Tag: Elections municipales 2026

  • A Avignon, Génération.s sonde les candidats à gauche

    A Avignon, Génération.s sonde les candidats à gauche

    Une semaine après avoir porté, avec le PCF et l’Après, une pétition appelant au rassemblement à gauche en vue des municipales des 15 et 22 mars, Génération.s poursuit son combat pour l’union. « Certaines formations politiques s’entredéchirent pour choisir leur stratégie et leur tête de liste. Nous faisons le pari de l’intelligence citoyenne et parions sur le programme comme base de l’unité », brosse Éric Deshayes, co-référent Génération.s Vaucluse et adjoint en charge de la ville démocratique.

    Dans cette optique, son parti vient d’adresser un questionnaire aux candidats déclarés ou à venir, mais aussi chefs de file des partis de gauche. « On souhaite avoir des engagements et de la transparence auprès des habitants sur le bilan de la majorité, la lutte contre l’extrême droite, les priorités, la gouvernance ou le périmètre de l’union », détaille Éric Deshayes. En parallèle, Génération.s demande un retour sur 20 premières propositions qu’il porte : maison des citoyens, expérimentation d’un revenu d’existence jeunes, renforcement de la vidéo surveillance, création d’une brigade du civisme ou illumination du pont d’Avignon aux couleurs de l’Ukraine et de la Palestine.

    En sondant les candidats, Génération.s espère prouver que les projets des uns et des autres se ressemblent. « On veut pousser la logique au maximum et montrer aux gens qu’ils sont d’accord sur plein de choses », insiste l’adjoint, qui rappelle « qu’on a tous très bien travaillé ensemble pendant ce mandat, on ira là où il y a le plus grand rassemblement collectif ».

  • Le PCF soutient la candidature de Stéphane Sacco

    Le PCF soutient la candidature de Stéphane Sacco

    Les enjeux sont nombreux à La Seyne, tant au niveau de la solidarité, du vivre ensemble et de la sérénité, souligne dans un communiqué la fédération varoise du PCF. L’occasion de mettre en avant l’importance du développement des services publics de proximité, dont l’abandon touche en tout premier lieu les personnes vulnérables.

    Et de rappeler que depuis près d’un an, l’ensemble des partis de gauche de la Seyne, dont LFI, travaillent ensemble sur l’élaboration d’un nouveau projet alternatif à celui de la droite en appui du programme de rupture du Nouveau front populaire adapté aux réalités locales.

    Les communistes insistent sur le fait que dans ce cadre ils se sont engagés sans réserve pour la construction d’une seule liste de rassemblement des forces de gauche et écologistes. Tout en déplorant la décision de LFI au niveau national de casser la dynamique construite avec ses militants au niveau local, en tentant de créer sa liste à côté de celle des autres composantes de la gauche. Cela a été annoncé samedi dernier par le coordinateur national Manuel Bompard à la cité Berthe. Ce qui constituerait « une démarche d’affaiblissement organisée de la gauche à La Seyne et sur le plan départemental, et interrogerait sur les objectifs d’un tel choix politique ». La fédération dit regretter cette situation au moment où l’extrême droite est aux portes du pouvoir et entend prendre des positions importantes aux municipales. « Après de nombreuses réunions, les adhérents du PCF de la section de La Seyne ont décidé en assemblée générale de continuer à porter l’exigence d’une seule liste à gauche », déclare la fédération. Concernant la personne qui aura la responsabilité de porter et d’animer cette démarche collective, ils annoncent soutenir la candidature de Stéphane Sacco (GRS).

  • Toulon en Commun, l’unité face aux droites… dure ou extrême

    Toulon en Commun, l’unité face aux droites… dure ou extrême

    Dans le paysage politique qui s’est largement reconfiguré ces derniers temps dans le Port du Levant, Toulon en Commun (TEC) a souhaité rappeler hier matin dans son nouveau local de campagne son positionnement, et faire « l’état des lieux des camps qui se dessinent ». Avec « plusieurs listes qui se composent du côté de la droite dure », commence la tête de liste de TEC Magali Brunel (PS). Dont Michel Bonnus, le sénateur candidat LR qui a voté, insiste-t-elle, les restrictions financières qui étranglent les collectivités.

    Concernant Pierre-Jacques Depallens, elle pointe que « le Modem c’est Bayrou, celui qui veut supprimer deux jours de repos, augmenter les franchises sur les médicaments, durcir les conditions du chômage ».

    Quant à la candidate d’extrême droite Laure Lavalette, Magali Brunel rappelle qu’elle est bien la porte-parole du Rassemblement national même si elle tente de se faire extrêmement discrète sur son appartenance politique.

    Un côté de l’échiquier politique où les valeurs sont très marquées du côté du conservatisme avec la volonté d’abîmer le pacte social, décrypte-t-elle.

    Face à cela « Toulon en Commun devient la force politique de rempart » pour s’opposer aux discours d’exclusion et aux manœuvres politiques. Et d’insister : « Nous incarnons ce rassemblement républicain, humaniste, progressiste et la véritable alternative sociale pour Toulon. » Avec une liste qui veut « changer la vie des Toulonnais au quotidien » et « proposer un grand projet d’avenir pour la ville ».

    Dans la clarté et l’unité

    « On est clairement une liste de gauche ouverte à toutes les bonnes volontés, nous pensons qu’il y a beaucoup de Toulonnais qui n’ont pas forcément voté à gauche à d’autres élections et qui peuvent s’intéresser à une équipe dynamique, compétente et honnête », insiste André de Ubeda (PCF).

    Une volonté de rassemblement « dans une France en très grande souffrance et divisée » qui se passe plutôt bien à Toulon. « Mieux en tout cas que dans d’autres villes », ajoute-t-il.

    L’élu d’opposition poursuit l’analyse en constatant « le tournant à droite » de l’ancien maire de Toulon Hubert Falco (DVD) : « Il soutient de nouveau les Républicains qui dans le Var font des accords avec le RN. »

    En ce qui concerne le projet, Toulon en Commun est revenu sur le dossier mobilités, notamment le transport collectif. « Nous sommes les seuls à soutenir le tram », souligne André De Ubeda. « Les conclusions de l’enquête publique sur le BHNS montrent que le Bus à haut niveau de service n’est pas une solution qui prend en compte les enjeux pour l’avenir », intervient Magali Brunel (lire page 15).

    Le référent de la commission éducation à Toulon commun, Christophe Ruiz (citoyen non encarté) annonce la poursuite des conférences-débats. Avec, après les transports, le logement et la culture, un prochain rendez-vous le 3 octobre à 18h (salle Méditerranée) tourné tout entier sur l’éducation. Un temps d’échange qui permettra de voir ce qui se fait ailleurs, avec les témoignages des élus de Lyon, de Marseille et de Gentilly.

  • Joël Yerpez mise sur la proximité pour sa campagne

    Joël Yerpez mise sur la proximité pour sa campagne

    Près d’une centaine de personnes étaient réunies cours Aristide-Briand. « C’est important pour nous d’avoir ce local afin de recevoir les gens, mais aussi se regrouper pour travailler. Cette inauguration est également l’occasion de présenter l’ensemble de la liste aux habitants de La Fare et d’échanger », confie Joël Yerpez.

    Candidat depuis janvier dernier, il s’appuie sur une liste constituée de 29 personnalités issues d’horizons divers : « Il y a des personnes d’expérience, démissionnaires, il y a un an, du conseil municipal, mais aussi de jeunes recrues volontaires. »

    Joël Yerpez ajoute : « On se présente sans étiquette. Il y a des gens plutôt de gauche, d’autres plutôt de droite. Chacun a ses idées. Le but est de rassembler autour d’un projet citoyen, démocratique et de proximité. »

    « Héritage d’Olivier Guirou »

    Le candidat a été le premier adjoint à l’urbanisme d’Olivier Guirou, maire (PS puis divers gauche) de 2008 jusqu’à son décès, en janvier 2024 : « Je me revendique tout à fait de l’héritage d’Olivier Guirou. Une personne qui aimait les gens, attentif à la population et qui adorait le village. Un ami d’enfance. »

    Joël Yerpez s’oppose à Jérôme Marcillac, actuel maire qui a pris la suite d’Olivier Guirou et ex-adjoint au développement durable. Deux autres candidats se sont déclarés dans cette commune de 9 000 habitants : Gérard Cruz et Richard Campanelli. « Nous sommes à l’écoute des habitants », conclut Joël Yerpez.

  • Santoni redoute plus LFI que le RN

    Santoni redoute plus LFI que le RN

    Depuis son élection à la présidence du Département, Dominique Santoni a pris l’habitude de recevoir la presse à la rentrée de septembre. Manière d’aborder plusieurs sujets d’actualité. Comme bien sûr les projets du Conseil départemental : un 5e centre de santé devrait voir le jour à Pernes-les-Fontaines en 2026, de même qu’un label sur trois années, « Vaucluse plus belles routes du sud, visant à rénover, embellir, fleurir, rendre cyclable » les voies phares du Département comme le Ventoux ou les gorges de la Nesque.

    Le tout dans un contexte toujours incertain : « On prévoit un budget 2026 similaire à celui en cours, de rigueur et de désendettement car on n’a pas la planche à billets mais du bon sens », livre Dominique Santoni, « agacée » par la situation du pays. Elle ne voit pas d’autre issue qu’une nouvelle dissolution. « J’en ai marre du spectacle donné », se désole la présidente, qui n’attend rien de particulier de Sébastien Lecornu. Même un poste de ministre ? « Ce serait passionnant mais ce n’est pas d’actualité et en 4 mois, impossible de faire des réformes », répond-elle.

    Dominique Santoni reste donc concentrée sur le Vaucluse et plus largement les collectivités, seules à même, « par leur proximité », d’apporter des réponses concrètes. Et de soutenir ainsi davantage de décentralisation alors qu’aujourd’hui les départements ne lèvent plus de fiscalité directe. « Je suis bien ici », assure la présidente pour qui il est trop tôt de parler de second mandat (les départementales ne sont prévues qu’en 2028). « Il ne faut pas faire plus de deux mandats », confie-t-elle, laissant supposer qu’elle serait prête à rempiler.

    D’autres élections locales approchent, les municipales en mars. L’ex-maire d’Apt n’est pas intéressée par un retour à l’Hôtel de ville, mais s’inquiète pour Avignon. « Quand je vois la dispersion dans la majorité [lire page précédente] avec 4 élus qui sont candidats ou soutiennent un autre candidat, le risque clairement c’est LFI », estime Dominique Santoni. Plus que le RN ? « Oui, assume-t-elle. Je ne crois pas non plus aux promesses du RN mais son projet fracture moins le pays que LFI, chez qui je ne vois que du chaos et un projet qui ne rassemble pas les Français. » Quant à la droite, la présidente voit d’un bon œil l’arrivée possible d’Olivier Galzi qui, comme elle, parle « du parti du bon sens » et appelle Julien Aubert à s’en rapprocher.

  • Renouveau pour Sanary en pleine campagne

    Renouveau pour Sanary en pleine campagne

    Nous continuons à assumer les responsabilités qui nous ont été données en 2020, en restant force de proposition et en privilégiant le débat respectueux afin d’aller dans le sens de l’intérêt général », commence Jean-Pierre Meyer (PCF), seul élu de la liste Renouveau pour Sanary.

    C’est dans ce cadre qu’est annoncée la prochaine réunion publique* qui a pour ambition de mettre en avant la défense des biens communs. Comme l’eau pour commencer.

    Le conseiller municipal d’opposition constate que depuis fort longtemps un certain nombre de communes ont renoncé au principe des régies autonomes, c’est-à-dire, une gestion de ce bien commun par elles-mêmes, voire, par la communauté d’agglomération.

    Et de poursuivre : « On veut débattre avec les citoyens de ces situations où tout le monde est mis devant un fait accompli, en partant du principe qu’il faut que ce soit géré par des entreprises privées. » Or, précise-t-il, ces sociétés privées sont là pour réaliser des profits et payer leurs actionnaires. « Donc, forcément, ça coûte plus cher », insiste Jean-Pierre Meyer, en proposant de mettre en débat ces choix qui engagent l’avenir.

    Pour « le vivre tous ensemble »

    Autre sujet qui est au centre de la réflexion au cours de la soirée mais aussi tout au long de la campagne, celui des mobilités. D’autant qu’une enquête publique est lancée par la communauté d’agglomération. « Il est important que les gens s’expriment parce qu’on est, pour commencer, en pénurie en matière de transports publics », souligne-t-il, en insistant sur le fait qu’il est possible de créer une offre capable de répondre à la demande de la population, comme la métropole de Montpellier qui en plus, elle, a mis en place la gratuité.

    « Ça mérite d’avoir une vraie discussion », ajoute celui qui va très probablement conduire à nouveau la liste en 2026. Et de rappeler : « L’intérêt de la politique, c’est de pouvoir échanger tout en n’étant pas d’accord sur tout, avec pour objectif, le bien-être de l’ensemble de la population. »

    La question du logement mais aussi celle de la petite enfance seront également sur la table pendant cette rencontre, et au-delà jusqu’au mois de mars. Avec l’urgence là encore de répondre aux besoins. D’autant que la commune, insiste-t-il, a une population à 60% âgée de plus de 60 ans « avec un extraordinaire enflement de la pyramide sur les plus de 70 ans, et en particulier 80-90 ans ».

    Une pénurie de jeunes à Sanary du fait de l’impossibilité pour eux d’arriver à se loger, explique l’élu d’opposition. D’où l’intérêt de multiplier intelligemment dans le cadre de la mixité le logement social, et l’accession sociale à la propriété.

    « Le but de cette réunion, c’est de poser tout cela, et d’admettre bien évidemment que ça ne se réglera pas d’un coup de baguette magique, que ça va demander du travail, du temps et de la ténacité », explique-t-il, en appelant les habitants qui partagent les valeurs de progrès et de solidarité à rejoindre Renouveau pour Sanary. Les 33 personnes de la liste n’ayant pas encore été désignées. À condition pour cela de « préférer le dialogue constructif à l’invective permanente, qui en réalité ne débouche donc sur rien du tout ».

    « L’objectif est de redonner goût à ceux qui se sont détournés de l’action politique mais qui ont envie, d’apporter une contribution active à la vie et au fonctionnement de notre commune », ajoute Jean-François Rey (Les Écologistes). « De s’occuper de la politique au sens des affaires de la ville », confirme Christian Godmet (non encarté). D’œuvrer « pour le vivre tous ensemble », conclut Jean-Pierre Meyer.

    * À 18h, salle Marie-Mauron, médiathèque de Sanary

  • Une ébauche de programme pour le Printemps biterrois

    Une ébauche de programme pour le Printemps biterrois

    À Béziers, la gauche se met en ordre de bataille pour les municipales. Réunies sous la bannière du Printemps de Béziers, les principales formations (le PCF, les Écologistes, le PS, l’Après, Génération.S, Place publique, seule LFI n’ayant pas rejoint le mouvement pour le moment ont dévoilé leurs axes pour le scrutin des 15 et 22 mars, après avoir désigné le 7 septembre l’écologiste et élu d’opposition Thierry Antoine pour mener la campagne.

    Bien que tête de liste, le candidat insiste sur le caractère collectif du Printemps. « Nous sommes avant tout une équipe de militants, de citoyens investis dans la vie locale. Des gens qui ont les pieds sur terre, ici, il n’y a pas d’ego surdimensionné. On n’aura pas de show à l’américaine, il n’y a pas d’obsession pour les caméras et les projecteurs », souligne Thierry Antoine. En ligne de mire, l’édile d’extrême droite Robert Ménard, « le maire de BFM qui ne s’occupe plus que de son image, persuadé qu’il a un destin national ». Ainsi, pour se démarquer, la liste de gauche entend « proposer tous les quinze jours des mesures qui répondent aux urgences des Biterrois ». Première priorité affichée, l’emploi. « Ou plutôt le manque d’emplois et son corollaire, la pauvreté. Nous aurons l’occasion de présenter prochainement un projet qui va générer la création de plusieurs centaines d’emplois », poursuit Thierry Antoine.

    Kits gratuits à l’école

    Vient ensuite la santé, dans un territoire s’apparentant de plus en plus à un désert médical. « La moitié des généralistes sur le Biterrois a plus de 65 ans et va donc bientôt partir à la retraite. Des gens n’ont pas de rendez-vous, pas de médecin traitant. Nous allons donc offrir un service de soins municipal avec des médecins salariés », insiste Évelyne Coulouma, représentante de Place publique.

    Côté éducation, alors que 52% des enfants de moins de 11 ans vivent sous le seuil de pauvreté à Béziers, le Printemps de Béziers s’engage à lutter contre la précarité. « La mixité sociale n’existe plus ou trop peu à Béziers. Un uniforme [mesure introduite par Robert Ménard, Ndlr] ne nourrit pas un enfant. Nous voulons donc lever le frein du coût de la scolarité en distribuant gratuitement des kits pour chaque enfant, ce qui représente 192 000 euros, un montant moindre que les uniformes distribués à quatre écoles », soutient Marie Laloma, cheffe de file du PS dans le Biterrois. Et de promettre également le recrutement d’une Atsem par classe.

    À ces trois chantiers s’ajoute celui des transports. « Nous portons la remise en cohérence d’un réseau adapté à ce qu’est Béziers. C’est une ville qui a connu un développement exponentiel sans gagner beaucoup de population. Aujourd’hui, la ville n’est pas que l’hypercentre, sur lequel est concentré l’ensemble de notre réseau en commun », souligne le communiste Nicolas Cossange.

    La campagne municipale est bel et bien lancée à Béziers.

  • Engagée dans le foot, la candidate des Écologistes mise sur la touche

    Engagée dans le foot, la candidate des Écologistes mise sur la touche

    Cinq ans d’inéligibilité pour tentative de corruption, fraude, faux et usage de faux. Une sanction qui vise Sabah Badji, désignée en juin cheffe de file des écologistes en vue des municipales à Avignon, en mars. De quoi jeter tout discrédit sur sa candidature. Heureusement pour elle, cette peine ne relève pas du pénal, mais uniquement des instances sportives locales. Ces dernières ont pris cette décision le 25 août, en commission de discipline.

    Depuis plusieurs années, Sabah Badji s’est investie bénévolement dans plusieurs clubs de football, dont le dernier en date est celui de Montfavet. Cette activité de dirigeante lui a permis d’accéder aux instances du district Grand Vaucluse et notamment la présidence de la commission d’arbitrage. « J’ai pointé du doigt ce qui n’allait pas, ça ne leur a pas plu, donc ils ont voulu m’écarter », résume Sabah Badji.

    Rappelons que début 2023, plusieurs démissions, au sein du bureau du district, ont précipité des élections anticipées. Sabah Badji, en avril, a soutenu une procédure de révocation du comité directeur du district. Une procédure qui, pour être inscrite à l’ordre du jour, doit au moins recevoir l’assentiment d’un tiers des clubs.

    C’est là que résident les fortes accusations, que La Marseillaise a pu consulter dans le procès-verbal (PV) de la commission de discipline. Des faits également transmis au parquet, qui décidera ou non d’ouvrir une enquête judiciaire. Il est reproché à Sabah Badji d’avoir menti sur l’objet des signatures récoltées. Si une majorité de clubs reconnaît bien avoir signé pour une procédure de révocation, d’autres estiment avoir été dupés, évoquent des pressions ou accusent une falsification de signatures -une expertise graphologique a été demandée- à l’instar du président de Visan. Les responsables des clubs de L’Isle-sur-la-Sorgue ou de Piolenc pensaient, eux, avoir signé une pétition pour soutenir la réintégration de Sabah Badji à la commission des arbitres ou pour la parrainer pour des élections.

    Une première sanction annulée en appel

    L’intéressée jure que ces revirements -empêchant ainsi la procédure de révocation de s’enclencher- ont été faits « sous la pression. Il y a des faux témoignages. » « J’ai les preuves de ce que j’avance, je ne vais pas en rester là et je vais déposer plainte », assure Sabah Badji, qui a fait appel de la décision du district. Sollicité, Chaib Kinnous, président de la commission de discipline, préfère ne « pas commenter », étant donné l’appel en cours. Il dément toutefois les pressions et rappelle le fonctionnement interne. « La démonstration, tant sur le plan juridique que sur le plan disciplinaire, est construite avec les éléments factuels du PV. La personne qui mène l’instruction de l’enquête est indépendante de la commission de discipline », précise Chaib Kinnous.

    Parlant de « blague » et de « comédie », Sabah Badji ne s’est pas éternisée, le 25 août, devant la commission de discipline. « Je n’ai rien fait, ce sont des dénonciations calomnieuses », déplore-t-elle, « écœurée du foot » et ayant quitté le club de Montfavet. Car cette affaire est déjà la seconde du genre. Fin juin, la même commission de discipline a déjà sanctionné d’un an d’inéligibilité Sabah Badji, pour « complicité de triche/fraude » lors de formations d’arbitrage. Une sanction déjugée en appel, au début du mois, par la Ligue Méditerranée de football, qui l’a « rétablie dans ses droits », lit-on dans la décision. « J’ai été déjà acquittée d’une première affaire, je le serai de la deuxième », soutient-elle.

    Même internes au foot, ces affaires ont des répercussions politiques. Le cas de Sabah Badji a été remonté au niveau national chez les Écologistes. Selon la cheffe de file, le candidat malheureux face à elle en juin, l’actuel élu d’opposition Jean-Pierre Cervantès, a eu du mal à encaisser le fait de ne pas être désigné. « On veut me salir pour m’enlever cette tête de liste, mais je me sens toujours légitime. Clairement, je ne me laisserai pas faire », promet Sabah Badji.

  • La maire de Toulon Josée Massi sera candidate à sa succession

    La maire de Toulon Josée Massi sera candidate à sa succession

    Dommage pour ceux qui annonçaient vendredi dans la presse que tout était plié. Dans un communiqué titré « Mon parti c’est Toulon », la maire de Toulon sans étiquette Josée Massi remet les pendules à l’heure, après avoir acté que la réunion avec la majorité qui s’est tenue jeudi soir en présence d’Hubert Falco et le sénateur LR Michel Bonnus, « n’a pas été conclusive ». Comme ne l’a pas été non plus l’échange qu’elle a eu avec ce dernier ce dimanche.

    « Je me considère légitime pour conduire la liste de la majorité aux prochaines élections municipales », affirme-t-elle donc à nouveau. Une légitimité qu’elle tire de l’action conduite depuis 2020 aux côtés d’Hubert Falco et avec la majorité, en tant que première adjointe, puis depuis 2023 en tant que maire. Avec une priorité, insiste Josée Massi, « celle de la transformation visible de Toulon et celle de l’amélioration du cadre de vie des Toulonnais ». C’est pourquoi, elle désire se concentrer aujourd’hui avant tout pleinement sur son action de maire.

    Et de poursuivre à l’attention d’Hubert Falco : « Je crois que je n’ai plus à prouver et rappeler ma loyauté, mon honnêteté et mon sens de l’intérêt général. » Lui laissant le soin de décider ce qu’il souhaite faire. En rappelant au passage qu’il l’a désignée lorsqu’il a été empêché en 2023 pour prendre les rênes de la ville et avait soutenu sa candidature dans un communiqué le 23 juin dernier.

    Et de poursuivre : « Je crois toutefois que les Toulonnais méritent mieux que des jeux de personnes, de places et de partis. » C’est dit. Elle estime pour sa part avoir tout fait pour que la majorité municipale reste unie. Il est temps donc de refermer la séquence des pourparlers stériles dont la finalité n’était au fond que de lui faire mettre genou à terre. « Je continuerai à prendre mes responsabilités comme je les ai toujours prises » , ajoute-t-elle. Aux autres d’en faire autant.

    Cela étant dit, en tant que maire sortante, elle n’est pas pressée d’officialiser sa candidature trop précocement : « Je poursuis le travail et je dirai ce que je ferai en temps voulu. Ce qui est certain c’est que beaucoup de Toulonnais me demandent de continuer et m’encouragent. C’est à eux que je pense. »

    Tant pis pour ceux qui la considèrent « trop à gauche pour être à droite ». « Les Toulonnais attendent de l’action, de l’écoute et de la proximité. Pas des promesses et des conciliabules en cercle fermé », assure la première magistrate du Port-du-Levant. Et de conclure : « J’ouvre ma porte à toutes et à tous pour continuer à agir pour Toulon maintenant et pour l’avenir. »

  • À six mois des municipales, le grand flou est largement en tête

    À six mois des municipales, le grand flou est largement en tête

    Les 15 et 22 mars prochains, Avignon va désigner son nouveau maire. À six mois du premier tour, le brouillard prédomine sur l’ensemble de l’échiquier politique. Le fait que Cécile Helle (PS) ait décidé de passer la main après deux mandats à l’Hôtel de ville ouvre le champ des possibles. Va-t-on vers une réduction du nombre de listes à l’heure où beaucoup de camps appellent à se rassembler ? Rien n’est moins sûr. Surtout à regarder les précédentes municipales, où les Avignonnais ont eu le choix entre 8 listes (2020 et 2008) ou 7 (2014).

    Six mois avant le scrutin, alors que l’élection est loin d’être la préoccupation actuelle des habitants, le temps est encore long pour sceller des alliances. Elles se concluent généralement avant la fin de l’année pour ensuite, en janvier, entamer réellement la campagne. Tour d’horizon des forces en présence.

    En annonçant, début février, sa volonté de ne pas briguer un 3e mandat, Cécile Helle laisse sa majorité dans l’inconnu.

    La gauche cherche un nouveau capitaine

    Sans désigner de dauphin, la maire voit aujourd’hui son équipe s’éparpiller « façon puzzle » comme elle le confiait il y a deux semaines. Rien n’est rédhibitoire à ce stade mais trois actuels élus entendent prendre le leadership : David Fournier (PS), Joël Peyre (PRG) et Paul-Roger Gontard (La Convention). En parallèle s’ajoute la candidature de Benoît Belvalette (Place publique), soutenue par le premier adjoint, Claude Nahoum.

    « L’union est un combat », disait déjà en février David Fournier. Elle l’est plus que jamais. Le choix des autres partis de gauche (PCF, Génération. s, les Écologistes…) devrait être déterminant pour faire pencher la balance. Quant à une alliance avec la France insoumise, la question reste entière, si tant est qu’elle soit partagée des deux côtés. Les insoumis ont voté, jeudi soir, en interne pour désigner une tête de liste, encore soumise à l’aval du national. Peyre, Gontard et Belvalette s’opposent fermement à un rapprochement. La porte est encore ouverte du côté de David Fournier.

    La droite et le centre à plusieurs voix

    Après trois mandats de Marie-Josée Roig jusqu’en 2014, la droite est quasi absente au conseil municipal. Seulement deux élus, dont Michel Bissière, conseiller régional, qui n’est plus LR mais divers droite. Il s’inscrit dans la démarche du bloc central présidentiel, baptisé Voix d’Avignon. Sous la férule de Julien Paudoie, élu à Rochefort-du-Gard, le collectif rassemble Renaissance, Horizons, le Modem et l’UDI. L’espace politique est assez ténu, certains regardent vers la gauche tendance Gontard-Peyre, d’autres vers la droite. Côté Les Républicains, l’ex-député Julien Aubert, qui a lancé il y a un an son club politique Avignon Passion, n’est pas encore officiellement candidat. Un profil très droitier, candidat en 2014 à… Carpentras, loin de séduire largement.

    Mais un autre homme pourrait faire la synthèse dans ce camp : Olivier Galzi. L’ex-présentateur du JT de France 2, qui a longtemps vécu et étudié à Avignon, se pose en « parti du bon sens ». S’il se laisse encore du temps avant d’acter ou non une candidature, il entretient des échanges poussés avec Julien Paudoie et Julien Aubert.

    Le RN s’embrouille les pistes

    À l’extrême droite, c’est aussi l’incertitude. Le RN, qui devrait communiquer dans cette dernière quinzaine de septembre, compte investir des candidats dans les villes de plus de 9 000 habitants, là où ses scores sont les plus élevés, espérant, après Le Pontet et Camaret en 2014 puis Morières en 2020, faire tomber dans son escarcelle d’autres petites ou villes moyennes. Quant à Avignon, malgré les ambitions affichées, le parti lepéniste perce moins : Marine Le Pen était arrivée 3e à la dernière présidentielle et n’a récolté que 37% des voix au second tour, et Catherine Jaouen a été délogée de son siège de députée par Raphaël Arnault (LFI-NFP).

    Cette dernière lorgne la tête de liste, tout comme la conseillère régionale et actuelle cheffe de file de l’opposition, Anne-Sophie Rigault. L’inimitié notoire entre les deux a un temps poussé le RN à réfléchir à un parachutage d’une personnalité nationale mais l’hypothèse a fait long feu. « Tout le monde sera très surpris », confiait à Vaucluse Matin la semaine dernière, Catherine Jaouen.