Tag: Elections municipales 2026

  • À Marseille, les Écologistes cherchent la sortie de crise

    À Marseille, les Écologistes cherchent la sortie de crise

    « Il faut qu’on avance et nous allons avancer », assure le sénateur (EELV) Guy Benarroche. Une semaine après l’assemblée générale qui a validé leur stratégie pour les municipales à Marseille, les Écologistes tentent de trouver une issue à la crise qui secoue leurs rangs. Si l’alliance avec le Printemps marseillais a bien été validée, ils n’ont pas encore de candidats, la liste de vingt noms proposée par la tutelle ayant été refusée par les trois quarts des votants. Ni de chef de file : désigné par les militants, Hassen Hammou est temporairement mis en retrait, dans l’attente d’une décision de justice face à des accusations de corruption de mineur qu’il conteste, évoquant un « guet-apens ».

    Alors, pour sortir de l’ornière, chacun en appelle aux instances nationales. Un premier courrier a été adressé, dimanche, au bureau politique des Écologistes, signé par seize militants, dont le mandataire du chef de file suspendu, Thomas Laffare, adjoint dans les 2-3, la responsable des Jeunes écologistes et ex-candidate Mirabelle Lamoureux, le maire des 4-5 Didier Jau, les élus municipaux Hervé Menchon et Lydia Frentzel… Ils réclament « la mise en place de procédures transparentes pour les prochaines étapes des municipales », espérant une « sortie de crise constructive ». Et de mettre en avant un bloc majoritaire au sein du parti, les équipes de Hassen Hammou (55% des votants) et Mirabelle Lamoureux (7%) souhaitant fédérer leurs forces, tandis que dans leurs rangs, on en appelle à « une paix des braves », pour pouvoir enfin lancer la campagne.

    Décision proche

    En réponse, un courrier daté de ce lundi a été envoyé, cette fois, au conseil fédéral du parti, signé par douze militants, dont les conseillers métropolitains Jean-Marc Signes et Anne Meilhac, appelant à « reconstruire sans délai un climat de confiance » pour mener campagne. Et de demander, en creux, que soit désigné un nouveau chef de file au plus vite. « Nous refusons que l’avenir politique de l’écologie à Marseille soit suspendu à une décision judiciaire », écrivent-ils. Prenant la défense de la tutelle mise en place par le national au mois de mars, ils appuient : « Nous n’avons ni le temps, ni le luxe d’attendre. »

    « Sur le chef de file, nous allons prendre une décision en fin de semaine ou début de semaine prochaine pour savoir si l’on s’en passe, si on le remplace par quelqu’un d’autre, ou pas », annonce pour sa part Guy Benarroche, dont les discussions avec la tutelle étaient pointées du doigt. Il espère que sera proposée dans le même temps une liste de candidats « qui soit acceptée par tout le monde sans créer de nouveaux affrontements ». Tout en rejetant un changement de tutelle et n’estimant pas prioritaire une direction de campagne.

  • Le premier adjoint en mairie des 9-10 rallie l’extrême droite

    Le premier adjoint en mairie des 9-10 rallie l’extrême droite

    Le mensonge n’aura pas tenu. Ce samedi, le candidat du RN pour les municipales Franck Allisio s’est affiché à ses côtés sur le Vieux-Port, pour annoncer son ralliement, tandis que l’intéressé écrivait qu’il quittait ses fonctions de référent de circonscription pour Horizons « parce que je crois en une droite fidèle à ses valeurs ». Ces valeurs de l’extrême droite, il est désormais le quatrième à s’y rallier dans les 9-10, après Sophie Arrighi, Guil Darmon et l’ex-président du bailleur social Patrick Pappalardo. Au moment où l’ex-maire (Ren.) et député du secteur Lionel Royer-Perreaut annonce quitter la vie politique à la fin de son mandat.

  • Draguignan : la gauche livre ses idées sur l’école

    Draguignan : la gauche livre ses idées sur l’école

    Lancée dans la course aux élections municipales, la liste de la gauche et des écologistes « Uni.e.s pour Draguignan » lance une série d’enquêtes publiques sur des thématiques liées aux politiques de la Ville. La première d’entre elles, lancée il y a quelques semaines sur l’école, le périscolaire et les centres de loisirs, a recueilli près de 90 réponses, permettant à la liste de prendre le pouls des Dracénois et de formuler de premières propositions.

    Premier point : les bâtiments scolaires. La question de la chaleur et du manque d’isolation et de solutions pour la contrer a été soulignée par 97% des enquêtés, qui sont 68% à considérer la rénovation des bâtiments scolaire et des cours de récréation comme des priorités. Ils sont 55% en ce qui concerne la végétalisation de ces dernières. Des solutions portées par la liste, qui propose également des rideaux occultants et ventilateurs en urgence, et dans une optique solidaire, la prise en charge de fournitures.

    L’exemple Mouans-Sartoux

    Sur le périscolaire, les avis sont partagés. 15% des sondés trouvent le tarif trop élevé, et les points de vue sur les activités proposées sont disparates. Certains réclament plus de variété, une meilleure organisation, plus de personnel et surtout, plus de souplesse sur l’inscription. Autant de points avancés par Uni.e.s pour Draguignan, qui veut proposer des activités liées à la biodiversité, et des fruits à chaque goûter.

    Dans la même optique est proposée une grande refonte de la cantine, sur le modèle de la commune de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), pionnière en la matière. Celle-ci s’appuie, depuis 2011, sur un potager municipal pour fournir les écoles en légumes bio, et revendique une cuisine 100% bio depuis 2012, avec 80% de gaspillage en moins et des tarifs selon revenus, à partir de 1 euro. Si les résultats de l’enquête montrent un taux de satisfaction correct (38,7% trouvent les repas bons ou très bons, 46,7% ni bons ni mauvais), près de 77% des parents sollicitent la solution d’une régie bio locale.

    Enfin, l’accès aux centres de loisirs interpelle : l’un des préalables est que les deux parents soient en CDI, ce qui suscite « beaucoup de colère chez les parents », affirme Sébastien Rombeaut, l’un des représentants de la liste, qui précise que « les places sont toutes prises en cinq minutes. C’est un réel problème car ça laisse des gens sans solution. » Seuls 7% des parents se sont inscrits « facilement », 88% voyant l’augmentation du nombre de places comme une priorité. 81% trouvent par ailleurs les activités « moyennes ou médiocres ». « Dans une logique sociale, car il est injuste que des enfants soient privés de loisirs », Uni.e.s pour Draguignan milite pour que chaque enfant soit accueilli, en particulier ceux dont les parents travaillent, et pour des activités liées à l’environnement, en se servant entre autres de la possible future ferme bio locale.

  • À Port-de-Bouc, la droite s’allie avec le Rassemblement national pour les municipales

    À Port-de-Bouc, la droite s’allie avec le Rassemblement national pour les municipales

    Soutenu par le « RPR », le mouvement fondé par le député d’extrême droite Franck Allisio et le maire de Marignane Éric le Dissès, Pascal Spanu officialise sa candidature aux élections municipales de Port-de-Bouc. « Je ne gagnerai pas sans le Rassemblement national, mais j’ai des divergences avec le parti, sinon je serais encarté », affirme le conseiller municipal d’opposition de 65 ans, créateur des centres d’orthopédie de Martigues et de Marignane. Des divergences, mais aussi des points de convergence. Ses priorités : propreté, « fin du matraquage fiscal » et sécurité, la police municipale en totem. Le candidat souhaite installer une brigade cynophile et des caméras supplémentaires tout en baissant la taxe foncière qu’il considère punitive à 48,65%. Comment financer ces mesures ? « Il y a des équilibres à trouver », répond-il, en certifiant toutefois qu’il ne tapera pas dans le budget de la culture ou du sport.

    Pascal Spanu assure qu’il mènera une liste de rassemblement évoquant même « des syndiqués CGT » et « un ancien de LFI » qui seraient à ses côtés, sans plus de précisions. Ce grand écart « ni droite, ni gauche », propre au discours d’extrême droite, fera-t-il illusion ? Virginie Pepe (DVD), sa directrice de campagne qui avait tenté sa chance aux municipales en 2014 sous l’étiquette UMP (16,44%) puis en 2020, après avoir quitté LR (13,73%), précise : « On souhaite réunir au-delà de l’étiquette, le seul parti qui nous anime c’est notre ville, on est rassemblés derrière un projet. » La liste sera présentée en début 2026.

  • Hervé Granier candidat pour un nouveau mandat en 2026

    Hervé Granier candidat pour un nouveau mandat en 2026

    Un mandat, ce n’est pas suffisant », justifie Hervé Granier, maire (LR) de la commune depuis 2020. Succédant à Roger Meï (PCF), qui a exercé sept mandats, Hervé Granier, ancien policier municipal, se félicite d’un premier mandat qu’il juge positif : « On a réussi à réaliser 80 % des projets annoncés. Il y a des actions réalisées, d’autres en cours, mais on se dit que ce n’est pas mal, pour un maire néophyte. Je pense humblement, que nous méritons d’être réélus. »

    En matière de sécurité, le maire estime que la ville est devenue « plus sûre, plus apaisée », passant notamment de 12 à 21 policiers municipaux et de 44 à 108 installations de vidéosurveillance. Sont également mis en avant des moyens supplémentaires mis à disposition de « la réussite éducative » pour les près de 2 000 écoliers de la ville. « On a dit : on met une Atsem par classe, on a recréé les Coups de Pouce, on a instauré les études du mercredi, on a lancé la Ville Unicef, fait le Conseil municipal des jeunes… On a donné aux écoliers les moyens d’avoir les bons codes et repères », tient à préciser Hervé Granier. « À la fin du mandat de Monsieur Meï, les parents étaient agacés, le personnel éducatif était en grève toutes les semaines. On a donné les moyens de travailler, en remettant à plat une administration qui était bancale. »

    Ni fusions ni alliances

    Le maire met aussi en avant une culture « redynamisée », un service public « développé et efficient », ainsi qu’un « investissement » dans la transition écologique et énergétique. Il rappelle que la ville compte « 25 % de logements sociaux (…), mais il faut qu’il y ait une mixité dans le logement ».

    « Depuis six ans, j’ai toujours été au plus près, à l’écoute des habitants, la proximité a sans cesse été ma priorité. Humaniste, je saurais tendre la main à tous, mais je ne mènerai en aucun cas une politique d’assistanat », martèle Hervé Granier, qui précise : « Trop de social tue le social. Un jeune qui vous demande du travail, on lui tend la main. S’il revient vous le demander une deuxième, c’est terminé. J’aurais eu l’occasion de lui donner sa chance. Il y en a du travail à Gardanne », estime l’élu.

    La campagne sera menée par une liste sans étiquette, bien que le maire lui, reste encarté LR : « Je suis d’une droite républicaine : je veux que tout se passe bien. Sur ma liste, j’accepterais des gens qui auront dans l’esprit de faire avancer la ville, qu’ils soient de gauche, de droite, ou syndicalistes. Les seuls que je n’accepte pas, ce sont les extrêmes.  ». Aucune alliance ne sera faite dans cette campagne. « Depuis le premier jour de mon engagement en 2020, j’ai décidé de faire de la politique autrement, sans petits arrangements entre amis, sans alliances contre nature (…), ils [à gauche, Ndlr.] ne sont pas d’accord, mais ils s’allient quand même. Je demande à ce que ce soit une campagne propre », justifie Hervé Granier. Un bilan plus détaillé sera présenté « dans les prochaines semaines », ainsi que le « projet pour le prochain mandat » et l’équipe « qui m’accompagnera ».

  • Municipales : Serge Andrieu donné en tête d’un sondage

    Municipales : Serge Andrieu donné en tête d’un sondage

    Après Avignon, c’est Carpentras qui fait l’objet d’un sondage Ifop pour les municipales (15 et 22 mars). L’étude, auprès de 507 habitants et réalisée par téléphone du 30 septembre au 6 octobre, a été commandée par Aimer Carpentras, la liste de l’actuel maire, Serge Andrieu (DVG). Publié vendredi dans La Provence et Ici Vaucluse, le sondage, consulté par La Marseillaise, donne le maire sortant en tête au premier tour.

    À la question « si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour ? », Serge Andrieu, qui avait annoncé il y a un an et demi sa candidature dans nos colonnes, recueillerait 33 % des voix. Il devance Francis Adolphe (27 %). Ce dernier, maire jusqu’en 2018, avait dû démissionner après avoir épuisé tous les recours pour faire annuler sa condamnation pour violences conjugales. Pas encore candidat, bien qu’ayant déjà ouvert un local de campagne, Francis Adolphe est aujourd’hui en froid avec son successeur.

    Suit derrière de près Christian Richaud, investi par le RN (26 %). Encore peu connu, il dirigeait auparavant le magasin de bricolage Weldom. Enfin, l’élu d’opposition, Bertrand de la Chesnais, soutenu par le RN en 2020, récolterait 14 %. Candidat, le général est sondé sur une liste divers droite, mais il reste bien à l’extrême, ayant été le directeur de campagne d’Éric Zemmour à la présidentielle 2022.

    Même pris avec prudence, ce sondage rassure Serge Andrieu, qui a fait face à des remous dans sa majorité – en mai le plan local d’urbanisme avait initialement été rejeté – ou, il y a trois semaines, le maire a annoncé le départ de trois de ses élus, qui « m’ont informé de leur volonté de rejoindre une autre liste [a priori celle de Francis Adolphe] ». Ce sondage « ne présage de rien, mais il a le grand intérêt de faire taire tous ceux qui, par leurs bavardages, racontent n’importe quoi. Je ne veux pas laisser notre ville à ceux qui la salissent pour leur intérêt personnel », réagit-il. Le PCF a annoncé son soutien à Serge Andrieu. Par ailleurs, le sondage place aussi le maire en tête de la notoriété. 90 % des sondés le connaissent. Francis Adolphe (80 %), Bertrand de la Chesnais (60 %) et Christian Richaud (31 %) complètent ce classement.

  • Une rentrée communiste aixoise aux couleurs de l’union

    Une rentrée communiste aixoise aux couleurs de l’union

    Une rentrée « offensive, unitaire, les deux pieds dans la réalité », a rappelé David Tessier, chef de file des communistes pour les élections municipales 2026. Ce jeudi, à l’occasion de la rentrée politique du PCF dans ses locaux aixois, « l’urgence » d’une union a été réitérée par les communistes. Dans un contexte où les discussions entre les forces de gauche unies pour les municipales – hors La France insoumise jusqu’ici, mais dont les représentants étaient présents lors de la cérémonie de rentrée – se poursuivent. Les partis qui composent l’union ont affiché leur soutien, tout comme les élus d’Aix-en-Partage (groupe d’opposition municipale), la CGT, la FSU, et d’autres acteurs.

    « Aix est une ville où la majorité des habitants connaît les mêmes difficultés qu’ailleurs : transport, accès aux services publics, évidemment difficultés de fin de mois… Nous, communistes, pour les municipales, nous entendons porter ce combat : celui pour tous de vivre dans une ville solidaire, a rappelé David Tessier, lors de sa prise de parole. Aix est une ville de luttes unitaires menées ensemble. Avec d’autres, parfois en désaccord avec nous, sans jamais rien effacer de nos différences et sans considérer qu’elles soient des obstacles insurmontables. »

    Les « combats à porter ensemble » pour les élections municipales ont été rappelés. Celui du logement social, des transports en commun pour tous, pour l’école, pour l’hôpital, pour l’écologie, une culture pour tous, pour la jeunesse, la paix, celui d’avoir des moyens pour « mener des politiques municipales de gauche et donc que cesse la baisse continue des dotations qui asphyxie les collectivités locales ».

    « Nous le redisons, insiste David Tessier, l’unité et le rassemblement de toutes les forces de gauche et écologistes est la condition de la victoire. » Sophie Rothon, secrétaire de section du PCF, le rappelle : au national comme au local, « la lutte paie ».

  • Le Printemps pradétan en ordre de bataille

    Le Printemps pradétan en ordre de bataille

    Dans le camp des progressistes, au Pradet, la démocratie participative bat son plein depuis déjà plusieurs mois. Une nouvelle réunion publique, organisée la semaine dernière, a marqué, pour le Printemps pradétan, le lancement officiel de la campagne pour les élections municipales de 2026. Cette fois encore, une centaine de personnes étaient présentes pour s’informer, soutenir ou participer activement à la co-construction d’un projet alternatif.

    Démocratie participative

    « Ils ont pu découvrir une équipe dynamique, soudée et fortement représentée par une jeunesse mobilisée », se félicite Laurent Bailloux (PS), fraîchement désigné porte-parole de la liste portant fièrement les valeurs de la gauche et de l’écologie.

    Un support de démocratie interactive assez novateur a d’ailleurs été présenté, lors de cette rencontre. Il vise à rendre les participants pleinement acteurs de l’aventure, en facilitant l’apport de chacun à la richesse de l’intelligence collective.

    Avant cela, une vingtaine de candidates et candidats, ayant exprimé le souhait de figurer sur la liste qui sera présentée en mars prochain, se sont présentés à l’assistance. Cette liste reste bien entendu ouverte à toute personne se reconnaissant dans le projet porté.

    Le casting définitif n’interviendra en effet qu’en janvier prochain, à l’issue de la désignation démocratique des candidats et de leurs positionnements sur la liste par l’ensemble du groupe Printemps pradétan.

    Tout est donc fin prêt, de ce côté de l’échiquier politique, pour mener en toute transparence la bataille des idées et construire une ville plus équitable, solidaire et écologique.

    Le collectif est solide et entend poursuivre sereinement le déploiement de son programme.

  • A Barjols, le dissident François Volpi se (re)lance dans la course à la mairie

    A Barjols, le dissident François Volpi se (re)lance dans la course à la mairie

    à Barjols, la vie politique est bien plus animée qu’on ne pourrait l’imaginer d’une commune de 3 000 habitants. La maire, Cathy Venturino-Gabelle, a été élue en 2020. Mais, fin 2023, son adjoint à la culture, François Volpi, quitte le conseil municipal, avec deux membres de la majorité dans son sillage, et les cinq membres de l’opposition. Les raisons ? Des divergences idéologiques et de gouvernance, et un « point de rupture » concernant la mise à disposition des salles communales pour l’associatif, que l’actuel directeur du cabinet du maire du Beausset voulait garder gratuite. Plus d’un tiers des 23 membres du conseil ayant démissionné, des élections partielles ont lieu en mars 2024. La maire sortante l’a emporté avec 53,5% des voix contre 46,5% pour son ancien adjoint frondeur.

    La menace RN

    Malgré cet échec, celui qui se présente comme un candidat « de centre-gauche » n’a pas dit son dernier mot. Avec sa liste « Aimer Barjols, Village d’Avenir », structurée autour d’une association citoyenne visant à élaborer un programme participatif, ouvert à tous, mais avec une « une ligne rouge concernant l’extrême droite », François Volpi veut « sortir Barjols de l’immobilisme et du repli sur soi. Il est temps de bâtir un projet cohérent, structurant et ambitieux, avec les habitants, à la hauteur du potentiel de notre village et de son territoire ».

    Parmi les grandes lignes directrices : « Une gouvernance démocratique et transparente, un soutien au tissu économique local, assurer la sûreté et améliorer le cadre de vie, une vision d’avenir structurante pour la commune et une réponse aux enjeux climatiques et environnementaux. » Et une opposition ferme au Rassemblement national, soutenu par le député de la circonscription Philippe Schrek, dont il se murmure qu’une liste pourrait voir le jour : « Il a soutenu la maire sortante en 2024. Il n’a pas apprécié le côté non-assumé de ce soutien et ne le renouvellera pas. Je ne sais pas où en sont ses prétentions, mais quand on est fidèle aux valeurs républicaines et qu’on porte un héritage que le Var a tendance à trop facilement oublier, on espère qu’aucune commune ne tombera entre les mains du RN », clame François Volpi.

  • La gauche en reconquête à Althen-des Paluds

    La gauche en reconquête à Althen-des Paluds

    Depuis deux mandats, Michel Terrisse (DVD) préside aux destinées d’Althen-des-Paluds (3 000 habitants entre Monteux et Entraigues). Si le maire sortant n’a pas encore fait part de ses intentions pour mars prochain, la gauche, elle, se met en ordre de marche pour reconquérir l’Hôtel de ville. Entre 2001 et 2014, Lucien Stanzione en a été le maire. Toujours conseiller municipal, le sénateur PS vient d’apporter son soutien au collectif Ambition Althen, qui, sans revendiquer d’étiquettes, entend porter « une liste progressiste ».

    Elle est notamment le fruit d’un rapprochement entre les deux listes d’opposition, celle de Lucien Stanzione et celle d’Yvan Capo. Une trentaine de personnes participe au collectif, qui promet « une gouvernance honnête, transparente et démocratique », selon Jean Maître, conseiller municipal d’opposition. « Ce projet est l’affaire de tous, il ne se concentre pas dans les mains d’un seul homme, mais d’un collectif volontaire et solidaire », poursuit-il.

    Ciblant des « gaspillages » d’argent public (manière dont le projet de nouvelle cantine a été monté, lotissement de 50 lots en jachère), Yvan Capo parle de « dépenser autrement avec une approche qui repose sur la compétence, la rigueur et l’efficacité ». Davantage de poids pour le CCAS, un lieu d’accueil pour les jeunes ou « des festivités fédératrices » sont quelques-unes des premières propositions de campagne.