Tag: étudiants

  • Le job saisonnier, un revenu indispensable pour les jeunes des Hautes-Alpes

    Le job saisonnier, un revenu indispensable pour les jeunes des Hautes-Alpes

    Ce jeudi, une quarantaine de stands d’entreprises locales jalonnent la salle du Quattro de Gap. Et, parmi les candidats, CV en main, beaucoup ne sont pas majeurs. Aussi, lorsqu’une candidate de 18 ans se présente devant le syndicat de l’hôtellerie et restauration des Hautes-Alpes, sa directrice, Véronique Gauchat, taquine : « 18 ans ? Vous êtes vieille ! » Depuis plusieurs années en effet, elle observe que les candidats se font plus jeunes. « Il y a de plus en plus d’adolescents curieux de découvrir le monde professionnel et d’être plus indépendants, explique-t-elle. D’autre part, les temps sont durs et les parents ne peuvent plus autant aider, alors ils doivent être autonomes par eux-mêmes. »

    Anticiper l’année universitaire

    Parmi les lycéens, la majorité souhaite allier une première expérience valorisante à un revenu qui permet d’envisager plus sereinement la prochaine étape, les études. « Un peu stressée » par cette première rencontre avec le marché de l’emploi, Manon, 16 ans, en 1ère générale à Gap, prépare déjà l’avenir. « Pour mes études, il me faudra partir dans une grande ville, il n’y a pas grand-chose à Gap. Alors si je peux commencer à mettre de côté… »

    Pour les étudiants, le salaire de l’été est crucial pour assurer les dépenses à venir, et surtout le loyer. Laura, 20 ans, de Gap, vient de se réorienter et entamera une formation en bijouterie à Marseille à la rentrée. « J’ai été deux ans à Aix en licence et même en vivant en Crous et en ayant la bourse, la vie y était très chère, explique-t-elle. Même si, à Marseille, c’est un peu plus abordable, il me faudra mettre de côté pour payer mon logement. » D’autant que les loyers augmentent, et même en Crous, où ils ont grimpé de 6% en moyenne en France depuis deux ans. Une hausse, que Paloma, 21 ans, étudiante en psychologie à Aix, venue chercher un job pour soutenir ses études, a ressentie. « Mon 9m2 me coûtait 248 euros l’an passé, il coûte désormais 275 euros par mois », explique-t-elle. Une augmentation qui peut sembler marginale, mais qui est à mettre en perspective avec un coût de la vie étudiante qui aurait augmenté de 4,12% entre 2024 et 2025 et de 32% depuis 2017, selon l’Unef. Autre difficulté, concilier emploi saisonnier et volonté de profiter de l’été, un peu, quand même. « Si possible, j’aimerais éviter le service en restauration, c’est très speed, tu as rarement tes soirées de libre, et les horaires peuvent changer d’un jour sur l’autre… », expose-t-elle.

    En fin d’études, le passage par un emploi saisonnier peut aussi sécuriser le moment de transition vers un travail qui correspond au diplôme obtenu. « Je ne suis pas forcément venue chercher un emploi en lien avec mes études, explique Lolita, 24 ans, qui vient d’achever un master en communication à Lyon. Pour elle, un salaire d’été permettrait d’anticiper plus sereinement une installation dans une grande ville où elle a plus de chances de trouver un emploi pérenne. « Et puis, ça me fait aussi une pause dans mes journées passées sur internet à chercher un travail en lien avec ma formation… ce qui est assez anxiogène », admet-elle. Le secteur saisonnier permet aussi de rester actif tout en mettant de côté, et il demeure l’un des rares secteurs où l’embauche est dynamique, alors que 21,5% des actifs de 15 à 24 ans sont en recherche d’un emploi selon l’Insee.

  • À Avignon, l’université poursuit son chantier sur la santé mentale

    À Avignon, l’université poursuit son chantier sur la santé mentale

    « Il faut que la santé mentale devienne un sujet plus important à l’université. Il est essentiel de miser dessus pour essayer de réparer ce que l’on n’a pas soigné plus tôt », lance Hugo Mazure, étudiant en deuxième année de sciences politiques et relais santé à l’université d’Avignon, ce mardi 7 avril, à l’occasion des assises territoriales de la santé étudiante.

    En plus d’un petit « village santé » avec plusieurs stands sur le campus Hannah-Arendt, un congrès s’est tenu à quelques mètres de là, à la Villa Créative. Et le constat des différents acteurs se rejoint : il faut en faire plus. En France, seuls quatre jeunes sur dix interrogés se disent en bonne santé mentale. « On voit tellement d’étudiants en détresse psychologique. On a l’impression qu’il n’y a pas assez d’actions pour y remédier et déstigmatiser l’accès aux soins », abonde Liana Pellat-Finet, vice-présidente étudiante à l’université d’Avignon. « C’est un enjeu vraiment important. Que ce soit une cause nationale deux années de suite montre que c’est un signe marquant de notre époque. Ce genre de journée a pour but de trouver des solutions et des actions concrètes pour les étudiants au plus tôt », lance de son côté Alain Richaud, vice-président d’Avignon Université.

    D’autant que « le Vaucluse est un territoire encore plus fragilisé car c’est un département parmi les plus pauvres et avec une offre de soins sous tension », précise Alizée Susler, médecin directrice du Service de Santé étudiante d’Avignon Université.

    Besoins immenses

    Un constat que partage le docteur Rafaël Ortiz, psychiatre au Service de Santé étudiante d’Avignon Université, qui pointe des « besoins immenses » et rappelle qu’« un Français sur cinq sera touché par un trouble de santé mentale dans sa vie ». Il explique qu’en Cité des Papes, il est notamment confronté à de nombreuses personnes avec des antécédents d’abus sexuels mais moins de personnes avec des addictions à différents produits. S’il se réjouit de l’existence de dispositifs d’aide, comme Santé Psy Étudiant, il pointe quelques problématiques. « J’ai moi-même testé sur mes appareils. On ne trouve à Avignon que cinq psys et après, on est renvoyé dans le Gard ou les Bouches-du-Rhône. Cela pose question car les délais sont longs et, quand on est dans une situation à risque, on ne peut pas attendre. C’est plus facile de dire qu’on a mal au genou que de dire qu’on entend des voix, mais ça ne devrait pas l’être. » « De nombreux étudiants ne savent même pas qu’ils peuvent prendre des rendez-vous. Notre objectif est qu’à terme, les gens s’y intéressent et que ce soit remarquable », pousse Hugo Mazure.

  • Des éléments de l’épave des Laurons restaurés

    Des éléments de l’épave des Laurons restaurés

    Le chantier-école se sera terminé de la même manière qu’il a commencé : dans le vent. Ce vendredi, les huit étudiants de deuxième année du Master d’archéologie maritime et côtière et leurs encadrants remballent le matériel après deux semaines de fouilles dans l’épave du XVIe siècle de l’anse des Laurons. Et ce n’est pas une mince affaire. D’abord, il y a l’équipement de plongée. Les bouteilles, les masques, les détendeurs, les combinaisons constamment en train de sécher sur un fil tendu entre deux poteaux… Ensuite, les appareils archéologiques, plus fragiles : l’aspirateur à sédiments, dont le moteur, posé sur la côte, ronronnait régulièrement, le scanner, disposé dans une salle sombre du petit poste de secours mis à disposition par la Ville, le nettoyeur haute pression et tout le reste.

    Marine Sadania, responsable du littoral de la région Sud pour le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), est satisfaite des deux semaines de travaux malgré des conditions météorologiques défavorables. « Les objectifs sont remplis, on a trouvé l’emplacement du mât ce qui va permettre de bien dessiner le portrait architectural du bateau. »

    Margaux Fasquelle, étudiante, confie : « Il a fallu charbonner, d’autant qu’on a pris énormément de retard avec le vent. On était sur site à 8h15, on faisait deux plongées par jour par étudiant quand on le pouvait, en sachant que quand on n’était pas dans l’eau on avait toujours quelque chose à faire : étude du bois, documentation, photographie, topographie ou l’organisation de l’accueil des publics, comme mercredi.»

    Mise en valeur

    du patrimoine

    La pédagogie envers les publics est un pan important du cursus des étudiants. « Ça n’a aucun sens de faire de l’archéologie si on la partage pas, surtout aux gens du coin qui parfois découvrent des sites à proximité de l’endroit où ils vivent depuis des années, développe l’apprentie archéologue. C’est aussi primordial de sensibiliser les citoyens aux bonnes pratiques pour qu’ils fassent attention au matériel archéologique qu’ils pourraient trouver, pour éviter le pillage et ce genre de
    choses.
     »

    Sa formatrice Marine Sadania ajoute : « L’idée c’est de former cette jeune génération pour qu’elle devienne sentinelle. Ce sont les acteurs du patrimoine de demain. »

    Pour pérenniser cette transmission, certains éléments retrouvés dans l’épave Laurons 11 vont être donnés à la Ville, qui participe financièrement à leur restauration. « Le maillet et la manne, donc le panier, sont aujourd’hui dans le laboratoire grenoblois de pointe ARC Nucleart, qui est spécialisé dans tous les matériaux organiques, précise Marine Sadania. Ils ont aussi un élément de décor qu’on avait découvert sur le bateau. Tous ces objets remarquables, encore en traitement pour un an je pense, sont destinés à revenir à Martigues. »

    À la question : où ? L’archéologue de la Ville Hélène Marino répond : « Ces objets qui appartiennent à l’État seront pris en dépôt pour exposition, soit au musée Ziem ou dans d’autres lieux. On les valorisera avec des conférences, des visites, etc. »

  • [Grève dans l’éducation nationale] à Marseille, les lycéens toujours mobilisés

    [Grève dans l’éducation nationale] à Marseille, les lycéens toujours mobilisés

    En première ligne depuis le début du mouvement, lancé le 5 mars, les lycéens ne s’essoufflent pas. Déterminés à défendre la qualité de leurs enseignements et les conditions de travail de leurs professeurs, ils prendront part, ce mardi, aux mobilisations organisées dans le cadre de l’appel de l’intersyndicale (FSU, Unsa Éducation, CFDT Éducation formation et recherche publiques, CGT Educ’Action et Sud Éducation), lancé le 20 mars.

    En proie à d’importantes coupes budgétaires, impliquant notamment la suppression de 4 000 postes dans l’éducation nationale, le secteur de l’enseignement est poussé à de sérieuses restructurations à la rentrée 2026. Dans le cas des lycées, c’est d’abord le nombre d’heures d’enseignement délivré qu’on menace de réduire, avec 22 établissements publics concernés dans les Bouches-du-Rhône, dont 11 à Marseille. « Certains de mes proches vont être directement impactés par cette politique d’austérité, s’inquiète Gwendal, élève de terminale au lycée César-Baldaccini (7e) et membre du Mouvement national lycéen 13 (MNL). Des spécialités doivent être supprimées, comme humanité, littérature ou philosophie. C’est triste que les générations futures n’aient pas accès aux dispositifs que nous avons connus nous. »

    D’après un communiqué de Sud éducation, publié le 9 mars, ce sont 80 heures qui devraient être perdues au lycée Nelson-Mandela (12e), 180 heures à Jean-Perrin (10e), 146 à Marie-Curie (5e), 100 à Montgrand (6e), 80 à Diderot (13e) ou encore 77 à Saint-Charles (1er).

    Luc, entré au MNL 13 au début du mouvement et élève de première à Saint-Charles, est, lui, directement concerné par ces importantes baisses de moyens : « 77 heures (…), c’est un énorme impact sur la qualité de l’enseignement qui est donnée. Par exemple, dans les classes de spécialité, qui sont les cours les plus importants, aujourd’hui on est 25 élèves. L’année prochaine, avec ces baisses de dotations, on sera 35 par salle. » Et Gwendal d’ajouter : « Notre objectif est d’élargir le plus possible la lutte, à la fois au niveau national, pour que d’autres lycées nous rejoignent, mais aussi aux autres institutions du service public. Nous nous sommes déjà unis avec certains étudiants postbac. » Le MNL 13 annonce une série d’actions organisées sur les deux prochaines semaines, qui ne prendront pas forcément la forme de blocus.

  • De nouvelles fouilles menées dans l’épave des Laurons

    De nouvelles fouilles menées dans l’épave des Laurons

    Les étudiants ont à peine eu le temps de commencer à retirer les sédiments qui recouvrent l’épave que les vents violents de la tempête Deborah les ont contraints à cesser toute opération. « La météo ne nous a pas beaucoup aidés cette semaine, confie Marine Sadania, responsable du littoral de la région Sud pour le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines. Ce genre d’aléas climatiques peut abîmer la coque quand elle n’est pas protégée. Là, elle est en danger. Ça tombe vraiment mal, ça ralentit le processus de fouilles et ça impacte la formation. »

    Depuis le 23 mars et jusqu’au 3 avril, les deuxième année du Master d’archéologie maritime et côtière participent à un chantier-école dans l’anse des Laurons. C’est dans cette crique, à proximité de la centrale EDF, que gît l’épave Laurons 11 à seulement 2 mètres de fond.

    Une étude du lest

    Datée entre 1450 et 1630, de taille modeste (environ 12 mètres de long pour 4 de large), son intérêt historique est immense. « Ce sont des unités de travail pour lesquelles on a peu de sources historiques, c’est inédit d’en avoir une en si bon état », explique Marine Sadania. Son collègue et directeur de recherche émérite au CNRS Éric Rieth poursuit : « Ce sont celles qui ont laissé le moins de traces alors qu’elles constituaient l’activité de base. Les grands vaisseaux se comptaient par trentaines mais ils étaient conservés car ils représentaient de gros investissements, alors que ces petites embarcations se comptaient par centaines sur le littoral, elles animaient l’activité maritime locale et régionale. Ces fouilles sont importantes pour la connaissance de toute cette économie. »

    Cette année, les étudiants vont se concentrer sur la zone centrale du bateau, le maître-couple, « une clé de compréhension essentielle de l’architecture », affirme Éric Rieth. Un géologue d’Aix-Marseille université mènera également un travail sur le lest. « On espère connaître la provenance des pierres calcaires qu’on a trouvées, et donc avoir l’aire géographique du bateau, développe Marine Sadania. Ça devrait confirmer nos observations et l’identité régionale du bateau, puisqu’on pense que c’est un petit caboteur qui ne va pas en haute mer. » Pour en savoir plus, rendez-vous à l’anse des Laurons mercredi 1er avril pour une journée ouverte au public.

  • Les discriminations dans le viseur de la fac et de la justice

    Les discriminations dans le viseur de la fac et de la justice

    Pas moins de 9 700 crimes et délits « à caractère raciste » recensés en 2025 par la police et la gendarmerie nationales en France, soit une hausse annuelle de 5%, certes moins importante que celle observée en 2024 (+ 10%)… Alors que le service de la statistique publique de la sécurité intérieure vient de publier les derniers chiffres sur le sujet, à l’invitation d’Aix-Marseille-Université (Amu) en partenariat avec la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, a tenu ce mercredi 25 mars une conférence sur la politique pénale en la matière. Un rendez-vous qui vient clore toute une semaine d’éducation avec projections ou visites du camp des Milles.

    « La lutte contre toutes les formes de discrimination ne relève pas seulement de l’émotion ou de l’indignation, elle exige une action collective et déterminée » a posé le président d’Amu, Éric Berton. Revenant sur le rôle éducatif de l’université, il rappelle que « racisme et antisémitisme ne sont pas des opinions, mais des délits qui portent atteinte au fondement même de notre République ».

    Une politique pénale prioritaire

    Cette politique pénale est d’ailleurs « devenue prioritaire » concernant ces affaires qui « peuvent paraître de faible intensité, mais porte atteinte à toute notre société », enchaîne le procureur de la République, rapportant que, le matin même, il avait appris que devant une synagogue marseillaise, un tag avait été retrouvé indiquant : « S’il y a encore des bombes sur les pays musulmans, on va faire comme en octobre, remember ». Le magistrat s’est emparé d’une circulaire qui donne « instruction aux parquets d’engager des poursuites dès lors qu’on était sur des phénomènes de racisme, d’antisémitisme et de discrimination ». Reste la difficulté de qualifier les faits. Quand des chercheurs font le lien entre antisémitisme et État d’Israël, ou quand CNews fait dans « l’islamophobie d’ambiance », soulève un enseignant.

    Le président de la Licra Marseille et avocat, Serge Tavitian, constate lui « depuis le 7 octobre » une radicalisation aux effets délétères. « Lors du procès Soral où je plaidais contre lui, j’avais déjà pu constater qu’il avait réussi à fédérer des jeunes », explique-t-il. Et d’alerter, aujourd’hui, sur une menace d’extrême droite, mais aussi d’« extrême gauche » toute aussi préoccupante. S’il a impulsé cette conférence, c’est donc pour sensibiliser la jeunesse, déplorant une faillite éducative.

    La question d’une étudiante demandant au procureur s’il n’y a pas une forme « d’acharnement » contre Tariq Ramadan, 18 ans de prison requis contre lui pour trois viols, entretenant une confusion victimaire, finira de le désarçonner…

  • Une semaine d’actions contre le racisme à l’université Aix-Marseille

    Une semaine d’actions contre le racisme à l’université Aix-Marseille

    « Réaffirmer sa détermination à faire de ses campus des lieux de tolérance, de respect et de sécurité pour toutes et tous. » Voilà l’ambition qu’affiche Aix-Marseille université (AMU), en cette semaine nationale d’éducation et d’action contre le racisme et l’antisémitisme. Pour l’occasion, l’établissement propose une série d’événements : accès gratuits à certains sites culturels, ateliers de sensibilisation, spectacles et conférence.

    Parmi eux : l’entrée libre au site-mémorial du Camp des Milles, sur simple présentation de la carte étudiante, jusqu’au 28 mars. Les intéressés découvriront l’engrenage des intolérances qui rendirent possible la déportation. La compagnie Ellipse proposera mercredi, entre 12h et 14h dans le Cube du campus Schuman à Aix-en-Provence, un atelier de « Danse pour l’inclusion ». Un rendez-vous accessible au grand public gratuitement sur inscription. Les participants travailleront en rythme sur la lutte contre les discriminations, en particulier dans le contexte des crises sociales et écologiques. La compagnie présentera son spectacle Reverse dans le théâtre du Cube le jeudi à 18h30. Une forme « d’ode à la désobéissance et à l’entraide face aux situations d’adversité », elle aussi accessible gratuitement sur inscription.

    La faculté de droit et de science politique de la Canebière (1er) accueillera, mercredi dès 10h, une conférence tenue par Nicolas Bessone, procureur de la République de Marseille. Ouverte aux étudiants AMU et co-organisée par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, elle abordera la politique pénale en matière de lutte contre les discriminations.

    Détails sur univ-amu.fr

  • Une journée de fête pour sociabiliser les étudiants à Aix-en-Provence

    Une journée de fête pour sociabiliser les étudiants à Aix-en-Provence

    En début de matinée, la fête n’a pas encore commencé. Les tables commencent juste à être installées, des dizaines de stands associatifs et d’activités commencent à être montés et à s’animer, petit à petit, sur le Campus Robert-Schuman. Ce jeudi, la seconde édition du « Campus d’Aix en Fête », lui-même intégré dans le dispositif CAP Étudiant, a été lancé. La première, s’étant tenue en octobre dernier. Deux finalités, à ce rendez-vous. « Que ce soit, d’abord, un moment festif, convivial, un moment de rencontre entre différents étudiants, via différentes animations, déroule Nicolas Mascret, vice-président d’Aix-Marseille Université (AMU), délégué à la vie étudiante. Second objectif, que les étudiants puissent prendre connaissance de tout ce qu’AMU leur propose en termes d’aide, de sport, de culture… Tout cela, via le festif. » Sur l’ensemble des sites d’Aix-Marseille Université (AMU), 162 associations existent, le campus aixois étant l’un des plus dynamiques, sur le volet. Mais « il faut faire connaître les services et ce qui existe aux étudiants, souligne Quentin Acquatella, vice-président étudiant AMU. Il y a beaucoup de choses à l’université, il faut aller plusieurs fois vers l’étudiant, ne pas attendre qu’il se mette à faire des recherches tout seul. D’ailleurs, l’événement est précédé de deux ou trois semaines de tournées des services sur le campus ». D’où ce second événement.

    Des services à connaître

    L’objectif de cet événement, selon les organisateurs, reste surtout de « rompre l’isolement social ». « Une des problématiques [chez les plus jeunes, Ndlr] est celle de la santé mentale, souvent liée à l’isolement, poursuit Nicolas Mascret. L’idée est à la fois que les étudiants puissent vivre un moment collectif, ne pas se sentir isolés, grâce aux concerts, aux animations, mais aussi se rendre compte qu’à l’université, nous avons des centres de santé universitaires, ou l’on peut consulter des médecins, des psychologues, qu’on peut faire du sport, avoir des activités culturelles. L’idée, est de se rendre compte que l’on n’est pas seul. » L’événement, qui prévoit d’accueillir des milliers d’étudiants au cours de la journée, est en partie financé par la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), versée chaque année par les étudiants non-boursiers, mais aussi par le programme Ideal, spécifique à AMU. « Une façon de montrer aux étudiants ce qui peut être fait avec leur contribution », précise Nicolas Mascret. Pour cet événement, « il y a 120 personnels d’Aix-Marseille Université, du sport de la culture, des services de santé… », mobilisés, rappelle Nicolas Mascret.

  • Nicolas Guillou, aux remises des prix d’étudiants méritants

    Nicolas Guillou, aux remises des prix d’étudiants méritants

    À chaque remise de prix aux étudiants méritants, son invité d’honneur. Ce vendredi, sur la scène de l’amphithéâtre Portalis de la faculté de droit et sciences politiques, Nicolas Guillou, juge français à la Cour pénale internationale, visé par de lourdes sanctions émises par l’administration Trump pour avoir notamment émis un mandat d’arrêt à l’encontre de Benjamin Netanyahu, se tenait face à une centaine d’élèves méritants. Il a appelé, au cours d’un long discours, les étudiants à rester « rigoureux, créatifs, courageux ». Et à travailler par leur serment. « Il nous oblige, même quand cela peut avoir des conséquences importantes sur notre vie personnelle. Nous, sommes onze juges et procureurs de la Cour pénale internationale à avoir été mis sous sanctions par les États-Unis, rappelle Nicolas Guillou. Ces sanctions visent à remettre en cause les incroyables progrès que nous avons faits depuis plus d’un siècle vers plus de paix, vers plus d’égalité, vers plus de justice. » Dans un contexte international, comme national, bouleversé, Jean-Baptiste Perrier, doyen de la faculté, rappelait : « Vous entrez dans ce monde juridique et politique à un moment ou les fondements de notre démocratie sont mis à l’épreuve (…) C’est le contexte dans lequel demain vous allez entrer en profession. (…) Face à ce contexte, vous n’êtes pas désarmés, loin de là. »

  • Titres de séjour « étudiant » : plus de 1 000 dossiers en attente

    Titres de séjour « étudiant » : plus de 1 000 dossiers en attente

    Nous tenons des permanences toutes les semaines. Depuis quelque temps, des dizaines d’étudiants nous contactent car ils n’ont toujours pas reçu de confirmation du renouvellement ou de la demande de leur titre de séjour étudiant », explique Mathéo, membre de Réseau université sans frontières (RUSF) 34, qui accompagne des étudiants étrangers dans leurs démarches administratives.

    « Habituellement, dans ces cas-là, on contacte un délégué du défenseur des droits, qui interpelle la préfecture et nous permet, souvent, d’accélérer la situation, ou tout au moins d’avoir une réponse. Cette fois, malgré l’intervention du délégué du défenseur des droits, rien ne bouge », poursuit le militant.

    L’association a donc multiplié les sollicitations de la préfecture, laquelle a fini par répondre qu’« à ce jour plus de mille dossiers sont à traiter », au motif que « le service qui traite des demandes “étudiant” connaît actuellement une surcharge de travail et un sous-effectif croissant », rapporte RUSF. « La dégradation des conditions de travail des agents et la dégradation du service rendu aux usagers sont les deux faces d’un même problème : les coupes budgétaires et les politiques répétées d’austérité dans les services publics », dénonce l’association.

    « Cette situation alimente l’angoisse, l’incertitude et la précarité de nombreux étudiants dont la situation dépend directement de ces démarches administratives », insiste RUSF. Certains peuvent en effet voir leur année invalidée par l’impossibilité d’obtenir une alternance ou un stage faute de titre de séjour. Qui plus est, « sans titre de séjour on ne peut pas travailler à côté de ses études », complète Mathéo, qui pointe également l’impact psychologique de ces dysfonctionnements administratifs : « Il y a des étudiants qui font des crises d’angoisse, ils nous disent qu’ils sont débordés par la situation, que ça les stresse. Beaucoup envisagent d’abandonner leurs études. Ils vivent dans la peur d’un contrôle de police », décrit-il.

    Plus globalement, l’association dénonce les politiques menées au niveau national, jugées discriminantes : la loi « bienvenue en France », qui instaure des frais d’inscription différenciés, les étudiants extra-européens payant 16 fois plus cher (2 850 euros pour une inscription en licence et 3 879 euros pour un master) ; la décision récente du gouvernement de supprimer les APL (aide pour le logement) pour les étudiants non européens ; ou encore l’annonce d’un « travail » engagé pour « renforcer la sélectivité des étudiants étrangers », « ce qui risque une nouvelle fois de dégrader leurs conditions d’accueil et d’études ».

    Outre l’abrogation de ces mesures, RUSF 34 réclame « la mise en place de mesures exceptionnelles pour traiter les dossiers les plus urgents et la garantie qu’aucun étudiant ne soit pénalisé du fait des retards administratifs. » L’association revendique également « le recrutement immédiat de personnel supplémentaire » et appelle les étudiants concernés à se faire connaître*.

    * Par mail sur : rusf34montpellier@gmail.com