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  • Mbappé fier mais concentré sur les objectifs collectifs

    Mbappé fier mais concentré sur les objectifs collectifs

    Au MetLife Stadium, à l’ouest de New York, les Bleus, finalistes de la dernière édition, ont idéalement lancé leur quête d’une troisième étoile dans un match qui avait tout du piège, 24 ans après la défaite française contre les Lions de la Teranga en ouverture du Mondial-2002.

    Face aux Sénégalais, vainqueurs de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, mais dépossédés de leur titre sur tapis vert au profit du Maroc, l’équipe de Didier Deschamps a vécu une première période compliquée, à l’image d’un Mbappé maladroit et peu inspiré.

    Mais l’attaquant vedette a retrouvé toute son efficacité après la pause en s’offrant le record de buts en équipe de France d’Olivier Giroud, grâce à ses 57e et 58e réalisations. Chaque fois après un très bon travail préliminaire important du joueur du Bayern Munich, Michael Olise.

    « Je suis très content de pouvoir rentrer un peu plus dans l’histoire de mon pays, c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire. Maintenant, je sais pourquoi je suis là, je suis là pour aider l’équipe. J’aurais le temps de penser à ce genre de choses, plus tard, quand j’aurais arrêté de jouer », a déclaré Mbappé après la rencontre.

    La Norvège a également tenu son rang

    Le buteur du Real Madrid pourrait entrer encore un peu plus dans les annales de son sport pendant cette Coupe du monde, une compétition qui a déjà forgé sa légende. Sacré à seulement 19 ans en 2018 en Russie et finaliste en 2022 au Qatar, il a désormais inscrit 14 buts en phase finale et n’est plus qu’à deux unités des deux détenteurs du record de l’épreuve, l’Allemand Miroslav Klose et Lionel Messi, depuis la nuit de mardi à mercredi [voir ci-contre].

    Bradley Barcola, qui avait remplacé un décevant Ousmane Dembélé, a également participé à la victoire inaugurale des Français, quelques minutes après son entrée en jeu (2-0 ; 82e).

    « Ça soulage, on a eu un peu d’appréhension, un peu de frustration au début aussi », a confié Deschamps.

    Seule petite ombre au tableau, Ibrahim MBaye a réussi à profiter des lacunes françaises en défense, notamment celle de Theo Hernandez côté gauche, pour tromper Mike Maignan en toute fin de rencontre, d’une frappe puissante que le portier milanais n’a pas réussi à dévier hors cadre.

    Dans l’autre rencontre du groupe I, la Norvège a facilement dominé un Irak vaillant mais limité (4-1). Dans le duel à distance que se livrent les grands artificiers du football, Erling Haaland a répondu au capitaine des Bleus en inscrivant lui aussi un doublé, et en manquant de peu le triplé en toute fin de match. Les deux nations doivent s’affronter lors de la 3e et dernière journée, un match qui pourrait décider du vainqueur de cette poule.

    Les stars du football mondial ont répondu présentes à l’occasion de leurs premières minutes dans cette Coupe du monde en Amérique du Nord.

    Prochain match des Bleus
    le lundi 22 mai contre l’Irak
    (23h, heure française)

    ET AUSSI

    Le record pour Lionel Messi

    Dans la nuit de mardi à mercredi, l’Argentine affrontait l’Algérie pour son entrée dans le Mondial. Si les coéquipiers de Julian Alvarez n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires (3-0), ils le doivent à un homme. Lionel Messi a inscrit les trois buts de la rencontre, son premier triplé dans la compétition. Il en a profité, lors de sa 200e sélection, pour égaler le nombre de buts marqués dans l’histoire de la Coupe du monde, 16 réalisations, comme l’Allemand Miroslav Klose.

    Mbaye plus jeune buteur africain

    Le joueur du PSG Ibrahim Mbaye a battu un record lors du match France-Sénégal. Buteur dans le temps additionnel, après avoir transpercé Mike Maignan, l’attaquant est devenu le plus jeune joueur africain à marquer lors d’un Mondial, à 18 ans et 143 jours. Le record global est détenu par Pelé, seul joueur de moins de 18 ans à avoir inscrit un but dans une phase finale.

    14 millions de téléspectateurs devant France-Sénégal

    Le lendemain du match France-Sénégal, M6 a dévoilé son audience de la soirée. En moyenne, 13,99 millions de téléspectateurs ont suivi la rencontre. Cela faisait deux ans que la télévision française n’avait pas connu pareille audience, avec la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris (17,1 millions).

    Partey privé de territoire canadien

    Le milieu de terrain du Ghana Thomas Partey n’a pas participé au premier match de son pays face au Panama. Pour cause, il sera jugé pour viols au Royaume-Uni l’an prochain et le Canada ne lui a donc pas délivré de visa. Le joueur de Villareal plaide non coupable de pas moins de huit chefs d’accusation.

  • La France vient à bout du Sénégal pour son entrée en lice

    La France vient à bout du Sénégal pour son entrée en lice

    Les démons du match France-Sénégal 2002 sont bel et bien derrière eux. Le Mondial asiatique n’avait pas porté chance aux Bleus, le nord-américain débute de la manière idoine. Après une première période terne, Olise et ses coéquipiers ont réglé la mire pour battre les Lions de la Teranga (3-1), mardi soir.

    Il a fallu attendre la fin du premier quart d’heure de jeu pour voir l’action inaugurale de l’équipe de France. Finalement, ces premières minutes de jeu ont été à l’image du reste. De grosses approximations techniques, aussi bien sur les contrôles que les passes. Si le Sénégal n’a pas trouvé la faille lors de cette période, il a touché le montant par l’intermédiaire de Nicolas Jackson (25e). Le joueur prêté au Bayern Munich la saison dernière a vu sa frappe s’écraser sur le poteau avant d’heurter la jambe de Mike Maignan. Les balles perdues ont été le maître mot de ce premier acte pour les deux formations, au grand dam des nombreux spectateurs et téléspectateurs. 45 minutes ternes, sous le soleil de la banlieue new-yorkaise.

    Le match s’est progressivement emballé et les défenses se sont ouvertes. Michael Olise, dès la reprise, a offert la meilleure occasion à l’équipe de France. Le gardien sénégalais Edouard Mendy est monté rapidement pour boucher les angles, face au joueur formé à Chelsea.

    Kylian Mbappé a enfin trouvé la faille

    Les premières réelles vibrations autour de cette partie sont arrivées autour de l’heure de jeu. Peu inspiré depuis le coup d’envoi, Kylian Mbappé est monté en puissance et aurait pu obtenir un penalty. L’arbitre australien a décidé, avec l’aide de la vidéo, de ne pas l’accorder au capitaine tricolore.

    Mais il n’a pas fallu patienter plus longtemps pour le Bondynois. Idéalement lancé par le métronome Michael Olise, Mbappé a trompé Mendy pour inscrire un 57e but en Équipe de France. Cette réalisation lui permet alors d’égaler Olivier Giroud, meilleur buteur de l’histoire des Bleus, et de revenir à trois buts de Miroslav Klose, canonnier le plus prolifique en Coupe du monde. Et même à deux buts de l’Allemand et passer devant Giroud, avec un but au bout du temps additionnel (3-1, 97e), après la réalisation de Barcola (2-0, 82e) et celle de Mbaye (2-1, 96e) pour réduire la marque. Un doublé et une victoire : Mbappé et la France sont lancés.

    FRANCE 3 (0)

    SENEGAL 1 (0)

    1ère journée du groupe I de la Coupe du monde

    MetLife Stadium, New Jersey

    Arbitre : Alireza Faghani (AUS)

    Buts : Mbappé (66e, 90+7’), Barcola (82e) ; Mbaye (90+6’)

    FRANCE : Maignan – T.Hernandez, Upamecano, Saliba, Koundé – Rabiot, Tchouameni – Doué, Dembele, Olise – Mbappé

    Entraîneur : Didier Deschamps

    SENEGAL : Mendy – Diouf, Niakhaté, Coulibaly, Diatta – P.Gueye, I.Gueye, Camara – Mané, Sarr, Jackson

    Entraîneur : Pape Thiaw

    ET AUSSI

    Les folles 24 heures de la Tunisie

    Un premier match catastrophique et un fort remue-ménage d’entrée pour les Tunisiens. Après la lourde défaite contre la Suède (5-1), la fédération tunisienne a décidé de remercier son sélectionneur, Sabri Lamouchi. Le Franco-Tunisien paie déjà ses choix, alors que sa nation est en pleine reconstruction. Pour continuer cette Coupe du monde, Hervé Renard a été appelé, en pompier de service, pour sauver ce qui reste à sauver.

    Quid de Neymar ?

    Attraction de la liste brésilienne concoctée par Carlo Ancelotti, Neymar est toujours inapte. L’ex-joueur du PSG n’a pas encore repris l’entraînement sur le terrain, alors que son pays doit affronter Haïti, dans la nuit de vendredi à samedi. Nul ne sait s’il participera à au moins un match dans cette Coupe du monde.

    Plus de visa pour un attaquant iranien

    L’attaquant iranien Mehdi Torabi a vu son visa pour entrer sur le sol américain expirer à la suite du match contre la Nouvelle-Zélande (2-2). Contrairement à ses coéquipiers, ils n’avaient droit qu’à une seule entrée aux États-Unis. La fédération a annoncé « entamer des démarches » pour régler cette situation au plus vite.

    Lionel Messi puissance 200

    Des paliers records, Lionel Messi en a franchi de très nombreux durant sa longue carrière. Un nouveau cap a été dépassé, la nuit dernière, lors du match Argentine-Algérie. La légende du Barça a atteint les 200 sélections. Seul un joueur fait mieux dans toute l’histoire du football : Cristiano Ronaldo. Le Portugais affiche actuellement à 228 sélections. Luka Modric talonne Messi d’une unité (199), pour ses derniers moments avec la Croatie.

  • Un trio magique pour lancer les Bleus

    Un trio magique pour lancer les Bleus

    Pour sa dernière campagne à la tête des Tricolores, Didier Deschamps va d’emblée entrer dans le vif du sujet avec cet affrontement corsé contre les Lions de la Teranga, champions d’Afrique sur le terrain, mais dépossédés de leur couronne continentale sur tapis vert au profit du Maroc, à l’issue d’une finale de la CAN-2025 chaotique.

    Pour des Français considérés comme de sérieux prétendants à la victoire, c’est un test d’envergure qui s’annonce au MetLife Stadium, ce mardi soir. Une enceinte où ils espèrent prendre leurs marques pour y revenir en finale, le 19 juillet, et ajouter une nouvelle étoile à leur maillot, histoire de clore en beauté et en apothéose l’incroyable parcours de leur sélectionneur.

    Certes, la configuration de cette compétition à 48 pays autorise des jokers et une contre-performance ne serait pas rédhibitoire pour la suite dans un groupe I où figurent l’Irak et la Norvège d’Erling Haaland. Mais un faux-pas dès la première rencontre ferait désordre pour une formation avec de si hautes ambitions et instillerait forcément le doute dans les esprits.

    D’autant que croiser le Sénégal rappelle cette défaite 1 à 0 des champions du monde en titre lors du match d’ouverture du Mondial-2002, prélude à un crash historique et à une humiliante élimination au premier tour. Sur le papier, les Bleus présentent toutefois de nombreuses garanties pour s’éviter un tel scénario. Portés par un secteur offensif envié de tous, ils font preuve d’une impressionnante permanence au plus haut niveau international, matérialisée par leur qualification pour quatre finales sur les sept dernières éditions de la Coupe du monde.

    Mbappé, le guide

    Leur atout numéro 1 se nomme bien évidemment Kylian Mbappé. Le capitaine sait mieux que quiconque comment aborder une épreuve qui a fait de lui une star planétaire et doit guider ses coéquipiers vers une troisième victoire. Champion du monde en 2018, finaliste quatre ans plus tard avec un triplé entré dans la légende contre l’Argentine de Lionel Messi (3-3 a.p., 4 t.a.b. à 2), l’attaquant sort d’une saison sans trophée et très mouvementée en coulisses avec le Real Madrid malgré un deuxième titre de meilleur buteur en Liga. Il aura donc soif de revanche pour faire taire les critiques aux États-Unis, lui le fan de culture et de sports américains.

    Mais Mbappé ne sera pas seul cette fois et Deschamps compte aussi énormément sur Ousmane Dembélé pour l’épauler. Le Ballon d’Or, auréolé d’un extraordinaire doublé en Ligue des champions avec le PSG, doit enfin prendre une autre envergure en bleu, à l’image de son rôle de leader en club, après plusieurs phases finales passées dans l’ombre.

    Le duo est désormais complété par Michael Olise, magnifique attaquant qui a éclaboussé de sa classe la Ligue des champions 2025/2026 avec le Bayern et vient d’inscrire le 8 juin un triplé de toute beauté face à l’Irlande du Nord (3-1) au cours de l’ultime match de préparation avant le décollage pour le camp de base de Boston.

    Mais il faudra que la défense française, qui a pris la fâcheuse habitude de prendre au moins un but lors de ses cinq dernières sorties, se montre solide pour empêcher une catastrophe dès ses premiers pas dans ce Mondial. Car le Sénégal a des arguments solides à faire valoir. En se hissant en finale de la Coupe d’Afrique en 2019, 2021 et 2025, l’équipe actuellement dirigée par Pape Thiaw est devenue une référence du continent.

    Avec des cadres comme le gardien Edouard Mendy, le défenseur et capitaine Kalidou Koulibaly, le milieu Idrissa Gueye et bien sûr l’immense vedette Sadio Mané, les Lions de la Teranga devront être pris très au sérieux.

  • Iliman Ndiaye a bien grandi depuis l’OM

    Iliman Ndiaye a bien grandi depuis l’OM

    Il est loin le temps où le petit Iliman Ndiaye faisait des jongles sur les marches de la gare Saint-Charles. Éblouissant depuis deux saisons sous le maillot d’Everton, en Premier League, l’ailier désormais âgé de 26 ans est devenu un joueur phare de la sélection sénégalaise. Avec les Lions de la Téranga, le jeune homme formé partiellement à l’Olympique de Marseille, avant de disputer une saison avec le groupe professionnel en 2023, s’apprête à affronter les Bleus pour le premier match du groupe I au Mondial 2026. Une équipe nationale qu’Iliman Ndiaye allait voir avec Rouen Sapins, le club de son enfance. « C’est un super souvenir mais l’équipe de France ne m’a jamais fait rêver, ce n’est pas mon histoire », lance celui qui a choisi de porter le maillot du Sénégal en amont de la Coupe du monde 2022. « En revanche, j’avais des étoiles dans les yeux en voyant leur niveau de jeu. Évidemment, je n’ai pas vu le Sénégal-France de 2002 en direct mais je l’ai vu mille fois ensuite. Beaucoup d’entre nous attendaient ce match, on voulait tous ce tirage », poursuit le vice-champion d’Afrique en titre, désireux de prouver devant le monde entier que le football africain est en train de franchir un cap. « Le Sénégal attend la Coupe du monde avec impatience car nous avons un objectif clair : devenir champions du monde. (…) On veut vraiment ramener la Coupe du Monde en Afrique », insiste Iliman Ndiaye avec détermination.

  • Sept Olympiens engagés dans la Coupe du Monde

    Sept Olympiens engagés dans la Coupe du Monde

    Un Néerlandais, un Algérien, un Marocain, un Américain, un Canadien et deux Argentins. L’Olympique de Marseille sera représenté dans six sélections différentes durant cette Coupe du monde. Tous ne disposent toutefois pas du même statut au sein de leur équipe nationale. Gardien numéro un de l’OM, l’Argentin Gerónimo Rulli n’a sans doute pas réalisé la meilleure saison de sa carrière lors du dernier exercice de Ligue 1. Cela ne l’a pas empêché d’être retenu par Lionel Scaloni pour occuper le rôle de doublure d’Emiliano « Dibu » Martinez, bourreau des Bleus lors de la finale de 2022. Plus surprenant, Facundo Médina, également en manque de régularité sous le maillot olympien, tentera de grappiller du temps de jeu au sein d’une défense argentine en quête de certitudes.

    Weah en vedette à domicile

    Prêté aux Glasgow Rangers, Derek Cornelius profite du statut de pays hôte du Canada pour participer à ce Mondial. Peu concurrencé à son poste de défenseur central, il aura l’occasion de s’imposer comme un élément primordial.

    Parmi les autres nations organisatrices, les États-Unis compteront sur Timothy Weah pour faire la différence. Grande satisfaction de la saison olympienne, le piston droit devrait jouer un rôle majeur dans les ambitions américaines de qualification pour les phases finales.

    Du côté des cadres de leur sélection, l’incertitude entoure davantage Nayef Aguerd. Touché par une pubalgie en cours de saison, le défenseur marocain a été ménagé, ces derniers mois, afin d’arriver dans les meilleures conditions pour la Coupe du monde. Reste à savoir s’il sera suffisamment affûté physiquement pour aider les Lions de l’Atlas.

    Chez les voisins algériens, Amine Gouiri s’apprête à découvrir sa première grande compétition internationale. Associé à Mohammed Amoura et Riyad Mahrez, l’attaquant olympien pourrait bénéficier d’un contexte favorable pour se mettre en valeur. Enfin, l’une des recrues marseillaises du dernier mercato hivernal, Quinten Timber, tentera de se faire une place au sein d’un milieu de terrain néerlandais particulièrement relevé.

  • La France vise une troisième étoile face à une concurrence relevée

    La France vise une troisième étoile face à une concurrence relevée

    Sur le papier, les Bleus ont tout pour séduire et décrocher une troisième étoile, rejoignant ainsi l’Argentine au palmarès des triples champions du monde. Un effectif complet dans tous les secteurs de jeu, un capitaine, Kylian Mbappé, au sommet de son art, un Ousmane Dembélé fraîchement sacré Ballon d’Or, un Michael Olise en pleine
    réussite sous les couleurs du Bayern Munich et un Didier Deschamps fort de son immense expérience au plus haut niveau.

    Autant d’atouts qui font de l’équipe de France l’un des principaux prétendants au sacre mondial. Mais avant d’espérer revivre l’épopée de 2018, le chemin s’annonce long et semé d’embûches. Plusieurs grandes nations nourrissent elles aussi l’ambition de soulever la Coupe du monde, actuellement détenue par l’Argentine d’un Messi au crépuscule de sa carrière.

    Parmi les adversaires à surveiller de près, le Portugal fait figure d’épouvantail. Au-delà d’un Cristiano Ronaldo désormais quadragénaire, la Seleção peut s’appuyer sur une génération talentueuse arrivée à pleine maturité.

    Préparation pas idéale

    Les Parisiens João Neves, Nuno Mendes et Vitinha, récents doubles champions d’Europe, en sont les parfaits symboles. Tout comme les cadres évoluant en Premier League, le championnat le plus relevé du continent, à l’image des Citizens Rúben Dias et João Cancelo ou encore du Mancunien Bruno Fernandes.

    L’Angleterre et l’Espagne, toutes deux portées par une jeune génération particulièrement prometteuse, figurent également parmi les favoris à la victoire finale. Mais des nations historiques comme le Brésil et l’Allemagne, moins souveraines ces dernières années, demeurent capables de jouer les trouble-fêtes tout au long de la compétition. Si l’équipe de France affiche un effectif particulièrement riche, elle n’a pas totalement convaincu lors de ses dernières sorties. La défaite surprise face à la Côte d’Ivoire, puis le succès poussif contre l’Irlande du Nord, en préparation, ont mis en lumière plusieurs failles dans le jeu tricolore, notamment sur le plan défensif devenu si primordial.

    Le programme des Bleus

    1er match : mardi 16 juin contre le Sénégal (à 21h, heure française)

    2e match : lundi 22 juin
    contre l’Irak (à 23h)

    3e match : vendredi 26 juin contre la Norvège (à 21h)

  • Le mirage d’une croissance économique portée par les Bleus

    Le mirage d’une croissance économique portée par les Bleus

    À chaque édition du Mondial, la Fédération internationale de football association (Fifa), les organisateurs et divers cabinets de conseil publient des études chiffrant les bénéfices attendus. En 2025, la Fifa et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) avaient estimé la contribution du Mondial-2026 au produit intérieur brut (PIB) mondial à plus de 40 milliards de dollars. La France pourrait-elle en tirer profit ?

    Sur le papier, l’idée est séduisante, à l’heure où le moral des ménages flanche, où la consommation recule devant l’inflation et où la récession guette. « C’est une légende urbaine », balaye toutefois Luc Arrondel, économiste du sport au CNRS. « On sait maintenant avec le recul, que même l’accueil d’un événement sportif a très peu d’impact sur les économies des pays qui les organisent », souligne le chercheur, auteur de Foot business : Les Trente Glorieuses (Ed. Odile Jacob). Lors du premier sacre, à domicile, des Bleus en 1998, « l’Insee n’avait constaté qu’une très légère hausse de la confiance des ménages », dans un contexte économique déjà favorable, rappelle Hadrien Camatte, économiste pour Natixis. Un constat qui s’applique aux derniers grands rendez-vous sportifs français.

    Effets d’éviction

    Après les Jeux olympiques de Paris, la Cour des comptes avait estimé leur contribution à la croissance annuelle française en 2024 à 1,9 milliard d’euros, soit… 0,07 point du PIB. L’Euro-2016 de football en France avait, lui, généré 1,2 milliard d’euros de retombées économiques, selon une étude du Centre de droit et d’économie du sport (CDES), soit 0,05% du PIB français cette année-là. Alors, qu’espérer d’une compétition organisée entre les États-Unis, le Canada et le Mexique ? « Même si la France arrive en finale ou remporte la compétition, il est très difficile de dire qu’il y aura un impact sur le PIB », indique Hadrien Camatte. Après sa deuxième étoile, lors du Mondial-2018 en Russie, la confiance des ménages était restée quasi stable, rapporte une note de Natixis. Pourtant les bars bondés, les rayons de bières et pizzas surgelées dévalisés et les écrans plats XXL vendus par milliers alimentent la croyance collective. Toutes ces dépenses « restent concentrées sur certains secteurs et il y a des effets d’éviction assez importants », explique Hadrien Camatte. « Si vous êtes sorti un jeudi soir pour aller voir la Coupe du monde, peut-être que vous n’irez pas au restaurant le samedi soir.» Moteur historique de la croissance française, « la consommation représente 1 600 milliards d’euros, soit 54% du PIB », précise Anthony Morlet-Lavidalie, du cabinet à tendance libérale Rexecode. Difficile donc de « voir dans ces 1 600 milliards un effet Coupe du monde parce qu’on a eu un peu plus d’affluence sur les terrasses ».

    Achats plaisir

    Les effets restent néanmoins bien réels pour les habituels gagnants des événements sportifs, même si les nouvelles habitudes de consommation ont rebattu les cartes. « On a connu des Coupes du monde qui étaient capables de générer jusqu’à 200 000 ventes de télés » de plus qu’une année sans compétition, se souvient Laurent Darrieutort, responsable chez Fnac Darty. « Désormais, on est plutôt entre 80 000 et 120 000 », un affaissement compensé par le boom de la vidéoprojection, assure-t-il. Malgré un pouvoir d’achat en berne, « on est dans l’achat plaisir. Le taux d’équipement est de 96%. Donc, ils viennent pour acheter des écrans de bonne taille, on n’est pas très inquiet », affirme-t-il. Marché en plein essor depuis le Covid, la livraison de repas à domicile profite aussi de l’événement.

    Lors du dernier Mondial, en 2022, Uber Eats avait enregistré un volume moyen de commandes 11 fois supérieur sur la période en France. Une concurrence qui n’inquiète pas Frank Delvau, président de l’Umih Île-de-France, première organisation professionnelle de l’hôtellerie-restauration, car, dit-il, « les événements sportifs, ça amène toujours du monde, donc c’est plutôt une bonne chose ». Mais dans un contexte où le climat des affaires dans l’hôtellerie-restauration s’est nettement dégradé en mai, selon l’Insee, il n’est « même pas certain que l’effet Coupe du monde soit visible, ni significatif pour le secteur », estime Anthony Morlet-Lavidalie.

  • Premier test pour l’Équipe de France

    Premier test pour l’Équipe de France

    Les Bleus de Didier Deschamps entrent dans le vif du sujet. À 12 jours de leur premier match en Coupe du monde face au Sénégal, l’Équipe de France accueille la Côte d’Ivoire, ce jeudi (21h10), à la Beaujoire. Dans l’enceinte du FC Nantes, récemment reléguée en Ligue 2, les champions du monde 2018 vont faire face à une redoutable formation africaine. Souvent loquace face à la presse, Jules Koundé est apparu face aux journalistes, mercredi après-midi. Après une saison « en dessous de mes standards », d’après ses propres dires, le Barcelonais évoque les clés d’une bonne préparation d’avant-Mondial. « Il faut qu’on continue à travailler nos automatismes, peaufiner les derniers détails. On a un groupe qui a eu l’opportunité de passer du temps ensemble. On va continuer à engranger du temps de jeu. Il faut qu’on se remette en jambes après quelques jours de repos pour être prêts pour le premier match face au Sénégal. »

    Le latéral droit donne son avis sur la sélection ivoirienne avant ce premier match préparatoire. « On prépare une Coupe du monde. Les matches précédents sont importants, il faut arriver prêts. La Côte d’Ivoire est un très bon adversaire. On connaît la qualité qu’elle a, ils seront forcément très motivés. Il faudra qu’on sorte un très gros match pour gagner. » Il poursuit, après une nouvelle question sur les similitudes entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal. « Ce sont des équipes complètement différentes, avec qualités et des intentions différentes. C’est une équipe performante, qui a beaucoup gagné avec son sélectionneur qui fait du bon travail. On les a déjà affrontés, même si c’était en 2022, ça passe vite. L’équipe a un peu changé. C’est une équipe relevée. »

    Deschamps loue la solidité de la Côte d’Ivoire

    Dans la foulée, Didier Deschamps s’est présenté au micro pour souligner les qualités importantes du collectif ivoirien. « La Côte d’Ivoire fait partie des très bonnes nations africaines et mondiales. Il y a des joueurs de qualité, des jeunes arrivés mais aussi des joueurs expérimentés. Qu’ils soient outsiders ou pas, ils ont un potentiel pour faire de très bonnes choses. Avec Emerse [Faé, le sélectionneur, ancien joueur de Nice], on n’a pas les mêmes parcours, les mêmes adversaires. C’est l’une des meilleures nations car il y a des joueurs dans les grands clubs européens », appuie le boss des Bleus.

    La composition probable de la Côte d’Ivoire est, sur le papier, alléchante sur toutes les lignes. La défense est à fort potentiel avec le joueur du Sporting Ousmane Diomandé et le frère de Désiré Doué, Guela. Le milieu est plus expérimenté avec notamment Seko Fofana et Franck Kessie alors que les virevoltants Yan Diomandé (Leipzig) et Amad Diallo (Manchester United) seront à surveiller sur les ailes.

    L’Équipe de France est désormais au complet puisque les Parisiens, vainqueurs de la Ligue des Champions, ont rejoint le groupe. C’est aussi le cas de William Saliba, malheureux finaliste avec Arsenal, qui sera préservé par le sélectionneur ce jeudi. En effet, le défenseur central était légèrement blessé après cette finale. « William va bien, il va être géré. S’il avait fallu jouer demain, je l’aurais fait jouer et il aurait été prêt à jouer. Mais il ne jouera pas. C’est de la gestion. »

    La France affrontera ensuite l’Irlande du Nord, lundi (21h10), à Lille, avant de rejoindre l’Amérique du Nord.

    Match amical

    Stade de la Beaujoire, Nantes (21h10)

    FRANCE : Maignan – T.Hernandez, Konaté, Upamecano, Koundé – Tchouameni, Kanté – Olise, Cherki, Mbappé – Thuram

    CÔTE D’IVOIRE : Y.Fofana – Konan, Diomandé, Kossounou, G.Doué – S.Fofana, Sangaré, Kessié – Diomandé, Diallo, Bonny

  • La fine fleur du fleuret français à Aix-en-Provence

    La fine fleur du fleuret français à Aix-en-Provence

    Un son reconnaissable entre mille. Dans la salle Aimé-Tabarant, à la Maison des arts de combat d’Aix-en-Provence, les armes des fleurettistes de l’équipe de France claquent entre elles. Des bruits métalliques à intervalles réguliers rythment cette matinée d’entraînement. Sept tireuses et six tireurs tricolores sont, cette semaine, en stage dans la région afin de préparer les deux échéances de l’été : les championnats d’Europe en France et les Mondiaux de Hong Kong. Parmi eux, Maxime Pauty, Ysaora Thibus ou encore Pauline Ranvier, mais pas Anita Blaze, licenciée à Aix et absente ce jour.

    Camille Leprince, président de l’Escrime Pays d’Aix (EPA), est ravi de recevoir ces athlètes jusqu’à la fin du mois. Une preuve de la reconnaissance de son club. « C’est toujours un plaisir d’accueillir l’équipe de France. C’est bien pour les jeunes du club aussi, qui voient de grands champions comme eux. » Il poursuit : « Ils s’entraînent à l’année à l’Insep, mais lorsqu’ils veulent changer d’air il n’y a pas énormément d’endroits. Nous avons une salle neuve, toute équipée, avec la climatisation donc c’est parfait pour eux. » Outre les Bleus, Aix-en-Provence a déjà été l’hôte de stages des Américains ou encore des Australiens.

    Maxime Pauty, champion olympique par équipes à Tokyo, est l’un des plus expérimentés du groupe France. Lui à l’habitude de s’entraîner dans les Bouches-du-Rhône, avec plusieurs venues par saison. « Je viens 5-6 fois dans l’année, tout seul, pour venir m’entraîner ici et parfois j’en profite aussi pour rencontrer les enfants, passer un peu de temps avec eux. Moi, c’est un club que j’affectionne particulièrement, c’est un endroit où on est toujours bien reçu, les infrastructures sont superbes, donc on se sent bien à chaque fois », décrit le Parisien, qui voit le PSG s’imposer 4-0 en finale de la Ligue des Champions, samedi.

    Ce mardi, à midi, les tireurs ont rangé leurs tenues blanches ornées du drapeau français sur la cuisse gauche. Une petite cérémonie était organisée par le club et la Ville pour les présenter et les accueillir officiellement. « Nous avions à cœur de faire ce stage avant les championnats d’Europe. Le cadre est différent pour se préparer », explique Emeric Clos, le coach des hommes. Entraîneur des féminines, Yann Detienne était également heureux du déplacement dans les Bouches-du-Rhône. « Si on veut être bien accueilli, on sait que l’on peut venir à Aix », dit-il dans un sourire. Leur salle d’entraînement, à l’étage de la Maison des arts de combat, est mise à la disposition des Bleus et du club par la mairie. Dix pistes où l’on entend à foison le fameux « En garde, prêts, allez ! », pour lancer chaque touche d’un face-à-face.

    Sortir de la routine

    de l’Insep

    Pour Maxime Pauty, ces stages sont nécessaires pour s’éloigner de sa zone de confort et se préparer à toutes les éventualités lors des grands championnats. « Ça change de la routine de l’Insep. Le fait de venir ici, on ne se demande pas ce qu’on va manger, s’il faut aller faire les courses. On coupe avec les études, avec le travail pour ceux qui travaillent. C’est ça l’objectif, de nous mettre dans une petite bulle, on est dans l’inconfort au niveau de l’entraînement, c’est-à-dire qu’on va puiser dans nos réserves, mais par contre, on est dans le confort sur tout le reste, c’est-à-dire qu’on lâche prise et on se laisse guider par les entraîneurs et par le staff. »

    L’équipe de France de fleuret aura à cœur de briller face à « un public français qui répond toujours présent ». Les fleurettistes tricolores seront en piste les 17 et 18 juin en individuel puis retrouveront la compétition les 20 et 21 pour les deux épreuves par équipes. La course aux podiums continentaux passe donc par Aix-en-Provence.

  • Des Marseillais s’envolent vers la Coupe du monde

    Des Marseillais s’envolent vers la Coupe du monde

    « Ramenez la coupe à la maison », lance Stéphane Anfansso, président de la section Bouches-du-Rhône de la Fédération sportive et gymnique du travail, aux quinze Marseillais qui s’envoleront, la semaine prochaine, pour disputer la cinquième édition de la Coupe du monde de walking-foot, à Brisbane, en Australie, sous les couleurs de l’équipe de France.

    Née en Angleterre en 2011, cette discipline -que l’on nomme « football en marchant » dans l’Hexagone- permet aux passionnés du ballon rond d’avoir une deuxième vie de footballeur. Grâce à des règles adaptées, comme le fait de ne pas pouvoir courir ou d’être limité individuellement à quatre touches de balle, règle instaurée il y a deux par la Fédération internationale. « Parfois, on peut trouver deux joueurs sur le terrain qui ont 40 ans d’écart. Très peu de sports permettent cela », souligne Alexandre Caribone, capitaine de l’équipe de France des + 50 ans, la catégorie reine du walking-foot mondial.

    Séjour onéreux

    Lors de cette Coupe du monde en Australie, les Bleus seront également en lice dans les tableaux des + 60 ans et + 70 ans. Si l’équipe la plus jeune est composée presque exclusivement de Marseillais, les formations plus âgées sont complétées par des joueurs issus d’autres pôles régionaux, comme Toulouse, Vias ou Nice. « Pour la sélection, on est d’abord parti des volontaires, parce qu’on est sur un projet particulier avec des contraintes de disponibilités et de finances », souligne le chef d’orchestre du projet.

    De base, chaque participant aurait dû dépenser près de 3 600 euros pour financer ce séjour. Mais grâce aux aides des partenaires publics et privés, le coût du déplacement revient finalement à 1 500 euros par personne. En plus des quinze pensionnaires de la cité phocéenne, deux arbitres et un coordinateur feront également le voyage de 17 000 km jusqu’à Brisbane pour participer à cette cinquième Coupe du monde. L’année passée, l’équipe de France n’a pas pu être en compétition à cause de la grève des aiguilleurs du ciel. Grâce à son réservoir de 7 000 footballeurs, la FSGT 13 n’a pas eu instantanément du succès en lançant la pratique du walking-foot en 2017. « Beaucoup de gens rigolaient et ne prenaient pas ce jeu au sérieux », se remémore Alexandre Caribone. Pourtant, en Angleterre, ce sport est devenu un phénomène avec plus de 10 ligues, 1 000 clubs et 150 000 pratiquants. « Ils ont tellement de joueurs qu’ils sont obligés de couper les catégories d’âges en deux. Il y a donc des équipes de +45 ans par exemple. Nous, aujourd’hui, on n’a pas encore la capacité d’inscrire une équipe dans chaque catégorie », ajoute le directeur du comité départemental.

    Concurrence accrue

    Les Bleus se sont déjà illustrés sur le plan international, en remportant la Coupe du monde (+ 50 ans) en 2022, à Florence, en Italie. Ils ont même été champions d’Europe
    (+ 65 ans et + 70 ans) l’année suivante, à domicile, au stade Pierre-Delort. Les grandes compétitions se déroulaient jusqu’ici sur le Vieux continent, ce qui rendait complexe la venue de pays comme le Japon, Singapour ou la Nouvelle-Zélande. Les footballeurs marseillais auront l’occasion de se frotter à ces nations inédites lors de ce Mondial en Australie.

    « On vise le Graal, mais chacun va faire ce qu’il peut », glisse Jean-Louis Mense, sélectionneur national des + 50 ans. Déjà à la tête des Bleus lors de la Coupe du Monde victorieuse il y a quatre ans, le pilier du walking-foot marseillais a conscience que cette activité physique entre dans le domaine du sport-santé. « Chacun peut trouver un petit peu ce qu’il a encore envie de donner, ce que son corps peut donner encore. D’ailleurs, on voit sur les catégories +65 ans et +70 ans qu’ils cherchent moins le challenge, même s’ils ont la même motivation », surligne le chef de la délégation tricolore. « Au-delà de la pratique sportive, ça leur permet aussi de retisser du lien social. Parce que des fois, ils ont été six mois empêchés par un cancer ou une problématique de diabète. Et du coup, ils peuvent reprendre tranquillement et se faire plaisir », explique Christian Gibert, membre du comité directeur de la FSGT Ligue Sud Paca.

    À Brisbane, les trois équipes de France marcheront surtout vers un même objectif : ramener la coupe à la maison.