Tag: Elections municipales 2026

  • À Ventabren, une liste citoyenne lance la campagne municipale

    À Ventabren, une liste citoyenne lance la campagne municipale

    Entouré d’une dizaine de ses colistiers, tous « vierges de mandat », Benjamin Margueritat, habitant de la commune depuis quatre ans, annonce sa candidature aux municipales 2026. Ce chef d’une entreprise tous corps d’état, diplômé de l’institut de management public et gouvernance territoriale (IMPGT) qui n’a jamais mis un pied dans l’arène politique, prend la tête de la liste citoyenne « Un nouveau Vent sur Ventabren» , déjà constituée d’une « vingtaine de collaborateurs ».

    Il lance donc la campagne municipale dans cette commune d’environ 5 600 habitants, pour qui aucun autre candidat ne s’est mis en avant, pour l’instant. Dont le maire actuel, Frédéric Vigouroux (LR), qui n’a pas été élu en 2020, mais a succédé à Claude Filippi, maire démissionnaire après 20 ans de mandat. Aucune liste de gauche n’a été présentée dans la commune depuis 2014. Benjamin Margueritat, qui se présente sans étiquette, n’est encarté dans aucun parti. « Je veux être totalement libre et indépendant, estime le candidat. Je pense qu’une élection municipale doit être un combat sur les idées et les projets, plutôt que des étiquettes partisanes. Sur ma liste, je réunis des personnes de tous horizons, je les rassemble pour leurs compétences, leurs talents, pas leur appartenance politique. Je prends du bon où il y a du bon à prendre, si ça va dans le sens de la commune. »

    Le candidat ne se dit pas prêt à s’engager dans un jeu d’alliance « qui fait le déficit de la France », à l’avenir. Il met d’ores et déjà trois axes de priorité en avant. Gestion « saine et transparente » notamment du budget public « en opposition à ce que l’on voit sur le territoire national », sécurité et redynamisation du village. Le tout, en « concertation avec les citoyens ».

  • Olivier Galzi passe de l’écran à l’affiche des municipales d’Avignon

    Olivier Galzi passe de l’écran à l’affiche des municipales d’Avignon

    Dans les tuyaux depuis cet été, la possible candidature d’Olivier Galzi aux municipales (15-22 mars) se concrétise. L’ancien journaliste, qui a notamment présenté le JT de France 2, a officialisé sa volonté d’être maire, mardi soir, sur ses réseaux sociaux. « Avignon est à un carrefour de son histoire », écrit celui qui a grandi et étudié à Avignon avant deretourner y vivre depuis quelques années.

    Son credo : le « bon sens », qu’il martèle en « boussole » sans aucune appartenance politique. « Je ne me lance pas en politique, mais je m’engage pour ma ville  », formule-t-il. Son affiche de campagneexprime déjà « le courage de dire, la liberté pour faire ». « J’ai mal à ma ville », commente Olivier Galzi, ce mercredi sur Ici Vaucluse, décrivant l’insécurité, la circulation, le commerce en déclin, avec « une rue de la République en cour des miracles », comme exemples.

    Pour l’heure, hormis « redonner de l’attractivité » à Avignon, les mesures attendront. S’il se dit hors partis, son centre de gravité penche tout de même à droite. Des échanges ont eu lieu avec les représentants du bloc de centre droit et Julien Aubert (LR). « Galzi m’a dit être dans son couloir, ne se ranger derrière personne, alors qu’il n’a pas de socle », nous confiait jeudi dernier Julien Aubert, laissant déjà entrevoir une candidature solitaire. Le profil d’Olivier Galzi a reçu l’assentiment de Renaud Muselier, président (Ren) de la Région, pour qui il « mérite une grande attention ». Mais aussi de Dominique Santoni, présidente LR du Département, pour qui « il amène un discours de bon sens, un regard différent ». Après Stéphan Fiori (DVD) il y a une semaine, Olivier Galzi est le second candidat à se lancer hors cadre des partis.

  • À Sète, le PCF veut irriguer la campagne de ses thèmes

    À Sète, le PCF veut irriguer la campagne de ses thèmes

    La tête de liste du collectif « Nouvelle Page » ne sera connue qu’à l’issue de la votation citoyenne du 11 octobre. Mais les communistes ont déjà débuté la campagne municipale.

    Les sections PCF de Sète, Frontignan, Balaruc, Mèze, Nord Bassin de Thau viennent de rédiger une lettre à destination de la population qui sera distribuée par les militants dans les prochaines semaines.

    Parmi les cinq grandes thématiques que les communistes du Bassin de Thau entendent placer au cœur de la campagne municipale, figure l’eau. Tandis que les contrats de délégation de service public arrivent à terme en 2026 ou 2027, le PCF milite pour un passage de l’or bleu en régie publique. « Les tarifs sont plus attractifs pour les usagers et cela permet de réinvestir l’argent dans l’entretien des réseaux plutôt que de rémunérer les actionnaires », argumente Jonathan Level, secrétaire de la section sétoise. François Liberti précise que des rencontres ont déjà eu lieu avec des maires ainsi que des réunions publiques à Mèze, Sète, Frontignan, Balaruc ou Montbazin. Selon l’ancien maire PCF de Sète, la privatisation de l’eau, bien commun, engendre des « errements » en matière de transparence et de facturation de l’ordre de +25%.

    Relier Sète à Mèze en bateau toute l’année

    Seconde proposition inspirée de Montpellier : la gratuité des transports en commun. « Il faut aussi revoir le plan de circulation sur l’agglo. Depuis la fusion, des quartiers sont mal desservis. Et pourquoi ne pas instaurer un transport en bateau sur l’étang pour relier Sète à Mèze toute l’année ? », illustre Jonathan Level. À contre-courant du très contesté parking souterrain de la place Aristide-Briand, le communiste milite pour des parkings de délestage aux entrées de ville avec navettes gratuites afin de « limiter les bouchons ». Une mesure qui va de pair avec un projet d’entrée Est « à repenser vers plus de foncier en faveur des activités économiques ». Enfin, le logement est identifié comme un point noir à Sète. Le secrétaire de section veut lutter contre la spéculation immobilière et pousser à la construction de « logements sociaux et d’habitats à prix accessibles à tous ».

  • Le départ de la Mosson tombe à l’eau

    Le départ de la Mosson tombe à l’eau

    De la Mosson à la Mosson. Depuis 2014 et les inondations dévastatrices de la Mosson, rivière éponyme, qui borde le stade, Montpellier va de projet de déménagement en projet de déménagement pour s’inscrire dans la modernité du football du XXIe siècle. Il a imaginé un stade Louis-Nicollin novateur dans le quartier Cambacérès, à proximité d’Odysseum, de la nouvelle gare, de l’autoroute…

    à défaut de ce site idéal, Laurent Nicollin et toute son équipe ont envisagé une implantation sur le site d’Ode à la mer, puis plus récemment aux abords du Parc des Expos. Par la faute de normes aériennes, du renoncement de la Banque des territoires ou de volonté politique, la porte s’est refermée.

    Mercredi 1er octobre, sur le parvis du stade de la Mosson, en marge de la photo officielle, le président du MHSC a acté le retour à la case départ au côté du maire Michaël Delafosse, désireux d’engager des travaux de rénovation du stade et de poursuivre la transformation du quartier. « Dans la vie, j’ai toujours estimé que c’était important pour le club d’avoir un nouvel outil pour pouvoir développer et pérenniser le club. On ne va pas s’arc-bouter et s’entêter à faire des projets qui ne sont pas possibles sur le plan financier. Dans la vie, quand tu peux t’acheter une baguette de pain, tu n’en achètes pas quatre. Il y a des choses qui sont possibles de faire, d’autres qui ne sont pas possibles. C’est une déception d’autant que le groupe [Nicollin, Ndlr] a mis beaucoup d’argent », constate Laurent Nicollin, qui vient par ailleurs de vendre la section féminine à un groupe anglais : Crux Football, fondée par Bex Smith (lire aussi ci-contre).

    À six mois des prochaines municipales (15 et 22 mars), le maire Michaël Delafosse reprend l’affaire en main et veut rénover le stade de la Mosson, « dans son jus » depuis 1998 et l’accueil de la Coupe du monde de football. Sans évoquer le montant de l’investissement nécessaire, il veut remettre à neuf cette enceinte, enclavée au bout du quartier de la Paillade.

    « On doit être au côté

    du club »

    « On doit être au côté du club et de la famille Nicollin. Cela consiste à porter un projet ambitieux pour accompagner le projet sportif du club. Ce stade est dans son jus depuis 98. à l’exception des loges et de la pelouse, il n’y a pas eu d’investissement. Il va donc y avoir des investissements sur le stade. Il y a le stade en lui-même, et puis il faut donner à nos supporters, à nos spectateurs une expérience. Il faut que ça devienne un lieu de vie. Donc, on va épaissir 15 000 mètres carrés. On va écouter les demandes du club pour voir comment ils peuvent mieux recevoir pour accompagner le modèle économique du club. Évidemment, on va se lancer dans ce projet-là qui s’inscrit dans la transformation du quartier », détaille Michaël Delafosse.

    Développement de surfaces commerciales, de bars, recalibrage de l’avenue Heidelberg, pour créer un espace sécurisé pour accéder au stade en famille, création d’un parking relais, connecté avec la ligne 3 et la ligne 1 du tramway, mais aussi le futur COM (contournement Ouest de Montpellier) sont autant d’idées émises par Michaël Delafosse pour aboutir à l’horizon 2030.

    Seulement, le stade est exposé au risque d’inondation dans un monde en plein dérèglement climatique. Le 31 mai 2017, sa candidature pour être le site d’accueil du Mondial de rugby avait été recalée au bénéfice de Nice, hôte de l’Euro 2016 et du Mondial 2023.

    Il y a quelques semaines, le maire de Pérols Jean-Pierre Rico, furieux face à l’abandon du projet au Parc des Expos, avait mis en garde. « Conserver le stade à la Mosson, c’est tuer le MHSC. Je ne voterai pas, dans la prochaine mandature, pour jeter 70M d’euros dans un stade qui est en zone inondable. »

    La Métropole a engagé des études hydrauliques pour effectuer les travaux nécessaires et répondre à « la vulnérabilité inondation du stade ».

    À six mois du scrutin municipal, le maire de Montpellier, entouré de Christian Assaf et Hervé Martin, respectivement en charge des sports à la Métropole et à la mairie, étouffe presque dans l’œuf le probable débat autour de la Mosson. Sur son aile gauche, les Verts de Jean-Louis Roumégas, LFI de Nathalie Oziol ou le groupe d’opposition de la Mupes, présidé par Alenka Doulain, plaident tous pour rester à la Mosson. Et si, tout comme son illustre prédécesseur Georges Frêche, Michaël Delafosse n’avait jamais voulu quitter la Mosson ?

    Au fond, la rénovation du stade réjouit la gauche. Laurent Nicollin, peut-être un peu moins.

  • [Rue de la République] Anthony Gonçalves : « Nous mettrons les intérêts du monde du travail au cœur des municipales »

    [Rue de la République] Anthony Gonçalves : « Nous mettrons les intérêts du monde du travail au cœur des municipales »

    Sa candidature

    Didier Gesualdi : Les communistes de Marseille viennent de vous désigner chef de file. C’est un peu tôt alors que le maire n’est toujours pas déclaré ?

    Les communistes sont des gens organisés qui aiment anticiper. Nous avons eu jeudi une assemblée générale des communistes de Marseille. Nous sommes nombreux, motivés et engagés dans cette ville. Nous avons traité plusieurs questions : quelle stratégie ? Quel programme nous souhaitons mettre en débat ? Et quel chef de file ?

    Didier Gesualdi : Benoît Payan a-t-il raison de ne pas se dévoiler alors qu’on sait qu’il sera la tête d’affiche ?

    Vous lui poserez la question. Il est maire de Marseille, il fait du bon travail. Il a encore des choses à faire avant la fin de son mandat. Ça ne nous pose pas de problème dans cette phase de réflexion et de propositions. Nous initions le débat et nous serons heureux quand chacun nous rejoindra dans ce débat.

    Léo Purguette : Vous êtes professeur de médecine, cancérologue réputé, ce n’est pas le profil habituel d’un candidat communiste et pourtant vos camarades vous ont désigné à l’unanimité. Qu’entendez-vous incarner dans cette campagne ?

    C’est vrai. Je suis en effet professeur de médecine, cancérologue, je suis aussi un enfant des milieux populaires, de la classe ouvrière et je n’oublie pas d’où je viens. Enfant, j’ai été marqué par une chanson de Jean Ferrat, l’un des artistes qu’on écoutait beaucoup à la maison, dans laquelle il disait « je rêve d’un monde où on n’est pas toujours du côté du plus fort ». C’est ce qui m’anime. Je suis heureux de participer à l’effort collectif des militants d’un parti qui a toujours été du côté de ceux qui n’ont pas grand-chose et qui cherche à améliorer leur quotidien. C’est dans cet esprit que je me trouve et c’est pour ça que je suis candidat à la demande des communistes. Qu’ils me demandent d’être leur chef de file à l’occasion des élections municipales, c’est un grand honneur qu’ils me font.

    LE MOUVEMENT SOCIAL

    Léo Purguette : Quand vous entendez Sébastien Lecornu parler de rapprocher le salaire net et le salaire brut, que répondez-vous ?

    Je tremble parce que je vois bien que cela signifie saper le financement de la Sécurité sociale. On en fête le 80e anniversaire. C’est une avancée majeure. La plus grande avancée médicale que l’on ait connue car elle met à disposition de chacun les soins dont il a besoin. N’importe quelle innovation thérapeutique n’a aucune valeur si elle n’est pas accessible. Ce que propose le Premier ministre, c’est exonérer les patrons de leur responsabilité dans l’augmentation des salaires et une façon de saper la Sécurité sociale.

    Didier Gesualdi : La rue est en train d’imposer un débat sur la taxation des hauts revenus mais elle a régulièrement perdu ces dernières années. Que faut-il faire ?

    Il ne faut pas se décourager. C’est un combat éternel qui a commencé avec Spartacus, il s’est poursuivi pendant la Révolution française dans notre pays. Je mets en garde les ultra-riches de notre pays qui s’efforcent de ralentir toute tentative de partager un tout petit peu leur richesse. Je leur dis : un jour, il y a eu la nuit du 4 août, et les privilèges de l’ancien régime ont disparu en fumée. Leur attitude est totalement indécente. La taxe Zucman, c’est une taxe très sociale-démocrate, pas une taxe révolutionnaire. Si les communistes étaient au pouvoir, c’est d’autre chose dont on parlerait. Là il s’agit de prendre à 1 800 milliardaires 2% de leur richesse.

    Léo Purguette : Ça vous inquiète le rapprochement RN-socle commun pour se répartir des postes à l’Assemblée nationale ?

    Oui, lorsque le pouvoir de l’argent se sent menacé il est capable du pire. La réponse, c’est la mobilisation populaire pour remettre les questions de classe au cœur du débat.

    LA MÉTHODE

    Léo Purguette : On entend vos propositions, vous êtes là pour les incarner, quelle sera votre méthode pour les faire cheminer dans le rassemblement de la gauche ? Vous allez dialoguer avec le maire de Marseille ?

    D’abord, nous mettons nos propositions en débat avec la population. Elles ne sont pas à prendre ou à laisser. Notre parti politique est un intellectuel collectif. D’où l’intérêt d’avoir des structures organisées qui permettent aux gens de réfléchir ensemble. Ces propositions, les communistes eux-mêmes les ont travaillées collectivement. Nous espérons qu’elles seront discutées, probablement amendées avec la population et avec nos partenaires. Tout fait l’objet de discussion. Nous voulons construire, nous voulons rassembler. Vous savez, la radicalité pour nous, ce n’est pas se positionner dans un coin de la pièce en répétant des mantras qui ne deviendront pas réalité. Nous voulons le rassemblement, c’est pour nous la manière d’accéder à la radicalité.

    Léo Purguette : Vous avez été élu chef de file sans jamais avoir exercé de mandat. Est-ce un signal envoyé en pleine crise de confiance vis-à-vis de ce que d’aucuns appellent la « classe politique » ?

    C’est une observation qu’on peut faire. Je suis professeur de médecine et oncologue médical mais je suis surtout le salarié d’un hôpital. Je travaille, je me lève le matin, je trouve que c’est plutôt pas mal que des gens qui sont engagés dans le combat politique y compris dans un mandat électif puissent être de plain-pied dans les réalités du monde du travail. On parle de moi parce que je suis chef de file mais dans le vivier des candidats communistes, il y aura toutes les composantes du monde du travail représentées.

    LA PAIX

    Léo Purguette : Les communistes prônent la paix mais comment y parvenir ?

    La paix, c’est un marqueur de notre parti. Nous voulons que Marseille joue un rôle majeur dans le combat pour la paix, du fait de son histoire, de son brassage de population, de sa position en Méditerranée…

    Léo Purguette : Vous avez apprécié le jumelage avec Bethléem ?

    Bien sûr, nous avons félicité le maire pour cette initiative qui rapproche les peuples. On est tous dégoûtés par les massacres qui se passent à Gaza, nous demandons le cessez-le-feu immédiat, la libération des otages des terroristes du Hamas, des sanctions contre le gouvernement israélien… Il faut aller plus loin que la reconnaissance d’un État palestinien et rester unis ici. Le racisme et l’antisémitisme sont des poisons qui divisent les peuples. C’est inacceptable. Pendant la Seconde guerre mondiale, nous avons été ceux qui ont organisé la Main-d’œuvre immigrée (MOI) y compris juive qui a lutté contre l’occupant. Des dizaines de héros communistes issus de cette communauté sont tombés. Nous ne laisserons jamais rien passer en matière d’antisémitisme.

    L’EXTRÊME DROITE

    Didier Gesualdi : Le climat de la campagne est-il de nature à mobiliser les électeurs ?

    La politique c’est sérieux. Il ne faut pas montrer des exemples qui ne sont pas toujours les plus attractifs. La quasi-fusion entre le RN et la composante ignoble constituée par Stéphane Ravier est de nature à inquiéter les citoyens de cette ville, les démocrates. Il va falloir réfléchir à construire un grand front démocratique contre la menace du RN.

    Didier Gesualdi : Que dites-vous à ses électeurs ? Vous les considérez comme des nazis ?

    Nous n’avons jamais fait partie de ceux qui considèrent les électeurs du RN comme des nazis. C’est totalement déplacé. Beaucoup de ces électeurs sont issus des classes populaires, nous ne pouvons pas mener la lutte pour la transformation sociale en méconnaissant cette réalité. Comment fait-on ? On parle des questions sociales, on répond aux questions que se posent les gens, on affronte le sujet de la sécurité et on ne renonce jamais sur l’égalité, sur la justice.

    LE PRINTEMPS MARSEILLAIS

    Didier Gesualdi : Vous prônez l’union autour du Printemps marseillais qui a connu un certain nombre de dissensions. Est-ce encore possible un « Printemps marseillais 2026 » ?

    C’est une des questions débattues à l’assemblée générale des communistes de Marseille jeudi soir. Est-ce qu’on doit renouveler la stratégie du Printemps marseillais ? Nous avons répondu massivement oui à cette question avec deux raisons principales. La première, c’est qu’il y a un danger réel à Marseille avec un RN qui est en train de solidifier ses positions et qui avance ses pions petit à petit. Dans cette situation, les communistes ont un rôle à jouer pour alerter du danger et pour organiser la résistance. La deuxième, c’est que nous faisons partie des premiers initiateurs du Printemps marseillais, en 2019 avec ce qu’on appelait le « mouvement sans précédent » et donc c’est un peu notre propriété aussi. Nous avons des droits sur cette construction de partis politiques et de citoyens et nous avons forcément des améliorations à apporter. Il faut tenir compte du bilan que nous jugeons bon et aussi de ce qu’il faut faire pour à nouveau convaincre les Marseillais que nous avons besoin d’un mandat supplémentaire pour continuer de transformer la ville.

    Léo Purguette : Quel bilan tirez-vous de l’action des communistes dans le Printemps marseillais ?

    Les communistes qui ont débattu jeudi, considèrent que le bilan des élus communistes et notamment des adjoints est bon, très bon. Il a contribué à transformer la ville. Je pense à l’action de Jean-Marc Coppola dans le domaine de la culture, à celle d’Audrey Garino, dans le domaine de la Solidarité, à celle d’Aurélie Biancarelli pour l’amélioration des conditions de vie étudiantes. Je pense aussi au rôle fantastique joué par Nathalie Tessier dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, le combat pour l’égalité femme-homme. Je pense enfin à Marie-Josée Cermolacce qui était en charge de l’accueil des nouveaux habitants et qui a pu démontrer au cours des dernières années que la population de la ville augmente. C’est le reflet de nos acquis en matière de politiques publiques si Marseille attire de nouveaux habitants.

    Léo Purguette : Il reste encore beaucoup à faire dans une ville traversée d’inégalités.

    Le bilan n’est jamais la raison pour laquelle on gagne. Ce qui va emporter la décision, c’est ce qu’on propose. Nous les communistes avons un apport original : nous voulons que se trouvent au cœur de la campagne, les intérêts du monde du travail. Dans cette alliance que nous allons construire avec d’autres partis politiques et citoyens, nous voulons incorporer ces aspirations. En matière de santé, nous proposons par exemple de construire avec l’AP-HM des centres de santé répartis partout sur le territoire, dans chaque arrondissement.

    LA SÉCURITÉ

    Didier Gesualdi : On ne vous entend pas parler de sécurité. Ce n’est pas important pour le PCF ?

    Pas du tout. Nous ne sommes pas de ceux qui la mettent de côté. Nous avons lancé, à l’initiative du sénateur Jérémy Bacchi et d’un certain nombre de personnalités marseillaises, ce qui s’est appelé « l’appel de Marseille » pour pointer l’urgence qu’il y avait à mener la lutte contre les narcotrafics de manière implacable. En donnant les moyens à la police, à la justice, à la lutte contre le blanchiment, en allant chercher les trafiquants. Et en même temps en développant la justice sociale, l’égalité républicaine dans les quartiers populaires. Les communistes ont été dans le siècle précédent, avec François Billoux, de grands artisans de la lutte contre le crime organisé. Nous pouvons aujourd’hui prendre la tête d’une grande coalition citoyenne qui se donnera l’objectif de débarrasser les quartiers des mafias.

    LA QUESTION DES LECTEURS

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Gabriel :

    Bonjour, qu’allez-vous faire pour le logement ? Il faut construire massivement des logements sociaux dans tous les arrondissements comme à Paris.

    Bonjour. Oui je suis d’accord, il faut construire massivement comme à Paris. Dans les priorités que les communistes ont adoptées jeudi, il y a un grand programme de logements publics qui soient accessibles, de haute qualité environnementale et implantés dans un cadre doté en services publics car on ne fait du logement dans un désert. Nous voulons aller jusqu’à 40% de logements publics à l’échelle de la ville. Je parle de logements publics, c’est une autre façon de parler de ce qu’on a appelé le logement social et qui est devenu connoté. Nous, par ce terme de logement public, nous voulons affirmer que le logement public, ce ne doit pas être considéré comme du logement pour personne dans la grande misère. C’est le logement des gens qui travaillent, qui ne peuvent pas passer des milliers d’euros dans leur loyer. C’est le logement des infirmières, des ouvriers, des policiers… C’est aussi une manière de souligner l’effort public qui doit être mis en œuvre pour construire ce type de logements en s’appuyant sur les bailleurs sociaux notamment.

  • « Je peux quitter le conseil, le raviérisme n’est pas mort »

    « Je peux quitter le conseil, le raviérisme n’est pas mort »

    Benoît Payan pouvait bien se placer au-dessus de la mêlée, en ouverture du conseil municipal de Marseille ce vendredi matin. « Les mots, les actes nous engagent, parce que nous sommes des élus de la République », invitait l’édile depuis la tribune, rappelant aussi bien la période de réserve électorale que les menaces de mort dont il avait fait l’objet, pour avoir simplement mangé un couscous à Noailles.

    Un vœu pieux dans un hémicycle recomposé. À droite, l’ex-maire (Ren.) des 9-10 Lionel Royer-Perreaut est absent, après avoir annoncé son départ de la vie publique et la dissolution de son groupe, dont les élues siègent maintenant avec les troupes de la candidate Martine Vassal. Sans Hayat Atia et Aurélie Falek, qui ont claqué la porte en dénonçant une dérive « vers l’idéologie de l’extrême droite ». Stéphane Ravier (ex-RN) en revanche est bien présent, après avoir annoncé la veille qu’il ne serait pas candidat aux prochaines municipales, ouvrant la voie au RN qui saluait « un geste extrêmement fort ».

    Complotisme antisémite

    Pas de quoi l’inciter au silence. Après les premières escarmouches de la droite sur le coût de l’Été marseillais, le château de la Buzine ou l’état du centre-ville, il n’aura fallu qu’à peine une demi-heure pour que le sénateur vienne mettre les pieds dans le plat. Une de ses diatribes habituelles, au gré d’une attribution de subventions, pour s’attaquer à une supposée « xénophilie suicidaire qui envoie un message aux candidats à l’immigration ». Mais en virant jusqu’au complotisme antisémite cette fois, désignant l’ONG SOS Méditerranée comme « Soros Méditerranée ». Il est rapidement interrompu. « Beaucoup de fake news existent contre Monsieur Soros en raison de sa religion, notamment celle que vous venez dire », le reprend vertement Benoît Payan, après avoir exigé son départ de l’hémicycle. Cette fois, Stéphane Ravier reconnaît son erreur.

    Mais la porte est ouverte. Vingt délibérations plus tard, le RN est fidèle à lui-même en accusant la majorité de « subventionner la submersion migratoire ». Mais dans la foulée, c’est la sénatrice (LR) Valérie Boyer qui accuse la municipalité d’avoir fait de Marseille « la capitale de l’immigration illégale ». Refusant une subvention de 130 000 euros à SOS Méditerranée, « cette organisation par laquelle arrivent dans nos rues la misère et l’errance ». Et s’opposant avec l’extrême droite au contrat territorial d’accueil et d’intégration à 630 000 euros pourtant signé avec l’État. Au fond de la salle, Stéphane Ravier jubile. Et crucifie la droite : « Je peux quitter le conseil municipal, le raviérisme n’est pas mort. »

    En tribune, Benoît Payan proteste. « Est-ce que vous savez combien de personnes ont été débarquées par SOS Méditerranée à Marseille ? Zéro. » « Nous avons entendu les représentants de la droite et de l’extrême droite dire que notre humanisme était mauvais parce qu’il permettait de vivre dans une forme de misère, ajoute l’adjointe (PCF) aux solidarités, Audrey Garino. Mais lorsque nous contractualisons avec l’État pour leur intégration, ils votent contre ! »

    Peu importe : la porte désormais ouverte dans les 9-10, le risque de la dispersion des voix écarté, le RN n’a qu’à dérouler, pendant que la droite surenchérit pour espérer reprendre leur électorat. « Arrêtez de les singer, les gens préféreront toujours l’original à la copie », avertit Benoît Payan. Au fond de la salle, le lepéniste de la première heure Bernard Marendat applaudit des deux mains.

  • « Aux municipales, je peux être l’alternative au RN »

    « Aux municipales, je peux être l’alternative au RN »

    La Marseillaise : Vous tenez ce vendredi soir l’assemblée générale de votre association politique Avignon Passion, lancée il y a un an. Pour quel bilan et quelles suites ?

    Julien Aubert : On a beaucoup travaillé, avec la volonté de fonctionner hors parti politique. Nous avons été les seuls acteurs à organiser une dizaine de réunions sur toute une série de sujets, réunissant à chaque fois entre 70 et 150 personnes. On a lancé deux enquêtes, l’une sur la circulation, l’autre sur la sécurité. Et puis on a grossi, puisqu’on était une quarantaine contre environ 400 membres aujourd’hui. Maintenant qu’approche l’élection municipale, l’association ne peut pas continuer à fonctionner normalement, donc elle va être mise en sommeil pour les six mois à venir. Désormais, on entre dans une phase plus politique et ce travail préalable de diagnostic de fond servira pour le programme. C’est la bonne manière d’aborder une élection : d’abord le fond des sujets puis les enjeux partisans et enfin les personnes.

    Vous lambinez depuis un an, mais serez-vous candidat ?

    J.A. : La Bible dit « veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure »… Je ne le dirai pas encore, mais j’ai une idée du timing. Les conditions pour être candidat, c’est d’abord d’être en capacité d’amener du changement : le sondage [publié lundi et commandé par LR] montre que oui. Deuxièmement, avoir une équipe, ça, c’est bon. Et, troisièmement, être en capacité de mettre en place une stratégie pour gagner. Ce sondage montre que je suis 2e en cote d’avenir [25%, derrière la RN Anne-Sophie Rigault, 29%], donc en gros 25% des gens ne seraient pas mécontents de m’avoir comme maire. J’ai le double en cote d’avenir par rapport aux intentions de vote, alors que les autres candidats ont le même score pour les deux thèmes. Je tends la main.

    À qui ? Au RN ? Aux macronistes, à Olivier Galzi ?

    J.A. : Cette ville est dirigée par la gauche depuis deux mandats : 60% des gens ne veulent plus entendre parler de l’équipe sortante et vont chercher une alternative. Aujourd’hui, cette alternative, c’est le RN. Si ce n’est pas le RN, a priori, je peux être l’alternative. Je n’ai aucun problème à parler aux électeurs du RN et à prendre leur défense. Ils ont des raisons objectives de ne pas être contents. En revanche, je ne suis pas dans une logique d’union de partis. La question qu’il faut se poser, c’est est-ce qu’on est là pour faire gagner le RN ou Avignon ? Si on est là pour faire gagner Avignon, est-ce que faire gagner le RN fait gagner Avignon ? Je réponds non, car Avignon est une ville de culture. Il y a le festival, et avoir un maire RN aurait plein de conséquences pour l’économie de cette ville. Mon travail sera d’expliquer aux électeurs que ça changera mieux et plus sereinement en passant par un autre vote alternatif que le RN. Olivier Galzi [ex-présentateur TV, pas officiellement candidat] m’a dit qu’il ne se rangerait derrière personne et voulait faire un truc totalement apolitique. Un peu comme Stéphan Fiori [DVD, notre édition de mercredi], qui était à Avignon Passion au début, c’est même lui qui a trouvé le nom. Les Voix d’Avignon [collectif du centre droit] éventuellement. Il y a une colonne vertébrale qui sera à droite, mais on peut très bien accueillir des gens de gauche.

  • Stéphan Fiori se lance en candidat libre de la droite

    Stéphan Fiori se lance en candidat libre de la droite

    À ce stade, Stephan Fiori, sorti de nulle part, est le candidat le plus avancé dans la campagne des municipales des 15 et 22 mars : affiche, slogan, visuels de projets, candidats sur sa liste… Ce chef d’entreprise de 47 ans dans les assurances a frappé fort, ce mardi soir au Novotel du centre-ville, pour officialiser sa candidature.

    Il fallait au moins ça pour sortir de l’anonymat politique. « Je crois en moi », nous confie-t-il, très sûr sur sa personne et son destin, à l’issue de plus de deux heures de meeting, réunissant quelque 250 personnes. « Il y a toute la jet-set d’Avignon », glisse un connaisseur. Dans l’assistance, beaucoup de commerçants, chefs d’entreprise et quelques encartés LR, dont Yohan Courtois, candidat aux législatives de 2024, et son suppléant, Pierre Bories, époux de Pascale Bories, maire LR de Villeneuve. « En 2023, je me suis rapproché de LR, mais j’étais trop bridé, le meilleur moyen de défendre sa ville est de partir libre, sans parti », estime Stephan Fiori, dont les 52 autres colistiers n’ont aussi « aucun passif ». S’il y a bien eu quelques échanges avec Julien Aubert (LR), ils ont été vains.

    Se posant en pur Avignonnais – il vient d’y racheter un logement car vivant à Rognonas -, le candidat a déjà dévoilé plusieurs mesures phares, reposant sur un état des lieux assez précis et pédagogue. Mais les réponses peuvent paraître parfois symboliques (maire qui prend la délégation sécurité), voire populiste : « Plus aucune construction de logement social ». Sans surprise, la sécurité, la propreté et la circulation (fin du plan faubourgs, retour de la voiture en centre-ville) ont principalement animé son propos.

  • Mathilde Louvain, tête de liste LFI, plaide l’union, mais pas à tout prix

    Mathilde Louvain, tête de liste LFI, plaide l’union, mais pas à tout prix

    Jeudi dernier, le comité électoral de la France insoumise a désigné Mathilde Louvain comme tête de liste pour les municipales des 15 et 22 mars (lire notre édition de vendredi). Une suite logique après avoir déjà hérité du statut de co-cheffe de file en juin, aux côtés de Farid Faryssy. Le choix du national intervient deux semaines après une assemblée municipale locale, « qui s’est passée de manière plus ou moins simple et régulière », selon Mathilde Louvain qui, désormais, « ne ferme la porte à aucun militant » pour l’épauler dans la construction du programme.

    Au-delà du cadre interne aux insoumis, Mathilde Louvain pourra s’appuyer sur Raphaël Arnault. Le député LFI-NFP se voit en « coordinateur » de la campagne et ne sera sans doute pas situé loin sur la future liste insoumise. Une liste qui ne sera pas estampillée 100% LFI. « Notre volonté première est l’union, mais pas n’importe comment et pas vers n’importe quel objectif », pose Mathilde Louvain qui, à 32 ans, se lance pour la première fois dans une élection comme candidate. En clair, le rassemblement ne se fera pas sur la base d’une incantation à l’unité, mais sur des idées, car « aujourd’hui voir un assemblage de logos sur un tract, ce n’est pas une garantie, l’union doit être populaire, à savoir intégrer la population dans le processus de travail », prône-t-elle.

    Salariée d’une structure culturelle, « Avignonnaise depuis trois ans », Mathilde Louvain assure discuter « jusqu’à David Fournier (PS) ». « Pour contrer la menace de l’extrême droite, il faut un programme pour et ne pas utiliser cette menace comme seul argument, estime-t-elle. Mais on n’ira pas faire d’alliance contre-nature jusqu’à la Macronie ou même avant. »

    « Aucun sens à faire tabula rasa »

    Dans le cadre d’un éventuel rassemblement, LFI pose aussi sa condition de leadership. « On a toujours été transparents à vouloir une tête de liste LFI ouverte à des citoyens ou partis de gauche », assume-t-elle. Quoiqu’il advienne des tractations qui peuvent aller jusqu’à décembre, Mathilde Louvain mise sur le collectif pour élaborer un projet. « Il y a plusieurs groupes de travail sur l’urbanisme, la culture, l’éducation… qui travaillent avec les habitants afin d’aller à la source des préoccupations », prône-t-elle. D’ailleurs, si elle accède à l’Hôtel de ville, Mathilde Louvain entend rompre « avec le rôle individuel de la fonction ». Militante à la CGT spectacles, elle trace quelques axes du projet sans encore dévoiler « de mesures fortes » : logement, gestion publique de l’eau, tranquillité publique (davantage de médiateurs) ou santé. « Il n’y a aucun sens politique à faire tabula rasa », prévient-elle.

  • A Avignon, David Fournier pose une petite première pierre vers l’union

    A Avignon, David Fournier pose une petite première pierre vers l’union

    Sans faire offense à Génération écologie, ce n’est pas un partenaire de poids qui vient d’officialiser son soutien, ce vendredi, à David Fournier, chef de file PS pour les municipales des 15 et 22 mars 2026. Mais, dans le match à distance qui oppose, pour l’heure, le candidat assumé au poste de maire aux autres prétendants de gauche à l’Hôtel de ville, chaque ralliement est bon à prendre. « C’est le premier acte d’un rassemblement, il y en aura d’autres dans les prochaines semaines », assure David Fournier.

    Alors qu’en milieu de semaine, Joël Peyre (PRG), conseiller municipal en charge des finances et également candidat, se targuait d’un soutien important au sein de la majorité, David Fournier veut sortir de cette logique comptable. « Je n’attaquerai personne, mais j’ai au moins trois fois plus de soutiens que les cinq ou six prétendus », prend-il quand même le soin de préciser. Une manière aussi de préserver un climat apaisé en vue d’une unité que chacun appelle de ses vœux, mais qui reste difficile à concrétiser. D’autres adjoints, à l’instar d’Éric Deshayes (lire ci-dessous), pressent ses camarades à s’entendre.

    Plus d’un mois après un point presse de rentrée où David Fournier appelait à l’unité derrière lui au nom de la continuité socialiste, voilà donc avec Génération écologie (GE) un soutien presque d’ouverture. « Pas du tout, GE était déjà inscrit dans un rassemblement écologiste en 2020 autour de Jean-Pierre Cervantès [actuel élu d’opposition, Ndlr.] », défend David Fournier. Onzième de cette liste lors des dernières municipales, Mazy Djezzar, référent GE 84, se range cette fois derrière le candidat PS.

    « Pas un bricolage tactique »

    Ce jeune professeur de maths, originaire des Grands-Cyprès, défend « une écologie sociale et solidaire qui ne peut pas être qu’un luxe pour quelques urbains éclairés ». Ce ralliement « n’est pas un bricolage tactique, David incarne une vision verte et solidaire pour Avignon et il aime les gens », plaide Mazy Djezzar. « Nous avons beaucoup de points d’accords programmatiques, que nous dévoilerons plus tard, et il y a aussi l’objectif commun de maintenir une gauche dynamique en responsabilité », revendique David Fournier. Bien que dirigé actuellement par l’ancienne ministre (ex-PS) Delphine Batho et soutien du NFP, GE s’est parfois associée à la droite. Comme France Gamerre, adjointe à Marseille sous Jean-Claude Gaudin entre 2001 et 2008. « Je me fous de la droite ou de la gauche, je suis une écologiste non dogmatique », assume la présidente d’honneur de GE. À ses côtés, vendredi, Cécile Vignes, co-référente régionale et élue à Marseille sur une liste de droite dont elle est revenue aujourd’hui. « À Avignon, les forces de gauche portent un projet qui défend le vivant, je suis de leur côté », conclut-elle.