Tag: déchets

  • L’association d’entreprises des Chalus fait sa rentrée à Forcalquier

    L’association d’entreprises des Chalus fait sa rentrée à Forcalquier

    Les entreprises de l’association des Chalus ont mis en avant les problématiques qui leur tenaient à cœur lors de leur réunion de rentrée, vendredi. Certains adhérents ont par exemple exprimé leurs craintes concernant le projet d’extension de la zone d’activité, redoutant que des concurrents viennent s’y installer. Thomas Cherbakow, conseiller municipal de Forcalquier et vice-président de la communauté de communes en charge des finances, les a rassurés en affirmant que cela ne serait pas le cas. La directrice de la crèche s’est également inquiétée de la gestion des déchets, expliquant devoir rentrer chez elle avec sa poubelle de couches, faute de place.

    L’association d’entreprises a également décidé de travailler conjointement avec les commerçants du centre-ville pour organiser des animations ensemble. L’association a profité de cette réunion de rentrée pour présenter son nouveau bureau : Jean-Michel Grès, ferronnier et ancien candidat DVG aux municipales, président ; Thomas Evrard, directeur des opérations de la chocolaterie, secrétaire ; et Christine Anterote, gérante du garage Peugeot et ancienne présidente de l’association, trésorière. « L’objectif est de lancer une nouvelle dynamique, après la démission brutale de l’ancienne présidente qui a été suivie d’un gros flottement », explique Thomas Evrard.

    La CCI met à disposition de l’association une chargée de mission parcs d’activités, Yasmina Kara, qui les aide à s’organiser. Le prochain atelier de l’association sera sur le thème de l’autoconsommation collective, en présence d’Enedis.

  • Mobilisés pour nettoyer le littoral

    Mobilisés pour nettoyer le littoral

    Seuls, en famille ou entre amis, de nombreux Marseillais se sont donné rendez-vous ce samedi matin à Malmousque pour ramasser des déchets. Organisé par l’entreprise marseillaise de nettoyage Onet, en partenariat avec le cercle des nageurs marseillais et l’association Un déchet par jour, l’évènement a mobilisé une centaine de personnes. Une action qu’est venu soutenir Fabrice Amedeo, grand navigateur breton qui a notamment participé au Vendée Globe. Grâce à un partenariat avec l’entreprise Onet le skipper a pu équiper son bateau de course de capteurs. « Ils mesurent le CO2, salinité, température. Ces données aident les scientifiques à mieux comprendre les conséquences du réchauffement climatique sur l’océan, précise-t-il. J’ai aussi un capteur de microplastique qui mesure toute la pollution anthropique, les pollutions humaines ».

    Engagé dans la lutte contre la pollution des océans, c’était donc tout naturel pour lui de venir aider sur cette démarche, qui est « surtout symbolique, pour sensibiliser les gens. Car la Méditerranée est magnifique mais fragile », insiste-t-il.

    Pour Lola Tertre-Dumas, chargée de sensibilisation scolaire pour l’association un déchet par jour, « ce genre d’événement sert à sensibiliser les enfants qui souvent vont influencer leurs parents qui ont parfois plus de mal à changer leurs habitudes », sourit-elle.

    Beaucoup de cigarettes

    Et ce samedi 12 septembre, les enfants sont nombreux à être venus accompagner leurs parents, comment les filles de Gilles et Anne qui ont ramassé « beaucoup de verre et de cigarettes », précise la plus jeune des deux sœurs.

    Les 94 kg de déchets que les participants ont ramassés seront ensuite presque entièrement revalorisés. Les mégots de cigarettes seront par exemple donnés à l’association Recyclop qui en fait de l’énergie, les bouchons de bouteille à une autre association qui en fait des bijoux ou des objets d’arts, et le reste dans le réseau classique de recyclage.

  • Provence Alpes Agglomération développe la valorisation des biodéchets

    Provence Alpes Agglomération développe la valorisation des biodéchets

    Opérationnelle depuis janvier, la collecte et la valorisation des biodéchets continue à se développer dans l’agglomération. Le biodéconditionneur de Peyruis permet de séparer les emballages indésirables, comme les bouteilles ou les sacs en plastique, avant la méthanisation, actuellement réalisée dans la vallée du Rhône, faute d’un site plus proche. C’est pourquoi l’agglomération attend avec impatience le méthaniseur de Château-Arnoux, encore en construction, qui devrait être livré fin 2027. Les biodéchets sont ainsi transformés en biogaz, ou en engrais.

    Broyage de déchets verts

    Près de 200 bornes sont désormais installées dans les 10 communes desservies dans l’agglomération. Le conteneur, les bacs et les bioseaux, fournis aux habitants pour récolter leurs biodéchets, ont été achetés avec des subventions de l’Ademe et de la Région. La collecte des biodéchets est également en train d’être déployée pour les cantines.

    Pour les communes éloignées, qui ne disposent pas de bornes, Provence Alpes Agglomération fournit des composteurs individuels et des plateformes de compostage partagées. L’intercommunalité propose également de broyer les déchets verts « pour désengorger les déchetteries, pour les communes isolées », mais propose peu de créneaux car elle n’a pas encore acquis de broyeur et doit en louer un, explique Adrian Couton, responsable du service déchets. Pour l’instant, seules neuf communes pourront en bénéficier, sur inscription.

  • Gaby Charroux : « On a besoin de regarder un autre chemin pour la Métropole »

    Gaby Charroux : « On a besoin de regarder un autre chemin pour la Métropole »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque samedi à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    La Métropole

    Didier Gesualdi : La Métropole rediscute de son budget ce jeudi. En aura-t-elle un avant la fin de l’année ?

    Je serai évidemment là le 10 septembre pour ces votes, quels qu’ils soient. On va voir, ça peut encore évoluer, mais l’ordre du jour est fixé. On a eu une évolution : « la Métropole des maires » je ne sais pas très bien ce que ça veut dire. Pour le moment, un peu comme l’avait proposé Éric Woerth dans son rapport, ça s’est matérialisé par la désignation d’un représentant du maire de Marseille à la première vice-présidence, que la maire d’Aix soit deuxième vice-présidente et que le maire de Martigues soit le troisième. C’est une façon de montrer que les maires sont impliqués. Maintenant se pose la question du budget. La compensation de la taxe professionnelle est versée à la Métropole qui nous la reverse. Si on venait à y toucher, que ce soit une volonté de la Métropole, une injonction de la préfecture, ce serait catastrophique pour la ville de Martigues et toutes celles qui ont accueilli les industries dans le passé. Accueillir l’industrie, cela voulait dire accueillir les travailleurs en créant des écoles, des logements, des gymnases, des équipements culturels, sociaux et sportifs. Il faut les faire fonctionner.

    Didier Gesualdi : Vous allez vous laisser faire ?

    Non, pas plus que depuis le premier jour, chacun connaît ma position concernant la Métropole. Mais j’ai fait des propositions. Il est de notoriété publique que je ne trouvais pas très responsable de ne pas présenter de budget, mais une majorité s’est dessinée pour aller dans ce sens. Moi, j’ai proposé de toucher à la fiscalité. Il ne doit pas y avoir de dogme en la matière. J’ai proposé de maintenir tout ce qui concernait les associations qui font vivre le lien social.

    Léo Purguette : « La Marseillaise » a révélé que la Métropole s’apprêtait à réévaluer des taxes prélevées sur les entreprises. C’est une bonne nouvelle ?

    Oui, bien sûr que oui. Cela peut faire évoluer un peu ce dogmatisme. Mais, à vrai dire, ce sont des exonérations qu’on va annuler. Ça fait 26 millions d’euros de recettes fiscales en plus. En réalité, on ne parlait pas vraiment de ça. On parlait du versement mobilité des entreprises et de la taxe foncière. Le versement mobilité dépend directement de la loi, donc on ne l’aura pas avant la présidentielle, ni les législatives. La taxe foncière dépend de la Métropole, on n’a pas choisi ce chemin-là, je le regrette. On pouvait le faire modérément et on réglait les problèmes.

    L’avenir de l’institution

    Léo Purguette : La Métropole peut-elle fonctionner dans ces conditions ?

    Il faut donner une chance à cette Métropole. J’entends dire « il faut faire péter, il y en a marre ». J’étais de ceux-là, mais depuis, la loi a été votée. Elle existe. Il manquait 75 millions d’euros pour le budget 2026. On est à trois mois de la fin de l’année. Le lendemain matin du 10 septembre, il faudra commencer à travailler le budget 2027 qui ne va pas être facile non plus. Au-delà de cette année, j’ai des propositions qui, je l’espère, seront entendues. Je pense qu’il faut regarder le périmètre géographique, le périmètre des compétences aussi. Les grandes compétences stratégiques peuvent être à la Métropole, ok. Aménagement du territoire, développement économique, industrie… D’accord pour tout ça. Les compétences opérationnelles en revanche, franchement quand ça tournait bien, il faut les rendre à la proximité.

    Léo Purguette : Avez-vous senti un changement de fonctionnement au quotidien de l’institution depuis que son président l’a décrétée « Métropole des maires » ?

    J’ai une expérience qui date de quelques jours. Il y a l’éternel problème de la collecte des ordures ménagères. J’ai rencontré le vice-président Perottino et le directeur. Ils ont marqué la volonté d’apporter des solutions adaptées ici ou là, en fonction des possibilités. Ça m’intéresse cette façon de faire. Le sujet du traitement des déchets demeure. L’État n’est plus favorable à ce qu’on appelait des « décharges ». Ça veut dire qu’il ne restera que l’incinération et qu’il faudra développer ça.

    Nicolas Isnard et Benoît Payan

    Didier Gesualdi : Qu’auriez-vous à dire au président de la Métropole et au maire de Marseille ?

    Je les ai souvent au téléphone… Je crois qu’on a besoin de regarder un autre chemin pour la Métropole. J’avais proposé, en son temps, dans un ouvrage, d’emprunter d’autres voies. Il faut se mettre ensemble pour voir ce qui peut aller et ce qui franchement ne va pas. La question des ressources, en particulier, celles qui viennent de l’État à travers la fiscalité, doit être débloquée. Je ne suis pas très optimiste. J’ai entendu M. le Premier ministre sur le budget 2027. Il ne va pas durer longtemps dans ses fonctions, son budget non plus. Mais en disant « on ne touche pas à la fiscalité », je crois qu’on fait fausse-route.

    Didier Gesualdi : Est-ce que c’est bloquant pour l’avenir de Martigues ?

    Quand on parle de l’avenir de Martigues, on parle de celui de ses habitants et des perspectives que l’on peut avoir en matière d’épanouissement individuel d’une part et de propositions collectives dans tous les domaines. Je pense à l’accès à la formation, à l’éducation, à la culture, au sport, au logement… Oui Martigues a de l’avenir, nous le préparons notamment au prix d’efforts colossaux pour s’adapter au changement climatique dans nos écoles par exemple.

    La rentrée

    Léo Purguette : Avez-vous tenu compte des fortes chaleurs constatées cette année pour aménager les écoles ?

    Mai, juin et septembre sont désormais des mois de fortes chaleurs. Il y a la nécessité d’adapter chaque classe de nos écoles à ces conditions. On a fait un travail remarquable, en sept semaines, qui avait été préparé avant bien évidement, dans les classes, sur les sols dans les cours de récréation, pour l’ombre. On a formidablement travaillé. Merci aux services publics municipaux. On a mis dans chacune des 205 classes de Martigues deux brasseurs d’air, des brise-lumières. Dans les écoles maternelles, une clim’ pour les dortoirs. Des cours replantées d’arbres…Nous travaillons aussi beaucoup sur un axe tout aussi urgent et volontariste, c’est l’accessibilité des établissements, que ce soit pour les enfants ou les adultes. On a désormais deux écoles avec un ascenseur dans chacune d’elle.

    L’hôpital

    Léo Purguette : Que peut le maire de Martigues vis-à-vis de l’hôpital où les agents se sont mobilisés récemment ?

    Nous avons déjà fait beaucoup. Avec d’autres, nous avons fait des efforts considérables pour que dans le cadre de la nouvelle industrialisation et de la décarbonation, nous soyons retenus sur deux points : la rénovation de l’hôpital et le contournement de Martigues-Port-de-Bouc. Le plan de rénovation de l’hôpital est insuffisant à 65 millions d’euros, mais c’est bien, on va faire. C’est déjà un grand pas.S’agissant de l’hôpital, qu’est-ce que je peux faire ? La position de maire-président du conseil de surveillance est utile car c’est un endroit où on peut parler avec l’ARS, la direction de l’hôpital etc. Clairement cet hôpital manque de moyens financiers, immobiliers, technologiques et en personnel. Sur l’immobilier on s’est mobilisé pour obtenir la rénovation, sur la technologie on s’est doté d’un robot utile pour soigner en urologie, gynécologie et dans d’autres domaines. Le personnel est en grande souffrance. On ne peut pas tripatouiller pour leur piquer 20 minutes de pause repas quand ils ont travaillé six heures. On a besoin d’entendre les personnels. Il paraît que c’est une priorité nationale !

    L’actualité politique

    Didier Gesualdi : Vous avez pris position pour la liste d’union conduite par votre camarade Jérémy Bacchi aux sénatoriales. Quel est l’enjeu de ce scrutin ? C’est l’occasion de faire entendre la voix des territoires ?

    Le Sénat, c’est l’assemblée qui représente le mieux les maires. On a besoin d’y envoyer une force. Si on peut y envoyer trois ou quatre sénateurs dans cette assemblée qui a aujourd’hui une majorité un peu différente de celle que j’espère, on y prendra notre part. Je crois qu’on peut réussir, sur les huit sénateurs que comptent les Bouches-du-Rhône, à avoir ces trois ou quatre élus. J’y crois. Je compte sur mes collègues maires qui peuvent faire confiance à ces sénateurs sortants de gauche qui ont bien travaillé, mais aussi à des gens qui parlent comme moi pour qu’on aille soutenir le 27 septembre cette liste.

    Didier Gesualdi : Il y a un risque à l’élection présidentielle et probablement aux élections législatives qui suivront, de voir le RN s’imposer en France. Vous avez dû batailler contre le RN pour être réélu maire. Quel est le message que vous avez envie de faire passer ?

    Je ne peux pas me satisfaire d’entendre ce discours matraqué en boucle sur les chaînes de télévision. Les futurs candidats d’extrême droite reconstruisent l’histoire pour la rendre conforme à leur vision de haine, d’exclusion, repliée sur elle-même. L’autre jour, une des leurs racontait que l’on ne devait pas notre système de retraites par répartition au Conseil national de la Résistance mais à Vichy, sans que personne ne bronche sur le plateau ! Je ne peux pas l’accepter. On a besoin d’autre chose dans ce pays. On est dans une phase où il y a de nombreux candidats. Ça va se décanter.

    La présidentielle

    Léo Purguette : Les communistes sont consultés jusqu’à ce dimanche sur la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle. Quel sera votre vote ?

    Je suis d’accord pour que notre candidat Fabien Roussel soit présent jusqu’au bout. On a besoin de faire entendre ces voix, de dire quelles sont les valeurs que nous portons. C’est-à-dire tout ce dont on vient de parler. Moi, je défends l’hôpital, les services publics, l’éducation. Rendez-vous compte de l’état de l’éducation ? Nous n’en avons pas assez parlé. Les enseignants souffrent notamment de rémunérations qui sont franchement indignes.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Asmae :

    Bonjour M. le Maire. J’ai vu que vous avez fait la rentrée à Notre-Dame des Marins. Est-ce que c’est pour un vous un symbole ?

    Oui, c’est un symbole. C’est un quartier en politique de la ville qui souffre de la non-réhabilitation depuis des dizaines d’années des logements de 13 Habitat. Il y a eu un petit sursaut lorsque Madame la ministre Méadel est venue visiter à l’été 2025. À chaque cage d’escalier, elle s’étranglait devant l’état des lieux. Elle est revenue, constatant que les améliorations étaient très insuffisantes, elle avait supprimé des moyens financiers à 13 Habitat. Rien n’a changé pour autant. Quant à 13 Habitat, on a une succession de présidents. Maintenant, c’est Martial Alvarez, le maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône. On va parler avec lui. Il y a longtemps que l’investissement pour construire Notre-Dame des Marins a été amorti. Un projet de réhabilitation de plusieurs dizaines de millions d’euros existe, mais 13 Habitat n’a pas bouclé le financement et prévoit donc des augmentations de loyers de 8% à partir de 2032, après la fin des travaux. Ça ne peut pas le faire ça ! Pas du tout ! Je ne suis pas d’accord pour entendre ce genre de choses. Les habitants payent leur loyer, ils font beaucoup d’efforts pour cela. C’est bénéfice net pour le bailleur. Ce n’est pas acceptable. J’ai fait des propositions pour aérer le quartier en relogeant tout le monde, bien sûr, car les bâtiments avaient été construits les uns sur les autres. Si j’ai fait la rentrée scolaire là-bas, c’est parce que l’école comme le centre social sont au cœur du quartier. Nous, à Martigues, on est aux côtés des habitants, les services publics n’abandonnent pas ce quartier d’habitat social.

  • Les coûts écologiques et financiers de nos poubelles

    Les coûts écologiques et financiers de nos poubelles

    Pendant longtemps, la question des ordures ménagères s’est résumée à la mise en équation de leur production avec la collecte, le transport et l’« élimination ». Sauf que derrière chaque poubelle se cache une chaîne de coûts considérable pour la collectivité et, in fine, pour les contribuables. Sans parler du coût environnemental. Avec, en parallèle, beaucoup de profits pour les acteurs privés qui gèrent le secteur.

    Une réalité qui vient se rappeler depuis quelques jours aux habitants de la Dracénie Provence Verdon agglomération (DPVa), qui découvrent la hausse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. La section du PCF monte au créneau en pointant les responsabilités politiques de cette augmentation de 30% qui vient grever encore un peu plus le budget des ménages, les amputant en moyenne de 150 euros supplémentaires.

    « Cette pression fiscale qui s’exerce indistinctement sur toute la population s’explique par une gestion des déchets catastrophique par l’agglomération », dénonce la secrétaire de section Hélène Blanc, en mettant en avant le manque d’anticipation de la fin du traitement des déchets au Vallon des Pins à Bagnols-en-Forêt. « Le fiasco du projet de Pôle de transition environnementale (PTE) a également coûté du temps et de l’argent », ajoute-t-elle.

    Profits colossaux

    Une double peine pour les administrés qui ont vu, dans le même temps, « le service d’enlèvement des ordures ménagères se dégrader considérablement ». Avec, entre autres, la mise en place des points d’apport volontaire, qui oblige certains usagers à parcourir jusqu’à 1 km pour déposer leurs déchets. Une contrainte lourde pour les personnes âgées et à mobilité réduite. « Ce qui a pour conséquence une augmentation des dépôts sauvages portant atteinte à l’environnement », insiste le PCF. Tout cela étant le résultat « des politiques libérales des gouvernements macronistes », qui ont drastiquement diminué les dotations aux collectivités.

    Et pendant ce temps, le groupe Pizzorno Environnement a vu, lui, ses bénéfices passer entre 2015 et 2025 de 5,2 millions à 23,5 millions. « Cela signifie que les usagers du service public financent le capital », s’indignent les communistes.

    Ils demandent la mise en place d’une réelle stratégie de réduction des déchets, l’implantation sur le territoire d’un site industriel pour leur traitement, ainsi que la création d’un service de collecte en régie intercommunale, dès l’échéance du marché public de services en 2032.

  • Quarante familles réussissent le défi de l’alimentation durable

    Quarante familles réussissent le défi de l’alimentation durable

    Si elles étaient cinquante sur la ligne de départ fin novembre, quarante familles ont finalement suivi l’aventure jusqu’au début de l’été. Ce sont les chiffres encourageants que présente la Communauté de Communes de Serre-Ponçon, qui a lancé en fin d’année 2025 des « défis déchets alimentation ». Cuisiner « zéro déchets », remplacer la viande par des protéines végétales… Chaque mois, un nouveau défi et des ateliers pour aider à les relever étaient proposés aux familles participantes. C’est l’association Gap Sciences et Animations qui s’est chargée du volet réduction des déchets, tandis que l’association Solidarités et Environnement menait les ateliers pour adopter une alimentation plus saine, de saison et locale sans augmenter son budget.

    « Il y a beaucoup de choses très simples qu’on peut faire, sans se rajouter beaucoup d’efforts ou de charge mentale en plus », constate Justine, Embrunaise, qui a participé aux défis de réduction des déchets avec ses deux enfants, de cinq et neuf ans, qui ont fabriqué leur éponge réutilisable pour remplacer celles en plastique. « Maintenant, avec les magasins où il y a du vrac il y a des produits comme les cosmétiques, qui sont faciles à récupérer avec ses contenants, plutôt qu’acheter puis jeter le tube de dentifrice, le stick de déodorant, le shampooing, le liquide vaisselle ou la lessive… », affirme-t-elle.

    Des efforts moindres

    que ce que l’on pense

    Pour aider les participants à consommer localement, le programme a organisé des visites chez les agriculteurs, comme à la ferme des Têtes rousses à Réallon, ferme d’altitude de brebis laitières. « Ça permet aussi de se rendre compte qu’on a tout à portée de main, surtout nous dans notre région où l’on ne manque pas de producteurs. Et je trouve que ce n’est pas non plus super compliqué à mettre en place. Surtout qu’en circuit court, avant, on était obligés d’aller chez chaque producteur. Maintenant, il y a des associations comme le panier Embrunais, qui regroupe tout en une seule commande », note Audrey, habitante des Orres qui a relevé tous les défis d’alimentation.

    « Si la plupart des familles participantes étaient déjà assez sensibles à ces sujets, le fait de pouvoir impliquer toute la famille, de venir avec ses enfants, a créé un bel engouement, commente l’une des techniciennes de la communauté de communes en charge du projet. Les recettes partagées par exemple, ont été très appréciées et reprises par les gens chez eux. Sur l’autre volet également, on a constaté une nette réduction des poids de déchets au fil des pesées. » L’équipe organisatrice prépare désormais une nouvelle session pour 2027, mais sur une période plus réduite, pour faciliter le suivi de tous les ateliers de bout en bout.

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards aux Serrets à Manosque

    [C’est l’été] Les petits débrouillards aux Serrets à Manosque

    Les savoirs prennent sens lorsqu’ils répondent aux préoccupations des personnes. Les animations scientifiques commencent souvent par une question : Pourquoi le ciel est-il bleu ? Comment fonctionne un panneau solaire ? Pourquoi certains déchets se recyclent-ils ?

    Les Petits Débrouillards s’appuient sur les interrogations des habitants pour construire les activités. Cette démarche permet de montrer que chacun possède déjà des connaissances et que la science est un outil pour mieux comprendre son environnement.

    À Manosque, aux côtés de Perrine et Mathilde, les enfants se sont interrogés sur le thème des saveurs savantes : comment décrire un goût ? Peut-on manger du requin ? Que fait une abeille de ses journées ? Des jeux autour de ces questions ont été proposés : sentir et toucher à l’aveugle, cap ou pas cap de tester des plats du monde, une course par équipe pour aller polliniser un max de fleurs… ça a bien plu !

  • À Istres, l’incinérateur de Suez reçoit un avis défavorable

    À Istres, l’incinérateur de Suez reçoit un avis défavorable

    Les conclusions ont mis un coup dans l’aile de l’incinérateur. Alors que l’enquête publique du projet « Istres recyclage et énergie » (dit Iren) porté par Suez s’est achevée le 2 juin après un mois et demi de consultations, le commissaire-enquêteur a rendu son avis le 31 juillet. Et concernant l’unité de valorisation énergétique de type CSR (combustible solide de récupération), il est défavorable. Philippe Magnus pointe notamment l’absence de concertation préalable, l’usage du terme « chaufferie » plutôt qu’incinérateur jugé trompeur et l’absence de débouchés pour l’énergie produite, faute de réseau de chaleur à proximité. Le maire Robin Prétot (LR) salue une « première victoire » collective.

    Dévoilé par Marsactu quelques jours après les élections municipales, ce projet a immédiatement suscité une levée de boucliers de la part des élus et associations locales, et plus largement de la population. Le rapport de l’enquête publique soulève une « participation exceptionnelle par son ampleur ». Au total, 4 114 contributions ont été déposées. Entre 80% et 89% d’entre elles y sont défavorables. Deux pétitions en ligne ont recueilli 466 signatures et près de 900 personnes ont participé aux deux réunions.

    250 millions d’investissement

    C’est bien cette unité de valorisation CSR qui pose problème. Elle est présentée par Suez comme une réponse à la possible fermeture de plusieurs centres pour des raisons réglementaires, supprimant 350 000 tonnes de capacité de stockage. Gardanne, les Pennes-Mirabeau et Septèmes-les-Vallons pourraient être concernés d’ici 2032. Mais pour les habitants et leur maire, « pas question qu’Istres devienne la poubelle de la région ». Le commissaire-enquêteur relève d’ailleurs que l’implantation du site, « excentrée sur le territoire (…) par rapport au centre de la Métropole », constitue un point négatif, tout comme sa proximité avec plusieurs infrastructures industrielles. Cette opposition franche et massive a donc porté ses fruits. « Ce n’est qu’une étape, rappelle Robin Prétot. La Ville poursuivra désormais son action auprès des services de l’État afin que cet avis défavorable soit pleinement entendu et que le projet d’incinérateur soit définitivement abandonné. » D’autres composantes du dossier ont reçu l’avis favorable de Philippe Magnus : l’unité de méthanisation, la modernisation du centre CSR, et la nouvelle unité de réception, de tri et de préparation de déchets valorisables. C’est un projet global que Suez souhaite déployer sur le site de La Grande Groupède, qu’il exploite depuis 2011, pour un investissement de 250 millions d’euros. La décision revient au préfet des Bouches-du-Rhône.

  • Le nombre d’incendies flambe dans les décharges de la région Sud

    Le nombre d’incendies flambe dans les décharges de la région Sud

    Ce samedi 14 juin 2025, ils sont 170 sapeurs-pompiers à intervenir sur l’incendie qui frappe l’entreprise Spur Environnement, filiale du groupe Veolia, à Rognac. Le feu s’est déclaré à 19h30 dans un hangar de ce site classé Seveso seuil haut, et lorsqu’il est éteint, 70% du site où étaient stockées 950 tonnes de pots de peinture, solvants et aérosols sont détruits. Cinq blessés sont à déplorer, les eaux d’extinction débordent dans l’étang de Berre : baignade, pêches et activités nautiques sont interdites pendant dix jours. L’incendie doit être déclaré comme accident majeur à la Commission européenne.

    Pour exceptionnel qu’il est, il s’inscrit dans une hausse inquiétante des feux qui touchent les installations de gestion des déchets, dans la région comme dans le reste du pays. Dans son bilan de l’inspection des installations classées publié au mois de juillet, le ministère de la Transition écologique s’inquiète de la situation dans les centres de gestion des déchets non dangereux : « Le nombre d’incendies enregistrés a augmenté de 55% depuis 2024. Il est à son plus haut niveau enregistré ».

    Failles de sécurité

    En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 32 incendies ont été déclarés au Bureau d’analyse des risques et des pollutions industrielles (Barpi) en 2025 sur l’ensemble des installations de gestion des déchets. Un record : ils sont trois fois plus nombreux qu’en 2024 (11 incendies). Parmi ces sinistres, la préfecture de région comptabilise 12 incendies dans des centres de gestion de déchets non dangereux en 2025, contre 8 l’année précédente. On y retrouve aussi des feux dans des casses automobiles, parfois suspectés d’être d’origine criminelle comme celui qui a détruit 200 véhicules hors d’usage à Vedène (Vaucluse), le 25 novembre dernier. À Cabasse dans le Var, les flammes frappent à trois reprises en trois semaines la plateforme de compostage de Valéor (groupe Pizzorno). Le 8 juillet 2025, c’est l’incendie de l’Estaque qui touche deux hangars et le bâtiment administratif du centre de tri Suez aux Pennes-Mirabeau.

    « Le constat d’augmentation de l’accidentologie dans les installations de traitement et stockage de déchets est un sujet bien identifié par le ministère en charge de la Transition écologique et suivi au niveau national comme local », assure la préfecture de région. Certes, ces accidents sont désormais mieux déclarés. Mais les services de l’État reconnaissent ne pouvoir « tirer à ce stade de conclusion de cause à effet statistiquement établie ». Les rapports publiés par le Bureau d’analyse des risques et des pollutions industrielles pointent les déchets mal triés avec des bouts de verre ou d’acier, qui peuvent provoquer des surchauffes, des batteries au lithium qui prennent feu… Mais la sécurité des sites est aussi mise en question. Touchée par un sinistre le 2 août 2025, la plateforme de compostage d’Agrosylva à Saint-Julien (Var) n’avait pas de plan de défense incendie. À Rognac, c’est le mélange accidentel de deux produits phytosanitaires qui est à l’origine du feu. Mais le rapport d’enquête publié au mois d’avril dernier pointe les défaillances en cascade qui l’ont transformé en catastrophe, avec l’absence de murs coupe-feu, la défaillance du système automatique d’extinction, l’alerte donnée seulement plusieurs heures après les premières fumées. Le site avait pourtant déjà été touché par des incendies.

    « Un programme national d’action a été déployé », explique la préfecture, décliné en quatre arrêtés ministériels en 2024 et 2025, tandis que l’inspection des installations classées réalise les contrôles sur le terrain. Avec « une attention toute particulière » en 2026 promet le bilan du ministère. À Marseille, un site de transit de déchets verts avait ainsi fermé en 2025 après une mise en demeure .

  • Des moyens supplémentaires pour nettoyer les plages de Marseille pendant l’été

    Des moyens supplémentaires pour nettoyer les plages de Marseille pendant l’été

    « Tuuut, tuuut, tuuut », le bruit de la tamiseuse sur la plage de la Pointe-Rouge résonne dans le quartier encore endormi. Les 42 agents de la Ville se réveillent à l’aube, tous les matins, pour nettoyer les 17 plages marseillaises. Ce mardi, au lever du soleil, entre les quelques baigneurs matinaux, la tamiseuse trie le sable et garde les déchets, un agent passe le jet à haute pression et un souffleur réunit les déchets en tas.

    Pour l’été, la ville de Marseille a « renforcé son dispositif avec des collectes nocturnes, plus de poubelles sur les plages et quatre bennes qui assurent quotidiennement la collecte séparée des ordures ménagères, des emballages et du verre », argumente Hedi Ramdane, adjoint au maire de Marseille, délégué à la propreté dans la ville. « En plus des Marseillais, on fait face à 5 millions de touristes, on avait besoin d’améliorer le dispositif et on continuera de le faire », ajoute-t-il.

    Responsabilités partagées entre Ville et Métropole

    Chantal, habituée à venir nager tôt le matin, a remarqué un changement ces derniers temps, « c’est vrai que c’est mieux, le matin quand j’arrive c’est propre, constate-t-elle, mais il y a toujours un sujet avec les poubelles surtout sur la Corniche ». C’est la Métropole qui s’occupe de mettre des poubelles dans la Ville, et la mairie qui gère celle sur les plages. Hedi Ramdane affirme avoir demandé à la Métropole « d’être plus présente aux abords des plages ».

    Concernant les infractions, l’adjoint a décidé « de faire de la sensibilisation et du nettoyage, et si on doit verbaliser on le fera ». La Métropole avait expressément demandé à la mairie d’être plus ferme sur la verbalisation concernant les déchets sauvages. « On va augmenter le nombre d’agent de la police de l’environnement, et les contrôles des professionnels, notamment ceux qui ont des terrasses et qui jettent les déchets sur le trottoir, explique-t-il. Je compte également utiliser les caméras qui sont en train d’être installées dans la ville pour faciliter les contrôles. » Pour l’instant il y a un seul agent. Hedi Ramdane souhaite qu’il y en ait quatre qui puissent regarder les caméras.

    Il est 8h sur la plage de la Pointe Rouge, l’agent municipal range son matériel de nettoyage, la tamiseuse fait son tour et les baigneurs arrivent pour profiter d’une plage propre.

    Gabrielle Cartellier