Tag: familles

  • Le Ventoux est en fête au Mont-Serein

    Le Ventoux est en fête au Mont-Serein

    L’occasion de célébrer l’arrivée de l’été avec de nombreuses animations et rendez-vous variés. Un grand marché de producteurs et d’artisans animera la journée, tandis que les restaurants de la station seront ravis de vous accueillir le midi comme le soir. Pour profiter du grand air, vous aurez également la possibilité d’apporter votre pique-nique, avec des braseros mis à disposition, et des saucisses et de la viande à griller disponibles à l’achat sur place.

    Activités délirantes
    et défis

    Côté activités, vous pourrez vous défier en famille avec une course en sacs à 11h, 14h30 et 16h, de la pétanque et du Molkky accessibles entre 11h et 17h, un mur d’escalade ouvert à tous dès 10h, ou encore une course d’orientation et un jeu de piste chronométré. L’ensemble des jeux proposés est gratuit, mais certains nécessitent une inscription préalable auprès de l’office de tourisme de Malaucène. Les participants auront la chance de profiter de nombreuses surprises.

    Les activités estivales proposées habituellement par la station seront également mises à la disposition des visiteurs, avec une réduction de 10% sur les tarifs habituels. De l’Air Park au Futrampo, en passant par le Dévalkart, la trottinette, l’accrobranche et les balades à poneys, c’est tout un univers de loisirs qui s’ouvre aux plus jeunes dès 2 ans, selon les activités.

    Balades en pleine nature

    Côté balades, vous aurez de quoi faire avec diverses boucles et sentiers ouverts au public. À commencer par la Piste des Géants, sur le sentier Jean-Henri Fabre, où trois parcours allant de 1,5 à 4 km sont accessibles en famille : le Géant des Bois, au départ du chalet d’accueil en direction de la bergerie ; le Géant des Sciences, également au départ du chalet ; ou encore le Géant des Forêts, que l’on peut ajouter en complément du circuit du Géant des Sciences, puisqu’il s’agit d’une courte balade d’environ 45 minutes.

    Est également prévue une initiation à la marche nordique dès 10h, accessible à partir de 14 ans avec « Les Chemins de Pierre ». Dès 13 h 30, une randonnée familiale permettra de découvrir la forêt et sa biodiversité. Elle est accessible aux enfants à partir de 6 ans. Enfin, une dernière randonnée, proposée à 15h30, vous emmènera sur la piste du Pic noir du Ventoux.

    Dimanche de 10h à 18h.
    Accès libre toute la journée.

    Informations et inscriptions auprès des offices de tourisme de Malaucène : 04.90.65.22.59.

    Carpentras : 04.90.63.00.78.

    Mt-Serein : 04.90.63.42.02.

  • À Port-de-Bouc, une crèche ouvre aux Aigues douces en septembre

    À Port-de-Bouc, une crèche ouvre aux Aigues douces en septembre

    « C’est un gros soulagement » pour le maire (PCF) de Port-de-Bouc Laurent Belsola, après que sa colistière Naïma El Ghazzar ait proposé au conseil municipal de mardi soir d’autoriser l’ouverture d’une crèche privée de 35 places en septembre aux Aigues douces.

    Cette nouvelle structure, multi-accueil collectif pour enfants de moins de trois ans baptisé « Boubou and Co », comblera ainsi les besoins laissés en plan par l’ancienne crèche du sud, dont les locaux seront réutilisés. Un sujet qui fait également écho à l’annonce du transfert de la halte-garderie Odette Menot à la crèche publique Rambaldi en septembre, faute d’inscriptions.

    « Lorsqu’on nous a annoncé la fermeture de la crèche du sud, en décembre 2025, ça a été un drame de recevoir les familles. Le service éducation a été exemplaire et a trouvé des solutions en très peu de temps » retrace Laurent Belsola.

    « Nous adaptons

    le service public »

    C’est justement cette fermeture, l’hiver dernier, qui a conduit la majorité en place à « mener une réflexion sur la petite enfance et les modes de garde » selon le maire. « Il est important de s’adapter aux modes de garde des enfants. Nous adaptons le service public, qui doit répondre au plus grand nombre. C’est pour ça que nous avons décidé de transférer la halte-garderie Odette Menot, qui ne fait pas les repas, à la crèche Rambaldi » développe Laurent Belsola.

    C’est aussi pour l’édile une « question de mixité sociale, car toutes les familles qui déposaient leurs enfants à la halte Menot venaient de toute la ville, et souvent allaient ensuite au centre social ». La réciproque s’observera avec la prise en charge des enfants de la Presqu’île dans le quartier de Saint-Jean.

  • À Marseille, les crèches mobilisées pour les Restos du cœur

    À Marseille, les crèches mobilisées pour les Restos du cœur

    Le 19 juin, « on a célébré les 40 ans de la disparition de Coluche, qui a été à l’origine de la création des Restos du cœur », rappelle Juliette Masson, adjointe au maire de Marseille en charge de la petite enfance. L’occasion de rappeler qu’à Marseille, les Restos du Cœur subviennent aux besoins de 2200 enfants. « Avec la précarité qui augmente, on a de plus en plus de familles. (…) On les accompagne sur l’alimentaire mais aussi les produits complémentaires : tout ce qui est lié à l’hygiène de la petite enfance, et du matériel de puériculture », partage Alain Evezard, responsable départemental de l’association.

    « Une précarité

    qui augmente »

    D’où l’importance de la collecte organisée par les crèches municipales pour les Restos du cœur, impulsée par la précédente élue en charge de l’enfant, Sophie Guérard. Organisée depuis avril, elle s’est terminée vendredi à la crèche Doria dans le 5e arrondissement où les dons étaient concentrés. Ils sont ensuite récupérés par l’association des Restos du Cœur et distribués dans leurs 12 centres d’activités à Marseille, dont trois disposent de « coins bébé », offrant aux familles un espace confortable et intime dédié aux soins des tout-petits, notamment pour l’allaitement et le change.

    Ces familles, dont 30% sont des familles monoparentales « n’ont pas la possibilité d’inscrire leurs enfants dans les crèches », explique Alain Evezard avant d’ajouter : « Notre rôle c’est de distribuer des repas pour toute la famille ». Un besoin qui représente près de 2 millions de repas par an, à Marseille.

  • Jeanne Barret invite à une bouillabaisse populaire en musique

    Jeanne Barret invite à une bouillabaisse populaire en musique

    « Il n’y avait pas de Fête de la musique dans le quartier des Crottes. En 2024, nous avons décidé d’organiser un grand repas participatif pour et avec les familles. Après la sardinade, le méchoui, cette année, c’est la bouillabaisse », explique Rose Moogy cheffe du pôle des attentions chez Jeanne-Barret. Et d’ajouter : « Nous voulions créer des moments, notre lieu est connu des familles du quartier et apprécié, car les tout-petits peuvent gambader en toute sécurité. »

    Inventivité et marchandage sont au programme du chef cuisinier Christian Qui, de la Bouillabaisse Turfu. Deux rendez-vous sont calés sur le Vieux-Port pour acheter le poisson frais. « L’idée est de partager des moments de découvertes du port, de Noailles pour les épices et du gyotaku, l’art japonais consistant à reproduire des empreintes de poissons », détaille le chef engagé. Et d’ajouter : « La bouillabaisse, à l’origine, est un plat populaire, de pêcheurs, un plat de partage et de convivialité. »

    Du poisson, il en faudra pour tous. Dès le premier étal, la petite équipe achète chez Sandrine et Kyllian la caisse entière de 11 kg de pataclets. Un peu plus loin, un autre arrêt en mode grande quantité chez Atimet, soit 30 kg de daurade durement négociées. S’ensuivront 10 kg de fiélas (nom marseillais du congre) chez Jean-Claude Izzo pécheur à la palangre. Une seconde tournée permettra de trouver d’autres espèces.

    Chez Jeanne-Barret, une douzaine de bénévoles prépareront ensuite la bouillabaisse pour une centaine de convives le soir même. En musique, gratuit et ouvert à tous : libre à chacun d’apporter quelque chose à partager.

  • Les associations veulent des garanties sur Legré Mante

    Les associations veulent des garanties sur Legré Mante

    Une réunion pour faire un point de situation. C’est ce que proposent, ce lundi 8 juin, Union Calanque littoral, l’association Santé Littoral Sud, Fare Sud au centre social Mer et Colline, engagées depuis des années pour réduire l’exposition des habitants et des visiteurs du littoral Sud aux polluants.

    Leur recours a permis de contraindre l’État, par une décision de justice en décembre 2024, de mener à bien un vaste chantier de dépollution entre le Mont Rose et Callelongue d’ici juin 2038. Si les associations se félicitent de « l’engagement de la préfecture » et « du professionnalisme des équipes de l’Ademe (Agence pour la transition écologique) qui ont appliqué les normes en vigueur », lors des travaux menés du 1er septembre au 31 mars, elles posent la question de l’avenir de l’usine Le gré Mante.

    Un véritable serpent de mer. Fermée en 2009, l’usine de production d’acide tartrique, précédée par une activité de traitement du plomb et de soude, a laissé près de 8,5 hectares de sol pollué au plomb, à l’arsenic, au zinc ou au cadmium, avec des « seuils inacceptables dépassés », pointe dans une étude l’Institut national de veille sanitaire.

    Une lettre au préfet

    Ce qui n’a pas empêché les promoteurs de proposer de nombreux projets immobiliers, au grand dam des riverains, qui ont soulevé les conséquences de l’arrivée massive de nouveaux habitants, sans moyens de transport supplémentaires, ni équipements publics. Le dernier, déposé en août 2025, porté par le fonds d’investissement Ginkgo propriétaire du site, et le promoteur Constructa, prévoit environ 130 logements, et reste pour le moment suspendu. Ginkgo a également été condamné par la justice à dépolluer et mis en demeure par la préfecture de sécuriser le site.

    Inquiètes, les associations relèvent elles que « ces travaux de dépollution (…) n’appliquent pas les mêmes standards que sur les calanques » et de s’interroger : « La dépollution sera-t-elle conforme à la réglementation des sites et sols pollués, la seule pouvant garantir la sécurité des futurs habitants et des riverains ? » Dans une lettre adressée au préfet le 13 mai, l’association santé littoral Sud rappelle que les trois parcelles du site « qualifiées de zones concentrées » en termes de pollution « au sens de la réglementation actuelle » nécessitent des « mesures de gestion adaptées au niveau de la pollution ». Elle s’inquiète d’un plan qui prévoit « un simple recouvrement de terre de 50 cm », alerte sur les jours d’épisodes orageux méditerranéens qui peuvent faire subir au terrain « en déclivité », un « fort lessivage » entraînant des « déchets en contrebas jusqu’au village de la Madrague ». Elle se demande également comment concilier « l’extrême sensibilité d’un secteur résidentiel où vivront des familles avec une utilisation limitée des espaces communs des résidences… »

    À 18h au 16 bd de la Verrerie (8e)

  • À La Farlède, un programme ambitieux pour accompagner les parents

    À La Farlède, un programme ambitieux pour accompagner les parents

    À compter de ce mois de juin, la Ville de La Farlède engage un cycle d’actions dédié à la parentalité, afin de proposer aux familles des espaces d’écoute, d’échange, d’information et d’accompagnement tout au long de l’année.

    Ce programme mobilise différents partenaires institutionnels, associatifs et professionnels autour d’une ambition commune : soutenir les parents dans les réalités contemporaines de leur quotidien. Cette dynamique associe les politiques publiques locales autour de plusieurs enjeux majeurs, parmi lesquels la prévention et la santé, le lien social ainsi que la transition écologique et sociétale.

    Dans ce cadre, un temps mensuel dédié aux parents sera proposé le deuxième mercredi de chaque mois, afin de leur permettre de rencontrer des professionnels, d’échanger, de partager leurs expériences et de trouver des ressources concrètes pour les accompagner dans leur rôle.

    Une ambition collective

    Au cours de ces rencontres, sera notamment abordé le sujet de l’alimentation, cher à la Ville de La Farlède, qui développe une politique proactive visant à favoriser l’installation de jeunes agriculteurs dans des conditions très favorables, afin de promouvoir une alimentation saine et locale.

    Le thème de la monoparentalité sera également traité, celle-ci s’accompagnant souvent de nombreuses difficultés, dont la principale reste d’ordre économique.

    Autre grand rendez-vous à l’agenda, celui de la Quinzaine des familles, qui se tiendra du
    10 au 25 octobre, pendant laquelle toutes les actions qui leur sont destinées seront mises en avant.

    Pour clôturer l’événement, la Ville a prévu une conférence grand public intitulée « Être parent dans un monde en transition », qui viendra nourrir la réflexion collective autour des transformations éducatives, sociales et sociétales auxquelles les familles sont aujourd’hui confrontées.

    La Farlède poursuit ainsi son action dans une vision de territoire attentive aux mutations sociales, éducatives et environnementales, en favorisant une approche humaine, participative et intergénérationnelle.

    Bien consciente que, comme le disait ce mois-ci Laurent Marseault, le dernier intervenant du cycle de conférences « La Farlède en transition », « les urgences sociales, climatiques et environnementales devront être solutionnées collectivement ». Sans cette prise de conscience, insistait-il, pas de futurs possibles désirables.

  • L’écloserie, un outil précieux pour la pêche et la biodiversité

    L’écloserie, un outil précieux pour la pêche et la biodiversité

    Truites fario et brochets. à l’écloserie de Meyrargues, dans les Bouches-du-Rhône, les œufs sont choyés pour devenir alevins, jeunes poissons, et repeupler les différents cours d’eau du département. Un travail réalisé par la Fédération départementale de pêche, qu’Yves Vidal, conseiller départemental (Provence Unie) en charge de la pêche, tenait à féliciter jeudi dernier.

    « Avec cette écloserie, la Fédération fait un travail merveilleux pour la pêche et pour le milieu aquatique. En remettant dans les ruisseaux de nombreux poissons », s’enthousiasme Yves Vidal. Construite il y a plusieurs dizaines d’années, elle a été remise aux normes européennes il y a deux ans pour pouvoir pérenniser ses diverses productions. Seule infrastructure de cette ampleur dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle sert de nurserie à différentes espèces de poissons afin de les réintroduire dans les milieux aquatiques, tant dans les cours d’eau que dans les étangs, pour compléter la reproduction naturelle.

    Une fois grands de quelques centimètres, les poissons sont soit relâchés directement dans des cours d’eau soit dans des ruisseaux d’élevage. « L’intérêt de cette étape est de permettre aux poissons de grandir dans un milieu semi-naturel sans intervention humaine. Ils développent un comportement sauvage tout en bénéficiant d’une relative tranquillité loin des prédateurs », indique le site de l’écloserie.

    En 2020 et 2022, grâce en partie au soutien du Département, le centre a construit un nouveau bassin de reproduction et acheté du matériel d’incubation d’œufs. Un partenariat entre le Département et la Fédération qui, pour Yves Vidal, « bénéficie directement au territoire. Chaque année, des milliers de poissons sont déversés dans les cours d’eau des Bouches-du-Rhône. »

    Pêche et préservation

    Un exemple pour l’élu départemental de « lieu où l’on voit comment la passion de la pêche rejoint les enjeux de préservation de la biodiversité et de gestion durable des milieux aquatiques ». Si la Fédération a en charge de l’écloserie, c’est pour un soutien halieutique avant tout. Cependant, cela permet de rééquilibrer le fragile écosystème des rivières et des étangs. Comme chaque maillon de la chaîne, ces poissons sont essentiels pour l’auto régulation. La réintroduction de chaque espèce est d’ailleurs surveillée pour que leur nombre ne dépasse pas un seuil qui pourrait causer des déséquilibres. Les truites étant particulièrement sensibles aux pollutions de l’eau, la Fédération de pêche fait de la prévention pour la qualité de l’eau des rivières afin de pouvoir pêcher de la truite. La Fédération nationale a par exemple développé un programme de sensibilisation intitulé « Sauvons nos rivières ».

    C’est pourquoi, l’élu du Département a annoncé reconduire les 25 000 euros d’aides annuelles à la Fédération départementale de pêche. « Derrière la pêche, il y a une filière, des bénévoles, des passionnés, des familles, des jeunes… Le Département est fier d’être à leurs côtés. »

  • Quand l’extrême droite se repaît de la détresse sociale

    Quand l’extrême droite se repaît de la détresse sociale

    Meurtis, choqués,
    abasourdis… Les Toulonnais se sont réveillés en apprenant la sinistre nouvelle du geste désespéré de cette mère de famille qui s’est suicidée et a entraîné avec elle dans la mort trois de ses enfants, quand ils ne l’ont pas vécu en direct au pied de la barre délabrée de Pontcarral où prospèrent la misère et la désespérance.

    Le moins qu’on puisse attendre de tout le monde en pareil cas, c’est un peu de dignité et de compassion. Ce qui n’empêche pas l’analyse politique portant sur la situation sociale de notre pays de s’exercer et aux appels à l’aide de s’élever pour inciter à ouvrir les yeux et à réclamer des moyens pour les quartiers populaires. Hélas, ce drame n’a pas empêché « les ordures racistes », comme les qualifie à juste titre l’ancien conseiller municipal de gauche de Toulon Robert Alfonsi, de déverser un torrent de boue abject sur les réseaux sociaux en réaction aux articles de presse parus pour relater les faits.

    À des années-lumière de ces cracheurs de haine, les acteurs associatifs accomplissent un formidable travail sur le terrain en tentant de répondre
    à l’urgence sociale.
    C’est le cas d’Anne-Marie Kazourian, présidente de Bébés de France, une structure qui vient en aide aux mères isolées et aux familles en difficulté. La militante associative a envoyé à la maire de Toulon, Josée Massi, un SOS, sous forme de lettre ouverte. Elle y expose l’étendue des demandes auxquelles l’association doit faire face et aux besoins de moyens matériels et financiers, notamment en termes de local adapté, qui lui font défaut « pour répondre aux besoins des mamans en souffrance qui se débattent jour après jour, comme elles le peuvent contre la pauvreté, l’exclusion et la solitude ».

    « Ce texte ne vous appartient pas »

    La récupération politique par l’extrême droite n’a pas tardé. La conseillère municipale d’opposition RN Laure Lavalette a posté la missive de la militante associative sur sa page Facebook, ce qui a provoqué la colère de la bénévole qui lui a intimé de la retirer sur-le-champ, en lui adressant ce message : « Madame Lavalette, je ne vous autorise pas à utiliser ma lettre ouverte à des fins de récupération politique car si vous aviez été élue maire de Toulon vous nous auriez coupé toutes nos subventions sous le prétexte que nous aidons des étrangers. Nous ne partageons pas les mêmes valeurs et je ne veux rien avoir à faire avec vous. » L’élue d’extrême droite a décidé, dans un premier temps, de faire la sourde oreille et d’ignorer la mise en demeure, obligeant Anne-Marie Kazourian à hausser le ton.

    Elle a été encore plus explicite en intimant à l’élue d’extrême droite d’effacer son post : « Retirez ma publication, ce texte ne vous appartient pas et n’a rien à faire sur le compte d’une personne qui n’est que haine et mépris de l’être humain. »

    Cette fois-ci le message a été entendu et la publication supprimée. Ce genre de récupération devrait faire réfléchir ceux qui se laissent abuser par le chant des sirènes de l’extrême droite et sur la mascarade d’un RN prétendument à l’écoute des petites gens.

  • La gendarmerie et le RCT unis contre le harcèlement scolaire

    La gendarmerie et le RCT unis contre le harcèlement scolaire

    Quand la notoriété et la discipline se marient au service d’une cause importante. Ce mardi marque le début d’une campagne de sensibilisation au harcèlement scolaire au sein de 14 collèges du centre-var, menée par la compagnie de Gendarmerie de Brignoles, avec le soutien du Rugby Club Toulonnais.

    Elle se matérialise par l’intervention de gendarmes et de la maison de la protection des familles de la Valette-du-Var au sein des établissements, et par la distribution de 64 000 sets de tables dans les cantines scolaires des établissements concernés, sur lesquels on retrouve des messages et conseils pour lutter contre le harcèlement scolaire, avec, en fond, des images des joueurs du RCT. Des affiches seront également diffusées sur une cinquantaine d’abribus du réseau Mouv’enbus et sur Pronote, l’espace numérique dédié à la vie scolaire.

    Un dispositif de communication qui a été pensé, sur la forme, pour « matérialiser le fait que le harcèlement scolaire se manifeste sous différentes formes, à l’école mais aussi dans la continuité dans l’espace public, les transports et au niveau numérique », indique le Chef d’Escadron Raphaël Micillino. Sur le fond, la campagne a été construite avec « l’idée de transmettre des clés de compréhension aux élèves, et de mettre en éveil la sensibilité critique sans être dans un climat anxiogène, pour faciliter l’identification ».

    L’enjeu est important, autour d’un « phénomène qui prend de l’ampleur. L’école est un lieu d’éducation, d’émancipation et de protection où les violences n’ont pas leur place. Le harcèlement se nourrit de stéréotypes liés au genre, à la couleur de peau… Pour lutter, il faut de la sensibilisation et de la prévention », appuie le gendarme.

    Des joueurs

    au collège de Garéoult

    Dans la lignée de la campagne de prévention aux violences intrafamiliales menée l’année dernière, celle-ci « s’inscrit dans l’enjeu plus global de la protection de l’enfance. On a inauguré à Brignoles une salle Mélanie, propice à la libération de la parole des mineurs. Donc on a voulu lancer une campagne thématique dans les établissements scolaires ».

    Et pour ce faire, la notoriété des rugbymen demeure, pour Raphaël Micillino, un « formidable vecteur de sensibilisation. Je suis convaincu qu’un message porté par un club ou un sportif de haut niveau a davantage de visibilité et de poids ». Outre le prêt de leur image, deux des joueurs phares du club, Charles Ollivon et Baptiste Serin, tous deux internationaux français, interviendront au collège de Garéoult, le jeudi 28 mai, autour d’un exercice de question/réponse.

  • 2 000 enfants invités à débrancher en Uzège

    2 000 enfants invités à débrancher en Uzège

    Et si, pendant onze jours, les écrans passaient au second plan ? Du 18 au 28 mai, le Pays d’Uzès relève à nouveau le Défi sans écran. L’initiative, citoyenne et pédagogique, invite enfants, adolescents et familles à réduire leur temps passé devant téléphones, tablettes, télévisions et consoles, pour retrouver d’autres usages du temps : jouer, lire, bouger, créer, discuter. Rien d’une croisade technophobe, mais une question simple : quelle place laisse-t-on encore au réel dans la vie des plus jeunes ?

    Cette année, le dispositif franchit un cap. Porté par l’association « À l’Asso des écrans », née pour structurer et amplifier la démarche, avec l’appui de la Communauté de communes Pays d’Uzès, il concernera plus de 2 000 élèves. Le projet, lancé il y a trois ans autour de l’école Jean-Macé d’Uzès par des parents d’élèves, s’étend désormais largement : 22 écoles primaires dans 18 villages, l’Institut Jean-Paul II, les classes de 6e de Saint-Firmin et depuis cette année le collège Lou Redounet participent à l’édition 2026. « C’est beau de se dire que tout a commencé dans un conseil de classe à Jean-Macé », confie Jean-Christophe Quilez, président de l’asso et parent d’élève co-créateur du défi.

    Éteindre sans culpabiliser

    Le principe est volontairement concret. Chaque enfant dispose d’un livret de bord pour consigner son temps d’écran, ses efforts, ses découvertes. L’objectif n’est pas seulement d’éteindre, mais de remplacer : par du sport, de la culture, du jeu, de la nature, du lien familial. Dans un contexte où l’exposition précoce aux écrans est devenue un sujet de santé publique, l’Uzège choisit une méthode douce : ne pas culpabiliser, mais entraîner tout un territoire. « Cette initiative montre que l’enjeu de la gestion des écrans ne passe pas toujours par l’interdit », salue Christophe Mauny, directeur académique du Gard, soulignant l’importance d’une démarche menée « par le jeu, par l’invitation ».

    Le programme donne la mesure de cette mobilisation. Dès le 18 mai, les enfants pourront choisir entre initiation à l’escalade, kung-fu ou visite guidée au musée Borias sur les loisirs d’autrefois. Le lendemain, place aux échecs, à un atelier de fabrication d’une boîte de rangement des téléphones, puis à une conférence à l’Ombrière, « Grandir à l’ère du numérique », avec le pédopsychiatre Patrick Ben Soussan et la psychanalyste Sophie Marinopoulos.

    Le reste de la semaine déroule un véritable inventaire des possibles : multisports, lectures de contes, ludothèque, concert d’ados, portes ouvertes de Radio Fuze, bowling, ateliers photo, ou encore « 36 heures à la rédac » pour se glisser dans la peau de jeunes reporters. Même les crèches entrent dans la boucle, avec « Au jardin avec Papagena », un opéra pour bébés proposé dans plusieurs structures du territoire. Le 27 mai, la journée des enfants et des familles à Vallabrix, le nettoyage des berges de la vallée de l’Eure avec véhicule hippomobile et la balade contée en pleine nature prolongeront cette ambition.

    À travers ce défi, l’Uzège assume un choix politique au sens noble : faire de l’éducation, de la culture et du collectif des réponses à une inquiétude partagée par de nombreux parents. « Ce projet est né de parents pour les enfants, mais il ne peut grandir que collectivement », résume l’équipe fondatrice. Le téléphone ne disparaîtra pas du quotidien. Mais pendant onze jours, les enfants pourront vérifier qu’il existe mille et une façons de grandir sans être capté par un écran.