Tag: Emmanuel Macron

  • Marseille : le Mucem ou le fait du prince

    Marseille : le Mucem ou le fait du prince

    Une autorisation a posteriori a été délivrée en juin 2026 sous la pression directe de la présidence de la République. L’article rapporte le coût exorbitant de cette « expérimentation » d’une durée d’un an qui a déjà coûté entre 200 000 et 250 000 euros de fonds publics, et dont la répartition exacte des coûts entre le fabricant Ludoparc et le créateur Ora-ïto n’est pas communiquée. Cette structure devra être entièrement démontée et le sol remis en état. Dans sa réponse à la Tribune de l’Art, la Drac déclare que « si l’expérimentation est jugée positive, un nouveau concours et un nouvel appel d’offres seront lancés pour un autre projet mieux intégré, rendant l’investissement initial totalement perdu ». Sites & Monument avait dénoncé le 22 juin ce montage dans un courriel à la DRAC. La déléguée régionale Sandrine Rolengo s’interrogeait sur « la qualité particulièrement pauvre de ces aménagements au regard de la valeur historique et architecturale du Fort Saint-Jean ». « Le choix de couleurs très visibles et invasives est une atteinte à la perception du monument ». Sans parler d’une aire de jeux inutilisable car chauffée à blanc en plein soleil !

  • Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le sommet de l’alliance transatlantique s’est clôturé hier à Ankara. Et, encore une fois, c’est Donald Trump qui a mené la danse, imposant son rythme aux 32 États membres. Dans la matinée, il lâche : « Je suis très en colère contre l’Otan parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal État qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran. » Les États-Unis ont mené la veille une série de frappes sur la République islamique. « Le cessez-le-feu est terminé », proclame Trump, « nous allons frapper l’Iran ce soir », prévient-il, estimant qu’« il n’y a rien que les Iraniens puissent faire pour nous empêcher (…) ils méritent ce qui va leur arriver ». Et les Européens se couchent. Pour Emmanuel Macron, « les Iraniens ont eu tort de frapper ». Des tirs sont imputés à Téhéran sur trois navires commerciaux.

    À ce manque de soutien dans sa guerre lancée avec Israël au Moyen-Orient, Trump expose une autre de ses frustrations : « Le Groenland est très important pour les États-Unis, mais n’est pas important pour le Danemark », estime-t-il au sujet du territoire autonome danois. Forçant la Première ministre du Danemark Mette Frederiksen à réaffirmer que le Groenland « n’est pas à vendre ». Puis, le chef d’État étasunien s’en prend à l’un des rares gouvernements qui osent le défier : l’Espagne, qu’il qualifie de « cause perdue », assurant que Washington allait « cesser tout échange commercial » avec Madrid accusé de ne pas participer aux dépenses de défense de l’Otan. Face à ces pressions, le Premier ministre Pedro Sanchez calme le jeu et loue des relations « très positives » avec les États-Unis.

    Les alliés ont tout donné pour amadouer le milliardaire républicain, le convaincre de rester et éviter tout accès de colère dont il est coutumier. Dès lors, après les dorures du château de Versailles à la fin du sommet du G7, l’Otan sort cette fois le chéquier. Son secrétaire général, Mark Rutte a évoqué des contrats d’armement à hauteur de 50 milliards de dollars, entre les États membres « et des entreprises des deux côtés de l’Atlantique ». Les Européens veulent prouver aux États-Unis qu’ils investissent dans leur propre sécurité, craignant de voir Trump se retirer totalement du continent, ce qu’il a menacé de faire à moult reprises.

    À l’issue du sommet, les pays de l’Alliance atlantique ont confirmé leur engagement « indéfectible » envers la clause d’assistance mutuelle, consacrée par l’article 5 du traité.

    Déclaration commune autour de l’article 5

    « Une attaque contre un Allié est une attaque contre tous », est-il ainsi inscrit dans un texte commun, « notre unité, notre solidarité et notre force collective restent le socle sur lequel reposent la paix, la sécurité et la prospérité ».

    Les courbettes ont payé, le ton du président américain s’est apaisé. « C’était une très bonne rencontre, il y avait beaucoup d’amour dans la pièce, beaucoup d’unité », fait-il valoir. Aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, son homologue américain juge que les frappes sur la Russie, pourraient « aider » à mettre fin à la guerre. Et annonce autoriser Kiev à fabriquer des missiles Patriot, indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent l’Ukraine. Une demande de longue date. S’il ne change pas d’avis d’ici là.

  • Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le énième volte-face de Trump au sommet de l’Otan

    Le sommet de l’alliance transatlantique s’est clôturé hier à Ankara. Et, encore une fois, c’est Donald Trump qui a mené la danse, imposant son rythme aux 32 États membres. Dans la matinée, il lâche : « Je suis très en colère contre l’Otan parce qu’ils n’ont pas voulu nous aider face au principal État qui soutient le terrorisme, à savoir l’Iran. » Les États-Unis ont mené la veille une série de frappes sur la République islamique. « Le cessez-le-feu est terminé », proclame Trump, « nous allons frapper l’Iran ce soir », prévient-il, estimant qu’« il n’y a rien que les Iraniens puissent faire pour nous empêcher (…) ils méritent ce qui va leur arriver ». Et les Européens se couchent. Pour Emmanuel Macron, « les Iraniens ont eu tort de frapper ». Des tirs sont imputés à Téhéran sur trois navires commerciaux.

    À ce manque de soutien dans sa guerre lancée avec Israël au Moyen-Orient, Trump expose une autre de ses frustrations : « Le Groenland est très important pour les États-Unis, mais n’est pas important pour le Danemark », estime-t-il au sujet du territoire autonome danois. Forçant la Première ministre du Danemark Mette Frederiksen à réaffirmer que le Groenland « n’est pas à vendre ». Puis, le chef d’État étasunien s’en prend à l’un des rares gouvernements qui osent le défier : l’Espagne, qu’il qualifie de « cause perdue », assurant que Washington allait « cesser tout échange commercial » avec Madrid accusé de ne pas participer aux dépenses de défense de l’Otan. Face à ces pressions, le Premier ministre Pedro Sanchez calme le jeu et loue des relations « très positives » avec les États-Unis.

    Les alliés ont tout donné pour amadouer le milliardaire républicain, le convaincre de rester et éviter tout accès de colère dont il est coutumier. Dès lors, après les dorures du château de Versailles à la fin du sommet du G7, l’Otan sort cette fois le chéquier. Son secrétaire général, Mark Rutte a évoqué des contrats d’armement à hauteur de 50 milliards de dollars, entre les États membres « et des entreprises des deux côtés de l’Atlantique ». Les Européens veulent prouver aux États-Unis qu’ils investissent dans leur propre sécurité, craignant de voir Trump se retirer totalement du continent, ce qu’il a menacé de faire à moult reprises.

    À l’issue du sommet, les pays de l’Alliance atlantique ont confirmé leur engagement « indéfectible » envers la clause d’assistance mutuelle, consacrée par l’article 5 du traité.

    Déclaration commune autour de l’article 5

    « Une attaque contre un Allié est une attaque contre tous », est-il ainsi inscrit dans un texte commun, « notre unité, notre solidarité et notre force collective restent le socle sur lequel reposent la paix, la sécurité et la prospérité ».

    Les courbettes ont payé, le ton du président américain s’est apaisé. « C’était une très bonne rencontre, il y avait beaucoup d’amour dans la pièce, beaucoup d’unité », fait-il valoir. Aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, son homologue américain juge que les frappes sur la Russie, pourraient « aider » à mettre fin à la guerre. Et annonce autoriser Kiev à fabriquer des missiles Patriot, indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent l’Ukraine. Une demande de longue date. S’il ne change pas d’avis d’ici là.

  • Des rencontres économiques très politiques

    Des rencontres économiques très politiques

    « Naviguer dans un monde sans repères. » C’est le thème de l’édition 2026 des rencontres économiques d’Aix-en-Provence qui se tient du 2 au 4 juillet. Avec le conflit au Moyen-Orient « qui sera très présent » et au sortir d’un épisode caniculaire historique en France, « la multiplication des tensions, des complexités du monde rend ces Rencontres d’Aix assez exceptionnelles », a estimé Jean-Hervé Lorenzi, président de ce forum organisé par le Cercle des économistes.

    Pourtant la boussole de la plupart des 400 intervenants et 8 000 participants attendus, du patron de Total Énergie, Carrefour, Veolia à celui de Suez, la boussole est claire : celle du profit. Au fil des débats, ce rendez-vous sera l’occasion notamment pour Patrick Martin, président du Medef, de reposer les bases : remettre la pression sur la réforme des retraites en remettant les 60-65 ans au boulot et démonter notre système de protection sociale en allégeant les cotisations patronales, explique-t-il à nos confrères de la Provence ce mardi 30 juin.

    Le monde de la finance ne manquerait évidemment cette sauterie pour rien au monde avec la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, une fidèle, le nouveau gouverneur de la Banque de France Emmanuel Moulin ou le président de l’Eurogroupe et ministre des Finances grec Kyriakos Pierrakakis. Le secteur bancaire et financier sera aussi très présent représenté notamment par Daniel Baal (Crédit Mutuel/CIC), Slawomir Krupa (Société Générale), Thomas Buberl (AXA) ou Nicolas Namias (BPCE).

    En face, les représentants de trois centrales syndicales, Sophie Binet pour la CGT, Caroline Chevé pour la FSU et Frédéric Souillot pour Force ouvrière, tenteront de remettre le concept du droit au travail et de dialogue social au cœur des débats. La première participera à une plénière sur le thème « produire français, gage de souveraineté » face à Patrick Martin, la deuxième interviendra sur « formation et révolution des métiers » et le dernier défendra le rôle des corps intermédiaires… savamment sapé par les quinquennats d’Emmanuel Macron. À moins d’un an de la présidentielle, justement, nombre de personnalités politiques et candidats, déclarés ou non, seront présentes dans ce temple du libéralisme.

    Hollande, Philippe

    et Tondelier de la partie

    On retrouve là le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, et son concurrent Édouard Philippe (Horizons), ou Marine Tondelier (Les Écologistes) et Dominique de Villepin, qui ne s’est pas encore déclaré mais regorge néanmoins d’idées sur un potentiel programme économique pour le pays. L’ex-président socialiste François Hollande, l’ex-Première ministre Élisabeth Borne, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, le vice-président de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, ou encore la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, seront également de la partie.

    Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, est lui attendu jeudi, quelques jours avant une réunion ou plutôt « un comité d’alerte » qu’il présidera le 7 juillet, pour faire un point d’étape, avec l’annonce attendue de nouvelles économies, avant la présentation à la mi-juillet des grandes lignes du budget 2027.

    « On a mis un énorme effort sur deux sujets, l’international, puisque nous avons 55 think tanks qui viennent du monde entier, et sur la jeunesse », avec plusieurs sessions qui lui seront consacrées, précise Jean-Hervé Lorenzi. Une jeunesse dont ce forum économique entend « mettre en lumière les attentes, les fragilités et aspirations », bien conscient qu’il va falloir « intégrer ceux qui seront les acteurs de demain » pour faire perdurer le système… Quelque 250 jeunes lanceront aussi une initiative, « Jeunesse 2027 », avec l’université d’Aix-Marseille, pour élaborer des propositions qu’ils souhaiteraient voir émerger dans le débat de la présidentielle (lire également ci-contre).

    En parallèle, dans la ville, se tiendront plus de 45 événements et ateliers couvrant toute une programmation pédagogique et culturelle (ciné-débats, expositions, représentations théâtrales) dans divers lieux d’Aix. L’objectif affiché : « faire descendre l’économie dans la rue ». En 2025, l’événement avait attiré près de 8 700 participants.

  • Les 86 ans de l’appel du 18-juin célébrés au Mont Valérien

    Les 86 ans de l’appel du 18-juin célébrés au Mont Valérien

    « Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français, qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. » L’appel du Général de Gaulle a été lu durant la cérémonie de commémoration qui s’est déroulée ce jeudi au mont Valérien en présence du président de la République Emmanuel Macron notamment entouré du Premier ministre Sébastien Lecornu, du ministre de l’Éducation Édouard Geffray, du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot de la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants Alice Rufo, du chef d’État-major des armées Fabien Mandon.

    Le site est hautement symbolique, principal lieu d’exécution par l’armée allemande sur le territoire français pendant la Seconde Guerre mondiale et où s’affichent les 1 009 noms des Résistants exécutés entre 1941 et 1944, parmi lesquels de nombreux communistes dont Missak Manouchian et 21 de ses camarades le 21 février 1944. La cérémonie a débuté avec une Marseillaise jouée par les musiciens de l’armée puis Le chant des partisans entonné par un chœur.

    Le président de la République s’est ensuite rendu dans la crypte du mémorial, où sont inhumés seize hommes et une femme morts pour la France.

    ET AUSSI EN RÉGION

  • Sur l’Iran et l’Ukraine, le G7 affiche une unité de façade

    Sur l’Iran et l’Ukraine, le G7 affiche une unité de façade

    « Ce G7 est objectivement un succès », « il a été un moment d’unité » après une longue période « marquée plutôt par de la fragmentation, des divisions ou des désaccords », s’est targué le président français, hôte trois jours durant de son homologue américain et des autres dirigeants de ce club de grandes puissances (Allemagne, Canada, Italie, Japon, Royaume-Uni) dans la ville thermale des Alpes. Sur l’Ukraine, il a évoqué une « remobilisation du G7 » jugée « extrêmement importante » pour accroître la pression sur Moscou : les pays membres, États-Unis inclus, ont « acté » selon lui qu’il n’y avait « pas de volonté sérieuse de la Russie » de négocier une fin du conflit.

    Pour Emmanuel Macron, « il y a eu un moment Evian à coup sûr, sur l’Ukraine », « un changement très profond de l’approche » de Donald Trump, plus à l’écoute du président ukrainien Volodymyr Zelensky après l’avoir humilié dans le bureau ovale. Habituellement réticent à soutenir Kiev, le président américain a estimé mardi que la Russie « devrait conclure un accord », et que Washington pourrait réimposer des sanctions levées. Les États-Unis et les pays européens du G7 vont en outre produire « sous licence » en Ukraine des missiles de longue portée et des systèmes de défense antiaérienne, des armements réclamés avec force par Volodymyr Zelensky.

    Déclarations conjointes

    Le chancelier allemand Friedrich Merz a quant à lui confirmé que les entreprises américaines pourront notamment accorder des licences à cette fin à des fabricants européens. Interrogé, l’imprévisible milliardaire républicain s’est dit prêt à l’envisager, sans s’y engager clairement. Dans une rare déclaration conjointe incluant Donald Trump, réticent à apposer sa signature sur des textes issus de ces grands-messes multinationales et qui avait même quitté prématurément le précédent sommet au Canada, le G7 « reconnaît l’intégrité territoriale ukrainienne », a même assuré Emmanuel Macron. La formulation du communiqué est un peu plus subtile, puisqu’elle affirme que les dirigeants du forum sont « unis » dans leur « soutien indéfectible à l’Ukraine alors qu’elle défend sa liberté, sa souveraineté et son intégrité territoriale ». Emmanuel Macron, qui a assuré avoir « toujours eu confiance » en son homologue américain, a en tout cas réussi son pari de faire rester Donald Trump, avant un dîner au château de Versailles dans la soirée.

    Les dirigeants européens, canadien et japonais se sont répandus en félicitations pour l’accord conclu par les États-Unis avec l’Iran juste avant le sommet, qui permet de mettre fin à une guerre dont ils n’avaient pas voulu, que Trump a déclenché seul aux côtés de son allié israélien, et de rouvrir le détroit d’Ormuz, dont le blocus pesait sur toute l’économie mondiale. Ce protocole d’accord « offre une opportunité historique d’empêcher l’Iran d’acquérir toute arme nucléaire et de s’attaquer aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques », ont-ils salué dans une rare déclaration conjointe, publiée dans la nuit de mardi à mercredi. À l’avant-veille de la signature en Suisse du texte, Donald Trump a néanmoins encore menacé de recommencer à « balancer des bombes en plein dans [les] têtes » des dirigeants iraniens s’ils « ne se comportent pas bien ». Qui sait ce qu’il décidera demain.

  • Donald Trump impose son agenda au G7

    Donald Trump impose son agenda au G7

    Évian accueille, jusqu’à mercredi, un sommet du G7 une nouvelle fois rythmé par l’imprévisibilité du locataire de la Maison Blanche. Alors que les États-Unis sont empêtrés depuis 108 jours dans une guerre au Moyen-Orient qu’ils ont déclenché aux côtés de leur allié israélien, Donald Trump annonce finalement ce dimanche, jour de son 80e anniversaire, sur son réseau social : « L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé », clame-t-il, comme une façon d’imposer une énième fois son agenda.

    Il s’agit en réalité d’un cadre d’accord, signé électroniquement, lundi en fin d’après-midi, par le président américain, son vice-président JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf, juste avant l’arrivée du milliardaire dans la station thermale.

    Sur place, il assure que le détroit d’Ormuz sera « complètement ouvert » vendredi et que l’accord sera publié dans la foulée de la cérémonie de signature, à Genève. Donald Trump estime par ailleurs ne pas avoir « besoin de beaucoup d’aide » internationale pour rouvrir cette artère essentielle pour le commerce mondial de brut. À ses côtés, Emmanuel Macron réitère son « offre » d’une mission militaire internationale franco-britannique. « Peut-être que ça ne sera pas souhaité, peut-être que ça ne sera pas nécessaire, mais en tout cas, c’est une disposition qui marque notre volonté d’aider », insiste-t-il.

    Les modalités de cet accord restent floues. L’agence de presse iranienne Fars indique que Téhéran aurait ajouté l’imposition de frais de services maritimes à Ormuz dans les derniers instants des négociations. « L’utilisation du terme “services maritimes” signifie que Washington a accepté que des frais soient versés à l’Iran », précise-t-elle, citant une « source informée ». Dans ce cas, ce serait une victoire pour la République islamique qui, malgré de nombreuses pertes, voit son régime recentré autour de son noyau dur et ferait désormais payer le passage dans le détroit…

    Une guerre pour rien ? « Plus de 7 400 morts, la majorité des civils. Des centaines de foyers, d’écoles et d’hôpitaux détruits. Une hausse généralisée des prix et des milliards d’euros de pertes, également en Europe. Tel est le bilan de ce conflit en Iran. Nous comptons sur le fait que l’accord de paix annoncé aujourd’hui mette fin à cette absurdité, qu’il soit respecté par toutes les parties et qu’il marque ainsi le début d’une nouvelle ère au Moyen-Orient. Célébrons. Mais n’oublions pas. Et apprenons une fois pour toutes que la guerre est un échec. Le dialogue et la diplomatie sont la seule voie », exhorte le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez.

    Du Liban à l’Ukraine

    Selon l’agence de presse iranienne Mehr, le texte prévoit un « arrêt permanent et immédiat de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban ». Pris de court, Israël rejette la paix. « L’accord de Trump ne nous engage pas, nous ne sommes pas une colonie des États-Unis », fait valoir le ministre israélien d’extrême droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.

    Sur un autre front, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois proposé à son homologue russe une rencontre en marge du sommet. Sans réponse à ce stade. Dans sa grande mansuétude, le New-Yorkais qui se rêve lauréat du Nobel de la Paix, pense « peut-être » pouvoir « faire quelque chose » pour mettre fin au conflit.

    « Célébrons. Mais n’oublions pas. »

  • Ânerie ne prend qu’un n…

    Ânerie ne prend qu’un n…

    Le transparent ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a l’art d’enfoncer les portes ouvertes : « Les élèves qui rendent des copies mal rédigées ne peuvent pas avoir le Bac », a-t-il asséné en mai dans un entretien au Figaro au moment
    de la publication de sa circulaire pour la rentrée 2026-2027. L’ancien directeur général de l’enseignement scolaire a pour mantra la supposée « baisse du niveau » ;
    un discours décliniste mâtiné d’élitisme alors que des suppressions massives d’heures
    de cours sont encore programmées ainsi
    que de nombreuses suppressions de classes dans le premier degré.

    En agitant le niveau
    de l’orthographe pour obtenir le Bac, alors que l’épreuve de philosophie se déroule ce lundi 15 juin, le dernier ministre macroniste
    de l’Éducation, diffuse
    un écran de fumée pour masquer les véritables enjeux éducatifs.

    Enseignants jetés en pâture

    Il jette aussi en pâture les enseignants, incapables à ses yeux d’apprendre à lire et à écrire correctement à leurs élèves. Surtout, il individualise le parcours scolaire selon l’idéologie de la méritocratie plutôt que de se pencher sur les conditions matérielles et sociales des usagers de l’école, enfants et parents compris. Il faut toute
    une société pour élever un enfant. Or la compétition entre établissements, les contournements de la carte scolaire, la baisse (celle-ci est vraie)
    du niveau de vie
    des familles ont des conséquences délétères sur la scolarité des enfants. Mais de cela,
    le sixième ministre de l’Éducation nationale d’Emmanuel Macron, n’en a cure et convoque la science des ânes pour masquer la médiocrité
    de sa politique.

  • Vers une zone à défendre contre la ligne à très haute tension ?

    Vers une zone à défendre contre la ligne à très haute tension ?

    Une zone à défendre (ZAD) va-t-elle voir le jour dans le sud du Gard ? C’est en tout cas la promesse de dizaines d’opposants au projet de ligne THT si une solution alternative n’est pas trouvée. Depuis l’annonce de cette ligne, la grande majorité des acteurs du territoire gardois a en effet fait part de son opposition à un projet qui doit pourtant permettre la décarbonation de l’industrie de Fos en créant une ligne électrique dite à très haute tension (THT) aérienne pour transporter l’électricité produite dans la vallée du Rhône. Cette ligne doit ainsi relier Jonquières-Saint-Vincent, près de Nîmes, à Fos-sur-Mer et traverser ainsi la Camargue.

    Sauf que ni les agriculteurs soucieux de préserver leur terre, ni les écologistes souhaitant protéger la faune très présente en Camargue, ni les acteurs touristiques voulant défendre la beauté des paysages n’acceptent l’installation de dizaines de pylônes de plus de 50 mètres. « La profession agricole réaffirme ici son opposition farouche à ce projet de ligne THT aérienne de 400 000 volts qui viendrait défigurer ce territoire unique. Cela condamnerait l’agritourisme, réduirait à nouveau la surface agricole française et imposerait de nouvelles contraintes aux agriculteurs », ont ainsi écrit une douzaine de syndicats agricoles gardois début juin dans un communiqué. En fin d’année dernière, la Dreal Occitanie avait pourtant estimé que le tracé ferait peser une menace directe sur cinq espèces d’oiseaux, mettant ainsi du plomb dans l’aile au projet. Les opposants s’imaginaient alors avoir remporté une bataille décisive. Mais c’était sans compter sur l’État qui compte bien avancer sur ce dossier avant la prochaine élection présidentielle. L’État a ainsi lancé le 13 mai l’instruction de la Déclaration d’utilité publique et les propos d’Emmanuel Macron fin mai sur ce projet jugé « nécessaire » inquiètent les opposants, qui y voient une volonté de passer en force.

    Un courrier aux agriculteurs met le feu aux poudres

    « Il y a une très forte pression des industriels », précise Luc Perrin, qui gère l’Association de sauvegarde de la Terre d’Argence (Asta). « On s’est donc rencontré avec les Camarguais et il y a la volonté de passer à la vitesse supérieure. Ce qui a aussi mis le feu aux poudres, c’est l’envoi par RTE d’un courrier aux agriculteurs pour les avertir qu’il y aurait des visites sur leur terrain avec des prélèvements et des analyses de sol. Il y a un arrêté préfectoral de 2023 qui impose à tout le monde de laisser entrer les agents de RTE chez soi sous peine de sanctions. » Face à cette situation, les agriculteurs travaillent à des parades comme le traitement de leur terrain dont l’accès serait ensuite interdit. Ils travaillent même avec des écologistes pour trouver des tortues cistudes. Car si la présence de cette espèce est détectée, les prélèvements dans un rayon de 500 mètres sont interdits.

    Samedi 6 juin, ils ont mené ensemble une action à Arles pour informer la population. Mais les opposants savent que cette mobilisation a peu de chance d’être suffisante. Beaucoup évoquent désormais la possibilité de créer une Zone à défendre (ZAD) dans le sud du département. Des contacts ont d’ailleurs déjà été noués avec des associations comme Générations Futures qui ont organisé la mobilisation à Notre-Dame-des-Landes pour s’appuyer sur leur expérience et s’inspirer de leur méthode. « S’ils veulent passer en force, ils auront Notre-Dame de Camargue. Il y a des gens qui sont prêts parce que la colère monte face au manque d’écoute de la population locale », confirme Luc Perrin.

  • La région face aux conséquences de l’IA

    La région face aux conséquences de l’IA

    « Grâce à nos centrales nucléaires, nous avons la capacité d’ouvrir des data centers et d’être au cœur du défi de l’IA », célébrait déjà Emmanuel Macron, le 10 mars. Car cette nouvelle révolution industrielle nécessite toujours plus d’infrastructures, avec des besoins en énergie qui doivent être multipliés par 3,7 en dix ans, selon l’Ademe. Porte d’entrée des câbles sous-marins en Méditerranée, la région est en première ligne. Dans le même temps, alors que 5 millions d’emplois pourraient être menacés en France, selon une étude publiée début avril, de premières mobilisations alertent sur ses conséquences en Provence, comme chez Orange, il y a deux semaines. « L’IA va être utilisée pour accompagner les suppressions d’emploi », alerte le secrétaire général de la CGT Télécoms dans les Bouches-du-Rhône, Olivier Néri.

    Digital Realty poursuit son implantation

    Tandis que s’achève la construction du cinquième centre de données de Digital Realty sur les emprises du Grand port maritime de Marseille, le long de l’A55, le géant mondial des data centers poursuit son implantation dans le département. Le dernier et plus grand de ses projets, le MRS6, a passé plusieurs caps cruciaux, en début de l’année. Le 22 janvier, la commune de Bouc-Bel-Air lui a accordé son permis de construire, tandis que le 12 février, la préfecture a signé son autorisation environnementale. « On change véritablement d’échelle », se réjouissait le président de Digital Realty France, Fabrice Coquio, auprès du site d’information Gomet. Solidement implanté à Marseille, il réalise là son plus gros projet dans le département, avec un investissement chiffré à 700 millions d’euros. Soit le double du chiffre d’affaires réalisé en France en 2025. Sur le foncier de l’ancien entrepôt logistique de Decathlon, le centre de données s’étalera sur 26 000 m². La pétition des opposants recueille près de 2 000 signatures.

    Y.S.