« Face à la menace grandissante de l’extrême droite et à une gestion municipale conservatrice, nous soutenons une liste écologique sociale et solidaire pour les municipales » de mars prochain, indique un communiqué appelant « tous les citoyens qui souhaitent » à rejoindre le collectif pour apporter leurs contributions dans l’élaboration d’un « projet alternatif et concret pour la commune ». Les Écologistes, Génération.s, LFI, le PS, le Mouvement des progressistes, Place publique et le PCF soutiennent cette liste qui sera conduite par Frédéric Dutoit, Dorothée Sudan, Vincent Coulomb et Denise Triscari.
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« Mobilisation populaire » pour les communes
« Communes en danger, services publics menacés : en 2026, mobilisons-nous pour la solidarité ! » Dans une résolution adoptée ce week-end à Marseille, le Conseil national du Parti communiste français dénonce « la mise sous tutelle et l’abandon » que les collectivités locales subissent de la part de l’État : « À l’heure où “un grand acte de décentralisation” est avancé, nous affirmons que toute nouvelle étape de décentralisation doit se faire dans le respect des principes d’unité et d’indivisibilité de la République »
Alors que « l’inacceptable budget 2026 » prévoit une baisse de 8 milliards d’euros, pris aux collectivités après les 5 milliards de 2025, la direction du parti déplore « un hold-up sur nos vies quotidiennes », rappelant qu’en 20 ans, le désengagement de l’État représente 82 milliards, essentiellement pris aux communes. Une « cure d’austérité » d’autant plus inacceptable qu’en parallèle, « des milliards sont budgétisés pour la course à la guerre et les profits des marchands d’armes », poursuit le texte pointant à nouveau les propos tenus au Congrès des maires par le Chef d’État-Major des Armées.
Considérant que « l’argent existe », les communistes appellent, contrairement à la droite et extrême droite qui « ont fait le choix du capital et des plus fortunés », à la mobilisation la plus large contre ces choix budgétaires et demandent la création pour les collectivités territoriales d’un « fonds d’avances pour les services publics – 100 milliards dès 2026 – financé par la Caisse des Dépôts et consignations ».
À la veille des élections présidentielle et législatives de 2027, le texte invite à porter lors des élections municipales les 200 propositions des « Contributions des communistes aux projets municipaux des villages et villes pour 2026 » visant à mettre en œuvre la démocratie participative, l’égalité femmes-hommes, la construction de logements, la lutte contre les déserts médicaux, la sécurité avec une police de proximité, la gratuité des transports, la gestion publique de l’eau et des déchets, les politiques de solidarité etc. « Plus d’élu·es et de maires communistes, et une intervention populaire durable pour porter des avancées, c’est une gauche plus forte, à l’offensive pour défendre la commune et les services publics », martèle la résolution. « À quatre mois du premier tour, dans beaucoup de villes et villages nous sommes d’ores et déjà rassemblés et en campagne. Dans les autres communes, nous tendons la main à toutes celles et ceux qui veulent construire avec nous les rassemblements qui permettront de l’emporter. » Et de conclure, « en 2026, ensemble, faisons des élections municipales un moment de mobilisation populaire pour de nouvelles avancées sociales, écologiques, démocratiques et pour l’égalité des territoires ! »
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Élections municipales : la probité, un argument de campagne ?
Après avoir été montré du doigt dans les années 80 et 90 comme un territoire gangrené par les réseaux mafieux, le Var et ses personnalités politiques continuent aujourd’hui de défrayer la chronique judiciaire, même si c’est en se distinguant dans un tout autre registre. Des actes commis davantage sous l’empire d’un sentiment d’impunité. La quasi-hégémonie de la droite aux manettes pendant très longtemps a probablement contribué à favoriser ce type d’ivresse des sommets. Tout comme les liaisons dangereuses.
Reste que ce département conserve obstinément ses mauvais penchants avec des élus de cette famille politique qui se relaient dans les tribunaux en payant un lourd tribut en terme de peines prononcées par la justice. Des premiers magistrats pris pour beaucoup la main dans le pot de confiture mais pas même conscients d’abuser de leurs prérogatives. Alors, malédiction ou système ? Est-ce que le clientélisme et les petits arrangements entre amis hérités d’une autre époque participent à faire vaciller leur propre vigilance démocratique ? Pour y répondre, on ne peut faire l’impasse sur tout ce qui se passait ici même il n’y a pas si longtemps.
Ça ramène à l’époque du règne de celui qui se réclamait patron du Var dont la chute a été provoquée par l’assassinat de la députée du Var Yann Piat le 25 février 1994, à Hyères. L’ancien maire de Toulon puis président du conseil général Maurice Arreckx (UDF). Un homme affable qui enchaînait les bises et les poignées de main amicales le dimanche à Mayol. Le bon vieux Maurice, comme tout le monde l’appelait dans le Port du Levant, terminera son parcours d’homme public aux Baumettes, reconnu coupable de recel d’abus de confiance, et condamné à 2 ans de prison, 1 million de francs d’amende et 5 ans de privation des droits civiques en 1996. Mais ça faisait très longtemps que les Toulonnais connaissaient sa grande proximité avec le parrain de la côte varoise Jean-Louis Fargette (dit savonnette) qui a même occupé un bureau en mairie de Toulon lorsque Maurice était aux manettes. Plus tard il prendra presque légitiment sa dîme sur tous les marchés publics du Département.
Un cataclysme qui va profiter à l’extrême droite qui prétend alors laver plus blanc que blanc. Un argument qui a fait long feu vu les affaires qui sont dévoilées. A Fréjus notamment, avec son maire et vice-président du RN David Rachline a comparu le 20 septembre devant le tribunal correctionnel de Draguignan pour prise illégale d’intérêt. Le parquet a requis une amende de 30 000 euros et une peine d’inéligibilité d’un an. La décision du tribunal sera rendue le 27 janvier à 8h45, soit deux mois avant les municipales. Il a également été mis en cause dans l’enquête réalisée par notre consœur de l’Obs Camille Vigogne Le Coat. Dans son livre elle met en avant des liquidités abondantes circulant autour du premier magistrat, un train de vie luxueux, et une grande proximité avec le milieu des affaires.
Les mauvais penchants ont largement gagné l’extrême droite
Le maire d’extrême droite de Cogolin Marc-Etienne Lansade a été, lui, condamné, entre autres, en appel au mois de juillet à une peine d’inéligibilité de 3 ans pour abus de faiblesse. Et a perdu aussitôt son mandat. Nous pourrions aussi parler du député de la 2e circonscription Frédéric Boccaletti condamné en 2000 à un an de prison dont six mois ferme pour « violence en réunion avec arme ».
Mais la droite n’a pas pour autant abandonné au parti à la flamme cofondé par un SS sa place dans les prétoires. Avec des élus qui continuent de tomber comme des mouches même si les affaires ont beaucoup moins de panache que celles de leurs aînés. Des bêtises qui montrent en tout cas que le pouvoir obstrue quelque peu leur clairvoyance. On peut citer la condamnation à 15 000 euros d’amende pour prise illégale d’intérêt de Jean-Louis Masson, le président LR du conseil départemental du Var, le 7 novembre dernier pour laquelle il a jusqu’à ce lundi pour faire appel. Ou l’affaire du frigo d’Hubert Falco (DVD), du permis de construire de Nathalie Bicais (LR) tout deux respectivement maire de Toulon et La Seyne et démis de leur fonction en plein mandat. La seconde a fait appel de sa condamnation alors que le premier a épuisé tous ses recours. Mais aussi de Ferdinand Bernard (DVD), l’ancien maire de Sanary-sur-Mer, qui a vu sa peine d’inéligibilité de cinq ans confirmée en décembre 2024 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, reconnu coupable de détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêts et favoritisme pour emploi fictif.
On pourrait continuer avec Élie Brun, l’ancien maire de Fréjus (alors UMP) condamné en 2014 à cinq ans de privation des droits civiques pour prise illégale d’intérêts, après avoir attribué une concession de plage à un proche. Puis en 2016 à 18 mois de prison avec sursis pour délivrance frauduleuse d’un permis de construire.
De quoi pour les électeurs plaçant l’ordre en tête de leurs priorités de perdre leurs petits ? D’autant que le panorama dressé ici est très loin d’être exhaustif et de nouveaux dossiers pourraient venir ternir encore le tableau avant le mois de mars. Ici une nouvelle enquête pour prise illégale d’intérêt, là pour fraude électorale en bande organisée… Des investigations seraient en cours de source autorisée.
Rappelons que la chute de Maurice Arreckx avait propulsé le FN aux manettes de la mairie de Toulon en 1995. Ce recours n’ayant produit nulle part les remèdes escomptés, les mêmes effets ne devraient logiquement pas produire les mêmes conséquences. Et pourtant l’incertitude reste de mise.
De son côté, interrogé, le conseiller municipal de Toulon en Commun André De Ubeda (PCF) propose une méthode pour se prémunir de la tentation : « Pour que le pouvoir ne corrompe pas, la solution ne peut être que dans la démocratie participative, le contrôle citoyen et la transparence ».
En attendant, la question, encore une, est de savoir, qui va pouvoir utiliser sans sourciller la probité comme atout dans cette campagne électorale ? Pour certains ce serait plus qu’osé.
À Marseille, la bataille RavierLe 30 mars 2014, à une centaine de mètres du boulevard des Aygalades où le jeune Ibrahim Ali a été assassiné en 1995 par des colleurs d’affiche du Front national, Stéphane Ravier leur chef de file prend le pouvoir dans la mairie du 7e secteur. Le maire (PS) sortant, Garo Hovsepian, est arrivé en 3e position au 1er tour relégué par les affaires Guerini et Andrieux qui éclaboussent son camp, et les divisions d’une gauche représentée par cinq listes dont celles du Front de gauche et de Pape Diouf. Malgré le danger, « Garo » se maintient en triangulaire face à l’extrême droite et la droite représentée par Richard Miron arrivé 2e. Pari perdu. S’en suivront six années d’incurie et un mandat qui a laissé des traces. Ch. C.
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Hervé Granier a inauguré sa permanence à Gardanne
« Aujourd’hui, je suis à nouveau candidat afin que nous continuions ensemble à agir et à faire avancer notre commune », a déclaré dimanche 16 novembre, Hervé Granier, devant son local de campagne établi dans le centre-ville de Gardanne, dans « un bâtiment où a vécu le peintre Paul Cézanne ». Ce maire LR, qui avait succédé en 2020 au communiste Roger Meï, alors en poste depuis 43 ans, a entre autres tenu à souligner : « Je ne suis pas un parachuté. Je suis chaque jour sur le terrain, les dimanches sur le marché, sur tous les événements de la ville mais aussi dans les commerces où à déambuler simplement en famille dans notre belle commune. Depuis cinq ans, je n’ai jamais manqué de saluer les employés municipaux, de passer chaque rentrée scolaire dans les écoles, de vous recevoir dans mon bureau tous les lundis dès lors que vous en ressentiez le besoin. »
Face à une gauche unieHervé Granier en a profité pour lancer également son comité de soutien, qui sera présidé par Vincent Randazzo, ex-joueur de l’A.S Gardanne, qui passé sa vie professionnelle comme « travailleur à la centrale thermique, mineur de fond-géomètre et exploitant agricole », comme il l’a rappelé dimanche.
Pendant cette campagne électorale, Hervé Granier fera notamment face à Jean-Marc La Piana, à la tête d’une union de la gauche (soutenu par le PCF, le PS, Place publique et les Écologistes), ainsi que Bruno Priouret pour le RN.
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Exemplarité
La mise en scène de l’incarcération puis de
la sortie de prison de Nicolas Sarkozy repose l’éternelle question de l’exigence de probité vis-à-vis des élus de la République. Mais avec un éclairage cru et pour le moins inquiétant alors que se profilent les municipales en mars prochain, durant lesquelles une tempête d’extrême droite menace de souffler fort.Que l’homme soit le premier président de la Ve République incarcéré est déjà un mauvais signal en soi. Que l’exécution provisoire soit dénoncée comme
un coup politique alors même qu’elle n’est que l’application de la loi et donc écrite par ceux-là même qui la condamnent aujourd’hui, aussi. Que ceux qui ont construit une partie de leur argumentaire politique sur le laxisme de la justice, se retrouvent côte à côte pour dénoncer
son application afin de permettre, concrètement, à Marine Le Pen de
se présenter en 2027, également.Sans vergogne
Depuis longtemps, l’impact de l’existence d’une justice à deux vitesses protégeant les cols blancs sur la désaffection des populations pour la chose politique a été démontré. Sans effet. Les affaires s’enchaînent, touchant de nombreux partis politiques. Pire elles ne semblent même plus être vécues comme un obstacle dans un parcours politique. Cela se voit à l’échelle municipale comme le détaille notre dossier sur nos trois départements. Mais également pour la future présidentielle. Avec le cas de Marine Le Pen mais aussi de Nicolas Sarkozy que certains se plaisent désormais à envisager en sauveur de la droite en 2027.
Arrêter avec ces « dérives sans vergogne » est fondamental avant les municipales. Et rappeler que l’exemplarité en politique doit être une évidence.
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Municipales à Toulon : la gauche persévère, la droite perd ses nerfs
Rien ne nous sera décidément épargné dans le triste spectacle offert par la droite, à peine entrée en campagne. Dernier coup de théâtre en fin de semaine dernière, avec la diffusion d’une tribune listant les élus de la majorité ayant rallié Michel Bonnus, candidat Les Républicains (LR). Une initiative aussi inutile que malveillante, puisque leur position était déjà connue depuis cette fameuse réunion du 12 septembre, organisée par Hubert Falco, ancien parrain déchu de la droite varoise et toulonnaise. À noter, selon nos sources, que l’un des élus cités aurait déjà depuis revu son engagement, préférant ne pas participer à cette stratégie jugée « inélégante ».
Quel besoin, en effet, de tenter de dynamiter la cohésion de l’équipe municipale, si ce n’est pour attaquer la maire sortante sans étiquette, Josée Massi ? Cette dernière, avec beaucoup de sang froid, continue de se tenir au-dessus de la mêlée. L’urgence étant, pour la première femme de l’Histoire à la tête de Toulon, de continuer à gérer la ville dans un contexte économique et politique des plus inquiétants.
Les électeurs apprécierontUn silence et une assurance qui semblent faire perdre ses nerfs à une droite LR un peu trop condescendante à son égard, au début. Un excès d’orgueil qu’elle pourrait payer très cher face à une adversaire potentielle beaucoup plus menaçante que prévue. Il faut dire que la candidate putative possède des atouts pour séduire un électorat centriste effrayé par le glissement vers l’extrême droite opéré par le parti de Bruno Retailleau.
En premier lieu son parcours sans tâche. Comme professeur de mathématiques, pour commencer. Puis comme directrice du Centre départemental pour l’insertion sociale (Cedis), une structure associative où elle s’est investie dans la création de micro-crèches dans les quartiers populaires. Une fibre sociale que Josée Massi n’a jamais reniée depuis son arrivée à la tête de la ville. Ce positionnement pourrait s’avérer utile entre les deux tours.
On comprend mieux l’acharnement déployé à l’encontre de celle qu’on imagine mal ne pas postuler pour un nouveau mandat. Malgré les pressions, notre analyse demeure la même : elle ira jusqu’au bout. Après avoir consolidé sa légitimité de maire en succédant à Hubert Falco (condamné et démis), elle doit à présent jouer la carte de la tranquille continuité, tout en intégrant, dans son programme, une bonne dose d’ambition pour sa ville dans des secteurs où celle-ci affiche des résultats encore mitigés, notamment en matière de transport public.
à gauche, en revanche, on ne gaspille pas son énergie dans des luttes fratricides et on garde les portes grandes ouvertes. La liste Toulon en Commun, menée par Magali Brunel (PS), joue à fond la carte de l’unité et continue de mener inlassablement, sur le terrain, la bataille des idées sur tous les sujets qui préoccupent les Toulonnais : transports, logement, sécurité… Une nouvelle conférence débat est d’ailleurs proposée le 12 novembre à 18h, à la salle Méditerranée, sur la tranquillité publique, en présence du secrétaire général du syndicat CGT police, Anthony Caillé.
Sur la situation politique, le conseiller municipal de Toulon en Commun, André de Ubeda (PCF), tient à clarifier les choses et coupe court à la rumeur : « Critiquer publiquement l’attitude méprisante d’un ancien maire condamné et d’un candidat, envers madame Massi, ne constitue pas un accord avec quiconque. Il s’agit juste d’un rappel à l’éthique et à la droiture en politique. »
Qu’on se le dise.
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Élections municipales : Jean-Pierre Squillari toujours sur le terrain à Aubagne
Il était ce lundi à Baudinard et sera ce mardi 4 novembre, à partir de 16h15, devant l’école Victor-Hugo, dans le quartier du Pin Vert, avenue Marcel-Paul, puis au stade. L’occasion d’aborder avec les habitants « des choses concrètes », comme les grands projets qui doivent permettre à la ville de redresser la barre après deux mandats de Gérard Gazay (LR).
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À Sète, Nouvelle Page à l’assaut de la mairie
Après 25 ans de règne sans partage, la droite perdra-t-elle son siège de premier magistrat à Sète ? C’est en tout cas ce qu’espère le mouvement citoyen Nouvelle Page. Ce collectif, qui planche depuis plusieurs mois sur un programme en vue des élections de mars prochain, a désigné sa tête de liste le 11 octobre en la personne de Laura Seguin. La conseillère municipale d’opposition a ainsi été élue au terme d’une votation citoyenne -par 492 votants- aux côtés de huit autres candidats, dont Véronique Calueba, qui portait la liste d’union en 2020.
Officiellement présentée le 17 octobre en présence de partis la soutenant (PCF, LFI et Les Écologistes), Laura Séguin espère tourner la page Commeinhes, ancien édile LR démissionnaire car condamné pour détournement de fonds publics. « Il faut mettre un terme à un système à bout de souffle, qui gère non pas le bien commun mais des intérêts particuliers », fait valoir Laura Séguin. Pour ce faire, la candidate mise sur la transparence et le renouvellement d’une démocratie mise à mal. « Il faut rendre le pouvoir aux citoyens en arrêtant cette confiscation du débat. Cela se joue à deux échelles : les quartiers, en créant des Assemblées avec des budgets participatifs pour que les riverains décident eux-mêmes des projets, mais également au niveau de la Ville, où les grands projets d’aménagements, de mobilité, seront soumis à une concertation avant toute prise de décision », souligne-t-elle.
Miser sur la solidaritéLa démocratie participative sera donc un axe fort de Nouvelle Page, tout comme le logement, l’Île Singulière étant victime du surtourisme. « Nous voulons faire du droit au logement le pilier de notre campagne. Le tourisme, c’est bien mais jusqu’à un certain point. S’il affecte la population pour se loger à l’année, il faut une régulation plus stricte. Nous nous baserons sur la loi Le Meur afin d’instaurer des quotas par quartier », poursuit Laura Seguin. Une attention particulière sera portée aux plus précaires, dans un contexte où « les inégalités se creusent, 25% de la population vit sous le seuil de pauvreté, taux beaucoup plus important dans certains quartiers, notamment l’Île de Thau ». Et ainsi développer du logement social. Si la Ville de Sète est un peu en dessous du seuil de 25% de logements sociaux fixé par la loi SRU (21%), « cette production ne répond pas aux besoins des populations. Il faut également du logement très social et plus grand, des T4 pour loger des familles », soutient Laura Seguin, qui compte se baser sur la réhabilitation de logements vacants et la valorisation de l’existant.
Plus de transparence, de logements et également de solidarité. « On veut mettre l’accent sur la jeunesse, les aînés. Il y a beaucoup de centres sociaux pour adolescents à redynamiser. Pour les aînés, nous avons plus de retraités donc nous soutiendrons le service à la personne afin de créer des emplois durables dans le soin. » Un programme toujours en construction, tout comme la liste. Les prochaines votations pour désigner les colistiers sont prévues les 8 et 24 novembre. Seule ombre au tableau, toute la gauche n’est pas rassemblée derrière Nouvelle Page. En effet, le socialiste Sébastien Denaja s’est également porté candidat. L’union impossible ? « Nous nous inscrivons dans une démarche de rassemblement avec une méthode de travail collective avec différentes composantes de gauche. Nous avons pris acte de la candidature de Sébastien Denaja. »


![[Entretien] Gaëlle Lévêque : « L’image renvoyée par les politiques nationaux met à mal celle de l’élu local »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/c0b37e391117e7c4bf02f749c55f50f6.jpg)