Tag: Elections municipales 2026

  • L’Union pour Arles se met en selle avec Dan Jacobi

    L’Union pour Arles se met en selle avec Dan Jacobi

    Il est venu en pédalant et est reparti de la même manière. Dan Jacobi (EELV), cycliste et blogueur, est présenté comme le porteur du volet mobilité et cyclisme dans la campagne de l’Union pour Arles, conduite par Nicolas Koukas (PCF), à l’occasion de la conférence de presse dédiée, ce jeudi matin. Le quinquagénaire, parcourant « 12 000 à 17 000 km par an » à vélo selon ses dires, a les idées très claires avec six mesures « raisonnées et chiffrées qu’on peut assumer ».

    En premier lieu, celle de développer un réseau cycliste continu. « Oui, il y a déjà des pistes cyclables car la loi l’oblige lorsqu’on refait les routes. Mais sans continuité ni cohérence », explique le candidat. Il défend « l’intermodalité » pour les trajets au travail. « Nous voulons des pistes qui partent du centre-ville et rayonnent dans tous les quartiers et villages avec des codes couleurs et une signalétique compréhensible par tous », détaille-t-il, avec « des trottoirs séparés », notamment pour « que tout le monde, y compris les femmes et les personnes défavorisées, se sentent autant légitime que les hommes qui fréquentent des clubs », affirme Dan Jacobi.

    Le biclou populaire

    L’expert de l’Union pour Arles insiste sur le volet accessibilité du vélo. « Nous créerons une école du vélo municipale, pour que tout le monde sache passer ces vitesses et lâcher un bras pour indiquer sa direction », particulièrement pour franchir « le pont de Trinquetaille, exemple des peurs et difficultés des gens ». Il n’exclut pas d’organiser des « balades pédagogiques », notamment pour « montrer que la passerelle faite pour les vélos et la transhumance existe », sous le pont de la RN113.

    Mais un vélo, combien ça coûte ? « Pour le vélo-taff ou s’amuser, ce n’est pas cher : il y a l’occasion et l’association Combivici en propose à moins de 60 euros, qui suffisent largement », affirme Dan Jacobi. Tout serait une question d’adaptation selon lui. « La principale barrière est le mal au cul. Oui, les trois premiers jours, c’est un cauchemar, mais une semaine après, tous les vélotaffeurs ont la banane », tranche le cycliste.

    Pour Nicolas Koukas, tête de liste (PCF), « il faut protéger les vélos et pas juste les tolérer ». Le candidat considère que l’écologie « ruisselle dans toutes les délégations », dont celle dévolue à Dan Jacobi, d’ailleurs membre des Écologistes, dont les responsables locaux ont rejoint la liste de Jecilla Regad (LFI). « C’est à l’échelle de la ville qu’on peut changer le plus de choses vite, la liste de Nicolas est le plus large rassemblement à gauche. Il faut savoir s’engager au bon endroit, au bon moment », juge Dan Jacobi.

  • La gauche propose le Méd’ in Toulon pour bâtir l’avenir

    La gauche propose le Méd’ in Toulon pour bâtir l’avenir

    « Neuf pour cent seulement de l’espace maritime est visible depuis la ville. Ce que nous voulons, avec Méd’ in Toulon, c’est rendre la mer aux Toulonnais », lance Magali Brunel en révélant l’un des projets emblématiques de Toulon en commun.

    Pour la tête de liste des progressistes unis et des citoyens, « notre rade ne peut pas se réduire à un projet d’hôtel de luxe, de casino ou de bureaux dans de beaux immeubles ». Le Port du Levant se devant, insiste-t-elle, d’« incarner une identité authentique dans sa diversité et sincère dans son unité ». Et de poursuivre : « Notre projet entend bien incarner cette ambition et devenir le lieu qui rassemble les habitants sur ce qu’ils ont en commun. »

    Toulon en commun entend rehausser les quais pour les protéger de la montée des eaux due aux dérèglements climatiques, et ouvrir une grande promenade jusqu’au Mourillon.

    « Nous créerons aussi un quai des pêcheurs, qui permettra de redonner une place à cette activité traditionnelle du port, et de l’attrait à cette activité noble, trop peu mise en valeur aujourd’hui », ajoute Magali Brunel.

    Création partagée

    Toulon en commun porte également le projet d’une grande esplanade devant Mayol, « afin que les soirs de match, les 3e mi-temps se vivent en commun, avec des hospitalités dignes de grands rendez-vous nationaux et internationaux ». Mais pas que, puisque de nombreuses autres occasions seront trouvées, promet la candidate, pour faire vivre cette « grande place populaire ». Et ce, aussi bien autour d’un spectacle, d’un bal, d’une sardinade que d’un festival. Comme « délions les langues » dédié aux arts de la parole et du conte. « Car la parole, les palabres, la tchatche, rappelle Magali Brunel, c’est de l’humanité et c’est aussi notre identité. »

    En poursuivant la déambulation jusqu’au Mourillon, le Toulonnais du futur devrait pouvoir croiser aussi un musée-fabrique, dédié aux arts contemporains. « Nous voulons une création partagée, à portée de mains d’écoliers et faire vivre le dialogue entre amateurs et artistes, du visiteur un praticien, et des œuvres un bien commun », explique la cheffe de file.

    Le bâtiment de la DDTM sera dédié, lui, à l’entrepreneuriat et aux acteurs économiques portuaires et incubateurs de nouveaux projets, dans des filières d’innovations. Et de conclure : « Méd’ in Toulon est un projet où la ville se réinvente sans s’oublier et qui laisse une place à la rêverie et à la poésie. »

    Tout un programme.

  • L’Union pour Arles veut réguler Airbnb et recréer du logement

    L’Union pour Arles veut réguler Airbnb et recréer du logement

    « Notre constat est clair : on refuse qu’il soit plus facile de se loger un week-end qu’à l’année à Arles », assène Nicolas Koukas (PCF), à l’occasion de la conférence de presse de l’Union pour Arles dédiée au logement, mardi matin.

    Le candidat avance le chiffre de 3 500 meublés touristiques disponibles à la location sur des plateformes comme Airbnb ou Booking. Face au « phénomène Airbnb » décrit dans notre édition du 28 janvier, Nicolas Koukas veut réguler la location saisonnière selon « un quota par quartier, comme à l’Hauture ou à la Roquette qui sont asphyxiés », et en limitant le nombre de location par immeuble : « Dans le cas où un multipropriétaire aurait plusieurs appartements, il ne pourrait en louer qu’un seul en meublé touristique », développe-t-il.

    Régulation, aussi, sur la durée, avec l’instauration d’un plafond de « 90 nuitées discontinues », précise Richard Vidal (SE), au regard de la « tendance à louer d’un coup l’été et plus rien en hiver ». Le chef de file de l’Union pour Arles parle également d’« instaurer un principe d’un meublé locatif pour un logement annuel pour rééquilibrer le marché ».

    « Les loueurs Airbnb sont l’électorat de de Carolis »

    Pour cadrer les locations existantes, Nicolas Koukas souhaite que les propriétaires d’Airbnb « s’engagent à faire signer une charte de bonne conduite à leurs locataires » pour éviter « les bruits des valises et les apéros jusqu’à 3h du matin ». Pour faire respecter cet engagement, le candidat compte créer une « brigade du logement », en lien avec la police municipale, à cet effet et pour recenser les locations qui ne le sont pas.

    Est-il question de vouloir interdire Airbnb ? Le candidat réfute « cette petite musique » qu’il attribue au maire sortant, Patrick de Carolis (Hor.). « On ne peut pas : c’est le marché privé », rétorque Nicolas Koukas, fustigeant celui « qui refuse de réguler, car il nous a toujours dit que les loueurs d’Airbnb étaient son électorat ».

    Outre la location saisonnière, les candidats de l’Union pour Arles veulent recréer du logement. D’abord en remettant sur le marché les « 3 400 logements vacants » recensés sur le territoire de la ville. « Nous souhaitons relancer une opération programmée d’amélioration de l’habitat [OPAH] sur 5 ans », annonce-t-il en ce sens, ce qui consiste en une convention passée avec l’État et l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah) pour mener un diagnostic des problèmes, étudier les solutions et les financer. Le candidat argue que la précédente opération, achevée en 2020, a permis « de réhabiliter 1 500 logements sur 20 ans, de remettre 720 logements vacants sur le marché dont 200 à loyer maîtrisé, de rénover 880 façades et de mobiliser 38 millions d’euros pour des travaux, dont 8 millions de subventions ».

    Concertation avec la population

    De telles opérations urbaines ne sauraient se réaliser sans concertation avec la population, selon l’équipe de l’Union pour Arles. « Nous allons remettre en place la commission extra-municipale urbanisme avec tous les CIQ, tous les projets seront abordés avec le temps nécessaire », affirme Nicolas Koukas, prenant l’exemple du projet de rénovation « imposé d’en haut » sur la friche EDF de la rue Mireille, réputée polluée (La Marseillaise du 06/05/2025).

    « On fera confiance aux Arlésiens pour les projets », promet le candidat.

  • À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux dans les quartiers

    À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux dans les quartiers

    La chaleur de ce lundi en fin de journée a motivé les partisans de Gaby Charroux à arpenter les allées et couloirs de la cité des 4 Vents pour présenter le programme de leur champion aux habitants. « Ça commence à tirer un peu », reconnaît l’un d’entre eux, militant communiste retraité. Mais le moral est là, tout comme l’objectif : « Il nous reste encore trois semaines avant le 1er tour », pour que chaque Martégal soit convaincu, ou au moins abordé.

    Le rythme de la campagne est effréné depuis le début de l’année. Les séquences se succèdent, avec l’annonce de la candidature, du bilan et désormais du programme, avec chaque jour de la semaine un quartier différent couvert. Partis de la pharmacie, les militants essaiment. Dans les bâtiments G des 4 vents, les portes restent souvent closes à 17h30-18h. « Il est encore tôt », relève Roger Camoin, adjoint (PS) et candidat, programmes en main. Un tract laissé sur une porte n’empêche pas la plupart de s’ouvrir, souvent avec le sourire. « Je la trouve bien cette campagne » remarque Henri Cambessédès (SE), 1er adjoint et en lice sur la liste. « Les gens sont préoccupés dans la période, mais rares sont ceux qui nous refusent ou sont hostiles », confie-t-il.

    « Les élus n’ont pas peur de se mouiller les mains »

    Ce climat favorable est partagé par la militante accompagnant l’élu dans les escaliers du bâtiment G. « Il y a une bonne ambiance », estime Florence Dantin, militante associative du logement. Elle fait remarquer que « les élus se bougent et n’ont pas peur de se mouiller les mains », tout comme les candidats, à l’instar des deux adjoints et d’Annie Kinas, également de la partie. « C’est notre rôle de faire le trait d’union entre le bilan dont nous sommes comptables et le programme que l’on veut mettre en œuvre », résume Henri Cambessédès.

    Dans ce grand ensemble d’habitat social, la proposition de « créer une assurance Habitation communale pour redonner du pouvoir d’achat à chacun » figurant dans le programme fait sens, aux côtés des engagements à « mener un combat déterminé pour la dignité des locataires du parc social et privé ».

    Au dos du programme figure l’invitation au « grand meeting » d’avant 1er tour, prévu jeudi 12 mars à 18h à la salle du Grès. En attendant, deux réunions publiques de quartier sont organisées pour parler des propositions, au parc Julien-Olive de 15h à 17h mercredi 25 février, ainsi qu’à la mairie annexe de Croix-Sainte jeudi 26, à 18h.

  • Solliès-Pont cœur à gauche pour une ville plus citoyenne

    Solliès-Pont cœur à gauche pour une ville plus citoyenne

    « Nous portons le projet d’une ville solidaire, c’est-à-dire une ville où chacun a sa place dans tous les domaines », rappelle la tête de liste de Solliès-Pont cœur à gauche, Christiane Vincent (apparentée PCF), en introduction de cette nouvelle réunion publique à laquelle était tout particulièrement convié le monde associatif. Et présente « un programme complètement en rupture avec la droite qui décide pour les gens sans leur demander leur avis ».

    Jean-Pierre Luquand (les Écologistes) a mis en avant l’engagement des colistiers eux-mêmes pour l’intérêt général comme bénévoles aussi dans différentes structures de la ville ou de la communauté de communes. « Le monde associatif c’est aussi le ciment d’une démocratie participative, c’en est le vecteur principal », explique-t-il, en donnant quelques pistes pour le développer. Par le renforcement entre autres de postes spécialisés d’agents sur la citoyenneté. Ou encore d’appuyer la formation des bénévoles et donner plus de visibilité à l’action associative. Et la promouvoir également. Sans compter la simplification des démarches administratives.

    Un manque à combler

    « Mais aussi et surtout garantir la liberté sans discrimination », reprend le responsable associatif et politique qui a été à la tête du Club 210, une asso qui se donne pour mission d’œuvrer pour une société plus humaine en privilégiant ainsi les liens sociaux. « On n’a jamais eu un rapport qu’on estime normal avec la commune », souligne-t-il.

    Laure Lagier, conseillère municipale d’opposition sortante (SE), confirme : « À Solliès-Pont, il y a 154 associations répertoriées sur toute la communauté de communes alors que sur une ville comme Mouans-Sartoux où il y a 1 000 habitants de moins, même, on en dénombre 240. »

    Pour l’enseignante Oriane Pinto-Marchal (SE), la population est en attente de changement avec une participation plus active des citoyens à la vie de la commune. Parmi les manques auxquels il est urgent de remédier et dans le programme de Solliès cœur à gauche, elle met en avant la création d’une Maison des jeunes, dans laquelle ils pourraient se retrouver et échanger entre eux et « avec des bénévoles plus âgés, qui viendraient donner de leur temps et parler de leurs expériences ». Un lieu dans lequel se trouverait un psychologue : parce que « nos jeunes souffrent. Ils ne vont pas très bien aujourd’hui, dans le monde dans lequel on vit. »

    Pour le communiste Alain Bolla, « il ne peut pas y avoir de solidarité sans un développement des services publics et sans une vie associative très intense ». Et, poursuit-il, « dans une ville comme celle de Solliès-Pont, ça manque énormément ».

    Donc tout reste à faire pour renforcer ce lien social. Et de conclure : « C’est une donnée fondamentale pour une ville plus solidaire, plus citoyenne basée sur la démocratie participative. »

  • Sabrina Bourgeois, « confiante » dans le choix des Mimétains

    Sabrina Bourgeois, « confiante » dans le choix des Mimétains

    Dans le plus « haut village » des Bouches-du-Rhône, la campagne s’accélère aussi. Dans cette commune d’un peu plus de 4 000 habitants, seule une liste s’est lancée face à Georges Cristiani, maire sortant. Celle d’un Collectif Citoyen (SE), porté par Sabrina Bourgeois, souhaitant proposer une « gestion humaine, dynamique et protectrice » de la commune. Pour rappel, cette enseignante sportive, se lance dans une première campagne électorale, bien qu’engagée dans de milieu associatif de la commune. « Il y a des politiques qu’on peut faire dans des partis politiques mais je m’identifie dans une politique de mon village, une politique de terrain, de par mon engagement dans la vie de la commune. J’avais le sentiment de ressentir son potentiel. Je me sentais beaucoup plus engagée qu’une personne qui peut se dire engagée dans un parti politique (…) Et l’évolution de cette campagne me fait grandir », précise Sabrina Bourgeois. La liste pour le Collectif est déposée, les noms, dévoilés.

    Une liste « jeune »

    Parmi les premiers noms derrière la tête de liste se trouvent Nicolas Lorenzi, enseignant, Muriel Martin-Pettavino, agent territorial, Frédéric De Rosa, enseignant lui aussi, Christelle Veratti, comptable. Sur la vingtaine de colistiers présentés figurent aussi un pompier, une retraitée, un cadre, une infirmière… « Ce sont des jeunes, avec une moyenne d’âge à moins de cinquante ans. On est une nouvelle équipe, qui propose un nouveau projet pour que Mimet ne s’éteigne plus : avec l’équipe municipale sortante
    – qui n’a pas de programme, que des promesses – ça n’avancera pas. Alors qu’avec notre liste engageante, endurante, motivée, on est sur un projet ou l’on va tous dans la même direction, le même bateau
     », estime Sabrina Bourgeois. Si elle n’est pas encartée, la candidate estimait, lors de précédentes rencontres, que la liste portait une sensibilité à gauche. En doublon de la présentation de sa liste, l’occasion a été, pour la candidate et son équipe, de présenter les trois axes principaux du programme : un territoire durable et aménagé, un quotidien serein et solidaire, un village vivant et citoyen. « Plus on avance dans la campagne, qui pour nous est très structurée, programmée, préparée, et plus nous sommes confiants du résultat et sur le vote des Mimétains, estime Sabrina Bourgeois. On a envie que des choses bougent, que le village revive, c’est très réconfortant d’avoir ce retour, de se dire qu’on a de bons projets, auxquels les Mimetains adhèrent ».

  • À Venelles, Annie Mouthiers porte « l’alternative »

    À Venelles, Annie Mouthiers porte « l’alternative »

    Jusqu’ici, Venelles ne comptait que la candidature de son maire sortant, Arnaud Mercier (DVD). C’était sans compter l’émergence de la candidature d’Annie Mouthiers, qui mène une campagne discrète. Déjà candidate en 2020, cette conseillère municipale d’opposition fait le choix de se présenter à nouveau. Et sur des termes similaires : une liste sans étiquette, « alternative. On a des valeurs sociales manifestes. Il y a la volonté de pouvoir protéger tout le monde sur la commune. Maintenant, c’est une liste citoyenne, dans le sens ou nous ont rejoint beaucoup de gens qui voulaient qu’il se passe autre chose sur la ville. Elle n’est pas portée par des partis politiques ». Le projet, se veut avoir « à cœur de rendre Venelles accessible à tout le monde ». Avec l’écologie et le social comme fil rouge de la campagne. « On veut que la commune connaisse une autre politique que celle qui est menée par le maire depuis douze ans, ce ne serait pas une bonne chose qu’il dirige la ville six ans de plus et que l’on ai 18 ans le même maire, avec les mêmes politiques. Il est très axé économique et financier, mais il faut y mettre aussi du social et de l’environnemental. Il n’empêche qu’on travaillera sur les finances, l’économie », poursuit Annie Mouthiers. Parmi les priorités du programme, celle du logement, dont les prix et les difficultés d’accès ont pour conséquence une population vieillissante sur Venelles, la réinstauration d’une « démocratie participative : moi, maire, tout le monde travaillera sur les projets, on aura beaucoup plus de démocratie participative, un budget participatif aussi ». Plus de moyens humains et financiers pour le CCAS, un « vrai » plan vélo et le traitement de la question des mobilités de la commune, la redynamisation de la biodiversité et de l’agriculture locale, d’un accès au sport « pour tous, pas seulement compétitif » et à la culture, figurent aussi au programme. La candidature, officieuse, apparaît à 24 jours du premier tour du scrutin. « Pourquoi maintenant ? Je ne peux pas répondre à cela, ça s’est fait comme ça. On était au boulot, ce qui explique qu’on peut avoir du retard », estime la candidate. Il faudra attendre encore quelques jours, pour que soit communiquée la liste.

  • Gros temps à Saint-Mandrier sur l’offre de santé

    Gros temps à Saint-Mandrier sur l’offre de santé

    À Saint-Mandrier, nous disposons encore de médecins. Mais pour combien de temps ? », interroge la Vague mandréenne, en pointant que plusieurs praticiens installés sur la commune partiront très prochainement à la retraite. Et de donner l’exemple du quartier voisin de Mar Vivo, à La Seyne, où des centaines de patients peinent à avoir des rendez-vous dans des délais acceptables. Quant aux visites à domicile des personnes âgées, elles deviennent quasiment impossibles.

    La liste d’opposition rappelant également que dès 2021, afin de prévenir une telle situation sur la presqu’île des professionnels de santé ont élaboré un projet validé par l’ARS en 2023 leur permettant de créer une Maison de santé pluriprofessionnelle.

    Et que, s’ils sont parvenus depuis le début de l’année à organiser la prise en charge des patients du lundi au samedi midi par un logiciel commun, des locaux adaptés sont toujours manquants.

    « Depuis quatre ans, la municipalité n’a pas investi, considérant ce projet comme privé, alors qu’il relève clairement de l’intérêt général et de la santé publique », dénonce les opposants.

    Depuis, même si ça a un peu bougé, avec la proposition de la ville de mise à disposition d’un local provisoire de 70m2 au tarif de 1 700 euros par mois, dans l’attente de locaux définitifs, ces derniers sont jugés inadaptés.

    Et de conclure, à l’intention des électeurs : « En 2021, la municipalité affirmait que Saint-Mandrier n’était pas en Lozère et qu’il n’existait aucun problème d’accès aux soins sur la commune. Cinq ans plus tard, les faits sont là : aucune solution pérenne n’a été mise en œuvre en termes de locaux, et les propositions avancées ne sont pas à la hauteur de la situation. »

    Un signe pour la Vague mandréenne qu’il faut changer de cap.

  • À Gardanne, la gauche bat la campagne dans les quartiers

    À Gardanne, la gauche bat la campagne dans les quartiers

    Quartier Font de Garach, ce vendredi soir. Réunis sur le parking d’un supermarché, les colistiers de Jean-Marc La Piana, candidat à la tête d’une union à gauche en vue des municipales, déchargent les coffres de voiture de tracts, distribués dans les quartiers de Gardanne chaque soir. Dans cette zone de la ville, un projet d’urbanisme de plus de 300 logements doit voir le jour, inscrit au PLUi, lui-même adopté en décembre 2024. Selon l’équipe de campagne, le projet a été approuvé « sans concertation, en catimini ». « Gardanne mérite mieux qu’un maire devenu promoteur immobilier ! » lit-on, sur le tract rouge et orange, couleurs de la liste. « Le quartier n’est pas fait pour absorber autant de circulation en plus », estime Pierre Sandillon, membre de la liste. Ce sera donc le cheval de bataille présenté ce soir. Ici, c’est aussi un quartier « aux premières loges de la disparition du service public », souligne Amélie Barbey (PCF) de la partie elle aussi. En période de vacances, peu de portes s’ouvrent, alors que l’équipe entame la tournée.

    « Je serais visible »

    « Mais globalement, la campagne se passe très bien. On le voit lorsqu’on tracte au marché, pas mal de gens viennent au local, rapporte Jean-Marc La Piana. Même si certaines personnes disent ne plus avoir confiance. Mais je trouve plus de gens motivés, que lassés. Les gens écoutent. Les municipales, c’est la plus belle élection en termes de proximité et les gens le reconnaissent », poursuit Jean-Marc La Piana, obligé de s’interrompre : le fondateur de La Maison est, régulièrement, reconnu par les passants dans le quartier. « Ah ! J’espère que cette fois-ci ça va passer. Il y a 5 ans non, j’espère que cette fois oui ! J’en ai marre de ceux qui font tout en douce, dans leur intérêt… », lance une passante, avant d’interpeller le candidat sur la situation médicale d’un habitant. Un autre, en plein footing, s’arrête net. « Monsieur La Piana ! Comment vous allez ? Ils veulent mettre des barrières, ici, ça bloque ici… les gens sont énervés », explique ce coureur, faisant allusion aux aménagements à venir liés au projet immobilier. « On est contre ce projet si les gens vous posent la question. J’espère qu’on pourra faire quelque chose. Le permis a été délivré, mais il y a des recours ! Les gens du quartier ont leur mot à dire, on sera favorables à ce que ce projet soit abandonné », répond Jean-Marc La Piana.« J’espère que vous serez le prochain maire ! Je viendrais vous voir ! », répond le coureur. Ce à quoi le candidat répond : « Je vous promets, je serais toujours visible. »

  • À La Seyne, l’union derrière Stéphane Sacco prend chaque jour de l’ampleur

    À La Seyne, l’union derrière Stéphane Sacco prend chaque jour de l’ampleur

    Ça y est c’est officiel Génération.s rejoint la cohorte des parties et mouvements qui ont choisi de faire bloc à La Seyne derrière la liste Uni.e.s à gauche conduite par Stéphane Sacco (GRS) pour battre la droite et l’extrême droite.

    « Face aux urgences sociales, démocratiques et écologiques, le large rassemblement autour de Gauche républicaine et socialiste, du Parti communiste français, de l’Après, du Mouvement républicain et citoyen et de l’association citoyenne La Seyne à venir, constitue une alternative crédible, cohérente et ambitieuse pour l’avenir de la ville et de l’ensemble des Seynoises et des Seynois », explique dans un communiqué le mouvement lancé par Benoît Hamon.

    Et de poursuivre : « Cette démarche et dynamique unitaire de transformation locale, fidèle aux valeurs de la gauche et tournée vers l’avenir, incarne pleinement les valeurs et l’esprit de rassemblement que Génération.s appelle de ses vœux à tous les niveaux de responsabilité publique. »

    Génération.s affirme ainsi par ce soutien, sa volonté de contribuer au rassemblement de la gauche et des écologistes à l’échelle locale et appelle les habitantes et habitants de La Seynes-sur-Mer à se mobiliser autour de la liste Uni.e.s à Gauche pour La Seyne pour construire une ville plus juste, plus écologique et plus démocratique.

    À qui le tour ? Plus que jamais l’unité est de rigueur face à la menace du RN.