Tag: Didier Jau

  • À Marseille, les élèves de Marie-Curie salués en mairie des 4-5

    À Marseille, les élèves de Marie-Curie salués en mairie des 4-5

    « Notre devoir est d’écouter et de comprendre, et à la jeunesse mobilisée je veux dire simplement que je vous ai entendu, que je vous comprends et que je vous soutiens », lance Didier Jau, maire écologiste des 4e et 5e arrondissements de Marseille en préambule de la séance, mardi soir. Il confirme par ailleurs que des espaces municipaux seront ouverts, à la demande, durant les vacances d’automne. L’édile a glissé un mot pour Enzo, élève du lycée Marie Curie « blessé mercredi dernier alors qu’il se mobilisait pacifiquement aux côtés des enseignants ».

    Face aux élus et aux habitants présents, Antonin prend la parole au nom de ses camarades : « nos attentes sont les mêmes que les élèves de Saint-Exupéry dans le 15e arrondissement de Marseille, de Saint-Denis en banlieue parisienne, de Lyon, ainsi que de tous les autres établissements mobilisés dans ce mouvement : travailler dans des conditions dignes et saines ». C’est en ce sens que vient la question de la rénovation du bâti : « Que devons-nous attendre ? Que des élèves fassent des malaises de chaleur dans les classes l’été ? Que nos toits perforés finissent par nous tomber sur la tête ? Que des étudiants tombent malades dans des classes dépourvues de quelque chaleur que ce soit l’hiver ? ». Et demande, à la mairie d’arrondissement d’accorder des subventions à son lycée.

    Lycéens, enseignants et personnels de l’établissement ont déjà arraché une première victoire et pas des moindres. La vice-présidente de la Région en charge des lycées s’est engagée, la veille, à faire voter une enveloppe de 53 millions d’euros pour la restructuration de l’établissement. « Je ne sais pas si vous mesurez ce que ça représente dans le budget lycée de la Région. C’est à peu près la moitié. C’est la preuve que seule la lutte paye ! », pousse Imrane Trocmé, élu insoumis du secteur. « Si nous voulons que ce mouvement authentiquement social puisse porter et faire aboutir ses revendications, nous devons l’accompagner », renchérit William Leday, adjoint Génération.s, au maire. Les élus d’extrême droite n’ont, quant à eu, pas adressé un mot aux lycéens

  • La Ville s’investit pour la petite enfance

    La Ville s’investit pour la petite enfance

    La visite, ce vendredi, de la crèche Chave, rythmée par les comptines et les jeux des enfants, était l’occasion pour les élus municipaux, Juliette Masson (Mad Mars) et Didier Jau (EELV), de constater la qualité des équipements de la structure et d’exprimer leur volonté de garantir « la qualité d’accueil, le bien-être des enfants et l’accompagnement des familles » dans toutes les crèches de la ville.

    La structure municipale a obtenu le label « Écolo-crèche » fin 2025. « On avait une structure qui se prêtait à la labellisation, mais elle implique quand même des changements de pratique. On a donc mis plein de choses en place, comme des projets en plein air pour les enfants ou notre processus de nettoyage sans produits chimiques, avec seulement de l’eau », explique Amélie Meyronneinc, la directrice. La crèche propose aussi une alimentation respectueuse de l’environnement, avec des produits issus de circuits courts, et se démarque par la présence de sols naturels dans ses espaces extérieurs. « C’est une fierté d’avoir obtenu ce label. C’est un dispositif qui plaît aux parents car c’est un gage de qualité par rapport à la garde de leurs enfants », ajoute-t-elle.

    La Ville a identifié les différents axes de progression pour les établissements d’accueil de la petite enfance. Juliette Masson assure qu’ils « ambitionnent de lutter contre les disparités territoriales en termes d’accueil, en ouvrant 1 000 places supplémentaires dans les crèches, et de garantir un accueil inclusif, de manière inconditionnelle, pour que tous les Marseillais de moins de 3 ans puissent s’épanouir ».

  • Le dynamisme associatif célébré au cœur de tous les secteurs à Marseille

    Le dynamisme associatif célébré au cœur de tous les secteurs à Marseille

    Le forum des associations a pris, en cette rentrée 2026, une nouvelle forme. Jusqu’à présent, l’événement Vivacité regroupait les associatifs de tous les quartiers de Marseille sur le Vieux-Port. La Ville a désormais opté pour un événement de proximité, avec des rendez-vous par secteur, échelonnés sur le mois. Parmi les ouvertures du bal, le stade Vallier a vu affluer un public nombreux.

    « On arrivait vite à un millier d’associations, cette formule nous permet d’accueillir le double de participants », précise Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire en charge de la vie associative. Et sous les parasols, les habitants des 4e et 5e arrondissements arrivent « à la pêche aux informations dès la rentrée, pour voir quelles activités je pourrais proposer à mes enfants », indique Ismène, qui passe des stands sportifs au secteur enfance-famille. Même démarche pour Olivier, père d’un petit Félix qui montre un intérêt certain pour la musique : « Mais il faut encore que je trouve le moyen de concilier ces heures d’apprentissage avec mon emploi du temps, donc la proximité, c’est un critère qui prime. »

    Pour les associatifs, les avis sont encore mitigés. « On est plus près de notre public », apprécie-t-on à l’association humanitaire Unadev. Patrick Delpicchia, responsable départemental des Auxiliaires des aveugles, regrette pour sa part : « On va devoir se démultiplier. Mais le vrai souci, c’est qu’on manque de bénévoles. » Un des objectifs de la fête, rappelle Didier Jau, le maire du secteur, est de « soutenir le bénévolat, sans lequel la vie de quartier décline ».

    Recherche de bénévoles

    Les élus sont venus à la rencontre des associations : « Dans un contexte national de restrictions financières publiques, Marseille maintiendra un haut niveau de subventions. » Par ailleurs, ils souhaitent épauler les structures confrontées à la difficulté de trouver des locaux. « Sous forme d’un engagement partenarial », précise Yannick Ohanessian.

    Du côté de la Fédération française de natation, Franck, responsable de Marseille Dolfin, qui compte une centaine d’adhérents et s’est hissé au 13e rang Club élite de France, plaide pour davantage d’équipements et structures : « On a connu un mieux sur les piscines, mais les créneaux horaires très tardifs sont difficilement accessibles aux petits. » Un apprentissage essentiel au regard du nombre encore trop élevé de noyades.

    La fête est donc aussi l’occasion de découvrir de nouvelles activités. Yanis, Amine et Sajid, venus faire des démonstrations de MMA pour la Team Evolution, ont testé leur aptitude au billard : « C’est intéressant et, comme le MMA, il y a concentration, précision, stratégie. »

  • Le tour de France de Marine Tondelier passe par le sud.

    Le tour de France de Marine Tondelier passe par le sud.

    Mardi, elle s’est rendue chez les Scop-Ti pour saluer une bataille de 1 336 jours pour garder des emplois avant de se rendre à Marseille, Place Sébastopol où elle a été rejointe par le maire de secteur, l’écologiste Didier Jau.

    Ce mercredi matin, elle se rend au centre social du Grand Saint-Antoine pour présenter sa proposition de « droit aux vacances pour tous ».

  • Le portail rouvert, la voie est libre aux Chutes Lavie

    Le portail rouvert, la voie est libre aux Chutes Lavie

    Mobilisation, médiations, soutien du maire de secteur, de la mairie centrale : il était moins une avant que l’affaire ne se règle devant la justice. Le 29 juin, réunie en assemblée générale, l’ASL a voté la réouverture de la rue au quartier.

    L’ASL, aux commandes la co-propriété depuis la vente de la cité-jardin par HMP, aujourd’hui PML, avait revendiqué la privatisation de la rue qui traverse la cité en condamnant le portail et tout un quartier à faire des détours dangereux. Un combat des habitants des Chutes Lavie s’était alors engagé. La dynamique Nathalie Prost, à la tête du collectif, avait fait monter l’aïoli pour rendre leur liberté de passage aux habitants et faire entendre raison aux copropriétaires. C’était chose faite lundi. La réouverture est actée.

    Fête du partage à la rentrée

    « J’étais une habitante engagée, je suis aujourd’hui élue du secteur », a-t-elle rappelé, mardi, devant le portail, en remerciant l’ensemble des soutiens. En précisant : « Mon engagement citoyen a trouvé un relais politique, Didier Jau nous a entendus et la politique défendue est celle d’une ville ouverte, solidaire, où la liberté de déplacement est rendue aux citoyens. » Le maire écologiste du Printemps marseillais voit dans cette victoire un symbole et se félicite : « 100 jours pile après notre réinstallation à la mairie des 4e et 5e arrondissements. C’était un engagement de campagne. Avec le soutien de la mairie centrale, il a été tenu. »

    Si le vote entérine la réouverture piétonne, il ne reste qu’à desceller les verrous du portail pour que l’accès au jardin municipal rénové, à la crèche communale et au collège Dumas soit rendu à tous. Et Didier Jau d’inviter « tout le quartier à une grande fête à la rentrée, la fête du partage, de la solidarité et de la marchabilité ».

  • À Marseille, les AESH mobilisés pour obtenir un statut

    À Marseille, les AESH mobilisés pour obtenir un statut

    « Un vrai statut, un vrai salaire, une reconnaissance, sortir de la galère », scandent plusieurs dizaines d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) – très majoritairement des femmes – devant la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale des Bouches-du-Rhône (DSDEN 13), ce mardi 9 juin. Réunies à l’appel des syndicats FSU-SNUipp 13, Snes-FSU Aix-Marseille, CGT Educ’action 13 et Sud Éducation 13, elles participent à un mouvement de grève national destiné à faire entendre les revendications d’une profession qui réclame avant tout une reconnaissance institutionnelle.

    En France, les AESH sont près de 140 000, dont 17 000 dans les Bouches-du-Rhône. Au cœur de leur mobilisation : l’obtention d’un véritable statut. « On se bat pour être reconnu comme un corps de métier de l’Éducation nationale. Reconnaître notre métier, c’est aussi reconnaître la loi de 2005 sur l’égalité des chances pour tous », affirme Laurence Casandri, représentante académique des AESH au sein de la CGT Éduc’Action. Pour les organisations syndicales, cette reconnaissance passe notamment par l’intégration de cette profession dans la fonction publique de catégorie B. « Obtenir un vrai statut leur permettrait ensuite une progression de carrière, ce qu’ils n’ont pas actuellement », explique Franck Neff, secrétaire départemental du syndicat FO 13.

    Un métier précaire

    Au-delà du statut, la question salariale cristallise la colère. « Entre un début de carrière et une fin de carrière, il y a 111 euros de gain », souligne Didier Jau, maire (EELV) des 4e et 5e arrondissements de Marseille. France Masselot, AESH au collège des Caillols, accompagne aujourd’hui 14 enfants. Elle décrit un quotidien marqué par la précarité : « On n’est pas considéré et on n’a pas d’avantages : pas de cartes tarif réduit, pas de tickets-restaurants, pas de vacances », déplore-t-elle, « sans oublier que 90% des AESH sont des femmes, souvent des mères seules, et que les trois quarts des contrats sont à 62% ». Selon elle, ce temps partiel n’est pas choisi mais « imposé », avec des conséquences directes sur le niveau de vie. Franck Neff pointe lui aussi la faiblesse des rémunérations : « C’est une aberration de voir du personnel de l’Éducation avec un salaire aussi bas. » Le salaire moyen est inférieur à 1 000 euros nets par mois, indique-t-il.

    Les manifestants alertent également sur le manque de moyens humains et sur une dégradation continue de leur environnement de travail. « Les conditions se détériorent d’année en année et on voit qu’il y a de plus en plus de licenciements pour inaptitude physique, précise Laurence Casandri, à la suite de burn-out par exemple. »

    Des mesures insuffisantes

    Cette mobilisation intervient alors que l’État a annoncé la mise en place progressive des Pôles d’appui à la scolarité (PAS), pour remplacer les Pôles inclusifs d’accompagnement localisé (Pial). Une évolution qui ne convainc pas les manifestants. « Avec ce système, ils veulent titulariser 10 à 20% d’AESH seulement. Ce n’est pas normal de trier », estime Zahra. « On fait toutes le même métier », renchérit Florence. Pour les syndicats mobilisés, les mesures actuellement envisagées relèvent davantage d’ajustements marginaux que d’une véritable réponse aux attentes de la profession. Une audience intersyndicale s’est tenue ce mardi à la DSDEN 13 afin de faire remonter les revendications auprès de l’administration.

  • Rue de Tivoli, l’hommage et le sentiment d’abandon

    Rue de Tivoli, l’hommage et le sentiment d’abandon

    L’hommage sans discours est ponctué d’une minute de silence et d’un dépôt de gerbes au pied d’une plaque commémorative, accrochée par le collectif Tivoli-9 avril, où figurent les prénoms des victimes. Huit bougies sont allumées. « On a décidé d’un recueillement intime et de cette plaque pour interpeller parce qu’on se sent oublié et envahi par les tagueurs. On commence à ne plus y croire, chaque victime se sent abandonnée à ses contrats privés en l’absence d’un accord-cadre », explique Johanne Raimbault, membre du collectif.

    Lettres au Préfet

    Le 9 avril 2023. Une explosion au gaz provoque l’effondrement de deux immeubles, faisant huit morts et entraînant l’évacuation d’environ 350 personnes au Camas. Trois ans plus tard, six immeubles toujours inhabités, les murs de la dent creuse couverts de tags et un permis de construire décrépi, traduisent une situation au point mort. Dans la foule, Didier Jau, le maire (EELV) du secteur ne cache pas son « émotion » avec en tête les images de la nuit du 9 avril. Plusieurs adjoints du Printemps marseillais sont présents. Avec eux, le vice-amiral, Lionel Mathieu, du Bataillon des marins pompiers et Céline Lefléfian, la directrice de la police municipale.

    « La Direction interministérielle d’aide aux victimes a envoyé un mauvais message », poursuit Johanne Raimbault. Les deux ministres nommés à l’époque ont été démis sans explication en décembre. Le nouveau préfet ne répond pas. « Je pense qu’ils n’y croient plus… Le dernier Comité local d’aide aux victimes pour monter accord-cadre a eu lieu en mai sans résultat. » Celui de décembre a été annulé. Ce long bras de fer avec les assurances et la disparition de dispositifs d’aide aux victimes alimentent le sentiment d’oubli. « Seul un accord-cadre permettrait une indemnisation groupée et le maire Benoît Payan a de nouveau écrit au Préfet pour demander avec toute la force de la ville qu’il puisse intervenir », reprend Didier Jau.

    L’information judiciaire se poursuit. L’enquête vise à déterminer le mécanisme ayant conduit à l’écoulement du gaz et l’explosion. Elle pourrait être clôturée dans l’année à l’issue d’une contre-expertise toujours en cours. Aucune mise en examen n’a été prononcée.

    « On continue à se battre puisqu’on est renvoyé à notre assurance privée », reprend Johanne Raimbault. « Notre combat maintenant sera aussi de faire évoluer la loi car il y aura d’autres accidents collectifs de ce genre, pour que les prochaines victimes ne subissent pas la double peine qu’on vit. »

  • [Maj] Didier Jau de nouveau élu dans le 3e secteur pour « une ville plus juste »

    [Maj] Didier Jau de nouveau élu dans le 3e secteur pour « une ville plus juste »

    « Aujourd’hui, je peux vous l’affirmer, Marseille restera Marseille. Une ville plus juste, plus verte et plus solidaire. » Tels sont les premiers mots de Didier Jau, sous les applaudissements. L’élu écologiste rappelle combien, « pour les novices qu’ils étaient il y a six ans, rien n’a été simple. Covid, drame de la rue Tivoli… Nous avons été violemment confrontés au réel. » Ce dimanche, la petite mairie est en fête : on se bouscule un peu à l’entrée pour assister à l’événement. Pas de panique : la cour intérieure est ouverte, équipée d’un écran et de sièges, permettant à chacun d’assister à la séance. Sur 32 votants, l’écologiste Didier Jau (Printemps marseillais) obtient 24 voix. Léa Bijaoui (LFI) en recueille 3, auxquels s’ajoutent 4 bulletins blancs et 1 nul. Patricia Rolland (LR), qui remplace Bruno Gilles pour la liste « Marseille je t’aime », étant absente, le nombre de votants est ramené à 32.

    La relève

    Sur les murs de la salle, des plaques rappellent les maires successifs de ce secteur. Elles témoignent notamment des cinq mandats remportés jadis par Bruno Gilles, dont le dernier fut transmis en cours de route à Marine Pustorino. En 2026, seuls deux sièges reviennent désormais aux élus LR. Un autre temps.

    Léa Bijaoui, élue LFI, n’a pas manqué d’intervenir dès ce conseil d’installation, déplorant « le manque de démocratie », malgré « le choix du dialogue » évoqué par l’édile fraîchement élu. Avec 24 sièges pour le Printemps marseillais, le premier point à l’ordre du jour est adopté rapidement : il y aura 9 adjoints d’arrondissements et 3 adjoints de quartier.

    Dans un esprit de renouveau, Lucile, Milo, Louana et Driss, du conseil municipal des enfants, ont revêtu leurs écharpes tricolores. Avec sérieux, ils entourent Didier Jau après la remise de l’écharpe par la présidente de séance. Sous les applaudissements, ils ne cachent pas leur joie d’être associés à ce moment solennel.

    Les adjoints

    Anne Vial, 1ère adjointe ; Jean-Pierre Rolland, 2e adjoint ; Jacqueline Vesperini, 3e adjointe ; Vincent Kornprobst, 4e adjoint ; Michèle Nonotte-Varly, 5e adjointe, Hervé Street, 6e adjoint ; Marie-Luce Massot, 7e adjointe ; Gérard Orregia, 8e adjoint : Enja Boutin, 9e adjointe.

    Les adjoints d’arrondissements chargés de quartiers : Marcel Touati, Coralie Matrat et William Leday.

  • Dans les 15-16, le Printemps marseillais cherche son maire

    Dans les 15-16, le Printemps marseillais cherche son maire

    Le dimanche pascal s’annonce chargé aux quatre coins de Marseille. Deux semaines après le 2d tour des municipales, une semaine après l’élection de Benoît Payan (DVG) à la mairie centrale, les 303 conseillers d’arrondissements des huit mairies de secteur vont à leur tour élire leur maire. Des votes pour la plupart sans surprise, la prime majoritaire de 50% pour la liste en tête, écrasant les oppositions.

    À gauche, parmi les maires sortant de la majorité du Printemps marseillais (PM), Sophie Camard (GRS), 19 sièges sur les 25 des 1er et 7e arrondissements, Anthony Krehmeier (PS), 21 sièges sur les 27 dans les 2-3, Didier Jau (EELV), 24 élus sur les 33 des 4-5, et Olivia Fortin (Mad Mars), 32 élus sur les 42 du conseil d’arrondissements des 6-8, seront reconduits. L’incertitude concerne les 15-16.

    Dans ce secteur, terre d’élection de Sébastien Delogu (LFI), Samia Ghali, tête de liste (DVG) du Printemps marseillais, a largement remporté au second tour (46,07%, 25 sièges) la triangulaire qui l’opposait au candidat d’extrême droite, Thibaut Charpentier (RN, 32,30%, 5 sièges) et à l’insoumise Rabyata Boinaheri (21,62%, 3 sièges).

    Sauf que, comme en 2020 dans un contexte certes différent, Samia Ghali a intégré samedi, l’exécutif municipal : 4e adjointe au maire de Marseille, elle dispose à nouveau du titre spécifique de maire-adjointe et un rutilant portefeuille de délégations devrait suivre. Une situation qui ne l’autorise pas à mener l’exécutif du secteur. Qui prendra sa place, rue de Lyon ? Beaucoup de bruits circulent même si pour l’heure, « Samia Ghali reste la maire », rappelle son entourage.

    Boulainseur, Mze,

    Coppola ou Jibrayel ?

    En 2020, Nadia Boulainseur (DVG) avait relevé le défi avec beaucoup d’à-propos. Six ans plus tard, les choses semblent pourtant moins évidentes. Contactée, celle qui apparaissait en 3e position sur la liste du PM sur le secteur, n’a pas répondu à notre sollicitation. Sur Facebook, un compte à tendance insoumise a même lancé un appel à venir soutenir la « boss lady » devant la mairie, dimanche.

    Derrière elle, les choix ne sont pas légion. Une situation qui rappelle celle des 6-8 en 2020, lorsqu’il s’était agi de trouver un remplaçant à Olivia Fortin qui avait consacré le début de son mandat à la réforme de l’administration municipale. Sur les huit premiers de la liste, trois ont accompagné Samia Ghali dans l’exécutif municipal : Hedi Ramdane, Josette Furace et Hanifa Taguelmint. Restent les communistes Jean-Marc Coppola et Ibrahim Mze, et le socialiste Sébastien Jibrayel.

    Adjoint à la culture de 2020 à 2026, le premier assure se destiner à d’autres ambitions en mairie centrale. Ibrahim Mze, fait, lui, ses premiers pas au conseil municipal. Et Sébastien Jibrayel, ex-adjoint aux sports, ne fait pas l’unanimité au Printemps marseillais depuis sa condamnation pour « violences en réunion » en 2025. Sa présence sur la liste avait d’ailleurs fait des remous. « C’est en interne », observe une membre de la liste, « mais ce n’est pas le plus important. La mairie de secteur est un outil à disposition de la mairie centrale, donc peu importe, ce qui compte c’est que la personne agisse en proximité et dans l’intérêt des habitants du secteur ».

    Dans le VIIe secteur voisin, à la mairie de Saint-Joseph, les choses sont plus claires. Après un mandat avec Stéphane Ravier et sa nièce (RN), puis six années de gestion de droite, la gauche revient aux commandes des 13-14 et aligne enfin le secteur sur la mairie centrale. Une situation qui n’était plus arrivée depuis 1986. Tina Biard-Sansonetti (DVG), dans ce secteur le plus peuplé de la ville disposera de 41 sièges sur les 53 du conseil d’arrondissements.

  • Le Printemps marseillais s’affirme et la droite s’efface

    Le Printemps marseillais s’affirme et la droite s’efface

    1er secteur

    1er et 7e arrondissements

    Quadrangulaire. Avec 43,25%, quatre points de plus qu’en 2020, Sophie Camard, la maire (GRS) sortante, réalise le meilleur score du Printemps marseillais sur la ville et se présente en ballottage favorable dans la quadrangulaire qui s’annonce au second tour. Arrivée en deuxième position, la candidate de l’extrême droite, Clémence Parodi (RN) atteint les 21%, le score réalisé il y a six ans par Sabine Bernasconi (LR). Omniprésent dans les médias, Romain Simmarano (Ren.) ne franchit pas la barre des 14%. Pour éviter cette déroute annoncée, le porte-parole de Martine Vassal (DVD) avait pourtant « fait tapis » en annonçant, vendredi, à 24 heures du 1er tour, un référendum sur le tram des Catalans, projet phare de sa candidate défendu mordicus depuis des mois au grand dam du Printemps marseillais… La liste insoumise de Sébastien Barles (Vaï) recueille 18,62% des suffrages.

    2e secteur

    2e et 3e arrondissements

    Triangulaire. Fief de la gauche et terre d’élection de Benoît Payan en 2020, le 2e secteur a renouvelé sa confiance au maire sortant Anthony Krehmeier (PS). Malgré plus de 60% d’abstention, le Printemps marseillais progresse même de 14 points (39,55%) par rapport à 2020. Dans ces arrondissements qui ont élu successivement Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard à l’Assemblée, le candidat insoumis Alladine Abdallah Salim obtient 27% des suffrages. Ils se retrouveront en triangulaire avec Marie Bermejo (18,38%), la candidate RN. La droite qui avait 40% des suffrages éparpillés en trois listes en 2020, en récolte rassemblée, six ans plus tard, moins de sept. Solange Biaggi (LR) est créditée de 6,69%.

    3e secteur

    4e et 5e arrondissements

    Quadrangulaire. Didier Jau, le maire (EELV) sortant progresse légèrement (38,93%) par rapport au score réalisé par Michèle Rubirola en 2020 (37,38%). Dans ce secteur qui a profondément basculé à gauche, Bruno Gilles, l’ex-député maire (Hor.) a perdu pied (16,89%) et devance in extremis l’insoumise Léa Bijaoui (16,64%). Le candidat de l’extrême droite, Thomas Battesti (RN) est en embuscade, en 2e position avec 20,18%. En décrochant 7,34% des suffrages, la candidate trotskiste de Révolution permanente est en mesure de fusionner. Aucune décision n’a été prise pour l’heure. Reste une inconnue, les abstentionnistes, sachant que seuls 57% des électeurs se sont rendus aux urnes dimanche.

    4e secteur

    6e et 8e arrondissements

    Triangulaire. Après la victoire de Laurent Lhardit (PS) aux législatives, la gauche confirme son ancrage dans ce fief historique de la gaudinie. Olivia Fortin, la maire (Mad Mars) sortante arrive en tête avec 36,6% des suffrages. C’est douze points de plus qu’en 2020, et 2 300 voix d’avance (32,21%) sur le candidat d’extrême droite Jean-Baptiste Rivoallan (UDR). La triangulaire qui se profile au second tour avec Catherine Pila (LR) la place en ballottage favorable, délestée des candidatures de Victoire Diethelm (LFI), Christine Juste et du représentant d’Erwan Davoux. « Je veux croire que notre projet fraternel, solidaire et écologique puisse remporter la confiance des habitants », glisse la candidate du Printemps marseillais.

    5e secteur

    9e et 10e arrondissements

    Triangulaire. « Historique. » Le Printemps marseillais ne boude pas son plaisir de voir Pierre Huguet (G.s) pointer en seconde position (28,77%) d’un secteur compliqué qui a élu en juillet 2024 un député UDR quasi inconnu. Sans surprise, l’extrême droite arrive largement en tête du 1er tour : Éléonore Bez double son score de 2020 et s’affiche à 44,87%. Orpheline de Lionel Royer-Perreaut (Ren.), la droite dérape avec Laure-Agnès Caradec (LR) en 3e position (16,46%). Pour le Printemps marseillais, les réserves de voix de la candidate de la France insoumise (8,10%) ne suffiront pas mais Pierre Huguet veut y croire : « Il va falloir aller chercher les abstentionnistes [47, 44%, Ndlr] et ceux qui n’ont pas fait le choix du Printemps marseillais au 1er tour mais ne veulent pas du RN. Le seul bulletin qui permet de faire barrage est le nôtre à Marseille comme dans les 9-10. »

    6e secteur

    11e et 12e arrondissements

    Triangulaire. Comme dans les 9-10, le RN était favori sur ce secteur aux mains de la droite. Si le maire (LR) sortant, Sylvain Souvestre, résiste (23,47%), le grand remplacement de la droite est à l’œuvre. En 2020, les listes LR, Horizons, et Renaissance, éparpillées, représentaient 45% des suffrages. Olivier Rioult, transfuge de la droite vassaliste, en totalise désormais 43% sous l’étiquette RN. Il devance de plus de 10 000 voix, le candidat du Printemps marseillais, Yannick Ohanessian (PS). Arrivé second avec 26,67%, il « appelle l’ensemble des électeurs attachés à la République à prendre conscience de l’enjeu », et espère convaincre un électorat très peu mobilisé dans le 11e arrondissement. « Il y a un vrai delta de participation à aller chercher, comme cet électorat centriste qui au 1er tour a fait des choix différents mais n’acceptera jamais de voir le RN gagner une mairie de secteur. Une mobilisation générale doit s’opérer dimanche. »

    7e secteur

    13e et 14e arrondissements

    Quadrangulaire. Sandrine d’Angio, nièce de Stéphane Ravier et ex-maire de secteur, est arrivée en tête dimanche (39,78%). L’équivalent du total de voix réalisé par Tina Biard-Sansonetti, la candidate (PS) du Printemps marseillais (26,42%), et l’insoumis Mohamed Bensaada qui plafonne à 13,10%, juste devant la maire (DVD) sortante, Marion Bareille. « Dans les 13-14, on sait le mal qu’a fait le RN », rappelle Tina Biard-Sansonetti. « Il n’y a pas eu plus de sécurité, ils ont fermé des services publics de proximité et ont divisé notre secteur en excluant des enfants sur leur religion supposée ou la nationalité de leur parent. Je suis convaincue que ce secteur peut se relever, pour cela il faut être unis et j’appelle les habitants à se rassembler derrière ma candidature pour transformer ce secteur. C’est la seule alternative. »

    8e secteur

    15e et 16e arrondissements

    Triangulaire. Dans ce secteur d’élection du député Delogu, où 62% des électeurs n’ont pas voté, Samia Ghali (DVG) s’est imposée avec force (36,96%) et devance les candidats RN, Thibaut Charpentier (29,22%), et LFI, Rabyata Boinaheri (23,8%). On notera qu’avec 5,15%, le candidat (Ren.) Gérard Blanc obtient le plus faible score de la droite sur la ville. Samia Ghali va s’évertuer à convaincre et lance un message à Delogu : « Dans sa circonscription, son score est divisé par quatre. Moi, je le multiplie par deux. Après les municipales, il y aura d’autres élections et dans la vie on est responsable de ses actes, pour aujourd’hui comme pour demain. Moi j’ai toujours été claire face au Front national. Si on est un homme de gauche qui aime le peuple, quand on arrive 4e on se retire. »