Tag: Elections municipales 2026

  • Pays d’Aix : le demi-échangeur, un thème de campagne majeur

    Pays d’Aix : le demi-échangeur, un thème de campagne majeur

    Le sujet s’invite chez tous les candidats de Bouc-Bel Air et de Cabriès, quel que soit le parti. Le projet de demi-échangeur de la Croix d’Or, révélé dans le PLUi de 2024, est inscrit dans la section de Bouc-Bel-Air, au sein de l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) de San Baquis Est, qui en prévoit la réalisation. Objectif affiché, désengorger le secteur des Trois Pigeons en créant une sortie de l’A51 depuis Marseille, au niveau de Décathlon, vers Bouc-Bel-Air et rediriger une partie du trafic vers la RD60 en direction de Cabriès. En janvier déjà, Mathieu Piétri, maire de la commune boucaine et Amapola Ventron, maire de Cabriès, tous deux candidats à leur réélection, s’opposaient, d’une même voix, « fermement et définitivement », estimant qu’il « n’apporte aucune réponse adaptée » à la saturation routière. Le premier indiquait avoir « saisi la Métropole et le Département pour demander la suppression, au sein du (PLUi), des Emplacements Réservés et de l’OAP sectorielle San Baquis-Est ». La seconde indiquait avoir « saisi le département pour réitérer cette demande de retrait en novembre dernier ».

    Un recours déposé

    Selon l’entourage de Mathieu Piétri, à ce stade, il n’y a « aucune chance que cet échangeur se fasse, car deux maires ont écrit à la Métropole et au Département ». « Le Département m’a confirmé, le mois dernier, avoir acté notre opposition et sur la prochaine modification du PLUi, nous avons donc émis notre proposition à nouveau. Le Département portera notre opposition sur la prochaine modification du PLUi », assure de son côté Amapola Ventron. Pourtant, pour Mehdi Medjati, candidat sur Cabriès, « il n’y a que deux manières d’obtenir l’annulation de ce demi-échangeur : une annulation judiciaire, ou une révision du PLUi qui porterait précisément sur l’OAP San Baquis. À ce stade, nous n’avons ni l’une ni l’autre ». Un recours contentieux, toujours en cours, a été déposé par la voix d’une association que préside ce dernier. Parmi les candidats boucains, les solutions alternatives et avis fusent. « Je défends l’idée d’une passerelle qui enjambe le carrefour des Trois Pigeons pour aller directement dans le Pôle d’Activités, au niveau de l’Arena », propose Bruno Aubry. Quand Mathieu Morateur estime qu’en l’état « le projet est un leurre » et que la priorité doit aller au réaménagement du rond-point des Trois Pigeons. Le demi -échangeur n’aurait d’intérêt que s’il ne sert plus de délestage, mais « essentiellement au service des riverains ». Pour Hervé Plisson, « tant que le problème des Trois Pigeons n’est pas résolu de manière sérieuse, c’est inacceptable de faire une sortie à la Croix d’Or. »

  • Josée Massi donnée gagnante à Toulon face au RN

    Josée Massi donnée gagnante à Toulon face au RN

    C’est sûr que du côté de l’écurie Bonnus on doit faire grise mine au regard des résultats du sondage exclusif Elabe/BFMTV/Var-Matin qui ont été rendus publics lundi à 17h30. Après avoir fanfaronné la semaine dernière avec une étude commandée par leurs soins et des « résultats maisons » pas très sérieux, force est de constater que les données statistiques indépendantes mesurées par Elabe donnent incontestablement la maire sortante Josée Massi (SE) (27%) bien devant le sénateur LR (14%) au premier tour. Ce dernier retrouvant plus ou moins son score d’avant l’opération gonflette. De quoi discrédité encore un peu plus le pack Bonnus-Falco, très offensif certes, mais manquant quelque peu de panache avec la distribution de mauvais coups. En tout cas, force est de constater que ne joue pas les influenceurs qui veut ! Puisque c’était de toute évidence le but recherché par l’opération de l’équipe. Cela étant dit le match est loin d’être encore joué puisque même si Josée Massi est donnée gagnante au second tour en cas de duel avec la candidate RN Lavalette, avec 53% contre 47%, cette dernière arrive largement en tête au premier tour avec 41%. La maire sortante continue donc à jouer, c’est sa signature, la carte de l’humilité en rappelant à ses troupes que « les sondages ne font pas l’élection ». La consigne étant donc de rester concentré. Ces résultats étant « un encouragement à poursuivre la dynamique engagée et à continuer de convaincre ».

    La liste de rassemblement de la gauche Toulon en Commun menée par Magali Brunel est donnée à 12% (6% pour LFI).

    « Les résultats du sondage sont une photographie à un moment donné et ne préjugent pas des résultats définitifs », réagit-elle. En notant tout de même que « les sondages indépendants sont incertains mais beaucoup moins que les sondages payés par un candidat ». Le collectif invite également l’électorat de gauche à mesurer les enjeux et à voter pour la liste Magali Brunel de rassemblement des progressistes pour être efficace, plutôt que de s’éparpiller.

  • Une soirée à Toulon pour faire entendre les voix du terrain

    Une soirée à Toulon pour faire entendre les voix du terrain

    Après Aubagne et Nice, la prochaine table ronde aura lieu ce mercredi à 17h15 à la Bourse du travail de Toulon. Elle réunira ATD Quart Monde, la Fondation pour le logement, la Ligue des droits de l’Homme, France Nature Environnement ainsi qu’un travail sur le volet des Handicaps et des Violences faites aux femmes. Cristel Migliaccio, de la CFDT Paca, participera également.

    Les remontées de la société civile

    « L’idée est d’avoir un retour d’acteurs engagés sur le terrain et de prendre des idées de ces échanges en collectif », précise Isabelle Godefroy, coordinatrice du Pacte du pouvoir de vivre en Paca.

    Chacun alimentant le débat dans son champ de compétences comme le pouvoir d’achat, la pauvreté, le logement, l’environnement, l’alimentation, les violences faites aux femmes et la démocratie au travail. Le tout afin d’être à même de dégager des propositions très concrètes dont peuvent se saisir les municipalités.

    L’objectif de ces retours de terrain est d’en faire un plaidoyer très local et de le diffuser à toutes les listes engagées dans la campagne des municipales, juste avant le 1er tour. Il s’agit de leur offrir une vision des propositions portées par la société civile, au plus près des besoins des habitants. À charge pour elles, ensuite, de s’en saisir ou non.

    La soirée est ouverte à tous pour venir échanger.

  • « Aimer Barjols » organise une rencontre sur l’artisanat et l’économie locale

    « Aimer Barjols » organise une rencontre sur l’artisanat et l’économie locale

    À moins de deux semaines des élections municipales, l’association « Aimer Barjols, village d’avenir » et son candidat (SE) aux élections municipales, François Volpi, accompagné de son équipe, organise une rencontre publique dédiée aux questions de l’artisanat et de l’économie locale, ce jeudi, 19h, à l’Hôtel du Pont d’Or, à Barjols.

    Cette soirée d’échanges se tiendra en présence de Valérie Marrone, administratrice à la Chambre de métiers et de l’artisanat du Var et présidente de l’association Fiers d’être Artisan – Var, coorganisatrice de l’événement. L’artisanat constitue un pilier de la vitalité économique, sociale et identitaire de Barjols.

    Créer du dialogue social

    Cette rencontre vise à créer du dialogue entre artisans, acteurs économiques, habitants et porteurs de projets, autour des réalités du terrain et des perspectives de développement du village. Elle permettra ainsi d’aborder les thématiques liées au soutien à l’artisanat et aux commerces de proximité, à la revitalisation du centre-bourg, à l’attractivité touristique et résidentielle, ainsi qu’à l’emploi local et au développement durable du territoire.

    Les échanges s’inscriront dans une réflexion sur la dynamique de revitalisation portée par la Chambre de métiers et de l’artisanat du Var, le programme « Petite Ville de Demain » et les orientations proposées par « Aimer Barjols, village d’avenir » en matière de développement économique local.

  • [Entretien] Charles Berling : « Le RN utilise tous mensonges et fantasmes pour gagner le pouvoir »

    [Entretien] Charles Berling : « Le RN utilise tous mensonges et fantasmes pour gagner le pouvoir »

    La Marseillaise : Le Rassemblement national se voit déjà à la tête de la ville. À quels risques les Toulonnais s’exposent-ils ?

    Charles Berling : La réponse est très simple, il suffit de se renseigner un peu pour les connaître. Je pense que les gens devraient un peu mieux regarder les programmes, tout simplement. Et deuxièmement, ils ne devraient pas s’abstenir de voter, quelles que soient leurs convictions. Le problème majeur que nous avons en démocratie, aujourd’hui, c’est l’abstention. Les gens pensent qu’ils vivent seuls dans une société. Mais ils entendent quand même la radio, la télé, ils lisent les journaux, ils constatent qu’on est toutes et tous liés. Ça veut dire que s’abstenir, c’est ne pas prendre ses responsabilités en tant que citoyen et donc c’est faire crever la démocratie. Et ça, c’est le plus grave. Les gens pensent qu’ils vont faire du pognon et s’en sortir sans les autres : ça n’existe pas. Dans une société humaine, ça n’existe pas. Nous sommes toutes et tous solidaires.

    Vous parliez de programme…

    C. B. : Oui, c’est un programme tellement mince, incohérent et faux… Qu’est-ce que dit Laure Lavalette ? : « Je veux faire des guinguettes, je veux pouvoir sortir la nuit en boîte de nuit… » C’est un DJ, pas terrible d’ailleurs, qui serait son adjoint à la culture.

    Et c’est quelqu’un qui m’envoie des lettres pour me féliciter de mon travail et me dire « Bravo vous faites un travail remarquable » quand elle est au conseil régional et qui, en même temps, prétend qu’à Toulon, il ne se passe rien. Ça fait 15 ans que je suis ici. C’est la deuxième scène nationale de France. Et elle dit qu’il n’y a rien ici ! Pourquoi Mme Lavalette dit ça ? C’est parce qu’elle ne vient jamais. Alors, pourquoi elle nous insulte sans venir ? Vous comprenez le niveau de tartufferie que représentent ces politiques ? Parce que c’est une bête politique, une bête de médias qui n’a rien derrière et qui fait des promesses à tout va, y compris à moi. C’est tout ce que c’est.

    Elle prétend pourtant mieux connaître les besoins des Toulonnais…

    C. B. : On mesure l’irrationalité de ce qu’elle propose et le piège dans lequel les gens tombent. Parce qu’encore une fois, ces gens-là, comme Laure Lavalette, sont soutenus par qui ? Par des milliardaires, par des Trump, par des Bolloré, par des gens qui ont plein de pognon et qui veulent bien niquer la classe populaire. Parce que là, ces gens-là me parlent du peuple. Mais Bolloré, c’est le peuple ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Ce sont des gens qui font du business sur notre dos et ne payent même pas d’impôts. Vous avez vu le dernier rapport qui dit que 13 800 millionnaires ne payent pas d’impôts en France ? Et après, on me fait des leçons sur l’histoire du peuple ou pas le peuple. Cette personne-là est juste un instrument minable de ces politiques épouvantables, de ce capitalisme qui réduit les êtres à des marionnettes, à rien.

    Je suis un être de culture qui est en même temps un citoyen qui a des convictions politiques et qui croit au service public. Donc, je le défends corps et âme. Alors que l’extrême droite travaille pour des gens qui vont tout ramener au privé. Et vous allez voir, quand il n’y aura plus d’hôpitaux, quand il faudra aller dans des cliniques… Vous croyez que ces gens-là, ils construisent quoi ? Une société sociale ?

    Ils sont pourtant nombreux à tomber dans le piège.

    C. B. : Oui, tous ces pauvres gens qui se font avoir. Nous, on croise la cheffe de chœur de l’Opéra de Toulon, qui est sur la liste de Laure Lavalette. On lui dit « mais pourquoi Martine, pourquoi est-ce que vous soutenez cette femme ? Vous avez vu ce qu’elle dit sur la culture ? C’est-à-dire rien, les guinguettes, le machin. Pourquoi vous faites ça ? » Elle n’a rien à répondre. Rien. Mais rien. Elle ne dit pas, mais non, c’est un super programme, machin, etc. On devrait être dans une période où on défend un programme contre un autre. Ce n’est pas ce qui se passe, en fait. Et c’est ça qui est la catastrophe démocratique du pays.

    Le RN utilise tout le charabia, tous les mensonges, tous les fantasmes pour gagner le pouvoir. Parce qu’en plus, on sait très bien que dès que Laure Lavalette pourra être ministre, elle partira direct. Elle n’en a rien à faire d’être à Toulon. C’est le pouvoir qui les intéresse. Il y a une espèce de truc avec Toulon pour le RN, ils veulent en faire une sorte de trophée, gagner une ville de plus de 100 000 habitants.

    Ils ont en plus une conception très étriquée de la culture…

    C. B. : Ça, il suffit de voir dans les villes où l’extrême droite s’est installée, où il y a une scène nationale. Qu’est-ce qu’ils font ? Ils prennent la salle. Ils disent : « Moi, j’ai le droit de l’avoir tant de temps. » Et au fur et à mesure, ils éjectent la culture, ce qui ne leur plaît pas. C’est une tendance absolument mortifère, totalitaire. André Malraux disait que le moment où le politique se mêle de décider ce qui est de l’art ou ce qui n’en est pas, c’est le début de la dictature et du totalitarisme. Parce que le politique n’est pas un artiste, ce n’est pas à lui de définir la valeur de l’art.

    Évidemment que nous, on a des tas de garde-fous moraux, sociaux, légaux. C’est-à-dire qu’on ne peut pas tout dire dans un spectacle, on ne peut pas tout dire dans une œuvre d’art. Mais l’artiste, moi, je lui dis toujours : il est libre. Et jusqu’à présent, depuis que j’ai fondé ce théâtre avec mon frère en 2010, ce principe-là a toujours été respecté. Toujours. Si Laure Lavalette nous dénie totalement, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que dès le moment où elle va arriver au pouvoir, elle va s’empresser de dire : « Vous allez faire ci, vous allez faire ça. » C’est ça que les gens veulent ? On a une ville en bon état. Pourquoi risquer de tout chambouler ? Risquer de revivre ce qui s’est passé en 1995 ? Parce que ce parti a beau dire qu’il a changé, on va se retrouver exactement comme en 1995. Les Toulonnais s’en souviennent, quand même, de ce qui s’est passé, du bordel qu’il y a eu et du fait que la ville était dégueulasse. C’est ça qu’ils veulent ?

    Mais comment sort-on de ce marasme aujourd’hui ? La culture peut-elle jouer un rôle ?

    C. B. : Oui, parce que contrairement à ce qu’on dit, les artistes ne sont pas des rêveurs en dehors de la réalité. Ils la révèlent par leur travail. Ils la montrent, la font ressentir, la font exister. L’artiste est là pour affronter la réalité. Et donc, pour sortir de ce marasme, comme vous dîtes, ce qu’il faut faire, c’est regarder la réalité en face. Et ça fait du bien.

    On a mené des actions sur des semaines et des semaines dans les quartiers qui ont été fantastiques : on a vu les gens descendre dans la rue par milliers et se parler. On est là pour ça, en tant que scène nationale. La culture est là pour ça. On est là pour à la fois défendre une liberté artistique profonde que le Rassemblement national veut détruire et pour défendre l’idée que faire nation, ce n’est pas une race ou une religion : c’est d’être ensemble et d’avoir une vision d’avenir. Parce qu’encore une fois, la nation, je ne la laisserai pas à l’extrême droite.

  • À Aix, la gauche veut « co-construire » ses mesures

    À Aix, la gauche veut « co-construire » ses mesures

    Le programme de la liste Aix Avenir, menée par Marc Pena (PS) et née d’une union des forces de gauche, écologiste et citoyennes, vient d’être mis en ligne. Dès le lendemain, le candidat et ses colistiers ont choisi la salle Ughetti, à Luynes, pour tenir une réunion publique destinée à débattre des mesures proposées.

    « Il y a une activité associative très forte ici, explique Marc Pena, en amont de la rencontre. On veut donner la parole aux citoyens dans un dialogue libre, franc (…). C’est l’occasion de parler de ce que nous proposons, montrer que nous co-construisons les choses. On a pris la responsabilité d’un gros programme, on a été plusieurs à l’élaborer et, en même temps, on le propose aux Aixois sous cette forme. » Une méthode qu’il oppose à celle de la majorité sortante : « Elle ne donne pas de direction, il y a des ordres donnés dans l’urgence pour traiter un problème, sans boussole, sans perspective, sans avenir. Dans ce cas-là, les citoyens sont considérés comme des administrés », estime Marc Pena.

    Selon l’équipe de campagne, près de 100 personnes ont répondu à l’appel. Si les problématiques abordées sont larges, de la végétalisation en passant par le logement et les locations saisonnières – « nous agirons très fortement sur Airbnb », promet le candidat à ce sujet – l’un des sujets prégnants de la rencontre reste celui de la mobilité. à l’échelle de toute la ville et notamment dans ce quartier régulièrement congestionné aux heures de pointe. « Sur ces questions de mobilité, je pense qu’il y a de gros problèmes à résoudre. Qu’est-ce qu’on peut faire ? », lance l’une des participantes. « C’est [aussi] la liste métropolitaine qui va apparaître : c’est à ce niveau qu’il faut que les listes métropolitaines fassent apparaître clairement leur programme. On ne peut pas rester comme ça, avec un système de mobilités peu performant », entend-on dans la foule. « Il faut faire basculer la Métropole à gauche, sinon, nous n’y arriverons pas, il faut voter à gauche, c’est la première des choses, lance Agnès Daures, candidate sur la liste et élue DVG au sein du groupe d’opposition Aix-en-Partage, mené par Marc Pena. Effectivement, on est pour le ferroviaire, qui réglerait énormément de problèmes, notamment celui de la dépollution. »

    Magali Bailleul (Place publique), numéro deux sur la liste, veut rappeler que « les élections municipales sont aussi celles du conseil métropolitain (…). Ce qu’on souhaite réussir à imposer, c’est la création d’une halte ferroviaire à Luynes, La Calade, mais aussi porter le projet du tram-train et de la réouverture de la ligne Aix-Rognac ». « Ce sont 72 trains qui passent quotidiennement à Luynes, mais qui ne s’y arrêtent pas : impensable », rappelle Clément Frel-Cazenave (EELV).

    Marc Pena, va plus loin : « La Métropole est un établissement de coopération intercommunale (…), nous proposons d’avoir un syndicat métropolitain ou seraient présents des élus, des membres de l’administration, qui établirait des projets, les réalisations futures, pour les mettre en activité de façon transparente. » À ce stade, Aix, qui compte 17 conseillers métropolitains, est « sous-représentée », pour le candidat, et doit peser pour décider. « La question va être celle de notre position, mais aussi des alliances, au bon sens du terme, qu’on va pouvoir avoir avec d’autres : si la Métropole penche à gauche (…), on aura une majorité et nous pourrons établir une politique commune. Il faut construire une majorité. » Soit « transformer une métropole de la même façon qu’on est capable de transformer une ville », assure David Tessier (PCF).

  • Hyères : Cyrielle Chatelain présente au meeting de présentation de la liste Hyères, Unie à Gauche

    Hyères : Cyrielle Chatelain présente au meeting de présentation de la liste Hyères, Unie à Gauche

    Pour son meeting de présentation de sa liste d’union de la gauche (Les Écologistes, PCF, LFI, l’Après, Génération.s, REV, Debout !), Caroline Moulin, candidate (Les Écologistes) de « Hyères, unie à gauche » pourra compter sur la présence de Cyrielle Chatelain, députée de la 2e circonscription de l’Isère et présidente du groupe parlementaire Écologiste et social à l’Assemblée nationale. Cette dernière rencontrera la presse locale en fin d’après-midi, avant d’assister au meeting de la candidate écologiste.

    L’Isère en partage

    Une venue dont se réjouit Caroline Moulin, qui ne tarit pas d’éloges au sujet de celle dont l’élection en tant que présidente de groupe en 2022, alors qu’elle venait tout juste de débuter son premier mandat de députée, avait surpris : « Mon père, militant communiste et électeur en Isère, avait contribué à son élection à la faveur de la Nupes : il suivait ses interventions sur la chaîne parlementaire et en disait beaucoup de bien. Elle a su réveiller en lui une écologie qui sommeillait. »

    Elle précise l’avoir elle-même rencontrée « lors des journées d’été des Écologistes à Strasbourg, en août 2025. C’est au cours d’un échange où était présente Lucie Castets que je me suis présentée à elle. Ces échanges ont été très motivants pour la suite de mon engagement. Je ne savais pas encore que j’allais être tête de liste, car je n’étais alors que future colistière ».

    Une rencontre que Caroline Moulin dit avoir provoquée par filiation iséroise, « au prétexte d’avoir grandi à Grenoble », dont la commune d’Eybens, où vit Cyrielle Chatelain, est située dans la banlieue. Alors, une fois investie comme tête de liste, elle a « naturellement pensé à elle. Je me suis permis de la contacter par mail, et sa cheffe de cabinet a pu organiser sa venue pour nous soutenir. Ce meeting avec elle va être un moment clé de notre campagne ! », espère la candidate à la succession de Jean-Pierre Giran (LR), en place depuis 2014.

  • À Aix, le front associatif veut peser dans le débat municipal

    À Aix, le front associatif veut peser dans le débat municipal

    Entre les stands du marché aux fleurs et les militants en pleine distribution de tracts politique, une vingtaine d’associations enfilent leurs dossards. La Cimade, le Secours populaire français, ATD Quart-Monde, la Ligue des droits de l’Homme… Elles sont vingt, engagées dans l’humanitaire et la défense des droits humains, à se mobiliser ce samedi pour demander aux candidats d’intégrer des mesures de solidarité à leur programme et les interpeller sur la place accordée à ce sujet dans leur campagne.

    L’action double un courrier déjà envoyé aux cinq candidats en lice pour les municipales des 15 et 22 mars à Aix-en-Provence. « On les invite à nous faire part de la place de la solidarité dans leur programme de façon concrète, sur un certain nombre de questions que l’on envisage de leur poser, par écrit, mais aussi au travers d’un débat qu’on les invite à organiser », précise Guy Laudren, en charge de l’antenne locale de la Cimade. Deux candidats auraient déjà répondu « favorablement » selon les associations : Mounir Ben Ammar (Rev) et Marc Pena (Aix Avenir). L’initiative part d’un constat : « Rapidement, sur des valeurs communes, on a trouvé une quinzaine de revendications partagées, basées sur ce que l’on considère comme insuffisant de la part de la municipalité en place. Que ce soit la question du logement, du travail collaboratif avec les associations, on a de grosses difficultés avec la dématérialisation et la municipalité à un rôle à tenir. Les associations de protection des femmes ont aussi besoin d’être aidées… », énumère Guy Laudren.

    « Beaucoup à faire »

    L’initiative est assez nouvelle pour ces associations mobilisées. « Je n’ai pas le souvenir qu’on se soit organisé comme cela pour les précédentes municipales, mais il se trouve qu’on travaille ensemble et qu’on a eu envie de faire quelque chose en commun », souligne Martine Herbomez pour ATD Quart-Monde. Pour cette militante, la priorité, pour le prochain mandat, est celle du logement : « Sur cette question, on ne fait pas suffisamment à Aix, alors qu’on a probablement les moyens (…) C’est un choix que font les municipalités, qui sont obligées de réaliser 20% de logement social, mais préfèrent, pour beaucoup, payer une amende. » Pour la militante d’ADT Quart Monde, « il y a beaucoup à faire sur la précarité ». Chaque association a sa requête. « Nous avons deux propositions : recréer la Maison des associations, et un rendez-vous annuel pour faire le point sur ces questions – là », propose Dominique Bruandet, pour le Collectif Agir.

    « On existe, on est là, nos besoins sont multiples. Une aide financière et matérielle est nécessaire pour exercer pleinement notre activité », insiste Didier Blachère, pour le Secours Populaire Aixois.

    « Si on considère qu’Aix-en-Provence est une ville riche et qui se gentrifie, la réalité est qu’il y a une grande précarité avec une population étudiante qui souffre », dépeint Chantal Soubias, bénévole dans la même association. À suivre, donc…

  • 57 noms composent la liste citoyenne de l’Aixois Mounir Ben Ammar

    57 noms composent la liste citoyenne de l’Aixois Mounir Ben Ammar

    Un travail de « plusieurs mois » et « mobilisation préexistante » ont permis à la liste Aix Vivante et Citoyenne, soutenue par le mouvement REV d’Aymeric Caron, menée par Mounir Ben Ammar de rassembler 57 noms. « Il n’y a pas de force politique classique dans notre configuration. Nous avons voulu que ce soit la voix des habitants d’Aix qui puisse se traduire par cette liste », rappelle Mounir Ben Amma. 230 mesures, sont portées par la liste. À ses côtés, Françoise Coux, qui figurait sur la liste d’Aix-en-Partage en 2020. « Je pense qu’on est le terrain actif aixois au-delà des partis », explique cette gynécologue retraitée. Une douzaine des colistiers, font partie des militants LFI qui ont attaqué le parti en justice. « La voie citoyenne aurait existé sans l’esclandre, assure Ben Ammar. On est sur le terrain jusqu’au 14 mars. On fera en sorte d’être sur un score à deux chiffres. Sa liste est estimée à 7% des intentions de vote au premier tour dans un sondage de La Provence.

  • À Marseille, Biaggi repart à l’assaut du bastion de gauche

    À Marseille, Biaggi repart à l’assaut du bastion de gauche

    Le combat s’annonce comme toujours difficile pour la droite dans le bastion historique de la gauche guériniste, terre d’élection du maire de Marseille, Benoît Payan (DVG) en 2020, et où Manuel Bompard (LFI) s’est imposé deux fois dès le 1er tour des législatives. Cette année, huit listes y sont en lice.

    Solange Biaggi y a pourtant été élue maire en 2014. Un succès qu’elle avait partagé avec Lisette Narducci (DVG). Une « alliance compliquée », se rappelle la pharmacienne dont le cuir lissé par les batailles électorales révèle toute la décontraction à l’approche du scrutin. « J’espère qu’on verra mon bulletin », sourit-elle en évoquant un tirage de liste peu avantageux qui l’a placée en 8e position. Née en 1954 à Marseille, Biaggi entre en politique en 2001, « avec la parité » et poussée par Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier venus chercher quelques voix corses en même temps qu’une grande famille (Biaggi – Altieri) du monde économique local.

    Adjointe au commerce, conseillère départementale et métropolitaine en charge de l’attractivité, elle siège depuis 2020 dans l’opposition municipale et préside le bailleur social Provence Métropole Logement.

    « Même dans l’opposition, j’ai continué à travailler dans la proximité », dit-elle, se revendiquant de la transformation de la Joliette et de la rénovation de la rue de la République. « On a beaucoup fait mais il reste encore énormément à faire sur le 3e, où il y a le plus de précarité et d’insalubrité. »

    « Ce secteur c’est mon ADN »

    La candidate affirme surtout son attachement aux 2-3 qu’elle veut « tirer vers le haut et qui sont l’avenir de Marseille ». Elle évoque Euroméditerranée où elle siège, le Port, la CMA CGM, le centre d’affaires, et rappelle ses racines, sa mère « née rue de la République » et sa famille qui « était dans les bateaux » : « Ce secteur, c’est mon ADN. »

    Pour le mandat à venir, elle parle logements et emploi, cite le parc Bougainville, la future gare St-Charles qui « reliera la Belle de Mai et St-Mauront au centre-ville ». Sur le tram de la Belle de Mai, elle réfute toute opacité mais reconnaît « des blocages » qui ont fait perdre « quatre ans ». Dans une campagne marquée par la course de la droite derrière l’extrême droite, elle s’assume « d’une droite sociale », « pragmatique » et éloignée de « la politique politicienne ». Elle cite son colistier « écologiste », Christophe Madrolle, et les 25 autres membres de sa liste, novices et issus de tous les quartiers. Une manière de préparer la suite ? « Il faut du renouveau mais je porte la continuité de ce qu’on a commencé, je ne veux pas que tout s’arrête. »