Tag: département

  • Sophie Camard affiche ses ambitions pour le 1er secteur de Marseille

    Sophie Camard affiche ses ambitions pour le 1er secteur de Marseille

    « Plus que onze jours pour convaincre », lance Leila Becard, colistière de Sophie Camard, venue à la rencontre des habitants. Dans une salle comble, l’ambiance est à la fois électrique et pleine d’espoir pour cette grande réunion publique, dernière étape d’une campagne menée dans un bras de fer face à la droite et à l’extrême droite.

    Faire le lien entre le nord et le sud

    L’occasion de rappeler le rôle central du 1er secteur, « à l’image de la ville, faisant le lien entre le nord et le sud de Marseille », souligne une autre colistière écologiste. Elle met en avant la transformation de l’espace public à Noailles, notamment par la piétonnisation et le développement des pistes cyclables. Le directeur de campagne, Julien Soret, insiste sur la priorité donnée à l’éducation, avec la volonté de construire la première école à Noailles. « On partait de chantiers laissés à l’abandon », rappelle-t-il, avant d’évoquer la mise en place de kits scolaires de 150 euros pour chaque enfant et l’objectif d’un agent spécialisé par classe bientôt en place.

    Sous les applaudissements, Sophie Camard prend enfin la parole. Elle réaffirme son engagement pour la culture et dénonce le fait que « la rénovation du Théâtre de l’Œuvre se fasse sans financement du département ou de la région », uniquement grâce à des fonds européens. Si elle est réélue, la culture sera « au cœur du mandat ». Elle annonce des échéances concrètes : trois mois après les élections, « Noailles devrait accueillir deux équipements de proximité, dont un lieu associatif rue d’Aubagne, en attendant l’ouverture du centre social ». Des travaux sont également prévus place de la Providence, avec la plantation de 50 arbres. « Nous avons gagné cette bataille : les voitures partiront, les arbres arriveront », se félicite-t-elle.

  • L’Entraide 13 passe la main à Habitat et Humanisme

    L’Entraide 13 passe la main à Habitat et Humanisme

    Le sort de l’association Entraide des Bouches-du-Rhône a été scellé, lundi 2 mars, devant le tribunal des activités économiques de Marseille, qui a validé l’offre d’Habitat et Humanisme Soin et ordonné la cession de l’intégralité des établissements exploités, à ce jour, à cette association lyonnaise. Les six Ehpad et quatre résidences autonomie sont cédés pour 7,48 millions d’euros, dont 6,8 millions d’actifs immobiliers. La valeur très théorique du parc immobilier était estimée à 33 millions d’euros.

    Ce choix d’une « offre viable » venue de l’économie solidaire « permet de préserver 448 emplois et de maintenir 725 personnes âgées dans leur lieu de vie actuel, et d’entrevoir des perspectives positives de renouveau avec les différents investissements prévus, notamment pour les travaux de rénovation et de réhabilitation », expose le tribunal dans son jugement de 23 pages.

    Le scénario catastrophe redouté est évité

    La résidence du Roy d’Espagne (dans le 8e à Marseille) ne pouvait être dans le deal puisque fermée en juillet 2024 et préemptée par la Ville de Marseille pour y créer une « résidence autonomie de nouvelle génération », qui sera confiée au CCAS. L’Ehpad du Clos Saint-Martin, à Pélissanne, n’est pas non plus concerné, ayant été fermé par l’ARS en septembre 2025 après le constat de graves dysfonctionnements.

    Malgré un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros en 2024, la situation de l’Entraide 13 n’avait cessé de se dégrader avec un résultat négatif de 4 millions d’euros, qui rendait impossible tout plan de continuation. Huit candidats s’étaient manifestés. Trois offres sérieuses ont été déposées in fine, mais une seule exposée à la barre du tribunal. Le sérieux de l’offre de l’association lyonnaise a convaincu les magistrats. Habitat et Humanisme Soin assure déjà la gestion d’un réseau de 59 établissements d’accueil et de soins de seniors dans 20 départements, soit près de 4 900 lits et emploie environ 2 000 salariés.

    L’Agence régionale de santé et le conseil départemental avaient émis un avis très favorable à cette reprise, qui « n’implique aucune fermeture de site et préserve au mieux les intérêts des résidents et de leurs familles et des salariés ». En effet, 448 des 468 emplois sont sauvés « avec leurs droits acquis », soit 96% des emplois. Les 20 salariés du siège social d’Entraide ne sont pas repris, ce qui doit conduire à 18 licenciements. L’administratrice judiciaire de l’Entraide a été entendue, elle qui soulignait qu’un effort devrait être fait par le repreneur « pour apaiser le climat social concernant les droits acquis des salariés repris ».

    La somme totale déclarée au passif, au jour de l’audience du 17 février, est de 59 millions d’euros, dont 22 millions contestés, soit une somme finale qui avoisine les 40 millions d’euros tout de même, composée à 80% de dettes bancaires et 20% de prestataires. Le Département reste garant de certains prêts bancaires à hauteur de 12 millions d’euros. Si le tribunal se dit conscient de « l’impact économique » de cette cession pour les contrats non transférés, il retient « l’effort financier manifestement réel, même s’il ne permettra pas un apurement direct du passif ».

    Si le prix de cession fixé à 7,48 millions d’euros est « décorrélé de la réalité du passif », le tribunal considère que le coût total de la reprise est en réalité de 32 millions d’euros en tenant compte des congés payés, des départs à la retraite, de l’hypothèque de l’Ehpad La Marylise (dans le 11e à Marseille), des dépôts de garanties et des fonds de roulement à reconstituer, des travaux de réhabilitation et de remise aux normes estimés à 12,5 millions d’euros sur un parc assez vétuste.

    Une trentaine de contrats sont repris. Pas celui de la restauration collective conclu en 2024 avec la société marseillaise Ascent pour 5 ans, ce qui est « de nature à inquiéter tant ses prestations sont essentielles à la poursuite de l’activité », énonce le tribunal, qui prend acte toutefois d’échanges en cours entre les parties. L’ARS et le Départemental se sont engagés à procéder au transfert effectif des autorisations d’exploitation nécessaires au repreneur dans les 48 heures. La période d’observation a été prolongée jusqu’au 22 juillet 2026.

    Un « heureux dénouement » pour le CD 13

    « Je dirais ouf et enfin ! » réagit Jean-Marc Perrin (DVD), conseiller départemental, l’autorité de tutelle. « Nous sommes heureux et soulagés de ce dénouement. C’est la fin d’un long processus judiciaire qui évite une casse sociale terrible et la perte d’une capacité d’un millier de lits en grande majorité habilités à l’aide sociale », salue l’adjoint au bel âge, à l’archéologie et la paléontologie. « Nous avons travaillé main dans la main avec l’ARS pour éviter une catastrophe. Habitat et Humanisme sont de vrais pros compétents qui gèrent déjà 60 établissements, qui ont la fibre des bailleurs sociaux et de l’habitat inclusif. Quand j’entends que les anciens dirigeants de l’Entraide essayent de trouver des responsabilités chez les autres, je rappelle qu’en sortie du Covid et en plein scandale Orpea, et alors qu’ils commençaient à être dans le rouge, deux dirigeants se sont augmentés de presque 30% en 4 ans, alors, qu’ils balayent devant leur porte ! »

  • Les aides de secours vers un nouveau fonctionnement en Vaucluse

    Les aides de secours vers un nouveau fonctionnement en Vaucluse

    Vers un changement dans le fonctionnement des bons de secours ? C’est ce que déplore la CGT des finances publiques de Vaucluse, qui alerte sur une évolution du dispositif. Cette aide financière urgente « très ponctuelle » concernerait une centaine de personnes par mois à Avignon et deux cents dans le département. Elle est comprise entre 50 et 150 euros et était distribuée à l’accueil du service des impôts des particuliers, sur décision des services du Département et du CCAS. Elle permet de payer les charges « essentielles », comme l’électricité ou la nourriture.

    Mais une transformation du dispositif est engagée : la distribution s’effectuait jusqu’ici surtout en numéraire, un peu partout sur le département. Or, « avec la suppression des trésoreries en 2019 et surtout le désengagement de la DGFiP de sa mission de caisse », rappelle la CGT dans un communiqué, la distribution en liquide ne se faisait plus que dans deux villes : Avignon et Carpentras, les dernières à disposer d’une caisse numéraire.

    À Avignon, des travaux de rénovation prévus du 2 mars au 7 avril entraînent la fermeture temporaire de la caisse en numéraire. Conséquence : impossible, durant cette période, de distribuer les bons de secours sous cette forme. Pour la CGT, cela constitue « une atteinte supplémentaire aux droits des plus précaires de nos concitoyens ».

    Contacté, le directeur départemental des Finances publiques, Michel Laffitte, s’inscrit en faux. Il précise que la DGFiP « encourage depuis de nombreuses années les émetteurs de bons de secours à se tourner vers des solutions alternatives au versement en numéraire à ses guichets », car le système a « des désavantages ». Parmi les options avancées : virement direct à un commerçant partenaire pour l’achat de produits alimentaires, ou un chèque d’accompagnement personnalisé délivré par un prestataire agréé par les collectivités.

  • [Salon de l’agriculture] Le Var veut miser sur l’agroforesterie

    [Salon de l’agriculture] Le Var veut miser sur l’agroforesterie

    S’il est un département maritime, le Var n’en demeure pas moins – et avant tout – un territoire forestier : plus de 70% de sa surface, soit quelque 420 000 hectares, est recouverte de forêt. Une richesse qui offre de somptueux paysages, mais engendre un nombre d’incendies important. En un peu plus de vingt ans, trois d’entre eux – deux à Vidauban en 2003 et un à Gonfaron en 2021 – ont, à eux seuls, ravagé plus de 20 000 hectares boisés.

    Ces chiffres imposent de s’adapter et de trouver des solutions viables pour l’avenir. L’une d’elles pourrait venir de l’agroforesterie, thème d’une table ronde organisée, mardi, sur le stand du Département du Var au Salon de l’agriculture, en présence de plusieurs acteurs du secteur. Cette méthode, qui consiste à mener de front activité agricole et activité forestière (lait-bois, viande-châtaigne…), ne date cependant pas d’hier. Il s’agit d’une pratique méditerranéenne ancestrale, notamment dans des espaces forestiers naturels, où des éleveurs ont, en tout temps, établi leurs pâturages sous les arbres. Dans le massif des Maures, principal espace forestier du département, on relève deux formations particulières : les forêts de chênes et les espaces plus agricoles que sont les châtaigneraies.

    L’intérêt de cette pratique est multiple et repose sur une logique gagnant-gagnant. « Cette alliance est au bénéfice de tous : le troupeau y trouve de l’alimentation et un abri et, par son action, limite la repousse des semis concurrents », explique Charles Dereix, président de l’association Forêt méditerranéenne. « En Corse, par exemple, quand on régénère les pins laricio, les troupeaux vont boulotter les petits semis de chênes ou de hêtres qui font concurrence. Ils produisent aussi du débroussaillement, réduisent ainsi le risque d’incendie et créent de l’activité économique. »

    Dans le Var, « 100 000 hectares sont déjà pâturés, soit près d’un quart de l’espace boisé », précise Christine Amrane, conseillère départementale varoise, maire de Collobrières et présidente du Syndicat du massif des Maures. Dans sa commune et aux alentours prospèrent les châtaigneraies, « très importantes économiquement avec les Fêtes de la châtaigne », rappelle-t-elle. Le sylvopastoralisme – le pâturage en milieu forestier –, représente ainsi une voie d’avenir pour la filière après avoir fait son succès : « La châtaigneraie du massif des Maures représentait 3 000 hectares entretenus il y a quelque temps. Moins aujourd’hui, mais il y a un enjeu car les consommateurs reviennent à des produits traditionnels. Cette châtaigneraie est un verger planté depuis 500 ans. Les castanéiculteurs travaillent depuis longtemps avec les bergers. Leurs animaux broutent, déposent leurs excréments qui font la fumure [enrichissement du sol, Ndlr] des châtaigniers. C’est une symbiose », développe Raphaël Louat, castanéiculteur, président du Syndicat des producteurs de châtaignes du Var.

    Les solutions doivent être « appuyées par les élus »

    Claude Audibert, propriétaire forestier de chênes, président de l’Association syndicale libre de la Suberaie varoise et producteur de liège, y voit lui aussi « une solution économique et écologique. L’élevage prend le relais pour nourrir les hommes, entretenir écologiquement les espaces boisés et favoriser la récolte de liège, d’arbouses et autres produits forestiers ».

    L’agroforesterie fonctionne. L’agroforesterie s’applique également aux productions fruitières et potagères, permettant de créer des écosystèmes nourriciers favorables à la biodiversité. « L’agroécologie répond aux enjeux de dépassement des limites planétaires, ajoute Séverine Cachod de l’association Les Résilients. Elle repose sur trois piliers : écologique, en s’inspirant des écosystèmes pour préserver l’environnement ; social, par la création d’emplois ; et économique, en créant des filières où chacun est rémunéré pour ce qu’il produit. » Pour la rendre efficiente, il faut « embarquer les entreprises et les collectivités ».

    Dans cette logique, son association travaille avec le SL du massif des Maures « sur une autre manière de rémunérer les agriculteurs : sur ce qu’ils produisent, mais aussi sur les effets utiles qu’ils génèrent d’un point de vue socio-environnemental. On prototype un modèle à visée générative pour renforcer tous les maillons de la chaîne ». Des solutions d’avenir que Charles Dereix souhaite voir « appuyées par les élus ».

    « C’est à partir des incendies de 2003 qu’on a travaillé sur la mutualisation des services. On a fait de petits pas en 23 ans. J’espère qu’on pourra en faire un plus grand désormais », conclut Christine Amrane.

  • Pépites patrimoniales à Marseille : deux ventes et un bail

    Pépites patrimoniales à Marseille : deux ventes et un bail

    Dévoilement lundi des lauréats de l’appel à projets baptisé « Pépites patrimoniales », destiné à « réinventer des usages » à des édifices municipaux à l’abandon pour les rouvrir aux Marseillais.

    Trois biens sur les six propositions ont trouvé leur lauréat. D’abord, le fleuron Art Déco du 90 boulevard des Dames (2e) dessiné en 1928 par l’architecte Jean Rezan pour le siège de la compagnie de navigation Paquet. Racheté en 1972 par la Ville, c’était sa direction des ressources humaines jusqu’en 2020. Le lauréat est le groupement conduit par Adim Provence (Vinci Construction) avec l’entreprise de restauration Girard, l’agence Rougerie + Tangram, Indigo Energie, EODD, ICD Energies, Alpes Contrôles, le Collectif Marseille Devant ! et d’autres futurs exploitants. Tangram avait racheté en 2015 au Département le beau bâtiment des Affaires maritimes, rue des Phocéens, pour le rénover et y installer son agence.

    Surprise de taille, c’est une « vente sous conditions » de l’édifice qui est annoncée pour un prix non encore dévoilé et un montant de travaux inconnu à ce stade. Aucun calendrier prévisionnel n’est publié. Le montage contractuel qui reste à élaborer devra être validé par une délibération du conseil municipal de la prochaine mandature. D’où l’incertitude sur ce projet de reconversion en un lieu totem nommé « Les Dames » dédié au cinéma, à la formation des métiers du 7e Art. Benoît Payan s’est réjoui que cette belle endormie « soit dédiée à des métiers d’avenir, à une filière qui a besoin d’avoir un bâtiment totem que seront “Les Dames” dans le respect de l’histoire de ce bâtiment. On va aussi permettre à des jeunes en formation, à des apprentis, des compagnons de dévoiler leurs talents, et pour nous c’est quelque chose de magnifique. Ce n’est pas rien d’avoir le droit de rêver et vous nous avez montré que c’est possible », a-t-il dit aux lauréats.

    Même configuration pour le lauréat du 62, corniche Kennedy (7e), une maison en contrebas du pont du Vallon des Auffes qui sera cédée pour le projet retenu « La Pointe » porté par Joseph Legrand, Stephen Grives, Michel Athenour et La Confraglation, avec MOA Architecture, Marsxelles, Polymer, Pièce à part, BET Collet et Index Structures. Il s’agit, après requalification lourde du site, de créer « un lieu ouvert, culturel et convivial » avec une offre de restauration, une programmation culturelle, l’accueil d’artistes, des espaces ouverts au quartier.

    Quant au Pavillon de partage des eaux des Chutes-Lavie de 1901, le projet « Les gardiens de la mémoire et de l’eau à Marseille » est retenu. Il est porté par le collectif Objectif Tore avec Valentine Pilliard, Corrado de Giuli Morghen (l’architecte du patrimoine bien connu qui a restauré le Palais Longchamp et les fabriques du parc), Isabelle Miard et John Morin pour un lieu pédagogique autour de l’eau. Pour ce joyau architectural, un « bail de longue durée » associé à une phase préparatoire de construction avec les habitants serait l’option retenue.

    En revanche, ni la bastide de Château-Gombert (13e), ni la Villa Athéna (13e), ni le 63 rue Sauveur-Tobelem (7e) n’ont trouvé de lauréat, faute de propositions ou de projets qualitatifs.

  • Le Département contraint d’héberger une mère et son fils

    Le Département contraint d’héberger une mère et son fils

    Les conclusions du tribunal administratif de Marseille sont claires : le Département des Bouches-du-Rhône se trouve dans l’obligation de trouver une solution d’hébergement pour Mme B., mère isolée, et son enfant de moins de 3 ans. Ressortissante mauricienne née en 1990, Mme B. dit être arrivée en France en février 2025, accompagnée de son fils né en octobre 2023. Dans un premier temps hébergée par un proxénète jusqu’à sa mise à l’abri par l’association Amicale du Nid à partir du 27 février, la jeune femme a demandé le 9 février aux juges des référés d’ordonner au Département des Bouches-du-Rhône sa prise en charge et celle de son enfant. Une requête à laquelle le tribunal administratif a accédé, obligeant la collectivité à agir, sous astreinte (150 euros par jour tant que le département ne s’est pas justifié de l’exécution de l’ordonnance). Établie le 12 février, la décision du tribunal a abouti au prolongement de l’hébergement de Mme B. et de son enfant à la Draille (1er), centre d’accueil pour les sans-abri, faute de solution plus pérenne. « On a quand même une ordonnance très motivée, avec astreinte. C’est très satisfaisant, s’est enthousiasmée Clara Merienne, avocate de Mme B. Ça montre que le juge administratif a pris la mesure du fait que le département a du mal à exécuter les décisions du tribunal. » De son côté, le Département se défend : « Cette dame ne s’est jamais retrouvée à la rue. (…) Le Département a pris ses responsabilités, comme il le fait systématiquement, en décidant son maintien exceptionnel à la Draille dans l’attente d’une orientation adaptée. » Et d’ajouter : « L’accompagnement [de Madame B.] est pleinement assuré. Une solution en centre maternel est en cours de finalisation et devrait aboutir d’ici la fin de la semaine. »

  • Le Printemps déroule son programme

    Le Printemps déroule son programme

    à moins d’un mois du premier tour des municipales, Benoît Payan, maire (DVG) sortant de Marseille et tête de la liste du Printemps marseillais, a déroulé des bribes de son programme, ce mardi. Dans la salle du Barbotin, cours Estienne d’Orves, toutes les têtes de liste du mouvement étaient présentes derrière le maire sortant. Soutenu par les socialistes, communistes, écologistes, Génération.s, MadMars, Debout ! ou encore le Parti animaliste, Benoît Payan a donc présenté « le projet pour les 6 ou 7 années à venir, qui vont être déterminantes dans l’idée que nous nous faisons de cette ville. Un programme qui n’est pas imposé par le national, mais qui a été fait au contact de ceux qui font Marseille », insiste le maire sortant.

    Un programme réalisé

    en concertation

    Ce sont environ 15 000 Marseillais et Marseillaises que les élus annonce avoir rencontrés dans le cadre de « la grande enquête », afin d’inclure les habitants dans la réflexion. Avec plus de 70 ateliers thématiques organisés, les participants ont pu échanger avec de nombreux représentants de la société civile : associations, entreprises, soignants ou encore comités d’intérêt de quartier. C’est de cette concertation que serait issu le programme porté par le Printemps marseillais, présenté ce mardi. Une concertation qui expliquerait le délai de sa présentation, car « un programme aussi participatif, cela n’est pas simple à mettre en forme », souligne Benoît Payan.

    Le programme s’articule autour de trois axes centraux : protéger, rassembler et préparer l’avenir. Une sécurité qui, pour le candidat, doit s’associer à de vraies politiques publiques, « car pour marcher droit, il faut marcher sur ses deux jambes. Avec la police et les magistrats, mais il faut aussi une meilleure médecine de ville et publique, des France Travail et des Maisons de la solidarité dans tous les quartiers. Il faut le retour de la République et de l’état de droit plein et entier partout ! »

    Cette présentation du programme a été l’occasion, pour la municipalité sortante, d’effectuer à nouveau un bilan du mandat, plus nuancé cette fois : « Ce que nous étions en 2020, nous le sommes encore. Et bien que nous ayons décidé de ne pas dire que tout était parfait [pendant notre mandat], nous avons eu une vision d’équipe qui construit la ville. »

    Réduction de la dette

    Si, ce mardi, le candidat à la mairie de Marseille a reconnu des difficultés dans la mise en œuvre des projets de 2020, il les impute en parti au bilan des années Jean-Claude Gaudin. « Souvenez-vous de l’état de la Ville. Une dette à 1,6 milliard d’euros, l’état des logements… On n’a pas tout réussi, mais il y a des choses dont nous sommes fiers », martèle-t-il.

    L’état des finances de la municipalité a notamment été largement évoqué par le maire sortant, avec la réduction de la dette de la Ville, permettant ainsi de réduire les taux d’intérêts, « ce qui permet d’investir dans des politiques publiques de proximité. Parce que le désendettement n’est pas une fin en soi, c’est l’investissement. » L’occasion pour le candidat de lâcher un petit tacle à son adversaire, Martine Vassal (DVD), à la tête du Département : « Si nous avions géré nos finances comme nos concurrents, le Département au hasard, on aurait 6,4 milliards de dettes. »

    Benoît Payan a également accusé la candidate de la droite de faire la courte échelle à l’extrême droite, en adoptant leurs discours et leurs sujets.

    Lutte contre le RN

    Un danger qui mobilise et a été omniprésent dans le discours du maire sortant : « Marseille peut tomber aux mains du Rassemblement national. ça va être serré et c’est ici qu’il y aura le plus grand combat contre le RN. ». Le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, réalisé du 2 au 8 janvier derniers, donne Benoît Payan et Franck Allisio (RN) au coude à coude avec 30% d’intentions de vote.

    Face à ce danger, le Printemps appelle « les Marseillais et les Marseillaises à se rassembler autour d’[eux], dès le 15 mars. Car l’extrême droite a plus d’alliés. Les enjeux sont tellement importants. Que serait la ville si elle tombait dans les mains du Rassemblement national et de son candidat, qui n’est celui que de quelques-uns. »

    Programme complet
    sur pourmarseille.fr

    « C’est ici qu’il y aura le plus grand combat contre
    le Rassemblement national »

  • La Maison départementale du handicap sous tension

    La Maison départementale du handicap sous tension

    La CGT des personnels du Département de Vaucluse dénonce, dans une lettre ouverte diffusée depuis le mercredi 11 février, une « situation extrêmement préoccupante » pour les équipes de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

    Une déclaration qui fait suite aux résultats d’un questionnaire distribué à l’ensemble des agents de la structure. « Malgré la réorganisation engagée et l’audit des risques psychosociaux, la situation ne cesse de se dégrader. Les agents comme les usagers en paient chaque jour le prix. Aujourd’hui, les équipes sont épuisées, démoralisées, et beaucoup ne croient plus être entendues », poursuit le syndicat, qui liste pour les agents une « surcharge chronique de travail », des « injonctions contradictoires », des « pressions chiffrées », des « postes non remplacés » ou encore une « précarité contractuelle ».

    Plusieurs secteurs seraient touchés. Au service d’accueil, la CGT assure qu’« aucun renfort n’est prévu malgré l’augmentation des sollicitations ». À l’évaluation, les recrutements seraient « inexistants alors que les départs s’enchaînent ». Ou encore dans le secteur enfant où il serait désormais, d’après le syndicat, « demandé de traiter des dossiers sans visite ni évaluations complètes, ce qui interroge gravement la légalité, l’équité et l’éthique professionnelle ». Il est également glissé que « des consignes conduiraient à renouveler ou rejeter des demandes sans véritable évaluation pluridisciplinaire ». Contacté par La Marseillaise, le conseil départemental de Vaucluse n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.

    Demande d’intervention

    Alors que le syndicat assure que « cette situation n’est pas seulement organisationnelle » mais aussi « politique », une « rencontre rapide » est demandée avec la direction pour faire valoir plusieurs demandes « afin d’apporter des réponses claires aux agents et aux usagers ». À commencer par « un plan d’urgence de recrutements et de remplacements des postes vacants », sans chiffrer les besoins. Mais encore des « renforts pérennes à l’accueil et à l’évaluation », la « fin des consignes dégradant la qualité des évaluations », le « respect des missions professionnelles et du cadre légal », mais aussi « le rétablissement du télétravail lorsque les tâches le permettent », une « concertation réelle avec les représentants du personnel » et un calendrier précis de mise en place des mesures correctives. Des réponses qui seront peut-être apportées avec la construction d’une nouvelle MDPH dont la livraison est prévue pour cette année.

  • Des mesures contre les agressions de pompiers annoncées à Toulon

    Des mesures contre les agressions de pompiers annoncées à Toulon

    Laurent Nuñez est arrivé au commissariat de police aux alentours de 17h. La séquence a débuté par une rencontre avec sept policiers adjoints et de futures recrues. Ces dernières, âgées de 18 à 29 ans, au nombre de 54, sont issues de la première cuvée du processus de recrutement 100% varois. Elles sont amenées à devenir policiers adjoints après une formation de quatre mois. S’ensuit un contrat de 3 ans renouvelable une fois, sans condition de diplôme, qui permet, après un an, de passer le concours de gardien de la paix.

    Après ces salutations lui ont été présentés plusieurs chantiers en cours : ceux des cellules et du bureau des plaintes de l’hôtel de police (achevés d’ici mai 2026) et le desserrement de ce dernier vers le conseil départemental, ainsi que ceux du chenil de la brigade canine et du nouveau commissariat de Sanary, qui sera inauguré le 20 février.

    Le ministre a ensuite pris la direction du centre d’incendie et de secours de Toulon, dans le contexte de la recrudescence des violences sur les sapeurs-pompiers. « Il y a eu un électrochoc en mai 2025 lorsqu’un sapeur-pompier de Haute-Savoie a été sauvagement agressé au point de presque y laisser la vie. Face à ces violences, il y a un principe simple : la tolérance zéro », martèle Julien Marion, directeur général de la Sécurité civile et de la gestion des crises, présent aux côtés du ministre.

    1 500 agressions par an sur les pompiers, 56 dans le Var

    Ce dernier a rappelé que les pompiers étaient victimes de « 1 500 agressions (physiques) par an depuis 2021 [dont 56 dans le Var en 2025, + 166% en un an, Ndlr]. Dans trois quarts des cas, elles sont le fait des personnes secourues, qui sont, une fois sur deux, sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants ». Pour endiguer ce phénomène, a été conçu un plan national de lutte contre les violences visant les sapeurs pompiers, « en concertation avec les organisations professionnelles », précise Laurent Nuñez, pour qui nombre de « ces 19 mesures ne seront efficaces que si elles sont déclinées dans chaque département ».

    Parmi celles-ci, « la cartographie des secteurs posant des difficultés », « faire systématiquement remonter les événements à l’observatoire des violences », « un état-major de sécurité annuel entre préfets et acteurs », le déploiement généralisé des « caméras embarquées », expérimentées dans certains départements, et des « gilets pare-lames », et enfin, le renforcement de « l’accompagnement des pompiers victimes d’agressions ». Un plan qui élude, comme souvent, les causes – sociales – au profit des conséquences, que Laurent Nuñez veut aussi doter de « référents en contact avec les forces de l’ordre », annonçant une réflexion pour « apporter des moyens supplémentaires aux services d’incendie et de secours ».

  • Un bus pour assurer le suivi médical des tout-petits à La Roque-d’Anthéron

    Un bus pour assurer le suivi médical des tout-petits à La Roque-d’Anthéron

    Dans une salle d’attente improvisée dans l’une des pièces d’accueil de la mairie, des jouets pour enfants trônent au sol. Des mères patientent avec leurs petits. Parmi elles, une maman redirigée par la Chaumière, foyer d’hébergement d’urgence et de réinsertion sociale, attend avec ses enfants de 2 et 3 ans : « D’ici, les PMI sont trop loin. »

    Ce mardi, l’un des deux bus de la Protection maternelle infantile (PMI) du Département vient de s’installer sur le parvis de l’hôtel de ville. Ce bus, sorte de cabinet médical amovible, est habilité à accueillir les enfants de 0 à 6 ans et à leur offrir un suivi médical dans des communes parfois éloignées des services pédiatriques. Objectif, « lutter concrètement contre les déserts médicaux », rappelle le Département, qui a lancé le dispositif en septembre 2025.

    Tout au long de la journée, les consultations, ouvertes à tous, s’enchaînent. Ici, on propose des « consultations pour faire le suivi médical des enfants, le suivi des cours de croissance, l’éveil, le langage, la propreté, toutes les questions autour de la parentalité également. On oriente vers des spécialistes lorsqu’il y en a le besoin », explique l’une des puéricultrices. Le bus revient une matinée par mois, pour assurer un suivi régulier auprès des familles. « Ici, il y a exactement tout ce que l’on peut retrouver dans un cabinet médical, explique Gaëlle Jeanjean, infirmière puéricultrice. Sur La Roque, nous avons beaucoup de familles qui ne sont pas véhiculées. La PMI est sur Aix. C’est un accueil de proximité qui est apprécié par les usagers. »

    Autre avantage, « aucun frais n’est avancé par les parents », assure le docteur Lucile Moreau. Pour ce dispositif, le Département a bénéficié d’aides de l’ARS et le Fonds d’intervention régional (FIR), à hauteur d’1,2 million d’euros.