Les membres du réseau Universités sans frontières a mené une action pour s’opposer au décret Baptiste, relatif aux frais différenciés pour les étudiants hors union européenne. Si un étudiant européen paie 178 euros pour une licence et 254 euros pour un master, un étudiant hors Union se verrait, lui, payer 2 895 euros pour une licence, et 3 941 euros pour un Master. Le RUSF 13 indique qu’il sera reçu prochainement par le rectorat, à la suite de cette mobilisation.
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Une écoute téléphonique au chevet des étudiants d’Aix-Marseille
À partir de 21h et jusqu’à 2h30, deux à trois bénévoles rejoignent ce que l’équipe appelle « la brigade de nuit ». L’antenne de l’association de prévention des risques de santé mentale Nightline a ouvert il y a 8 mois à Marseille. Cette ligne d’écoute, gérée par des étudiants bénévoles formés et accompagnés, couvre les besoins de tous les étudiants de l’académie d’Aix-Marseille. Elle répond à un réel besoin, « avec un pic lors des partiels », souligne Vincent Biarneix, responsable de l’association.
« Rendre accessibles ces outils à tous les jeunes »Les thématiques récurrentes sont en premier lieu les ruptures amoureuses, suivies par la solitude et l’isolement. Sur le premier trimestre 2026, l’association a reçu 600 appels. « On aimerait recruter davantage de personnes pour pouvoir faire face aux besoins », partage Yanis* le président-bénévole de l’antenne.
Au-delà des appels, des ateliers de sensibilisation et de prévention sont organisés par les bénévoles, services civiques et salariés, soit une petite équipe de moins de 30 personnes. Ils se rendent dans les lycées, les universités et les missions locales pour « parler de santé mentale, la déstigmatiser, libérer la parole dans l’optique de rendre accessibles tous nos outils aux jeunes de France », indique Julie Pierre-François, déléguée territoriale de Nightline Aix-Marseille.
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Des jeunes unis pour la Méditerranée
Dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, étudiants et jeunes chercheurs se sont retrouvés à Marseille pour l’Agora des jeunes, organisée dans le cadre de l’événement Alter Méditerranée.
Portée par Aix-Marseille Université (AMU), cette journée ouvrait un espace de parole où la jeunesse méditerranéenne pense, ensemble, son avenir. Le ton est donné par Quentin Acquatella, vice-président étudiant d’AMU : « Être Méditerranéen, c’est une volonté de vivre ensemble. C’est la flottille qui part à Gaza. C’est SOS Méditerranée qui essaye de sauver des vies en mer. Nous avons besoin de l’insurrection humaine. Et si elle doit partir de quelque part, elle ne peut que partir de chez nous. »
Pour Maryline Crivello, coordinatrice à AMU, cet après-midi permet aux étudiants, de disciplines variées et depuis plusieurs littoraux, de « s’approprier ces questions et raconter cette histoire ». Ce travail prend des formes concrètes. Les étudiants de Master 2 de l’École de journalisme et de communication d’Aix-Marseille (EJCAM) ont conçu des créations artistiques inspirées de la mythologie méditerranéenne : contes, jeux de société, courts-métrages… tout en respectant des contraintes écologiques strictes. Les Master 1 de Français langues étrangères (FLE) ont co-construit des cours de français et rédigé des manifestes plurilingues sur l’urgence climatique.
Derrière ces initiatives, la Chaire Unesco « Éducation à la transition environnementale en Méditerranée » et le réseau Thétys, partenaire d’une centaine d’universités euro-méditerranéennes, structurent et accompagnent ces jeunes chercheurs de l’idée à l’action.
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À Miramas, les lycéens sont en mal de transports pour aller étudier
« Tout le monde devrait avoir le droit de se déplacer et d’étudier », assène Lilyrose élève de 1ère au lycée Jean Cocteau, avant de franchir les grilles mercredi matin. L’établissement est traversé par un vent d’inquiétude depuis la fin de semaine dernière. En cause, l’absence de transports praticables pour se rendre à Aix-en-Provence depuis Miramas.
« Ça prend deux heures de train en passant par Salon alors qu’on met que 40 minutes en voiture », illustre Kawtar Kassioui, autre élève de terminale concernée par la poursuite d’études à Aix. Sans compter le retour d’autant plus difficile. « Beaucoup d’autres autour de moi galèrent aussi », souligne-t-elle.
Les élèves rencontrés à l’entrée du lycée ne donnent pas tord à leur camarade. « J’aimerais bien étudier à Aix mais j’ai pas les moyens de payer un appartement sur place », souligne Lilyrose, actuellement en 1ère. La voiture n’est pas une alternative selon sa camarade de classe Carla : « J’ai l’âge de passer le permis, mais tout le monde n’a pas l’âge ni les moyens », fait-elle remarquer. « L’essence devient chère, les voitures aussi. Il faudra une alternative », renchérit Lilyrose.
Trois cents élèves concernésC’est en abordant le sujet en réunion avec les parents, au lycée, que Kawtar Kassioui a fait la rencontre de Natacha Mallet. « Le sujet me préoccupe aussi en tant que mère d’élève, j’ai mené le même combat quand j’étais lycéenne », explique la communiste et cheminote.
C’est pour cela qu’avec l’aide des communistes miramasséens, Kawtar Kassioui a pu formuler une proposition politique au problème. À partir d’un sondage réalisé sur les 843 élèves du lycée, 305 ont répondu être intéressés par la création d’une ligne de bus reliant Miramas à Aix-en-Provence, sur 396 répondants.
« On ne parle que de Cocteau, mais il y a déjà des étudiants de Miramas à Aix. Il faut aussi penser aux travailleurs et aux musées d’Aix qu’on n’a pas », considère la nouvelle militante. « C’est aussi un enjeu écologique, les voitures c’est pas top, un bus dans l’immédiat c’est bien, mais le train c’est mieux ! Il y en avait un jusqu’en 2008, il faut le remettre en route », affirme Kawtar Kassioui. Le conseiller municipal (PS) Christophe Caillault, présent devant le lycée, se dit « épaté » par la mobilisation lycéenne, promettant que le sujet sera soumis au maire Frédéric Vigouroux (DVG), par ailleurs vice-président de la Métropole aux transports. « Il faut d’abord créer une ligne de bus pour répondre à l’urgence, mais il faudra remettre en service la ligne ferroviaire passant par Rognac », considère Natacha Mallet. Le communiqué du PCF miramasséen diffusé au même moment parle d’interconnexion avec le bassin ouest du département, proposant de l’inclure dans le projet de service express régional métropolitain.
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Ces boss des maths qui font aimer les chiffres aux élèves
Avez-vous déjà vu un carré sans angles droits ? ». La proposition de Loryne Barroche a de quoi décontenancer, mais elle n’effraie pas les quelques collégiennes de 3e faisant face à son stand. À l’entrée du forum des mathématiques de Miramas mardi matin, cette étudiante de 20 ans en licence maths-physique-chimie à Marseille propose de tout simplement changer de plan.
« Le plan euclidien est le fondement de la géométrie sur lequel on a développé tout le reste » développe Loryne Barroche, c’est la géométrie que tout le monde a connu à l’école. Le plan hyperbolique est tout simplement une autre facette de la discipline, demandant de changer de paradigme par rapport à la réalité du quotidien. Le jeu vidéo HyperRogue sur l’ordinateur du stand permet une autre approche. Un personnage en vue de dessus parcourt une sphère de case en case à la recherche d’étoiles. « C’est bizarre, il n’y a que la sphère qui bouge » note Elyah, l’une des élèves de 3e du collège Lou Garlaban à Aubagne, « y’a pas de fin » remarque sa camarade. Normal, cela illustre que « le bord d’une sphère est infini » d’après Loryne Barroche, contrairement au plan euclidien où « l’infini est… très loin ».
« C’est moins abstrait »Outre l’appréciation de l’infini, se déplacer sur des cases montre un autre aspect de la géométrie. « Les cases où on se déplace sont un pavage qui grossit quand on est dessus et rétrécit quand on s’en éloigne », explique Loryne Barroche.
L’enseignante encadrant les élèves de 3e remarque que « ce n’est pas du tout au programme de 3e mais c’est bien de montrer ce qu’ils feront plus tard, d’autant plus qu’il faut maîtriser la géométrie euclidienne avant l’hyperbolique ». Ce forum permet aussi de raccrocher les élèves : « c’est moins abstrait, ils peuvent manipuler, plier, découper dans les stands, ce qu’on n’a pas le temps de faire en classe » selon l’enseignante, surprise de voir « pas forcément les meilleurs élèves se motiver » à y venir. C’est là tout l’esprit du Forum des mathématiques, organisé par l’association Maths pour tous que représente Laurent Beddou. « On part du monde réel pour le déchiffrer à l’aide des maths » explique ce professeur, « comment modéliser un traitement de chimio, gérer des robots ou représenter une épidémie de zombie » sont autant de « portes d’entrée ». La finalité : « pour ne plus jamais se poser la question à quoi servent les maths » selon l’enseignant, qui voit dans la matière « un art » dont les chiffres et le calcul ne sont que les outils.
Plus de mille élèves du département ont pu s’en rendre compte.
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Au Crous, le repas à 1 euro enfin généralisé
Depuis lundi 4 mai, le repas à 1 euro n’est plus réservé aux seuls étudiants boursiers. Dans les restaurants universitaires du Crous, tous les étudiants peuvent désormais bénéficier de ce tarif unique, partout en France. À Montpellier, où la vie étudiante pèse lourd dans la ville (17% de la population), la mesure prend une résonance particulière. Les étudiants auront droit à un plat et deux accompagnements : entrée, fromage, dessert ou fruit.
À Montpellier, 37 points de restauration du Crous sont concernés : 6 restaurants universitaires, 9 brasseries, 21 cafétérias et une pizzeria, auxquels s’ajoutent 14 restaurants conventionnés. Il suffit de présenter une carte étudiante ou d’être doctorant ou volontaire en service civique, avec un compte Izly actif. Pour beaucoup, l’économie paraît modeste vue de loin. Mais, dans un budget étudiant, les 2,30 euros gagnés à chaque repas comptent. « Entre le loyer, l’essence et les courses, je calcule tout. Là, je sais que je peux manger chaud, équilibré, sans exploser le budget. Ce n’est pas juste un repas moins
cher, c’est un stress en moins », témoigne Lina, étudiante à Montpellier.Le défi de l’affluenceReste désormais à tenir la cadence. À Montpellier, plus de 2,7 millions de repas ont été servis en 2025 par le Crous, dont 1,7 million à des étudiants boursiers. Le Crous de Montpellier-Occitanie s’attend à une hausse de fréquentation, estimée nationalement autour de 12%. Pour y faire face, 20 équivalents temps plein doivent être recrutés, en renfort des quelque 250 agents déjà mobilisés. Une enveloppe de 82 500 euros est aussi prévue pour des investissements d’urgence, notamment à Vert-Bois, Boutonnet et Triolet.
Sandrine Cloarec, directrice générale du Crous Montpellier-Occitanie, se veut rassurante : « Dans l’assiette, rien ne change. Il s’agit du même repas, des mêmes quantités, de la même qualité et de la même diversité que ce que nous proposions la semaine dernière. » Elle rappelle aussi que « la production d’un repas servi au Crous coûte entre 8 euros et 9 euros », désormais proposé à 1 euro à l’ensemble des étudiants.
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La Ville attaque le Airbnb illicite d’un « faux Marseillais »
Vivant au Mexique, le propriétaire domicilié à Paris d’un appartement exploité illicitement depuis 2022 en locations saisonnières était assigné hier en référé par la Ville de Marseille. Les deux premières condamnations en février obtenues par la commune pour réguler le marché, portaient sur des fraudes en résidences secondaires. La présente affaire instruite par la brigade de contrôle du logement est « un premier cas de fausse déclaration en résidence principale pour échapper à l’autorisation de changement d’usage ».
Placé sur les sites Airbnb et Booking à 400 euros la nuit, l’appartement de 145 m² au 4e étage du 118 rue Dragon (6e) proposait six chambres, plus une chambre de bonne de 16 m2 soit 14 couchages. Les deux plateformes rapportent 127 nuitées en 2022, 192 en 2023, 200 en 2024, soit un chiffre d’affaires de 207 600 euros, hors nuitées louées en direct. « Ces chiffres sont incompatibles avec la définition légale de la résidence principale. Le propriétaire a quatre appartements à Marseille, des sociétés à Paris et il travaille au Mexique », déroule Jorge Mendes l’avocat de la Ville. À considérer même que ce fut sa résidence principale, elle ne pouvait être louée en Airbnb plus de 120 jours par an, seuil abaissé en début d’année à 90 jours.
« Il faut que ce commerce illégal cesse »« Les photos de cet appartement impersonnel parlent d’elles-mêmes. Pas d’effet personnel, pas de nom à l’interphone, c’est juste une résidence touristique », poursuit Me Mendes. « Ce business illégal aggrave la crise du logement pour les familles marseillaises. Sans compter les nuisances des groupes de visiteurs rapportées par les voisins, le syndic. Il faut que ce commerce illégal cesse. Il n’y a pas de “c’est Marseille bébé”, mais l’application de la loi nationale. 12 000 appartements sont enlevés aux Marseillais par des gens de passage », conclut l’avocat qui réclame 200 000 euros d’amende et une astreinte de 3 000 euros par jour pour le retour en bail classique.
En défense, Me Victor Steinberg dénonce la « tonalité très politique et sans nuances d’un maire qui veut “faire la guerre aux Airbnb”, mais qui pour faire un exemple s’est trompé de cible ». Il décrit son client, Paul C., 37 ans, comme un « jeune travailleur ultra-connecté qui voyage beaucoup, fait de l’accompagnement au management de transition à l’international. Imaginer qu’il ait vécu chez ses parents à Paris est une thèse loufoque de la Ville qui vient traquer quelques incohérences administratives pour y voir une fraude organisée ». De produire une déclaration fiscale, des factures d’électricité et cent pages de factures de trottinettes comme preuve de son « ancrage marseillais ». Selon Me Steinberg, Paul C. aurait perçu « juste 6 900 euros de recettes » une fois retranchés les charges et travaux. L’appartement est depuis loué en bail mobilité à 4 étudiants colocataires à 680 euros mensuels chacun. Paul C. est désormais titulaire d’une carte de résident au Mexique. Il n’est pas rapporté que le Pastis lui manque.
Décision le 30 juin.


![[1er-Mai] À Aix-en-Provence, la jeunesse est dans la rue pour défendre ses droits](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/05/b4da45ad206546141b4989e734db5676.jpg)
