Tag: famille

  • Sous les costumes, une histoire d’amour

    Sous les costumes, une histoire d’amour

    Chaque année, le couple participe au festival en respectant un thème commun. L’an dernier, ils avaient choisi d’incarner Toad et Toadette, les célèbres personnages de la franchise vidéoludique japonaise Super Mario. Cette année, leur choix s’est porté sur Woody et la Bergère, héros des films d’animation Toy Story.

    Couturière pour l’une, développeur web pour l’autre, les deux passionnés de cosplay ont créé un compte Instagram consacré à leur passion commune pour les univers de l’imaginaire. Sous les pseudonymes Nayumi et Yasorai, ils y partagent régulièrement leurs créations et leurs aventures de couple. Samuel et Abbygaël aiment visiter l’ensemble du parc Chanot : « Comics, Marvel, mangas… Il y a toujours des nouveautés, toujours de nouveaux univers. »

    Au fil des années, le couple a noué des liens avec d’autres festivaliers partageant la même passion. « Ce festival, c’est une famille », résume Abbygaël. Leur enthousiasme a également gagné leurs proches, qui les accompagnent désormais à l’événement, costumés ou non.

    Cette année, les deux cosplayers viendront avec une invitée particulière : leur fille Louise, âgée de 5 mois. Déguisée elle aussi pour l’occasion, « petite Yoshi », découvrira pour la première fois le HeroFestival.

  • Gérald Darmanin en service après fiasco

    Gérald Darmanin en service après fiasco

    Suite à la bérézina de samedi dernier, les ministres défilent dans la cité phocéenne, dont une bonne partie du centre-ville a été mise à sac en marge de la manifestation. Après Laurent Nunez pour l’Intérieur, descendu de Paris lundi soir et bien vite reparti, c’était au tour du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, de relayer l’intransigeance gouvernementale, ce mercredi 21 octobre, devant le tribunal judiciaire de Marseille.

    Il a tenu à rendre hommage aux agents de son ministère qui, « tout ce week-end, depuis 48 heures », se sont démenés pour faire « fonctionner de façon excellente le service public de la Justice », ose-t-il, quand sous l’ère Macron 1 puis 2, les fonctionnaires n’ont eu de cesse d’être attaqués, « dégraissés » et méprisés. Avec 2 500 gardes à vue au niveau national, il a fallu « qu’on double, voire qu’on triple le nombre de comparutions immédiates », poursuit le ministre, fier d’annoncer que 917 personnes ont été « déferrées avec poursuite », au point qu’à Marseille, Lille, Bordeaux ou Toulouse, « tous les dépôts sont pleins ». Et ce sans impacter les affaires courantes, assure Gérald Darmanin.

    Sur le profil de ces personnes interpellées, elles n’ont, en majorité, « jamais connu de casier judiciaire », précise-t-il, et font l’objet de peines sévères « prononcées et suivies par les magistrats du siège ». Et de donner l’exemple de cet homme de 34 ans, inconnu des services de police ou de justice, qui a volé des chaussures dans un magasin, à Marseille, et a écopé de trois mois ferme. « Ils ne voient pas le problème. Parfois, ils ont volé en famille. Il y a des gens qui sont désocialisés, mais aussi beaucoup qui ont un travail », s’étonne-t-il.

    La faute aux autres

    Selon lui, le phénomène reste lié à « des gens de moins en moins citoyens », à une série de « dysfonctionnements » de l’immigration, de l’intégration, de l’éducation, des parents voire de l’économie, avec, en bout de chaîne, « des policiers, puis des magistrats, puis des agents pénitentiaires qui se chargent des personnes qui ont de graves difficultés ».

    Sur l’absence mortifère de dialogue social, s’il reconnaît « qu’il est important d’écouter les manifestants », ce n’est pas son « travail » de ministre de la Justice, estime-t-il. Il laisse « à d’autres le soin d’avoir un avis sur la société », renvoyant le débat à la « campagne présidentielle qui arrive », où il « espère que ce sera l’occasion d’en parler ».

    Pour les victimes des pillages, il promet « d’aider les commerçants, employeurs, entrepreneurs, employés à pouvoir survivre à ces moments extrêmement difficiles ». Avec le patronat, la Confédération des buralistes, la Fédération de commerce, il entend « ouvrir la porte des tribunaux des affaires économiques pour les accompagner » et « compléter avec ce que fait le ministère de l’Économie et des Finances ».

    En marge de cette visite, le maire, Benoît Payan (DVG), qui a fait le déplacement au tribunal et a bénéficié d’une accolade marquée de Gérald Darmanin, a lui tenté de répondre aux angoisses d’une commerçante de la rue Montgrand (6e), Marjorie, encore émue des exactions de samedi dernier. « Je suis restée surveiller et protéger ma boutique, moi-même, jusqu’à 2h du matin, parce qu’on n’avait pas le choix », témoigne-t-elle tout en affichant son soutien aux manifestants. « J’entends la colère des lycéens, des Gilets jaunes, mais que va-t-on faire ce samedi ? », demande-t-elle à l’élu.

    « Je ne veux pas que les Marseillaises et les Marseillais courent le moindre risque, répond Benoît Payan. Je ne peux pas dire aux gens : “Allez, ouvrez votre commerce, faites comme si tout allait bien, la vie continue.” Je ne sais pas ce qui va se passer. Vous vous rendez compte ? Je suis maire de Marseille, je suis à l’aveugle. »

    Dans l’attente d’une décision concertée avec le préfet, l’édile se rend à Matignon, ce jeudi, où il sera reçu aux côtés de ses homologues parisien et lyonnais. Il ne s’agira pas là de causer sécurité, mais d’obtenir des garanties fortes pour les victimes et surtout d’évoquer le fond politique. « Quand on reste sourd et aveugle à ce qui se passe dans son pays et quand on s’amuse à monter les uns contre les autres, à la fin, on en paie le prix. Il faut une sortie de crise, c’est-à-dire écouter les demandes légitimes de celles et ceux qui manifestent », assène-t-il.

  • À Martigues, les aidants veulent sortir de l’ombre

    À Martigues, les aidants veulent sortir de l’ombre

    « Un aidant aidé en vaut deux », peut-on lire sur le t-shirt de Joël Pinot. Ce mercredi 14 octobre, au parc Julien Olive, son fils Fabien a pris le départ de la troisième édition de la Marche des aidants, accompagné de l’une de ses auxiliaires de vie. En attendant, Joël souffle un peu, discute, se renseigne auprès des associations et des plateformes de répit des Bouches-du-Rhône qui tiennent des stands le long des allées.

    Comme lui, 11 millions de Français accompagnent au quotidien un parent, un enfant, un conjoint ou un proche en perte d’autonomie. « Onze millions, et on n’en parle pas, et on n’est représentés dans aucun ministère, déplore ce retraité de l’Éducation nationale. On est complètement dans l’ombre. » « Être un aidant c’est souvent donner sa vie tout entière, et c’est encore parfois être un peu invisible, un peu isolé », reconnaît le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux. Tout l’objectif de la journée est là : créer une dynamique autour de ces personnes qui endossent un rôle essentiel mais difficile, et souvent lourd de conséquences sur leur santé, leur vie personnelle et professionnelle.

    Connaître ses droits

    Pour Joël et Fabien, c’est en 2019 que la vie bascule. Employé en Allemagne, le fils fait un AVC suivi d’un arrêt cardiaque à 45 ans. « Tout s’est éteint », raconte son père. Il est d’abord pris en charge à Bonn, en Allemagne, dans un hôpital neurologique qui accueille et implique la famille dans le protocole de soins. Puis, il est transféré non sans mal dans les Bouches-du-Rhône, où, cette fois, ses proches sont mis à l’écart. En 2020, « le fils revient à la maison ». « Je l’ai retiré d’un centre privé, et j’ai fait un cadeau à la Sécu. Nous, les aidants, on pallie à ça. »

    « Ce qu’on demande, c’est déjà une reconnaissance, poursuit Joël. Ma fille, qui est enseignante, s’est arrêtée trois ans pour m’aider au début. On a voulu savoir si on pouvait avoir un vrai statut, parce qu’elle n’avait plus de salaire. » Depuis le 30 septembre 2020, l’allocation journalière du proche aidant indemnise le congé des personnes qui suspendent leur activité dans la limite de 66 jours. Il est également possible, dans certaines conditions, d’être reconnu comme employé d’un particulier et de toucher un salaire en tant qu’aide à domicile.

    Joël réussit à « vite comprendre le système », et à accéder aux aides financières auxquelles il a le droit. « Mais il faut se battre, confie-t-il. Tous les aidants vous le diront. Quand on débarque dans ce monde on ne sait rien, et il y a peu de communication. Heureusement qu’il y a les associations et les assistantes sociales pour nous aider. Nous, on a eu de la chance, on est tombés sur les bonnes personnes qui nous ont aidés à faire les dossiers pour avoir la Prestation de compensation du handicap, mais c’est pas le cas de tout le monde. »

    Assise derrière une table, Laura, responsable de secteur au sein de l’association istréenne le Maillon, confirme : « Il y a une vraie détresse des gens quand ils se retrouvent confrontés à une situation de perte d’autonomie, et ça peut les paralyser. Souvent, ils attendent de plus réussir à gérer, notamment pour les personnes âgées, pour faire les demandes d’aides. Sauf que les délais pour l’Apa peuvent atteindre 4 mois parfois ». L’Allocation personnalisée d’autonomie, financée par le Département, est destinée aux personnes âgées de 60 ans et plus qui vivent chez elles ou en Ehpad. La jeune femme conseille de s’y prendre le plus tôt possible « même si on a l’impression de ne pas en avoir besoin ». « Ça permet aussi d’alléger les dépenses. »

  • Le village des sciences attend le public durant tout le week-end

    Le village des sciences attend le public durant tout le week-end

    On a tous le même squelette que l’on soit noir ou blanc, homme ou femme » explique une animatrice de l’Unité mixte de recherche (UMR) anthropologie bioculturelle, droit, éthique et santé devant des enfants du CE2 de l’école Louis-Botinelly (4e) massés en cercle autour du dessin d’un squelette grandeur nature. Questions et réponses fusent dans une joyeuse ambiance vendredi, jour dédié aux scolaires dans le village de la science installé sur l’esplanade Bargemon.

    Vient le discours d’ouverture du directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, délégué régional académique à la recherche et à l’innovation Jean-Luc Parrain. Il souligne « les valeurs de partage, de savoir et d’ouverture qui caractérise cette grande fête. On doit toujours lutter contre les stéréotypes. L’égalité est fondamentale au cœur de la famille mais ensuite à l’école. » Samedi et dimanche, 8 000 personnes sont attendues sur le village ouvert à tous gratuitement, avec un nombre toujours croissant d’interactivité. « Cette 35e édition propose 55 stands et 65 structures participantes », rappelle Solène Merer directrice en région des Petits débrouillards, association organisatrice du village à Marseille.

    à l’extérieur, des tentes blanches sont disposées les unes à côté des autres. Les enfants s’engouffrent très curieux de savoir ce qu’ils vont y découvrir. à l’intérieur, planètes et système solaire attendent leur public, et les expériences de physique ravissent les scolaires qui découvrent que la magie a parfois une explication rationnelle. Sur le stand de l’Institut méditerranéen d’océanologie (MIO), Guillaume Marchessaux, chercheur et spécialiste des espèces invasives sensibilise au crabe bleu. Ambassadeur pour la région Paca, il animera deux conférences intitulées : « Et si on mangeait du crabe bleu pour le réguler ? » ce week-end.

    Samedi et dimanche. 10h-18h.

  • [Week-end] Les chiens à la fête avec le Doggy Festival

    [Week-end] Les chiens à la fête avec le Doggy Festival

    Rapidement, le Doggy Festival a su s’imposer comme un rendez-vous incontournable du monde canin. Il fait son retour à Mouriès (Bouches-du-Rhône), plus précisément à la carrière Lou Cabanou, pour une deuxième édition organisée ce week-end, après une première édition couronnée de succès.

    « Aujourd’hui, les chiens ont une place beaucoup plus importante dans les familles qu’à l’époque. Ils sont devenus des membres à part entière d’un foyer », explique Manon, bénévole au sein de l’association Doggy Events, en charge de la communication et de l’événementiel. « J’ai eu mon premier chien il y a six ans et, depuis, il a bouleversé ma vie, dans le bon sens du terme bien évidemment, sourit-elle. Quand il est arrivé, j’ai eu envie de partager un maximum de choses et de faire des activités avec lui. C’est ce que nous voulons partager avec l’ensemble des participants à l’événement. »

    Sport et partage

    Au programme de ce week-end placé sous le signe de la fête et de la découverte : de nombreuses activités sportives destinées aux chiens ou à pratiquer en duo avec leur maître, comme l’agility, les balades collectives, les activités olfactives ou encore le doga, autrement dit le yoga avec son chien. Les plus sportifs pourront s’essayer au dog diving, sorte de saut en longueur au terme duquel les chiens atterrissent dans une piscine. Des olympiades et bien d’autres animations seront également proposées.

    « Au total, cette année, nous avons 17 activités différentes à découvrir. Ce sont des initiations et non pas des cours à proprement parler, mais cela permet aux chiens et à leurs propriétaires de découvrir plein de choses différentes », précise la bénévole. Des exposants spécialisés dans l’univers canin seront également présents, avec un espace consacré au bien-être animal. Des tables rondes et des conférences viendront compléter le programme. Nouveauté de cette édition : une table ronde par jour abordera notamment les questions de nutrition canine et les idées reçues entourant le port de la muselière. « Tout est encadré par des professionnels du milieu pour passer une journée conviviale et chaleureuse », conclut-elle.

  • « À la table des bergers » du Rove, les inscriptions réussies

    « À la table des bergers » du Rove, les inscriptions réussies

    C’est un événement populaire qui attend petits et grands le samedi 19 septembre dans la commune du Rove. « À la table des bergers » y est organisé pour la première fois et connaît déjà un vif succès puis plus de 300 des 400 places disponibles pour participer ont d’ores et déjà été vendues et retirées en mairie. Organisée dans le cadre de l’Année internationale du pastoralisme et des Journées européennes du patrimoine, cette soirée festive sera rythmée par la musique et les chants occitans de l’ensemble Bram.

    Mettre à l’honneur

    les produits du terroir

    Le maire du Rove, Paul Sabatino, se réjouit de cet engouement : « C’est une grande satisfaction de voir que le public répond aussi nombreux à cette première. Nous avons voulu créer un événement original, populaire et accessible, en réunissant des chefs renommés autour d’un menu authentique ».

    Aux fourneaux, trois Rovenains – Manu Barthélémy (Lo Pichotone, Forcalquier), Fabien Rugi (La Boîte à Sardines, Marseille) et Sylvain Robert (Le CAM, Marseille) – s’associent à Marie-Josée Ordener (cheffe des Grandes Tables de la Friche) et Emmanuel Perrodin (cuisinier itinérant) pour composer une proposition culinaire d’exception mettant à l’honneur les produits du terroir. Et du côté du menu, en entrée vous appréciez un quichet aux tomates et salaisons de la mer, en plat de la poitrine d’agneau et polenta, pour le fromage, ce sera de la brousse du Rove à la feuille de figuier. Pour finir en douceur, navette, fruits de la fin de l’été.

    Les inscriptions restent ouvertes jusqu’au 17 septembre, dans la limite des places disponibles.

    Tarif unique 20 euros.
    04.91.46.80.00

  • Une exploration hors du commun du Château d’If

    Une exploration hors du commun du Château d’If

    Deux personnages vous accompagneront dans votre découverte et mèneront une enquête où la science de l’imaginaire répond à des mystères… qui n’existent pas ! À la fois guides, détectives et conférenciers, ils sont quelque peu anachroniques et s’amusent à brouiller les repères temporels à travers une science appelée la pataphysique.

    Un mélange de vrai et de faux

    « La pataphysique est une science qui cherche des solutions à des problèmes qui a priori n’existent pas, souligne Lucie Bondoux. Pour autant, c’est un mouvement littéraire, une science de l’absurde reconnue dont fait partie le metteur en scène des explorations. » C’est donc une aventure à la croisée de l’histoire, de l’humour, du théâtre et du patrimoine qui vous attend. « Ce qui est intéressant avec ce lieu, au-delà du fait qu’il est magnifique, c’est qu’il est lui-même pataphysique puisque certains éléments qui le composent ne sont pas réels », poursuit Lucie Bondoux. C’est d’ailleurs le cas de la cellule d’Edmond Dantès par exemple, héros du roman Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas.

    Au fil de cette visite contée, les personnages vous feront revivre leur enquête, leurs questionnements et leurs déductions au cœur de ce lieu chargé d’histoire. « Le vrai et le faux sont mélangés dans l’exploration, mais ce sur quoi on va le plus s’attarder, ce sont les petits détails que l’on ne remarquerait pas de prime abord et c’est d’ailleurs ce qui tient les spectateurs en haleine tout au long de la visite. Ils vont à leur tour chercher et essayer d’enquêter pour voir ce qu’ils auraient pu rater », ajoute la comédienne.

    11 euros par personne,

    hors traversée maritime.
    chateau-if.fr.

  • Delogu visé par une plainte pour abandon de famille

    Delogu visé par une plainte pour abandon de famille

    Nouveaux démêlés judiciaires pour le député LFI des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu. Selon Mediapart, l’élu marseillais n’aurait plus versé la pension alimentaire due à son ex-compagne depuis avril 2025. Une décision de justice lui imposerait de régler chaque mois 1 200 euros pour leurs deux enfants de 13 et 15 ans. Le montant total des sommes impayées atteindrait 19 800 euros.

    Selon Mediapart, son ancienne compagne aurait entrepris plusieurs démarches pour obtenir le recouvrement de cette créance. Sans succès. L’argent du parlementaire serait placé sur un compte de l’Assemblée visé par des saisies du Trésor public pour récupérer des amendes impayées. En dépit d’une indemnité parlementaire mensuelle de plus de 6 000 euros nets, Sébastien Delogu aurait lui-même justifié ces non-versements par des difficultés financières liées à des condamnations.

    Cette affaire s’ajoute à d’autres. En février 2025, le député a été condamné à 5 000 euros d’amende pour violences aggravées contre deux cadres de l’Éducation nationale. Fin août, il a aussi été visé par une plainte pour outrage après une altercation avec des policiers, et il doit comparaître en octobre pour détention et diffusion de documents privés volés à un entrepreneur qu’il accuse d’entretenir des liens avec Israël.

    Interrogé par Mediapart, l’élu affirme qu’il paiera la pension lorsque son ex-compagne respectera ses droits de visite. Cette dernière a porté plainte pour abandon de famille et soustraction d’enfant. Elle lui reproche notamment d’avoir emmené leur fils à son domicile durant l’été sans l’en avertir, avant de le ramener le lendemain. Devant la justice fin août, l’élu aurait expliqué son comportement par l’absence de nouvelles de ses enfants, qui, selon lui, ne répondent plus à ses sollicitations.

  • [Violences sexuelles] À Toulon, les progressistes unis pour exiger des actions concrètes

    [Violences sexuelles] À Toulon, les progressistes unis pour exiger des actions concrètes

    Il n’était pas question de divergences partisanes, encore moins de course à la présidentielle, ce lundi, devant le Palais de justice de Toulon. Un large panel d’organisations progressistes, des syndicats (CGT, FSU, Solidaires) aux partis politiques (PCF, LFI, PS, Écologistes, UCL, Parti Occitan, Place publique, Génération.s) étaient tous réunis sous une même bannière, faisant fi des divergences, pour réclamer « une loi organique intégrale, qui englobe un ensemble de mesures, de la prévention jusqu’à la répression », résume Françoise Denis, militante au Planning familiale. « On ne se bat pas pour mettre tout le monde en prison, mais pour que les violences cessent. » Et cela passe par « l’éducation, la formation des magistrats, des policiers, des professionnels pour qu’ils prennent en compte la victime », mais aussi « par la prévention et la prise en charge de la victime sur tout son parcours », ajoute Gilberte Mandon, de la FSU. D’un point de vue législatif, les deux militantes appellent par ailleurs à la « reconnaissance de l’inceste comme crime », ou encore à celle du « crime vicariant, c’est-à-dire le meurtre des enfants par le père pour se “venger” de la mère, pour l’instant reconnu comme infanticide classique », explique Françoise Denis.

    « L’imposture » de la droite et de l’extrême droite

    Les dix points pour lesquels milite la coalition enfantiste et féministe ont ensuite été présentés par Manon Magagnosc (CGT CHITS) et Julie Birebent, secrétaire départementale adjointe de la FSU-SNUipp 83. « L’émotion suscitée par l’affaire Lyhanna est immense […]. Notre société ne supporte plus que les violences sexistes et sexuelles faites aux enfants soient minimisées, invisibilisées. Mais cette émotion ouvre également une bataille politique sur les causes des violences, sur les réponses à apporter et sur le projet de société que nous voulons construire », a affirmé cette dernière, rappelant « l’imposture de l’extrême droite et de la droite réactionnaire », qui « tentent de se présenter comme les protecteurs des enfants victimes de violences sexistes et sexuelles ».

    Car le conservatisme demeure antagoniste de la lutte enfantiste : « On ne peut combattre la pédocriminalité sans combattre les systèmes de domination qui la rendent possible, ni lutter contre l’inceste sans interroger les rapports de pouvoir qui traversent la famille, les institutions, les relations entre adultes et enfants, entre hommes et femmes », clame Julie Birebent.

  • À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    À Martigues, la politique vise l’émancipation des enfants et parents

    « J’ai pas les mots », reconnaît Aurélia Gomez. C’est un grand jour pour beaucoup, ce mardi matin, surtout pour cette mère de famille. Dès 8h, les rayons du soleil filtrant à travers les feuilles des arbres illuminent les visages, tout aussi rayonnants, des enfants et de leurs parents pour cette rentrée à l’école maternelle Di Lorto.

    Les émotions se mélangent à l’heure des grands chamboulements. « Joseph est calme, mais François est tout excité », illustre Aurélia Gomez à propos de ses garçons de 5 et 3 ans, qui entrent respectivement en grande et en petite section de maternelle. « Ça fait un petit pincement au cœur », reconnaît-elle, mais « on souffle un peu », plaisante son mari, Jean Gomez, avec cinq enfants scolarisés.

    « Depuis trois ou quatre jours, elle me dit : on y va, on y va, on y va ! », se réjouit une autre mère en évoquant l’impatience de sa fille. Dès le portail franchi, un panneau donne le ton de ce qu’est la scolarité à la sauce martégale : « Ici, pour les écoliers, l’accueil du soir, les sorties au cinéma et au musée, la musique, la danse, le sport, c’est gratuit. » Et ce ne sont pas les seules décharges pour les familles, car tous les élèves reçoivent, lors de ce jour de rentrée, un kit de fournitures choisies par leurs professeurs.

    Fournitures gratuites

    « On évite aux parents de payer les fournitures, normalement, ils en ont assez pour toute l’année », affirme le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, venu à la rencontre des parents et enfants avec l’adjoint (PCF) à l’éducation, Gilles Picard. Une politique indispensable pour l’édile : « Notre ambition est la même pour les tout-petits comme leurs parents, celle de pouvoir s’émanciper », insiste Gaby Charroux. Cela implique 4 659 élèves dans l’enseignement primaire, répartis dans 205 classes, dont plus d’un tiers sont des maternelles. Un budget de 230 000 euros y est consacré comme chaque année.

    La maternelle Di Lorto a également fait l’objet de travaux de rénovation durant l’été, à l’image des autres établissements de la Ville. « Nous avons fait de gros efforts sur les cours de récréation, pour la protection du soleil et pour créer de l’ombre », rappelle Gaby Charroux. « Chaque classe et réfectoire dispose d’un brasseur d’air et chaque dortoir est climatisé », complète-t-il. De plus, la maternelle Di Lorto dispose désormais d’un cabinet de toilettes accessible dans le hall d’entrée, ainsi que d’un éclairage à LED.

    La présence du maire et de son équipe devant cette école, située au centre du quartier prioritaire de Notre-Dame-des-Marins, accompagné de la police municipale, prend un sens singulier pour cette rentrée. « Aucun mauvais lien ne doit empêcher l’émancipation de tous », reprend Gaby Charroux, citant notamment la pression du trafic de drogue dans cette cité quasi sexagénaire. « Le principe dans ce quartier est d’inscrire l’école au cœur, à côté le centre social (…). Nous travaillons dans l’ombre pour maintenir le service public et social », affirme l’édile, rappelant la lutte pour le maintien du bureau de poste de Ferrières ou encore celle pour la réhabilitation tant attendue du quartier. « Cela fait plus de dix ans que la réhabilitation doit être engagée », rappelle Gaby Charroux.

    La présence policière est aussi un enjeu. « La police municipale n’est pas là parce que le maire aussi, mais parce qu’elle a été réorganisée. Il y a cinquante agents, dont une brigade de quartier, qui sont en opération tous les jours, car je demande de la tranquillité pour les habitants du quartier », conclut le maire.

    La quiétude observée ce mardi matin lors de cette rentrée, tout comme l’attitude détendue des parents et des enfants rencontrés, semble témoigner des effets positifs de cette approche globale.