Tag: écoles

  • La Carraire-George Sand, à Miramas : nouvelle école, nouveau nom

    La Carraire-George Sand, à Miramas : nouvelle école, nouveau nom

    Le groupe scolaire La Carraire est méconnaissable. « On a gardé, quelques murs, des colonnes, mais sinon on a tout refait », résume le maire Frédéric Vigouroux (DVG). Après deux années de chantier au cours desquelles les 200 élèves ont suivi les cours dans des containers aménagés, l’établissement réhabilité a rouvert ses portes en septembre dernier, sous un nouveau nom : La Carraire-George Sand, pour poursuivre « la volonté qu’a la Ville de dénommer des écoles de personnalités féminines, ce qui nous permet de rattraper ce retard qu’on avait dans la reconnaissance de l’importance des femmes dans le monde littéraire, scientifique et dans la lutte pour l’égalité », explique l’édile.

    Samedi 15 novembre, le nouveau bâtiment, d’un coût de 16 millions d’euros subventionné à hauteur de 60%, a été présenté aux financeurs (l’État et le Département, pour 4 millions d’euros chacun, la Métropole, pour 1,5 million d’euros, et la CAF, pour 76 000 euros).

    Le changement est spectaculaire. L’étage a été rasé. Le groupe scolaire, construit en 1978, accueille désormais les élèves de maternelle et de primaire sur un seul niveau plein pied de 2 700m2. L’extérieur a été repensé sous forme de deux cours qui comprennent des jardins et des potagers, « ce qui pourra donner lieu à des projets pédagogiques », se réjouit Frédéric Vigouroux.

    Des espaces de sport et des lieux de motricité ont été aménagés, ainsi qu’une salle polyvalente, et « la crèche est bientôt terminée », précise le maire, qui assure qu’avec ces changements, les enseignants « se battent » pour y exercer.

    Bâtiment durable

    Mais la rénovation est aussi « exemplaire » d’un point de vue environnemental : l’ensemble a été classé « Bâtiment durable méditerranéen » argent. « Il était le temps qu’on le fasse parce que c’était certes une école qui avait été conçue avec des normes intéressantes et une forme architecturale particulière mais elle était impossible à chauffer et l’été c’était le calvaire, assure Frédéric Vigouroux. Ça nous permet de faire de grosses économies d’énergie et de faire en sorte que le climat à l’intérieur soit propice aux études et au calme. »

    Sur ce point, la commune de Miramas fait office de référence, puisque le dispositif « Éco énergie tertiaire », inscrit dans la loi Elan, impose aux bâtiments du secteur public une réduction progressive de leur consommation d’énergie pour atteindre une baisse de 60% d’ici 2050. « Notre ville, sans faire de bruit, a déjà atteint cet objectif en 2024 », précise le maire, non sans fierté.

  • Montpellier végétalise pour « rafraîchir » la ville

    Montpellier végétalise pour « rafraîchir » la ville

    Le 27 juin 2019, sur la place de la Comédie, il a fait 49 degrés. Les gens fuyaient  », se souvient Michaël Delafosse. « Et à l’horizon 2050, on nous annonce potentiellement le climat d’Alger ». Nous sommes le 21 mai dernier. Le maire de Montpellier vient de signer, avec Sylvain Waserman, président directeur général de l’Agence de la transition écologique Ademe, la charte « Plus fraîche ma ville », qui vise à structurer et renforcer les politiques locales d’adaptation au changement climatique, avec un accent particulier mis sur la lutte contre les îlots de chaleur urbains.

    Cette signature s’est déroulée symboliquement sur l’Esplanade Charles de Gaulle, où la Ville a réalisé d’importants travaux de végétalisation, désimperméabilisation et rafraîchissement. « Ces travaux nous permettront de réduire les températures de 2 à 7°C », explique Michaël Delafosse.

    Une démarche qui s’inscrit dans la continuité des actions menées depuis 2020 par la municipalité afin d’adapter l’espace urbain au changement climatique. Au premier rang desquelles la désimperméabilisation (de l’ordre de 20 ha sur la ville sur la durée du mandat, sachant qu’un sol de végétation ou de terre absorbe beaucoup plus la chaleur qu’un sol d’un autre type) et la plantation de 50 000 arbres – but qui devrait être atteint en début d’année prochaine – « pour créer de l’ombre et avoir une ville plus fraîche en période de canicule  », explique l’écologiste Stéphane Jouault. « L’adaptation consiste à planter des arbres mais aussi à diversifier les essences, car on ne sait pas exactement quelles sont celles qui résisteront au climat », poursuit l’adjoint en charge de la nature en ville et de la biodiversité.

    « On ne peut plus faire autrement »

    « Dès que cela a été possible en centre-ville, on a donc planté des arbres. Il y a en aura 7, par exemple, sur la place des Martyrs de la Résistance, devant la préfecture, dont les travaux sont en train de se terminer. L’objectif étant clairement de rafraîchir ce point dur de chaleur », illustre l’élu. Idem pour la place Max Rouquette, entièrement rénovée, où l’ancien parking des Arceaux a été remplacé par une « place-jardin » plantée de 130 nouveaux arbres, dont un tiers de la surface a été désimperméabilisée.

    La Ville encadre et encourage également le microfleurissement des rues. Objectif  : accompagner le citoyen dans son projet de végétalisation de l’espace public. Ces dispositifs de plantes grimpantes de long des façades « permettent de rafraîchir beaucoup l’intérieur des logements », assure Stéphane Jouault. Dans le quartier de la Méditerranée, où le microfleurissement est assez répandu, « un habitant nous disait dernièrement qu’entre son immeuble et celui d’à côté, il pouvait y avoir 5 degrés de différence en été ». Les habitants volontaires peuvent faire la demande d’un bon de végétalisation à la Ville. Les services municipaux s’occupent ensuite de la percée du trottoir en pied de façade, où la plante offerte par la collectivité pourra être mise en terre. À charge ensuite, pour les habitants, de l’arroser et l’entretenir.

    « C’est un dispositif très efficace, qui permet de rafraîchir là où on ne peut pas mettre d’arbres. Et ça prend bien : on a distribué 2 000 bons de végétalisation sur les microfleurissements en 5 ans », souligne Stéphane Jouault. « Aujourd’hui on fait une proposition et on attend que les gens viennent vers nous. Pour la suite, l’idée serait d’aller davantage à la rencontre des habitants pour les motiver, en sélectionnant des rues qui nous semblent propices et doivent être rafraîchies.  » Dans le même ordre d’idée, la Ville propose également un bon de végétalisation pour un don d’arbres fruitiers. « La majorité de l’espace est privée. C’est donc très bien de végétaliser l’espace public, mais c’est important aussi d’encourager la végétalisation de l’espace privé, car ça participe au rafraîchissement de la ville. »

    La municipalité s’attelle par ailleurs, depuis plusieurs années, à un problème de taille : adapter ses écoles aux températures estivales qui les transforment en chaudron, au point que tous les ans des parents se mobilisent pour alerter sur les températures relevées dans les classes (jusqu’à 36 – 38 degrés). « Un programme de rénovation thermique de certaines écoles est en cours. L’idée, ensuite, est d’avoir une salle climatisée dans chaque école – je crois qu’on y arrive bientôt – et d’installer des plafonniers dans les classes. Sans oublier la végétalisation des cours. On désimperméabilise et on plante le plus possible dans les écoles. » Une adaptation au long cours qui demande de gros investissements, mais « on ne peut plus faire autrement, il faut penser la ville dans ce sens-là. »

  • L’état défend sa mobilisation « très forte » pour les AESH

    L’état défend sa mobilisation « très forte » pour les AESH

    Sept mois après avoir été interpellé par une question du député (PS) Laurent Lhardit, le gouvernement assure, dans une réponse publiée ce mardi, de sa « mobilisation très forte et durable » pour accompagner les élèves en situation de handicap sur la pause méridienne.

    Pendant un an, la municipalité marseillaise avait multiplié les alertes, contrainte de prendre en charge les postes d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) depuis la rentrée 2024, alors même que la responsabilité en était revenue à l’éducation nationale. « On comptabilisait, en octobre 2024, 306 élèves accompagnés sur la pause méridienne, soit 49,3 équivalents temps plein d’AESH recrutés » dans les Bouches-du-Rhône, se défend le ministère dans sa réponse. En précisant que « tous les enfants en situation de handicap ne relèvent pas d’un besoin d’accompagnement sur le temps de pause méridienne ».

    « Depuis la rentrée 2025, la loi est appliquée à Marseille, reconnaît l’adjointe (PM) chargée du Handicap, Isabelle Laussine. Pour autant, c’est chaotique, il n’y a pas les moyens nécessaires. » Et de témoigner : « Sur certaines écoles où il y avait 4 ou 5 AESH, il n’y en a plus qu’une, c’est catastrophique ! » Rien que pour Marseille, la municipalité estime les besoins à plus de 400 AESH pour 600 enfants. Désormais, ses services juridiques travaillent pour réclamer à l’état les 3 millions d’euros dépensés sur l’année scolaire passée, pour la prise en charge des élèves concernés face à la carence de l’état.

  • Dans les auto-écoles, des équipes entre deux feux

    Dans les auto-écoles, des équipes entre deux feux

    « Ça crée un gouffre financier important pour l’élève. Avec autant de temps d’attente, soit il conduit et ça a un coût puisqu’il devra prendre des heures, soit il ne conduit pas et ça aura aussi un coût, puisqu’il devra faire plusieurs tentatives. » Thierry Pic, directeur de l’auto-école EPF à l’Estaque, résume la problématique que rencontrent les élèves à la recherche du permis de conduire. Avec des temps d’attente pour avoir une place à l’examen qui varie de 3 à 6 mois, voir « un an pour les cas les plus extrêmes, notamment pour la deuxième présentation à l’examen », difficile d’assurer une continuité pédagogique dans l’apprentissage de la conduite. « Avec un de taux de réussite à 50%, imaginez les embouteillages que ça peut faire sur le long terme. Et c’est toute la formation qui s’effondre avec le temps », laisse en suspens celui qui est également référent Bouches-du-Rhône pour Mobilians, organisation professionnelle représentative des écoles de conduite.

    Un ressenti plus que partagé par Nelly, responsable pédagogique depuis 17 ans dans une auto-école de l’hypercentre marseillais : « On est sur une moyenne de 6 à 8 mois d’attente. ça fait un bon moment que ça dure, ça ne fait que s’accentuer, les délais sont de plus en plus longs ». In fine, elle explique que les équipes pédagogiques des auto-écoles sont prises entre deux feux : « On a la Préfecture qui n’a pas assez d’inspecteurs et des élèves qui sont pressés d’avoir le permis, c’est deux mondes qui ne collent pas ensemble ». Avant de se désoler des conséquences sur les travailleurs de la conduite : « Le problème c’est que ça rebondit sur nous, car les élèves n’ont pas de contact avec la préfecture. Il y a des élèves mécontents, qui menacent de faire des commentaires négatifs sur l’établissement, par exemple ». Thierry Pic abonde : « Les parents pensent parfois qu’on retient les élèves exprès. Mais ce n’est pas le cas, on n’est pas en lien étroit avec la Préfecture ».

    « Le CPF ne répond pas aux besoins »

    Pour les deux auto-écoles, le public est principalement « des jeunes et des étudiants » passant leur permis sur leurs deniers personnels. « On a aussi des jeunes en alternance qui bénéficient d’une aide de 500 euros. Elle est nécessaire pour eux, ils auraient du mal à le passer sans », précise Nelly. Une aide que Thierry Pic aimerait voit « généralisée » pour les jeunes et étudiants. Et pour cause, la responsable évoque des « tarifs étudiants entre 1 000 et 1 200 euros minimum ». « C’est un coût pas vraiment bienvenu à ce moment là de leur vie », note Thierry Pic. D’autant que via le Compte personnel de formation (CPF), les tarifs environnent les 1 500 euros pour une trentaine d’heures et le passage de l’examen. Un dispositif pratique pour les travailleurs, mais qui ne permet pas de répondre à la problématique du coût pour les plus jeunes. « Le CPF ne répond pas aux besoins des jeunes et étudiants puisqu’ils n’ont pas de point dessus », conclut Thierry Pic.

  • Le Téléthon prend de la hauteur jusqu’à la Sainte-Victoire

    Le Téléthon prend de la hauteur jusqu’à la Sainte-Victoire

    Au pied de la Sainte-Victoire, Victoria, Tom, Alice et Louis s’apprêtent à gravir l’un des flancs de la montagne. D’ici quelques semaines, le Téléthon rayonnera un peu partout en France (5 et 6 décembre). Mais, ce vendredi matin, les élèves officiers de l’école nationale des sous officiers de sapeurs pompiers (Ensops) lancent les premières actions locales. Ce jeudi matin, épaulés par les équipes de l’AFM Téléthon (voir ci-dessous), les élèves de la 120e promotion ont enfilé les baskets, malgré la pluie, pour accompagner ces quatre jeunes âgés 8 à 19 ans jusqu’au Prieuré Sainte-Victoire, à l’aide de trois joëlettes et un fauteuil tout-terrain prêtés par le Parc national des Calanques de Marseille et l’association Dunes d’espoir.

    L’action a aussi été coorganisée avec l’association des Amis de la Sainte-Victoire. « Dans notre promotion, nous avons deux parents d’enfants en situation de handicap. On a voulu faire une action qui puisse montrer notre soutien à leur engagement au quotidien », explique le lieutenant Thomas Chabay. La promotion, nommée « ambassadrice » et responsable d’organiser une mission en vue du Téléthon 2025, s’est constituée en équipe chargée de projet.

    Informer sur la maladie

    Le lieutenant Chabay poursuit : « étant donné qu’on était proches de la montagne Sainte-Victoire, on a fait le lien avec la symbolique portée dans le nom et proposé un défi sportif solidaire qui est l’une des valeurs du métier de pompier. »

    « L’ascension de la Sainte-Victoire est quelque chose qui permet de fédérer le collectif (…), il y a une vraie culture du sport, de l’effort, de la cohésion dans énormément de casernes en France, précise Salomé. Il y a des initiatives qui sont portées, chaque année, par des dizaines de milliers de projets pour lever des fonds à l’intention de l’AFM Téléthon. »

    Une cagnotte en ligne est accessible sur les pages de l’Ensops. Si elle n’est pas directement liée à l’ascension de ce jour, la promotion espère que la médiatisation de la randonnée permette de l’étoffer. En milieu d’après-midi, ce jeudi, 210 euros avaient déjà été récoltés. « Mais le Téléthon, c’est aussi mettre en lumière les pathologies et montrer au travers de ces enfants accompagnés sur cette ascension que le handicap n’empêche pas d’avancer dans la vie », note le Colonel Laurent Kihl, directeur de l’Ensosp.

    « C’est une super expérience pour Tom (16 ans), dans un environnement de pompiers qu’il affectionne, dans l’environnement Téléthon qui est une organisation qui a du sens pour lui, forcément. Il est pressé, il attend ça depuis des semaines, ajoute Alexandra, sa mère. Le souhait de Tom n’est pas de bénéficier des fonds, mais à travers les pompiers, cette action, participer et aider les autres enfants en situation de handicap. » En route donc, pour une journée de randonnée sur 10 km. D’autres actions internes à l’école seront également organisées pour soutenir le Téléthon et collecter des fonds. Eva Bonnet-Gonnet

  • Draguignan : la gauche livre ses idées sur l’école

    Draguignan : la gauche livre ses idées sur l’école

    Lancée dans la course aux élections municipales, la liste de la gauche et des écologistes « Uni.e.s pour Draguignan » lance une série d’enquêtes publiques sur des thématiques liées aux politiques de la Ville. La première d’entre elles, lancée il y a quelques semaines sur l’école, le périscolaire et les centres de loisirs, a recueilli près de 90 réponses, permettant à la liste de prendre le pouls des Dracénois et de formuler de premières propositions.

    Premier point : les bâtiments scolaires. La question de la chaleur et du manque d’isolation et de solutions pour la contrer a été soulignée par 97% des enquêtés, qui sont 68% à considérer la rénovation des bâtiments scolaire et des cours de récréation comme des priorités. Ils sont 55% en ce qui concerne la végétalisation de ces dernières. Des solutions portées par la liste, qui propose également des rideaux occultants et ventilateurs en urgence, et dans une optique solidaire, la prise en charge de fournitures.

    L’exemple Mouans-Sartoux

    Sur le périscolaire, les avis sont partagés. 15% des sondés trouvent le tarif trop élevé, et les points de vue sur les activités proposées sont disparates. Certains réclament plus de variété, une meilleure organisation, plus de personnel et surtout, plus de souplesse sur l’inscription. Autant de points avancés par Uni.e.s pour Draguignan, qui veut proposer des activités liées à la biodiversité, et des fruits à chaque goûter.

    Dans la même optique est proposée une grande refonte de la cantine, sur le modèle de la commune de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), pionnière en la matière. Celle-ci s’appuie, depuis 2011, sur un potager municipal pour fournir les écoles en légumes bio, et revendique une cuisine 100% bio depuis 2012, avec 80% de gaspillage en moins et des tarifs selon revenus, à partir de 1 euro. Si les résultats de l’enquête montrent un taux de satisfaction correct (38,7% trouvent les repas bons ou très bons, 46,7% ni bons ni mauvais), près de 77% des parents sollicitent la solution d’une régie bio locale.

    Enfin, l’accès aux centres de loisirs interpelle : l’un des préalables est que les deux parents soient en CDI, ce qui suscite « beaucoup de colère chez les parents », affirme Sébastien Rombeaut, l’un des représentants de la liste, qui précise que « les places sont toutes prises en cinq minutes. C’est un réel problème car ça laisse des gens sans solution. » Seuls 7% des parents se sont inscrits « facilement », 88% voyant l’augmentation du nombre de places comme une priorité. 81% trouvent par ailleurs les activités « moyennes ou médiocres ». « Dans une logique sociale, car il est injuste que des enfants soient privés de loisirs », Uni.e.s pour Draguignan milite pour que chaque enfant soit accueilli, en particulier ceux dont les parents travaillent, et pour des activités liées à l’environnement, en se servant entre autres de la possible future ferme bio locale.

  • Les agents municipaux mobilisés pour plus de sécurité dans les écoles

    Les agents municipaux mobilisés pour plus de sécurité dans les écoles

    Reçus en mairie, ils ont obtenu l’assurance de travaux engagés pour sécuriser les établissements scolaires. Une série de travaux a été listée et un calendrier doit leur être fourni lors d’un prochain rendez-vous à fixer après les vacances. Par ailleurs les questions de la reconnaissance professionnelle et de la pénibilité avaient été soulevées par le syndicat, ainsi que le besoin de renfort en personnels pour la surveillance des cantines. « Nous avons obtenu que ces points soient étudiés » a indiqué leur représentante syndicale Françoise Risterucci.

  • La 20e Fête de la Chèvre du Rove célébrée en beauté

    La 20e Fête de la Chèvre du Rove célébrée en beauté

    Le soleil, complice de la journée, a brillé sur la 20e édition de la Fête de la Chèvre du Rove, samedi dernier. Une célébration empreinte d’unité, d’émotion et de solidarité. La récente dénomination de la place Georges-Rosso, cadre de cette journée festive, prenait tout son sens dans cette ambiance chaleureuse partagée par des centaines d’habitants et de visiteurs comme l’a souligné le maire, Paul Sabatino, lors de la traditionnelle allocution.

    Cette année, la fête s’est également teintée de rose : la mairie, le maire, les élus et de nombreux participants arboraient un ruban rose en soutien à la campagne Octobre Rose, rappelant l’importance de la prévention et de la lutte contre le cancer du sein.

    Organisée par La Cabro d’Or, avec le soutien actif de la municipalité, la fête a proposé un programme riche et varié. Tout au long de l’après-midi, les visiteurs ont profité d’animations ludiques et culturelles, allant du jeu de la pesée du bouc à un quizz aux accents historiques locales, en passant par de nombreuses expositions, dont celle des œuvres des écoliers de la maternelle (six magnifiques chèvres à la Wharol) et de l’école élémentaire ou de l’atelier d’art municipal.

    Des notes musicales et un troupeau très attendu

    Côté musique, le public a vibré au rythme du groupe Brass Koulé, aux accents créoles, engagé grâce au dispositif Provence en scène du Conseil départemental, et de la fanfare marseillaise Les Tropical Raclette, débordante d’énergie. Le point d’orgue de la journée fut, sans nul doute, l’arrivée du troupeau sur la place. Près de 400 chèvres du Rove, menées par les bergers Franck et Marc Gouiran et leur père André, figure emblématique du village, berger pendant 41 ans et président fondateur de La Cabro d’Or. Un moment toujours chargé d’émotion, autant pour les anciens que pour les nouveaux habitants, réunis autour de ce symbole vivant du patrimoine local. On pouvait noter avec joie la présence parmi la foule de nombreux résidents de la maison de retraite du Rove, qui avaient fait une sortie spéciale pour ne pas rater cet événement.

    Une fresque pour célébrer la mémoire rovenaine

    L’un des temps forts de cette édition fut aussi le dévoilement d’une fresque retraçant l’histoire de la chèvre du Rove. Réalisée collectivement sous l’impulsion du maire par la céramiste Virginie Leroux et Maurice Gouiran (pour le texte), Thierry Chauvelot (pour la Line des chèvres et du berger) ainsi que Franck Gouiran et Francis Montalban, cette œuvre en céramique illustre la mémoire, la fierté et l’attachement du village à son identité caprine. « Elle rappellera durablement aux Rovenains, comme à nos visiteurs, ce que représente la chèvre du Rove dans notre identité commune », a déclaré le maire, ému, lors de la présentation.

    Ces trois jours de festivités et de partage débutés avec l’assemblée générale de La Cabro d’Or*, se sont clôturés, dimanche, dans les collines, sur le site remarquable de la chapelle Saint-Michel, où les adhérents se sont retrouvés pour un pique-nique convivial avant un concert du duo Bakus. Le maire Paul Sabatino et l’association La Cabro d’Or ont remercier chaleureusement l’ensemble des bénévoles, mais aussi les services municipaux, les exposants, les écoliers et leurs professeurs, les artistes, les secouristes ou encore les habitants pour leur participation active et leur enthousiasme qui ont fait de cette édition une belle réussite collective !

    * marquée par la reconduction du bureau : Franck Gouiran (président), Maurice Gouiran (trésorier) et Thierry Chauvelot (secrétaire).

  • La 20e Fête de la Chèvre du Rove célébrée en beauté

    Le soleil, complice de la journée, a brillé sur la 20e édition de la Fête de la Chèvre du Rove, samedi dernier. Une célébration empreinte d’unité, d’émotion et de solidarité. La récente dénomination de la place Georges-Rosso, cadre de cette journée festive, prenait tout son sens dans cette ambiance chaleureuse partagée par des centaines d’habitants et de visiteurs comme l’a souligné le maire, Paul Sabatino, lors de la traditionnelle allocution.

    Cette année, la fête s’est également teintée de rose : la mairie, le maire, les élus et de nombreux participants arboraient un ruban rose en soutien à la campagne Octobre Rose, rappelant l’importance de la prévention et de la lutte contre le cancer du sein.

    Organisée par La Cabro d’Or, avec le soutien actif de la municipalité, la fête a proposé un programme riche et varié. Tout au long de l’après-midi, les visiteurs ont profité d’animations ludiques et culturelles, allant du jeu de la pesée du bouc à un quizz aux accents historiques locales, en passant par de nombreuses expositions, dont celle des œuvres des écoliers de la maternelle (six magnifiques chèvres à la Wharol) et de l’école élémentaire ou de l’atelier d’art municipal.

    Des notes musicales et un troupeau très attendu

    Côté musique, le public a vibré au rythme du groupe Brass Koulé, aux accents créoles, engagé grâce au dispositif Provence en scène du Conseil départemental, et de la fanfare marseillaise Les Tropical Raclette, débordante d’énergie. Le point d’orgue de la journée fut, sans nul doute, l’arrivée du troupeau sur la place. Près de 400 chèvres du Rove, menées par les bergers Franck et Marc Gouiran et leur père André, figure emblématique du village, berger pendant 41 ans et président fondateur de La Cabro d’Or. Un moment toujours chargé d’émotion, autant pour les anciens que pour les nouveaux habitants, réunis autour de ce symbole vivant du patrimoine local. On pouvait noter avec joie la présence parmi la foule de nombreux résidents de la maison de retraite du Rove, qui avaient fait une sortie spéciale pour ne pas rater cet événement.

    Une fresque pour célébrer la mémoire rovenaine

    L’un des temps forts de cette édition fut aussi le dévoilement d’une fresque retraçant l’histoire de la chèvre du Rove. Réalisée collectivement sous l’impulsion du maire par la céramiste Virginie Leroux et Maurice Gouiran (pour le texte), Thierry Chauvelot (pour la Line des chèvres et du berger) ainsi que Franck Gouiran et Francis Montalban, cette œuvre en céramique illustre la mémoire, la fierté et l’attachement du village à son identité caprine. « Elle rappellera durablement aux Rovenains, comme à nos visiteurs, ce que représente la chèvre du Rove dans notre identité commune », a déclaré le maire, ému, lors de la présentation.

    Ces trois jours de festivités et de partage débutés avec l’assemblée générale de La Cabro d’Or*, se sont clôturés, dimanche, dans les collines, sur le site remarquable de la chapelle Saint-Michel, où les adhérents se sont retrouvés pour un pique-nique convivial avant un concert du duo Bakus. Le maire Paul Sabatino et l’association La Cabro d’Or ont remercier chaleureusement l’ensemble des bénévoles, mais aussi les services municipaux, les exposants, les écoliers et leurs professeurs, les artistes, les secouristes ou encore les habitants pour leur participation active et leur enthousiasme qui ont fait de cette édition une belle réussite collective !

    * marquée par la reconduction du bureau : Franck Gouiran (président), Maurice Gouiran (trésorier) et Thierry Chauvelot (secrétaire).

  • [Le Grand entretien] Carole Drucker-Godard : « On ne peut pas parler d’une crise de la vocation »

    [Le Grand entretien] Carole Drucker-Godard : « On ne peut pas parler d’une crise de la vocation »

    AESH

    Comment résorber la pénurie d’AESH ?

    Carole Drucker-Godard : Il en manque parce qu’il y a des notifications de la MDPH qui croissent plus vite que notre augmentation d’emplois AESH. À la rentrée, on a recruté 95 AESH dans l’Académie. Nous en avions déjà 7 000. C’est beaucoup. Donc, lorsqu’un élève a une notification individuelle de 24h par exemple, on va peut-être faire que 18h voire 12h et le reste du temps on va mutualiser l’accompagnement. Donc oui, il y a des cas d’élèves en situation de handicap qui ne sont pas encore accompagnés. Mais on fait quand même, je trouve, notre possible aussi pour améliorer le travail des AESH, pour les intégrer beaucoup plus comme membre à part entière de l’Éducation nationale.

    Choc des savoirs

    Le choc des savoirs a été beaucoup critiqué, notamment les groupes de niveaux…

    C.D.-G. : Le choc des savoirs est surtout caractérisé par les groupes de besoins en 6e et 5e mis en place il y a un an. Ça a été effectivement très critiqué parce que de toute façon, dès qu’on opère un changement, ça ne contente jamais tout le monde et c’est normal. Ça a été décrié parce qu’il était compliqué pour les chefs d’établissement d’organiser des enseignements « en barrettes » afin d’avoir des groupes à effectifs réduits. Globalement, c’est quand même plutôt positif. Ce qui plaît beaucoup, c’est qu’on a offert la possibilité à des enseignants d’avoir des effectifs réduits. On le sait, l’hétérogénéité dans les classes est nécessaire. Mais, quand elle est trop importante, on ne fait plus avancer personne, ni ceux qui ont des facilités, ni ceux qui sont en fragilité.

    Plusieurs dispositifs ont été abandonnés par Élisabeth Borne, n’est-ce pas un aveu d’échec ?

    C.D.-G. : La ministre a proposé aux chefs d’établissements d’ajuster ces groupes. Certains n’ont rien bougé parce que ça fonctionne très bien. Pour d’autres, c’était trop compliqué en termes d’organisation. On leur a donné la possibilité d’ajuster différemment en gardant les mêmes moyens. C’est quand même une bonne chose. Et pour les 4e, 3e, de toute façon, sur un plan ressources humaines, c’était difficile d’organiser exactement la même chose. Donc a été proposé aux chefs d’établissements d’organiser un « plan réussite ». En 6e et 5e, on a les groupes de besoins et en 4e, 3e, il y a moins de moyens mais en fonction des collèges et des résultats, on a parfois permis aux chefs d’établissements d’avoir un groupe supplémentaire.

    Professeurs

    Il manquait 2 500 profs pour cette rentrée en France, qu’en est-il dans l’Hérault et le Gard ?

    C.D.-G. : Je n’ai pas eu une rentrée difficile sur le plan des effectifs enseignants. La réunion avait été très bien préparée, bien avant mon arrivée. Donc, on avait dans le premier degré un enseignant devant chaque classe, une rentrée sereine avec une brigade de remplaçants assez conséquente quand même. Il en manquait un peu dans le second degré mais ça reste quand même assez faible c’est-à-dire que ce sont des formations de niche dans les lycées professionnels ou alors des disciplines en tension comme les langues, les mathématiques, les sciences. On a encore des ajustements qui se font : quand les enseignants ont des services partagés sur plusieurs établissements, parfois, il peut manquer 9 heures de mathématiques par-ci, 3 heures de physique par-là. Ce n’est pas idéal. Mais globalement, l’Académie est vraiment très attractive.

    Néanmoins, beaucoup parlent de crise de la vocation…

    C.D.-G. : De ce que je vois sur le terrain, je crois qu’on ne peut pas parler d’une crise de vocation. Je vous confirme que le métier est difficile, ils le disent tous. Mais l’année dernière, tous ceux que j’ai vus m’ont tous dit : « Par contre j’adore. » Ce qui change, c’est qu’aujourd’hui, on a des jeunes qui n’ont plus du tout envie de rester toute leur carrière dans l’Éducation nationale. Ils ont envie de changer de métier, il ne faut pas les retenir mais les accompagner. Donc la vocation est toujours là. Cependant, on attire un peu moins parce que oui, le métier est certainement plus difficile qu’avant. La réforme de la formation initiale peut pallier aussi ce manque d’attractivité en passant les concours à la fin de la licence, et non en 5e année.

    Sécurité

    Les violences dans les établissements, un phénomène en augmentation ou plus médiatisé ?

    C.D.-G. : Je pense qu’il y a vraiment les deux. On a aujourd’hui une culture du signalement avec des chefs d’établissements qui, dès qu’il y a un incident au sein de l’établissement, font ce que l’on appelle un « fait établissement », selon trois niveaux d’alerte. Aujourd’hui, on est informé de tous ces faits de violence dans les établissements donc forcément on en parle plus. Mais je pense quand même qu’il y en a plus. C’est la société, malheureusement. Les écrans doivent en expliquer une partie, tout comme la crise sanitaire. Il y a effectivement beaucoup de faits de violence. On a obtenu des moyens supplémentaires à la rentrée, 42 postes (32 AED et 10 CPE) qu’on a placés dans les établissements les plus sensibles, qui en avaient le plus besoin. On a donc ces contrôles visuels à l’entrée des collèges.

    Un bilan a été fait de ces opérations ?

    C.D.-G. : Ce sont parfois des ciseaux, des aérosols. Il y a quand même quelques couteaux qui ont été retrouvés. Dans ce cas-là, c’est conseil de discipline et signalement au procureur. Il y a aussi les fouilles de sacs devant les établissements en lien avec la préfecture, la justice. Les forces de police et les forces de sécurité viennent eux-mêmes fouiller les sacs, ils sont habilités. Il n’y a aucun personnel de l’Éducation nationale. Et en complément de cela, au sein même de l’établissement, nos personnels font ces contrôles visuels, ce ne sont pas des fouilles, mais viennent en complément avec vraiment une visée très pédagogique. L’élève ouvre lui-même ses affaires.

    LES SIX PREMIERS MOIS ?

    C.D.-G. : J’ai été vraiment accueillie très chaleureusement. Et puis je me suis assez rapidement insérée dans le territoire. J’ai fait mon bureau sur le terrain, j’ai eu à cœur d’aller 48 heures dans tous les départements dès ma prise de fonction pour essayer de bien comprendre chaque spécificité de chaque département, qui sont tous différents, ce qui fait aussi la richesse de cette académie. Une très grande diversité à la fois géographique, sociale. Je vois mon arrivée depuis six mois comme une grande chance, en fait.