Tag: département

  • À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    Le Département poursuit son ambition de valorisation de la biodiversité et de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Mercredi matin c’est sur le site de l’écoferme de la Barre que la presse était invitée à la présentation du rucher pédagogique mis en place en partenariat avec l’Union nationale de l’Apiculture française (Unaf). L’objectif étant à travers la sensibilisation du public, et notamment des plus jeunes , d’initier des acteurs de demain à la préservation de la flore et de la faune. Et ici, tout particulièrement, des abeilles : ces insectes indispensables mis à mal par l’agro-pétrochimie.

    L’Espace naturel dans lequel ont été introduites ces ruches bénéficie d’un cadre très favorable à l’épanouissement des abeilles, avec une diversité florale propice à leur développement. Le projet s’intègre pleinement à la démarche éducative prônée par le Département du Var, « au croisement des enjeux écologiques, agricoles et alimentaires ».

    « Elles sont en train de démarrer tranquillement, puisqu’on les a installées là, au mois de novembre », explique Thierry Abello, l’apiculteur en charge du rucher. Le berger des abeilles les accompagne et essaie de les protéger de la prédation des frelons asiatiques, par du piégeage notamment. « L’année dernière, j’ai détruit un nid sur la piste cyclable qui faisait 90cm de diamètre », explique-t-il. Mieux vaut en effet être vigilant, parce que « 20-30 frelons, peuvent suffire à liquider une ruche et ses 40 000 abeilles en seulement un ou deux jours ».

    En revanche, elles combattent assez bien la chaleur de l’été et les dégringolades de température de l’hiver, apprend-on. « Toute l’année, le milieu de la ruche est à 37 degrés pour protéger les larves qui sont pondues en permanence », ajoute l’apiculteur. Les abeilles, tantôt s’agglutinant ou battant des ailes selon l’effet recherché.

    Former des citoyens éclairés

    L’un des messages passés aux enfants, c’est que « les abeilles pollinisent à peu près 30% à elles toutes seules de ce qu’on mange, entre fruits et légumes ». Ce qui donne l’ambleur du désastre que serait leur disparition.

    « Le premier souci d’un apiculteur c’est de savoir ce que ses abeilles vont manger », commence Félix Gil, administrateur de l’Unaf, en ajoutant qu’ici il y a de quoi être plus que rassuré.

    L’occasion de rappeler qu’il y a 2 000 ruches installées sur les toits parisiens qui trouvent alentour suffisamment de quoi butiner (lire page 19).

    Le militant engagé insiste ensuite sur l’ambition de ce partenariat, qui est, dit-il, « de communiquer, faire passer un message ».

    Et de poursuivre : « Parce que, vous savez, on est face aux pesticides. Et seul le public peut nous aider. » L’implication du plus grand nombre pouvant permettre de faire pression et de résister au poids des profits colossaux en jeu, dans cette industrie comme dans les autres.

    Le président (LR) du Conseil départemental Jean-Louis Masson a lui aussi insisté dans sa prise de parole sur l’importance pédagogique des ruches.

    « Dans le contexte actuel de déclin des populations d’abeilles, je souhaite que ce rucher puisse devenir un véritable outil pédagogique », lance-t-il.

    Le patron du Département a ensuite plus largement mis en avant les efforts fournis par la collectivité pour préserver les espaces naturels et la biodiversité aux travers des espaces naturels sensibles, notamment. « Nous œuvrons sans relâche pour maintenir ces précieux corridors écologiques sur tout le territoire », insiste Jean-Louis Masson.

    Et l’écrin de verdure protégé niché en plein Toulon que représente l’écoferme de la Barre témoigne de cette volonté, explique-t-il.

    Et de conclure : « Notre ambition est claire : développer une conscience collective autour de la nécessité de préserver ces insectes indispensables et former des citoyens éclairés, conscients des enjeux écologiques et acteurs de leur préservation. »

    Si sa parole pouvait aussi atteindre et convaincre les camarades de son propre parti LR, ça ne serait pas piqué des hannetons. Et ça ferait avancer la cause des abeilles.

  • À Digne-les-Bains, la préfète accueille les nouveaux maires du département

    À Digne-les-Bains, la préfète accueille les nouveaux maires du département

    « Poser les bases des relations entre vous et l’État » : tel était l’objectif affiché par la préfète du département Isabelle Tomatis, qui a reçu les maires en préfecture lundi. Les édiles des arrondissements de Barcelonnette, Castellane et Digne-les-Bains ont d’abord été accueillis le matin, puis les élus de l’arrondissement de Forcalquier l’après-midi. La préfète leur a expliqué ce qu’elle « voulait de leurs relations », les partenariats et les subventions qui pouvaient être mis en place, notamment avec le département et la Région.

    Le secrétaire général de la préfecture, Xavier Pannecoucke, a lui insisté sur « la volonté forte des services de se mobiliser pour les projets » des différentes municipalités. Il a également évoqué le rôle important des sous-préfets, « premiers points de contact des maires au quotidien ».

    La députée UDR du département Sophie Vaginay-Ricourt et le sénateur Jean-Yves Roux étaient également présents aux côtés des maires de Sisteron, de La Brillanne ou encore de Montlaux.

    Finances et éducation

    Les maires ont ensuite pu assister à des présentations de la direction de la Citoyenneté et de la Légalité, de la direction départementale des Finances publiques et de celle de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations.

    Les élus ont finalement pu échanger avec des représentants de la direction départementale des territoires, de l’Agence régionale de santé, de l’Éducation nationale et de la direction du pilotage de l’action publique.

  • Les Alpes-de-Haute-Provence s’engagent à simplifier les finances

    Les Alpes-de-Haute-Provence s’engagent à simplifier les finances

    Améliorer l’efficacité des procédures, sécuriser et « simplifier la chaîne de la dépense », moderniser les moyens d’encaissement… Tels sont les objectifs de la convention signée jeudi entre le Département des Alpes-de-Haute-Provence et les Finances publiques. La DGFIP (Direction générale des finances publiques) « va engager un plan de réduction drastique du chèque. Le chèque est coûteux pour vous, pour nous. Le traitement d’un chèque, c’est minimum 2 euros. Il est chronophage, sans effet instantané sur la trésorerie, et source de pertes, voire même de fraudes », a annoncé le directeur départemental des Finances publiques, Stéphane Durand.

    Il a insisté sur l’importance du conseiller aux décideurs locaux, « interlocuteur incontournable des présidents, des maires, de leurs équipes ». Il a annoncé la suppression de « tous les contrôles a priori du comptable sur les mandats de marché émis par le conseil départemental pour se recentrer sur les contrôles a posteriori de façon très ciblée afin de s’assurer que la qualité de la chaîne de travail côté conseil départemental est bien pérenne ».

    Au département, « on a amélioré tous les ans notre niveau de performance », a affirmé Eliane Barreille. « Nous sommes passés d’un délai de mandatement de 27 jours à 19 jours », s’est-elle félicitée. Une amélioration qui vient selon d’elle de « la réorganisation mise en place il y a trois ans ». « L’union fait la force, et on voit bien que les choses avancent parce que nous travaillons en partenariat », a insisté la présidente du département. « Dans les Bouches-du-Rhône, quand je vois les déficits qui sont annoncés, je me dis que nous sommes pas trop mal », a-t-elle lancé. La présidente a tout de même admis que « dans deux ou trois ans, on aura un déficit ».

  • [Entretien] Julien Guimard : « Réinventer ici et ensemble, à son échelle, le monde de demain »

    [Entretien] Julien Guimard : « Réinventer ici et ensemble, à son échelle, le monde de demain »

    La Marseillaise : Vous êtes un militant associatif très engagé. Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?

    Julien Guimard : Oui, d’autant que les réalisations d’aujourd’hui sont l’aboutissement de 20 ans de travail sur le terrain, que ce soit avec la foire bio que j’ai lancée en 2003, mais aussi par rapport à tout ce que j’ai mis en place pour créer du lien sur le territoire. Notamment avec l’association la Vallée du Gapeau en transition, qui a fait plein d’étincelles. Toujours dans cette idée de donner des moyens d’agir concrets aux acteurs d’un territoire. C’est comme ça qu’on a créé, entre autres, le magasin biocoopératif et la monnaie locale : la Fève.

    Et aujourd’hui, vous publiez
    «
     À l’aube de nos territoires »*, votre nouveau livre…

    J.G. : C’est un livre de portraits conçu à quatre mains avec des amis tout autant engagés, qui souhaitent, eux aussi, à leur échelle, répondre aux enjeux de notre époque. Je me suis occupé de l’écriture des textes, qui sont accompagnés des photographies de Virgil Prudhomme et des aquarelles de Canelle Mingo. L’ensemble a été construit, mis en page et articulé par Aurélien Prudhomme, designer graphique. J’ajoute qu’il a été imprimé dans la région. Il est le reflet de toutes ces années de militantisme pour montrer toutes les richesses du territoire, mettre en lien les consommateurs et les producteurs. C’est un petit peu l’actualité du moment.

    Que raconte ce livre ?

    J.G. : Nos rencontres avec des producteurs de la région, du département. Et parmi ces personnes, il y en a que je connais depuis 2 ans, 6 ans, 10 ans… Ce qui m’a permis de prendre le temps de vraiment avoir des discussions profondes avec eux.

    J’avais vraiment envie de raconter leur histoire et de montrer qu’ils ont un savoir-faire extraordinaire. On a l’une des meilleures permacultrices de France, un apiculteur formateur qui a une connaissance incroyable de l’abeille. Ou encore, par exemple, des gemmothérapeutes qui font du soin avec les bourgeons. Je voulais vraiment mettre en lumière tous ces gens-là. Sans cacher, bien sûr, leurs difficultés, mais on a souhaité surtout montrer de belles choses. Et je pense qu’à l’époque qu’on traverse, c’est important de montrer aussi de belles choses sur le territoire, de créer du lien et des rencontres plutôt que d’attiser les peurs. C’était ça, l’idée première.

    L’échelle locale trouve sa véritable valeur correctrice lorsque nous remettons en cause nos systèmes de production ravageurs et nos habitudes de consommation à outrance. Au-delà du simple « faire et consommer local », la dimension nourricière implique de réfléchir ensemble aux manières de produire et de se nourrir autrement, en respectant le vivant et les communs sur un territoire donné. Appuyés par des dynamiques citoyennes, de nombreuses villes et territoires prennent ainsi conscience des enjeux du système alimentaire, pour la prospérité des sociétés à venir, et tentent d’y répondre, affichant ainsi une volonté commune forte. L’objectif étant de mutualiser nos connaissances, agir d’une même voix, ici ou ailleurs, riches de nos origines, cultures ou situations socio-économiques variées. Vitaliser le territoire et réinventer ici et ensemble, à son échelle, le monde de demain… Un programme vaste et motivant !

    J’imagine que ces alternatives seront au cœur de la prochaine foire bio de Signes…

    J.G. : Bien sûr, d’autant que, pour cette nouvelle édition qui va se dérouler les 23 et 24 mai, nous aurons comme invité d’honneur l’écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste Cyril Dion. Il donnera deux conférences ayant pour thème « D’un monde à l’autre : le péril écologique nous confronte aux limites de notre planète ». La première sur place le samedi à 11h et le soir au jardin remarquable de Baudouvin, à La Valette.

    L’occasion, là encore, de montrer que nous sommes au bout d’un modèle et qu’il reste une nouvelle société à inventer en remettant l’économie à sa juste place. En attendant, pendant deux jours 100 à 120 exposants seront présents, avec des producteurs bio, des artisans-créateurs et beaucoup d’associations. L’idée est de créer une bulle qui montre un petit peu tout ce qu’il y a sur le territoire en matière de savoir-faire et de créativité, tout en offrant des moyens d’agir à celles et ceux qui souhaitent s’engager.

    *Précommandes sur : ulule.com/alaubedenosterritoires

  • Une campagne pour piéger les frelons

    Une campagne pour piéger les frelons

    Des aides financières pour la destruction des nids à destination des particuliers mais aussi des communes. C’est ce que propose le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône dans le cadre d’un vaste plan de lutte contre le frelon envahissant. Deux espèces sont dans le collimateur : le célèbre frelon asiatique à pattes jaunes, arrivé voilà plus de 20 ans et bien installé mais aussi son homologue, le frelon oriental.

    Des insectes qui présentent une « triple menace » indique le Département. Pour l’apiculture puisqu’ils sont à l’origine d’une surmortalité des abeilles, pour la préservation de la biodiversité car « ce sont des prédateurs des pollinisateurs sauvages locaux » et également pour « la santé et la sécurité des personnes » car leurs piqûres sont dangereuses.

    Autant de raisons d’engager un « piégeage de printemps » pour limiter la formation des nouvelles colonies, quand une seule reine frelon peut « en une année produire environ 13 000 ouvrières et 500 futures reines » précise le Département. La collectivité s’engage à financer les dispositifs pour les communes et regroupement de communes de moins de 200 000 habitants à hauteur de 70%.

    Des résultats

    « encourageants »

    Des pièges qui peuvent aussi être mis à disposition des particuliers, apiculteurs, agriculteurs ou entreprises. Pour les particuliers, une aide de 50%, plafonnée à 100 euros par intervention de neutralisation de nids est aussi mise en place. Depuis le lancement de ce plan en 2025, 69 municipalités et un groupement de 13 communes, Terre de Provence Agglomération, ont signé une charte de bonne pratique. Un référent communal a été nommé pour animer le réseau des piégeurs et alimenter un recensement national. Les premiers résultats sont « extrêmement encourageants » estime Didier Réault, vice-président du Conseil départemental délégué à l’Agenda 2030, affirmant que « les Bouches-du-Rhône sont aujourd’hui le département le plus actif au plan national » en matière de piégeage de printemps.

    Un dispositif qui a permis l’année dernière de capturer plus de 15 000 reines fondatrices de frelon asiatique à pattes jaunes sur un total de 35 865 bestioles attrapées en France. Pas moins de 15 reines fondatrices de frelon oriental ont aussi été prises sur un total de 115 dans le pays.

  • Le tourisme varois veut s’étendre et diversifier sa clientèle

    Le tourisme varois veut s’étendre et diversifier sa clientèle

    C’était une première amenée à devenir un rendez-vous annuel. Les Assises du tourisme du Var se sont tenues jeudi à l’hôtel du Département, à l’initiative de l’agence Var Tourisme. Environ 230 acteurs locaux et nationaux, issus des collectivités et du domaine touristique, se sont donné rendez-vous pour une journée organisée autour de quatre tables rondes thématiques.

    Celles-ci ont permis de rappeler les priorités et d’ouvrir les perspectives à venir. Et une volonté revient souvent : « aller plus loin ». Notamment dans le développement d’une clientèle quatre saisons, pour laquelle Var Tourisme a mis en place « une stratégie depuis 2023, qui paye sur le printemps et l’automne », développe Guillaume Décard, son président, qui indique que ce résultat est lié « à la clientèle internationale, qui a plus de pouvoir d’achat que la clientèle française ».

    « Les Varois savent qu’en été, on prête le Var »

    Et Var Tourisme ne compte pas s’arrêter là : après être parvenu à consolider la clientèle européenne de proximité (Italie, Grande-Bretagne, Autriche et Pologne plus récemment), elle s’attaque désormais à la Scandinavie et aux États-Unis, dans un élan « d’augmentation considérable du tourisme américain dans le Var », ajoute Guillaume Décard.

    Et ce développement passe par la diversification de l’offre. Pour ce faire, l’accent doit être mis sur « le Var des terres », où « l’authenticité est beaucoup plus forte ». Dans cette optique, le tourisme mémoriel a notamment été usité dans le cadre des 80 ans du débarquement de Provence, et l’agritourisme apparaît désormais comme la perspective d’avenir. « En un an et demi, nous sommes devenus département pilote auprès d’Atout France [agence de développement touristique nationale, Ndlr] », souligne le président de Var Tourisme. Un domaine vecteur d’emplois et « intégré dans le dispositif Var insertion emploi », ajoute Jean-Louis Masson, qui certifie que « l’offre dépasse même la demande ». Et pour loger les saisonniers, question mise sur la table par plusieurs candidats aux élections municipales, le président du conseil départemental propose de généraliser la mise à disposition des résidences étudiantes durant l’été. Une solution qui paraît limitée, puisque seuls les bassins toulonnais et fréjusiens disposent de telles infrastructures.

    Et le tourisme engendre aussi une augmentation des prix, et parfois des situations difficiles à vivre pour les locaux. « Nous sommes la première destination de France à avoir mené une étude anthropologique pour abolir les croyances limitantes sur le tourisme », indique Martine Felio, directrice générale de Var Tourisme, qui affirme que « les entretiens montrent que les Varois savent qu’en été, on prête le Var ». Un panier de consommation témoin est par ailleurs utilisé pour surveiller l’augmentation des prix dans un contexte déjà inflationniste.

  • Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Pour ce premier conseil depuis les dernières municipales, le président du Département, Jean-Marie Bernard, a commencé par féliciter « les maires élus sur le territoire, et, à travers eux, l’ensemble des équipes municipales qui sont désormais constituées », et en a profité pour saluer le départ de Renaud Muselier, « un ami et allié de la première heure pour les Hautes-Alpes ». Des mots suivis d’applaudissements pour les succès aux Jeux de Milan-Cortina des deux athlètes paralympiques haut-alpins, Aurélie Richard et Arthur Bauchet.

    Parmi les principales mesures, le conseil départemental a voté la révision du plan pluriannuel d’investissements, passant de 525 millions pour la période 2022-2029 à 594 millions. Jean-Marie Bernard a dressé un objectif de financement supplémentaire de 72 millions pour les mobilités, nécessaires selon lui pour « désenclaver le département » et rénover le réseau routier entre la sortie de l’autoroute et la jonction avec la Nationale 94 à Montgardin, qu’il dit être « dans un état qu’on ne peut plus accepter aujourd’hui ». Le Département contribuera aussi à hauteur de 25 millions d’euros à plusieurs chantiers menés par l’État ou la SNCF en vue des Jeux de 2030, parmi lesquels ont été citées la réalisation de la rocade de Gap, la traversée de la Roche-de-Rame et l’amélioration de la desserte ferroviaire de Briançon.

    Inquiétudes pour les routes gérées par l’État

    Plusieurs élus ont exprimé leurs inquiétudes quant aux lenteurs des chantiers sur la N94, gérée par l’État, en vue des JO. « On n’est pas là pour critiquer l’action de l’État ou des agences régionales, mais on s’aperçoit que quand le Département a la maîtrise d’ouvrages, on a tendance à aller beaucoup plus vite », a relevé Marcel Cannat, vice-président du Département des Hautes-Alpes en charge des routes. « Il y a quelques jours encore, une grue de 50 tonnes n’a pas pu passer le pont de Savines-le-Lac pour se rendre dans le nord du département. Comment on va faire avec les Jeux dans trois ans ? », a-t-il fait remarquer, mentionnant également les retards pris sur la réhabilitation de la nationale au carrefour de Montgardin et demandant au président Jean-Marie Bernard et à la députée des Hautes-Alpes Valérie Rossi, « d’insister au niveau national ». Jean-Marie Bernard a assuré avoir alerté les acteurs compétents et assuré que le carrefour mentionné « serait révisé dans les temps avant 2029 ».

    L’autre principal thème a été le suivi du plan d’action sur le logement lancé début 2025. Le manque de logement est un problème bien identifié sur le département où 40% des logements sont des résidences secondaires et 10% sont vacants. Aussi, la révision du plan pluriannuel consacre 2,1 millions d’euros supplémentaires pour aider les collectivités dans la rénovation des logements communaux.

  • Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Pour ce premier conseil depuis les dernières municipales, le président du Département, Jean-Marie Bernard, a commencé par féliciter « les maires élus sur le territoire, et, à travers eux, l’ensemble des équipes municipales qui sont désormais constituées », et en a profité pour saluer le départ de Renaud Muselier, « un ami et allié de la première heure pour les Hautes-Alpes ». Des mots suivis d’applaudissements pour les succès aux Jeux de Milan-Cortina des deux athlètes paralympiques haut-alpins, Aurélie Richard et Arthur Bauchet.

    Parmi les principales mesures, le conseil départemental a voté la révision du plan pluriannuel d’investissements, passant de 525 millions pour la période 2022-2029 à 594 millions. Jean-Marie Bernard a dressé un objectif de financement supplémentaire de 72 millions pour les mobilités, nécessaires selon lui pour « désenclaver le département » et rénover le réseau routier entre la sortie de l’autoroute et la jonction avec la Nationale 94 à Montgardin, qu’il dit être « dans un état qu’on ne peut plus accepter aujourd’hui ». Le Département contribuera aussi à hauteur de 25 millions d’euros à plusieurs chantiers menés par l’État ou la SNCF en vue des Jeux de 2030, parmi lesquels ont été citées la réalisation de la rocade de Gap, la traversée de la Roche-de-Rame et l’amélioration de la desserte ferroviaire de Briançon.

    Inquiétudes pour les routes gérées par l’État

    Plusieurs élus ont exprimé leurs inquiétudes quant aux lenteurs des chantiers sur la N94, gérée par l’État, en vue des JO. « On n’est pas là pour critiquer l’action de l’État ou des agences régionales, mais on s’aperçoit que quand le Département a la maîtrise d’ouvrages, on a tendance à aller beaucoup plus vite », a relevé Marcel Cannat, vice-président du Département des Hautes-Alpes en charge des routes. « Il y a quelques jours encore, une grue de 50 tonnes n’a pas pu passer le pont de Savines-le-Lac pour se rendre dans le nord du département. Comment on va faire avec les Jeux dans trois ans ? », a-t-il fait remarquer, mentionnant également les retards pris sur la réhabilitation de la nationale au carrefour de Montgardin et demandant au président Jean-Marie Bernard et à la députée des Hautes-Alpes Valérie Rossi, « d’insister au niveau national ». Jean-Marie Bernard a assuré avoir alerté les acteurs compétents et assuré que le carrefour mentionné « serait révisé dans les temps avant 2029 ».

    L’autre principal thème a été le suivi du plan d’action sur le logement lancé début 2025. Le manque de logement est un problème bien identifié sur le département où 40% des logements sont des résidences secondaires et 10% sont vacants. Aussi, la révision du plan pluriannuel consacre 2,1 millions d’euros supplémentaires pour aider les collectivités dans la rénovation des logements communaux.

  • Mobilité, sécurité et logement : les grandes priorités du préfet

    Mobilité, sécurité et logement : les grandes priorités du préfet

    Municipales

    « On sort d’un cycle électoral réussi » se félicite le préfet. « Je ne parle pas des choix politiques qui sont faits, mais de l’organisation et du déroulement. Je laisse les analyses et les commentaires politiques. La participation est décevante pour un cycle municipal qui traditionnellement appelle plus d’électeurs que d’autres élections politiques. Pour les petites communes moins nombreuses, moins peuplées et où il y a plus de proximité, la participation est restée conforme. »

    Sénatoriales

    Le renouvellement des 8 sénateurs est dans 4 mois, le 27 septembre. « On va commencer les réunions préparatoires. Il y aura environ 3 600 grands électeurs dans ce département. La liste sera arrêtée en juin. »

    Carburants

    « Il n’y a pas de pénurie » souligne le préfet, mais un certain nombre de stations ont été en difficulté notamment Total. « Environ 8% des stations ont eu une difficulté de réapprovisionnement sur un carburant, donc il n’y a rien d’inquiétant. » « Sur les conséquences économiques, les batteries d’aides sont là. On s’est mis en veille, en contact et en déploiement des mesures gouvernementales avec les secteurs économiques concernés en début de semaine dernière. » Un point devait être fait hier matin avec la ministre de la Mer pour la totalité des pêcheurs sur la façade Méditerranée. D’évoquer le cas d’un producteur de fraises dont le fournisseur de barquettes en plastique avait multiplié ses prix par trois, sans pouvoir répercuter cette hausse sur le prix final.

    Ligne THT des bassins ouest du GPMM

    Suspense. « On est dans une phase très imminente de communication de l’État sur ce dossier d’importance nationale et européenne. »

    Sécurité

    Le préfet met en avant de bons résultats avec, au premier trimestre, une baisse des cambriolages et des violences crapuleuses mais une hausse en zone police de 2,51% des violences intrafamiliales et de 3,62% en violences conjugales dans le département. Les violences sexuelles baissent de 2%. Le recours à la violence dans les rapports humains continue d’augmenter. « On a un recul de la capacité à prendre en compte la santé mentale. Le nombre de psychiatres et de psychologues en ville a beaucoup baissé. Sur l’agression d’un infirmier de l’hôpital psychiatrique Édouard-Toulouse, j’ai demandé à comprendre. L’ARS a déclenché des vérifications pour comprendre comment un patient au passé extrêmement violent a pu se retrouver en possession d’un couteau. »

    Narcotrafic

    « Ma stratégie reste fondée sur le maximum de présence de terrain, pour être le plus visible possible et utiliser tous les outils à disposition », pose le préfet. « On porte des coups sur les cartels et ce n’est pas fini. » Les saisies judiciaires depuis le début de l’année atteignent les 100 millions d’euros en comptant avec l’opération du Marché du Soleil.

    Logement

    C’est la « priorité absolue » qui exige de consacrer beaucoup de moyens à la production. Sur la lutte contre l’insalubrité, « on commence à taper, à monter sur des astreintes financières ». Le volume d’insalubrité constaté est important. « Dans le département, la moitié de l’habitat doit être rénovée. Cela demande du temps et c’est tous ensemble qu’il faut le gérer sur le temps et avec soin. »

    Relogement

    Les victimes d’habitat insalubre dans le parc social ne sont pas prioritaires en réattribution de logement, déplore le préfet. « Un vide juridique que je déplore à titre personnel. »

    Réquisitions

    Avec 57 000 logements vides à Marseille quid de la réquisition ? « Je ne pense pas que ce soit une solution. Il faut repartir sur une production et la remise à niveau de logement. C’est presque 200 millions d’euros qui ont été mis dans la remise en état de logements anciens dans le centre-ville de Marseille depuis les événements de la rue d’Aubagne. »

    Logements sociaux

    Avec 116 000 demandes de logements sociaux fin 2025, la situation se tend. « Le taux de rotation de 4% est faible. Peu de gens quittent le parc social pour beaucoup qui demandent à y entrer avec une production qui de 11 000 est descendue à 9 000. Il faut remettre de la tonicité sur la production tout en rénovant un parc ancien. » Le préfet a publié les arrêtés de pénalités à l’encontre de communes carencées dont « certaines ont fait le choix cynique local de préférer payer » (lire page 6).

    EPF Paca

    L’État a relancé un appel à candidatures pour le recrutement du directeur de l’Établissement public foncier Paca. « La directrice actuelle a donné entière satisfaction mais après 12 ans passés, on peut considérer que sur un poste d’État il faut passer la main. On a plein de candidats. Un certain nombre seront auditionnés. » La désignation est attendue pour cet été.

    Cité judiciaire

    L’État a tranché sur l’engagement d’études de faisabilité dans le quartier d’Arenc en signant avec les collectivités une convention de cofinancement des études de l’ordre de 10 millions d’euros soit 750 000 euros par collectivité. « C’est un projet majeur qu’il faut faire vite. Une justice moderne passe aussi par des bâtiments dignes. C’est un besoin impératif, car on ne peut pas laisser la justice fonctionner dans des conditions dégradées. Les études vont prendre du temps, une bonne année, et il faudra ensuite une décision politique centrale. »

    Marseille en Grand

    Pas de changement en vue. « Les projets sont préfinancés et préétudiés. L’enjeu de la mobilité et des transports en commun est vital à l’échelle de la 2e métropole de France » insiste le préfet qui consent qu’il puisse y avoir « quelques modifications sur des tracés ». Quid du tramway des Catalans ? « Je suis ouvert à toute discussion pour améliorer et faire vivre les projets pour une meilleure acceptabilité. Sur les mobilités, l’État sera au rendez-vous et ne lâchera pas le morceau. »

    Spem

    Le préfet a demandé et obtenu de la Spem (Société publique des écoles marseillaises) « une présentation de la totalité de leur process de sécurisation des marchés publics. Mes deux services experts m’ont répondu que cette présentation était conforme à leurs attentes. Donc il n’y a pas de difficultés à poursuivre notre travail avec eux ». Cet audit fait suite à la polémique sur un signalement effectué par son prédécesseur, Georges-François Leclerc, au parquet sur l’achat de préfabriqués sans mise en concurrence.

    Halte soins addictions

    La création repoussée de cette structure d’accueil fait toujours débat et c’est un bus qui va au contact des consommateurs de drogues dures. « Il a repris ses activités avec un lieu de déploiement inadapté qui sera déplacé en mai, rue de Blidah (3e) près de l’église », annonce le préfet. Sur la Halte soins, « l’ARS est prête à accompagner sur une expérimentation. D’un point de vue social, j’en vois l’utilité, mais je redis que ce n’est pas moi qui irais chercher un site. C’est un sujet compliqué, essentiellement médical. Il faut gérer les voisins. Je ne veux pas de point de fixation autour de la gare Saint-Charles. L’accompagnement à l’hôpital ne pose pas de difficultés ».

  • Les communistes fêtent des avancées dans le département

    Les communistes fêtent des avancées dans le département

    « Ça fait chaud au cœur ! » C’est devant une foule pleine de sourires que le sénateur et secrétaire départemental du PCF 13, Jérémy Bacchi, a salué des campagnes « ô combien courageuses après cette séquence électorale qui a été harassante ».

    Suite à la fin des municipales, les militants se retrouvaient dans les jardins de la fédération du département pour « un moment fraternel et convivial » accompagné du verre de l’amitié, vendredi dans la soirée. Et ils ont de quoi se féliciter : « On reprend pied de partout ! Une augmentation de 20% du nombre d’élus dans les Bouches-du-Rhône. 14 communes où nous n’avions plus d’élus et où nous en avons aujourd’hui, dont 7 de plus de 10 000 habitants », résume le sénateur. Ce dernier n’entend « pas s’autocongratuler » mais bien démontrer la pertinence de la démarche communiste pour ce scrutin local. « Il faut prendre la mesure de notre capacité à faire bouger des lignes dans un département où des observateurs prédisaient un raz-de-marée du Rassemblement national », martèle-t-il. Il cite évidemment la victoire, plus que symbolique, de Jean-Pierre Squillari, « un ami de longue date de notre parti, un maire apparenté » à Aubagne. Et aussi la « prise de la mairie des 15-16 à Marseille », de Jean-Marc Coppola.

    Beaucoup de plus et peu de moins

    À cela s’ajoute évidemment des bastions conservés, des élus d’opposition plus nombreux… D’où les tonnerres d’applaudissements pour les victoires d’André Molino à Septèmes-les-Vallons, de Paul Sabatino au Rove, de Laurent Belsola à Port-de-Bouc ou encore de Gaby Charroux à Martigues. Cette dernière « démontre qu’on a une gestion municipale tournée vers les habitants ». Le discours du sénateur reflète cette dynamique globale : d’un côté il loue l’élection de Jean-Marc Coppola « qui a ému tous les communistes », de l’autre il salue « la campagne courageuse d’Arianne Lombardi en terre d’extrême droite à Marignane qui arrive deuxième ». Même quand le PCF, ou les listes d’union de gauche dans lesquelles il était impliqué, ne remporte pas la ville, Jérémy Bacchi insiste sur les progressions : « À Plan-de-Cuques, nous n’avions plus d’élus depuis 1989, nous en reprenons. À Châteauneuf-les-Martigues, comme à Allauch, cela faisait près de 20 ans qu’on n’avait pas d’élus ! » Il cite également les « listes citoyennes soutenues » et énumère : « À Aix nous avons un élu et une citoyenne apparentée, à Cabriès nous gagnons des élus comme à Gardanne, à Gignac, à Mallemort, à Sausset-les-Pins ou encore à Vitrolles… » En bref, beaucoup de plus et peu de moins pour les militants communistes.