Tag: été

  • Le feu de Bayons contenu, le risque incendie reste très élevé

    Le feu de Bayons contenu, le risque incendie reste très élevé

    « Après 18 jours, le feu du Gros Bessillon est déclaré officiellement fixé », a indiqué vendredi soir la préfecture du Var. « Pour autant, le travail des sapeurs-pompiers se poursuit et une extrême vigilance reste de mise car ce feu inédit par sa durée et ses trois départs consécutifs (les 21, 24 et 31 juillet) qui interrogent les spécialistes comme les enquêteurs, couve encore », écrit-elle dans un communiqué. « Il faudra encore plusieurs jours avant de le maîtriser et l’éteindre définitivement ; il faudra de nombreux mois pour reconstruire (70 maisons ont été impactées et 41 détruites) et oublier le traumatisme des flammes pour les 6 000 personnes évacuées », rappelle-t-elle. Le feu a parcouru 6 300 hectares. 450 pompiers restent mobilisés. L.M.

    Le feu de Bayons n’évolue plus, mais il est loin d’être terminé. Une semaine après son départ et 95 hectares parcourus, les pompiers restent mobilisés. « On ne peut pas dire qu’il est fixé, même s’il évolue peu. Il est contenu dans une enveloppe d’une centaine d’hectares », précise, ce vendredi matin, Sylvain Besson, directeur départemental des services d’incendie et de secours (Sdis 04).

    Malgré d’importants renforts, quatre Canadair et un avion Dash, les pompiers estiment devoir maintenir une présence « au minimum pendant une semaine » avant de pouvoir annoncer un feu éteint. 60 sapeurs-pompiers restent sur le terrain aux côtés de l’Office national des forêts (ONF).

    Si « la situation n’est plus évolutive », la chaleur, la faible humidité et le vent maintiennent un risque incendie élevé. Les opérations sont compliquées par le relief. « On est en moyenne montagne donc ce n’est pas accessible facilement et c’est dangereux », rappelle Sylvain Besson, évoquant de nombreuses chutes de blocs.

    Aucun blessé ni aucune habitation touchée ne sont à déplorer. L’incendie laisse néanmoins des traces sur le milieu naturel. L’ONF évoque un secteur présentant « une vraie richesse en biodiversité », avec notamment des espèces protégées. Une étude environnementale sera engagée pour mesurer les conséquences de l’incendie.

    Risque incendie très sévère dans le département

    Les pompiers insistent aussi sur le coût considérable d’un feu qui serait d’origine humaine. « Ça aura été minimum deux semaines de travail. Tout ça à cause, semble-t-il, d’une négligence », pointe Sylvain Besson. Un chauffeur-livreur dignois, suspecté d’avoir provoqué l’incendie, a été placé en garde à vue le 1er août, tandis que le parquet des Alpes-de-Haute-Provence a ouvert une enquête.

    Dans le reste du département, le feu de Thorame-Basse est éteint après trois jours d’intervention et 21 hectares parcourus. Dans ce contexte, la préfète a placé, l’ensemble des massifs du département en risque modéré à l’exception du massif du Luberon et du plateau de Valensole classé en risque incendie « élevé ».

  • [C’est l’été] Une Sardi’night au menu, après la soirée pizza moit-moit

    [C’est l’été] Une Sardi’night au menu, après la soirée pizza moit-moit

    « Fromage ou anchois ! », lance le pizzaïolo d’un camion à pizzas, stationné sur l’esplanade de La Major. Une dizaine de camions sont réunis, ce mercredi soir, pour la soirée moit-moit. Organisée par la Ville dans le cadre de l’Été Marseillais, elle célèbre un héritage culinaire phocéen : la pizza « moit-moit ».

    Une pizza moitié fromage, moitié anchois, créée à Marseille, selon la légende. Devant la cathédrale, deux Marseillais, Chloé et Bruno, venus avec leur fils de trois ans, dégustent leur part de pizza. « On a pris deux fromages et une anchois », s’enthousiasme Chloé. « Gustave hésite encore sur sa moitié préférée. Pour le moment, il aime les deux moit. Il mange des anchois à la maison, il a le palais fin ! », plaisantent ses parents. « La pizza moit-moit n’est pas celle que je vais prendre obligatoirement à la pizzeria, mais dans ma rotation, elle y est de temps en temps », reconnaît Bruno. Selon l’histoire marseillaise, la première pizza moit-moit aurait vu le jour au restaurant Chez Sauveur, dans le quartier de Noailles, qui existe toujours.

    Une histoire d’amour

    Le camion à pizzas est aussi né à Marseille. En 1962, Jean Méritan, steward sur les bateaux en Méditerranée, à l’idée d’installer une pizzeria dans un camion. Il crée ainsi le premier camion à pizzas. Cette invention s’est depuis exportée en France et dans le monde entier. « C’est une institution à Marseille. On en voit partout. C’est fou comme ça s’est développé mondialement. C’est incroyable », s’émerveille Lilou, 27 ans, habitante de Marseille. Si elle connaît l’histoire du camion à pizza, ce n’est pas le cas de tous. « J’ai appris dans la soirée que le premier camion à pizza était marseillais », raconte Bruno, 51 ans, habitant de l’Estaque. « D’où l’amour de la pizza à Marseille ! », glisse son amie Émilie. « J’en mange plein dans l’année, lors des soirs de match », sourit Bruno.

    La Ville organise ce soir la Sardi’night, une sardinade festive, sur la place Bargemon. L’évènement est complet mais il est possible de s’y rendre sans inscription dès 19h30. Une occasion de savourer des sardines grillées et de célébrer, encore une fois, le patrimoine culinaire méditerranéen.

  • [C’est l’été] Devenez apothicaire d’un jour à Salon-de-Provence

    [C’est l’été] Devenez apothicaire d’un jour à Salon-de-Provence

    Et si vous passiez votre été au musée ? C’est ce que vous suggère fortement la ville de Salon-de-Provence et plus précisément le château de l’Empéri qui propose tout au long de la période estivale de nombreux ateliers à destination des enfants, et des plus grands.

    À chaque jour de la semaine une thématique et des enfants qui sont invités à mettre la main à la pâte avec des ateliers ludiques et créatifs inspirés de l’histoire, du patrimoine et de la nature.

    Ce vendredi c’est un atelier apothicaire qui s’adresse aux enfants à partir de 7 ans pour découvrir les plantes du jardin des Simples avec la confection et la décoration à l’aquarelle d’un sachet d’herbe ou d’un herbier et ainsi percer tous les secrets du jardin de Nostradamus.

  • [C’est l’été] Visite guidée à L’Isle-sur-la-Sorgue

    [C’est l’été] Visite guidée à L’Isle-sur-la-Sorgue

    Le parcours vous propose des clés de lecture pour mieux comprendre son univers, ses formes et les matériaux qu’il explore, tout en révélant le dialogue entre ses œuvres et les lieux qui les accueillent.
    Laissez-vous guider et plongez dans une expérience sensible au cœur de la sculpture contemporaine.

    Jeudi 6 août de 17h à 18h30.

    Entre 5 et 8 euros

  • [C’est l’été] Animations écoguides à La Croix-Valmer

    [C’est l’été] Animations écoguides à La Croix-Valmer

    Au programme, animations et ateliers vous attendent en famille.

    De 10h à 12h.

    Gratuit.

  • [C’est l’été] Visite guidée de La Roque-d’Anthéron

    [C’est l’été] Visite guidée de La Roque-d’Anthéron

    Bercé par ses canaux et étroitement lié à l’eau, laissez-vous surprendre par les mystères de ce village, au fil de ses ruelles au charme provençal. Votre visite se poursuivra jusqu’au Parc du château de Florans, écrin naturel préservé d’une grande richesse, où le village révèle un autre visage, entre patrimoine, nature et art de vivre au départ de l’office de tourisme.

    Jeudi 6 août de 9h30 à 11h.

    8 euros.

  • [Entretien] « La culture à Toulon on va la faire tous ensemble »

    [Entretien] « La culture à Toulon on va la faire tous ensemble »

    Dans sa mission d’amener la culture au plus près des habitants dans tous les quartiers de la ville, l’élue Stéphanie Slimani, dramaturge, metteuse en scène, marionnettiste, auteure et professeure de théâtre, peut s’appuyer sur son expérience et son goût pour la solidarité et le partage.

    La Marseillaise : Quelle est l’ambition de la municipalité à travers ce projet ?

    Stéphanie Slimani : La revitalisation des quartiers, par la culture notamment, et le soutien aux artistes du territoire. Ce projet-là va permettre quasiment de lier ces deux ambitions.

    L’idée c’est de faire venir des artistes dans les quartiers et de faire de la culture pas seulement pour les habitants, mais surtout avec eux. De leur permettre de redécouvrir parfois des histoires de gens qui vivent là et dont ils ne connaissaient pas le parcours de vie, l’architecture de leur quartier, de revisiter des espaces, la mémoire des lieux… Tout cela en faisant participer aussi le milieu associatif, les écoles, les médiathèques et les commerçants, afin que tout le monde se sente concerné. C’est une manière de faire de la culture avec les gens qu’on souhaite développer à travers ma délégation qui est nouvelle.

    L’objectif est de renforcer
    la cohésion sociale
     ?

    St.S. : Évidemment, de toute façon la culture fait société. C’est donc pour faire société, pour se rencontrer, pour partager. Certains n’aiment pas dire socioculturel, mais pour moi ces deux termes sont intriqués : la culture c’est social ! Donc bien sûr que l’ambition c’est de créer du lien, du plaisir et de la joie dans le quartier. De faire que les habitants soient fiers aussi de raconter ce qui s’y fait. De pouvoir dire : « Moi, j’ai fait du théâtre, j’ai pu participer à un spectacle de danse, on a fait de la peinture… » Ça permet aussi de faire changer le regard extérieur porté sur le quartier, en mettant juste en valeur ce qui existe déjà. Parce que je le répète, dans les quartiers il y a déjà de la culture, il y a déjà des gens formidables. Mais on peut aussi s’y sentir parfois délaissé, c’est légitime.

    C’est une manière aussi
    de rétablir un peu d’égalité des chances dans
    les quartiers populaires…

    St.S. : Absolument, tous ces mots ont énormément de sens pour moi. Parce que malgré tous les efforts développés pour rendre la culture accessible à tous, il reste encore une barrière qui fait que selon d’où on vient on s’interdit d’y aller, on se dit que ce n’est pas pour soi, qu’on ne va pas comprendre, que peut-être même c’est un peu trop bizarre parfois. C’est pour ça qu’il faut absolument créer des passerelles plutôt que des forteresses. Moi j’aime le mot populaire, je trouve ça noble, la culture populaire, le théâtre populaire, le spectacle populaire. Ça veut dire que cela nous concerne tous, que personne doit s’en sentir exclu. Je défends et revendique donc de faire une culture populaire. Ce n’est pas quelque chose de moins bien, ou de plus facile, simplement je crée des liens pour que chacun se rende compte qu’elle lui appartient aussi.

    J’ai beaucoup travaillé dans les quartiers et en milieu rural sur des projets participatifs, donc je sais que c’est vertueux, je sais que ça fonctionne. Mais il faut avoir en même temps beaucoup d’humilité, et ne pas partir avec l’idée qu’on va tout révolutionner, qu’on va tout changer, et ce n’est pas le but. Il faut venir rencontrer tranquillement ses habitants, les écouter, et puis après commencer à développer des projets participatifs avec eux. Il faut aller doucement. C’est pour ça que le projet du Pont du Las, s’étale sur deux années, qui se renouvelleront après. Il faut du temps.

    Quelle va être la chronologie ?

    St.S. : On lance un appel à projets au mois d’octobre ouvert à tous les artistes professionnels, et le jury se décidera au début d’année 2027. L’ouverture, elle, est prévue au printemps. Le collectif d’artistes viendra s’installer dans un local, avec un budget et un cahier des charges très précis de projets participatifs, d’ateliers et pratiques artistiques gratuits.

    Et avant cela, en fin d’année 2026, on va mettre en place cinq projets, avec notamment de la danse au Pont du Las, où une chorégraphe va travailler dans l’espace public avec une association de femmes, et à Pontcarral, c’est autour de la récolte de la mémoire et du son qu’une compagnie de théâtre va mettre la population à contribution.

    Des actions qui donnent
    de l’espoir, en tout cas…

    St.S. : Toulon est une ville qui a souffert à travers plusieurs époques, qui a su s’épanouir. Où il y a une forme de résilience. Les gens savent vivre ensemble. On a beau essayer de nous désunir, de nous diviser, ça ne marche pas. Et les Toulonnais l’ont montré aussi au mois de mars. Le centre-ville a été réhabilité, c’est magnifique. On a envie d’y aller. Et quand on reçoit des gens, on a envie de le leur faire visiter. Eh bien, on va faire la même chose dans les quartiers.

    On a entendu les habitants des quartiers, on sait qu’il y a du travail, on va le faire. Et la culture à Toulon on va la faire tous ensemble.

  • [C’est l’été] Des activités mutualisées pour les petits alpins

    [C’est l’été] Des activités mutualisées pour les petits alpins

    « Ce que j’aime au centre de loisir c’est que c’est un travail d’équipe, on est jamais seuls. Si tu es triste, dans ton coin, quelqu’un vient te voir. » Raquette de badminton en main, encore essoufflé de ses efforts, Gabin, 8 ans, savoure son été. Ce jeudi après-midi, le gymnase du parc des sports de Briançon résonne des cris d’une petite centaine d’enfants venus des différents centres de loisirs pour participer à des olympiades intercentres.

    « Chaque jour de la semaine, on leur fait découvrir un nouveau sport, explique Hervé Michaux, coordinateur enfance au centre social. Des activités proposées tous les jours sur l’ensemble des centres de loisirs. Au Monêtier on a un groupe qui est en bivouac cette nuit à la montagne et qui a participé à une animation astronomie hier soir. » Les activités sont proposées sur les centres sociaux et de loisirs de Briançon, Villar-Saint-Pancrace, Val-des-Prés, Monêtier les bains et Villar-d’Arrêne. Au total, un peu plus de 200 places sont ouvertes pour tous les centres cumulés. C’est la communauté de Communes qui s’est vue attribuer cette compétence suite à la fermeture de la MJC de Briançon en 2023 pour raisons budgétaires. « On met notamment des tarifs communs entre les communes, un projet pédagogique commun. Ça permet d’éviter les inégalités entre les communes et de mutualiser les compétences des équipes », affirme Marie Chouissa, directrice du centre intercommunal.

    Encourager les familles

    à travers les enfants

    Le prix des activités dépend de l’âge et du quotient familial des ménages. Pour les centres de Briançon par exemple, les tarifs vont de 5,24 euros la journée à 13,60 euros selon le revenu familial. « Notre mission c’est de proposer des activités à destination des familles, des enfants, des adolescents, pour que ce beau territoire soit accessible à tous. Chaque semaine, on essaye de mettre en place une activité payante qui donne l’opportunité aux enfants de pratiquer, de découvrir des choses qu’ils ne pourraient pas forcément faire dans leur famille. Par exemple, cet été on a beaucoup développé le rafting », détaille Marie Chouissa. « Le rafting, en dehors du centre, c’est 45 euros par personne et il faut compter papa, maman… Ça fait tout de suite une grosse sortie. Moi, par exemple, je n’y vais pas avec mes enfants, complète Mathéo Posada, directeur d’un des centres de loisir de l’intercommunalité. Mais ils peuvent y aller avec le centre, et aussi faire de l’escalade, du cheval, des choses qu’on peut se permettre de faire avec la structure. »

    Comme à Marseille où certains enfants ne vont que très rarement à la mer, vivre dans un environnement exceptionnel ne suffit pas toujours à s’en emparer, faute de moyens, de temps, de renseignements… Le but du centre est aussi qu’à travers les enfants, les familles osent plus s’approprier et découvrir le territoire exceptionnel du Briançonnais. « Il y a des gens dans le Briançonnais qui n’osent pas, même si c’est gratuit et que c’est à côté. Il faut amener quelque chose de nouveau par notre savoir-faire, rappelle Hervé Richaux. Faire pétiller les yeux des enfants, qu’ils découvrent et que les familles se disent ah tiens, ils ont fait ça, c’est où ? On pourrait y aller ! »

  • Piste cyclable à Toulon : qui cherche à faire dérailler l’intérêt général?

    Piste cyclable à Toulon : qui cherche à faire dérailler l’intérêt général?

    « Après plus de vingt ans, nous avons enfin obtenu ce que nous réclamions : une traversée cyclable sécurisée du centre-ville sur l’avenue de la République », explique très enthousiaste le président de Toulon Var Déplacement (TVD) Daan Wynen, en notant que « Toulon vit actuellement un moment particulier et positif ». Un avis partagé par l’ensemble du monde associatif qui milite pour une diminution de la part de l’automobile dans la ville, donc de la pollution et des embouteillages.

    Une immense satisfaction quelque peu ternie par ce qui ressemble à une véritable campagne de dénigrement visant à faire capoter le projet en phase de test cet été. À voir le nombre de commentaires sur les réseaux sociaux on peut en effet s’interroger sur qui est à la manœuvre pour attiser les mécontentements et jouer la carte de la division. Pour les observateurs éclairés, il va sans dire que l’attaque semble être menée en sous-marin par l’opposition municipale RN.

    Éperdument climatosceptique, l’extrême droite n’a en effet que mépris pour la transition écologique comme le démontrent ses élus dans leurs interventions en séances publiques. Ainsi la création de cette voie réservée très attendue a largement été décriée prétextant que ce n’était pas le bon endroit, pas le bon moment. Bref, que le mieux était de tout laisser en l’état. C’est-à-dire sans véritable solution.

    Pour le président de TVD, les réactions des internautes sont complètement « déconnectées de la réalité et souvent inacceptables dans leur tonalité ».

    Stop au vélo bashing

    Parmi ces milliers de commentaires, poursuit-il, se retrouvent mêlés mauvaise foi, hostilité pure et simple envers les cyclistes, mensonges et idées reçues. Mais aucun des arguments ne résiste à un examen approfondi, souligne le représentant associatif qui reste persuadé que c’est en créant les conditions du changement qu’il peut advenir. Ainsi, permettre une pratique sécurisée du vélo en milieu urbain permet non seulement de répondre aux droits des usagers actuels, mais aussi d’attirer de nouveaux adeptes de ce mode de déplacement vertueux, bon pour la planète, la santé et l’intérêt général.

    D’autant que c’est aussi une façon de lutter contre les embouteillages avec un meilleur report modal.

    Qu’en est-il justement des bouchons déplorés sur l’avenue de la République ? La circulation devient en effet difficile aux heures d’embarquement des ferries. Mais il faut avoir la mémoire courte pour ne pas se souvenir qu’il en était de même l’été dernier, comme les précédents. Compliqué donc d’en rendre responsable la perte d’une voie de circulation au profit d’une piste cyclable bidirectionnelle.

    Tout cela pour souligner le courage politique de la maire de Toulon Josée Massi (SE). Courage qui a tant manqué à son prédécesseur Hubert Falco, abandonnant le projet tramway après l’avoir fait voter à l’unanimité par crainte d’être vilipendé.

  • [C’est l’été] Le camping de Bottaï à Port-de-Bouc, le paradis c’est les autres

    [C’est l’été] Le camping de Bottaï à Port-de-Bouc, le paradis c’est les autres

    L’atout charme du lieu ? Selon les campeurs, pas de doute, c’est Georges. « C’est lui qui me plaît le plus dans le camping », lâche Davy, aussi rigolard que sincère, qui vient chaque année de Metz avec sa famille pour passer la saison estivale à Port-de-Bouc. Le Mosellan a beau apprécier son rythme de vie ici, entre la pêche au petit matin, les allers-retours dans l’eau pour se rafraîchir au cours de la journée, l’apéro et la pétanque en fin d’après-midi, « c’est Georges qui fait l’ambiance. S’il était pas là, je suis pas sûr que je viendrais ».

    La chaleur humaine

    Georges, c’est le gardien du camping qui donne des surnoms à chacun des vacanciers. Sa maison, qui se situe juste derrière le portail, en face de l’accueil, regorge de références à Johnny Halliday. Deux panneaux de bois indiquent les hôtels dans lesquels le Taulier séjournait lors de ses virées aux États-Unis. Une silhouette en carton du chanteur franco-belge trône sur la terrasse en bois. Pas étonnant que les vacanciers appellent Georges « Georges Hallyday ». « Tous les matins, je me lève et je chante du Johnny en me baladant dans le camping », confie le gardien.

    Trente ans qu’il travaille là, alors il connaît les habitués qui occupent la plupart des 75 emplacements comme s’ils faisaient partie de sa propre famille. À l’entrée, Josette et Serge ont monté leur campement au même endroit que chaque année. Les deux retraités se sont rencontrés à Bottaï dans leur jeunesse. Depuis 1978, les Gardannais quittent leur logement pour venir à Port-de-Bouc chaque été. « On est là de mai à septembre, révèlent-ils. C’est pas loin mais on se sent vraiment en vacances, c’est le vrai camping à l’ancienne, familial, à taille humaine. On se côtoie, on joue aux boules, on prend l’apéro… C’est pas comme les grands campings avec des toboggans immenses où vous croisez les gens sans les fréquenter, où on se dit à peine bonjour, où on se connaît pas. Ici on est tous amis et on aime être ensemble. » De nombreux habitués de Bottaï ont déjà « essayé les grandes structures », mais ils manquent vite de « chaleur humaine ». « Et de Georges », plaisante le gardien.

    Pour les Ferrero, dont la tente jouxte celle de Josette et de Serge, les vacances sont plus un état d’esprit qu’un changement d’environnement. Preuve en est : ils viennent tous de Port-de-Bouc. « Quand ils envoient une carte postale à leurs proches ils vont directement la poster à pied, ça va vite », sourit Georges. « Ça change de notre HLM, c’est notre deuxième maison ici, on a nos habitudes », glisse la mère de famille, surnommée Dolorès de la Frange par le gardien. « Comme Parisot de Camping Paradis. » Une référence locale, elle aussi !