Tag: famille

  • [C’est l’été] À Marseille, Saint-André se jette à l’eau

    [C’est l’été] À Marseille, Saint-André se jette à l’eau

    Avec ses 27 000 documents pour adultes et enfants elle offre une riche programmation culturelle et des animations variées. Trois dates à retenir pour finir l’été en fraîcheur, des matinées animées par les bibliothécaires à partir de 10h : « Jeux d’eau et ateliers créatifs » pour les 2-4 ans, vendredi 21 août. « Tous à l’eau » pour les 0-3 ans mardi 25 août. Et « Décore tons sac ou ta trousse » pour les 6-10 ans vendredi 28 août. Sur inscription au : 04.13.94.82.00.

    Adresse : 6 boulevard Salducci, 13016.

  • [C’est l’été] Les Sardinades, l’institution estivale de Port-de-Bouc

    [C’est l’été] Les Sardinades, l’institution estivale de Port-de-Bouc

    En fin d’après-midi, les familles affluent sur le port Renaissance. Toutes se dirigent dans la même direction : celle des tentes blanches dressées plus loin sur le quai. À Port-de-Bouc, les Sardinades sont une véritable institution populaire. Chaque année depuis 1988, de fin juin à début septembre, une dizaine de commerçants de l’association Promomer s’installent à proximité des bateaux de plaisance et proposent leurs mets aux visiteurs, qui peuvent les déguster en toute convivialité sur l’une des 150 tables mises à disposition.

    Le succès des Sardinades dépasse largement les frontières de Port-de-Bouc. Avec 1 500 personnes accueillies en moyenne chaque soir, elles sont devenues un événement régional incontournable de l’été. Marie, une Marseillaise, vient immanquablement chaque année lorsque sa famille d’Orléans vient lui rendre visite. « Je les amène ici parce que l’ambiance en plein air est vraiment agréable. C’est vraiment typique du coin ! Et puis il n’y a que des bons produits, avec de la variété. » Entre pizza, paella, tajine, produits de la mer, dont, forcément, les sardines, chacun trouve son bonheur parmi les stands de la manifestation. Kris, lui, va systématiquement au même : celui de Thierry. Chaque année, ce Flamand de Gand vient passer une semaine à Port-de-Bouc et tous les soirs, il commande des moules frites chez son « copain de vacances ».

    Retrouver l’envie d’être dehors

    « On adore l’ambiance, explique-t-il avec enthousiasme. On n’a pas ça en Belgique, les grandes tablées, la musique, la vue sur le port… » Et puis, en France, « les produits de la mer sont deux fois moins chers ! »

    Derrière les fourneaux, Thierry se réjouit de cette renommée, mais ne peut pas s’empêcher de remarquer la fréquentation en baisse. « Je crois que c’est comme tout ce qui se passe dans le pays, rien ne fonctionne comme il faut, déplore-t-il. Ça fait le plein nulle part pour la simple et bonne raison que les gens n’ont plus d’argent, donc ils réduisent les loisirs. » Mais le restaurateur reste optimiste : « Sans parler de pouvoir d’achat, même si je souhaite que ça s’améliore, il y a bien un moment où les gens vont avoir un peu plus d’envie d’être ensemble dehors. »

  • [C’est l’été] Visite d’un atelier de santons à Aubagne

    [C’est l’été] Visite d’un atelier de santons à Aubagne

    « Ce sont ma tante et mes parents qui ont créé l’entreprise, d’abord nous étions à Marseille, puis, maintenant, à Aubagne, depuis 1976 nous fabriquons des santons », déclare Didier Coulomb, fier du savoir-faire familial. Véritable patrimoine provençal, les petites figurines de terre cuite sont aujourd’hui produites par Didier et 5 autres artisans dans cet atelier.

    Création du santon, fabrication du moule jusqu’à la peinture et l’habillage, tout est fait de leurs mains. Pour découvrir ce savoir-faire, l’atelier vous est ouvert tous les mardis et jeudis à 14h pour une visite guidée d’une heure. L’entrée à 6 euros pour les plus de douze ans et 5 euros pour les plus jeunes comprend également l’accès à un musée composé de plus de 400 pièces uniques de santons bibliques, provençaux et historiques dont certains remontent jusqu’au XIXe siècle. Le musée à lui seul est gratuit le lundi et peut être visité du lundi au vendredi de 9h à 17h. L’établissement dans son intégralité est accessible aux personnes en situation de handicap. plus d’informations sont disponibles sur le site de l’office de tourisme d’Aubagne.

  • [C’est l’été] Un atelier à l’ombre du musée Ziem

    [C’est l’été] Un atelier à l’ombre du musée Ziem

    Depuis 1908, le musée expose les œuvres de Felix Ziem et d’autres peintures et arts graphiques du XIXe et XXe siècle. Ce mercredi, ce sera au tour des visiteurs de créer au cours d’un atelier « à l’ombre du musée », entre amis en famille ou seul, guidé par un professionnel de 10h à 11h, les visiteurs découvrent une œuvre avant de s’initier aux différentes pratiques artistiques (peinture, collage ou dessin). Il sera tout de même possible de visiter le musée librement et gratuitement comme à l’accoutumée, ainsi que d’assister à la présentation d’une œuvre par un médiateur. La moitié de l’établissement est consacrée aux œuvres de l’artiste qui lui a donné son nom : Felix Ziem. Il était un peintre Français précurseur du mouvement de l’impressionnisme et a peint en grande partie des paysages. L’autre partie du musée est dédiée à divers artistes contemporains de Felix Ziem tels que Emile Loubon ou Ernest Pignon-Ernest. Le musée est ouvert du mercredi au dimanche inclus, de 14h à 18h. Pour s’inscrire à l’atelier, plus d’informations sont disponibles sur le site de la ville de Martigues.

    Louis Golliot

  • [C’est l’été] Six siècles d’histoire de La Ciotat racontés sur les planches

    [C’est l’été] Six siècles d’histoire de La Ciotat racontés sur les planches

    « Le concept de ce spectacle, c’est de mettre en valeur des personnages qui ont marqué l’histoire de La Ciotat et La Provence », explique Mireille Benedetti, présidente de l’association « La Ciotat, il était une fois » et scénariste et metteuse en scène du spectacle La Ciotat, il était une fois 600 ans d’histoire. « Je voulais mettre en valeur la particularité de La Ciotat : les habitants se sont toujours battus pour préserver l’authenticité et les valeurs de la ville », ajoute-t-elle. Le spectacle commence en 1429, date de création de la ville, marquant la prise d’indépendance par rapport à la ville voisine, Ceyreste. « Il y a neuf actes, un final et un entracte », précise Mireille Benedetti.

    Pour petits et grands

    Le spectacle « est prévu pour touristes et locaux, petits et grands », insiste-t-elle. La scénariste travaille depuis six mois sur le spectacle. Au printemps, l’association a lancé des castings pour réunir 100 acteurs, « la plus petite à 2 ans et demi, le plus âgé 83 ans », dit-elle. Pour les combats, ce sont des escrimeurs professionnels, provenant de la troupe des Dragons de Condé de Fréjus. Les 100 comédiens incarneront au total 500 personnages.

    Les portes du Théâtre de la mer s’ouvriront, jeudi et vendredi, à partir de 18h. Dès 18h30, des animations sont prévues pour « vivre agréablement l’attente ». Une taverne gourmande tenue par l’association sera sur place. Le spectacle commence à 20h. « Il reste des places ! », indique Mireille Benedetti. Pour s’en procurer, il y a une billetterie en ligne sur « Helloasso.com La Ciotat, il était une fois ». Il est également possible d’obtenir des billets, ce mardi matin et à partir de 20h au comité des fêtes de La Ciotat, puis mercredi, jeudi et vendredi dès 17h au Théâtre de la mer. Un accès PMR est prévu. Le tarif est de 20 euros pour les adultes, 15 euros pour les enfants de moins de 12 ans et pour les groupes à partir de 10 personnes.

    Gabrielle Cartellier

  • Places d’accueil sabrées, des vies fragilisées

    Places d’accueil sabrées, des vies fragilisées

    « Moi et ma famille on était hébergés à l’hôtel par le 115, ils nous ont appelés pour nous informer qu’ils ont trouvé une chambre [dans] un foyer… On a essayé de refuser, ils ont dit que nous n’avons pas le choix, c’est soit ça, soit ils nous mettent dehors. On a fait confiance et on a accepté. Aujourd’hui, ils nous ont déplacés et c’est la déception totale. » Dans une lettre au Secours catholique, cette maman de deux enfants dont un âgé d’un an, appelle à l’aide. Elle s’est vue mettre la pression pour déménager alors qu’elle a toute sa vie dans une ville où elle essaie de s’en sortir. Son mari ayant même obtenu un travail. Elle poursuit : « Le foyer est au milieu de nulle part. Et la chambre, plus petite que celle de l’hôtel, pleine de cafards. Sans climatisation, mes enfants n’ont pas pu dormir jusqu’à 1h. Mon fils n’a pas du tout accepté ce changement, il était très malheureux. J’aimerais que le 115 me déplace (…) avec des conditions de vies plus adaptées pour mes enfants et moi ».

    Des témoignages comme ça, Alain*, travailleur social du Secours catholique dans un centre d’accueil pour femmes, en a à la pelle. Dire qu’il soutient la lettre de l’association envoyée au préfet, dénonçant comme de nombreuses autres impliquées dans l’hébergement d’urgence, les instructions du représentant de l’État, est un euphémisme.

    Il raconte cette femme venue de Lyon avec ses enfants pour fuir son mari violent qui voulait la tuer et qui a fait de la prison pour cela. On lui demande d’y retourner car les violences n’ont pas eu lieu dans la ville où elle est accueillie. Elle restera dans sa voiture avec ses enfants en attendant une solution. Cette autre, enceinte de neuf mois qui sort de l’hôpital après des contractions, reste sans aucune solution auprès du 115, et est hébergée au centre, le temps d’en trouver une. Ou encore cette femme enceinte, violentée à Montpellier, qui part à Vitrolles, que le 115 refuse d’héberger car elle n’est plus en danger.

    Faveurs sexuelles et viol

    Être femmes à la rue, c’est « 100% de chances de se faire agresser sexuellement ou violer », assène le travailleur social. C’est aussi « être obligée d’échanger des faveurs sexuelles en hébergement chez un tiers, de faire l’esclave moderne en faisant le ménage » assure-t-il, fort des histoires de la vingtaine de personnes que reçoit le centre chaque jour. Un lieu pour prendre sa douche, se poser, respirer en toute intimité. S’il conçoit que les places en hôtel sont coûteuses, il rappelle que « ce n’est pas la panacée ». « On ne peut pas y cuisiner et cela se passe plus ou moins bien suivant l’hôtelier. Le matin, on doit partir, le soir on dort à 20h ou à 19h. Parfois, c’est ouvert le matin, parfois, l’après-midi, parfois, on oblige à faire le ménage pour rester, sous peine d’un signalement où on va dire que la personne s’est mal comportée et elle peut être mise dehors. On a eu des retours où l’on se servait joyeusement en disant que si l’hébergée voulait rester, c’était de la faveur sexuelle » détaille-t-il.

    Il revient aussi sur les conséquences de cette remise à la rue pour des personnes qui vont jusqu’à garder tous leurs tickets RTM pour nourrir leur dossier, montrant à quel point elles sont honnêtes. « Oui, ce sont souvent des personnes en situation irrégulière » admet Alain, « mais qui sont là depuis 3, 4 ou 5 ans, qui ont un emploi, se comportent comme des bons citoyens. Les enfants vont à l’école. Et à qui on dit finalement, désolé, tu repars à la rue, ou alors à Vitrolles, Marignane » indique-t-il. De quoi nourrir « la colère voire la haine, avec des gamins qui trouveront leur intérêt à faire le chouf à la cité du coin, moyennant 150 euros la journée », où « l’argent économisé en hébergement d’urgence, va être dépensé en santé mentale, en frais hospitaliers, en police, en lutte contre le narcotrafic ». Un « terrible retour en arrière » déplore-t-il.

    Le tout alors que les femmes sans-abri étaient une priorité affichée par la préfète à l’égalité des chances, Isabelle Épaillard, aujourd’hui sur le départ. Cette dernière insistant dans nos colonnes sur leur prise en compte lors de la présentation en juillet, par l’Observatoire de la pauvreté de la première enquête sur « le parcours de prise en charge des personnes sans domicile en sortie d’hospitalisation à Marseille ». Un double discours insoutenable pour les associations qui ont entamé un véritable bras de fer avec l’État.

    *Le prénom a été changé

  • [Fête du 15 août] Pluie de festivités dans le ciel marseillais

    [Fête du 15 août] Pluie de festivités dans le ciel marseillais

    Karaoké géant, spectacle de drones ou encore feu d’artifice, tout Marseille est invité aux festivités exceptionnelles de ce samedi 15 août. La soirée se déroulera face à la mer, sur l’esplanade Gisèle-Halimi au niveau du J4, dans une ambiance que la Ville promet « conviviale et festive, pour toutes les générations et toutes les envies ».

    Dès 19h, le micro est tendu au public !

    Devenu un rendez-vous incontournable de l’été marseillais depuis sa création en 2021, le célèbre karaoké en plein air fait son grand retour pour cette nouvelle édition. Le temps d’une soirée, Marseillais et visiteurs sont conviés à « monter sur scène et devenir la star de la soirée ». Amateurs de R&B comme passionnés de chanson française, tout le monde pourra chanter en chœur, puisque le répertoire de cette année compte plus de 400 titres. Des tubes intemporels des années 80 au rap français, en passant par l’afrobeat, il y en aura pour tous les goûts.

    Un spectacle insolite dans les airs

    C’est le temps fort de la soirée. Dès 22h, le public pourra lever les yeux vers un spectacle aérien hors norme sous le thème de la « Méditerranée poétique ». Le traditionnel feu d’artifice s’associe à un ballet de drones inédit, conçu par le renommé Groupe F. Un rendez-vous d’une vingtaine de minutes « à découvrir et à partager en famille ou entre amis », soulignent les organisateurs. Ensuite, le karaoké reprendra de 22h30 à minuit, afin de clore la soirée comme elle avait commencé : en musique.

    Autour de la scène, l’ambiance sera de mise toute la soirée avec six stands d’animation ouverts à tous, un espace détente, une aire de pétanque et un coin restauration avec food trucks et bars installés en bord de mer.

    L’événement est entièrement gratuit et accessible à tous. La scène du karaoké dispose d’un accueil inclusion tandis qu’un accès PMR est prévu sur l’esplanade de la Major pour profiter du spectacle pyrotechnique. À noter qu’en cas de mauvais temps, les festivités pourront être reportées au dimanche 16 août.

    Andréa Goyard de Castro

    Circulation modifiée à retrouver sur marseille.fr

  • L’Embrunman, une histoire de famille qui a toujours la côte

    L’Embrunman, une histoire de famille qui a toujours la côte

    L’Embrunman est le plus grand événement sportif de l’année dans les Hautes-Alpes. Chaque week-end du 15 août, ce triathlon XXL se déroule autour du lac de Serre-Ponçon. Une épreuve très difficile avec 3,8 kilomètres de natation, 186 de vélo et un marathon pour terminer. Dans ce décor alpin, la pente va rapidement s’élever puisque les tracés sont loin d’être plats. Après un passage par le plan d’eau d’Embrun, les triathlètes s’attaqueront à l’un des cols routiers les plus hauts de France : l’Izoard. Avec un sommet à 2 361 mètres d’altitude, il sera le point clé de l’événement, mettant en difficulté n’importe quel participant. Ensuite, trois boucles de 14 kilomètres dans la commune d’Embrun, avec 400 mètres de dénivelé positif au total. « Ils prendront trois fois la côte Chamois. C’est celle qui passe en dessous du roc, au pied de la ville. Il y a un très fort dénivelé », souligne Anne Iacono, la directrice de course.

    Cette dernière a désormais pris la succession de son père à la tête de l’épreuve. Le Marseillais Gérald Iacono a bâti de toutes pièces l’Embrunman il y a maintenant 42 ans. Mais l’homme est toujours proche de l’événement. « Il est toujours président de l’association. Je n’ai pas l’expertise qu’il a donc quand j’en ai besoin, je lui passe un petit coup de fil et il m’aide », explique sa fille.

    Un prize money relevé en 2026

    Peu de nouveautés pour cette édition 2026 puisqu’elles sont au nombre de deux. « La seule réelle nouveauté, c’est le prize money. On a mis les hommes et les femmes au même niveau avec des primes en fonction des temps de passage sur certains points », décrit Anne Iacono. Un total de 95 000 euros sera distribué entre les classements généraux et les passages intermédiaires, avec donc la parité dans ce domaine. Le départ séparé pour les hommes et les femmes, c’est également terminé. Les quelque 1 500 participants s’élanceront tous, ce samedi, à 6h du matin.

    L’Embrunman réalise également une évolution positive avec un retour de l’événement dans le giron fédéral, « dans une volonté de renforcer les liens avec l’écosystème fédéral tout en conservant l’identité et l’esprit qui font la singularité de l’événement depuis sa création ». Concernant la liste de départ, elle est aussi XXL que l’épreuve en elle-même. Le double tenant du titre Louis Rochard sera bien présent au départ, tout comme des anciens vainqueurs (Nick Heldoorn, Diego Van Looy ou encore le Français Arthur Horseau). 2e en 2025, la Suissesse Nina Derron sera la grande favorite de l’épreuve féminine.

    Gérald Iacono disait : « Depuis 42 ans, ce qui nous anime reste intact : faire vivre une épreuve authentique, exigeante et chargée d’émotion ». Le triathlon familial est maintenant un immanquable au niveau mondial. Ce sera encore le cas en 2026.

  • [C’est l’été] Animation et concerts pour tous à Hyères

    [C’est l’été] Animation et concerts pour tous à Hyères

    C’est la dernière des nuits blanches ce jeudi à Hyères. Plusieurs concerts, activités et animations gratuites sont mis en place par la ville à partir de 18h. Tout est accessible aux enfants et sur la place Clemenceau il y a un parc et un manège.

    Le parcours des Arts sera ouvert jusqu’à minuit, toute la famille pourra découvrir des peintres, potiers et illustrateurs souhaitant montrer leurs ouvrages. Il est également possible de déambuler au Marché des créateurs avec des artisans de la région. Dans le même temps, le groupe de percussions Bandasaï déambulera dans la ville. Les musiciens jouent des instruments traditionnels de la batucada de Rio de Janeiro et proposent une musique brésilienne aux influences de samba.

    Une soirée de concerts

    Pour se restaurer, ce sera à l’espace gourmand, place de la République. Sur cette même place, le groupe Bigfoot jouera de la musique pour toutes les générations, de 21h à 23h30.

    Un autre thème de soirée est possible, place Oustaou Rou, avec une soirée Ibiza.

    Le stationnement est rendu gratuit de 18h à 2h.

    Gabrielle Cartellier

  • En mer, les forces de police veillent à la sécurité de tous

    En mer, les forces de police veillent à la sécurité de tous

    Police nationale et municipale, gendarmerie, affaires maritimes, parc national des calanques… Tout le monde s’est mobilisé ce mercredi 12 août sous la houlette de l’État pour une vaste opération de sécurité en mer. La 3e depuis le début de la saison estivale. Le but : sensibiliser les usagers aux comportements adéquats. Dans le viseur notamment, les excès de vitesse des plaisanciers mais pas que…

    Au départ du Fort Saint-Jean, sur un des deux bateaux armés par la brigade maritime de la police municipale, Guillaume, Anis et Carine font dans la prévention et la pédagogie. « Au remous que les navires laissent dans leur sillage, on est capable d’évaluer la vitesse… » explique Anis. Vitesse limitée à 5 nœuds à 300 mètres des côtes.

    Aux abords du Frioul, ce couple un poil trop véloce et qui le reconnaît volontiers. « Je suis passé rapide, il y avait la navette », argumente le pilote pas franchement soutenu par son épouse. « Je lui ai dit qu’il allait trop vite, il y a des gens là sous l’eau », indique-t-elle. Gilets de sauvetages, deuxième coupe-circuit, fusées de détresse, extincteur, les policiers lui demandent de tout sortir. Il s’en tirera avec des recommandations. « J’ai été négligent », convient-il, « ça lui fera une piqûre de rappel », poursuit sa femme.

    Les paddlers présument de leurs forces

    Direction la petite plage du Morgiret. « On vérifie que les navires mouillent dans les zones délimitées par les bouées, cela évite d’arracher les posidonies », précise Guillaume. Et en cas de manquement, « cela peut coûter plusieurs milliers d’euros », ajoute Anis. Entre deux baigneurs, un paddler se fraie un chemin. Une vraie problématique cet été pour les garants de la sécurité en mer. « Depuis le début de la saison, nous avons aidé 30 personnes » se désole Carine, « les gens partent et ne regardent pas la météo, le vent tourne, ils n’arrivent pas à revenir et s’épuisent ».

    Il y a aussi ce père de famille qui saute avec son fiston et sa gamine depuis les rochers. « Monsieur, vous êtes champions de saut ? Non hein c’est bien ce qu’il me semblait », l’interpelle Anis qui rappelle que se jeter des rochers est interdit par arrêté municipal sur tout le littoral marseillais. Quelques jours auparavant, deux jeunes Grenoblois qui ont passé outre sur la digue des Catalans, ont été hospitalisés. « L’un d’entre eux saignait à la tête et ne sentait plus ses jambes », raconte Carine.

    À quelques encablures, un navire arrive à fond. Il faudra que la brigade le prenne en chasse pour qu’il coupe les gaz. Sur les genoux d’un des passagers, une petite fille sans gilet de sauvetage. La mauvaise grâce du pilote, pourtant cadre dans les chantiers navals, finit d’agacer les policiers qui ne laissent pas passer. Il sera convoqué à la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer). Pris à 18 nœuds pour 5, soit environ 33 km/h pour 10, il risque une amende voire un retrait de permis…