Tag: été

  • L’été arrive et les festivités sont lancées dans la cité de Pagnol

    L’été arrive et les festivités sont lancées dans la cité de Pagnol

    Entre deux lancés de hache, l’office de tourisme d’Aubagne, élus et acteurs locaux du tourisme se sont réunis, ce vendredi, à l’Entre 2 Lames à Aubagne. L’occasion de lancer les différentes festivités de l’été.

    Pascal Coudurier, directeur de l’office de tourisme d’Aubagne, a présenté quelques-unes des 300 animations qui sont proposées jusqu’au 15 septembre. Entre cinéma en plein air, concerts, sport en extérieur, ou activités familiales, « l’objectif est d’aider les communes à renforcer leurs programmes d’animations et d’événementiel », explique le directeur. Un total de 6 000 euros de prestations a été versé à chacune des communes du territoire.

    Parmi les activités proposées, un parcours guidé qui relie Aubagne à La Treille, avec une visite de l’intérieur de la Bastide Neuve, lieu emblématique de l’enfance de Marcel Pagnol. « Elle permet de marcher dans les pas de la famille Pagnol. Beaucoup d’écoles viennent, mais aussi des personnes âgées. C’est un sujet qui plaît et qui est indémodable, un peu comme Tintin », sourit Olivier Cheneau, responsable des guides à l’office de tourisme d’Aubagne.

    À ses côtés, Philippe Escoffier, également guide, est passionné par l’œuvre de Marcel Pagnol. « Je fais le plus beau métier du monde. Je suis avec des enfants, dans la nature, c’est une véritable transmission. C’est très interactif », témoigne-t-il. La semaine prochaine, Philippe Escoffier accueillera des personnes venant des États-Unis. Plus qu’une simple visite, l’activité permet de montrer que « le patrimoine provençal est toujours vivant », ajoute Olivier Cheneau. « Quoi de mieux si on sait d’où on vient ! »

    Des événements gratuits accessibles à tous

    Pascal Coudurier l’affirme, la saison estivale va être compliquée. « Les ménages disposent de 200 euros de moins pour partir en vacances. On passe de 1 900 à 1 700 euros de budget pour les familles françaises », développe le directeur.

    Alors pour faire face à cette baisse de budget, la plupart des activités proposées sont gratuites, l’objectif étant de s’adresser au plus grand nombre. « Toute personne peut assister à certaines pièces de théâtre où elle ne serait pas allée d’habitude. Et les bus sont gratuits pour tous dans l’agglomération, donc ça permet de se déplacer sans frais », explique Virginie Trapuni, conseillère municipale à Saint-Zacharie.

    Des événements qui profitent également aux acteurs du tourisme. « Ça divertit les vacanciers et ça les invite à réserver. Donc forcément, il y a plus de monde l’été », affirme Jean-Luc Decamps, hébergeur à Aubagne.

    Les habitants bénéficient, au premier plan, de ces nombreuses festivités. « Elles leur permettent de se réapproprier la ville, car le centre est désertique. L’objectif est aussi de favoriser le vivre-ensemble et de faire de l’accompagnement social pour ceux qui ne peuvent pas partir en vacances », explique Gaëlle Rodeville, adjointe au maire d’Aubagne (DVG) sur la partie événementiel. Gérard Canavese, président de l’office de tourisme d’Aubagne, partage cet avis et défend un tourisme respectueux de l’environnement : « Nous souhaitons un tourisme raisonnable et raisonné qui se construit avec et pour les habitants », conclut-il.

    Programme à retrouver sur tourisme-paysdaubagne.fr

  • Le Festival de Nîmes fait vibrer les arènes

    Le Festival de Nîmes fait vibrer les arènes

    À peine les derniers échos de la Feria dissipés, les arènes changent de peau. La piste antique devient scène géante, les gradins se préparent à vibrer, tandis que le Festival de Nîmes a ouvert, jeudi 11 juin, une édition 2026 annoncée comme l’une des plus denses de son histoire. Jusqu’au 26 juillet, 31 soirées feront défiler artistes internationaux, grandes voix populaires, rockers cultes, orchestres, humour et ballet sous les pierres romaines.

    Le coup d’envoi a été donné par Theodora, figure montante d’une scène française qui mêle rap, pop, afro et électronique. Dès le vendredi 12 juin, Vanessa Paradis partagera l’affiche avec Gaëtan Roussel, avant une première séquence très francophone, marquée notamment par Feu ! Chatterton et Benjamin Biolay. Entre les deux, le 13 juin, les arènes accueilleront aussi Clair Obscur : Expedition 33 – A Painted Symphony, phénomène venu du jeu vidéo, porté sur scène par le compositeur Lorien Testard, la chanteuse Alice Duport-Percier et l’Orchestre Curieux. Une parenthèse symphonique et visuelle pour le titre montpelliérain devenu événement culturel au-delà des manettes, et soulignant l’éclectisme de l’événement.

    Un été à guichets serrés

    Le festival confirme son pouvoir d’attraction. Plusieurs soirées affichent déjà complet, dont The Cure, attendu trois soirs de suite, mais aussi Sting, Katy Perry, Julien Doré, Jamiroquai ou encore Joe Hisaichi accompagné de l’orchestre national d’Avignon-Provence pour jouer des musiques des films du Studio Ghibli et de Miyazaki. D’autres rendez-vous restent accessibles, permettant encore de trouver sa place dans cette grande traversée musicale.

    La programmation balaye large : Sabaton pour le metal, Lenny Kravitz et Nick Cave & The Bad Seeds pour la classe rock, Pixies pour la mémoire indie, Lorde pour une pop féminine et radicale, Charlotte Cardin et Sébastien Tellier pour les élégances électro-pop. Plus rare dans les arènes, le Béjart Ballet Lausanne viendra offrir un temps suspendu autour des grandes chorégraphies de Maurice Béjart. Et, surprise ajoutée à l’affiche, l’humoriste Paul Mirabel investira lui aussi l’amphithéâtre le 12 juillet.

    Avec ses 11 000 places les soirs de concert, le Festival de Nîmes reste une machine culturelle impressionnante. Une vitrine populaire, parfois vertigineuse, où l’été gardois se joue à ciel ouvert.

  • Le jazz comme pont entre deux rives au Festival d’Aix

    Le jazz comme pont entre deux rives au Festival d’Aix

    Le Festival d’Aix s’ouvre largement au-delà du seul domaine lyrique. En témoigne la programmation « Jazz & Méditerranée », dans le cadre d’Aix en juin, avec des concerts gratuits ou plus, lors de sessions plus institutionnelles en juillet. En hommage à Pierre Audi, l’ancien directeur du Festival, brutalement disparu l’an passé, Pauline Chaigne, directrice adjointe à la programmation, a tenu à teindre cette session d’une couleur libanaise et, plus largement, orientale. Premier point fort, le ténor Karim Sulayman dialoguera avec Sean Shibe à la guitare acoustique, croisant ses racines libanaises à sa formation lyrique.

    Les Aga Khan Master Musicians présenteront un programme intitulé « Broken Branches » qui mêle baroque, chants du Moyen-Orient et créations contemporaines avec la rencontre d’instruments traditionnels et d’artistes jazz. L’idée est de lancer un pont entre cultures asiatiques et méditerranéennes. Liban toujours, incarné par Layale Chaker & Sarafand pour un programme qui mêlera jazz et musique contemporaine, rythmé par la poésie de l’auteur libanais Ounsi el-Hage.

    Dialogues méditerranéens

    Aix en juin fera découvrir la jeune scène jazz algérienne émergente avec le Trio Jazz TinniT formé par Hacène Zemrani, Youcef Bouzidi et Nazim Ziad. C’est toute la nostalgie de la culture séfarade et arabo-andalouse que chantera le duo Ana Silvera & Saied Silbak, oudiste palestinien, ainsi que la chanteuse sarde Alessandra Soro, associée à l’Ensemble vocal EV’AMU. Cet esprit sarde se veut un prélude à la création en juillet de l’opéra Accabadora de Francesco Filidei. L’œuvre, inspirée par la romancière Michela Murgia, évoque les ancestraux rituels du passage vers la mort.

    Enfin, l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, avec sa nouvelle cheffe Sora Elisabeth Lee, mettra en valeur des talents des musiciens issus du bassin méditerranéen, avec son programme croisant répertoire symphonique et la désormais composition collective, mise au point lors de leur session en Égypte. Ces dialogues entre cultures musicales et peuples de la Méditerranée joueront dans différents lieux du pays aixois : le Pavillon noir, le Conservatoire, l’Abbaye de Silvacane, le chapiteau du CIAM, route de Galice, Vauvenargues et bien sûr le Théâtre de l’Archevêché.

    La saison méditerranéenne du Festival d’Art Lyrique est un dispositif qui vise à la diffusion de la francophonie. La saison 2026 se veut l’héritière de l’esprit de Pierre Audi qui en avait donné l’impulsion. Le but de La programmation « Jazz & Méditerranée » est de faire entendre la richesse des cultures méditerranéennes et de faire découvrir au plus grand nombre la diversité des talents qui la parcourent.

  • Ça va encore swinguer partout cet été dans le Port du Levant

    Ça va encore swinguer partout cet été dans le Port du Levant

    Du monde, jeudi matin, derrière et devant le pupitre du salon Clemenceau de la mairie d’honneur pour mettre en avant la politique culturelle de la Ville de Toulon pour la saison estivale. Avec, comme temps fort de la programmation, le festival Jazz à Toulon, qui revient du 26 juillet au 8 août faire swinguer le Port du Levant au rythme des sonorités du monde. Et ce sur les places, en ville comme dans les quartiers, de Saint-Jean du Var au Pont du Las.

    Pour cette 36e édition, parmi les invitations au voyage proposées, on retient le projet New Sketches of Spain, avec le retour d’Erik Truffaz aux côtés d’Antonio Lizana, « qui signe un mariage audacieux entre jazz classique et flamenco ». Pour les rythmes endiablés puisant aux sources de la salsa et du jazz afro-cubain, cette fois, place à Spanish Harlem Orchestra, Orquesta Akokán et le collectif El Comité. « Tandis qu’Alfredo Rodríguez et Fabiola Mendez sublimeront leurs racines latines par une approche soliste d’une grande finesse poétique », comme le décrit la maire de Toulon (SE), Josée Massi, dans son édito.

    En tout, dix soirs de concerts gratuits transformeront Toulon en une scène de jazz à ciel ouvert. Sans oublier « les Off » du festival, qui prendront place dans les quartiers de la ville, à l’heure de l’apéritif.

    Morceaux choisis

    Pas de bel été non plus sans lecture. L’occasion donc de « Partir en Livre » jusqu’au 20 juillet, avec une 11e édition riche aussi en ateliers, rencontres et jeux. Le jeune public étant invité à venir exercer son imaginaire dans les médiathèques. Mais aussi en plein air.

    Sous les arbres du parc, bien installés dans l’herbe, les enfants pourront par exemple découvrir, avec « À l’ombre des pages », de nombreuses histoires partagées par les bibliothécaires. Comme les 9 et 11 juillet de 9h30 à 11h, au parc du Pré Sandin.

    Sur le parvis du Zénith revient également, du 12 au 25 juillet, le festival Son By Toulon. Avec de grosses pointures, telles que Ben Harper, Bigflo & Oli et Mika.

    Côté expo, le Musée d’art de Toulon propose de découvrir Man Ray avec « Magie de l’image ». Près de 200 œuvres, photographies, peintures… retraçant le parcours de l’artiste. Et du côté de la Maison de la photographie, jusqu’au 19 septembre, place au travail de Martin Parr, de ses premiers reportages en noir et blanc réalisés dans le nord de l’Angleterre dans les années 70, jusqu’à ses gros plans d’objets de consommation, à la fin de son parcours.

    Mais aussi de l’opéra, de la musique classique et de la danse à Châteauvallon. Ou encore du chant a cappella avec les Voix Animées et leur répertoire de la musique vocale de la Renaissance. Le tout se déroulera à la Tour Royale.

    Et pour se mettre dès dimanche soir dans l’ambiance, 94 groupes seront présents dans les rues de la cité pour la Fête de la musique, sur 33 scènes.

    La Marseillaise ne pouvait pas non plus faire l’impasse sur la pièce Les Résistantes, consacrée au rôle longtemps invisibilisé des femmes dans le combat contre le nazisme. Ce projet participatif retrace l’engagement de ces héroïnes entre 1940 et 1944. Elle sera jouée le 4 juillet, à Châteauvallon.

    Retrouver le programme complet dans le magazine de l’été sur le site toulon.fr

  • Un camp d’été dans le Dévoluy pour les collégiens de REP

    Un camp d’été dans le Dévoluy pour les collégiens de REP

    « Bon allez, si dans cinq minutes, il y en a qui ne sont toujours pas prêts, on part sans eux ! » Jean-Lou Vinard, médecin retraité et accompagnateur de montagne, donne de la voix. Il est 8h50, la randonnée débute dans dix minutes. Il s’apprête à emmener 21 élèves de 5e du collège de Laragne-Montéglin et leurs deux professeurs pour une boucle de 12 km entre Saint-Étienne-en-Dévoluy et le Vallon d’Âne.

    Lui et Luc Bernard, herboriste, tous deux randonneurs de montagne chevronnés, ont créé « Tous ensemble au sommet ! », un programme à travers lequel ils emmènent en camps de montagne des collégiens de REP, souvent issus de milieux modestes, avec plus de difficultés scolaires.

    Course d’orientation, escalade, fabrication d’un herbier, spéléologie… La majorité des élèves du groupe, âgés de 12 à 14 ans, n’a jamais passé autant de temps en montagne ou pratiqué des activités comme la via ferratta. « C’était mon moment préféré. Je ne connaissais pas du tout, ça faisait un peu peur mais c’était super cool », témoigne l’un d’eux, mi-exalté mi-effrayé par le souvenir du parcours en altitude sur les falaises. « C’est tarpin bien ! , s’enthousiasme sa camarade. En plus, on est sans nos téléphones, on est déconnectés alors on profite à fond. »

    La montagne pour tous

    Pour eux, le camp apporte son lot de découvertes, à tous les niveaux. « On mange plein de choses nouvelles, comme des fleurs, on en a dans toutes les salades, ça rajoute du goût », remarque Paris. « On fait plein de choses mais le meilleur moment c’est quand on se rassemble le soir, qu’on est entre nous, on mange des marshmallows sur le feu et on joue au loup-garou », témoigne Kenzo, suscitant l’adhésion de son groupe. Seul hic : « Les nuits en tente ! Il fait froid et le matin tout est mouillé », grimace l’une d’entre eux. « Pour moi, la montagne, c’est une belle maîtresse d’école, elle apprend aux enfants l’initiative, la solidarité, l’effort. Elle m’a beaucoup apporté et pour des gamins, ça leur ouvre la tête, affirme Jean-Lou Vinard. L’idée nous est venue d’un copain, Loïc Preghenella, accompagnateur de montagne comme nous, qui a emmené en 2023 des enfants de milieux défavorisés de la région parisienne grimper le Monte Cinto en Corse. On a contacté Dominique Gosselin, principale du collège de Laragne, qui nous a donné son feu vert. » Au bout d’une heure de marche, le groupe s’arrête à la fontaine de la ferme de Luc Bernard, herboriste, qui a grandi dans le Dévoluy. « Je randonne ici depuis maintenant soixante ans. C’est un espace naturel magnifique à leur faire découvrir, explique ce dernier, qui, la veille, a fait composer un herbier au groupe. On est tous deux retraités alors on a du temps pour transmettre. J’essaye de renouer un peu avec ce savoir des anciens, la connaissance des plantes avec lesquelles on peut manger, se soigner ou celles qui sont dangereuses. »

    Après deux ans, le partenariat est pérennisé avec le collège de Laragne. Mais Jean-Lou déplore cependant un manque de soutien local : « On fait découvrir le Dévoluy et pourtant on voit qu’autour de nous, ça ne se mobilise que partiellement. Cette année, on a démarré le projet en négatif de 3 000 euros. On va finir par les trouver, mais on aimerait être un peu plus soutenus », soupire-t-il.

  • La saison lancée aux Vannades

    La saison lancée aux Vannades

    Il a annoncé un renforcement de la sécurité avec la police municipale et les maîtres-nageurs « pour permettre à chacun d’en profiter sereinement ». Dès cet été, la navette du centre-ville au restaurant Nomada aux Vannades et à la boîte de nuit Rockstar à Vinon circulera les vendredis et samedis, une promesse de campagne pour les jeunes, pour des soirées plus sécurisées. « Nous sommes ravis de la fréquentation enregistrée. Les objectifs ont été réalisés. Il ne reste plus qu’un aménagement à faire : le bâtiment de l’aviron. Dès la fin de cette saison, nous déterminerons les possibilités d’extension », a expliqué Camille Galtier.

  • Les Communes forestières affûtent leur stratégie face au risque incendie

    Les Communes forestières affûtent leur stratégie face au risque incendie

    Après les élections municipales, il est temps pour les communes de renouveler leurs représentants au sein de l’association des Communes forestières du département. Interlocuteur privilégié des collectivités sur les questions forestières, cette structure accompagne les élus dans plusieurs projets : gestion des massifs, prévention des risques d’incendie, valorisation du patrimoine forestier…

    Dans un département particulièrement exposé aux feux de forêt, elle joue également un rôle de relais entre les communes, l’État et les différents acteurs de la filière forêt-bois. « Nous sommes le second réseau d’élus après l’Association des maires de France », rappelle Jérôme Bonnet, directeur général.

    Ce lundi 15 juin, le réseau tient justement son assemblée générale. à cette occasion, l’ensemble des maires et des élus communaux se retrouvent à Pélissanne. Premier enjeu de cette rencontre et « caractère particulier » de celle-ci : renouveler les instances qui siègent au sein de l’association. Le président actuel, le maire de Saint-Antonin-sur-Bayon, Christian Delavet, devrait être candidat à sa réélection. « Les Communes forestières sont une force pour les politiques : elles représentent les maires sur l’ensemble des prérogatives forestières », rappelle Jérôme Bonnet.

    Autre enjeu, à l’approche d’une période à haut risque d’incendies : les obligations légales de débroussaillement (OLD), un levier organisationnel essentiel dans la prévention. « L’association est un outil d’accompagnement dans le quotidien des maires », rappelle Jérôme Bonnet. Le réseau d’élus, rappelle le directeur général, permet ainsi de mieux répondre aux défis des maires : renouvellement des forêts et adaptation au changement climatique, prévention des incendies notamment en matière d’aménagement du territoire et mise en œuvre des obligations légales de débroussaillement, jugées « complexes » par de nombreux élus, selon Jérôme Bonnet.

    L’an dernier, le réseau comptait 68 collectivités adhérentes, soit 55% des communes du département, représentant 78% de la forêt communale. Autre motif de satisfaction : son action sur les obligations légales de débroussaillement, avec 261 élus et agents sensibilisés au cours de l’année.

  • Une Marche des fiertés à Toulon pour dire non aux discriminations

    Une Marche des fiertés à Toulon pour dire non aux discriminations

    C’est demain sur le pavé toulonnais que la nouvelle édition de la Marche des fiertés est attendue. Le principe est simple : rendre visibles celles et ceux qui ont longtemps été contraints au silence à cause de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, victimes de rejets et de violences ou de stigmatisations sociales.

    Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il reste encore du boulot, d’autant plus dans la Var, où l’extrême droite exerce de plus en plus son emprise sur les consciences. Rappelons que la députée RN Laure Lavalette avait dénoncé la programmation du Théâtre Liberté sur la thématique du genre avec ce type de propos : « Non, nous ne sommes pas tous concernés par ces théories nauséabondes… propagande LGBTQI avec l’argent du contribuable. »

    Raison de plus pour venir se mobiliser dans l’espace public et dire non à toutes les discriminations qui demeurent encore hélas une réalité dans de nombreux domaines.

    Festive et revendicative

    Et toutes les avancées obtenues ont été arrachées comme toujours par la lutte et la mobilisation. La Marche des fiertés s’inscrit dans cette tradition de lutte collective.

    L’occasion aussi d’alerter sur les violences homophobes et transphobes qui continuent.

    Une Marche des fiertés revendicative donc qui n’en oublie pas pour autant la dimension festive. La joie, la créativité et l’expression collective devenant alors aussi des moyens de résistance aux passions tristes exacerbées par les réactionnaires de tout crin.

    Rendez-vous donc ce samedi 13 juin dès 13h sur la place d’Armes.

    Pour ce qui est du programme, la journée sera marquée par plusieurs temps forts politiques et associatifs. Ainsi de 14h45 à 15h15, les associations prendront la parole afin de rappeler les réalités vécues par les personnes LGBTQIA+, les combats encore nécessaires et l’importance d’une mobilisation collective face aux discriminations.

    À noter également parmi les prises de paroles annoncées, la présence du premier adjoint à la mairie de Toulon, Julien Orlandini, ainsi que de Patrice Cazaux, adjoint à la Citoyenneté. Un signe fort envoyé par la municipalité à toutes les minorités.

    Vers 17h15, le cortège aura rejoint l’avenue de la République où un discours militant sera prononcé par le Collectif Fiertés Toulon et l’association Trans-mission Var. Afin de rappeler que « la République doit protéger tous ses enfants, quelles que soient leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur expression de genre ».

    Chacun devant prendre sa part dans la construction d’une société réellement égalitaire.

    La journée se terminera par la fête de 19h30 à 00h avec DJ Set sur la place de l’Equerre.

  • À Toulon, l’avenue de la République fait de la place au vélo

    À Toulon, l’avenue de la République fait de la place au vélo

    La maire de Toulon Josée Massi l’annonçait en exclusivité dans nos colonnes le 29 mai : la très réclamée piste cyclable sur l’avenue de la République va bel et bien être aménagée d’ici cet été. Une expérimentation en situation réelle qui répond ainsi à une très ancienne demande des associations et collectifs militant pour la création d’un réseau connecté permettant la pratique sécurisée du vélo et son essor comme mode de déplacement à part entière dans le Port du Levant.

    Une avancée que son prédécesseur Hubert Falco (DVD) avait toujours refusée ou renvoyée aux calendes grecques. Avec au final en 2023 une simple bande matérialisée sur le sol dans un seul sens.

    Son adjoint au transport d’alors, Yannick Chenevard, consentait en 2003, après le « Clou rouillé » qui venait d’être décerné à la ville, qu’il manquait effectivement un tronçon permettant de traverser Toulon par l’avenue de la République. Mais il ne pourra être réalisé que lorsque le deuxième tube de la traversée souterraine serait ouvert, justifiait-il.

    À Toulon, on dépasse les autos ?

    « Aujourd’hui avec 45 000 voitures qui passent sur l’avenue de la République, et il faut avoir un peu de bon sens pour comprendre qu’il serait extrêmement difficile d’installer une piste cyclable », poursuivait-il.

    Ce que l’équipe manquait donc, pour reprendre son phrasé, ce n’était pas de bon sens mais de volonté politique. Et surtout le respect de la parole donnée puisque le deuxième tunnel a ouvert en 2014 et que pour autant rien ne s’est passé.

    Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui avec l’aménagement cyclable mis en œuvre.

    « On va voir ce que ça donne par rapport aux flux de voitures qu’amènent les embarquements de ferries. Mon objectif, c’est de faire des pistes cyclables continues, un réseau », explique Josée Massi. Et non plus de jolis tronçons non raccordés qui jettent brusquement le cycliste dans la circulation automobile.

    L’antenne de proximité de la métropole Toulon Provence Méditerranée va réaliser les travaux du 17 juin au vendredi 31 juillet, sauf intempéries.

    Alors même si ce dispositif est instauré à titre expérimental, les choses avancent dans le bon sens pour les cyclistes urbains. Le monde associatif ne cessant de saluer la qualité d’écoute de la municipalité sur ce sujet.

    La politique du tout automobile est en tout cas de toute évidence bien terminée. Sacrifier une voie de circulation au bénéfice des vélos est un signe fort.

  • À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    À Toulon, profiter de la mer en toute sécurité

    Ça y est, c’est reparti pour un tour. Tout est fin prêt pour accueillir en parfaite sécurité estivants et Toulonnais sur les plages du port du Levant, toutes équipées et accessibles aussi aux personnes à mobilité réduite (PMR) grâce à des fauteuils adaptés.

    C’est au poste principal de secours de la plage du Mourillon que le dispositif de surveillance des baignades a été rappelé mercredi matin en présence de la maire de Toulon Josée Massi (SE). Cent quarante trois sapeurs-pompiers et 25 saisonniers répartis sur les 6 postes de secours sur les anses de Pipady, la Mitre, Le Mourillon et Méjean veillent ainsi sept jours sur sept, jusqu’au 31 août inclus, à ce que les vacances ne se transforment pas en cauchemar. Ils disposent pour cela de tous les moyens nautiques pour réagir au plus vite, tels qu’un jet-ski, des embarcations semi-rigides et une vedette. « Ce qui permet d’avoir une action en moins de 7 minutes jusque sur les communes de La Garde et du Pradet », précise le lieutenant Lucas Mulet.

    La prudence reste de mise

    L’occasion d’ailleurs pour les sapeurs-pompiers de délivrer une nouvelle fois les messages de prévention d’usage en rappelant que lors de la saison estivale 2025, 2 000 interventions ont été comptabilisées. Cela allait de la simple piqûre de méduse ou d’oursin jusqu’au malaise. Mais aucun décès n’a été déploré l’année passée sur les plages toulonnaises.

    Un bilan exceptionnel, salué par la maire de Toulon Josée Massi, qui rappelle les actions volontaristes mises en place par la Ville qui n’est peut-être pas pour rien dans ces résultats exceptionnels. Dans les écoles, notamment. « L’objectif c’est que tous les enfants à la sortie du primaire sachent nager ; c’est très important dans une zone de bord de mer comme la nôtre », précise-t-elle.

    Tout cela étant dit, reste à chacun à faire sa part pour ne pas se mettre en danger. « On ne peut pas mettre une personne derrière chaque enfant ou chaque baigneur. Tout le monde doit aussi prendre ses responsabilités », rappelle la 1ère magistrate.

    Les précautions d’usage sont donc à observer. Comme celle de ne pas rentrer d’un coup dans l’eau quand elle comme aujourd’hui à 17 °C, rappelle-t-elle.

    Les parents sont également invités à ne pas ménager leur vigilance, pour la surveillance de leurs petits pour lesquels le drame peut se dérouler avec seulement 20 cm d’eau.

    Et les nageurs téméraires qui pèchent parfois par un excès de confiance en leurs capacités de revenir sur le rivage après un long parcours de nage, sont invités eux aussi à la prudence. Les accidents n’arrivent pas qu’aux autres.

    Sinon, tout est prêt pour permettre à tous de passer un très bon été. De la plaine de jeu et des aires de pique-nique récemment inaugurées aux abords des restaurants nouvellement végétalisés, jusqu’au parking de 1 300 places totalement gratuit que beaucoup nous envient. L’occasion de rappeler que ça n’a pas toujours été le cas, pas en tout cas lorsque l’extrême droite était aux manettes du Port du Levant.

    La remarque pourrait paraître ici inappropriée. Sauf que d’occasion on ne doit jamais manquer pour rappeler quels sont les principes de chacun sur la gestion de l’espace public. Étant entendu aussi que chaque fleur qui pousse est un événement éminemment politique.

    Les plages du Mourillon doivent rester ce lieu ouvert à tous, populaire, où même les Toulonnais qui ne partent pas se sentent un peu en vacances, comme se plaît à le rappeler Josée Massi.