Tag: étudiants

  • Une semaine pour découvrir les métiers de l’industrie dans le Var

    Une semaine pour découvrir les métiers de l’industrie dans le Var

    L’industrie est un pilier essentiel pour assurer l’indépendance et la souveraineté nationales. À ce titre, préparer la France de demain et réussir la réindustrialisation nécessite des talents et des compétences. Afin de susciter des vocations et changer le regard que les jeunes portent sur l’industrie, la Direction générale des entreprises (DGE) organise depuis 2011, avec le soutien de nombreux partenaires, la Semaine de l’industrie, rendez-vous incontournable entre le monde professionnel et les jeunes en âge d’orientation, mais aussi pour toutes les personnes intéressées par le secteur, enseignants, chercheurs d’emplois ou simples curieux.

    Pour sa 14e édition, la Semaine de l’industrie, organisée autour du thème « Avec l’industrie, fabrique ton avenir », invite les jeunes, hommes et femmes, à mûrir leur projet d’orientation en allant à la rencontre des professionnels, en visitant des ateliers, et en en découvrant les métiers. Porteuse de nombreuses opportunités, l’industrie offre CDI et salaires attractifs dans un milieu nécessaire à l’avenir de notre pays.

    Forum, jeu en ligne

    et visites d’entreprises

    Au total, plus de 8 000 événements ont lieu dans tout le pays, dont 51 dans le département, dont certains au-delà du 23 novembre. Ce mercredi et jeudi, l’opération « Professeurs en entreprise » invite les professionnels de l’Éducation nationale à s’immerger dans trois entreprises industrielles (Veolia mercredi à Cogolin et jeudi à la Valette-du-Var ; Naval Group mercredi) afin de découvrir les secteurs de l’eau et de la défense. Pour le grand public, de nombreuses visites (sur inscription) sont également organisées, dans des domaines d’activité divers et variés : l’entreprise cosmétique Alphanova au Pradet et le producteur d’aluminium Technal/Sapa à Puget-sur-Argens ouvrent leurs portes ce jeudi, tout comme l’entreprise à mission Mini Green Power, basée à Hyères, spécialisée dans la production d’énergie à base de déchets végétaux. Vous pourrez également découvrir l’entreprise de menuiserie Decking & Decors, à Grimaud, lundi prochain, mais aussi les métiers de la sécurité industrielle, à Six-Fours, sur un chantier géré par Alpes Contrôles, jeudi.

    D’autres métiers seront à découvrir à l’occasion du Mediterranean Maintenance Forum 2025, salon industriel dédié à la maintenance des systèmes complexes, qui rassemble plus de 50 partenaires, dont 40 entreprises leaders du secteur, 800 visiteurs professionnels et 1000 lycéens et étudiants, jeudi 27 et vendredi 28 novembre au Palais Neptune de Toulon.

    Enfin, Forindustrie, expérience 100% digitale, déployée dans plusieurs entreprises, est également proposée au grand public, du 17 novembre au 5 décembre. Ce jeu vidéo interactif offre une solution connectée adaptée aux jeunes – mais pas seulement – pour découvrir l’univers de l’industrie.

    Infos et inscriptions sur entreprise.gouv.fr

  • Restos du cœur : moins d’argent mais toujours là

    Restos du cœur : moins d’argent mais toujours là

    « Il y a 40 ans, Coluche lançait un appel. Cette petite idée d’aide alimentaire devait être éphémère, mais elle continue, parce que la pauvreté touche de plus en plus de monde », affirme Alain Evezard, responsable départemental des Restos du cœur des Bouches-du-Rhône. Entouré des bénévoles de l’association, et en présence de Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental, il était au centre de Granoux à Marseille (4e), ce mardi, pour lancer la 41e campagne annuelle de l’association.

    « Nous sommes prêts à accueillir 650 familles ici pour cette nouvelle campagne », s’enthousiasme Christine Deliere, responsable du centre de Granoux, l’une des 12 antennes marseillaises. Un lieu qui a accompagné 1 515 familles l’année précédente. Chaque semaine, les personnes inscrites peuvent y faire leurs courses gratuitement grâce à un système de points. Des distributions alimentaires nécessaires alors que « rien qu’à Marseille, 330 000 personnes sont en précarité alimentaire », précise Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille, chargée de la lutte contre la pauvreté.

    Accès aux droits

    L’association ne se contente d’ailleurs pas de distribuer des denrées. « Quand on est en grande précarité, trouver à manger, c’est la première nécessité, explique Alain Evezard. Mais la solitude de certaines de ces personnes est aussi un fléau, et peut dégrader leur santé physique et mentale. » Les Restos du cœur deviennent alors des lieux pour recréer du lien, en proposant des ateliers. « On organise aussi des vacances familiales ou des journées dans des centres UCPA pour les enfants », ajoute Christine Deliere. L’association a également mis en place des partenariats avec des administrations publiques telles que la CAF ou la Caisse d’assurance maladie afin de faciliter l’accès aux droits de ces personnes. « Beaucoup ne connaissent pas leurs droits. Nous les accompagnons donc dans leurs démarches », explique le responsable départemental.

    Alors que la précarité augmente partout en France, et particulièrement dans les Bouches-du-Rhône, les subventions que reçoit l’association fondée par Coluche diminuent.

    Subventions en baisse

    « Entre 2024 et 2025, on a par exemple perdu 15% d’une aide que l’on recevait », se désole Alain Evezard. Face à ces coupures, la structure a dû revoir le seuil de revenu pour pouvoir bénéficier de son aide. « C’est décidé au niveau national. Comme on a perdu beaucoup de subventions publiques, et que les donateurs donnent moins à cause de la crise, on ne pouvait pas accueillir plus de monde », se désole Alain Evezard.

    Un changement dans les critères qui explique que le nombre de bénéficiaires des Restos du cœur n’a que très peu augmenté, alors que la précarité ne cesse de progresser. Une pauvreté qui n’épargne plus personne : des personnes âgées aux étudiants en passant par les travailleurs. Une réalité qui pousse l’association à « appeler les pouvoirs publics à prendre des mesures pérennes pour les personnes précaires », soutient Alain Evezard.

  • À Marseille, un autre avenir se dessine sur l’espace du centre Bourse

    À Marseille, un autre avenir se dessine sur l’espace du centre Bourse

    « Si c’est bien animé, que ça crée des flux et que les Marseillais vont se retrouver dans cet espace, pourquoi pas ? » réagit Guillaume Sicard président de la fédération Marseille Centre, à l’annonce de la reprise du site des Galeries Lafayette au centre Bourse par la Ville fermé définitivement depuis samedi. Benoît Payan (DVG) a annoncé dans notre édition de ce week-end qu’il rachète les 22 000 m2 pour créer « une cité des sciences et de la mer, et une partie de la philharmonie. » En attendant que cela se réalise, il veut faire un tiers-lieu afin que le site ne soit pas en friche. « Il faut vraiment que ce soit un lieu dynamique, où l’on puisse se retrouver de manière régulière », insiste le fondateur de Marseille en vacances, Guillaume Sicard.

    Pour Sophie Camard (GRS) maire du 1/7 arrondissement, le bad buzz créé par la droite autour du centre-ville, se referme « comme un piège car ils n’ont rien à proposer ». « Depuis le début, on a affaire à une fausse polémique alimentée par la droite qui n’a rien à dire sur le centre-ville, et qui a fait croire que c’était de notre faute si les Galeries Lafayette disparaissaient. Et de manière plus insidieuse, que le départ du grand magasin était de la faute des pauvres » analyse la maire de secteur.

    Elle revient sur le référendum en ligne lancé par Martine Vassal (DVD) candidate aux municipales. « Lancer une concertation sur un foncier qui n’appartient pas à la ville, pour moi c’est du grand n’importe quoi ! » lâche-t-elle avant de poursuivre : « Moi, je suis très contente de cette décision qui permet de montrer qu’il peut y avoir différents discours économiques sur le centre-ville. On prend l’optique de rééquiper le premier arrondissement d’un lieu tourné vers les arts et les sciences ». Pour elle, parler d’art et de science n’est pas anodin. « La droite et le RN ne savent pas imaginer que quand on remet des arts et sciences, on tire vers le haut la 2e ville de France. ça va être un modèle de développement économique plus solide et beaucoup plus durable que de simplement parler de l’arrivée d’un magasin suédois. » Mais de souligner que « dans le centre Bourse, il y aura toujours des magasins pour tout le monde. Le centre-ville, c’est de la mixité ».

    Si à ce jour, le projet refusé par la ville reste inconnu, Sophie Camard assure que « c’était bel et bien un magasin de mass market, pour faire du chiffre. Mais pas Shein, on n’a jamais eu ça ». Et rappelle que « le centre Bourse, c’est trois copropriétés dont la ville qui a déjà le Musée d’histoire. On est tout à fait légitime à aller plus loin, à développer cette partie-là ».

    À la question du tiers lieu, Sophie Camard répond « une fois acquis, le temps que le projet définitif soit monté, on fera ce que l’on sait faire avec des occupations transitoires ». En guise de conclusion, la maire confie être aux réunions avec la préfecture depuis le début, et que « le plan social des Galeries a toujours été piloté depuis Paris, même l’État local n’était pas saisi du dossier. Mais jamais, il n’a jamais été question de laisser une friche ». Et de protester « On ne peut pas nous reprocher de prendre des décisions sans concertations, ni de rien proposer ».

    Du côté de la droite, le communiqué de Martine Vassal (DVD) arrive dans la foulée de l’annonce. Cinglant. Ire de la candidate de droite à la mairie de Marseille, qui fustige la décision du maire sortant. « Rien n’est préparé… » « argent du contribuable… » « échec flagrant de la politique menée pour le centre-ville… » « vision low-cost de Benoît Payan ». Enfin quant à la question du tiers lieu, l’interprétation est sans appel : « Cela signifie entre les lignes qu’il y aura des périodes de vacances commerciales, et qu’il n’y a en attendant aucune vision concrète et que le risque de voir les Galeries Lafayette se transformer en un squat géant en plein centre-ville existe bel et bien ».

    Parmi les habitants du quartier, l’avis n’est pas tranché. « Il faut trouver l’argent. Mais oui, je suis soulagée par ce projet. S’inspirer de la philharmonie de Paris, peut-être que ce n’est pas complètement idiot » apprécie Marie propriétaire dans les tours Labourdette depuis 13 ans. « Il faudra des projets en collaboration avec le fonds communal de la Ville, le fond Régional, le Mucem avec des lieux de culture. Théoriquement la philharmonie, c’est un lieu de pratique, de concert et d’expo ». Avant de conclure : « Il faudra surtout arriver à mettre en adéquation le quartier avec ce projet ».

  • L’Université et l’École des nouvelles images se lient à Avignon

    L’Université et l’École des nouvelles images se lient à Avignon

    Avignon Université et l’École des nouvelles images (ENSI) ont, ce mercredi 12 novembre, officialisé leur partenariat au sein de la Villa Créative de l’établissement universitaire.

    Un partenariat avec l’école, dont les travaux sont reconnus mondialement, qui « vise à croiser les expertises et les ressources d’Avignon Université et de l’ENSI afin de proposer un parcours de formation complet, en licence et en master, combinant excellence artistique et approche académique, et permettant aux étudiants d’obtenir un diplôme universitaire reconnu », pousse, dans un communiqué, l’Université d’Avignon.

    Un « apport académique » qui se traduit notamment par des enseignements supplémentaires, tels que du droit par exemple, pour les 250 étudiants de l’école créée en 2017 en Cité des Papes. Mais, aussi, par la création commune de deux diplômes : une licence professionnelle « Techniques du son et de l’image » et un master « Création numérique ». Les étudiants de l’ENSI ont également désormais la possibilité d’accéder aux services du Crous. Donc, entre autres, de manger au restaurant universitaire, de toucher une bourse et de participer aux activités sportives proposées.

    Secteur en mutation

    Au sein de la Villa Créative, lieu « totem » de la collaboration, car porté par l’Université mais investi par l’ENSI ainsi que par six studios d’animation, les bénéfices de cette collaboration sont énumérés à la pelle par les différents responsables. « On sort d’une bulle de 250 personnes pour intégrer un campus de 7 000. Cela va créer un véritable brassage que l’on n’avait pas. Et on intègre plein de mutations dans un secteur en pleine mutation », pousse ainsi Julien de Paris, directeur de l’ENSI.

  • Les étudiants étrangers bientôt privés d’APL ?

    Les étudiants étrangers bientôt privés d’APL ?

    Plusieurs études ont démontré la vulnérabilité économique et sociale des étudiants dans un contexte inflationniste et de diminution constante des aides financières de l’État. Une population au sein de laquelle les étudiants internationaux sont parmi les plus mal lotis. Pourtant, si le projet de loi de finances 2026 est voté en l’état, quelque 300 000 étudiants extracommunautaires non boursiers perdront leur droit à l’aide personnalisée au logement (APL) d’ici à la prochaine rentrée universitaire. Une perte évaluée entre 100 et 250 euros par mois.

    « Ce n’était pas suffisant de leur imposer des frais d’inscription jusqu’à 16 fois plus élevés que pour leurs homologues européens », dénonce le Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum), en référence au dispositif ironiquement intitulé « Bienvenue en France », mis en place en 2018. « Suite à des mobilisations partout en France, l’application de cette hausse des frais d’inscription avait été laissée au choix des universités. À Montpellier, suite à une lutte de longue haleine, le Scum avait obtenu que les deux universités n’appliquent pas ces frais d’inscription différenciés », rappelle le syndicat étudiant. « Il était aussi insuffisant pour le gouvernement d’attaquer les étudiantes et étudiants internationaux avec la « loi immigration  », en instaurant des statuts discriminatoires et des restrictions financières », dénonce-t-il.

    Alors que, « dans les années récentes », le nombre d’étudiants bénéficiaires des APL « est passé de 900 612 (34%) à 730 000 (25%) en 2024 », cette réforme constituerait « une nouvelle coupe brutale dans l’aide au logement étudiant », dénonce le Scum qui « alerte sur cette proposition raciste promouvant la préférence nationale  » et relaie une pétition* lancée par la Fondation pour le logement des défavorisés (ex Fondation Abbé Pierre).

    « Cette exclusion des APL intervient alors que les étudiants étrangers sont déjà confrontés à une grande précarité. D’après l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), 62% ont eu recours à l’aide alimentaire ou en auraient eu besoin, contre 22% des étudiants français », dénonce la pétition. « Aujourd’hui, c’est un véritable parcours du combattant pour être admis à l’Université et obtenir un visa, précarité financière explosive, discriminations dans l’accès au logement ou à l’emploi, frais d’inscription exorbitants à payer depuis Bienvenue en France, difficultés pour les démarches administratives et en particulier pour les renouvellements de titres de séjour : désormais, leur accès à un logement digne, déjà difficile, sera rendu presque impossible ». Réunis dans un collectif national « APL en danger  », associations, syndicats (parmi lesquels le Scum), parlementaires, universitaires appellent donc le Parlement à rejeter ce funeste article 67 du projet de loi de finances.

    * « Non à la suppression des APL pour les étudiant·es étranger·es  !  » sur Change.org

  • À Marseille, la vente d’un taudis confisqué au « Campus 1 » interroge

    À Marseille, la vente d’un taudis confisqué au « Campus 1 » interroge

    L’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) met aux enchères en ligne, à partir du 16 décembre, un studio occupé et son box au sein de la résidence « Le Campus 1 », au 5 avenue du Merlan (14e), à Marseille. Cette copropriété dégradée de 276 lots d’habitation était à l’origine, en 1997, une résidence pour étudiants qui l’ont progressivement désertée comme pour Le Gyptis, rue Cristofol (3e). Les désordres, la paupérisation, l’insécurité, les mutations entre marchands de sommeil et autres investisseurs « CAFistes » ont alimenté la spirale de sa chute. Le squat massif de studios a ensuite plongé les comptes de la copropriété.

    Un administrateur judiciaire a fini par être nommé en juillet 2023, dans un contexte sécuritaire lourd. Caméras de surveillance et accès sécurisé par badge ont été installés en août 2024, avec un maître chien. Trois mois plus tard, le 14 novembre, la préfecture prêtait le concours de la force publique pour déloger des squatteurs retranchés dans 14 appartements. En juin dernier, un incendie a ravagé plusieurs appartements, entraînant l’évacuation d’une trentaine d’occupants.

    369 ventes en 5 ans

    Pour ne rien arranger, la copropriété est, depuis août, sous le coup d’un arrêté de mise en sécurité des équipements communs. Les propriétaires ne peuvent plus percevoir de loyer, réduisant à peau de chagrin des capacités déjà réduite de financement de travaux. C’est dans ce contexte périlleux que l’AGRASC met à prix, pour 8 864 euros, un studio de 18m2 avec son box. Si l’établissement public prend soin de rappeler que la perception de loyer (450 euros par mois) est interdite tant que la mainlevée du péril n’est pas intervenue, cette enchère interroge.

    Qui a les moyens d’acquérir dans une copropriété dégradée, au prix d’une voiture d’occasion, un logement qui, loin de générer du profit, va produire du déficit ? Le risque de captation par un marchand de sommeil à l’affût ou une société qui serait son faux-nez n’est pas négligeable. En bradant un taudis, le ministère de la Justice ne s’expose-t-il pas à nourrir le cycle de l’habitat indigne que sa décision de confiscation était censée fustiger ? Comment l’état peut se prêter à être le relais entre le portefeuille d’un délinquant et celui d’un autre prédateur de l’immobilier dégradé ? Car, pour l’heure, aucune collectivité ou acteur institutionnel n’est positionné pour préempter au Campus et lancer une maîtrise foncière publique qui semble pourtant nécessaire pour sortir l’ensemble immobilier du naufrage. Le turnover des ventes y est considérable. En 5 ans, Le Campus a fait l’objet de 369 mutations. Une adjudication a même atteint en janvier 2024 le prix dérisoire de 4 000 euros.

  • Contre un « boulevard pour l’extrême droite » à l’université d’Avignon

    Contre un « boulevard pour l’extrême droite » à l’université d’Avignon

    « On est dans une totale incompréhension », confie Théo Carette, membre de la liste de l’Union étudiante pour les élections des représentants des usagers des 5 et 6 novembre, quelques jours après que la liste a été déclarée irrecevable par la présidence de l’université. Et ce, d’après l’arrêté de recevabilité des candidatures publié par cette même présidence, que nous avons pu consulter, pour une raison : le dépôt de la candidature aurait été effectué « après les dates et heures limites de dépôt des listes ».

    Pourtant, les membres de la liste de l’Union étudiante assurent avoir déposé les documents dans les temps. Une erreur avait été notée par la direction des Affaires juridiques et institutionnelles (DAJI), quelques heures avant la limite. Un délai de quelques heures aurait été accordé pour se mettre en conformité. Le Comité électoral consultatif, lors de sa séance du 14 octobre, a également confirmé que le document avait bien été fourni dans les délais impartis. L’avis consultatif n’a donc pas été suivi par Georges Linarès, président de l’Université d’Avignon.

    Un recours gracieux a été envoyé par les membres de la liste, le 22 octobre dernier, demandant à la direction de l’établissement universitaire de « réexaminer » sa position. Contacté, le président n’a pas donné suite à nos sollicitations.

    La crainte est que la question politique, dans ces instances, soit monopolisée par des listes proches ou clairement d’extrême droite. Parmi les trois listes restantes, l’une est apolitique, mais pas les deux autres : à savoir l’UNI (Union nationale inter-universitaire), historiquement de droite forte mais qui se radicalise, et surtout la Cocarde étudiante, qui affiche clairement son bord politique en évoquant sur ses réseaux être, par exemple, contre « l’utopie du multiculturalisme qui sape les fondements de notre peuple (sic) ».

    L’ombre du RN

    Les élus peuvent obtenir des sièges au conseil d’administration, organe décisionnaire sur le budget et les orientations de l’université.

    « Ce sont les seuls qui peuvent porter un message politique. C’est un boulevard pour l’extrême droite s’ils gagnent ces élections », souligne Théo Carette. D’autant que deux collaborateurs parlementaires de députés du Rassemblement national, étudiants à Avignon, figurent sur l’une des deux listes. « On ne peut pas laisser le RN s’immiscer dans la vie de la fac. Surtout que le président s’est opposé à ces idées », assure Jana, membre de la structure. La CGT et FO ont exprimé leur soutien à la liste évincée.

  • Dans les auto-écoles, des équipes entre deux feux

    Dans les auto-écoles, des équipes entre deux feux

    « Ça crée un gouffre financier important pour l’élève. Avec autant de temps d’attente, soit il conduit et ça a un coût puisqu’il devra prendre des heures, soit il ne conduit pas et ça aura aussi un coût, puisqu’il devra faire plusieurs tentatives. » Thierry Pic, directeur de l’auto-école EPF à l’Estaque, résume la problématique que rencontrent les élèves à la recherche du permis de conduire. Avec des temps d’attente pour avoir une place à l’examen qui varie de 3 à 6 mois, voir « un an pour les cas les plus extrêmes, notamment pour la deuxième présentation à l’examen », difficile d’assurer une continuité pédagogique dans l’apprentissage de la conduite. « Avec un de taux de réussite à 50%, imaginez les embouteillages que ça peut faire sur le long terme. Et c’est toute la formation qui s’effondre avec le temps », laisse en suspens celui qui est également référent Bouches-du-Rhône pour Mobilians, organisation professionnelle représentative des écoles de conduite.

    Un ressenti plus que partagé par Nelly, responsable pédagogique depuis 17 ans dans une auto-école de l’hypercentre marseillais : « On est sur une moyenne de 6 à 8 mois d’attente. ça fait un bon moment que ça dure, ça ne fait que s’accentuer, les délais sont de plus en plus longs ». In fine, elle explique que les équipes pédagogiques des auto-écoles sont prises entre deux feux : « On a la Préfecture qui n’a pas assez d’inspecteurs et des élèves qui sont pressés d’avoir le permis, c’est deux mondes qui ne collent pas ensemble ». Avant de se désoler des conséquences sur les travailleurs de la conduite : « Le problème c’est que ça rebondit sur nous, car les élèves n’ont pas de contact avec la préfecture. Il y a des élèves mécontents, qui menacent de faire des commentaires négatifs sur l’établissement, par exemple ». Thierry Pic abonde : « Les parents pensent parfois qu’on retient les élèves exprès. Mais ce n’est pas le cas, on n’est pas en lien étroit avec la Préfecture ».

    « Le CPF ne répond pas aux besoins »

    Pour les deux auto-écoles, le public est principalement « des jeunes et des étudiants » passant leur permis sur leurs deniers personnels. « On a aussi des jeunes en alternance qui bénéficient d’une aide de 500 euros. Elle est nécessaire pour eux, ils auraient du mal à le passer sans », précise Nelly. Une aide que Thierry Pic aimerait voit « généralisée » pour les jeunes et étudiants. Et pour cause, la responsable évoque des « tarifs étudiants entre 1 000 et 1 200 euros minimum ». « C’est un coût pas vraiment bienvenu à ce moment là de leur vie », note Thierry Pic. D’autant que via le Compte personnel de formation (CPF), les tarifs environnent les 1 500 euros pour une trentaine d’heures et le passage de l’examen. Un dispositif pratique pour les travailleurs, mais qui ne permet pas de répondre à la problématique du coût pour les plus jeunes. « Le CPF ne répond pas aux besoins des jeunes et étudiants puisqu’ils n’ont pas de point dessus », conclut Thierry Pic.

  • « La Marseillaise » avec l’art et la matière

    « La Marseillaise » avec l’art et la matière

    Pierre Ambrogiani, peintre engagé, autodidacte issu du monde du travail, avait La Marseillaise au cœur. L’immense toile offerte aux dirigeants de notre journal dans les années 1960 en témoigne. Les ouvriers du livre et les rotatives y sont représentées sous les voûtes caractéristiques qui abritent toujours le siège de La Marseillaise. Sujet d’expression, notre journal a même été pour l’artiste une matière première dans une série de créations où il apparaît sous forme de collage.

    40 ans après son décès, La Marseillaise et Campus art Méditerranée, l’établissement public qui regroupe le conservatoire Pierre-Barbizet de Marseille, les Beaux-Arts de Marseille et l’Ifamm, s’associent pour que ces œuvres trouvent un écho artistique dans le monde d’aujourd’hui. « Il s’agit notamment d’accueillir les membres des ateliers publics des beaux-arts, ateliers de pratiques amateurs, pour interagir avec l’œuvre d’Ambrogiani, plus particulièrement celle qui est hébergée au siège du journal, et qui fera l’objet d’une nouvelle restauration », indique Raphaël Imbert, directeur de l’établissement.

    Les créations produites à cette occasion pourraient ensuite être exposées Aux rotatives de La Marseillaise… Évidemment !

  • L’offre de logements étudiants s’enrichit dans le centre ancien

    L’offre de logements étudiants s’enrichit dans le centre ancien

    Le centre ancien de Toulon continue sa mue. Depuis la signature d’une convention avec l’Anru, en 2003, de 169 millions d’euros, une intervention lourde sur le bâti a permis la rénovation de 600 immeubles, plus de 3 700 logements et chasser nombre de marchands de sommeil. Après la pose de la première pierre de la requalification de l’îlot Besagne en septembre, c’est aujourd’hui la résidence étudiante des Savonnières qui est inaugurée. La réalisation a nécessité la réhabilitation ou la reconstruction de quatre immeubles pour offrir 31 studios meublés.

    Un enrichissement de l’offre afin de répondre, même si ce n’est qu’en toute petite partie, à la forte demande de logements étudiants dans le Port du Levant, où la population étudiante, notamment boursière, est en constante augmentation. Cette augmentation de la capacité d’accueil dans de bonnes conditions s’inscrit dans la dynamique de développement du campus du centre-ville de Toulon. À noter que cette requalification a également permis l’ouverture de trois commerces de proximité – le Café Couture, la Laverie des Savonnières et le salon de coiffure Imaginatif’s – qui contribuent à la vitalité du quartier.

    Cette nouvelle résidence étudiante des Savonnières est située à deux pas de la très animée place de l’Équerre, prisée par la jeunesse toulonnaise.

    « Cela s’inscrit pleinement dans notre stratégie de long terme pour le centre-ville, qui est de réintroduire une population jeune et active, soutenir le commerce local et préserver notre patrimoine par des usages contemporains », confie la maire de Toulon (sans étiquette), Josée Massi. Elle conclut : « Toulon avance et c’est toute notre jeunesse qui y trouve sa place. »