Tag: expositions

  • À Med’Agri, la sortie de crise par l’innovation

    À Med’Agri, la sortie de crise par l’innovation

    Innover pour avancer, tel semble être le credo de la Chambre d’Agriculture de la région Paca pour cette édition 2026 du salon Med’Agri des professionnels de l’agriculture méditerranéenne, qui se tient du mardi 13 au jeudi 15 octobre au parc des expositions d’Avignon.

    « Un rendez-vous au cœur des transformations », comme veulent le rappeler les organisateurs de la cinquième édition de l’événement, qui se tient tous les deux ans. Trois axes sont privilégiés pour ce rendez-vous. De son côté, Sandrine Faucou-Bourne, vice-présidente de la Chambre régionale d’Agriculture Provence-Alpes-Côte d’Azur et présidente du salon Med’Agri, assure que « l’ADN de ce salon est d’accompagner et de pérenniser nos activités et nos métiers ». Et que « dans un contexte de profondes mutations économiques, climatiques et sociétales, Med’Agri offre aux professionnels un espace d’échange, de découverte et d’innovation au plus près des réalités du terrain ».

    On y retrouve ainsi une grande exposition avec pas moins de 350 exposants de matériel et de services dédiés. Mais aussi des pôles thématiques entre machinisme, innovation, nouvelles technologies, énergies renouvelables, formation ou encore Tech & Bio. Ainsi qu’un cycle complet de conférences et d’ateliers.

    Territoire large

    Dans un dossier de presse, la Chambre d’Agriculture rappelle les enjeux du réchauffement climatique, avec des températures de 2 à 4 degrés plus élevées d’ici 2100. Un réchauffement qui signifie aussi que l’agriculture dite méditerranéenne « s’étend progressivement vers les régions septentrionales françaises ». Et prend en exemple la venue de conseillers en irrigation et gestion de l’eau du bassin Adour-Garonne, en Nouvelle-Aquitaine. « Preuve s’il en est que l’agriculture méditerranéenne devient une source d’inspiration pour d’autres territoires », se targue Med’Agri.

    Outre les grandes machines pour les productions de masse, le salon assure qu’il « consacrera aussi une large place à l’agriculture biologique, à l’agroécologie et aux biosolutions, avec un focus sur les innovations techniques au service de la performance durable ». Avec des rencontres et des stands dédiés.

  • L’héritage de 1936 vibre à la Bourse du travail d’Alès

    L’héritage de 1936 vibre à la Bourse du travail d’Alès

    Pour saisir toute la portée pour la classe ouvrière du Front populaire en 1936 il faut « remonter aux grands mouvements historiques et notamment à 1789 ». Jean Vanhaute place d’emblée l’événement dans le temps long. Car pour comprendre combien les conquêtes sociales de 1936 structurent encore aujourd’hui le monde du travail – les congés payés en sont l’exemple le plus parlant – le responsable de l’Institut d’histoire sociale CGT du Gard (IHS 30), image son propos par des dates clés.

    Son récit de « l’histoire du Front populaire » a donné le coup d’envoi, lundi 5 octobre, de la quinzaine dédiée aux 90 ans de cette grande expérience politique et sociale organisée à la Bourse du travail d’Alès jusqu’au 16 octobre. Cette conférence-débat, animée par Françoise Verna, rédactrice en cheffe adjointe de La Marseillaise, a démontré que sans luttes il n’y a pas de progrès social. « La bourgeoisie ne donne jamais rien et quand elle donne, sous la contrainte, elle tente de reprendre. Mais même quand elle reprend, elle ne peut pas tout reprendre », résume l’historien de l’IHS devant un public attentif et participatif.

    Des expositions et

    des films en libre accès

    « Les conquêtes sociales ne sont pas tombées du ciel. Elles sont le résultat de mobilisations collectives. Aujourd’hui, on renvoie les citoyens à leur individualité. La leçon du Front populaire, c’est cette force du collectif », a souligné Jean-Luc Gibelin, vice-président communiste de la Région Occitanie, venu représenter la présidente de la Région, Carole Delga.

    Jean Vanhaute relate la prise de conscience des classes populaires, sans aucun droit sous l’Ancien Régime, puis actrices de l’abolition des privilèges pendant la Révolution en 1789. « Si des historiens disent que la Révolution française fut bourgeoise, petit à petit la classe ouvrière va naître et prendre conscience de sa condition. » Et de citer 1830, 1848 et, surtout, 1871 et la Commune. « Ce fut essentiel. Pendant quelques mois, les ouvriers ont vu concrètement qu’une autre société était possible », insiste Jean Vanhaute. En 1895 la naissance de la CGT est aussi une date clé pour le mouvement ouvrier.

    Fort de ces décennies d’histoire sociale, le sursaut face au nazisme et au fascisme, au pouvoir en Allemagne en 1933 et depuis 1920 en Italie, marque le début de la naissance du Front populaire, après le coup de force des Ligues d’extrême droite, le 6 février 1934. Face au péril, la CGT se réunifie et la SFIO, le PCF, puis les radicaux s’unissent aux législatives du printemps 1936. Surtout, dans les usines la « base » a poussé à ce sursaut et à l’unité. « Ce que les ouvrières et ouvriers vivaient, c’était des conditions de travail épouvantables, sans droits. Le front populaire est parti des entreprises et pas des états-majors syndicaux et politiques », met en relief Jean Vanhaute. Il ajoute une dimension importante : « Le Front populaire c’est aussi un bouillonnement artistique, sportif. Le théâtre est accessible… » Autant de facettes que des collégiens et lycéens gardois vont découvrir à l’aide des expositions de la CGT, de la CFDT et de la Région, ainsi que des films sur cette histoire commune. Après l’horreur de la Seconde Guerre mondiale, on apprendra grâce aux historiens que le Front populaire portait en lui le futur programme du Conseil national de la Résistance (CNR) et sa grande œuvre, la Sécurité sociale.

    Bourse du travail, quartier Rochebelle, place Georges Dupuy, Alès. Ce vendredi 9 à 17h, rencontre-débat « la démocratie face aux fascismes » avec Gérard Six, secrétaire général CFDT Occitanie et Sébastien Valpellière, délégué syndical central CFDT. Vendredi 16, à partir de 19h, guinguette, buvette et restauration par la Cantine solidaire. Infos Maison
    de Ma
    Région 04.67.17.88.30.

  • À Nimes, deux nouvelles expos chez Negpos

    À Nimes, deux nouvelles expos chez Negpos

    La galerie présente d’abord « La vie défigurée », un travail d’Erent Lock (gravure) et Jean-Pierre Hercourt (textes) qui traite de portraits d’hommes revenus mutilés de la guerre. « C’est le cri sans voix de ceux que l’on a sacrifiés, les “Gueules cassées”, soldats du peuple envoyés à l’abattoir. L’admirable travail d’Erent Lock est dessiné et gravé, les cisaillements de sa pointe sont autant de scarifications sur des visages ravagés par la violence du conflit », présente Eric Roth, historien de l’art.

    En parallèle, Patrice Loubon, qui est également président et fondateur de l’association NegPos, propose un travail photographique sur la Jeune Fille au Chevreau, œuvre du sculpteur Marcel Courbier, qui était présente aux Jardins de la Fontaine à Nîmes et dont les vestiges ont disparu après 1944. Patrice Loubon « passe par une collecte de pièces à conviction, d’images, de courriers et par une autre tendance vers une rhizomisation à la Perec, où les histoires surgissent les unes après les autres, les unes dans les autres, se connectant entre elles, ne faisant s’éloigner que davantage l’artiste de son point de départ mais nourrissant une épopée du siècle, des années 1920 aux années 1970 », précise Eric Roth.

    Les deux expositions sont à découvrir jusqu’au 9 octobre.

  • Maurras enflamme la Semaine provençale d’Avignon

    Maurras enflamme la Semaine provençale d’Avignon

    Pour la 11e édition de la Semaine provençale, l’association qui l’organise, l’Oustau de la Cultura Prouvançalo, aura connu des préparations moins agitées. La programmation de la lecture d’un texte de Charles Maurras, auteur d’extrême droite nationaliste, xénophobe et antisémite du XXe siècle, lors d’une conférence organisée ce vendredi 2 octobre à la bibliothèque municipale Ceccano d’Avignon a mis le feu aux poudres. Une lecture qui sera « contextualisée », assure-t-on du côté de la municipalité, co-organisatrice.

    « Le but n’est pas de le mettre en évidence ni de le porter aux nues », affirme Bernard Deschamps, membre de l’association qui a participé à la programmation. La lecture de quelques lignes d’un « texte de jeunesse » qui aurait été écrit en provençal en 1890 « en quelque sorte pour l’office de tourisme de Martigues » à l’occasion d’une exposition autour d’Henri Bosco, servirait simplement à rappeler le rôle qu’a tenu Charles Maurras au sein du Félibrige, organe de promotion et de la sauvegarde de la langue d’oc « dans lequel il a mis la panique et dont on veut informer les gens », poursuit-il. Et assure « qu’il y a de tout » dans ces lectures, citant en exemple trois textes d’André Chamson « qui fut un grand résistant et académicien ».

    Tandis que la section locale de la France insoumise avait déjà exprimé son incompréhension à propos de cette programmation, la Ligue des droits de l’Homme s’est également empressée de lancer un appel à « l’ensemble de la société civile, les intellectuels, les universitaires et les écrivains à se mobiliser fermement pour faire barrage à la légitimation publique d’une pensée haineuse, antisémite et antirépublicaine ».

    Expos et concerts

    Une polémique que les organisateurs tentent de faire oublier avec une programmation fournie pour la dizaine de jours de l’événement. Avec tout d’abord une inauguration musicale le samedi 26 septembre entre la place Pie et le Palais du Roure avec estrassaires et distributions de programmes. Puis un concert d’orgues le soir à la métropole de Notre-Dame des Doms. Ou encore une initiation aux histoires et contes de Vaucluse le mercredi 30 septembre à 15h30 à la bibliothèque municipale du Puzzle. Où seront présentées les légendes de la Tarasque, le Drac ou la Coulobre de Fontaine-de-Vaucluse. L’occasion également de faire des initiations aux plus jeunes, notamment avec les écoles de Montfavet.

    Un événement qui est appelé à se développer sous la nouvelle municipalité, assure Eric Peytié, adjoint au maire d’Avignon délégué à Montfavet et à la culture provençale. « Nous avons envisagé plusieurs manifestations afin de mettre la culture provençale à sa place à Avignon », explique-t-il. En évoquant la création d’un autre week-end annuel « pour la faire rayonner encore plus ».

  • Un festival fait fourmiller les initiatives contre l’extrême droite

    Un festival fait fourmiller les initiatives contre l’extrême droite

    Le nom résume l’esprit de la manifestation : les Fourmilières veulent fonctionner de manière collective, horizontale et décentralisée. Durant 17 jours, du 25 septembre au 11 octobre, des collectifs indépendants vont faire vivre, de Montpellier aux Cévennes en passant par l’Aude, l’Aveyron, la Lozère ou les Bouches-du-Rhône, un festival placé sous le signe de la solidarité et de l’antifascisme.

    Une initiative impulsée par le Quartier généreux, café associatif montpelliérain. « L’idée était de fédérer un certain nombre d’acteurs autour de la défense d’un héritage : les conquis sociaux, de prendre de la place sur des sujets progressistes et d’ouvrir vers d’autres imaginaires », explique Thibaut, membre de la coordination du festival et de la batucada militante La Battante. L’appel a rencontré un écho au-delà des espérances : plus de 100 collectifs sont désormais impliqués et près de 200 événements recensés. Une dynamique qui prend une résonance particulière à l’approche d’une élection présidentielle où l’extrême droite est donnée favorite. « L’idée est également de sortir de nos entre-soi militants pour reprendre un peu de terrain face à l’extrême droite dans un territoire, le sud de la France, où elle est très présente », insiste Thibaut. « L’enthousiasme des collectifs investis vient aussi du fait que cette initiative prend un peu d’ampleur et que ça permet de peser sur cette année particulière. » Un espace de riposte qui fourmille de propositions dessinant un autre projet de société face à cette menace « réelle autant que croissante ».

    « Un formidable moyen de convergence des luttes »

    Pour participer, chaque collectif doit adhérer à une charte commune, qui laisse toutefois chacun libre du choix de la thématique abordée : antinucléaire, féminisme, antiracisme, lutte contre les violences policières, écologie, solidarité avec la Palestine, critique du masculinisme ou encore questions carcérales. Une diversité qui se retrouve aussi dans les formats : conférences et rencontres littéraires côtoient ateliers d’éducation populaire, concerts, théâtre, cinéma, expositions, mobilisations dans l’espace public… « Cette charte et cette initiative des Fourmilières constituent un formidable moyen de convergence des luttes, qui est toujours appelée à gauche mais jamais atteinte », estime Thibaut.

    De Montpellier

    aux Cévennes

    À Montpellier, l’un des temps forts aura lieu le 30 septembre à la Halle Tropisme. Le Quartier Généreux y proposera une journée familiale avec lectures jeunesse engagées, ateliers et kermesse antifasciste. Un arpentage autour de Décoloniser le dancefloor, d’Habibitch, précédera une rencontre avec l’autrice, avant une soirée musicale avec Planète Boum Boum et Habibitch.

    Le débat d’idées aura également sa place. Le sociologue Ugo Palheta interviendra notamment le 9 octobre à la Carmagnole, à Montpellier, autour de son travail consacré à la progression de l’extrême droite. La Carmagnole accueillera également trois formations – des conférences en ligne – proposées par StreetPress autour de la lutte contre l’extrême droite (les 1er, 7 et 15 octobre). Pauline Ferrari, autrice de Formés à la haine des femmes, sera pour sa part à La Mauvaise Réputation le 2 octobre pour parler des réseaux masculinistes et le théâtre Pierre Tabard proposera pour sa part Boxeur, une histoire antifasciste. Le cinéma sera également mobilisé, avec notamment à Sète, le 29 septembre, une projection consacrée au terrorisme de l’ultra-droite suivie d’un débat avec le journaliste d’investigation Ricardo Parreira et Sophie Mazas (LDH 34), puis, le 11 octobre, un rendez-vous autour du documentaire Main basse sur l’eau.

    Du côté de Ganges, la programmation du 6 au 11 octobre mêlera lecture publique, théâtre, parade populaire et banquet autour d’un couscous préparé avec des légumes de récupération. À Lodève et sur le Larzac, la programmation sera particulièrement dense, avec 40 à 50 rendez-vous sur les trois week-ends : tables rondes, théâtre, concerts et conférences, dont une avec l’historienne Ludivine Bantigny (à Marcillac-Vallon) et une autre avec le sociologue Ugo Palheta (à Millau) le 10 octobre.

    « L’éventualité

    d’une seconde édition »

    Les Fourmilières essaimeront également dans le Gard. À Alès, un stage d’autodéfense féministe est prévu les 26 et 27 septembre. À Bagnols-sur-Cèze, où l’extrême droite réalise des scores importants, un pique-nique solidaire et antiraciste sera organisé le 3 octobre. À Sauve, une journée antifasciste est organisée par la librairie le même jour dans la cour des artisans. Au Vigan, les 29 et 30 septembre, les organisateurs misent sur l’éducation populaire dans le quartier des Arènes : football avec des équipes mixtes, bouturage, scène ouverte, expression artistique et réappropriation de l’espace public, avec également un four à pizza itinérant.

    Les mobilisations dans l’espace public ne seront pas oubliées : marche pour le climat, la paix et les solidarités le 26 septembre, week-end de mobilisation contre le centre de rétention administrative (CRA) de Béziers les 3 et 4 octobre ou encore Fiertés vénères, la Pride radicale de Nîmes, le 10 octobre.

    Au-delà de cette première édition, la coordination réfléchit déjà à la suite. « On fera d’abord le bilan, mais il y aura deux axes pour l’après : faire vivre ces réseaux, car ce sont des dizaines de collectifs qui ont travaillé ensemble, donc plein de rencontres et de partages, et l’éventualité d’une seconde édition. »

    *Tout le programme sur : https://les-fourmilieres.org

  • Letizia Giannella investit le château d’Assas

    Letizia Giannella investit le château d’Assas

    « Es-tu roche, pierre, île, montagne ? » Avec ce titre interrogatif, l’exposition de Letizia Giannella vient chercher les visiteurs pour les amener à s’interroger sur leur rapport à leur environnement et aux paysages qui les entourent. Un travail qui résonne également avec son lieu d’exposition à savoir le château d’Assas du Vigan, en plein cœur des Cévennes.

    « Conçu en résonance avec les paysages cévenols, son travail rejoint ainsi notre volonté de favoriser une meilleure connaissance des paysages, de leur histoire et des liens qui unissent les habitants à leur environnement », précise ainsi Françoise Laurent-Perrigot, présidente du conseil départemental du Gard qui porte l’exposition présentée au Vigan du 19 septembre jusqu’au 25 novembre (entrée libre).

    Native d’Italie en 1977, Letizia Giannella est diplômée de l’École des Beaux-Arts de Naples avant de rejoindre Paris où elle étudie la photographie. Rapidement, elle s’interroge sur les territoires et les paysages. Elle « envisage les espaces habités comme des organismes vivants, en métamorphose permanente ». Ce travail lui a permis de recevoir deux médailles d’or et le Prix du jury au Salon National des Beaux-Arts de Paris en 2024. Elle a également travaillé avec le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) pour des projets de recherche.

    « Le territoire est au cœur de ma pratique. Il représente pour moi la plus grande création collective du vivant : un espace en transformation constante où s’entrelacent mémoire, matière et gestes humains. », explique l’artiste. Au château d’Assas, elle invite les visiteurs à « observer autrement les espaces qu’ils traversent au quotidien », grâce à un regard scientifique et une approche documentaire et poétique.

    Durant l’exposition, Letizia Giannella propose plusieurs rendez-vous. D’abord à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, elle organise des ateliers famille (19/09 à 14h et 20/09 à 10h) et des visites commentées d’une heure (19/09 à 16h30 et 20/09 à 15h). Elle proposera ensuite d’autres visites commentées les mercredis 14 octobre et 25 novembre (15h, gratuit – sans réservation) et des ateliers scolaires les 15 et 16 octobre ainsi que les 23 et 24 novembre (gratuit – sur réservation).

  • Un week-end du patrimoine réussi du côté des visiteurs

    Un week-end du patrimoine réussi du côté des visiteurs

    Seuls, accompagnés, en famille ou entre amis, de nombreux Marseillais et touristes sont venus profiter des Journées européennes du patrimoine à Marseille, ce week-end.

    Permettre de profiter de bâtiments habituellement fermés au public : la philosophie de base de ces journées. Ainsi, l’ouverture du Palais du Pharo pour la première fois dimanche a fait le bonheur du public : « Je suis contente que le Pharo soit ouvert aujourd’hui ça fait longtemps que je voulais venir », confirme une visiteuse. Durant ces journées, tous les musées de la ville se visitaient également gratuitement. « Je suis venu spécialement pour voir l’exposition de photos sur la famille Detaille, j’attendais les journées du patrimoine pour en profiter. Après ça je sais qu’il y a d’autres lieux à visiter mais je n’ai pas encore prévu ce que je vais faire », confie Hugo, un jeune Vauclusien venu visiter le Musée d’Histoire de Marseille. Il trouve que cette initiative est « une très bonne chose », permettant à « tout le monde de venir visiter les musées gratuitement ». « En tant qu’étudiant, même si parfois il y a des tarifs spéciaux pendant le reste de l’année dans les musées, pouvoir visiter gratuitement c’est encore mieux », conclut-il avec le sourire.

    Placé sur la deuxième partie du mois de septembre, ce week-end dédié à la culture permet également de prolonger l’été, alors que le soleil et la chaleur étaient encore de la partie. De nombreux touristes, français comme étrangers étaient présents pour visiter les monuments marseillais. « À vrai dire on ne savait pas qu’il y avait un tel événement ce week-end à Marseille, on n’avait pas prévu de faire de musées mais comme c’est gratuit on en a profité », explique un groupe d’amis suédois.

    Sorties culturelles

    sans réservation

    Au Fort Saint-Nicolas, plusieurs visites guidées étaient prévues tout au long du week-end. Des activités manuelles étaient aussi proposées, auxquelles de nombreuses familles avec enfants ont pu participer, dans la bonne humeur et la convivialité. « C’est super, on peut venir avec les enfants, ça fait une activité à la fois culturelle et ludique pour eux » souligne un couple de Marseillais venus visiter la citadelle et le fort avec leurs deux enfants. « On n’avait pas spécialement de programme, on voulait venir se promener simplement sans prise de tête, le fait que l’on n’ait pas besoin de réserver la plupart des visites, c’est vraiment pratique », poursuivent-ils.

    Sentiment partagé par un autre couple venu à la Vieille Charité pour profiter des différentes expositions : « On est venu pour les journées du patrimoine mais on n’a pas spécialement l’habitude de se rendre au musée en temps normal. On s’y est pris au dernier moment, heureusement qu’il n’y avait pas de réservation à faire ».

    Si la majorité des sites étaient facilement accessibles, certaines visites devaient faire l’objet d’une réservation préalable. Pour Lisa, 32 ans, « c’est super comme week-end, mais on n’a pas réussi à faire tout ce qu’on voulait. Certaines activités ou visites étaient déjà complètes au moment où on s’est décidés, mais on a quand même réussi à trouver notre bonheur parmi les musées ouverts ».

  • [Journées européennes du patrimoine] À Marseille, une visite de la Citadelle réinventée et valorisée

    [Journées européennes du patrimoine] À Marseille, une visite de la Citadelle réinventée et valorisée

    Et si la journée démarrait dans un transat face au lever du soleil ? C’est la promesse que fait la Citadelle de Marseille en donnant un rendez-vous avec vue dès 7h samedi matin, pour lancer ses journées du patrimoine. « C’est gratuit, on vous offre même le café ! Mais il ne faut pas oublier de s’inscrire sur notre site, le nombre de places est limité », invite Mathilde Rubinstein la directrice déléguée du lieu. Bien plus qu’un café, c’est un moment un peu hors du temps qui est proposé, avec des chances d’observer les nombreux oiseaux qui s’éveillent eux aussi sur le site.

    Pour le grand public plus tardif, c’est de 10h et jusqu’à 18h durant deux jours que ce lieu, très longtemps en mode défensif, ouvre grand ses grilles aux visiteurs qui auront la forme pour monter le long escalier qui mène au site. Une fois à l’intérieur, la grimpette continue, des chaussures confortables sont recommandées. La vue sur la mer se mérite. Construit en 1660 à l’entrée du Vieux-Port par Louis XIV, comme fort pour surveiller les Marseillais et leur esprit de rébellion, labellisé monument historique en 1969, il est devenu depuis deux ans, un tiers-lieu patrimonial de créations et d’innovations. Les trois associations qui occupent le site accueillent régulièrement des artistes en résidence et les partenaires des structures, dont Acta Vista, acteur majeur de l’inclusion par le patrimoine.

    Un large programme

    Visites, démonstration de métiers, lutte et escrime médiévale ou encore trois expositions orientées vers le patrimoine du fort Saint-Nicolas sont au programme. Les visites gratuites spécialement conçues pour ces journées, permettront d’explorer au mieux la Citadelle. Découverte, faune et flore, Matrimoine, balade sonore, métiers du bâti ancien, proposées par les équipes in situ, l’association Vauban et les architectes du patrimoine sont sur réservation via le site internet. Des « visites flash » sont libres et assurées par les salariés des trois associations. Rencontres, activités jeune public, stand patrimoine naturel et bien sûr, la Guinguette attendent le public.

  • C’est pas du luxe ne veut pas s’arrêter d’occuper l’espace public

    C’est pas du luxe ne veut pas s’arrêter d’occuper l’espace public

    C’est dans un savoureux télescopage d’actualité que s’est tenu, jeudi dernier, le point presse présentant la 8e édition du festival C’est pas du luxe* à Avignon, du 25 au 27 septembre. Car au même moment, le tribunal administratif examinait un recours déposé pour annuler l’arrêté municipal réglementant l’espace public. Un arrêté finalement suspendu par la justice le lendemain (notre édition du 11 septembre). Alors quand l’ADN de cet événement réside à impliquer des personnes en grande précarité dans des projets artistiques et les rendre visibles dans la rue, cela percute forcément avec la nouvelle politique de la majorité Galzi (DVD).

    « Nous n’avons pas eu l’occasion d’éprouver les nouvelles relations avec la Ville parce que les choses sont engagées », note Vincent Delahye, directeur de l’association le Village, un des trois organisateurs de C’est pas du luxe, aux côtés de la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-Abbé-Pierre) et la scène nationale la Garance à Cavaillon. La municipalité n’a pas revu la subvention prévue de 10 000 euros ni n’a remis en cause la mise à disposition de bâtiments et lieux publics, comme la place des Corps saints, le vendredi (17h30) pour l’inauguration. Mais la question demeure pour la pérennité de cette biennale à Avignon. « Il y a un vrai sujet pour la suite, on aimerait rester ici », assure Vincent Delahye en insistant sur « l’importance d’être présent et visible sur l’espace public », le tout dans un contexte où « l’impuissance » guette face à la nécessité de « maintenir une exigence d’humanité ».

    « Pas d’inquiétude », donc, pour cette 8e édition toujours aussi dense : quelque 73 propositions artistiques (16 expositions, 9 films, 40 spectacles, 8 ateliers…) à découvrir – en participation libre et sans réservation – dans 30 lieux de l’intra-muros et du quartier Ouest. À l’affiche, un total de 600 artistes amateurs et professionnels, issus de toute la France que viennent découvrir en moyenne 3 500 spectateurs différents pour un total de 17 000 entrées. « Au regard de l’actualité locale, nationale et internationale, faire société n’est pas un acquis, c’est quelque chose qui se construit », constate Chloé Tournier, directrice de la Garance.

    Un moyen de « retrouver de la dignité »

    Difficile d’être exhaustif sur le programme mais Chloé Tournier livre deux temps forts avec des artistes locaux : Maryam Kaba, en lien avec l’association Rosmerta et ses mineurs exilés, qui jouera un spectacle de danse lors de l’inauguration. Un goûter géant, au cloître Saint-Louis dimanche (17h), clôturera le festival par l’entremise de Sonia Verguet designeuse culinaire. Alors que pour les personnes vulnérables, participer à un spectacle ne relève pas de l’urgence ni de l’évidence, C’est pas du luxe leur « permet de retrouver de la dignité, de l’estime de soi et ces rencontres amènent les citoyens à changer de regard sur eux », défend Patrick Chassignet, de la fondation pour le logement des défavorisés. Enfin, Benjamin Lavernhe est cette année le parrain du festival. Sociétaire de la Comédie-Française et visage connu du cinéma (Le Sens de la fête, En fanfare, Antoinette dans les Cévennes…), il s’associe à l’événement et devrait être présent à l’ouverture.

  • Record de fréquentation dans les musées marseillais en août

    Record de fréquentation dans les musées marseillais en août

    La Ville indique que « jamais ils n’avaient enregistré une telle fréquentation en un seul mois. » Ce résultat est porté par le succès « des expositions temporaires », notamment au Centre de la Vieille Charité, avec 51 561 visiteurs (+48,23%), ainsi qu’au Musée d’Histoire, au Château Borély et au MAC.