Les Phocéens disputaient ce mercredi soir, à Barceloneta, la Supercoupe d’Europe. Opposés au vainqueur de la Ligue des Champions, ils se sont inclinés sur le score de 10 à 8. Après une première mi-temps prolifique (8-4), les Espagnols avaient déjà obtenu un avantage certain. Le CNM n’a pas encaissé dans le troisième quart-temps et s’est permis de rêver. Mais Barceloneta a serré la vis pour conserver deux longueurs d’avance sur le gagnant de l’Euro Cup. Place à la suite du championnat, avant le démarrage de la Ligue des Champions, dès la semaine prochaine, face aux Grecs du Panathinaïkos.
Tag: Espagne
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![[Water-polo] Marseille veut faire tomber l’invincible Barceloneta](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/b84d74f9a57082adc6d69d7af0655aab.jpg)
[Water-polo] Marseille veut faire tomber l’invincible Barceloneta
Tenant en titre de l’Euro Cup, le Cercle des nageurs de Marseille (CNM) court, ou plutôt nage, après un deuxième titre européen.
Face aux Catalans de Barceloneta, vainqueurs de la Ligue des Champions au terme d’une campagne invaincue, les poloïstes phocéens disputent ce mercredi à Barcelone (à 19h30) la finale de la Supercoupe d’Europe, trophée réunissant les vainqueurs des deux compétitions continentales. « C’est un titre rare dans une carrière à avoir dans sa collection, parce qu’il faut soit avoir la chance de gagner une Coupe d’Europe ou intégrer l’équipe qui l’a gagnée la saison précédente », lance Ugo Crousillat, le capitaine de la formation marseillaise.
Vainqueur de la Ligue des champions en 2017 avec le club hongrois de Szolnok, l’international français n’a pourtant pas eu l’occasion de disputer la finale de la Supercoupe d’Europe quelques mois plus tard. Après son premier sacre européen, il avait rejoint le Pays d’Aix Natation (PAN), avant de finalement vivre avec le Cercle des nageurs de Marseille en 2019, son premier rendez-vous à ce stade de la compétition, alors qu’il n’avait pas été membre de l’équipe championne d’Europe la même année. « Ce n’est pas le match le plus important de la saison, mais en même temps, quand tu as des opportunités comme ça de gagner des trophées, il ne faut pas les rater », souligne Crousillat, conscient que leurs adversaires du jour n’ont pas été défaits depuis le 29 novembre 2025, toutes compétitions confondues (défaite en championnat 14-15 contre Sabadell).
Duo de CatalansBarceloneta reste sur une série de 34 victoires consécutives depuis, avec des succès notables contre les Grecs de l’Olympiakós, les Hongrois de Ferencváros et les Italiens de Pro Recco. « Comme au football, les Espagnols sont très fort tactiquement. Et dès que tu fais la moindre connerie, ils te punissent direct », reconnaît le capitaine marseillais, titulaire lors des dernières confrontations très serrées au tableau d’affichage. L’un de ses coéquipiers actuels était il y a encore deux saisons dans l’autre camp : Marc Larumbe. Le défenseur espagnol a porté le bonnet de bain catalan durant neuf saisons avant de rejoindre la plage des Catalans. Il ne sera toutefois pas sur la feuille de match ce mercredi, suite à son carton rouge écopé lors de la finale retour de l’Euro Cup à Split, en Croatie, au mois de mai.
« Je suis très déçu de ne pas jouer, d’autant plus que ça se passe à Barcelone, dans ma ville. Quand j’ai appris ma suspension, j’ai passé la semaine la plus difficile depuis mon arrivée à Marseille », confie le double champion du monde avec la Roja. Selon lui, le CNM doit « rester fidèle à lui-même » pour éviter de tomber dans le piège de Barceloneta. Côté absent, la pointe néerlandaise Bilal Gbadamassi est toujours blessé. Mais pour cette finale, les Marseillais ont un atout supplémentaire dans leur manche.
Recruté durant l’intersaison aux côtés du gardien australien Nic Porter et l’international monténégrin Vasilije Radovic, l’Espagnol Marc Rodriguez a été formé à Mataró, une commune de la province de Barcelone. « Barceloneta est le leader incontesté en Espagne depuis pas mal d’années et figure parmi les meilleures équipes d’Europe », estime le jeune catalan de 20 ans, considéré comme l’un des plus grands espoirs du water-polo espagnol.
Avec ses anciens coéquipiers, il n’est jamais parvenu à vaincre la bête noire des Phocéens. « Leur plus grande force, c’est que la plupart des internationaux espagnols jouent ensemble toute l’année, avec le club et en sélection », insiste Larumbe, persuadé que le système de jeu entre Barceloneta et l’équipe nationale d’Espagne est sensiblement identique.
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![[Chroniques méditerranéennes] Nous sommes tous Maricarmen !](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/b062c798aa0c8f010229e2dcb5543432.jpg)
[Chroniques méditerranéennes] Nous sommes tous Maricarmen !
« Somos todos Maricarmen » ont scandé des milliers de personnes lors de manifestations à travers le pays après l’expulsion de Maricarmen âgée de 87 ans de son appartement, mercredi à Madrid dans le quartier du Retiro. Un appartement, dans lequel elle vivait depuis 70 ans. Évacuée sur son fauteuil roulant compte tenu de son handicap et dirigée sur un hôpital, en attendant son relogement chez un cousin, cette expulsion a suscité dans tout le pays une vague d’indignation, Maricarmen devenant malgré elle le symbole de la lutte pour le droit au logement et contre les expulsions. C’est après une longue bataille juridique que le fonds spéculatif qui avait acquis cet appartement d’un précédent propriétaire a eu gain de cause. En augmentant le loyer de 275% soit 2 650 euros par mois le fond « vautour » mettait Maricarmen en difficulté pour s’acquitter de ses loyers. Depuis le siège de l’ONU à New York où Pedro Sanchez se trouvait mercredi, le chef du gouvernement a réagi en dénonçant « une tragédie nationale que nous ne pouvons accepter », du côté de Sumar les partenaires du gouvernement dénoncent eux « la passivité de la ministre du logement ». Sumar qui se saisit de cette affaire pour porter au conseil des ministres de mardi, la demande d’expropriation du logement de son propriétaire le fonds spéculatif Urbagesa. La porte-parole de Sumar, Veronica Martinez, a déclaré jeudi « nous voulons mettre fin à cette injustice et envoyer un message clair aux spéculateurs et aux fonds vautours : le logement est un droit, pas un commerce ». Cette demande d’expropriation d’Urbagesa « doit marquer un tournant face à la spéculation immobilière. C’est pourquoi nous proposons également des modifications législatives afin qu’une telle situation ne puisse plus jamais se produire », a ajouté la porte-parole de Sumar. L’expulsion de Maricarmen remet sur le devant de la scène la politique du logement du gouvernement, une politique largement insuffisante, et par certains aspects incompréhensible, de la part d’un exécutif de gauche. Pour preuve le vote des députés du PSOE le 15 septembre lors d’une séance des Cortès, ceux-ci ont rejeté avec la droite l’examen de la loi proposée par le groupe Sumar qui interdit de vendre des appartements à des grands fonds d’investissement dont l’objectif est le commerce du logement. Avec les votes du PP, de Vox, de Junts (indépendantistes catalans) et l’abstention du PSOE le Congrès des députés a repoussé toute possibilité de prendre en considération l’examen de cette proposition de loi.
Ce vote des députés socialistes montre clairement les différences au sein de la coalition gouvernementale en matière de politique du logement. Ce texte qui fut déjà présenté en novembre 2025, avait été repoussé grâce aussi à une abstention des députés du PSOE. Difficile de comprendre l’attitude des députés socialistes, qui ne traduisent pas dans leurs actes les politiques promises auprès des électeurs de gauche souvent victimes des spéculateurs. Les manifestations qui se multiplient dans le pays, comme encore ce samedi, dénonçant la main mise des fonds spéculateurs sur le logement et contre les expulsions vont probablement rappeler aux ministres la politique sur laquelle ils se sont engagés. Les ministres communistes au gouvernement et la coalition Sumar au Congrès des députés entendent bien dans les jours qui viennent faire bouger les lignes. Les bonnes déclarations de Pedro Sanchez dénonçant « une tragédie nationale » et l’incapacité de la droite locale à régler les problèmes de logement à Madrid, ne suffiront pas tant que ne seront pas pris des actes concrets et législatifs contre les fonds spéculatifs et pour le droit au logement.
Journaliste, président de l’Association pour le souvenir de l’exil républicain espagnol (Aseref)
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![[Le coin des idées] « Et pourtant communiste ! » de François Asensi](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/cc3a735e1078a399d598192b0399d2ee.jpg)
[Le coin des idées] « Et pourtant communiste ! » de François Asensi
Et pourtant communiste ! n’est pas seulement le récit de la longue vie politique de François Asensi, député et maire de Tremblay-en-France en Seine-Saint-Denis, pendant trente-cinq ans. C’est le témoignage, sur une époque, d’un homme qui, après avoir consacré une grande partie de sa vie au Parti communiste français, continue de revendiquer une fidélité à ce que le mot « communiste » représente pour lui. Né en 1945 à Santander, en Espagne, dans une famille de républicains espagnols, son père rejoignit les Brigades internationales en 1938. À l’âge de deux ans, il part avec ses parents, réfugiés en France, où ils trouvent asile et chaleur dans le quartier du Landy, cette « petite Espagne » entre Saint-Denis et Aubervilliers.
François Asensi appartient à une génération nourrie par le communisme et la lutte antifasciste, qui furent à la fois une culture, une communauté militante et une promesse d’émancipation. Son parcours est inséparable de celui d’une Seine-Saint-Denis populaire, profondément marquée par l’histoire du mouvement ouvrier. Engagé dès l’âge de 16 ans contre la guerre d’Algérie, responsable national de la Jeunesse communiste, membre de la direction nationale du PCF, il est élu, à 34 ans, premier secrétaire de la première fédération communiste du pays, puis devient suppléant du président du groupe communiste à l’Assemblée nationale et maire de Tremblay-en-France de 1991 à 2026.
Mais le livre est aussi celui d’une rupture. En 1985, il est limogé de son poste de premier secrétaire fédéral. François Asensi raconte les conflits internes, les désaccords stratégiques et démocratiques qui l’ont progressivement éloigné de l’appareil communiste, jusqu’au départ en 2010, de cet « insoumis » du PCF qui soutient aujourd’hui la candidature de Fabien Roussel à la Présidentielle. Le livre ajoute alors à la dimension autobiographique une réflexion profonde : peut-on quitter un parti sans renoncer à l’idéal qui nous y avait conduits ? François Asensi propose une réflexion sur ce que signifie militer, exercer le pouvoir local, rester fidèle à ses convictions, et lier une vie politique à l’utilité collective plutôt qu’aux honneurs. C’est ce quoi il s’est engagé dans sa commune pour y transformer la vie. Social, écologie, logement, sport, citoyenneté, solidarité internationale… on n’est pas réélu maire six mandats durant, par hasard. En 2023, François Asensi figure même parmi les neuf finalistes du prix World Mayor de la fondation The City Mayors, qui distingue les meilleurs élus locaux du monde. La formule « Avoir été peut-être utile » qui complète le titre, livre tout son sens.
François Asensi (avec Valère Staraselski), Et pourtant communiste ! – Avoir été peut-être utile…, Éditions Télémaque, 2026, 247 p., 19 €.
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Le cinéma espagnol crève l’écran à Marseille
« Il y a 25 ans naissait à Marseille notre festival avec l’ambition forte de faire découvrir au public la richesse et la diversité du cinéma espagnol qu’on ne connaissait alors pratiquement pas hormis de grands noms comme Buñuel, Saura ou Almodóvar », rappelle d’emblée Jocelyne Faessel, présidente d’honneur du festival Cinehorizontes qui s’ouvrira officiellement le 8 octobre. Et ce, avec la projection à l’Artplexe de la comédie judiciaire au scénario rocambolesque de Jorge A. Lara et Fer Pérez, Les jurés.
Pour couronner un quart de siècle à défricher et diffuser la production cinématographique ibérique et hispanophone dans la ville, l’équipe de cette manifestation au rayonnement régional a impulsé un « focus » d’une douzaine de films qui témoignent de « l’évolution sociale et politique de l’Espagne des années 1960 jusqu’à nos jours », résume son directeur de production, Borja de Miguel : des Voyous de Carlos Saura, cet immense réalisateur qui n’a cessé de bousculer les mécanismes de la société franquistes, jusqu’à des films actuels comme Ivan & Hadoum. Réalisé par Ian De la Rosa et projeté au cinéma Le Prado en sa présence, une romance bouleversée entre un homme trans et une ouvrière d’origine marocaine dans une serre agricole andalouse.
Jeunesse et figures tutélairesRemarqué lors de la dernière Berlinale, ce film concourt également dans la grande compétition officielle de Cinehorzontes. « Cerise sur le gâteau » de cette section, La bola negra de Javier Calvo et Javier Ambrossi, diffusé en avant-première française le 9 octobre au cinéma Les Variétés. Prix de la mise en scène à Cannes et sélectionné pour la prochaine cérémonie des Oscars, un film « inspiré d’une œuvre posthume de Federico García Lorca qui parle de l’Espagne, de l’homophobie et d’une censure qui se révèle être une constante dans l’histoire espagnole », souligne Jocelyne Faessel. Au menu également de cette compétition qui compte sept films, La luz de Fernando Franco, dans les pas tortueux d’un prêtre qui « s’apprête à quitter l’Église pour recommencer sa vie » jusqu’au moment où les « crimes de son passé menacent d’être révélés ».
Irrigué par une cinquantaine de films, mais aussi des débats, rencontres et expositions, Cinehorizontes, 25e du nom, aura pour marraine Anna Saura. La fille du célèbre Carlos viendra ainsi présenter Ese niño de la fotografía. Carlos Saura, son « premier long-métrage documentaire » tout en « archives inédites » sur la carrière prolifique et les dernières années de la vie de son père, décédé en 2023 à l’âge de 91 ans.
Programme complet sur www.cinehorizontes.com
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Petits chèques et gros profits
Les prix du carburant montent, la colère aussi dans le monde du travail.
Le gouvernement qui a longtemps fait la sourde oreille ne peut plus l’ignorer tant le problème a pris des proportions intolérables pour les Français qui ne demandent qu’à vivre de leur travail.
La ministre de la Mer a été dépêchée à Sète et au Grau-du-Roi pour tenter de calmer la révolte des pêcheurs quand le ministre du Travail a proposé de… recourir au télétravail.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, promet quant à lui des annonces pour aujourd’hui. Empêtré dans le casse-tête du projet de budget et prisonnier des dogmes libéraux, il s’apprête à relancer la politique des petits chèques.
Une approche à la fois inefficace et injuste parce qu’elle ne suffit pas à redonner significativement du pouvoir d’achat aux Français et qu’elle consiste à verser de l’argent public directement dans les caisses des compagnies pétrolières dont les profits explosent.
30 à 45 centimes de moins par litre en Espagne
Pourtant, il est possible de mener une autre politique. Le gouvernement de gauche en Espagne montre la voie en agissant sur le levier des taxes. Résultat : de l’autre côté des Pyrénées, le sans-plomb est à 30 centimes de moins par litre et le gazole à 45 centimes par litre en dessous des prix pratiqués en France.
Face à l’importance stratégique du prix des carburants pour le fonctionnement de notre économie et le niveau de vie de nos concitoyens, des propositions supplémentaires sont sur la table : blocage des prix, taxe sur les superprofiteurs de crise, nationalisation…
Le Premier ministre ne pourra pas rester longtemps sur la réserve.
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Montpellier-Barcelone, une vieille histoire
Montpellier s’évalue depuis une vingtaine d’années sur l’échelle européenne. Et se mesure à la référence absolue : Barcelone, treize fois vainqueur de la Ligue des champions. Avec son air d’enfant terrible, longtemps incarné par le manager Patrice Canayer, il n’a eu de cesse de contester le maître.
En quatorze confrontations, il y a eu des étincelles. Des coups de gueule, des coups de Jarnac, des histoires dignes d’une rivalité avec un grand frère épié. Qu’en sera-t-il jeudi 17 septembre à la Sud de France Arena pour les retrouvailles entre les deux clubs ?
Novembre 2000. Le MHB trône sur le handball français. Il défie Barcelone, sextuple champion d’Europe. Le mythe. À cette époque-là, Puigségur, Golic, les frères Anquetil ou encore Jérôme Fernandez, aux origines catalanes, regardent le Barça avec des yeux envieux. Modèle de prestige, de rayonnement européen, d’identité de jeu. Ils rêvent d’imiter Masip, O’Callaghan, Barrufet…
Le 11 novembre, ces deux mondes se croisent pour la première fois en Ligue des champions. Bougnol tremble. Et se moque des consignes de sécurité. Avec des spectateurs dans tous les coins, les coursives, les escaliers.
Les vieux grognards du MHB marchent vers l’éternité. Ils accrochent le Barça (25-25). Ce nul majuscule les propulse, après une victoire fin décembre à Gdansk (Pologne), vers un premier quart de finale. En janvier, sept d’entre eux seront champions du monde. À Bercy.
Deux ans plus tard, Jérôme Fernandez, métamorphosé au Mondial sous les coups de gueule de Daniel Costantini, file à Barcelone. Premier transfert d’une longue série : Dolenec, Fabregas, Richardson…
2002. À l’aube de la saison, à Agde, Montpellier croise Barcelone pour un match tout sauf amical. Le MHB mène largement à quelques secondes de la fin. Patrice Canayer demande un temps mort. Et plonge dans une colère noire le mythique entraîneur catalan Valero Rivera (1984-2003).
Dix mois plus tard, Montpellier décroche la lune. Et le Pampelune de Jackson Richardon. Il s’adjuge sa première Ligue des champions au bout d’une finale renversante. Battu au Pays basque (27-19), vainqueur au retour (31-19). Avec un attentat pas réprimandé de Greg Anquetil, onze buts de Michaël Guigou et les verres fracassés par Stefanovic, laissé sur le banc, au Trinque-Fougasse. Avec Karabatic, Guigou, Omeyer, Dinart, Burdet, Martini… : Le socle des Bleus qui vont dominer l’Europe et le Monde.
2004. Un an après le sacre européen, et dix ans après son arrivée à la tête du club, Patrice Canayer est sur le point de quitter Montpellier. Pour Barcelone. Où le manager Joan Marin l’a choisi pour succéder à Valero Rivera. Tout le monde tombe d’accord en janvier lors de l’Euro en Slovénie.
Au cours de l’été, Patrice Canayer signe son contrat à Perpignan. Un contrat suspendu aux élections à la tête du Barça. À la surprise générale, sur fond d’élan catalan, Joan Laporta accède au pouvoir.
Suite à ce renversement politique, l’entraîneur et manager du MHB propose un gentlemen’s agreement. Et renonce à s’engager sur ce terrain miné. Sans réclamer la moindre indemnité.
2018. Montpellier plane sur le championnat. En 8e de finale, il tombe sur le Barça. Avec Ludovic Fabregas entre présent et futur. Le pivot de l’équipe de France, éblouissant au Mondial en 2017, joue son ultime saison avec le MHB, son club formateur, avant de rejoindre Barcelone, non loin de sa ville natale : Banuyls (Pyrénées Orientales).
Avec Fabregas, une tête au-dessus de tout, Montpellier ébrèche à Bougnol le roc européen (28-25). Au retour, au Palau Blaugrana, mené de six buts, à dix minutes de la fin, il s’incline de deux buts (28-26). Et écarte pour la première fois le Barça. La voie du titre est ouverte. Il assomme les Allemands de Flensburg, dompte le champion d’Europe : Vardar Skopje, puis Nantes. Entre dans la légende.
2024. Ce diable de Canayer crache ses derniers feux. Au cours de l’hiver, le MHB s’impose à Barcelone (34-37), avec onze buts du Brésilien Bryan Monte. En quart de finale, il croise l’autre monument du hand européen : Kiel. Il désagrège les Allemands (39-30) à Bougnol, mais chute au retour sur les bords de la Baltique (31-21). Patrice Canayer ne reverra pas Cologne, ni le Final Four. L’empreinte de son palmarès s’accommode de ce dernier faux pas.
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Enric Mas triomphe à domicile sur la Vuelta
Depuis 2014 avec l’immense Alberto Contador, plus aucun coureur espagnol n’avait réussi à s’imposer sur la compétition phare du pays. Mais Enric Mas a brisé la malédiction en remportant la 81e édition de la Vuelta, dimanche, au terme de la 21e et dernière étape remportée par le Norvégien Tobias Johannessen. Le grimpeur de Movistar a pris le maillot rouge de leader au soir de la 8e étape, après l’abandon sur chute du grandissime favori Tadej Pogacar, et n’a plus lâché les commandes du classement général. Il l’emporte avec 2:15 d’avance sur le Slovène Primoz Roglic et 2:44 sur l’Autrichien Felix Gall.
Une Vuelta « unique »« C’est tout simplement spécial. C’est une journée mémorable, une Vuelta à part, et tout a été merveilleux », a confié Enric Mas au micro de l’organisation. « Il y a toujours une certaine tension quant à ce qui pourrait arriver, mais vous avez vu que tout s’est bien passé. Nous sommes donc ravis et nous avons savouré chaque kilomètre. L’attente a été longue et le chemin pour arriver jusqu’ici a aussi été long. Mais pour être honnête, la Vuelta a toujours quelque chose de spécial, et celle-ci, je pense, est vraiment unique. »
Ancien grand espoir, trois fois deuxième de la Vuelta, en 2018, 2021 et 2022, encore troisième il y a trois ans, Mas était rentré dans le rang au fil d’une carrière sinusoïdale marquée par plusieurs grosses chutes, un blocage dans les descentes ou encore une thrombose veineuse nécessitant une opération. Sur cette Vuelta, il a certes profité de l’abandon de Pogacar et de l’absence des autres grands fauves.
Le vainqueur sortant Jonas Vingegaard, Remco Evenepoel, Isaac Del Toro ou Paul Seixas ont tous fait l’impasse sur le troisième grand Tour en termes d’importance. Cette 81e édition a également été marquée par les sept victoires d’étape de Visma-Lease a bike, cinq pour le Britannique Matthew Brennan et deux pour le Belge Wout Van Aert.
![[Water-polo] Marseille chute de peu en Espagne](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/dbd50571e7809ee475217e7c52a1a6bd.jpg)
![[Entretien] Serge Ragazzacci : « L’Espagne est très en avance sur nous »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/f1ab170867e58861e7c145bd079fa681.jpg)
