Dans le cadre de son « Debí Tirar Más Fotos World Tour », l’artiste âgé de 32 ans, devenu l’un des phénomènes culturels majeurs de sa génération, promet un show incandescent porté par les rythmes du reggaeton, de la salsa et du merengue. Avec des dizaines de milliers
de fans attendus, cette unique escale marseillaise s’annonce comme l’un des temps forts musicaux de l’été, dans une enceinte du boulevard Michelet prête à se transformer en immense piste de danse.
Tag: été
-

Le phénomène Bad Bunny débarque au Vélodrome
-

Bad Bunny vient enfiévrer le stade Vélodrome
Bad Bunny au stade Vélodrome. Pas le surnom d’une chèvre qui vient encore de signer à l’OM, mais bien le bouillant lapin des musiques latines, qui se produit mercredi 1er juillet dans l’antre des Olympiens. Cet artiste parmi les plus écoutés à travers le globe fait escale à Marseille dans le cadre de son « Debí Tirar Más Fotos World Tour », d’après le nom de son sixième album sorti l’an passé. Une discographie qui monte qui monte depuis les années 2010, et un opus hissé au firmament par le tremblement de terre en mondovision provoqué en février 2026 par son show à la mi-temps du Superbowl, cette parenthèse artistique de la finale de football américain, illustration suprême de la victoire culturelle d’el « imperialismo yankui ». Et pourtant. Truffée de références à ses racines portoricaines, notamment le perreo, danse reggaeton à se déglinguer le bassin et reprise notamment dans les mouvements contestataires de cette île colonisée il y a près de 130 ans par les États-Unis, la prestation de Bad Bunny a bien fait enrager Trump. « Ils veulent me prendre ma rivière et aussi ma plage. Ils veulent mon quartier et que ma grand-mère soit partie. Non, ne lâche pas ton drapeau. Je veux pas qu’ils fassent de toi ce qu’il est arrivé à Hawaii », chante, sur le titre « Lo Que Le Pasó a Hawaii », la superstar de 32 ans devenue égérie anti-Trump en multipliant notamment les prises de position contre l’ICE et pour l’accueil des migrants ou les droits LGBT.
Coups de chaudDésormais icône politique tout autant que de la mode et de l’entertainment en général, une figure portée aux nues ou détestée, comme seuls les États-Unis savent enfanter et raffolent. Dans tout cela, on en oublierait presque la qualité de Debí Tirar Más Fotos, album sacrément bien produit au cours duquel reggaeton, salsa et merengue immergent les auditeurs dans ses influences portoricaines et caribéennes. Par-dessus, les scansions suffocantes de Bad Bunny achèvent de tirer les oreilles des lapins du monde entier pour les traîner fissa sur la piste de danse. De son « Nuevayol » introductif qui dope et sample le thème d’« Un Verano en Nueva York » d’El Gran Combo de Puerto Rico (1975), à la salsa survitaminée « La Mudanza », 17 titres chargés qui décupleraient la canicule marseillaise actuelle en un tour de chant ou de reins. Sûrement aussi de quoi mettre un coup de chaud supplémentaire à la RTM qui annonce encore son cortège de modifications des lignes passant vers le Vélodrome mercredi 1er juillet dès 16h. Il faut dire que le concert de Benito Antonio Martinez Ocasio, de son vrai nom, se jouera à guichets fermés et que les reventes de places se monnayent encore très cher.
-

L’été rime avec festivités dans la Venise provençale
Ces samedi et dimanche, c’est un programme riche qui vous attend dans le cadre des festivités organisées par la Ville et ses partenaires. Sur ces deux jours, l’un des temps forts est la fête de la mer et de la Saint-Pierre. « La fête de la mer aura lieu un peu partout dans le centre-ville et dans le quartier de l’île. Chacun trouvera de quoi se rafraîchir et s’amuser », poursuit l’élu. « Sans oublier les processions habituelles et traditionnelles dont font partie la bénédiction des bateaux ou encore l’hommage aux marins disparus. »
Art, gastronomie et fête
Au programme, dès 16h, vous pourrez assister à un challenge à la rame depuis le parvis de l’Hôtel de Ville, à des jeux d’antan « comme le mât de cocagne » sur le canal Saint-Sébastien entre 17h et 19h. « Nous aurons aussi des artistes qui vont exposer leur art sur le thème de la mer lors d’un petit marché sur le quai Brescon », ajoute Marc Troulier. Le soir, place aux sardinades de l’Île pour déguster les produits de la mer dans une ambiance musicale festive et chaleureuse, sur la place de la Libération, accessible à tous sans réservation.
Bien évidemment, le week-end sera aussi marqué par l’ouverture de la fête foraine de la Saint-Pierre, qui prendra ses quartiers sur le parking Francis Turcan dès samedi à 18h.
Dimanche, les festivités se poursuivront dès 8 heures avec la deuxième manche du championnat de Provence dans le cadre du tournoi de la Saint-Pierre, toujours sur le quai de l’hôtel de ville.
L’après-midi, dès 16h, une visite guidée de l’exposition « Carte blanche à Ernest Pignon-Ernest », vous ouvrira ses portes aux côtés d’un médiateur au sein du musée Ziem
-

Toulon s’adapte avec des solutions durables et répond à l’urgence
« Nous n’avons pas attendu ce nouvel épisode de canicule pour agir », a rappelé mercredi matin la maire de Toulon Josée Massi, aux côtés du Directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) Jean-Roger Ribaud, en mairie d’honneur. L’occasion de remettre en mémoire la stratégie établie sur le long terme, combinant à la fois les solutions immédiates et l’investissement durable. Et de poursuivre : « On a commencé comme ça en 2022 avec un programme d’équipement en faveur du confort d’été et avec une augmentation croissante au fil des années. »
Sur les 100 établissements que compte la ville (84 écoles et 16 crèches), à ce jour, en effet, la totalité des crèches sont climatisées, comme d’ailleurs les dortoirs des 41 écoles maternelles qui redeviennent des salles d’activité après la sieste. Et les 43 écoles élémentaires font elles aussi l’objet d’une stratégie structurée et progressive. Mais toutes les 676 classes disposent déjà toutes de ventilateurs, 130 classes réparties sur 18 écoles sont équipées de brasseurs d’air, et d’ici fin 2026, 150 classes auront en moyenne de 4 brasseurs d’air par classe d’ici fin 2026.
« Nous avons aussi 12 écoles qui sont équipées de salles fraîcheurs », reprend la première magistrate. C’est-à-dire des salles climatisées. On en comptera quatre de plus d’ici fin 2026. Un déploiement qui va se poursuivre jusqu’à ce que tous les établissements en soient dotés.
« Mais il faut des solutions durables pour adapter les écoles aux fortes chaleurs », insiste Josée Massi. Et sur ce point la Ville a entrepris un grand plan de végétalisation des cours d’école qui a abouti à faire baisser en moyenne de 3 à 5 degrés la température. Commencé en 2023, 11 écoles déjà en bénéficient ou vont en bénéficier fin 2026.
Les écoles restent ouvertesDes solutions innovantes ont également été mises en place, sur la maternelle de la Cité de l’Épargne avec une ombrière photovoltaïque installée sur la cour.
Sans compter la rénovation thermique des bâtiments et la construction de groupes scolaires, comme celui de Saint-Roch qui va se terminer l’année prochaine.
Pour répondre aujourd’hui aux conditions exceptionnelles, la Ville travaille depuis le début de cet épisode caniculaire en étroite collaboration avec l’inspection d’académie afin de définir conjointement les mesures les plus adaptées à la protection des enfants pour les six derniers jours d’école. « Toutes les écoles vont rester ouvertes, néanmoins, les familles seront invitées à garder les enfants à domicile lorsqu’elles en ont la possibilité, et si c’est leur choix », déclare Josée Massi.
Mais, poursuit-elle, il sera demandé aux équipes de l’Éducation nationale d’adapter les activités de l’après-midi pour les rendre compatibles avec l’épisode caniculaire. Des activités calmes qui seront organisées dans les espaces les plus tempérés des établissements. Et afin d’accompagner les équipes éducatives, la Ville va mettre à disposition un animateur dans chaque école élémentaire. Il interviendra en complément des enseignants afin lui aussi de proposer des activités adaptées aux fortes chaleurs. « Nous sommes parfaitement mobilisés pour protéger les enfants dans cet épisode exceptionnel », assure la maire de Toulon.
Le Dasen, Jean-Roger Ribaud, a remercié la Ville « pour l’engagement et le travail qui est réalisé pour améliorer les conditions de vie des élèves et des personnels enseignants et non enseignants, à la fois sur du long terme, du moyen terme et puis là, sur l’urgence ».
Et de conclure : « Le renforcement d’un animateur va permettre d’adapter les enseignements et l’organisation en fonction de chaque école, et d’accueillir les élèves dans les meilleures conditions. »
Loin des discours démagos de l’extrême droite, Toulon s’emploie donc à la fois à répondre à l’urgence et construire l’avenir.
-

« Au large », des phares des musiques actuelles à Marseille
« Au large cultive un format à taille humaine, fidèle à son esprit convivial, chaleureux et proche du public avec une programmation d’artistes phares. Au large est une programmation construite au coup de cœur, sans frontière de styles, mêlant artistes locaux et internationaux », résument les organisateurs de ce festival porté par la salle de concert marseillaise de La Meson et dont la 6e édition se déploie à partir du jeudi 25 juin, au Théâtre Silvain.
Charge à la chanteuse pop Pomme d’ouvrir les festivités, elle dont le dernier album en date, Saisons, augure le printemps des musiques folk et classique. Une soirée lors de laquelle se produiront également la chanteuse lilloise Zélie et le duo marseillais Tessina.
« Les cœurs et les corps »Le lendemain, honneur à NTO, fer de lance de la techno mélodique, de lancer le bal. « Je suis très heureux de me produire au Théâtre Silvain », faisait part, il y a quelques mois, à La Marseillaise, cet artiste phocéen qui prépare « un nouvel album qui sortira en octobre ». Trio rock qui « frappe autant les cœurs que les corps », Ditter sera également de la partie, tout comme le duo électro New Wave.
Clap de fin d’Au large prévu en beauté samedi, avec le rappeur et chanteur franco-rwandais à la plume profonde, Gaël Faye, mais aussi le musicien voyageur marseillais David Walters, adepte d’une Soul tropical chaloupée, ainsi que le trio bigrement caribéen Tifol.
-

Nuits Métis : les musiques du monde à bon port à Miramas
Une quinzaine de concerts et spectacles gratuits qui traversent en musique la Méditerranée, voire au-delà, avec des valeurs humanistes toujours chevillées au corps : la 33e édition des Nuits Métis attend à nouveau 15 000 festivaliers du mercredi 24 au samedi 27 juin. Métis, comme le nom de la déesse grecque de l’intelligence et de la sagesse ayant donné son qualificatif aux navigateurs qui savaient affronter les vents contraires et arriver à bon port.
« Notre ADN, c’est de n’exclure personne grâce à la gratuité », rappelle Benjamin Befort, nouveau directeur de ce festival fondé il y a 34 ans par Marc Ambrogiani, à Marseille, avant de migrer une quinzaine d’années à La Ciotat, puis d’investir Miramas depuis 2009. Un caractère populaire qui rejaillit à l’année sur la ville à travers de nombreuses actions et notamment « un parc d’instruments qu’on prête aux jeunes de la ville pour s’initier à la pratique de la musique, aux centres sociaux, aux personnes âgées… », illustre-t-il en pagaille.
« Partie immergée » de l’iceberg Nuits Métis, son festival s’élancera dans l’après-midi du 24 juin juin, au Théâtre de la Colonne, avec le baroudeur des cordes Jack Jacko la guitare, avant de proposer le lendemain soir, dans l’amphithéâtre de verdure, une première soirée de concerts. Au menu, Bakir, « trio marseillais de musique électro-méditerranéenne », ou encore le duo maroco-tunisien AÎta mon amour. « Les Aita sont les chants traditionnels des femmes marocaines. Là, ils en donnent une autre version en mélangeant la tradition avec des musiques plus actuelles », décrit Benjamin Befort. La Fanfare Vents métis ouvrira le bal de cette nuit lors de laquelle se produira également La Batuc’en voix, « création musicale vibrante qui mêle l’énergie percussive de la batucada à la puissance des voix chantées ».
Dialogues entre les générations et les culturesLe festival élira domicile, les 26 et 27 juin, au plan d’eau Saint-Suspi. Accents caribéens comme africains prononcés lors de la première soirée avec Ky-Mani Marley en tête d’affiche. Parmi les onze enfants de la légende Bob, ce dernier « viendra avec son propre répertoire », où reggae et hip-hop claquent nonchalamment sur des rythmes rocksteady, « tout en reprenant aussi certains titres » de son paternel, indique Benjamin Befort. Groupe de rock gnawa à la transe contagieuse, Bab L’Bluz lui emboitera le pas, sans oublier le dialogue entre Ablaye Cissoko, joueur sénégalais de kora, cette harpe-luth mandingue, et l’accordéoniste français Cyrille Brotto.
L’ultime date des 33e Nuits Métis permettra d’écouter Kin’gongolo Kiniata, « projet congolais énergique joué avec des instruments de rue recyclés », le groupe franco-burkinabé Kanazoé Orkestra, comprenant Seydou Diabaté « parmi les plus grands maîtres mondiaux du balafon », cet instrument mélodique et percussif répandu en Afrique. Mais aussi le pianiste palestinien Isam Elias, qui mixe les sonorités du Levant à l’électro, et Mélina Vlachos, chanteuse à la voix de velours revisitant le rébétiko, « chant des âmes grecques », en le « mélangeant à des influences européennes et orientales ».
-

Dans les Calanques, l’été sous surveillance
Quatre cents personnes par jour. C’est le nombre de visiteurs qui seront autorisés à emprunter les sentiers de la calanque de Sugiton à partir du samedi 20 juin. Une mesure mise en place depuis 2022 pour protéger l’espace, et qui court tout au long de l’été. « Depuis quatre ans, on constate un arrêt de l’érosion du sol, et des semis de pins réapparaissent », affirme Gaëlle Berthaud, directrice du Parc.
Avant, plus de 2 000 personnes foulaient le sol de la calanque qui commençait à en souffrir. « On voyait des racines de pin hors de la terre. La disparition de la calanque de Sugiton était tout à fait plausible si on ne faisait rien », confirme Didier Réault, président du Conseil d’administration du Parc. Pour pallier cette dégradation de l’environnement, les équipes ont mis en place un dispositif de réservation, accessible sur leur site officiel. « Notre slogan, c’est “Réserver, c’est préserver. ” On donne du sens, le sens de préserver la nature », martèle la directrice.
Dans cette démarche de renaturation, de nombreuses missions sont mises en place au sein du parc. Pour la saison estivale, la surveillance générale du territoire est renforcée. « On a chaque jour, pendant la saison, une patrouille en mer et une patrouille à terre (…) Il y a aussi 22 inspecteurs de l’environnement qui ont pour priorité de lutter contre les atteintes à l’environnement, et 48 saisonniers. »
14 ans d’action, 4 millions de visiteurs par anCar le constat est là : « Les usagers qui viennent n’ont pas forcément tous les codes pour respecter le parc. » La sensibilisation est ainsi de mise au sein du dispositif. Une maison du Parc sera inaugurée en septembre à La Ciotat et proposera une offre pédagogique pour informer le public sur cet espace naturel. « On a aussi 23 gardes régionaux forestiers qui sont là l’été pour sensibiliser le public, par exemple en leur rappelant qu’il est interdit de fumer. »
Ce dispositif n’a rien de nouveau. Depuis la création du Parc national des Calanques, les équipes œuvrent à la protection des espaces et à la responsabilisation des quelque 4 millions de personnes qui visitent chaque année le parc. « Le grand sujet pour nous, c’est aussi la question des déchets. On a mis en place le slogan “Tes déchets, tu les amènes et tu les ramènes”, on a mis des bacs sur les parkings de Luminy », énumère Gaëlle Berthaud.
Plusieurs associations s’engagent aussi dans cette démarche. « Elles vont par exemple mobiliser les gens pour aller ramasser des déchets », sourit Didier Réault. Pour réduire les risques de dégradation, 12 toilettes sèches ont été développées.
Le Parc assure également le suivi scientifique de plusieurs espèces, comme les colonies de puffins de Scopoli, les mammifères marins ou encore certains papillons de jour. « On lutte contre le braconnage du corail, des poissons et des espèces d’oiseaux protégés », précise Julian Virlogeux, chef du service Territorial Gestion et Préservation.
Face au risque incendie, des patrouilles quotidiennes, des dispositifs radios supplémentaires et une coordination entre marins-pompiers et sapeurs-pompiers ont été mises en place afin d’intervenir dès les premières flammes. « On interdit le bivouac la nuit et les feux. À partir du 29 juin, toutes les unités de l’État entreront en régime de lutte contre les incendies. »
Derrière ces mesures de protection, l’objectif reste le même : permettre au public de découvrir les Calanques, en toute sécurité et sans en compromettre l’équilibre.
Ivanie Legrain


![[Entretien] Delphine Tisseyre, Secours populaire : « Derrière les chiffres, une réelle détresse humaine »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/00bb09069d1e2ce7523807dcb30c4763.jpg)