L’élection a été remportée haut la main par le sénateur sortant, Jean-Yves Roux, dès le premier tour avec 334 voix sur 557 suffrages exprimés. « On a gagné ! », s’exclamaient ses sympathisants en applaudissant à sa sortie de la préfecture. Maire du Brusquet, près de Digne, de 2001 à 2010, l’élu bénéficiait d’un fort ancrage local, et son bilan était salué par beaucoup de grands électeurs, de gauche comme de droite. Il a remercié « les élus de la majorité départementale qui ont voté pour lui » et désavoué l’appel de la présidente du département à voter pour la candidate LR, Stéphanie Colombero, qui a obtenu seulement 21,9% des suffrages. Fabrice Durnerin (UDR-RN) est à 8,26%, Marianne Mougey, (LFI), 6,64% ; et l’ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen, Stéphane Durbec, 3,23%.
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Sénatoriales : dans l’Hérault, la gauche largement en tête mais perd un siège
Depuis 2020 dans l’Hérault, la gauche avait trois sénateurs (Hussein Bourgi, Henri Cabanel, Christian Bilhac) sur quatre (Jean-Pierre Grand). Au sortir des Sénatoriales 2026, ils ne sont plus que deux dans le camp progressiste.
Et pourtant, la liste d’union de la gauche (PS, PCF, Place publique) a réussi son pari puisque outre le sortant Hussein Bourgi, la Montpelliéraine Julie Frêche, en seconde position sur la liste, siègera elle aussi au Palais du Luxembourg. Baptisée « Pour l’Hérault, pour la France », leur liste d’union l’emporte nettement avec 793 voix sur 2710 votants (sur 2730 inscrits) et 2694 suffrages exprimés. « Je vois dans cette victoire deux motifs : la rançon du travail accompli. Durant 6 ans, j’ai parcouru ce territoire héraultais dans toute sa diversité (…). Aux côtés de l’urbain, la ruralité a un avenir à construire », s’est félicité H. Bourgi rendant immédiatement hommage à Julie Frêche qui « entre dans l’Histoire comme la première femme socialiste élue au Sénat dans l’Hérault ».
Et Julie Frêche d’abonder. « C’est le résultat du travail, de la rigueur, de la ténacité d’Hussein ». Les deux élus socialistes étant de Montpellier, elle rassure tout de suite. « Je serai la sénatrice de tous les territoires : urbains, ruraux, du littoral, de la montagne ». De son côté, Michaël Delafosse (PS), va devoir trouver un(e) autre vice-président(e) aux transports. Ce dimanche 27 septembre à l’annonce des résultats à la préfecture, le maire de Montpellier, grand sourire, a salué « la très belle dynamique de rassemblement de la gauche unie avec le PCF et Place Publique ».
En seconde position, Joseph Francis crée la surprise. Habitué aux déceptions électorales sous la bannière UDI, l’entrepreneur montpelliérain partait cette fois en tant que candidat divers droite. Pari gagnant qui a convaincu 427 grands électeurs. « Une nouvelle page de la droite et du centre est en train d’être écrite. Ce n’est pas un aboutissement mais le début d’un chemin. Je serai le sénateur de la ruralité », s’est réjoui Joseph Francis.
Mais ce que tous les démocrates redoutaient est arrivé. Avec 328 voix, la députée Manon Bouquin se hisse en troisième position du scrutin au record de listes (13 !). Suffisant pour que le RN rafle un siège de sénateur pour la première fois dans l’Hérault. Le résultat d’une « lepénisation des esprits » et de la conquête d’Agde, 4e ville de l’Hérault, aux élections municipales. À noter qu’à l’extrême droite, le vote utile a joué à plein puisque la liste Reconquête (Romain Arnoult) n’obtient que 7 voix.
À droite, le grand perdant se nomme Jean-Pierre Grand. À 74 ans, cette l’indéboulonnable sénateur est tombé et pas qu’un peu. Récoltant à peine 145 suffrages, il est victime de la perte de son ancien fief Castelnau-le-Lez, de son départ des Républicains pour Horizons, de l’usure du pouvoir et de la division de son camp.
Car à droite, les voix se sont éparpillées entre Malik Hamadache (Nouvelle énergie, 134 voix), Alain Berthet (Les Républicains, 129 voix) et Amaury Fretay (divers centre, 2 voix).
Même phénomène à gauche où le PRG, qui disposait d’un sénateur sortant (Christian Bilhac), perd gros avec l’échec de la conseillère régionale Florence Brutus (139 voix). Déception également pour le conseiller départemental Aurélien Manenc (divers gauche), qui rate l’élection (4e avec 275 voix). Pour le président héraultais, Kléber Mesquida (La Convention), qui figurait sur sa liste, c’est un revers. L’élue héraultaise Audrey Imbert (DVG) n’en a pas profité (147 voix).
Enfin, en dépit d’un faible nombre d’élus Insoumis, la liste LFI d’Alexia Laforge recueille 119 voix et celle de la piscénoise d’Agnès Gizard-Carlin (Les Écologistes) 49.
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Sénatoriales : la droite conserve ses deux sièges en Vaucluse, le RN en obtient un
Jean-Baptiste Blanc, le sénateur sortant ainsi que la présidente (LR) du Département, Dominique Santoni ont réussi a conserver les sièges de la Droite en arrivant en tête de ce scrutin avec 38,96% des suffrages exprimés. Le RN obtient quant à lui un siège pour Thierry D’Aigremont qui rafle 27,14% des votes. Au détriment du député socialiste Lucien Stanzione qui perd son siège au sénat en arrivant troisième (15,40%). Quant à Anaïs Haussann, propulsée par le maire (DVD) d’Avignon Olivier Galzi, pour ses élections, elle peine à réunir 13,45% des suffrages.
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Sénatoriales dans le Gard : les sortants PS et LR réélus, le RN remporte un siège
Grosse désillusion pour la liste d’union de la gauche. Alors que la liste conduite par le sortant Denis Bouad (PS) espérait remporter le troisième siège dans le Gard et ainsi faire élire la communiste Cathy Chaulet, elle n’arrive finalement qu’en deuxième position dimanche 27 septembre. Avec 32,16 %, soit 596 voix. Elle fait en effet moins bien qu’en 2020 et les 35,7 % obtenus (663 voix) malgré la victoire de la gauche à Nîmes aux dernières élections municipales. Comme en 2020, la division de la gauche aura été fatale avec les candidatures de la conseillère départementale Carole Bergeri (164 voix, 8,2%) et de l’Insoumis Jean-Baptiste Thibaud (65 voix, 3,3%).
C’est donc la liste d’union Les Républicains avec le «centre» qui l’a emporté. Le sortant Laurent Burgoa (LR) totalise en effet 601 voix (36,19%) soit seulement cinq de plus que Denis Bouad. Malgré la perte de Nîmes aux municipales, il parvient donc à limiter la casse (la liste de droite avait obtenu 672 voix en 2020) en sauvant un siège.
Mais la droite perd donc un siège puisque le troisième fauteuil de sénateur revient au Rassemblement National, une nouvelle étape dans un département qui compte déjà six députés d’extrême droite. La députée Sylvie Josserand (RN) obtient en effet 493 voix et siègera donc au Palais du Luxembourg. Une élection qui pourrait s’avérer décisive pour le RN qui cherchait à constituer un groupe au Sénat.
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Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche conserve ses trois élus, le RN en obtient deux
La liste d’union de la gauche est arrivée en tête des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône ce dimanche soir, en obtenant 1008 voix et 27% des suffrages. Dans un scrutin marqué par un nombre record de candidatures et brouillé plus encore par la crise traversée par la Métropole Aix-Marseille, elle conserve ainsi les trois sièges de ses sénateurs sortants, Jérémy Bacchi (PCF), Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). Sans obtenir le quatrième siège qu’elle espérait conquérir, forte de son résultat lors des dernières municipales à Marseille.
A droite, la liste menée par la sénatrice sortante Brigitte Devésa (UDI) et le président de Région, Renaud Muselier (Ren.) obtient 581 voix, soit 16% des suffrages. Elle obtient donc deux sièges, de justesse pour le président de Région. La sénatrice sortante Valérie Boyer (LR) réussit de son côté son pari en conservant son siège avec 395 voix (10%). Quant à maire de Gardanne Hervé Granier (LR), il reçoit 201 voix (5%) et échoue à entrer au palais du Luxembourg.
La liste d’extrême droite, menée par deux récents ralliés au RN, Marie-Pierre Callet et Fabien Bravi, espérait obtenir deux sièges. Elle réussit son pari, avec 685 voix (18%). Le sénateur sortant (ex-RN) Stéphane Ravier, toujours sous le couperet d’une peine d’inéligibilité en attendant la décision de la Cour de Cassation, obtient de son côté 265 voix (7%) et perd son siège.
L’ancien député (PS) Jean-David Ciot espérait quant à lui capitaliser sur la crise métropolitaine. Un pari perdu, avec 249 voix (6%). La sénatrice guériniste sortante Mireille Jouve perd elle son siège au palais du Luxembourg en n’obtenant que 201 voix (5%).
Enfin, les Insoumis qui se présentaient pour la première fois dans ce scrutin dans le département reçoivent seulement 77 voix (2%) pour la liste LFI menée par l’élue d’opposition à La Bouilladisse Michelle Blanchard-Svoboda.
Autant de voix qui privent la gauche de son quatrième siège.
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Sénatoriales : les Républicains sauvent deux sièges dans le Var, le RN en prend deux
Les élections sénatoriales ont livré leur verdict dans le Var. Tel que c’était redouté, la vague bleue marine des dernières municipales n’a pu être endiguée. Le RN (691 voix) obtient, pour la première fois dans le département, deux sénateurs, en les personnes de Franck Giletti, délégué départemental du parti et député de la 6e circonscription, et de Carine Leroy, adjointe aux ressources humaines du maire de Fréjus David Rachline.
Cette entrée se fait au détriment de la gauche, affaiblie par les dernières élections municipales, qui perd le siège qu’avait obtenu André Guiol (ex-PS), et des Républicains, arrivés en tête (907 voix), mais qui perdent un sénateur.
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Le sénateur sortant Jean-Yves Roux réélu dans les Alpes-de-Haute-Provence
Stéphanie Colombero, la candidate DVD issue de LR soutenue par la présidente du département Eliane Barreille (DVD) et le maire de Manosque Camille Galtier (DVD), a elle obtenu 122 voix, soit 21,9% des suffrages exprimés. En troisième place, Fabrice Durnerin (UDR-RN) a obtenu 46 voix, soit 8,26% des votes. Marianne Mougey, la candidate LFI, a elle récolté 37 votes, soit 6,64%. Finalement, l’ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen, Stéphane Durbec, a obtenu seulement 18 voix, soit 3,23%. Il y a eu trois abstentions sur les 565 grands électeurs appelés aux urnes.
L’enjeu était important pour la gauche, alors que c’était le seul siège qu’il leur restait dans le département, où les deux députés sont d’extrême droite.
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Hautes-Alpes : le centriste Jean-Michel Arnaud réélu sénateur dès le premier tour
Sur 441 votants, Jean-Michel Arnaud a récolté 334 voix (77,49 % des suffrages exprimés). Loin derrière, le candidat Écologiste Jean-François Baudin, soutenu par le PS et le PC, a reçu un total de 48 voix (11,14 %). Le candidat du Rassemblement national Jérôme Sainte-Marie a recueilli 29 voix (6,73 %). Michel Pons, investi par LFI, s’en sort avec 20 voix (4,64 %). « Ce soutien massif est bien le reflet de notre travail de ce dernier mandat, a déclaré Jean-Michel Arnaud à l’issue du scrutin. Nous continuerons de porter les sujets importants de ce département, comme l’adaptation au changement climatique, la question du logement et la réussite des Jeux olympiques 2030.»
Agathe Di Lenardo
![[Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Yves Roux réélu au 1er tour](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/655b94a558354df225f91e3f63cfd3e2.jpg)

![[Sénatoriales] Chaque camp compte ses divisions](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/cacf46b6ce9bc6f1c18b34fb1d61093c.jpg)