Tag: députés

  • Le PCF interpelle le député Yannick Chenevard

    Le PCF interpelle le député Yannick Chenevard

    La lettre ouverte envoyée par la section du PCF de Toulon au député de la 1ère circonscription du Var, Yannick Chenevard (Ensemble), vise à éclairer en retour les électeurs de gauche sur le positionnement politique de celui pour lequel ils se sont, comme un seul homme, massivement reportés, en 2024, afin de faire barrage à l’extrême droite et empêcher le RN de réaliser un carton plein dans le Var.

    Les communistes proposent au parlementaire de s’exprimer sur les déclarations graves de sens du chef du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, entre les deux tours de la législative partielle dans le Tarn-et-Garonne opposant un candidat d’extrême droite à celui du Parti socialiste. Il appelait alors à ne donner « pas une voix pour la gauche ». Le candidat soutenu par le RN l’a emporté…

    Le PCF dénonce donc un honteux front antirépublicain unissant LR et le parti à la flamme créé entre autres, par d’anciens Waffen SS. Le PCF demande donc au député élu, lui, grâce au front républicain, de se déterminer, étant donné qu’il soutient aux municipales le candidat LR Michel Bonnus, un proche de Retailleau.

    La section communiste toulonnaise prévient que, s’il partage les positions du chef des Républicains, il « trahit la confiance des électeurs de gauche comme de droite ». Et dans le cas contraire, elle ajoute : « Nous nous demandons comment vous pouvez soutenir aux élections municipales un candidat qui est le délégué toulonnais du parti de M.Retailleau ? »

    Des contradictions auxquelles le député ne sera pas le seul à devoir répondre.

  • Gouvernement Lecornu 2 : toujours aussi bancal et libéral

    Gouvernement Lecornu 2 : toujours aussi bancal et libéral

    Il fallait aller vite. À peine 48h pour composer une équipe gouvernementale destinée avant tout à déposer un projet de budget. En vertu de la Constitution, le Parlement doit disposer de 70 jours pour l’examiner, avant le 31 décembre. Il faudrait que le texte lui soit transmis en ce début de semaine, en principe après un passage en Conseil des ministres, ce mardi.

    Sébastien Lecornu, reconduit à Matignon par un président jusqu’au-boutiste, a dit dimanche soir, selon son entourage, avoir « proposé un mélange de société civile avec des profils expérimentés et de jeunes parlementaires ». Une équipe de 34 ministres encore et toujours marquée à droite, avec la participation de membres des Républicains, à l’image d’Annie Genevard, reconduite à l’Agriculture, ou du député Vincent Jeanbrun, porte-parole du groupe LR à l’Assemblée nationale, nommé au ministère du Logement et de la Ville. Malgré le mot d’ordre du parti LR de ne pas participer au gouvernement, dans un contexte d’éclatement du fameux « socle commun », entendre ses potentiels alliés de la droite et du centre. Dans la foulée de l’annonce du gouvernement, le parti de droite a indiqué exclure les ministres LR.

    Les électeurs de la première circonscription du Tarn-et-Garonne ont choisi dimanche, lors d’une élection législative partielle, un candidat soutenu par le RN, Pierre-Henri Carbonnel, plutôt qu’une socialiste, après l’appel du patron de LR, Bruno Retailleau, à ne donner « pas une voix » à la gauche.

    C’est dans ce contexte de rapprochement entre droite et extrême droite que Sébastien Lecornu s’était donné 48 heures pour rassembler un second gouvernement. « Repartir n’était pas une évidence pour moi » a-t-il confié à nos confrères de la Tribune Dimanche. Et de prévenir que « si les conditions n’étaient de nouveau plus remplies », il partirait de nouveau. « Je ne ferai pas n’importe quoi. On ne peut pas continuer comme avant, il faut un gouvernement plus libre, y compris dans la relation aux partis politiques », a-t-il ajouté. Une bonne partie des groupes de l’Assemblée nationale appellent à la censure.

    À droite, les Républicains ont explosé, leur bureau indiquant « un soutien texte par texte ». Décision sur laquelle le Modem et Horizons pourraient s’aligner. Laurent Panifous, président du groupe Liot, indique lui que son groupe ne censurera pas le futur gouvernement si celui-ci respecte quatre conditions : ne pas utiliser le 49.3, revenir sur la réforme des retraites, une mesure de justice fiscale et de nouvelles têtes.

    En embuscade, la cheffe de file du RN se frotte les mains, Marine Le Pen se disant prête à « censurer tout ». Mieux, 95 % de ses candidats seraient même pré-investis en cas de dissolution. De quoi inquiéter quand on se remémore le CV de ceux présentés aux législatives de 2024, entre incompétence crasse, casier judiciaire chargé et autres propos racistes.

    Le PS en arbitre ?

    À gauche, après avoir tenté la destitution, LFI opte aussi pour la censure sans attendre. Pour son coordinateur et député de Marseille, Manuel Bompard, « le cirque doit s’arrêter ! ». Du côté des communistes, réunis en conseil national samedi, la dissolution ne fait pas un pli non plus. Les Verts eux, ont encore besoin de se persuader. La secrétaire générale d’EELV, Marine Tondelier, appelle à un vote de confiance, préfère écouter le discours de politique générale avant une motion, persuadée que Lecornu ne parviendra pas à aboutir.

    Avec 69 députés, les socialistes se posent en arbitre. Sans l’abandon du 49-3, des mesures pour protéger et renforcer le pouvoir d’achat des Français et une suspension immédiate et complète de la réforme des retraites, ce sera la censure prévenait Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste depuis la fête de la Rose à Marseille ce 11 octobre. « Une telle suspension n’épuiserait pas le débat sur le budget et l’avenir de la France, mais ce serait un gage de sa bonne foi et de sa volonté d’ouvrir une nouvelle période », a précisé Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, toujours dans La Tribune Dimanche.

    Pour le Premier ministre démissionnaire remissionné, « il y aura un moment de vérité. » Reste à savoir laquelle…

  • Gouvernement Lecornu II : toujours aussi bancal et libéral

    Gouvernement Lecornu II : toujours aussi bancal et libéral

    Il fallait aller vite. À peine 48h pour composer une équipe gouvernementale destinée avant tout à déposer un projet de budget. En vertu de la Constitution, le Parlement doit disposer de 70 jours pour l’examiner, avant le 31 décembre. Il faudrait que le texte lui soit transmis en ce début de semaine, en principe après un passage en Conseil des ministres, ce mardi.

    Sébastien Lecornu, reconduit à Matignon par un président jusqu’au-boutiste, a dit dimanche soir, selon son entourage, avoir « proposé un mélange de société civile avec des profils expérimentés et de jeunes parlementaires ». Une équipe de 34 ministres encore et toujours marquée à droite, avec la participation de membres des Républicains, à l’image d’Annie Genevard, reconduite à l’Agriculture, ou du député Vincent Jeanbrun, porte-parole du groupe LR à l’Assemblée nationale, nommé au ministère du Logement et de la Ville. Malgré le mot d’ordre du parti LR de ne pas participer au gouvernement, dans un contexte d’éclatement du fameux « socle commun », entendre ses potentiels alliés de la droite et du centre. Dans la foulée de l’annonce du gouvernement, le parti de droite a indiqué exclure les ministres LR.

    Les électeurs de la première circonscription du Tarn-et-Garonne ont choisi dimanche, lors d’une élection législative partielle, un candidat soutenu par le RN, Pierre-Henri Carbonnel, plutôt qu’une socialiste, après l’appel du patron de LR, Bruno Retailleau, à ne donner « pas une voix » à la gauche.

    C’est dans ce contexte de rapprochement entre droite et extrême droite que Sébastien Lecornu s’était donné 48 heures pour rassembler un second gouvernement. « Repartir n’était pas une évidence pour moi » a-t-il confié à nos confrères de la Tribune Dimanche. Et de prévenir que « si les conditions n’étaient de nouveau plus remplies », il partirait de nouveau. « Je ne ferai pas n’importe quoi. On ne peut pas continuer comme avant, il faut un gouvernement plus libre, y compris dans la relation aux partis politiques », a-t-il ajouté. Une bonne partie des groupes de l’Assemblée nationale appellent à la censure.

    À droite, les Républicains ont explosé, leur bureau indiquant « un soutien texte par texte ». Décision sur laquelle le Modem et Horizons pourraient s’aligner. Laurent Panifous, président du groupe Liot, indique lui que son groupe ne censurera pas le futur gouvernement si celui-ci respecte quatre conditions : ne pas utiliser le 49.3, revenir sur la réforme des retraites, une mesure de justice fiscale et de nouvelles têtes.

    En embuscade, la cheffe de file du RN se frotte les mains, Marine Le Pen se disant prête à « censurer tout ». Mieux, 95 % de ses candidats seraient même pré-investis en cas de dissolution. De quoi inquiéter quand on se remémore le CV de ceux présentés aux législatives de 2024, entre incompétence crasse, casier judiciaire chargé et autres propos racistes.

    Le PS en arbitre ?

    À gauche, après avoir tenté la destitution, LFI opte aussi pour la censure sans attendre. Pour son coordinateur et député de Marseille, Manuel Bompard, « le cirque doit s’arrêter ! ». Du côté des communistes, réunis en conseil national samedi, la dissolution ne fait pas un pli non plus. Les Verts eux, ont encore besoin de se persuader. La secrétaire générale d’EELV, Marine Tondelier, appelle à un vote de confiance, préfère écouter le discours de politique générale avant une motion, persuadée que Lecornu ne parviendra pas à aboutir.

    Avec 69 députés, les socialistes se posent en arbitre. Sans l’abandon du 49-3, des mesures pour protéger et renforcer le pouvoir d’achat des Français et une suspension immédiate et complète de la réforme des retraites, ce sera la censure prévenait Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste depuis la fête de la Rose à Marseille ce 11 octobre. « Une telle suspension n’épuiserait pas le débat sur le budget et l’avenir de la France, mais ce serait un gage de sa bonne foi et de sa volonté d’ouvrir une nouvelle période », a précisé Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, toujours dans La Tribune Dimanche.

    Pour le Premier ministre démissionnaire remissionné, « il y aura un moment de vérité. » Reste à savoir laquelle…

  • Les socialistes veulent faire de Marseille un exemple national

    Les socialistes veulent faire de Marseille un exemple national

    Comment répondre à la crise provoquée par Emmanuel Macron ? « Avec l’union évidemment et dans les Bouches-du-Rhône, on sait faire ! » À la Fête de la Rose, ce samedi 11 octobre, le premier secrétaire de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, Yannick Ohanessian, annonce la couleur, du rose à l’arc-en-ciel. Il ne s’agit pas là d’une réunion de militants, mais d’un « rendez-vous avec l’histoire ». Où le contexte national s’entrechoque avec les enjeux des municipales. Et d’ériger Marseille en exemple, un « terrain d’union, témoin d’une gauche rassemblée et responsable » qui « redonne de la dignité » quand, à droite, la candidate Martine Vassal (DVD) lorgne sur l’extrême. « Elle veut se servir de Marseille, pas servir Marseille », balance Yannick Ohanessian, pour qui elle représente « toujours la même droite rigide et rance ».

    Dans la salle des Tables de la Friche, on retrouve presque toutes les composantes de la gauche, du sénateur PCF Jérémy Bacchi à l’écologiste Didier Jau, en passant par l’Après 13 avec Katia Yacoubi, des syndicalistes aussi.

    « Revenir à ce que

    nous sommes »

    Les maires PS d’Avignon, Cécile Helle, et de Vitrolles, Loïc Gachon, celle des 1-7 à Marseille, Sophie Camard (GRS), rappellent, lors d’une table ronde, combien ils sont en prise directe avec les citoyens. Loin de « l’ego trip de la présidentielle », commente cette dernière.

    Kamel Guemari, pilier de l’Après M, McDo devenu resto solidaire à Sainte-Marthe (14e), insiste : « il ne faut pas reproduire ce que l’on a déjà subi, les échéances sont courtes. »

    Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, lui, martèle : « Faites de Marseille un exemple national, nous devons gagner les municipales avec la gauche rassemblée », avant de laisser la place à celui qui l’incarne : le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG). « Il est temps de revenir à la genèse de qui nous sommes », s’enflamme l’élu, rappelant l’histoire du congé maternité, de l’abolition du travail des enfants ou de la réduction du temps de travail, des « conquêtes sociales », dont les « mêmes toujours nous disaient que ça allait être une catastrophe ». Il n’oublie pas de tirer sur LFI, affirmant sa « honte » quand il entend « certains députés pointer du doigt les communistes, oubliant que le parti des fusillés s’est levé avec les socialistes, les gaullistes, pour défendre nos libertés ». Vient le tour de la droite, avec sa honte « pour ceux qui oublient leur passé qui, se réclamant de l’héritage du général de Gaulle, sombrent et rampent devant les héritiers de Vichy ». Avant d’asséner, solennel : « nous n’avons pas été élus pour faire des compromissions mais pour changer la vie des gens. »

  • Guerre intestine chez la droite LR

    Guerre intestine chez la droite LR

    Le ministre de l’Intérieur démissionnaire sera-t-il victime de son jusqu’au-boutisme ? En faisant exploser, dimanche soir, un socle commun déjà fragilisé entraînant la démission de Sébastien Lecornu, Bruno Retailleau, chef du parti LR, pourrait perdre gros. Mercredi, alors que la suspension de la réforme des retraites était au cœur des discussions, il a déclaré sur BFM-TV : « On défend cette réforme depuis des années, c’est la seule que le pays ait faite en sept ans. Revenir dessus serait catastrophique pour notre économie, l’accepter serait suicidaire pour la droite. » Une position que n’ont pas appréciée certains députés LR. C’est le cas de Vincent Jeanbrun (Val-de-Marne) : « Dans un monde normal, les décisions qui engagent un groupe parlementaire sont prises par les députés dudit groupe parlementaire et non par le seul parti. Il faut toujours préférer son pays à son parti surtout dans la période actuelle. Prenons de la hauteur. »

    Retailleau fait aussi polémique en appelant « à ne pas voter pour la gauche », dimanche lors de la législative partielle dans le Tarn-et-Garonne, où s’affrontent le candidat RN/UDR, Pierre-Henri Carbonnel (29,5%) et la candidate socialiste Cathie Bourdoncle (24,23%). Une consigne balayée par Bernard Pécou (17,6%), le candidat LR qui « laisse libre de leur choix » les électeurs, sans aller jusqu’à appeler au front républicain. Le désaccord reste majeur.

  • Bayrou renversé, Macron au pied du mur

    Bayrou renversé, Macron au pied du mur

    Le rideau est définitivement tombé sur François Bayrou à l’issue d’un dernier acte provoqué par lui-même, lundi 8 septembre, à l’Assemblée nationale. Une écrasante majorité de députés, 364 sur 558 suffrages exprimés, ont refusé de lui accorder la confiance, faisant, de facto, tomber le gouvernement. Ils ont été seulement 194 à voter « pour ». Comme le stipule la Constitution, François Bayrou doit remettre sa démission au président de la République, neuf mois à peine après sa nomination. Il le fera ce mardi. Dans un communiqué, l’Élysée précise qu’Emmanuel Macron « prend acte » du résultat et nommera un nouveau Premier ministre « dans les tout prochains jours. »

    En engageant sa responsabilité, François Bayrou savait qu’il allait à l’échec, ne disposant pas de majorité. « Cette épreuve de vérité, je l’ai voulue », a lancé, bravache, le maire de Pau avant d’enfourcher son dada : la dette. « La France n’a pas connu de budget à l’équilibre depuis 51 ans », a-t-il déclaré pour justifier son « plan pour aller vers le désendettement ». Une cure d’austérité budgétaire de 44 milliards d’euros pour 2026 qu’il avait révélée le 15 juillet. « Vous avez le pouvoir de faire tomber le gouvernement, mais vous n’avez pas le pouvoir d’effacer le réel », a-t-il conclu, en guise d’oraison funèbre. Côté soutiens, Bayrou a reçu celui de son groupe, les Démocrates. Son président, Marc Fesneau, a fustigé les « déficito-spectiques ». Autre allié, le groupe Horizons et Indépendants, par la voix de Paul Christophe, a asséné sa potion amère, celle d’Édouard Philippe : « Nous devons dépenser moins et travailler plus ». Pour les macronistes, Gabriel Attal (Ensemble pour la République), a joué la carte du dialogue avec les socialistes, mais sans les nommer. « Je tends la main et je vous le demande, dialoguons » . Voilà pour les soutiens. Car du côté de la droite LR, pourtant au gouvernement avec Bruno Retailleau, contraint de quitter Beauvau, les votes se sont partagés. Bayrou n’a même pas réussi à faire le plein chez les députés du socle commun : 194 voix sur 210 potentielles. Un désaveu dans le désaveu. Quant à l’extrême droite RN et son supplétif, l’UDR d’Éric Ciotti, Marine Le Pen a martelé son obsession : la dissolution de l’Assemblée nationale. Ce à quoi Macron se refuse, pour l’instant.

    Si les gauches ont été unies dans le vote « contre », les stratégies pour l’après Bayrou divergent fortement. Boris Vallaud (PS) a déclaré que « les socialistes sont prêts, avec la gauche et les écologistes, à gouverner ». Il se tourne vers les députés du socle commun : « Acceptez le désir de changement des Français. Comme socialistes, nous ne nous déroberons pas ». Pour les députés écologistes, Emmanuel Macron doit « nommer un premier ministre issu du Nouveau front populaire », la coalition des gauches arrivée en tête aux législatives anticipées en juin 2024. Mais la présidente du groupe, Cyrielle Châtelain, prévient : « Le dialogue, toujours, la compromission, jamais ». La présidente du groupe FI, Mathilde Panot, a été plus cinglante : « Tous ceux qui tenteront de sauver le soldat Macron tomberont ». Pour la députée insoumise, avec la chute de François Bayrou, « le mouvement du 10 septembre aura obtenu une victoire avant son commencement ».

    Le mouvement social ne peut, en effet, rester en marge. Stéphane Peu (PCF), rappelle que les Français « souhaitent que l’on change de politique ». Le président du groupe Gauche démocrate et républicaine estime ainsi majeurs les rendez-vous sociaux des 10 et 18 septembre, avec notamment une intersyndicale à nouveau unie pour la justice sociale. « L’écart entre les riches et les pauvres n’a jamais été aussi grand depuis 30 ans », a insisté le député, remettant au mitan un enjeu cardinal.

    « Les socialistes sont prêts, avec la gauche et les écologistes, à gouverner. Qu’il vienne nous chercher ! »

  • Le Premier ministre François Bayrou renversé par les députés

    Le Premier ministre François Bayrou renversé par les députés

    Le rideau est définitivement tombé sur François Bayrou à l’issue d’un dernier acte provoqué par lui-même, lundi 8 septembre, à l’Assemblée nationale. 364 députés ont voté « contre » la confiance, dont l’ensemble des députés des quatre groupes de gauche : PS, FI, Les Écologistes, Gauche démocrate et républicaine (qui comprend les communistes). Ils ont été 194 députés à voter « pour ». Très largement insuffisant pour François Bayrou, qui doit quitter Matignon. Comme le stipule la Constitution, François Bayrou doit, en effet, remettre sa démission et celle de son gouvernement, au président de la République, à peine neuf mois après sa nomination. Il devrait le faire mardi 9 septembre.

    En engageant sa responsabilité, le Premier ministre savait qu’il allait à l’échec, ne disposant pas de majorité. « Cette épreuve de vérité, je l’ai voulue » a lancé, bravache, le maire de Pau avant d’enfourcher son dada : la dette. « La France n’a pas connu de budget à l’équilibre depuis 51 ans », a déclaré le Premier ministre pour justifier son « plan pour aller vers le désendettement ». Un plan d’austérité budgétaire d’un montant de 44 milliards d’euros pour l’année 2026 qu’il a révélé le 15 juillet. « Vous avez le pouvoir de faire tomber le gouvernement, mais vous n’avez pas le pouvoir d’effacer le réel », a-t-il encore déclaré aux députés en guise d’oraison funèbre.

    Désormais, la balle est dans le camp du président de la République. Emmanuel Macron, qui exclut de démissionner, a deux options : nommer un nouveau Premier ministre ou dissoudre l’Assemblée nationale.