Tag: expositions

  • Arles et le dessin, l’aventure continue

    Arles et le dessin, l’aventure continue

    Des mal connus, des oubliés et de grandes signatures – Giacometti, Goya, Pasolini, Piranèse et Richier côtoient Louise Michel, Desmazières, Palézieux et Ceija Stojka – une dizaine de lieux dans la ville, du renouvellement et des inattendus, plus de mille dessins proposent des découvertes merveilleusement imprévisibles.

    Plus de 159 000 entrées l’an dernier ! Rester curieux et désirant, accepter « les marges et l’inquiétude » ce seront les dangers et les bonheurs à quoi s’exposeront les visiteurs de ce quatrième Festival. Commencer l’itinéraire par la place de l’Hôtel de ville avec la Chapelle Sainte-Anne et l’Archevêché ensuite marcher par les ruelles vers les musées petits ou grands chez Réattu et Lee Uffan ou bien au Méjean près d’Actes-Sud, aller jusqu’en bordure de boulevard Emile-Combes pour retrouver la fraîcheur sous les voûtes de Saint-Blaise : les joies et les défis seront permanents.

    À la faveur d’un portrait d’un grand cinéaste-producteur, pour paraître en magazine samedi 25 avril on reviendra sur le point culminant de cette manifestation, une émouvante sélection opérée dans la collection de Martin Karmitz, en dialogue avec Antoine de Galbert. Ces découvreurs se sont finement associés au trio inspirateur du Festival Julie Bouvard, Vera Michalski et Frédéric Pajak qui poursuivent une irréductible et précieuse aventure parallèle, commencée en 2002, les éditions des Cahiers Dessinés.

    Aller vers ce qui « ne va pas de soi »

    Parce qu’on craindrait d’énumérer des listes de noms prestigieux ou bien inconnus, on désignera trois coups de cœur dans ce très riche programme : la vitalité et l’humour d’Armand Avril, l’assembleur de Cotignac décédé en novembre 2025, les vérités terrifiantes des encres de Louis Soutter ainsi que les inédits de Steinlen, ses sauvages Danses macabres jamais encore montrées. Ces noms choisis parmi les multiples propositions de l’équipe (une centaine de personnes passionnées et compétentes) de Frédéric Pajak pointent son inflexible ligne de conduite : fureter et glaner par-delà la tendresse, la sensualité ou la violence, entrevoir et puis aimer ce qui « ne va pas de soi ».

    En ligne sur le site du Festival d’autres séquences et rendez-vous, jusqu’au 17 mai. En off, deux Marseillais, Gérard Traquandi dans la galerie Laurent Godin établie depuis un an près du Pont Trinquetaille et l’écrivaine Liliane Giraudon chez Corinne Dumas, place Voltaire.

    Festival du dessin d’Arles, jusqu’au 17 mai en centre-ville. Programme complet sur le site de la Ville ou festivaldudessin.fr

  • La Biennale d’Aix est lancée, l’Italie mise à l’honneur

    La Biennale d’Aix est lancée, l’Italie mise à l’honneur

    L’événement est devenu incontournable. La Biennale d’Aix-en-Provence revient, dès ce samedi 11 avril, pour une troisième édition. Jusqu’au 14 juin, la première partie de ce rendez-vous d’art et de culture présentera une cinquantaine de « propositions artistiques », dont 66 en accès libre, et 17 dans les quartiers et villages de la ville. Une centaine d’artistes issus de sept nationalités différentes, dont 18 locaux, animeront l’événement au travers de spectacles vivants, d’expositions, de rencontres et de performances. Au total, l’événement compte 70 partenaires pour sa tenue. Et ce samedi, plusieurs temps forts ouvriront la Biennale. Pour ces premiers jours, la programmation propose notamment un spectacle de voltige, depuis le haut du cours Mirabeau jusqu’à la scène installée sur la Rotonde. « Élévations » est une création de spectacle vivant d’une heure et demie, proposée par le Collectif XY, musicalement accompagné par des musiciens venus d’Italie et d’Occitanie. « Près de quarante artistes, trente acrobates et onze musiciens transforment le cours Mirabeau, lieu emblématique en une installation vivante », décrivent les organisateurs. Départ à 17h30, sur le cours Mirabeau, ces samedi et dimanche. En ville, d’autres installations impulsent, dès ce samedi, l’ouverture de la Biennale. Entre autres, le lancement, autour d’un brunch au 3bisF, de l’exposition d’art contemporain What Remains – Ce qui reste et ce qu’on laisse, de l’artiste Ghita Skali. Ou le vernissage, dès 16h à la Galeria Ramand de l’exposition Au Cœur du Tendre, de l’artiste Aurélie Sicas.

    L’Italie, invitée spéciale

    En invitée d’honneur cette année, l’Italie, avec une multitude d’artistes originaires du pays mis en avant. Un hommage sera rendu à Hugo Pratt, dessinateur de bande dessinée, célèbre pour ses dessins de la série Corto Maltese, ses planches seront exposées à La Manufacture, dans l’exposition Rencontres avec le 9e art. Divers musiciens italiens notamment seront sur les scènes de la Biennale. Entre autres, une soirée d’artistes féminines italiennes, entre rap, pop et poésie, le vendredi 29 mai, à La Manufacture, un concert de chants napolitains populaires, avec le Duo Lyra à la harpe et la mandoline et la soprano Pascale Sicaud-Beauchesnais, le samedi 30 mai sur la promenade de l’Arc. Pour ne citer que les dates proches…

    Effets réels, un festival littéraire inédit

    Sur le même temps que la Biennale, Effets Réels, festival littéraire de non-fiction, est lancé à Aix-en-Provence et à Marseille. En France, il est le premier festival international dédié aux « littératures du réel ». Jusqu’au 12 avril, des auteurs de toutes nationalités, tels que Vanessa Springora, Francesca Melandri, Maria Sanchez, présenteront rencontreront le public. Programmation sur le site du festival.

  • Le tour du Festival d’Avignon en 80 interrogations

    Le tour du Festival d’Avignon en 80 interrogations

    « Va-t-on pouvoir voyager en Corée sans sortir d’Avignon ? », s’interroge, devant plusieurs centaines de personnes installées dans les fauteuils rembourrés rouges de la FabricA, Fatima, animatrice à l’espace pluriel d’Avignon, en présentant Kim : Yeonshee, spectacle au programme du Festival d’Avignon IN lors de cette 80e édition qui se tiendra du 4 au 25 juillet prochain. Une interrogation parmi les 80 formulées par des festivaliers sélectionnés ce mercredi 8 avril en début de soirée lors de la présentation du programme de l’événement, avec pour thème, donc, le questionnement.

    Il y a tout de même un certain nombre de certitudes sur le déroulement. À commencer par le nombre de représentations, avec pas moins de 47 spectacles mais aussi 2 expositions pour près de 300 représentations et plus de 136 000 places à la vente. Avec, en ouverture dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes, « Maldoror » de Julien Gosselin, adapté de l’écrivain chilien Roberto Bolaño. Un questionnement, forcément, sur la présence de la violence dans la société.

    Se mêlent ensuite, pendant les trois semaines de l’octogénaire du Festival In, des grands noms tels qu’Isabelle Huppert, Valérie Dréville, Denis Podalydès ou encore Éric Ruf. À noter que 67% des artistes invités sont programmés pour la première fois sur les planches de la Cité des Papes.

    Corée à l’honneur

    Un air d’Asie va donc également souffler sur Avignon pendant ce mois de juillet. Plusieurs œuvres de la prix Nobel de littérature Han Kang seront ainsi présentées, dont son dernier roman Impossibles adieux. Mais aussi, parmi d’autres, Island Story de Kyung-Sung Lee, qui conte, au gymnase du lycée Aubanel, l’histoire du massacre de Jeju en 1948, où des dizaines de milliers de personnes avaient été tuées suite à une rébellion contre le pouvoir anticommuniste mis en place. « Comment donner la voix à ceux qui sont réduits au silence ? » demande ainsi à ce propos Jeffrey, un festivalier habitué de nationalité américaine, qui rappelle la responsabilité de son pays dans ce conflit.

    L’occasion également, pour le maire nouvellement élu, Olivier Galzi (DVD), d’assurer qu’il promeut « une culture partout et pour tous » et qu’Avignon sera « une capitale » et, dans une longue tirade, d’appeler à « abattre des remparts d’ignorance » et à « éveiller les esprits sans attiser le bruit et la fureur ». Et ce, quelques minutes après des applaudissements nourris pour sa prédécesseuse à la tête de la ville, Cécile Helle (PS), qui n’était pas présente ce mercredi.

    Les différentes billetteries et l’accès au festival

    Un nouveau système d’ouverture des ventes sous forme de créneaux « afin de garantir un accès fluide et d’éviter toute saturation du site » a été présenté ce mercredi. Ceux-ci, déjà tous complets, permettent d’acheter ses places lors d’un horaire dédié entre le lundi 13 et le samedi 18 avril. Pour le reste, la billetterie en ligne, pour tous et toutes, sans inscription préalable, ouvrira le samedi 18 avril à 13 heures. Puis, à partir du 20 juin, par téléphone au 04.90.14.14.14 ou au guichet, 20 rue du portail Boquier. Et à partir du 27 juin à la boutique du Festival, située sur la place de l’Horloge. Avec, comme toujours, un guichet de la dernière chance sur les lieux du spectacle, une heure avant le début de ceux-ci, dans la limite des places disponibles. Tout en sachant qu’il y en aura 136 000 à la vente, soit 14 000 de plus que l’an dernier.

    Pour se rendre sur place, le dispositif exceptionnel de trains et bus mis en place par la Région Sud est maintenu, avec des lignes depuis plusieurs communes vauclusiennes. Mais aussi des trains et bus jusqu’à 23h30 « pour un retour facilité et un hébergement en périphérie » précise l’organisation, notamment vers Arles, Carpentras, Cavaillon ou encore Orange.

    Infos et billetterie sur festival-avignon.com

  • La région Sud au fil des stands au Salon de l’agriculture

    La région Sud au fil des stands au Salon de l’agriculture

    Dans le hall 7, entouré des stands des départements l’institution provençale met en valeur les AOP, IGP et label bio de ses huiles d’olive, vins rosés et fruits et légumes de son territoire. Les vins régionaux seront particulièrement mis en avant grâce à un parcours œnologique « avec des temps de dégustation et de présentation des appellations contrôlées ». Un espace cuisine permettra également aux visiteurs de découvrir les saveurs provençales. Enfin, l’espace producteur laissera le loisir de tout un chacun d’échanger directement avec ceux qui travaillent la terre, en favorisant les circuits courts. Durant les deux semaines du salon, différentes activités seront également proposées notamment sur l’anti-gaspillage et la souveraineté alimentaire.

    Vaucluse : un marché couvert de la gastronomie

    Pour cette nouvelle année de présence sur le salon de l’agriculture, c’est sous la forme d’une halle que le Vaucluse va investir le parc des expositions. Des producteurs du département échangeront avec les visiteurs dans une reproduction d’un marché couvert. Agriculteurs, viticulteurs, apiculteurs, distillateurs et chefs cuisiniers seront ainsi présents sur ce stand, offrant la découverte des vins vauclusiens et de sa gastronomie. Le champion du monde de Burger sera également présent mercredi 25 février pour proposer des hamburgers avec des produits vauclusiens. Il sera également possible pour les visiteurs de découvrir la traditionnelle soupe au pistou.

    Var : littoral, forêts, rosé et mimosa

    Le stand façon crique méditerranéenne (paillote, pointu [barque de pêche traditionnelle], bar à coquillages), aura pour but de valoriser la viticulture – notamment le rosé, dont le Var est premier producteur mondial, l’horticulture, les produits oléicoles, et les produits de la mer. Plusieurs temps forts : lundi (9h45) une séquence dédiée à la filière du mimosa, deux tables rondes mardi : la première (10h30) sur les « vocations aux métiers agricoles et de la pêche traditionnelle », en lien avec les bénéficiaires du RSA, la seconde sur « l’agroforesterie dans le Var », et les enjeux de protection de la forêt dans un département qui en est recouvert à plus de 70%. Enfin, les visiteurs pourront profiter des stands (vins, plats traditionnels, cosmétiques…) tenus par 18 exposants, pour découvrir les spécialités locales.

    La pomme des Alpes-de-Hautes-Provence fait le voyage

    Cultivée entre le froid alpin et l’air méditerranéen, la pomme des Alpes de Haute Durance est le fruit d’un savoir-faire et d’un terroir unique que le département des Alpes-de-Hautes-Provence a décidé de mettre à l’honneur pour cette 62e édition du salon de l’agriculture. Des producteurs engagés seront présents dès ce samedi pour présenter ce fruit, labellisé IGP. Un espace dégustation permettra également de découvrir chaque jour les produits et saveur du département.

    Enfin, le réseau « bienvenu à la ferme » organisera différentes activités pour faire découvrir le monde agricole au plus grand nombre, avec des jeux ludiques pour les familles.

    Tourton, bleu du Queyras et ravioles pour les Hautes-Alpes

    Dans un écrin de bois de mélèze, les Franciliens pourront se croire quelques instants dans les Hautes Alpes, au sein du stand du département. L’occasion pour ces derniers de découvrir la diversité des spécialités alpines : tourton, bleu du Queyras ou encore ravioles. Une cantine haute alpine sera ouverte pour permettre aux visiteurs de se sustenter grâce aux produits locaux de ce territoire. Le bistrot des Hautes-Alpes sera aussi l’occasion pour les curieux de découvrir les différents alcools et boissons, typiques des cols enneigés du département : du vin au jus de fruit en passant par des spiritueux.

  • L’art met en scène les cultures méditerranéennes

    L’art met en scène les cultures méditerranéennes

    L’événement « Méditerranée bord à bord », exposé au Polaris d’Istres met à l’honneur la Méditerranée. « Polaris est un centre d’art contemporain qui a toujours cherché l’ancrage dans la question de l’héritage et de la filiation » rappelle la directrice artistique, Catherine Soria. Ce projet valorise l’ancrage antique dans l’art contemporain pour « traiter les questions de flux et d’ouverture multiculturelle du pourtour méditerranéen », développe-t-elle.

    Gianni Dessi donne le ton

    Jusqu’au 4 avril, le premier volet s’ouvre avec l’exposition Terra Terre de Gianni Dessi. Partisan du renouveau de la peinture italienne des années 1970-80, cet « artiste contemporain avec une touche classique », décrit Catherine Soria, « lie la tradition à la modernité de la peinture ». Du sol au plafond, Gianni Dessi joue avec l’optique et l’espace dans une scénographie propre à son art. « Une mise en bouche » du deuxième volet.

    Grecs, marocains, tunisiens… Les vingt artistes méditerranéens seront exposés dès le 16 mai. Cette fois, la scénographie fera ressortir la mixité culturelle du pourtour méditerranéen. « D’un bord à l’autre, ces cultures sont à la fois communes et différentes », explique la directrice artistique, « reliées par un passé commun ». Les matériaux incarnent aussi ce message : « Parler de la culture méditerranéenne, c’est parler des savoir-faire : la terre rouge, la céramique, le marbre, la fresque au henné…», appuie Catherine Soria.

    Entrée gratuite

  • Du mieux dans la qualité de l’air, selon une étude d’Atmosud

    Du mieux dans la qualité de l’air, selon une étude d’Atmosud

    La qualité de l’air s’améliore. C’est la conclusion de l’étude Scenarii 2, menée par Atmosud dans le cadre d’un comité de pilotage rapproché avec l’Agence régionale de santé, la Dreal et Santé publique France pour évaluer l’efficacité des actions mises en œuvre au cours de la dernière décennie pour réduire le risque sanitaire d’exposition pour la population des 66 communes du pourtour de l’étang de Berre. « C’est un rebond du travail conduit il y a une dizaine d’années avec Scenarii 1, développe Dominique Robin, directeur d’Atmosud. Il a été mené dans le cadre du Plan santé environnement. »

    Au total, trente composés venant de différentes sources (industrie, transport routier, maritime, aérien, chauffage…) sont analysés dans ce deuxième volet, sur les 72 inventoriés par Atmosud. Parmi eux, quatre polluants réglementés présentent un risque sanitaire pour 100% de la population : l’ozone, le dioxyde d’azote, et les particules fines PM10 et PM2.5. En cause : une exposition dépassant les seuils (comme pour l’ensemble de la région).

    Un excès de risque

    Néanmoins, un excès de risque supplémentaire est identifié sur la zone dû à un cumul des expositions à des polluants cancérigènes, mutagènes et/ou reprotoxiques (CMR). En cause, des polluants principalement émis par l’industrie comme l’oxyde d’éthylène, le 1,2- dichloroéthane, le cobalt et le chlorure de vinyle monomère.

    « Dans un scénario d’exposition dit réaliste, ce qui correspond à trente ans d’exposition, environ 400 personnes sont exposées à un excès de risque cumulé, soit moins de 0,1% de la population », explique Edwige Révélat, directrice scientifique et technique à Atmosud. Dans le scénario majorant (70 ans d’exposition), 28 000 habitants sont concernés, soit 4,5% de la population, principalement à Port-de-Bouc, Martigues et Berre-l’Étang.

    Edwige Révélat note tout de même « une tendance à la baisse et à la stabilité des concentrations ». Si l’exposition aux particules fines et le dioxyde d’azote (des polluants multi-source) continue de dépasser les seuils, elle diminue tout de même de 30% entre Scenarii 1 et Scenarii 2. D’autres composés présentent une diminution de leur concentration, comme le benzène (30%), ou le 1,2 DCE, ou dichlorure d’éthylène (de -10 à -50%).

    Une conclusion qui n’a pas manqué de faire bondir les représentants des associations environnementales du secteur, à l’instar de Daniel Moutet, de l’Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos : « À aucun moment Fos-sur-Mer n’est cité, je ne comprends pas pourquoi elle ne fait pas partie des villes polluées. On est sous les vents de Lavéra et l’été sous les vents d’ouest qui nous amènent la pollution des usines. Ces résultats sont impossibles, sauf à travers le lissage des données que vous faites. » Yves Bidet, pilote du réseau climat énergie de FNE13, souligne : « Il y a des personnes qui viennent travailler dans la zone sans y habiter, l’étude ne les prend pas en compte. » Alain Collomb, médecin sur la zone, s’inquiète quant à lui des « effets cocktails » des polluants qui peuvent se « potentialiser », une donnée non considérée. Son collègue Patrick Courtin, docteur spécialisé en santé environnementale, pointe quant à lui l’absence des perturbateurs endocriniens, « qui ne sont pas pris comme des risques ».

    Ces limites, les instigateurs de Scenarii 2 en sont conscients. Cécile Morciano, responsable du service santé environnement de la délégation des Bouches-du-Rhône pour l’ARS, explique : « Ce n’est pas une étude qui permet de prédire l’apparition de maladie, on est sur du calcul théorique de risque sanitaire. »

  • Le Mucem fait le bilan de 2025 et lance quatre expos en 2026

    Le Mucem fait le bilan de 2025 et lance quatre expos en 2026

    « L’année 2025 a été exceptionnelle en termes de fréquentation. Le public n’est jamais venu aussi nombreux au Mucem depuis 10 ans avec 1,4 million de visiteurs », amorce Pierre-Olivier Costa, mercredi 4 février, lors d’une conférence de presse destinée à faire le bilan et promouvoir le programme 2026. Parmi les expositions présentées lors de l’année écoulée, la qualité d’« Amazighes », « En piste » et autres « Un air de famille » et « Lire le ciel » ne sont pas étrangers à pareil succès, mais à relativiser au regard « d’autres établissements culturels de Marseille, comme les Musées de la Ville, qui ont battu des records de fréquentation », souligne le président du Mucem. « En ces temps compliqués où l’on parle les uns contre les autres, le Mucem est un refuge, un lieu où l’on peut prendre le temps », estime celui qui est à la tête d’un musée dont la moyenne d’âge des visiteurs est passée « en trois ans, sous la barre des 40 ans ». Et de préciser encore : « En 2025, il y a eu une augmentation de 15% de visiteurs qui venaient des quartiers nord. »

    Au moment de lui emboîter le pas, Marie-Charlotte Calafat salue quant à elle la politique d’acquisition du Mucem en 2025, des costumes des Jeux olympiques de Paris 2024 aux objets des 3G, le bar associatif lesbien de la rue Saint-Pierre qui a fermé ses portes la même année, « valorisés immédiatement à travers des expositions ». La directrice scientifique et des collections du musée d’État souligne ainsi la nécessité pour le Mucem de continuer à « faire vivre les collections et de les confronter aux enjeux contemporains. Un musée attentif aux mémoires, aux luttes et aux enjeux politiques et culturels de notre temps ».

    « Réalités de la maternité »

    Si les expositions « Don Quichotte – histoire de fou, histoire d’en rire » et « Ferdinandea, l’île éphémère » sont encore abrités en ses murs, respectivement jusqu’au 30 mars et 20 septembre, le Mucem lancera sa première exposition de l’année 2026, le 18 mars, avec « Bonnes mères ». Se voulant « solaire », campe l’une de ses deux commissaires, Caroline Chenu, un parcours autour de la maternité, irrigué pour « un tiers par des collections du Mucem, ethnographiques, anciennes et contemporaines ». Son alter ego Anne-Cécile Mailfert, par ailleurs à l’origine de la création de la Fondation des femmes, qui milite pour les droits des femmes et contre les violences qui leur sont assénées, situe : « En ces temps d’injonctions contradictoires faites aux femmes, entre dénatalité et natalité, l’époque invisibilise ce que vivent les mères. Il est donc temps de parler des réalités de la maternité, de la réalité matérielle du corps des femmes. » Avant d’illustrer son propos par des symboles : « De la mère de Dieu jusqu’à la mère de la patrie, les sociétés ont toujours besoin de figures maternelles. Elles sont au sommet des églises mais pas à leur tête. Et Marianne est la représentation idéale de la République, alors que les femmes en étaient exclues jusqu’au XIXe siècle. »

    Mode, images et Mayotte

    Le Mucem proposera ensuite, à partir du 20 mai, l’exposition « Mossi Traoré, la mode aussi ». Avec l’idée, précise ce styliste parisien, de « rendre la mode et les musées accessibles aux publics des quartiers populaires ». Un parcours aux multiples ambitions, parmi lesquelles celles de « faire revivre [sa] perception et passion du football de [son] enfance avant ses dérives » actuelles, de mettre en avant les « collaborations entre artistes et artisans d’art » ou encore de montrer ses « collections en hommage aux éboueurs de la ville de Paris ».

    Deux autres expositions seront programmées à partir de l’automne : « Manger les images », autour de la surabondance d’iconographies en tous genres, de l’Antiquité à nos jours, et de la façon dont on les consomme autrement qu’avec le regard, ainsi que « Mayotte, Maoré – La rencontre des mondes ». Un parcours qui retrace l’histoire de cette île de l’océan indien, véritable « carrefour où les mondes se croisent et s’influencent », résume Abdoul-Karime Ben Saïd, directeur du Musée de Mayotte.

  • Une riche année culturelle en vue dans le département du Var

    Une riche année culturelle en vue dans le département du Var

    Avec 400 000 visiteurs sur les événements proposés dans les lieux culturels départementaux et les actions menées en régie en 2025, le bilan est positif pour le département du Var en matière d’action culturelle. Doté d’un budget de 11 millions d’euros, il aura – et c’est une bonne nouvelle au vu des sommes dédiées à la culture en France – les moyens de ses ambitions.

    Présentées jeudi dernier, elles se déclinent en sept axes. Le premier, « s’émerveiller », est consacré au spectacle vivant, avec, entre autres, la tournée Var Opéra et la scène ouverte départementale. Le deuxième, « s’ancrer », invite à (re)découvrir le patrimoine, à travers l’Écomusée départemental des 4 frères, notamment, qui proposera deux expositions, « Cuisine provençale » et « Pierre sèche », sur les bâtisseurs provençaux. Dans cette lignée, « Découvrir » nous replonge dans la mémoire de notre civilisation, avec des conférences et expositions proposées aux archives départementales.

    La quatrième thématique, « respirer », se matérialise à travers les nombreux événements organisés en des lieux extérieurs, dont l’Ecoferme de la Barre et la Maison de la Nature du Plan. Vous pourrez aussi « admirer » les œuvres d’arts plastiques présentes à l’Abbaye de la Celle et dans le Musée virtuel du Var, nouvel outil virtuel permettant d’accéder à l’ensemble de la collection départementale.

    Enfin, les deux dernières, « imaginer » et « apprendre », invitent à la lecture, avec la traditionnelle Fête du Livre, à la formation artistique à travers le Schéma départemental d’enseignement artistique (SDEA), et à l’inclusion des personnes en situation de handicap, à travers le Mois des Possibles.

  • Une plainte inédite contre l’amiante dans le bâti scolaire

    Une plainte inédite contre l’amiante dans le bâti scolaire

    « L’omerta, le déni et les mensonges, ne peuvent plus durer. » Devant le palais de justice de Marseille, Nathalie Laclau, présidence de l’Avalé 13 (Association des victimes de l’amiante dans les locaux de l’éducation des Bouches-du-Rhône) tire la sonnette d’alarme sur un « scandale sanitaire » dans le bâti scolaire. Entourée de représentants syndicaux d’enseignants, d’agents territoriaux, d’association de parents d’élèves, elle dénonce : « Il n’y a jamais eu de politique d’éradication de l’amiante dans les locaux scolaires depuis son interdiction. Mais le bâti s’est usé et libère immanquablement des fibres d’amiante. »

    D’où un dépôt de plainte inédit, contre X pour mise en danger de la vie d’autrui, auprès du procureur de la République du pôle santé publique de Marseille, ce mercredi par la dizaine d’organisations et les plusieurs dizaines de parties civiles réunies sous la même bannière pour cette action. L’objectif affiché est simple : « Demander justice et faire la lumière sur les responsabilités politiques et institutionnelles. Que plus personne ne puisse se défiler sans rendre des comptes », résume Arnaud Dupleix pour la FCPE 13. Pour les travailleurs des établissements scolaires comme les parents d’élèves, la présence d’amiante et leur exposition ne font aucun doute. « Il y a eu des droits de retrait et des mobilisations d’ampleur dans plusieurs établissements sur la question », rappelle Laurence Rouvière, pour le Snudi-FO. « L’éducation et les collectivités territoriales refusent de se confronter à l’ampleur du phénomène », abonde Sébastien Fournier, pour la FSU-SNUipp.

    « Des expositions passives et actives »

    Et s’ils posent la question de la responsabilité, c’est car le collectif fait face à un labyrinthe institutionnel où se mêlent l’intervention de l’Éducation nationale et les compétences des collectivités territoriales sur le bâti scolaire : les écoles dépendent des communes, les collèges du Département et les lycées de la Région. « On a 12 exemples : des écoles maternelles et élémentaires, des collèges et un lycée dans les Bouches-du-Rhône où il y a une défaillance dans la production et la communication des diagnostics techniques amiantes. Ils sont parfois inexistants, parfois incomplets », précise Me Julie Andreu qui porte le dossier. Avant de conclure : « Il y a des expositions actives et passives : quand on est enseignant et qu’on perce un mur, on peut être exposé à l’amiante. Quand on est élève et qu’on dort dans une salle où il y a des dalles de plafond dégradées et amiantées, on n’est pas informé.»

  • La quinzaine du Japon est lancée dans le Gard

    La quinzaine du Japon est lancée dans le Gard

    Tout le Gard concerné

    Mais cette quinzaine qui séduit petits, adolescents et adultes autour d’une même culture va rayonner sur l’ensemble du territoire gardois. Ainsi, la Bambouseraie en Cévennes propose des « visites exclusives » du jardin d’inspiration japonaise « Le Vallon du Dragon » (les 8, 9 et 11 novembre). Toujours dans les Cévennes, le Vigan organise aussi une journée avec de nombreuses animations dimanche 9 novembre. Jusqu’au 28 novembre, la Maison de ma Région de Nîmes accueille une exposition sur les « Voyages autour du Mont Fuji ». Du 15 au 18 novembre, le Cinéplanet à Alès met, lui, en lumière le cinéma japonais.

    Quatre lycées du département vont également accueillir des animations autour du manga, du dessin, de la cuisine japonaise ou des expositions. La médiathèque de Saint-Christol-lez-Alès accueillera l’exposition « Curieux Japon » et celle de Saint-Hippolyte-du-Fort proposera de nombreux ateliers (8, 12, 15, 19 novembre). Enfin, le musée voisin de la soie présente une exposition de broderies japonaises traditionnelles.