Tag: Didier Jau

  • À Marseille, Didier Jau appelle à continuer le travail engagé

    À Marseille, Didier Jau appelle à continuer le travail engagé

    Est-ce que vous êtes Jauuuuuu ? » Ambiance au théâtre des Chartreux (4e) plein à craquer ce jeudi 12 mars. Avec pour commencer un avertissement. « Les choix que nous allons faire sont essentiels » alerte Anne Vial, adjointe d’arrondissements sortante, déléguée au sport, la santé et à l’égalité des droits. Elle insiste : « L’extrême droite raciste, antisémite, xénophobe, anti-féministe est à nos portes, les ingénieurs du chaos sont à la manœuvre et notre liste porte la résistance. »

    Elle aussi sortante, adjointe au maire de Marseille en charge de la valorisation du patrimoine, Perrine Prigent (PM) enchaîne. « Six ans c’est court et c’est long, ça marche quand la gauche est unie, le deuxième mandat c’est aller plus vite, plus loin », pose-t-elle, estimant que « les 4-5 c’est le reflet de ce que peut être Marseille ».

    Sur scène défilent les colistiers issus de collectif ou encartés au sein de Génération.s, du PCF ou du PS, pour une présentation du programme quartier par quartier avec des zooms de Beausoleil aux Chutes Lavie et son fameux portail de la discorde, en passant par Chave et Baille, sans oublier un détour par le programme pour la jeunesse et l’éducation, parce que « l’avenir ce sont nos enfants », un peu de santé publique au passage, beaucoup de réaménagement de places, d’espaces publics, de modes de mobilités apaisés entre vélos, voitures et trottinettes… De quoi préparer le terrain à « Didier », galvanisé. « Dimanche l’objectif est clair, il s’agit de relever le défi de défendre la Marseille qu’on aime, de diversité, de solidarité, d’entraide, antiraciste, antifasciste », insiste le maire EELV sortant.

    « On ne vous vend pas

    du rêve »

    Plus important pour lui encore, il faut « préserver nos libertés individuelles » quand elles sont mises à mal. Ce qui se passe dans l’Amérique de Trump ne tardera pas à « arriver chez nous » prévient le candidat. Et de remettre sur la table, les valeurs du Printemps marseillais. « On ne vous vend pas du rêve, le chantier a commencé il y a 6 ans, c’est toute une démarche que nous défendons, la reconstruction du lien démocratique qui nous lie à toute la population, c’est fini les réseaux ! », assure-t-il. Il martèle : « Nous avons dit ce que nous allions faire et on a fait ce qu’on a dit. » Parce qu’il reste trois jours jusqu’à dimanche, « y a-t-il encore une place au doute ? », interroge le candidat du Printemps marseillais, insistant lourdement sur l’utilité d’un seul bulletin de « presque » toute la gauche unie. Il assène : « Nous sommes au pied du mur. »

  • À Marseille, Ruffin appelle à ne pas rompre le fil rouge

    À Marseille, Ruffin appelle à ne pas rompre le fil rouge

    Rencontre avec des policiers nationaux et municipaux, entretien avec le prix Albert-Londres, Philippe Pujol, visite d’un atelier de réinsertion à la Belle de Mai, apéro-pétanque dans les 13-14 avec la candidate du Printemps marseillais, porte-à-porte… la journée, dense, s’est achevée par une réunion publique avec le maire des 4-5, Didier Jau (EELV).

    Dans l’après-midi, François Ruffin a visité les ateliers de l’usine Fil Rouge à la Capelette (10e). Pilier du textile écoresponsable, cette entreprise d’insertion de l’ESS est placée en redressement judiciaire. 200 emplois et une production 100% française sont en jeu. « Du made in Marseille », insiste Benoît Payan, à ses côtés. À cinq jours du 1er tour des municipales, le message est politique.

    « Notre pays aujourd’hui ne tient pas par le haut, il ne tient pas par l’Élysée ou l’Assemblée, il tient par le bas : les entreprises, les associations et les élus locaux. Voilà ce qui le fait tenir debout », assène le député, rappelant avoir toujours « cherché à rassembler » la gauche depuis sa première élection en 2017.

    « Un seul bulletin, celui de la gauche rassemblée »

    « Mon rôle est le même aujourd’hui, il n’y a qu’un bulletin qui permet de faire barrage au Rassemblement national ici, c’est le bulletin de Benoît Payan et de la gauche rassemblée », enchaîne Ruffin soulignant malgré les enjeux locaux, la valeur nationale du scrutin marseillais : « On est devant l’entreprise Fil Rouge et je veux que ce fil rouge de l’histoire de Marseille et de l’histoire de la France ne se rompe pas, qu’il se poursuive en un fil républicain, de gauche qui fait des choses pour les gens et pas contre. »

    « Cette ville est à la croisée des chemins », embraye le maire de Marseille. « Je me bats face à des adversaires qui pour l’un, est l’héritier d’un parti fondé par des nostalgiques de Pétain, pour l’autre, c’est Pétain, travail, famille, patrie, et pour un troisième, ne sait pas qui est Pétain… Les Marseillais ne méritent pas ça. » Et d’appeler les « apprentis sorciers » qui « n’ont qu’en tête de préparer la présidentielle » à prendre leurs responsabilités.

    Lui ne fera « pas tambouille politique », le combat contre l’extrême droite « ne se monnaye pas », argue-t-il, fermant encore la porte aux insoumis. « Les Marseillaises et les Marseillais parleront dimanche, et le peuple souverain aura toute sa voix, rien que sa voix. Dès dimanche on doit être rassemblés derrière le Printemps marseillais. On ne s’amuse pas dans un 1er tour, à chaque fois qu’on s’est amusé dans l’histoire, on a pleuré après. La conséquence sera immédiate. Si le Rassemblement national est en tête, nous serons devant le gouffre. »

  • Ruffin à Marseille pour soutenir Benoît Payan

    Ruffin à Marseille pour soutenir Benoît Payan

    Dans la ligne droite des municipales, François Rufin vient afficher son soutien à Benoît Payan, le maire (DVG), candidat à sa succession avec la liste « Pour Marseille » du Printemps marseillais. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le député et président du mouvement Debout ! avait annoncé sa venue. Il insistait sur la nécessité de lutter contre le narcotrafic et rappelait que la mairie a « comblé les manquements de la République » en doublant les effectifs de la police municipale. Une rencontre avec des policiers municipaux est d’ailleurs au menu de sa visite. « Il doit aussi rencontrer la police nationale et va s’entretenir avec le maire de Marseille », indique Hervé Street, coordinateur départemental de Debout !. Une visite à l’usine Fil rouge, l’entreprise de confection made in France de la Capelette qui emploie une centaine de salariés placée en redressement judiciaire, est prévue aussi.

    La réunion publique aura lieu (20h) au Butcher’s, 49 boulevard d’Arras (4e). Environ 150 personnes sont attendues. « Il y aura du monde », assure Hervé Street. François Ruffin participera à un porte-à-porte rue Albe, à deux pas du siège social de 13 Habitat, et rencontrera Tina Biard-Sansonetti, candidate (PS) du Printemps marseillais dans les 13-14. Sophie Camard, la maire GRS des 1-7, et Didier Jau, le maire (EELV) des 4-5, sont annoncés.

  • Didier Jau veut faire de Vallier « le cœur battant du secteur »

    Didier Jau veut faire de Vallier « le cœur battant du secteur »

    « Ce soir, on est là pour la principale raison de vous parler de Vallier. » Didier Jau, maire sortant (EELV) des 4e et 5e arrondissements de Marseille et candidat à sa réélection, annonce d’entrée la couleur. « Mais la deuxième raison, c’est aussi de présenter les visages de mes colistiers », sourit-il. Une vingtaine d’entre eux l’accompagnent ce mercredi 4 mars pour présenter le projet vitrine de leur liste du Printemps marseillais.

    Un espace à repenser

    Le projet de rénovation des équipements sportifs du complexe Vallier et de requalification complète de ses espaces extérieurs est au cœur du programme. L’enjeu ? « En faire un espace du bien-vivre ensemble, un lieu de vie ouvert sur la ville et pensé en concertation avec les habitants », explique Didier Jau.

    Si le complexe, avec ses terrains de sport, sa piscine, son gymnase, est prisé des habitants des alentours, ses infrastructures sont « vieillissantes » selon Didier Jau, car « elles ont longtemps été délaissées ». Anne Vial, adjointe déléguée au sport, la santé et à l’égalité des droits, précise : « La piscine date de 1958. Il est temps d’en faire un espace rénové, accessible et inclusif. » Le projet s’inscrit dans le cadre du plan « Nager à Marseille » porté par la Ville. L’équipe ne souhaite pour le moment pas communiquer de chiffres sur le budget prévisionnel du projet. Autre enjeu : reconnecter les espaces qui « fonctionnent aujourd’hui comme une juxtaposition », regrette Didier Jau. Retirer les barrières, ouvrir sur les rues alentour… Mais aussi adapter le lieu aux impacts du changement climatique.

    Faire vivre le lieu

    Cela passera par « la désimperméabilisation des sols et la végétalisation des espaces pour en faire un îlot de fraîcheur », continue l’élu écologiste. Une façon d’en faire également « un refuge pour la biodiversité ».

    Gérard Oreggia, colistier de Didier Jau, met quant à lui en avant la dimension culturelle que portera le projet. La rénovation totale de la salle polyvalente doit permettre d’accueillir des événements pour « les temps forts du quartier », mais aussi des activités comme du théâtre. Une buvette associative facilitera « le lien intergénérationnel ». Après avoir misé sur l’aménagement de la place Sébastopol pendant son premier mandat, Didier Jau parie donc maintenant sur un « deuxième cœur battant » pour son secteur.

  • Didier Jau accélère sur le portail des Chutes-Lavie

    Didier Jau accélère sur le portail des Chutes-Lavie

    « Ce portail sera rouvert parce que c’est juste ! ». Devant le portail de la copropriété de la Cité-jardin, rue de la Pépinière dans le 4e arrondissement de Marseille, le maire de secteur sortant, Didier Jau (EELV) hausse le ton. « Ce portail soulève la question de quelle ville voulons-nous ? Une ville qui dresse des barrières entre ses habitants ou ville qui relie ? », dénonce-t-il, alors que le contentieux autour de ce portail qui coupe le quartier en deux s’enlise en conflit judiciaire.

    Pour rappel, depuis plusieurs semaines, un collectif de riverains, représenté par Nathalie Prost, s’oppose aux copropriétaires de ladite cité à l’origine de son installation. Un collectif dont l’action est soutenue par la mairie de secteur qui entreprend des études avec ses services juridiques « obtenir l’ouverture de l’accès ». « Dans le mandat, plus de 80 000 euros ont été investis dans le jardin derrière nous. Un jardin public ! Il ne peut pas être réservé à une poignée d’habitants », martèle Didier Jau.

    Il annonce au passage, qu’en cas de réélection lors du scrutin des municipales puisqu’il brigue sa succession au nom du Printemps Marseillais sur le secteur, que « le centre sportif et de loisirs des Chutes-Lavie sera entièrement rénové, modernisé. Il sera solarisé pour réduire son impact énergétique, il va accueillir un terrain de basket 3 contre 3, on va doubler les places en centre aéré. Il sera un espace libre et accessible ». Autre annonce de taille, Nathalie Prost a officialisé sa présence, à la 4e position, sur la liste de Didier Jau. « Je m’exprime en mon nom, plus au nom du collectif. J’ai vu deux façons d’agir pendant ce combat : certains utilisaient leur pouvoir pour contourner les règles, d’autres s’appuyaient sur le droit pour les faire respecter. J’ai choisi la seconde voie », a-t-elle lancé.

  • Le portail des Chutes-Lavie vire au contentieux judiciaire

    Le portail des Chutes-Lavie vire au contentieux judiciaire

    D’un côté du terrain, des copropriétaires et un bailleur social revendiquent et verrouillent une rue privée, soutenus par Bruno Gilles (Horizons), l’ancien maire du secteur, et la présidente du bailleur social métropolitain PML, Solange Biaggi (LR). De l’autre, un collectif de riverains, empêchés de circuler à pied et d’accéder aux équipements publics, défendu par la Ville. Après plusieurs actions et quelques coups pas très francs, balle au centre : la justice tranchera.

    Au-delà de la discorde autour d’un portail et d’une affaire qui concerne quelques centaines d’habitants, « ce sont deux visions de la ville qui s’opposent, analyse Didier Jau. Une ville ouverte, piétonnisée et pacifiée, ou une ville bunkurisée ». Récupération politique ou non, les positions sont d’autant plus défendues et assumées en période éléctorale. La Ville de Marseille avait tenté une médiation, invitant les copropriétaires des Chutes Lavie à accepter une ouverture de jour sur cet accès piétonnier dont le portail a été soudé. Il s’agit de permettre l’accès aux équipements publics, à la crèche, aux riverains d’emmener leurs enfants à l’école, de se rendre dans les commerces du quartier sans se risquer à faire un détour par le dangereux et très pentu boulevard Guigou.

    Tentative d’apaisement vaine, qui a conduit la Ville à mettre en demeure l’association de copropriétaires afin qu’ils rouvrent le portail. Le délai, arrivé à échéance le 26 février, est resté sans effet. La mairie engagera donc une action en justice « pour exiger la réouverture de la rue de la Pépinière et condamner le non-respect du droit de servitude ».

    Menaces et bris de glaces

    Dénonçant des « menaces de mort », Bruno Gilles a porté plainte contre la porte-parole du collectif, qui a été convoquée au commissariat. De leur côté, les membres du collectif ont eu à déplorer des bris de glace sur leurs voitures. « On ne peut accuser personne, mais à chaque veille d’action, des pare-brise éclatent. La première vague lors de la première mobilisation médiatisée, mi-octobre 2025 », témoigne Nathalie Prost. La dernière série de dégradations a été relayée sur les réseaux sociaux, photos à l’appui, par le maire des 4-5, ce 24 février. Immédiatement commenté par Bruno Gilles sur son fil : « La campagne électorale ne permet pas tout ! Tout ça se réglera dans les urnes les 15 et 22 mars ! »

    C’est dans ce contexte épineux que le maire des 4-5 a lancé une invitation à un petit-déjeuner, le samedi 28 février à 10h, devant le portail. « C’est un tournant concret qui marque l’ouverture d’une procédure juridique », précise Didier Jau. Elle peut être longue. Et à la vitesse à laquelle les choses s’enveniment, chacun devra garder son sang-froid, au gré des surprises.

  • Le Printemps marseillais réuni pour « une ville rassemblée »

    Le Printemps marseillais réuni pour « une ville rassemblée »

    Ils étaient tous là, réunis autour de Benoît Payan. Les communistes du sénateur Jérémy Bacchi et leur chef de file Anthony Goncalvez, les écologistes de Michèle Rubirola, les socialistes du député Laurent Lhardit, de la sénatrice Marie-Arlette Carlotti et du secrétaire fédéral Yannick Ohanessian, ou encore Eric Méry, le président de Mad Mars, collectif citoyen à l’initiative du Printemps marseillais en 2019.

    Au service des Marseillais

    Avec eux Samia Ghali, la maire-adjointe (DVG), Pierre Huguet, le président (G.s) du groupe au conseil municipal, les maires de secteur Didier Jau (EELV), Olivia Fortin (Mad Mars), Anthony Krehmeier (PS) et Sophie Camard (GRS) ; des adjoints aussi, Pierre Marie Ganozzi (PM), Christine Juste et Hervé Menchon (EELV), Ahmed Heddadi (GRS) ou Hedi Ramdane (RDG) ; et de nouvelles têtes enfin, comme Pascaline Lecorché (PP) ou Cécile Vignes (GE).

    Après, une annonce de candidature très « personnelle », c’est cette fois la force collective « d’une équipe qui pendant six ans a choisi de servir les Marseillais plutôt que de se servir », qui est mis en avant. La remontée de la Canebière, en rangs serrés, bras dessus-dessous, rappelle le 4 juillet 2020. C’est ainsi que le Printemps marseillais avait débarqué à Bargemon, sous les vivats de la foule et un soleil d’été, pour prendre les clés de la mairie. Samedi, le temps était pluvieux « mais après la pluie vient toujours le beau temps et après l’hiver vient toujours le printemps », rappelle Benoît Payan.

    Face à eux, des centaines de militants et citoyens engagés sont réunies pour cette inauguration du QG de la gauche écologistes et citoyenne pour les municipales. Des écharpes et des parapluies aux couleurs du Printemps, ont été distribués. Le rendez-vous sonne le coup d’envoi de leur campagne. Un moment « historique », martèle le maire alors que l’extrême droite est donnée haute dans les derniers sondages.

    Benoît Payan, lui, veut « lever un espoir », « barrer la route aux fascistes » et « empêcher ceux qui ont abîmé cette ville pendant 25 ans de revenir au pouvoir ». Après six ans de mandats, l’insouciance et l’espoir ont laissé place à une forme de conviction. La formule, elle, reste la même. Dans le local ouvert au public, des habitants et des enfants écrivent sur une fresque militante, une expo présente la grande enquête menée à l’automne… Entre deux selfies, le maire – candidat souffle : « ça fait du bien de voir toutes ces personnes réunies avec nous pour porter l’espoir d’une ville rassemblée ».

  • La « politisation » du portail des Chutes Lavie ne passe pas

    La « politisation » du portail des Chutes Lavie ne passe pas

    « Il déplace le débat et le politise, il se victimise. » Le collectif d’habitants des Chutes Lavie en lutte contre la fermeture de la cité-jardin du quartier qui prive les habitants d’un accès direct au noyau villageois et aux équipements publics, n’a pas apprécié la sortie de Bruno Gilles (La Marseillaise du 15/01).

    Empêtré dans « l’affaire du portail », l’ex-maire (HOR) des 4e et 5e arrondissements, engagé dans la campagne municipale avec Martine Vassal (DVD), avait dénoncé une tentative de déstabilisation.

    « Notre mouvement est apolitique et citoyen », précise le collectif qui assure avoir, au départ, demandé de l’aide à Bruno Gilles. « Il n’a jamais voulu nous aider, du coup c’est Didier Jau [le maire EELV du secteur, Ndlr.] qui l’a fait mais ça ne veut pas dire qu’on est politisé. On a juste pris l’aide d’où elle venait », explique le collectif dénonçant une attitude irresponsable.

    « Il a reçu des menaces de mort, son local de campagne a été cambriolé, et il laisse entendre dans tous les articles de presse que ça vient du portail et du collectif. C’est inconcevable », explique un responsable. « Depuis on a nous-même reçu des menaces avec un message disant qu’on allait nous tirer dessus. Il a développé une haine contre nous, ce n’est pas responsable pour un homme public. Dès qu’il a été menacé, notre responsable a condamné formellement ces menaces. Notre collectif n’est pas du tout violent, les gens qui témoignent de leur difficulté ont entre 60 et 90 ans. »

    Pour arguer de sa bonne foi, le collectif qui se bat contre cette fermeture ayant « des conséquences concrètes sur la sécurité, l’accessibilité et le quotidien des habitants », souligne aussi que le combat n’a pas été lancé en 2025 à des fins politiques, ce qu’affirme Bruno Gilles. « C’est complètement faux de dire cela. Le portail a été fermé fin 2019 et avec le Covid on n’a pas fait grand-chose. Mais dès 2022, on fait des lettres et des pétitions. Par contre, ce qui est sûr, c’est qu’en 2025, un membre du collectif nous dit d’arrêter de faire des pétitions papier et d’en faire une en ligne. Et là, on a plus de 500 signatures et ça a commencé à être médiatisé », conclut le collectif.

  • La famille et les amis de Mehdi Kessaci toujours sous le choc

    La famille et les amis de Mehdi Kessaci toujours sous le choc

    Douleur et sidération devant le petit cimetière de Saint-Henri (16e) où Mehdi, 20 ans, a été inhumé ce mardi 18 novembre. Le jeune frère d’Amine Kessaci, militant écologiste, 22 ans, très engagé dans la lutte contre le narcotrafic après avoir perdu en 2020 son aîné, Brahim, retrouvé calciné dans une voiture, a été assassiné froidement par un commando à moto jeudi à quelques pas du Dôme (4e), alors qu’il attendait sa mère, au volant de la voiture familiale.

    La piste d’un crime « d’avertissement » restant pour le moment privilégié indiquait lundi le procureur de Marseille, Nicolas Bessone. Une hypothèse devenue affirmation ce mardi, dans la bouche de Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur. Un cran supplémentaire dans la violence et l’horreur qui a touché en plein cœur Amine, sa famille mais aussi ses amis, les associatifs, les militants politiques ou les élus mobilisés à ses côtés depuis des années. La peine est immense, la peur palpable. Où désormais, le simple retard d’un enfant après l’école donne des sueurs froides.

    En hommage, le petit parking où a eu lieu le drame a été couvert d’un tapis de fleurs dans la journée. Plus tard dans la soirée, ils sont nombreux à être venus partager un moment de recueillement le temps d’un repas, dans les locaux de l’association Conscience, dans le quartier de Château-Gombert (13e). Elle a été fondée par Amine Kessaci justement pour sensibiliser aux ravages du narcotrafic. Dans la rue comme dans la cour intérieure, le dispositif policier, avec six fourgons et des agents en nombre, est impressionnant. Lorsqu’un convoi de trois voitures déboule vers 19h15, ils font corps pour le laisser entrer. À bord, Amine Kessaci désormais protégé par les hommes du Raid, lourdement armés. Évidemment dévasté, il sortira du véhicule sous les applaudissements.

    Une marche blanche samedi

    « Amine, je l’ai connu il avait 17 ans, lors de la campagne où je me suis engagée aux côtés du Printemps marseillais, il combattait le narcotrafic, lui aux côtés des victimes par balles, des jeunes qui croyaient pouvoir s’en sortir en acceptant l’argent facile, moi en aidant les usagers de drogue, aussi des victimes » nous confie, émue, Michèle Rubirola (EELV), première adjointe au maire de Marseille. Pour elle, avec le meurtre de Mehdi, un « cap a été franchi, la société est en danger » et la seule politique sécuritaire ne saurait suffire. « Il faut aussi des politiques sociaux et de reconstruction de la ville » estime l’élue avec à ses côtés Didier Jau maire écologiste des 4e et 5e arrondissements, Marie Toussaint, députée européenne EELV ou encore Olivia Fortin (Mad mars) maire des 6-8.

    Marion Honde-Amiar, responsable du collectif quartiers populaires du PCF 13 et militante des 13-14, Audrey Cermolacce, membre du conseil national du PCF et élue de Septèmes-les-Vallons, et Marie-José Cermolacce, conseillère municipale déléguée aux nouveaux arrivants et conseillère d’arrondissements déléguée au port et à la sécurité, sont là aussi. Cette dernière oscille entre tristesse et colère. « C’est chaque mois un point de bascule, combien de morts encore va-t-il falloir pour que l’État se mobilise ? » s’indigne l’élue qui n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme au fil des narchomicides, entre lettre au préfet et travail avec ses homologues d’autres villes. Comme beaucoup ce soir-là, elle compte bien qu’enfin les citoyens se fassent entendre, lors de la marche blanche organisée samedi après-midi, à laquelle elle participera.

  • Les écologistes entrent en campagne dans la tourmente

    Les écologistes entrent en campagne dans la tourmente

    Le plus dur ne fait que commencer. « C’est ce que me répètent nos partenaires depuis hier », soufflait Hassen Hammou peu avant midi à l’issue d’un point presse consécutif à sa désignation (55%) comme chef de file Les écologistes pour les municipales 2026 à Marseille. Une triste réalité l’a vite rattrapé. L’homme de 36 ans est convoqué le 13 novembre devant le tribunal correctionnel pour répondre du délit « d’incitation d’un mineur par un majeur utilisant un moyen de communication électronique à commettre un acte de nature sexuelle ».

    L’affaire a été révélée en fin de journée par nos confrères de La Provence. Les faits remontent à juin 2024. Placé en garde à ce moment-là, Hassen Hammou a été de nouveau convoqué en septembre devant le parquet de Marseille où il s’est vu renvoyé devant le tribunal.

    Lui conteste les faits et assure être « victime de cette affaire », assurant être tombé dans un guet-apens après avoir pris contact sur snapchat avec un homme et une femme qu’il pensait majeurs. En septembre 2024, la victime présumée et un autre adolescent ont été condamnés par le tribunal pour enfants de Marseille du chef d’« extorsion par violence, menace ou contrainte de signature, promesse, secrets, fonds valeurs ou bien ».

    « C’est un gros coup derrière la tête, la justice me convoque 18 mois après, alors que les personnes ont été condamnées… Je suis sûr de mon innocence, les choses sont très claires pour moi, et je n’ai pas envie de subir l’humiliation du retrait alors que je me sais innocent, ce serait me condamner d’office », a réagi Hassen Hammou auprès de La Marseillaise, espérant une décision de justice début décembre. La révélation de cette affaire tombe bien mal pour Hassen Hammou et son parti. La veille, en même temps que sa désignation comme chef de file, quelque 300 adhérents avaient acté lors de l’assemblée générale organisée sous la tutelle du bureau national (La Marseillaise du 15 octobre) une stratégie de ralliement au Printemps marseillais. Il y a cinq ans, seuls 74 adhérents s’étaient prononcés pour une candidature autonome.

    Quelle incidence ?

    « ça montre que notre mouvement est vivant et qu’il grandit. C’est une belle dynamique, un message d’ouverture et d’union », appréciait Mirabelle Lamoureux face à la presse. La référente des Jeunes écolos avait obtenu 6% des suffrages lors du scrutin sur la désignation du chef de file. La troisième candidate, Christine Juste, adjointe au maire de Marseille en charge de l’environnement, avait obtenu 35%.

    Soucieux de laisser la justice faire son travail, le sénateur écologiste Guy Benarroche, qui a appris la nouvelle en regardant son smartphone, assure qu’une réunion du parti a été demandée dans la foulée. Elle devrait se tenir rapidement. « Il y aura forcément une incidence sur le processus qui a été enclenché mais je ne peux pas présager des décisions qui seront prises. Au regard du fonctionnement habituel de notre parti, on peut penser qu’il serait logique que le chef de file se mette en retrait le temps que la justice se fasse. La décision pourrait même venir de lui », tente d’analyser le sénateur. Pas de quoi en revanche à ses yeux remettre en question le choix stratégique adopté à plus de 90% des suffrages mardi, celui d’une union dès le 1er tour des municipales avec le Printemps marseillais.

    Après le ralliement du Parti communiste français acté il y a une dizaine de jours, l’union de la gauche, des écologistes et des citoyens, à la tête de la Ville depuis 2020, saluait un peu plus tôt dans la journée « une étape décisive » pour se mettre en ordre de marche « autour d’un projet commun » dans le but de « poursuivre le travail collectif engagé depuis cinq ans avec Benoît Payan ».