Tag: été

  • Le tribunal suspend le couvre-feu estival pour les moins de 16 ans à Meyrargues

    Le tribunal suspend le couvre-feu estival pour les moins de 16 ans à Meyrargues

    Parmi les rares passants croisés à Meyrargues, ce mardi matin estival, ils ne sont qu’une poignée, dans cette commune de 4 000 habitants, à savoir que l’arrêté municipal signé par le maire, Fabrice Poussardin (DVC), instaurant un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans, pour le quatrième été consécutif, vient d’être suspendu par ordonnance du 24 juillet 2026, par le tribunal administratif de Marseille.

    Renouvelé en juin, l’arrêté municipal interdisant aux mineurs non accompagnés de sortir entre 22h et 6h du matin, du 18 juin au 1er septembre, était en place depuis quatre ans. Saisie par le groupe d’opposition Meyrargues Citoyenne et Solidaire, la Ligue des Droits de l’Homme a, à son tour, saisi la justice, qui a donné raison à l’association.

    « On en voit fleurir un peu partout et régulièrement, ils sont annulés ou suspendus, contextualise Philippe Sénégas, pour la Ligue des Droits de l’Homme. C’est étrange de la part d’un village où, manifestement, les troubles à l’ordre public sont, semble-t-il, mineurs. C’est évident qu’il y a bien d’autres mesures qui peuvent être imaginées. »

    « Liberté d’aller et venir »

    Au sujet des nuisances et du désordre public mis en avant par la municipalité, le tribunal estime que « la commune de Meyrargues n’apporte aucun élément à l’appui de ces allégations » et « ne démontre pas davantage le risque de voir ces événements se réitérer, justifiant qu’une telle mesure de prévention soit adoptée ». Le point le plus inquiétant, dans cet arrêté, pour la LDH, reste l’atteinte à la « liberté d’aller et de venir. On ne va pas confiner les enfants au domicile de leurs parents et transformer les parents en gardiens », conclut Philippe Sénégas.

    Le groupe d’opposition Meyrargues Citoyenne et Solidaire (DVG) se réjouit de la décision. « On nous disait le reconduire pour la quatrième année parce que (l’arrêté) avait fait ses preuves. On lui a demandé de nous dire quel était l’état de la baisse de la délinquance nocturne (…), on n’a jamais eu d’élément concret, palpable, autre qu’une appréciation générale », note Christian Salque, à la tête du groupe. Il préconise l’instauration d’une « politique jeunesse ».

    Sollicité, le maire n’a pas pu nous répondre dans les délais impartis. Dans La Provence, il a indiqué ne pas faire appel.

    Eva Bonnet-Gonnet

  • À Bollène, les enfants sauvent le dragon

    À Bollène, les enfants sauvent le dragon

    Du Néolithique jusqu’au milieu du XXe siècle, plusieurs civilisations se sont succédé sur le site de Barry, village accroché au flanc d’une colline au cœur du Vaucluse. Fermé au public par arrêté municipal depuis 2009, ce site emblématique de Bollène a retrouvé son accessibilité après plusieurs années de travaux de rénovation et de sécurisation.

    Pour marquer cette réouverture, l’office de tourisme propose pour la première fois une animation à destination des enfants et de leurs parents : l’escape game « Sauvez le dragon des grottes », accessible dès l’âge de 6 ans.

    L’occasion pour les enfants de devenir les héros d’une aventure grandeur nature pour découvrir le village troglodytique. L’objectif, résoudre des énigmes, observer leur environnement et relever des défis pour mener leur mission à bien.

    Infos et réservations : 04.90.30.36.83

  • [C’est l’été] Olivier Rolland, vigneron : « Je suis un homme de projet »

    [C’est l’été] Olivier Rolland, vigneron : « Je suis un homme de projet »

    Au pied du château des Baux-de-Provence, c’est moi. Ce sont mes vignes », lance taquin Olivier Rolland. Poursuivant « le mas Sainte-Berthe appartenait à mes grands-parents arlésiens qui l’avaient acheté en 1951. Un peu de vigne, beaucoup d’abricotiers et quelques oliviers, et la volonté d’agrandir la partie viticole ». Dès 1955, c’est chose faite, l’aïeul plante sur 25 hectares principalement du grenache et carignan et construit sa cave. « Il réalise son premier millésime, 21 ans plus tard. Cette année en 2026, on va fêter le 50e millésime. » Une longue histoire de passation de flambeau en famille pour atteindre les 41 hectares de vignes et 10 hectares d’oliviers. Le grand-père passe la main en 1980, la grand-mère en 2000, la mère en 2020, et Olivier reprend les choses en main en 2021.

    « Mes enfants ayant grandi, mon rêve s’est transformé en projet. J’avais 50 ans, je retourne à l’école à l’université du vin à Suze-la-Rousse dans la Drome. Sur place aux Baux, j’avais une équipe qui était là pour certains depuis 30 ans, je me suis beaucoup appuyé sur eux au début. Aujourd’hui ça fonctionne, je suis animé par le plaisir que ça me procure. Le partage est mon moteur. » Depuis 2025, élu président de l’AOP Baux-de-Provence, cet ancien directeur de système d’information bancaire reconnaît volontiers que ses revenus n’ont rien à voir. « Aujourd’hui je vis plus simplement. J’ai bien gagné ma vie avant, ça m’a donné les moyens de faire ce que je voulais. Avant je fabriquais du capital pour pouvoir investir dans mon rêve d’enfant. »

    Faire un beau produit accessible

    Cette ancienne vie, lui a donné le luxe de pouvoir cultiver ses 45 parcelles au cas par cas s’ouvrant ainsi un éventail des possibles. « Je fais un beau produit avec une vigne de cépage carignan qui a 60 ans dans laquelle il manque un pied sur deux. Je ne vais pas l’arracher, je la renouvelle tranquillement. » Une démarche qui prend beaucoup de temps et d’argent, ce qu’Olivier reconnaît volontiers : « Il faut le faire sur quelques parcelles, des petits îlots. »

    Vigneron est un métier solitaire, Olivier essaie de le faire autrement. Au caveau par exemple, pour aller à la rencontre des clients, ou bien organiser des dégustations. Plus rare, il fait ses assemblages avec le caviste et l’œnologue conseil. Et l’avoue : « Même si un mélange me plaît beaucoup, si je ne suis pas suivi, je renonce. »

    Le mas Sainte-Berthe propose à la vente 13 vins différents en bouteille soit 4 rouges, 2 rosés et 3 blancs. « 80% de mon vin se vend en bouteille et 60% à la propriété. Pas de vrac mais quelques bag in box, pour ne pas frustrer les fidèles. » Avec un caveau ouvert, 7 jours sur 7, pas de mystère, le retour client est quotidien. « C’est très gratifiant », avoue le passionné sourire aux lèvres.

    Si la majorité des clients sont Français, les étrangers qui se baladent dans les Alpilles sont aussi présents… Belges, Allemands. Face à la baisse de la consommation nationale, Olivier n’est pas très inquiet. « Notre appellation n’a fait que progresser depuis 30 ans. Nous avons l’appellation Bio depuis 2023. Les prix sont raisonnables soit entre 10 et 20 euros pour 80% de la cave. Les clients se font plaisir. »

    Un homme de projet

    « Je suis un homme de projet permanent. La nuit, le jour… », avoue Olivier en riant. Il complète : « Reprendre un domaine à 50 ans, ce n’est pas rien. Surtout quand ce n’est pas la formation initiale. J’aime pas la routine. » Quand on évoque le meilleur souvenir de cette nouvelle vie, spontanément Olivier répond : « Ma troisième vendange parce que je l’ai faite quasiment tout seul. Au début, j’étais assisté. Là j’ai fait mes premiers pas comme un enfant et j’ai réussi à gagner la confiance de mon équipe. » Pourtant son regard s’assombrit rapidement : « J’aurai dû le faire 10 ans avant. J’ai rencontré un professionnel qui m’a confié avoir mis 10 ans à comprendre le vin. J’ai eu un flash, j’aurai alors 60 ans. Combien de récoltes me restera-t-il à faire ? » En viticulture, on fait une récolte par an, si on se manque quelle que soit la raison, le rendez-vous c’est l’année d’après. À l’échelle d’une vie, on parle de 40 vendanges, et le passionné déduis qu’il lui en reste 15 ou 20. « C’est là, où les années d’expérience valent 10. En même temps ça fabrique un autre rapport au temps. Je réfléchis quatre fois avant d’agir. » Un ange passe. Il reprend : « Mais à la fin, moi je me régale. »

    Mas Sainte-Berthe

  • Marseille : annulation du concert «scène sur l’eau»

    Marseille : annulation du concert «scène sur l’eau»

    Ce samedi soir à partir de 20h30, les artistes Jungeli, Holly G & Shanika et Scorpio Qveen devaient se produire sur la scène sur l’eau de l’Été Marseillais. En raison des mauvaises conditions météorologiques et pour des raisons de sécurité, le concert est annulé, a informé cet après-midi la Ville de Marseille.

  • [Week-end] Le camping Santa Gusta à La Ciotat, l’esprit camping, tous les étés

    [Week-end] Le camping Santa Gusta à La Ciotat, l’esprit camping, tous les étés

    Loin des polices minimalistes en vogue, l’enseigne du Santa Gusta porte les marques de son histoire. Installé sur la route de Toulon, reliant les communes de Saint-Cyr-sur-Mer et de La Ciotat, c’est dans un style cursif rétro que le camping vend son nom, vieux de plusieurs dizaines d’années. Nichés derrière une station-service abandonnée en bord de départementale, les lieux passent sans doute inaperçus aux yeux de nombreux passants qui, faute de s’être aventurés au-delà de la réception, ne découvriront jamais le splendide panorama qu’elle dissimule.

    Aux alentours de 13h30, le 14 juillet, la première esplanade du campement, construit en restanques, jouit de ce calme si propre à l’été provençal, bercé par l’assourdissant chant des cigales. Çà et là sont établies quelques caravanes, pour beaucoup portes closes, probables témoins d’une virée à la plage de leurs propriétaires. D’autres, peut-être influencés par les températures caniculaires, ont opté pour la sieste, tanqués sur leur transat placé sous les pins. Face à eux : une vue imprenable sur la baie de La Ciotat, aussi appelée Golfe d’Amour. Un peu plus bas, presque sur la plage, un couple déjeune sur son emplacement, observant les passants en balade sur la Corniche d’Arène-Cros.

    Port d’attache

    À quelques mètres, Roland s’affaire sur sa terrasse suréquipée : table en bois, chaise de salon de jardin, lavabo, transats en tout genre. Sa femme, qui n’a pas souhaité donner son prénom, est installée devant leur roulotte qui, dépourvue de roues, prend désormais des airs de mobil-home. « On vient ici depuis 1978 ! », s’exclame-t-il, comme une évidence. Lui et sa compagne sont en réalité des résidents de longue date. Originaires d’Aubagne, ils viennent chaque été passer leurs vacances en bord de mer. Autrefois présents de mai à octobre, ils séjournent désormais de juillet à la mi-septembre. « On est très attachés aux lieux. Notre fille a grandi ici, notre petit-fils vient aussi souvent nous rendre visite, s’émeut l’Aubagnais. C’est vrai que les choses ont quand même bien changé. Avant, c’était vraiment comme un quartier où tous les jeunes, et les vieux, se retrouvaient chaque été. Il y avait un esprit de bande. Aujourd’hui, il y a plus de touristes. Le campement est plus calme. Après, nous avons aussi évolué : on se couche moins tard, on fait moins la fête… »

    Pourtant, les allées du camping regorgent encore de quelques résidents permanents, ou au moins réguliers. En retrait du front d’eau, on trouve Jennyfer, attablée dans ce que l’on pourrait presque qualifier de petit jardin. « Bien sûr » qu’elle connaît Roland, « très bien même ». « Ça fait 32 ans que je le fréquente ! », ironise-t-elle. Installée à Marseille le reste de l’année, elle revient chaque été passer deux mois au Santa Gusta, ponctuellement accompagnée de ses enfants ou de ses amis. Ce qui lui plaît au camping : « Le calme, la tranquillité, la proximité avec la mer. » Mais aussi, bien sûr, « le fait d’avoir de bons voisins, car c’est ça, avant tout, l’esprit camping ».

    Un esprit également cher aux cœurs de Ginette, Simone et Marc, ce mardi-là postés ensemble sur la terrasse d‘un bungalow. « On profite du beau temps, de la plus belle baie du monde, mais aussi des amis qu’on s’est faits ici », s’enthousiasme Marc, originaire de Bordeaux, avant qu’un passant, Irek, lui venu des Ardennes, l’interrompe pour prendre de ses nouvelles, comme chaque année. L’an prochain encore, ils seront au rendez-vous.

  • Des missions éco-gestes menées sur tous les fronts

    Des missions éco-gestes menées sur tous les fronts

    Joue à trier tes déchets », indique une bannière. Ce mardi, une quarantaine d’enfants âgés de 7 à 12 ans ont troqué la baignade contre le tri sélectif, sur la plage de Corbières. Le mot d’ordre, « apprendre à protéger l’environnement de façon ludique », souligne Hedi Ramdane, adjoint au maire de Marseille, délégué à la propreté. Le dispositif est mis en place par la Ville, en collaboration avec les centres d’animation municipaux des 2e-3e et 15e-16e arrondissements.

    « Je viens souvent à la plage, c’est la deuxième fois que je fais un atelier sur le tri des déchets », explique Malik, 10 ans, habitué aux animations proposées à Corbières. Une familiarité qui n’est pas un hasard. « L’idée, c’est de sensibiliser les Marseillaises et les Marseillais dès le plus jeune âge », insiste l’adjoint au maire, convaincu que le message se propage dans l’entourage de la jeunesse. L’élu précise : « Moi, j’ai commencé à trier quand mes enfants me l’ont dit. Lorsqu’ils sont sensibilisés, ils sensibilisent leurs parents, leurs grands frères, leurs grandes sœurs, peut-être même leurs grands-parents ! »

    Sensibiliser

    tout en s’amusant

    Au programme de cet après-midi, un escape game en plein air, dédié au tri et à la lutte contre l’abandon des déchets. Une mystérieuse poubelle est verrouillée, accompagnée d’un « guide du tri » qui liste les différents déchets du quotidien. « Emballage de yaourt, sac-poubelle, mégot… », lisent les enfants à la recherche d’indices pour résoudre les énigmes et ainsi ouvrir la poubelle. « Avez-vous vu des déchets quelque part sur la poubelle ? », demande l’animatrice Claudia, qui tente de les mettre sur la bonne piste. Les sept jeunes participants réfléchissent ensemble dans le but de retrouver le trajet des déchets jetés en mer, en reliant les continents par les océans. « On a appris plein de choses ! Trier, c’est bon pour la santé, parce que quand on pollue l’océan, le plastique se retrouve dans ce qu’on mange », racontent Mehdi et Adam, 11 et 10 ans.

    À l’ombre sous la tonnelle, un autre atelier consiste à placer des magnets à l’effigie des déchets du quotidien sur les poubelles correspondantes. « Les enfants vont avoir un moyen mnémotechnique de retenir dans quelle poubelle mettre leurs déchets », explique l’adjoint délégué à la propreté. « Dans la poubelle jaune, il y a les emballages et le carton, dans la verte, il y a le verre, et dans la noire, il y a le reste », se rappelle Saïda, 12 ans, après l’activité.

    En fin d’après-midi, une boîte à goûter à l’effigie de la Ville de Marseille est distribuée aux enfants pour encourager « les pratiques de goûter zéro déchets ». « Quand je vais revenir à la plage, je vais l’utiliser », s’enthousiasme Mehdi.

    « Il n’y a rien de mieux que de miser sur la jeunesse »

    Lancé le 2 mai, le dispositif s’appuie sur les services propreté de la Ville et sur l’entreprise Citeo, engagée dans le tri et le recyclage des déchets. Hedi Ramdane annonce « 95 opérations au cours de l’été, sur 17 sites ». « On souhaite s’adresser à toute la population marseillaise, dans toutes les plages et tous les parcs. Les 5 000 Marseillais sensibilisés, aujourd’hui, parleront peut-être à 5 000 autres », projette l’élu.

    Une fois les jeux terminés, les enfants se dépêchent de retourner dans l’eau. L’opération est réussie aux yeux de Malik, 10 ans, qui affirme vouloir « faire passer le message » à sa famille et ses amis. À ses côtés, Maïssa, 12 ans, résume avec sagesse : « Si tu aimes la nature, tu auras besoin de la nature ; trier, c’est quelque chose à faire pour tout le monde. »

    Andréa Goyard-de Castro

    TEMPS DE DÉCOMPOSITION

    De 3 mois à 1 an

    En ce qui concerne les déchets organiques, les mouchoirs, le papier toilette et les tickets de métro, s’ils ne sont pas recouverts de plastique.

    De 3 à 5 ans

    Pour les chewing-gums et les mégots. Un seul mégot pollue 500 litres d’eau, même décomposé : ses substances persistent dans l’océan.

    Plus de 100 ans

    Au sujet des canettes en aluminium, sacs en plastique, pneus en caoutchouc, serviettes hygiéniques, filets de pêche, piles au mercure…

    4 000 ans

    Pour une seule bouteille en verre, en raison de sa composition en polymères résistants à la décomposition sous-marine.

  • [C’est l’été] Au centre social La Martine à Marseille, on reste ouvert en août, une première

    [C’est l’été] Au centre social La Martine à Marseille, on reste ouvert en août, une première

    Pour la première fois de son histoire, le centre social de La Martine (15e) ne fermera pas au mois d’août, cette année, comme 42 autres structures réparties dans tous les arrondissements de Marseille grâce au déblocage d’une enveloppe de 551 000 euros, répartis entre la préfecture des Bouches-du-Rhône, la CAF, le Département et la Ville de Marseille.

    Kader Allem, coordinateur jeunesse au sein du centre, ne cache pas sa satisfaction. Arrivé au center social voilà deux ans, « je trouvais ça un petit peu incohérent de ne pas ouvrir à cette période, sans connaître encore le quartier, on a une mission de service public », nous confie-t-il, entouré de sa directrice et de Noëlle Smith, coordinatrice technique et pédagogique des équipements sociaux à la Ville de Marseille. Il explique que le mois d’août reste « un moment très charnière pour les publics qu’on reçoit, que ce soit les enfants, les ados ou les familles, parce qu’il se joue beaucoup de choses à ce moment-là et beaucoup d’équipements sociaux sont fermés ».

    Bien que la Ville « prévoit pas mal de choses et d’animations dans les quartiers prioritaires, on va être clair, ils se retrouvent dans la galère la plus totale et on est aussi sur des familles qui restent à la maison », poursuit-il. Des familles dont les conditions de vie restent compliquées. « Ils n’ont pas de balcon, ils n’ont pas de terrasses, pas des 80 000m2, hein », ironise Kader. L’été creuse les inégalités. D’autant qu’en août, les travailleurs sociaux restaient de toute façon à disposition des familles, joignables par téléphone, pour poursuivre l’accompagnement alors que tout est fermé. « Il y a des jeunes, par exemple, qui n’ont pas trouvé de collèges ou de lycées pour la rentrée », illustre l’éducateur.

    « Recréer du lien social »

    « Il y a quelques années, on entendait parler d’acheter la paix sociale dans les quartiers, de façon générale, quand il y avait une ouverture au mois d’août », se souvient-il, mais « aujourd’hui, on n’est plus dans ça. On est vraiment dans une nécessité, du côté des habitants, mais aussi les partenaires, les politiques qui ont compris tout l’intérêt d’ouvrir à cette période-là », estime Kader.

    Le programme de ce mois particulier sera un peu différend. « On prévoit des animations familiales, intergénérationnelles, même si, bien entendu, il y aura des choses pour les ados, parce que c’est un public spécifique. Mais l’idée est de recréer aussi du lien social entre les enfants et leurs parents », précise Kader. Mais « peu importe le contenu, ce qui compte, c’est surtout la forme, on va être en horaire décalé. Faire beaucoup de choses à partir du début, milieu d’après-midi, jusqu’au début, milieu de soirée, pour permettre aux familles qui travaillent aussi de profiter de ces moments-là avec leurs enfants », détaille-t-il. Dans la même idée d’impliquer tout le monde, « on va travailler avec deux associations du quartier, la Martinoise et aussi le club de boules avec qui on va organiser un tournoi de pétanque, on ne se voit pas faire sans eux », ajoute-t-il. À la Martine, seront aussi accueillis les habitants de Kalliste ou de la Savine. Pour la suite, après un bilan et une enquête de satisfaction, l’expérience pourra être reconduite.

  • [C’est l’été] Lecture : «Souvenirs culinaires», d’Auguste Escoffier

    [C’est l’été] Lecture : «Souvenirs culinaires», d’Auguste Escoffier

    Les lecteurs seront donc comblés en dégustant les deux cent trente-six pages de ses souvenirs, où le récit de sa vie se mêle aux conseils donnés aux professionnels de la restauration, et aux recettes, grâce auxquelles « le sculpteur de saveurs » s’est forgé une renommée internationale. Un régal, dans tous les sens du terme. Conseil d’amie : à la fin du repas, prenez un bon digestif.

    Éditions Mercure de France, 10 euros

  • [C’est l’été] Entretien : Jean Marc Sicky, DJ local, signe son retour pour une soirée au Rove

    [C’est l’été] Entretien : Jean Marc Sicky, DJ local, signe son retour pour une soirée au Rove

    Jukebox et Magic queen tribute queen poseront aussi leurs valises, ce 21 juillet, au 7 boulevard de la Carrairade, au Rove, pour cette soirée musicale.

    La Marseillaise : Qui est DJ Sicky ?

    Jean Marc Sicky : Je suis originaire du Rove et j’ai commencé à mixer dans les années 80. Pendant ma carrière, j’ai travaillé dans des clubs assez connus de la région comme par exemple le Barbarella à Marseille, le Futuria à Gignac ou encore le club 88 à Aix-en-Provence. Dans mon palmarès, j’ai aussi été champion de France des DJ en 1986. Aujourd’hui, je ne fais quasiment plus de discothèque, j’ai arrêté il y a une dizaine d’années, mais jamais de mixer : j’ai monté mon autoentreprise et j’anime des mariages et d’autres événements.

    Faites-vous souvent des événements au Rove ?

    J.M.S. : À part des événements privés, pas du tout ! Ça fait plus de 10 ans que je n’en ai pas fait un seul ! Alors quand le maire, Paul Sabatino, m’a proposé de venir ce mardi 21, ça a été un devoir de répondre présent. Je vois un petit peu cette occasion comme un retour aux sources : je vais faire danser mes amis, mes voisins et les gens que je connais. Et surtout, le meilleur dans les fêtes de village, c’est le côté familial, c’est très populaire, j’aime beaucoup cette ambiance !

    Quel est votre style de musique ?

    J.M.S. : Plutôt le style années 80-90-2000, c’est ce que je souhaite mixer ce mardi, car je pense que le public va être très très hétérogène, il va y avoir des familles, des enfants, des adultes, des anciens, donc il va falloir faire plaisir à tout le monde avec de la musique intergénérationnelle ! Mais évidemment, je vais varier les plaisirs. Sinon, personnellement, ce qui marche plutôt bien en club, c’est l’afrohouse en ce moment ou la techhouse, que j’apprécie beaucoup aussi.

    Avez-vous déjà mixé pour la Tournée d’été de La Marseillaise ?

    J.M.S. : Bien sûr ! J’ai fait pas mal de dates avec eux, je connais un petit peu le concept et je me souviens qu’à l’époque, on avait fait une soirée incroyable à Caro, où il devait y avoir 3 000 à 4 000 personnes. C’était vraiment une ambiance phénoménale, je m’étais éclaté et je suis très content de refaire une édition, même si je ne fais qu’une seule date.

    Que diriez-vous à quelqu’un qui ne vous connaît pas pour lui donner envie de vous voir ?

    J.M.S. : Moi, je lui dirai, tout simplement : « Venez parce que vous n’allez pas vous ennuyer, vous allez danser, vous allez chanter, le tout sur des musiques que vous connaissez, ça va être un moment de partage incroyable, de convivialité, ça va être festif, tout le monde va avoir le sourire et vous allez rentrer à la maison avec du bonheur. » Et on en a besoin, avec tout ce qui se passe, c’est des moments importants.

    Qu’est ce qui vous motive à mixer depuis plus de 30 ans ?

    J.M.S. : Ce qui me motive toujours, c’est que les gens apprécient ma musique. Tant que je partage avec le public, que je ne les ennuie pas et qu’au contraire, je les divertis et les emmène là où je veux, moi, je continue. Le jour où je n’y arriverai plus, j’arrêterai, mais c’est mon public qui me dira quand je dois arrêter.

    Propos recueillis par Louis Golliot

    Les Amis de La Marseillaise présents sur la Tournée d’été

    Après le Mondial La Marseillaise à Pétanque les Amis de La Marseillaise suivent le rythme de la tournée d’été et sont présents à chaque date. Dans cette ambiance festive, leur stand réserve quelques surprises et proposera des objets à la vente pour « soutenir le journal et lui permettre de suivre le mouvement de développement qui doit obligatoirement être le sien » affirme Serge Baroni, président de l’association. À noter d’ores et déjà qu’à Septèmes-les-Vallons, le 26 juillet, les Amis remettront au journal un chèque de 3 000 euros récoltés durant le Mondial La Marseillaise à Pétanque. Une efficacité redoutable.

  • De jeunes Marseillais sont en vacances à Briançon

    De jeunes Marseillais sont en vacances à Briançon

    « Les valises d’abord s’il vous plaît ! » Devant les minibus, boulevard des Dames à Marseille, Florence Léon, co-coordinatrice du séjour, donne le ton. Un à un, les adolescents chargent leurs bagages avant de prendre la route pour cinq jours vers le Puy-Saint-André, près de Briançon.

    Ce départ s’inscrit dans le dispositif municipal « Vacances pour tous ». Depuis 2020, il permet aux enfants de familles modestes de partir en colonie pour un tarif compris entre 1 et 10 euros par jour. « C’est important de transmettre le message que les vacances ne doivent plus être un luxe », rappelle Farida Benaouda, conseillère municipale déléguée aux vacances pour tous. Cet été, 73 séjours permettent à 1 667 enfants de partir en vacances.

    Organisé avec l’association marseillaise Contact Club, le voyage de ce lundi réunit 14 jeunes des 1er, 2e et 3e arrondissements. « L’idée, c’est de les sortir de leur quotidien qui n’est pas toujours simple », explique Kamir Zitouni, animatrice de l’association et co-coordinatrice du séjour. Cette année, collégiens et lycéens partagent le séjour pour « les responsabiliser et apprendre les uns des autres ».

    Pour Lalissa, 13 ans, qui repart pour la deuxième fois, l’impatience prime : « On s’entend tous bien, donc j’ai vraiment hâte de partir. » Même enthousiasme chez Sara et Rouaya, 15 ans. « Ce qu’on attend le plus ? L’ambiance, répondent-elles en chœur. Être avec d’autres jeunes et changer d’air, ça fait du bien. » Sac sur le dos, Rouaya vérifie un dernier détail avant d’embarquer. « T’as bien pris l’enceinte, hein ? », lance-t-elle à l’animatrice Kamir.

    Sur les traces de Vauban

    Derrière la convivialité, le séjour répond à un objectif éducatif. « Le but est d’enrichir leurs connaissances. Cette année, on a choisi le thème “Sur les traces de Vauban” », détaille Kamir Zitouni. Un clin d’œil qui prend tout son sens à Briançon, terre du célèbre ingénieur du XVIIe siècle.

    Autre ambition, développer leur autonomie : « Ils doivent faire le ménage, la vaisselle, la nourriture », détaille Florence Léon. À cela s’ajoute un changement de décor. « On est dans un petit village, sans réseau. On veut qu’ils soient le moins possible sur les écrans. »

    Une précision qui fait sourire les mamans, restées devant les minibus jusqu’au dernier moment. « Pour avoir des nouvelles, il faut m’envoyer un message », leur glisse Kamir. Et de conclure avant que les portes ne se referment : « C’est fait exprès, sinon, ils sont scotchés à leur téléphone. »