trouve dans ce thème une résonance naturelle qui refuse les cloisonnements et se nourrit du dialogue, car l’égalité se construit ensemble ».

    44 films de 16 pays seront en compétition pour le Prix du Public, parmi lesquels 8 avant-premières et 14 films en sortie nationale. Seront également remis le Prix du Jury et le Prix d’interprétation féminine avec sept films, en avant-première, en compétition. Autour de la compétition, le public pourra profiter, entre autres, d’une masterclass donnée par les acteurs de l’iconique série Plus belle la vie, d’un atelier cinéma pour apprendre à analyser les films, de soirées thématiques (dont la nuit des courts-métrages), d’expositions, ou encore de douze débats et conférences sur des thématiques féministes (santé mentale, violences sexuelles et sexistes…) et artistiques. De nombreux réalisateurs et acteurs seront également présents pendant ces trois semaines.

    Infos et tarifs sur femmesfestival.fr

  • La Marseillaise des femmes Rose, première édition

    La Marseillaise des femmes Rose, première édition

    La Marseillaise des femmes est une course bien connue dans la cité phocéenne. Cette dernière a regroupé plus de 10 000 participants lors de sa 15e édition, cette année. L’événement est organisée par le club des Marseillaises, qui a souhaité se diversifier avec une nouvelle date à son calendrier. Ce samedi, dans le luxueux hôtel Villa M (8e), le club invitait toutes celles et ceux qui souhaitaient venir à cet « entraînement sportif et musical ». De la gym suédoise pour être précis. La première Marseillaise des femmes Rose est née, avec quatre mots mis en avant : sport, bien-être, solidarité et fun.

    Christine Rollais est la présidente du club des Marseillaises. Elle raconte comment est née la manifestation du jour. « Nous sommes un club cool et féminin qui se réunit tous les samedis matin. Avec le succès grandissant de la Marseillaise des femmes, il y avait l’envie de se diversifier. Nous sommes un peu plus légitimes et nous pouvons faire plus qu’un rendez-vous par an. » Cette nouvelle course s’est réalisé en lien avec Octobre rose, avec un double objectif. Faire du sport et avoir un moment avec des associations pour parler du cancer et spécialement celui du sein. « Nous voulions commencer avec Octobre rose par cet entraînement de gym suédoise, mais aussi pour mettre en place un lieu d’échange avec des associations. ça permet de mettre en relation et de répondre à certaines questions que l’on ne se pose pas forcément », détaille Christine Rollais.

    Un événement qui pourrait en appeler d’autres

    Quinze associations étaient présentes sur place pour informer une foule d’une bonne centaine de personnes, composée à plus de 95% de femmes. L’une des salles d’accueil de l’hôtel Villa M s’est donc rapidement transformée en cours grandeur nature. Deux coaches étaient présentes sur une petite scène et montraient les mouvements à cette foule essentiellement vêtues de rose.

    Près d’une heure de sport s’est ainsi déroulé, avant la partie échange avec les associations et ravitaillement après s’être bien dépensé. Le club des Marseillaises souhaite pérenniser ce rendez-vous et possiblement en créer de nouveau, d’après sa présidente. « Nous souhaiterions faire d’autres événements aussi forts, toujours sur notre principal sujet, le sport-santé. » Un regroupement dont la Ville de Marseille était partenaire, avec la présence de la première adjointe au maire, Michèle Rubirola.

  • Méditerranéennes engagées devant et derrière l’objectif

    Méditerranéennes engagées devant et derrière l’objectif

    À l’occasion de ses 20 ans, Films femmes Méditerranée a choisi comme invitée d’honneur Anna Mouglalis. « Une actrice singulière, libre, engagée, avec une voix qui dérange, transforme », résume la présidente de ce festival, Marcelle Callier. « Elle sera présente à Marseille pour célébrer avec nous les valeurs d’inclusion, de partage, de sonorité qui nous animent », évoquent les organisateurs à propos de cette femme de cinéma dont l’engagement dépasse l’écran, comme a pu le prouver, au printemps dernier, son audition par les députés lors d’une commission d’enquête autour des violences sexuelles dans le monde de la culture.

    « Elle a souhaité intervenir publiquement », souligne Valérie Boudoire, coordinatrice de la programmation, qui s’étendra du 7 au 14 novembre. « Il est temps de renouveler les formes de représentations et de récits, une démarche au cœur de notre réflexion », explique-t-elle. Illustration dès le film d’ouverture à l’Artplexe avec Promis le ciel. « Le premier long-métrage de fiction d’Erige Sehiri, dans lequel elle dresse le portrait de trois femmes originaires d’Afrique subsaharienne, en quête d’une seconde chance à Tunis. Cette réalisatrice tunisienne rend visible les invisibles. »

    Dix-huit pays représentés par 44 films

    Parmi les « 44 films, dont six avant-premières, représentant 18 pays », situe la déléguée générale du festival, Camilla Trombi, un « focus » autour de la Grèce avec une section dédiée à la « pionnière » Frieda Liappa (1948-94) aux Variétés. « Elle s’est élevée contre la dictature des colonels », complète Marcelle Callier, au sujet de cette réalisatrice « d’œuvres majeures comme Je me souviens de toi, toujours sur le départ ». La création actuelle sera aussi mise en lumière avec l’avant-première de Gorgona, le 13 novembre à la Baleine, dans lequel Evi Kalogiropoulou « offre une relecture contemporaine du mythe de Gorgone ». La réalisatrice libanaise Dima El-Horr viendra, elle, présenter And the fish Fly above our heads, drame qui témoigne d’un pays en ruines et de la « désillusion » d’habitants de Beyrouth portant « le poids de leur mélancolie, peuplée des fantômes de la guerre civile ». Autant de films des deux rives de la Méditerranée, auxquels Marseille ne fait pas exception avec la projection de Roikin 3, issu des ateliers du collectif Film flamme du Polygone étoilé. « L’histoire d’un minot qui prend la tangente, alors que ses éducatrices s’interrogent sur leur rôle et son avenir. Une errance géographique parcourue de poésie », décrit Valérie Boudoire.

  • À Avignon, quinze ordinateurs pour « connecter » des femmes

    À Avignon, quinze ordinateurs pour « connecter » des femmes

    Dans une des salles de l’agence France Travail de Joly-Jean, à Avignon, pas moins de quinze ordinateurs ont été offerts à quinze femmes dans le besoin ce mardi 14 octobre, dans le cadre du dispositif « Femmes connectées 2.0 ».

    Une opération lancée localement, « car on a constaté que des femmes que l’on accompagnait avaient du mal à se positionner sur des offres, notamment car elles ne disposaient pas d’un matériel informatique approprié », détaille ainsi Jean-Louis Peignien, directeur de l’agence. « Sans numérique, il est devenu très difficile de répondre aux offres. Cela favorise l’autonomie de ces femmes. Cette initiative unique, car elle n’existe qu’à Avignon, est à saluer », ajoute Aude Fredenucci, directrice de France Travail en Vaucluse.

    Des appareils issus exclusivement de dons, notamment de la préfecture, du Grand Avignon, de la CPAM, mais désormais également du secteur privé comme le groupe CGI. Chaque ordinateur est reconditionné par l’association Avenir 84, qui propose aussi gratuitement des initiations pour leur utilisation en bonne et due forme.

    Une demi-douzaine de bénéficiaires ont pu se rendre sur place et témoigner de l’utilité de ces appareils. Telle que Cassandra, 26 ans et maman de deux enfants, qui confie avec émotion être « repartie de zéro » après avoir subi des violences conjugales de son ex-mari. « À l’école de ma fille, on doit scanner des QR codes pour faire les exercices et je n’ai que mon téléphone. Mais je veux surtout reprendre mes études de RH que j’ai dû abandonner », poursuit-elle.

    Pour faire un don, contacter contact@avenir-84.org