Tag: Elections municipales 2026

  • Sophie Joissains avance ses priorités en vue d’un nouveau mandat

    Sophie Joissains avance ses priorités en vue d’un nouveau mandat

    À une semaine du premier tour, un programme émane pour Sophie Joissains, maire sortante et candidate (DVD) à sa réélection pour la première fois. Au total, une centaine de propositions, étalées sur 16 pages, articulées autour de trois axes : « Préserver les Aixois, améliorer le quotidien, construire la ville de demain. » Et un credo : « Écouter, concerter, puis décider en responsabilité. » Parmi les promesses de campagne mises en avant, « pas d’augmentation d’impôts », mesure annoncée depuis le lancement de la campagne. En figure de proue, « plus de moyens et d’humains pour préserver la sécurité des Aixois », avec renforcement des effectifs de police municipale, la création d’un nouveau commissariat et le développement de brigades spécialisées. Le programme mise aussi sur « des services publics, des équipements sportifs et culturels dans chaque quartier et village », mais aussi un « art de vivre à l’aixoise, adapté à la transition énergétique ». Une liste de « projets emblématiques », portés par la candidate qui prône notamment : la réhabilitation du quartier du Faubourg, déjà lancée, le projet de rénovation urbaine du quartier d’Encagnane, qui a fait couler l’encre, ces dernières années, « l’écoquartier bioclimatique et culturel » de la Constance, « deux nouveaux parkings pour le pourtour du centre-ville » et un parking relais sur le tracé du futur BHNS, la mise en place d’une ferme photovoltaïque ou encore le développement de la géothermie… Autant de mesures qui seront développées ce mercredi, au meeting de la candidate.

  • À Gardanne, ultime meeting pour la gauche avant le scrutin

    À Gardanne, ultime meeting pour la gauche avant le scrutin

    Un dernier meeting, quatre jours avant le premier tour du scrutin. L’équipe Changeons de Cap pour Gardanne, fait le choix d’une union à gauche, la FI comprise, pour que la commune soit de nouveau un bastion de la gauche. « Les six mois de travail ont été au-delà des histoires de partis, tout le monde s’est mis au travail dans l’intérêt de Gardanne et Biver. Personne n’a ramené les histoires de luttes entre les partis politiques au milieu », rappelle Jean-Marc La Piana.

    Lui, est en lice face au maire sortant, Hervé Granier (LR) et Bruno Priouret (RN). « Bien sur que je suis inquiet (…) je pense que le Front national peut faire un score important, je suis inquiet parce que je ne veux pas voir [Hervé] Granier gagner… Mon inquiétude, je l’exprime en travaillant encore plus, dans l’intérêt de notre projet », confie Jean-Marc La Piana, aussi fondateur de La Maison, spécialisée en soins palliatifs. Sur le terrain, les séquences de tractage, de porte-à-porte se poursuivent, les réunions de travail aussi : « J’ai la chance d’avoir une équipe qui joue le jeu, qui est sur le terrain (…) Je ne suis pas seul et c’est une marque de fabrique », assure Jean-Marc La Piana.

    « Parler de l’avenir »

    C’est cet esprit, que l’équipe veut traduire au cours de son meeting, le mercredi 11 mars, à La Maison du Peuple. « On veut qu’il soit le reflet de notre dynamique de travail, qui a toujours été une dynamique très forte », glisse le candidat, qui promet : « je ne serais pas le seul à parler, et il y aura quelques surprises. Au meeting que nous avons tenu à Biver, il y avait beaucoup de monde, j’ose espérer que celui de Gardanne soit encore plus rempli. Je pense qu’on fait une campagne de proximité importante. » À l’ordre du jour de cette soirée donc, annoncée à la Maison du Peuple dès 18h30, le débat autour des points du programme, mais aussi des « choses ajoutées, vis-à-vis de ce qu’il se passe en ce moment », précise le candidat, allusion aux « attaques incorrectes » de ses opposants. « Mais ce qui m’importe est de parler de ce que l’on veut faire à l’avenir et ne pas tenir un meeting qui soit fait d’attaques pures ou frontales, ce n’est pas l’objectif. Il faut que les gens aient envie de voter pour nous et pas contre les autres, qu’ils aient envie de voter pour nous sur un programme qui me semble tenir la route, qui a été bien travaillé pendant six mois », estime Jean-Marc La Piana. S’il est difficile d’estimer le public qui sera présent mercredi soir, l’équipe s’attend à rencontrer des « visages nouveaux, c’est en tous cas l’objectif. On a été très bien accueillis en faisant du porte à porte », assure le candidat à gauche.

  • La CGT psychiatrie en appelle à la responsabilité des maires

    La CGT psychiatrie en appelle à la responsabilité des maires

    « Budget en berne, difficultés à recruter, lits supprimés, formations compressées, malades laissés en souffrance. » Le constat est dressé depuis des années. Réunis au local CGT du Centre hospitalier Edouard Toulouse, les représentants syndicaux des unions départementales des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, des Hautes-Alpes et du Var refusent de s’y résigner.

    « Dans un contexte de pénurie de médecins, nous appelons à la solidarité des psychiatres », explique Pierre-Edouard Thiébaud, responsable syndical au CH Edouard Toulouse, dont le pôle littoral Nord est menacé par de nouvelles fermetures de lits. « Mais aussi à la responsabilité des maires car ils siègent dans les conseils d’administrations et ont un rôle d’officier de police », rappellent les élus CGT.

    Quand la branche fragile de l’hôpital public prend à ce point l’eau, le privé devient la bouée de secours. Et l’accès aux soins se restreint : « Pour une prise en charge dans le privé lucratif, le reste à charge du patient c’est 3 000 euros par mois », souligne le Dr Bernard Fossa, psychiatre au centre Henri Guerrin à Pierrefeu-du-Var. « Les équipes mobiles ne compensent pas les lits supprimés, et ne résorbent pas les déserts médicaux dans les endroits les plus précaires, alors qu’on fait face à l’explosion des consommations toxiques, aux passages à la violence, que des patients se clochardisent », déplore Sandrine Giaime, qui exerce dans les Hautes-Alpes. Et partout, de plus en plus d’enfants et d’adolescents sont concernés par des troubles. À Avignon, « cinq structures de pédopsychiatrie ont fermé en un an et demi », précise le responsable CGT du Vaucluse.

    Il y a beaucoup à revoir : « La sectorisation est passée d’un pôle médico-psychologique pour 70 000 habitants dans les années 70 à un pour 300 000 aujourd’hui. pour recruter il faut cesser d’abaisser la formation donc les compétences mais mettre en place des conditions d’accueil attractives, dans les écoles le besoin en pédopsychiatres est urgent », proposent ces soignants qui restent motivés et engagés et ont adressé des courriers à leurs maires pour travailler à remailler le territoire.

  • À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    Ancien adjoint aux finances du maire actuel Jean-Jacques Coulomb (DVG), ayant démissionné en 2023 en raison de désaccords avec ce dernier, Claude Passrel (SE) tente aujourd’hui de reprendre la mairie à celui dont il fut le colistier.

    À 66 ans, celui qui a été responsable des finances de la commune et acteur associatif local s’est entouré d’une équipe intergénérationnelle, de 21 à 76 ans, composée de femmes et d’hommes issus de tous horizons : anciens élus, chefs d’entreprise, professionnels de santé, enseignants, agents publics, éducateurs sportifs, bénévoles et présidents d’associations, étudiants ou jeunes actifs.

    « Une nouvelle page »

    Une liste qu’il décrit « d’une diversité rarement observée dans la vie politique locale, engagée et tournée vers l’avenir, déjà investie dans la vie du village et porteuse d’une dynamique nouvelle. Cette pluralité traduit la volonté d’incarner une alternance collective et crédible, fondée sur les compétences et l’engagement citoyen ».

    Par ailleurs, « Saint-Zach’ pour vous et avec vous » compte de nombreux jeunes parents, dont plusieurs ont été délégués de parents d’élèves dans les écoles du village. Une composition qui, selon Claude Passerel, incarne « une attention particulière portée à la jeunesse, à l’éducation et à la qualité de vie des familles. » Il conclut : « Sans renier le passé, nous faisons le choix d’ouvrir une nouvelle page pour Saint-Zacharie. Cette équipe rassemble des habitants qui partagent une même envie : servir le village avec sérieux, transparence et esprit collectif. »

  • Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Militant associatif, figure de proue du Collectif anti-carrière de Mazaugues (CACM), Thierry Gontier se lance dans la course à la mairie. Et ses engagements n’y sont pas étrangers : « On est une liste composée de citoyens engagés contre la carrière. Il est temps de faire différemment afin de prendre, avec les Mazauguais, des décisions qui impactent notre quotidien et celui de nos enfants. »

    Celui qui n’avait encore jamais fait de politique entend « préserver la qualité de vie » : « Il y a beaucoup à faire : réfléchir à un développement cohérent, ne pas priver les générations futures de nos ressources et qualité de vie, en portant une vision à long terme, pas que sur six ans. » Thierry Gontier ne souhaite pas se précipiter et prévoit un audit « pour voir où en sont les dossiers », notamment sur le « réseau d’eau, obsolète » : « On ne pourra pas prendre des décisions directement. Ce qu’on veut faire n’a pas été fait avant, c’est-à-dire travailler en transparence, tenir les Mazaugauias informés des décisions, voire les prendre avec eux. »

    « Changer de cap »

    À ses côtés, ses colistiers de « Mazaugues Ensemble » (SE) revendiquent « des âges (18-70 ans), parcours et sensibilités différents. Même si certains ont leurs idées, le but est de travailler pour Mazaugues, sans couleur politique ». « La commune va perdre son identité. Il faut changer de cap, ne pas l’empêcher de se développer, mais réfléchir aux conséquences en tenant compte de ses moyens, en accueillant des projets agricoles, touristiques, plutôt qu’industriels ou urbanistiques », propose-t-il.

  • Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    À Hyères, la gauche unie ne l’est finalement pas complètement, du moins si l’on étend l’alliance jusqu’au centre gauche. Après avoir quitté en juillet 2025 la liste « Hyères, unie à gauche », conduite par Caroline Moulin (Les écologistes), Place publique Var s’est en effet rangée derrière Nicolas Massuco et la liste citoyenne (SE) « Hyères Avenir ». Ses responsables s’en expliquent : « Nous partageons le respect des institutions, l’attachement aux valeurs de la République et le rejet des extrémistes. Nous appelons les sociaux-démocrates à nous rejoindre pour un projet juste et tourné vers l’avenir. »

    LFI dans le collimateur

    Avec cette position, les représentants du parti de Raphaël Glucksmann souhaitent se démarquer de « Hyères, unie à gauche », qu’ils considèrent comme « essentiellement portée par LFI. Le PS s’étant retiré, nous sommes la seule liste qui porte les valeurs sociales-démocrates ». Quand bien même la tête de liste en face est écologiste et que les colistiers proviennent de différents horizons (PCF, l’Après, Génération.s, Debout !, REV). « Certes, mais LFI est largement représentée, avec un numéro 2 REV [Rachid Setouty, Ndlr.] affilié », soutient Pascal Colin, co-chef de file PP à Hyères. Des propos auxquels Caroline Moulin a répliqué : « M. Massuco se dit PRG, mais s’affiche sans étiquette, ratisse au centre droit, et dit “ni droite ni gauche” dans ses discours. Et puis, est-ce que la social-démocratie a porté ses fruits par le passé ? On est la liste de gauche et écologique hyéroise, et là-dessus, on reste ferme. »

    De son côté, « Hyères Avenir » entend néanmoins porter des orientations écologiques, dont « une réduction des constructions et l’accélération de l’opération Grand Site de Giens », ainsi que la promotion de « l’agroécologie et les circuits courts ». Sur le volet social, Place publique affirme que la liste défendra « des actions fortes auprès des mineurs pour réduire les inégalités sociales », en instaurant « l’égalité réelle hommes-femmes dans tous les domaines de la vie locale » et en « favorisant le vivre-ensemble et les liens intergénérationnels ».

  • Saint-Cyr à gauche dévoile son plan logement et transports

    Saint-Cyr à gauche dévoile son plan logement et transports

    Pour leur avant-dernier meeting, Sylvie Vinceneux et Saint-Cyr à gauche se sont penchés sur le logement et les transports, deux de leurs engagements phares. Un programme basé sur « la concertation », pour « un logement accessible à tous. » À ce titre, la liste milite pour la relance du logement social, à « 9% aujourd’hui alors qu’on devrait être à 25, ce qui fait payer à la ville une amende de 570 000 € par an ! », pointe la candidate.

    Outre celui-ci, Saint-Cyr à gauche veut renforcer le prêt locatif aidé d’intégration et le bail réel solidaire pour les plus précaires, l’encadrement des loyers, la taxation des résidences secondaires (45% des logements saint-cyriens), la limitation des Airbnb, ou encore la création de logements pour les saisonniers et d’une deuxième résidence seniors.

    « L’OAP Pradeaux Gare ne pourra pas se faire »

    Pour les transports, la candidate veut mettre en place « un véritable plan », qui comprendra la « réactivation de la ligne St-Cyr – La Ciotat », en bus et en navette maritime, des « navettes électriques à la demande pour seniors et PMR », ainsi qu’un stationnement « qui ne doit pas être augmenté mais revu » avec des zones bleues, et une limitation de la gratuité « pour éviter les voitures ventouses » dans certaines zones, telles que le parking de la gare.

    C’est d’ailleurs dans ce quartier de la gare que se tenait la réunion publique, pour aborder la question des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) Pradeaux-Gare. Lancé en 2014, le projet n’avance pas, alors que la commune a obtenu la construction du pôle d’échange multimodal de la LNPCA Marseille – Nice, terminus du « RER toulonnais », en 2020 : « Le maire a voulu faire financer par la SNCF le réseau viaire autour de la gare, en espérant qu’elle allait s’occuper de l’acquisition des terrains pour aménager la gare, et qu’il puisse asseoir son programme immobilier autour », précise Joël Duret, l’un des colistiers. Mais la cinquantaine de familles qui doivent être expropriées, faute d’accord avec la mairie « qui propose des prix 30 à 40 % en dessous du marché », ne l’entendent pas ainsi et empêchent toute avancée. « Le projet ne pourra pas se faire », certifie Joël Duret. Et comme, par définition, l’OAP ne met « rien par écrit qui engage la mairie », elle pourra être entièrement redéfinie par la future municipalité. De son côté, Saint-Cyr à Gauche la fera valider par référendum.

  • Les progressistes au service de l’intérêt général à Six-Fours

    Les progressistes au service de l’intérêt général à Six-Fours

    La politique nous concerne tous c’est notre présent, notre futur, notre vie, ne la laissons pas à d’autres », commence le chef de file de Six-Fours à gauche, Pascal Cabras, en rappelant que « l’abstention est la pire des défaites ».

    Pour le syndicaliste apparenté communiste « les citoyens doivent redonner un nouveau souffle à la démocratie », et arrêter de laisser les autres décider à leur place.

    L’occasion de rappeler que la liste de rassemblement des progressistes leur donne justement l’opportunité de faire entendre leurs voix et refuser « l’entente bilatérale entre une droite extrême et une extrême droite ». En notant que 70 % des votes au conseil municipal sont communs à la majorité LR et au RN.

    Et de lancer : « Nous sommes la seule opposition présente au conseil municipal depuis 2020, la seule liste qui lutte pour une ville juste solidaire et durable, avec une orientation écologiste et sociale profitable à tous nos habitants. »

    « L’entre-soi c’est terminé ! »

    Avec un certain nombre d’atouts pour changer la donne, comme celui de regrouper toutes les composantes de la gauche et des écologistes.

    Pascal Cabras a dit également la fierté d’être soutenu par le parti communiste, en rappelant toutes les avancées sociales dont il a été le moteur et sa résistance aux heures de la déshonorante de la collaboration.

    «  Avec un parti communiste à 28 %, nous avons obtenu la Sécurité sociale. Avec un FN à 30 %, nous aurons bientôt la retraite à 67 ans », met-il en garde.

    Concernant le programme, Pascal Cabras a insisté sur l’urgence de s’attaquer à la crise du logement, en notant qu’il manque 2 842 logements sociaux dans la commune pour se mettre en conformité avec la loi. Un retard assumé par la municipalité sortante puisque relevant d’« un choix purement dogmatique ».

    Et de poursuivre : « Nous remplacerons l’entre-soi par la mixité sociale ! »

    Pour autant, pas question de construire de manière anarchique ni d’empiéter sur les zones agricoles ou sensibles qui seront au contraire sanctuarisées. Mais plutôt de densifier le centre-ville.

    La création d’un centre de santé a également été mis en avant ainsi que des places de crèches municipales avec une tarification progressive.

    Il en est également d’une maison de retraite municipale adaptée et d’un service de pompes funèbres lui aussi géré par le public. Un changement de cap au service de l’intérêt général, cette fois.

  • Les anciens du festival des Agglos répondent à Spanu

    Les anciens du festival des Agglos répondent à Spanu

    La simple évocation d’un festival antifasciste à l’arrêt depuis 2011 dans le programme d’un candidat d’extrême droite suffit à faire monter ses anciens organisateurs au créneau, par le biais d’un communiqué de presse paru jeudi.

    « Nous, anciens membres de l’association « Avec la tête », créatrice du Festival des Agglos, avons été surpris qu’un candidat d’extrême droite, issu d’une alliance avec le RN, se permette de poser dans son programme l’idée qu’il puisse en être à l’origine alors que la volonté première de ce festival est le combat de ses idées » taclent ceux qui visent Pascal Spanu, candidat du RPR du député RN Franck Alisio.

    Car précisément, le festival est né « en 2002, entre les deux tours de l’élection présidentielle, lorsque Le Pen [FN] accède au second tour face à Chirac » rappellent ses organisateurs, qui se sont « mobilisés comme partout en France pour dire non à l’extrême droite ».

    « Un sursaut démocratique »

    « À Port-de-Bouc, ville populaire, ouvrière, maritime, cette mobilisation prend une forme particulière, celle d’un festival » rappellent les anciens organisateurs, affirmant que « le Festival des Agglos n’est pas né d’une logique commerciale. Il est né d’un sursaut démocratique » dont « aujourd’hui encore l’esprit demeure », après sa disparition en 2011 après 10 éditions.

    Dans son programme, Pascal Spanu veut passer « du festival des Agglos à un nouveau festival », promettant de « refondre les animations de la ville : festival, concerts, (…) ». Mais pour les anciens du Festival des Agglos, c’était « bien plus qu’un événement musical : un acte citoyen, une réponse culturelle à la montée de l’extrême droite ». Loin d’un « exercice nostalgique, c’est rappeler qu’une ville rassemblée, peut transformer l’inquiétude en création, la colère en musique, et la peur en fraternité », concluent-ils.

  • L’Union pour Arles aux bons soins des quartiers populaires

    L’Union pour Arles aux bons soins des quartiers populaires

    Les enfants de l’école Georges-Brassens, guidés par leur professeur de sport, ne sont pas découragés à la vue de leurs équipements en ce vendredi début d’après-midi. La cage de but de leur terrain synthétique est attachée à un filet troué, les grillages tiennent au fil de fer, tandis que le terrain de football à proximité, qui n’a plus de filets aux buts, laisse s’épanouir herbes et moustiques, en nombre.

    Ce n’est pas un hasard si Nicolas Koukas (PCF) et ses colistiers de l’Union pour Arles ont investi les abords du gymnase Angelin, dans le quartier du Trébon, pour leur conférence de presse dédiée aux quartiers. « On va réinvestir ces quartiers délaissés depuis 6 ans » prévoit le candidat, parlant d’un « plan d’investissement massif ». « Ça ne demande pas des millions de refaire la cage des buts et de grillager l’entrée pour éviter des feux », souligne-t-il en désignant l’arrière noirci du gymnase.

    Leur idée pour Arles est d’installer « des mairies annexes avec les drapeaux tricolores et de la Ville pour montrer que la puissance publique est là », d’après Nicolas Koukas, des lieux dans lesquels pourraient se côtoyer espaces culturels, antenne de la médiathèque, ou encore acteurs de l’accompagnement à l’emploi. « On pense aussi à France services pour faire ses démarches », complète Sylvette Carlevent.

    Démocratie participative

    Outre les services, Nicolas Koukas insiste sur le fait de « mettre les bailleurs face à leurs responsabilités », en rencontrant leurs dirigeants pour « leur mettre une pression constante sur l’entretien intérieur et extérieur des immeubles ». Le candidat propose le cadre d’un « contrat mixte entre la Ville et les bailleurs » sur la répartition des compétences : « Déchets, propreté, qui fait quoi ? Il n’y a pas de suivi, ça prendra du temps mais on n’abandonnera pas les quartiers. »

    Bruno Leclerc (NPA) souligne l’importance de « mettre en place la démocratie participative, engagement fort de l’Union pour Arles pour que les jeunes et les habitants des quartiers reprennent leur vie quotidienne en main » au travers des conseils de quartier. « Nous leur donnerons des moyens et nous lançons un large appel aux habitants pour en faire une structure de décision », insiste Nicolas Koukas. Fatima Benamar complète : « Un habitant est seul face à un gros groupe. Au conseil de quartier c’est différent. On est plus proche et moins isolé. »

    « Nous recruterons aussi un médecin au sein du service hygiène de la Ville » pour lutter contre les logements insalubres et « traiter rapidement les signalements », conclut Nicolas Koukas.