Tag: été

  • Aux Catalans, Safer Plage recadre « les relous »

    Aux Catalans, Safer Plage recadre « les relous »

    Victime ou témoin – Safer Plage », peut-on lire sur un Algeco sur la plage des Catalans. Autour du local et sur la plage, des agents de la Ville portent des t-shirts avec écrit : « Safer Plage – Pôle inclusion et droits des femmes ». Ce dispositif de la Ville de Marseille, étendu aux huit plages surveillées, est présent 7 jours sur 7 sur la plage des Catalans grâce à deux équipes de médiateurs qui font des patrouilles et répondent aux signalements sur l’application. Leur but : protéger les personnes vulnérables sur les plages.

    « On remarque plutôt une augmentation des violences sexistes et sexuelles parce que les gens nous identifient, ils se sentent plus en confiance pour nous signaler les comportements oppressants », explique Cloche Rommens, coresponsable avec Victoire Mandement de l’équipe de médiateurs de la plage des Catalans. « Depuis le début de la saison, on est en moyenne à deux interventions et demie par jour, hier on en a fait six et avant-hier une », témoigne Cloche. L’année dernière, il y en a eu 187.

    Après interpellation ou signalement par le biais de l’application, l’équipe intervient. Ils vont voir « le relou », lui rappeler pourquoi « ça ne se fait pas » et « le cadre de la loi ». « On s’assure toujours que la victime soit protégée », poursuit Cloche. Dans certains cas, la police présente sur les lieux intervient lorsque les médiateurs le demandent et si la victime est d’accord. « Dans les cas de pédocriminalité, on les appelle tout de suite », précise cependant Victoire.

    Des outils de sensibilisation

    Les médiateurs sont également présents pour sensibiliser sur la question des violences sexistes et sexuelles avec deux outils : le violentomètre et le respectomètre, visible sur la plage. Le premier va du vert au rouge, « il/elle respecte tes décisions et tes goûts » à « T’oblige à avoir des relations sexuelles ». Le second a été développé il y a deux ans puis réécrit par le pôle inclusion de la Ville de Marseille en reprenant le violentomètre. Le but : que les personnes vulnérables aient des points de repère sur des comportements irrespectueux et/ou violents.

    « On se sent très utiles pour les victimes », apprécie Florian, pour qui c’est la première saison à Safer Plage aux Catalans. C’est aussi le cas d’Angèle, casquette sur la tête, qui espère avoir plus « confiance en elle, d’ici la fin de l’été, pour faire face aux violences ».

    Gabrielle Cartellier

  • Une piscine pour apprendre aux enfants à nager au parc de Bougainville

    Une piscine pour apprendre aux enfants à nager au parc de Bougainville

    Jambes tendues, pieds pointus ; dans la piscine, les longueurs s’enchaînent pour les enfants. Depuis le 6 juillet, un bassin mobile de cinq mètres sur dix est apparu dans le parc de Bougainville, au pied des immeubles d’habitation. L’initiative, reconduite chaque été depuis trois ans, vise à résoudre « un problème majeur : le déficit d’apprentissage de la natation des », explique Eric Méry, adjoint au maire délégué aux sports. Un enjeu essentiel à Marseille où près d’un enfant sur deux ne sait pas nager à son entrée au collège, selon la Ville et l’éducation nationale. Au programme donc pour les enfants : dix séances, en petit effectif et encadrées par trois maîtres-nageurs. À 8 ans, Bérékia n’était jamais allée à la piscine, c’était même « la peur de sa vie », déclare sa mère. Après quatre séances et munie de sa frite rouge, elle n’hésite pourtant plus à se jeter à l’eau.

    Vaincre ses peurs

    Sa mère, Joa, ne s’attend pas « à ce qu’elle sache parfaitement nager », explique-t-elle, « mais cette étape est déjà encourageante ». Une expérience partagée par Rayan. Lui qui n’osait pas se décoller du bord du bassin nage désormais d’une extrémité à l’autre. « Fier de cette progression », affirme-t-il, il souhaite poursuivre la natation.

    Le même dispositif a également pris place au stade Ganay (9e), à la Croix-Rouge (13e) et à l’espace Mistral (16e). « Des sites identifiés par rapport au manque de piscine à proximité », explique Eric Méry. Au total, c’est près de deux mille enfants qui devraient pouvoir bénéficier de ce dispositif durant l’été.

    Fantine Lambey

  • Le Rove en fête du 11 au 21 juillet

    Le Rove en fête du 11 au 21 juillet

    Organisé par le comité des fêtes avec le soutien de la municipalité du Rove, cet événement promet dix jours d’animations et de convivialité.

    Soirées musicales

    Samedi 11 juillet à 19h30, soirée lounge animée par Nico Sax, avec apéritif cocktail. Lundi 13 à 21h30, bal gratuit avec l’orchestre Éric Ferrari. Jeudi 16 à 21h30, place à la danse avec l’orchestre de variétés Depen-Danse.

    Samedi 18 et dimanche 19, le grand orchestre Almeras propose deux bals gratuits (et un spectacle le dimanche à 15h30).

    Mardi 21 à 20h, clôture en apothéose avec la Tournée d’été de La Marseillaise avec la présence de DJ Jean-Marc Sicky.

    Les rendez-vous gourmands

    Lundi 13 à 19h, sardinade. Jeudi 16 à 19h30, soupe au pistou. Dimanche 19 : journée de tradition avec l’apéritif offert à la population à 11h30, suivi à 13h de l’Aïoli traditionnel (inscription en mairie à 25 euros).

    Jeux, rires et animations

    Avis aux amateurs de cartes avec le concours de contrée (10 euros par équipe, nombreux lots) le mercredi 15 à 19h30.

    Vendredi 17 à 21h, un super loto en plein air avec 7 cartons pleins et 21 quines. À gagner : 7 bons d’achat de 300 euros et de nombreux autres lots !

    Lundi 20, une fin d’après-midi dédiée aux enfants avec des jeux dès 17h30, suivie à 21h30 d’une note d’humour avec la pièce de théâtre Résidence mon rêve ! par la compagnie Événement (entrée libre).

    Espace Festi’loisirs

    Du 16 au 20 juillet, dès 18h, ouverture de l’espace Festi’Loisirs. Pour 0,50 euro, les enfants pourront profiter du manège enfantin, structures gonflables, toboggan, taureau rodéo mécanique ou encore manège gyroscopique.

    Restauration lors des soirées. Programme et actualités sur .lerove.fr ou Facebook Leroveinfos.

  • Un programme populaire et festif pour la saison estivale à Aubagne

    Un programme populaire et festif pour la saison estivale à Aubagne

    « Il est temps qu’Aubagne retrouve son âme ; les festivités pour tous et toutes permettront de retrouver du vivre ensemble », annonce Gaëlle Rodeville, adjointe au maire d’Aubagne, en charge de la redynamisation du centre-ville, lors de l’annonce du programme de l’été. Pour ranimer le centre-ville, la nouvelle municipalité compte sur des festivités gratuites pour toutes et tous.

    Tous les jeudis soir, jusqu’à fin août, auront lieu les « Places en musique ». « Le but, c’est que des petites formations de musiciens se réapproprient les places », explique Gaëlle Rodeville. Ce projet est porté par le conservatoire avec des musiciens anciens élèves de l’institution. Sera joué du jazz, du blues ou de la musique classique. « On a pris la liberté de retourner sur des places sur lesquelles on avait jamais été ou qui n’étaient plus exploitées », ajoute l’adjointe au maire, en indiquant que, ce jeudi 9 juillet, ce sera du jazz sur la place Pierrette.

    Le deuxième grand fil rouge de l’été, ce sont des concerts gratuits portés par la direction de la culture, l’office de tourisme et la délégation événementielle de la mairie. Cela commence avec Aubagne Symphonique, guidé par Daniel Scaturro, pour un concert nommé « Il était une fois Joe Dassin », le 17 juillet. « Il y aura également des soirées campings avec les DJ Chérie FM et Nostalgie », dit Gaëlle Rodeville en souriant. Le pic de l’été sera le 21 août avec le concert gratuit de Julien Lieb, ancien élève de la Star Academy, qui se produira sur l’esplanade de Gaulle.

    Mise en avant du territoire

    Une journée de célébration pour les 80 ans de la disparition de Thérèse Neveu aura lieu le 11 juillet. Figure emblématique du santon provençal, elle s’inspirait des tenues traditionnelles des Aubagnais pour façonner l’argile. Deux visites guidées gratuites seront organisées sur les lieux importants pour Thérèse Neveu. La journée se conclura par un défilé de danse de groupes provençaux, puis un apéro offert à tous à 19h30 suivi d’un balèti.

    « À Aubagne, on n’a pas la mer, mais on a la terre ; elle a été nourricière avec l’argile », évoque le maire. Son adjointe abonde en mentionnant le savoir-faire historique de la ville dans ce domaine. Le façonnement de l’argile sera représenté par un marché artisanal, regroupant 40 exposants céramistes et santonniers, du 18 juillet au 24 août, sur le cours Foch. Tous les vendredis soir aura également lieu un marché des créateurs avec une trentaine d’exposants.

    L’été sera aussi marqué par deux banquets populaires le 31 juillet et le 14 août, avec au menu une soupe au pistou, en partenariat avec l’association des commerçants de la ville, sur l’esplanade de Gaulle. Il est nécessaire de réserver.

    Une programmation

    pour les enfants

    Pour les plus jeunes aura lieu le Festimôme. « Un événement porté par la ville depuis 25 ans », précise Gaëlle Rodeville. Du 23 au 26 juillet auront lieu des spectacles de cirque, théâtre, danse, musique et plusieurs ateliers pour les enfants. Le pass d’une journée pour les enfants est à 5 euros, et à 10 euros pour 3 jours. Pour les adultes, la journée est à 10 euros et les 3 jours à 20 euros. C’est gratuit pour les enfants de moins de 3 ans.

    La mairie espère qu’ils pourront « aller plus loin dans les propositions à l’avenir », affirme Gaëlle Rodeville.

  • Julien Clerc et Blandine lancent l’Été marseillais

    Julien Clerc et Blandine lancent l’Été marseillais

    Rendez-vous incontournables de l’Été marseillais, les concerts de la scène sur l’eau rythmeront à nouveau cette édition 2026 à partir de ce vendredi soir. C’est un artiste qui a la préférence de toutes les générations depuis 50 ans qui ouvre le bal, Julien Clerc. L’icône de la chanson française a repris les routes de France, et a choisi la scène sur l’eau de l’Été marseillais pour aller à la rencontre de son public. Les Marseillaises et Marseillais de tout âge pourront ainsi venir partager un moment d’émotion et de musique entre amis ou en famille, chanter à tue-tête des musiques qui sonnent comme les bandes originales de la vie de tant de Françaises et Français. Il se produira sur la scène sur l’eau à partir de 21h30.

    Une kyrielle d’invités

    Julien Clerc sera accompagné d’un jeune talent provençal, Blandine, qui a composé ses premières mélodies sur les touches du piano du conservatoire d’Aix-en-Provence, et qui propose des musiques envoûtantes. Blandine partage sa magie et son magnétisme avec des arrangements délicats et des mélodies envoûtantes. Habitants et touristes sont invités à découvrir ce jeune talent dès 20h30.

    Et la Ville promet un été haut en couleur avec une kyrielle d’artistes invités sur cette même scène sur l’eau, avec notamment Yelle et le Show de la Pride dès ce samedi 4 juillet, puis l’iconoclaste Sébastien Tellier, le 10 juillet, les dignes représentants de la French Touch Cassius seront sur scène le lendemain, le 11 juillet, Folamour le 17 juillet ou encore DJ Kore le 18 de ce mois.

    Concert d’ouverture de l’Été marseillais de Julien Clerc et Blandine, à la scène sur l’eau, sur le Vieux-Port à partir de 20h30

  • Le Jazz festival va faire groover le théâtre de la Mer de La Ciotat

    Le Jazz festival va faire groover le théâtre de la Mer de La Ciotat

    C’est l’un des rendez-vous incontournables de la saison estivale à La Ciotat. Le Jazz festival est de retour et avec lui quatre soirées qui regroupent chacune deux concerts avec des artistes de renom. « Nous voulons cette année montrer que le jazz est présent dans beaucoup de musiques. Son influence a donné naissance à d’autres styles musicaux comme la soul, le rythm’n blues ou des musiques plus pop ou électro et c’est par la programmation que nous avons que tous ces styles-là sont représentés avec toujours en toile de fond le jazz », explique Jean-Pierre Artero, président et directeur artistique de l’association La Ciotat Culture, organisatrice de l’événement. Si les soirées de concerts commencent officiellement le mardi 7 juillet avec un concert blues cajun inspiré de la musique de Louisiane qui revisite les racines du blues et du jazz avant de laisser la place à un concert tribute James Brown, au théâtre de la Mer, les soirées de dimanche et lundi seront un prélude à l’événement dans les rues de La Ciotat.

    Musiques du monde

    « Il y aura des déambulations à partir de 20h à l’occasion du marché nocturne pour annoncer le début du Jazz festival, un peu à la façon des crieurs publics de l’époque », souligne-t-il. « Le New Bop Trio, un orchestre jouera de la musique comme on le faisait à la Nouvelle-Orléans. » Mercredi ce sera le funk soul hip-hop de Talis Maas et l’électro jazz de Rosaway, un duo mêlant électro, jazz et influences disco qui seront au x commandes. Parmi les temps forts, notez la soirée de jeudi avec le concert de Yuri Buenaventura, une figure incontournable de la salsa qui enflamme les scènes du monde entier avec son énergie communicative et son attachement aux musiques latines. « Je connais très bien Yuri Buenaventura qui s’est imposé dans le monde de la salsa mais ce que peu de gens savent c’est qu’il est également un très bon chanteur et musicien de jazz et c’est ce que nous allons vous faire découvrir », poursuit Jean-Paul Artero. « Vendredi, soirée de clôture, nous ferons la part belle à la chanson française mais aussi à l’univers de Line Cruz avec Four worlds qui montrera à travers sa musique que les disparités du monde quelles que soient les couleurs et les origines peuvent se mélanger harmonieusement. »

  • Le phénomène Bad Bunny débarque au Vélodrome

    Le phénomène Bad Bunny débarque au Vélodrome

    Dans le cadre de son « Debí Tirar Más Fotos World Tour », l’artiste âgé de 32 ans, devenu l’un des phénomènes culturels majeurs de sa génération, promet un show incandescent porté par les rythmes du reggaeton, de la salsa et du merengue. Avec des dizaines de milliers
    de fans attendus, cette unique escale marseillaise s’annonce comme l’un des temps forts musicaux de l’été, dans une enceinte du boulevard Michelet prête à se transformer en immense piste de danse.

  • La piscine de Gardanne n’ouvrira qu’en juillet, le PCF dénonce un manque d’anticipation

    La piscine de Gardanne n’ouvrira qu’en juillet, le PCF dénonce un manque d’anticipation

    Le message a été publié sur les réseaux sociaux du maire en fin de semaine dernière. « La piscine métropolitaine n’ouvrira pas le 29 juin comme prévu », écrivait Hervé Granier (LR). La réouverture de cet équipement métropolitain devrait donc être reportée à « tout début juillet », selon l’édile.

    Dans son communiqué, le premier magistrat fait part d’une situation qui « l’agace », tombée en pleine période de canicule. « La vérité et vous le savez certainement, c’est que la Métropole traverse une crise budgétaire sans précédent et que ces turbulences, qui se jouent à des kilomètres de Gardanne-Biver, dans des conseils et des arbitrages préfectoraux, finissent toujours par retomber et pénaliser les habitants de nos communes. » Avant d’assurer se battre pour que ce service public « soit rendu ».

    Sur ses réseaux sociaux, la section PCF de Gardanne renchérit et pointe un manque d’anticipation face aux fortes chaleurs. « Il aurait fallu par exemple, cette année, ne pas tailler les platanes du cours à la mi-mars, période bien trop tardive (…). C’est aussi au mois de mars qu’il aurait fallu se demander si la piscine pourrait être prête à accueillir baigneuses et baigneurs au mois de juin (…), estime, par voie de communiqué, la section. Les péripéties budgétaires de la Métropole, invoquées pour justifier le retard, n’ont démarré qu’au mois d’avril. Elles sont un faux argument à la limite du mensonge. La Métropole continue de fonctionner, sinon, nos poubelles ne seraient pas ramassées, l’eau n’arriverait plus à notre robinet et nous ne pourrions prendre le bus (…). Le problème aurait été évité avec un peu d’anticipation. L’engagement est pris pour début juillet, mais l’absence de date précise n’augure rien de bon. »

  • En été, à Toulon, les maraudes restent plus que nécessaires

    En été, à Toulon, les maraudes restent plus que nécessaires

    Les fortes chaleurs ne sont pas plus ou moins supportables que le froid glacial de l’hiver. La mobilisation reste donc primordiale pour les acteurs associatifs qui viennent en aide aux personnes précaires et sans domicile, à l’image d’Un peu de toit, qui mène, chaque mardi, une maraude dans les rues de Toulon.

    « On aimerait bien faire plus, mais il n’est pas évident de mobiliser les bénévoles plus d’un soir par semaine, d’autant plus avec les départs en vacances », s’excuse presque Cathy Revest, présidente de l’association. Si elle n’a pas constaté plus de demandeurs qu’à l’accoutumée sur la dernière maraude, elle s’attend à en avoir davantage dans les semaines à venir, « comme chaque été. Les personnes dont nous nous occupons ne dorment pas forcément dans la rue. Certaines en situation de précarité viennent aussi demander », indique-t-elle.

    Une réalité qui rappelle que près d’un Toulonnais sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, contre 15% au niveau national et 18 dans la région Sud, tel que l’a annoncé le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Toulon dans un rapport paru en début de semaine. Cathy Revest espère que ces chiffres alarmants mèneront à des actions concrètes : « Nous avons eu une réunion avec le CCAS et les associations il y a un mois, pour évaluer la situation. Un lien est en train de se créer, alors qu’on avait toujours eu la sensation d’être méprisés. » Une autre réunion s’est tenue vendredi, durant laquelle la bénévole a demandé l’ouverture d’hébergements durant la canicule.

    En attendant, les maraudes vont se poursuivre. « L’objectif est de fournir au moins une bouteille d’eau par personne. On distribue aussi des gourdes. On a également laissé tomber les plats chauds au profit des salades, du chocolat froid et des fruits », détaille Cathy Revest, qui appelle aux dons de chacun, particulièrement de bouteilles d’eau.

  • Bad Bunny vient enfiévrer le stade Vélodrome

    Bad Bunny vient enfiévrer le stade Vélodrome

    Bad Bunny au stade Vélodrome. Pas le surnom d’une chèvre qui vient encore de signer à l’OM, mais bien le bouillant lapin des musiques latines, qui se produit mercredi 1er juillet dans l’antre des Olympiens. Cet artiste parmi les plus écoutés à travers le globe fait escale à Marseille dans le cadre de son « Debí Tirar Más Fotos World Tour », d’après le nom de son sixième album sorti l’an passé. Une discographie qui monte qui monte depuis les années 2010, et un opus hissé au firmament par le tremblement de terre en mondovision provoqué en février 2026 par son show à la mi-temps du Superbowl, cette parenthèse artistique de la finale de football américain, illustration suprême de la victoire culturelle d’el « imperialismo yankui ». Et pourtant. Truffée de références à ses racines portoricaines, notamment le perreo, danse reggaeton à se déglinguer le bassin et reprise notamment dans les mouvements contestataires de cette île colonisée il y a près de 130 ans par les États-Unis, la prestation de Bad Bunny a bien fait enrager Trump. « Ils veulent me prendre ma rivière et aussi ma plage. Ils veulent mon quartier et que ma grand-mère soit partie. Non, ne lâche pas ton drapeau. Je veux pas qu’ils fassent de toi ce qu’il est arrivé à Hawaii », chante, sur le titre « Lo Que Le Pasó a Hawaii », la superstar de 32 ans devenue égérie anti-Trump en multipliant notamment les prises de position contre l’ICE et pour l’accueil des migrants ou les droits LGBT.

    Coups de chaud

    Désormais icône politique tout autant que de la mode et de l’entertainment en général, une figure portée aux nues ou détestée, comme seuls les États-Unis savent enfanter et raffolent. Dans tout cela, on en oublierait presque la qualité de Debí Tirar Más Fotos, album sacrément bien produit au cours duquel reggaeton, salsa et merengue immergent les auditeurs dans ses influences portoricaines et caribéennes. Par-dessus, les scansions suffocantes de Bad Bunny achèvent de tirer les oreilles des lapins du monde entier pour les traîner fissa sur la piste de danse. De son « Nuevayol » introductif qui dope et sample le thème d’« Un Verano en Nueva York » d’El Gran Combo de Puerto Rico (1975), à la salsa survitaminée « La Mudanza », 17 titres chargés qui décupleraient la canicule marseillaise actuelle en un tour de chant ou de reins. Sûrement aussi de quoi mettre un coup de chaud supplémentaire à la RTM qui annonce encore son cortège de modifications des lignes passant vers le Vélodrome mercredi 1er juillet dès 16h. Il faut dire que le concert de Benito Antonio Martinez Ocasio, de son vrai nom, se jouera à guichets fermés et que les reventes de places se monnayent encore très cher.