Tag: extrême droite

  • Qui est vraiment la députée d’extrême droite Laure Lavalette

    Qui est vraiment la députée d’extrême droite Laure Lavalette

    À Toulon, le ripolinage de façade du parti créé par d’anciens Waffen SS ne s’embarrasse pas de finitions. Les lézardes se font d’ailleurs voir presque à chaque prise de parole, toutes décomplexées. Ainsi la candidate déclarée au poste de maire de Toulon, Laure Lavalette, ne prend guère de gants pour s’exprimer sur la politique sociale ou culturelle de la Ville.

    Pour l’illustrer nous reprenons donc ici certaines déclarations faites en séance du conseil municipal de Toulon lorsqu’elle y siégeait encore avant d’être élue députée dans la 2e circonscription en 2022. Histoire de donner un aperçu de la politique qu’elle mènerait si d’aventure les Toulonnais cédaient une fois de plus aux sirènes de l’extrême droite, oubliant le fiasco des années quatre-vingt-dix.

    Avec des attaques gratuites pour dérouler, coûte que coûte, le fil de son idéologie. Comme lorsqu’elle lance : « On s’est élevés contre l’aide à l’association Les Robin des bancs […] C’est stupide ! On ferait mieux de régler le problème des mineurs non accompagnés… » On sait comment. Le maire lui répondant alors : « Je suis partisan de la cohésion sociale, moi. Pas d’un jugement sélectif des personnes ».

    Une drôle de conception de la culture

    Dans le cadre d’une délibération sur l’organisation de l’exposition « Picasso et les paysages en Méditerranée » au Musée d’art de Toulon, Laure Lavalette saisit l’occasion pour dénoncer la programmation du Théâtre Liberté sur la thématique du genre. Et déclare : « Nous voterons favorablement cette délibération… Mais le programme du Théâtre Liberté annonce aborder la question du genre… Non, nous ne sommes pas tous concernés par ces théories nauséabondes… propagande LGBTQI avec l’argent du contribuable. » Elle ajoute, après avoir déploré la « perte du modèle masculin/féminin » : « Honte à Berling ! » – le directeur du Théâtre Liberté.

    Difficile également de brosser le portrait de la députée RN en faisant l’impasse sur les personnes dont elle s’entoure. En premier lieu, son ancien assistant parlementaire Nicolas Koutseff dont elle n’a pas pu faire autrement que de se débarrasser. Cela se passe en octobre 2024 au moment où la presse révèle les tweets haineux dont il se rendait coupable depuis très longtemps. Difficile de croire que, comme elle l’affirme, Laure Lavalette n’ait pas été alertée des contenus racistes, homophobes, antisémites ou misogynes diffusés. Parmi les propos rapportés étaient épinglés « les Arabes [qui] n’aiment pas l’eau », une « féministe de merde », ou encore en apostrophant Ali Rabeh, maire de Trappes par un insultant commentaire.

    Comment ne pas rappeler également l’enregistrement clandestin d’une enseignante, en février 2025, que la candidate RN a jeté en pâture à la vindicte de la fachosphère. Cela se passe dans les murs de l’Université de Toulon lors d’un cours de droit dirigé par Hélène Hurpy, dans le contexte d’un débat sur un tract émanant d’un syndicat étudiant d’extrême droite vilipendant les étudiants étrangers. L’enseignante-chercheuse expliquant notamment que ces propos allaient à l’encontre de la Convention européenne des droits de l’homme et de la Constitution française. Cette divulgation provoque une vague de cyberharcèlement ciblant l’universitaire, assortie de menaces. Face à la mobilisation de soutien pointant l’irresponsabilité dont elle a fait preuve, l’enregistrement est finalement retiré de X.

    Sur son « passé », enfin, il est bon de se souvenir aussi que l’élue Laure Lavalette a milité pendant de longues années contre le droit à l’avortement. Elle a ainsi signé en 2014 la charte de l’association Choisir la Vie – un mouvement catholique traditionnel – qui demandait explicitement aux élus de soutenir ou parrainer des candidats prêts à « abroger, à terme, le droit à l’avortement » . Interrogée aujourd’hui sur ce combat d’arrière-garde, elle minimise en affirmant qu’il ne s’agissait que de « causes locales autour de la famille ».

    En revanche, elle votera contre la proposition d’inscrire l’IVG dans la Constitution, et milite pour la suppression des subventions au planning familial. On peut lui reconnaître une certaine constance. Elle trimbale également dans sa besace, une « belle idée » de la justice et de son indépendance.

    Ainsi lorsque le Tribunal correctionnel de Paris reconnaît Marine Le Pen coupable de détournement de fonds publics le 31 mars, elle dénonce une justice ciblée, et déclare à l’Assemblée nationale : « Marine Le Pen est condamnée parce qu’elle est Marine Le Pen. » Pendant que son collègue député RN de la 8e circonscription du Var, Philippe Schreck, dénonce, lui, une « dictature des juges ». Voilà qui sont ces gens.

  • Patrick Pappalardo bascule à l’extrême droite

    Patrick Pappalardo bascule à l’extrême droite

    Face à la presse ce lundi matin, le président -poussé vers la sortie- du bailleur métropolitain Provence Métropole Logement (ex-HMP) le jure : « Je ne suis pas d’extrême droite. » Patrick Pappalardo a pourtant officialisé son ralliement au candidat du RN pour les municipales à Marseille, Franck Allisio, et rejoint les rangs de l’UDR d’éric Ciotti. Déjà lors des législatives, le député des Alpes-Maritimes l’avait poussé pour se présenter dans les 9-10, où il a finalement laissé sa place à Olivier Fayssat (UDR). Ce dernier se félicite de la « formidable expertise » qu’il apporte sur le logement. Il n’a pas tort : Patrick Pappalardo avait revendu à la découpe des immeubles avant qu’ils ne basculent en péril, révélait La Marseillaise en 2021.

    Aujourd’hui, au-delà du contexte national, il justifie son choix par le refus des Républicains de présenter une candidature face à l’ex-secrétaire d’État Sabrina Agresti-Roubache (Ren.) ainsi que par le manque de considération de la présidente (DVD) de la Métropole : lors d’une réunion en novembre dernier, son directeur de cabinet lui a reproché l’embauche d’une ancienne salariée du Département, explique-t-il. « Il a cherché à m’humilier en me disant : “moi, je te démissionne quand je veux”. Je lui ai dit : “vas-y !” »

    Il assure désormais rejoindre Franck Allisio « sans condition ». Prêt, cependant, à siéger avec un candidat qui a cosigné une proposition de loi pour attribuer des logements sociaux en fonction de la nationalité.

  • Jean-Firmin Bardisa officialise sa candidature face au RN

    Jean-Firmin Bardisa officialise sa candidature face au RN

    Fin juin, Jean-Firmin Bardisa nous avait confié qu’il ferait part de ses intentions après l’été. C’est chose faite depuis ce lundi, jour où débute la période préélectorale. Sans surprise, l’actuel élu d’opposition (SE) annonce, dans un communiqué, « sa candidature » aux municipales des 15 et 22 mars. Avec l’objectif de déloger le maire RN, Joris Hébrard qui a annoncé en juin dans le bulletin municipal -non sans polémique- sa volonté de briguer un 3e mandat. « Je lance un appel solennel à toutes les bonnes volontés et toutes les énergies pour constituer une liste d’union », prône Jean-Firmin Bardisa, qui avait récolté 23,08% des voix en 2020 tandis qu’Hébrard était réélu au 1er tour (57,2%) et que deux listes DVD, Caroline Grelet Joly (14,55%) et Christophe Roux (5,18%) étaient aussi en lice.

    Bardisa, également vice-président du Grand Avignon, revendique son envie de conduire une liste d’unité, préalable indispensable pour déloger le RN alors que la majorité de Joris Hébrard n’est plus aussi solide qu’il y a 6 ans. Jean-Firmin Bardisa, dans son communiqué, ne manque pas de rappeler l’éphémère passage à l’Assemblée nationale de Joris Hébrard qui, « poussé par son ambition abandonne sa ville et trahit ses électeurs ». Un bref mandat d’à peine un an avant de se faire réélire maire « sans conviction » en mai 2023 avec 10 abstentions sur 27 dans sa majorité.

    « La municipalité a déçu beaucoup de citoyens par des promesses de campagne non tenues, après un certain immobilisme, voilà qu’on assiste à des travaux l’année précédant les élections financées par un montant d’emprunt record jamais égalé », cingle Jean-Firmin Bardisa, qui fait de « la sécurité pour tous, l’accompagnement des seniors et des jeunes, un vrai soutien aux associations et de la propreté » ses priorités. Des discussions ont démarré à gauche, avec Michel Lovera chef de file du PCF par exemple, et à droite avec Christophe Roux, investi par l’UDI.

  • [Info La Marseillaise] Solange Biaggi pressentie à la tête du bailleur de la Métropole

    [Info La Marseillaise] Solange Biaggi pressentie à la tête du bailleur de la Métropole

    Il n’aura fallu qu’un seul week-end pour pousser
    le président du bailleur social métropolitain Provence Métropole Logement (ex-HMP), Patrick Pappalardo, vers la sortie. Après la révélation samedi, dans nos colonnes, de son ralliement à l’extrême droite pour les prochaines municipales, la présidente (DVD) de la Métropole Aix-Marseille, Martine Vassal, a dès dimanche soir annoncé qu’un remplaçant lui sera trouvé dès le prochain conseil métropolitain.

    « J’ai pris acte de la décision de Patrick Pappalardo de rejoindre le camp de l’UDR et du RN », écrit-elle dans un communiqué transmis à la presse. Avant d’annoncer que « dans ces conditions, il n’est plus possible pour Patrick Pappalardo de se maintenir à son poste ». « Le 18 septembre 2025, une délibération sera mise au vote en conseil de Métropole afin de désigner un futur président, détaille la présidente de l’intercommunalité. Cette délibération visera à remplacer Patrick Pappalardo à son poste et à assurer la continuité des projets et des activités de Habitat Marseille Provence. »

    Selon nos informations, c’est la conseillère métropolitaine (LR) chargée des commerces de centre-ville, Solange Biaggi, qui serait pressentie pour prendre la suite à la tête du bailleur fraîchement renommé et qui gère quelque 14 700 logements sociaux sur le territoire métropolitain. Un intérim jusqu’aux prochaines municipales, avec cependant le dossier de la rénovation urbaine à Frais-Vallon, longtemps freiné par Habitat Marseille Provence (HMP), sur le haut de la pile.

    Élue au côté de Jean-Claude Gaudin depuis 2001 et siégeant désormais dans l’opposition municipale, l’ex-adjointe marseillaise au commerce était déjà au conseil d’administration de HMP, désignée parmi les administrateurs métropolitains, en juillet 2020, après les dernières élections municipales. Élue dans les 2-3, elle fait également partie du conseil d’administration de la Société publique locale d’aménagement d’intérêt national (Spla-IN) chargée de la rénovation de l’habitat dégradé dans le centre-ville de Marseille. « Solange Biaggi a toujours été extrêmement impliquée à HMP/PML, ce serait amplement mérité », glisse un représentant métropolitain au conseil d’administration du bailleur social. Sollicitée, l’intéressée n’a pas donné suite.

    « Je ne m’y opposerai pas »

    « Je ne suis pas favorable à ma démission, quand on démissionne, c’est que quelque chose ne va pas », protestait pour sa part Patrick Pappalardo à l’occasion d’une conférence de presse, ce lundi matin. « C’est une mauvaise chose de changer de président à quelques mois des élections, c’est déstabilisant pour les locataires », justifiait-il, après avoir été appelé, la veille au soir, par Martine Vassal. S’il conçoit qu’il ne peut rester à son poste « parce qu’il y a un changement de ligne politique », celui qui a franchi le Rubicon pour s’allier à l’extrême droite s’étonne de la rapidité de la décision. « Je sens cela comme une punition, parce que je suis allé à un meeting », déplore-t-il. Dès samedi, il s’affichait au côté d’Éric Ciotti. Malgré cela, il accepte la sanction : « Je ne m’y opposerai pas, c’est son droit. » Et un réflexe républicain face à l’extrême droite.

  • Le président de Provence Métropole logement rallie Allisio

    Le président de Provence Métropole logement rallie Allisio

    Président du bailleur social de la Métropole Aix-Marseille, Provence Métropole Logement (ex-HMP), et de son parc de 14 700 logements sur le territoire, Patrick Pappalardo devrait annoncer, ce lundi, son ralliement au candidat du RN pour les prochaines municipales à Marseille, Franck Allisio.

    Une information confirmée de sources concordantes, que ni l’intéressé, ni le RN n’ont commenté suite à nos sollicitations. Lui-même n’avait même pas encore échangé au moment où nous écrivons ces lignes, vendredi soir, avec la présidente (DVD) de la Métropole, Martine Vassal, elle-même pressentie pour être candidate à la tête de l’union de la droite et du centre à Marseille.

    Sollicité, son entourage ne souhaitait pas faire de commentaire. Mais dans la matinée de samedi, la candidat d’extrême droite a annoncé tenir lundi une conférence de presse pour présenter « le ralliement d’un acteur local marseillais de premier plan ».

    Patrick Pappalardo est conseiller métropolitain et conseiller d’arrondissement dans les 9 – 10 où il avait intégré avec en 2022 un groupe dissident de la droite majoritaire formé de huit élus autour de Didier Réault, Guy Tessier, Frédéric Guelle, baptisé « Droite républicaine centriste et indépendante ».

    Ce ralliement fait suite à celui du président de son groupe à la Métropole, Jean-Baptiste Rivoallan (UDR) suivi par plusieurs élus des 11e et 12e arrondissement, ainsi que de l’ancien secrétaire général du groupe Olivier Rioult, désormais responsable du RN à Marseille.